Cote n° 93 · batch 12 · pages 221–235 · Transcription · Connexions de Gauss-Manin et équations de Picard-Fuchs. Opération de Cartier : copies de tapuscrit annoté (s.d.), tiré à part (1981), notes manuscrites (s.d.).
Datation de l’inventaire : [1972]-1981
Édition de démonstration

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Intégrales de formes fermées relatives et équations de Picard-Fuchs

2211) Soit \(f : X \to S\) un morphisme lisse d'espaces analytiques ⌜[lisses]⌝ (holomorphe), \(\omega\) une 1-forme fermée ⌜relative sur \(X/S\)⌝, \(a\) et \(b\) deux sections ⌜holomorphes⌝ de \(X\) sur \(S\), telles que \(\forall s \in S\), \(a(s)\) et \(b(s)\) soient dans la même comp. connexe de \(X_s\). Localement sur \(S\), on peut trouver un arc diff ⌜(différentiable par morceaux)⌝ \(C_s : [0,1] = I \to X_s\), joignant \(a(s)\) et \(b(s)\), et dépendant continûment de \(s\).

Utilisant le fait que \(\omega\) est fermée, donc localement de la forme \(d_{X/S}\varphi\), on constate que la fonction sur \(S\) \[I(s) = \int_{C_s} \omega_s = \int_{a(s)}^{b(s)} \omega_s\] est holomorphe en \(s\). [⌜plus précisément au voisinage de \(s_0 \in S\) et […]⌝ En effet, supposons […] […] \(a(s_0)\) \(a(s_0)\) et \(b(s_0)\) sont assez voisins pour que dans un ouvert \(U\) contenant \(a(s_0)\), \(b(s_0)\), on ait \(\omega|U = d\varphi\), donc pour \(s\) voisin de \(s_0\), \(I(s) = \varphi(b(s)) - \varphi(a(s))\)]. Changeant le […] des \(C_s\) variant : le remplaçant par \(C'_s = C_s + Z_s\), \(Z_s\) un 1-cycle, donc on trouve \[I'(s) = I(s) + \int_{Z_s} \omega_s . \tag{1}\]

Considérons une expression formelle (avec des \(\omega_i\) comme \(\omega\), et des op. diff. ⌜(rel.)⌝ \(D_i\) sur \(S\)] \[\sum D_{i,s} \int_{a(s)}^{b(s)} \omega_{i,s} . \tag{2}\]

222Cette fonction est déterminée, indépendamment du choix de \(C_s\), modulo une expression de la forme \[\sum D_{i,s} \int_{Z_s} \omega_{i,s} \quad \text{\struck{$= \int_{Z_s} \sum D_{i,s}\, \omega_{i,s}$}} \tag{3}\] [N.B. Le fait que \(Z_s\) est un 1-cycle permet Supposons que les \(D_i\), \(\omega_i\) soient tels que l'expression précédente soit nulle, quelle que soit la famille continue \(s \mapsto Z_s\) de 1-cycles \(\Sigma\) définie sur un ouvert de \(S\) : Alors l'expression ⌜On dira⌝ que les \(\mu = (D_i, \omega_i)_{i \in I}\) définit une équation de Picard-Fuchs sur \(X/S\). Alors pour deux sections hol. quelc. \(a\), \(b\) de \(X/S\), l'expression \[\mu(a,b) = \sum_i D_{i,s} \int_{a(s)}^{b(s)} \omega_{i,s} \tag{4}\] est bien déterminée, et est une fonction holomorphe sur \(S\). Bien sûr on aura \[\mu(a,b) + \mu(b,c) = \mu(a,c) . \tag{5}\] Cherchons une condition suffisante maniable, ⌜sous forme différentielle,⌝ ⌜[…]⌝ […] infinitésimale, et non plus globale, pour que \(\mu\) soit de Pic. Fuchs. Notons

223que sur \[\mathscr{F} = f_*(Z\Omega^1_{X/S}) / d f_*(\mathcal{O}_X) , \tag{6}\] la lettre cursive notée ici \(\mathscr{F}\) (pp. 223 à 227) est de forme incertaine il y a une connexion intégrable naturelle, grâce à la formule de Cartan … attention, en réalité il faut que \(X \to S\) soit steinien Les coeff. définissent les sections \(\omega'_i\) de \(\mathscr{F}\), et l'on peut former les \(D_i \omega'_i\). Je dis qu'il suffit qu'on ait \[\sum D_i \omega'_i = 0 . \tag{7}\] Lorsque \(X/S\) est muni d'une connexion intégrable, alors le calcul de \(\sum D_i \omega'_i\) ⌜dans \(f_*(\Omega^*_{X/S})\) sera aussi stratifié, donc⌝ se fait ainsi : ⌜on dit que⌝ \(\overline{D}_i\) se relevant pour la stratification en ⌜opérateurs⌝ \(\overline{D}_i\) sur \(\underline{\Omega}^*_X\) ⌜commutant à la diff. rel. \(d_{X/S}\)⌝ et […] qui à une forme fermée] […] une forme

le cadre qui suit, numéroté (8) et (9), est barré de grands traits en croix (8) \(\alpha_{\overline{D}_i}\, \omega_i = \alpha_{\overline{D}{}^0_i}\, \omega_i + c_i\, \omega_i\) ; \(\overline{D}_i = \overline{D}{}^0_i + c_i\, \mathrm{id}\) [\(\overline{D}{}^0_i\) à coeff. cts, \(c_i\) section de \(\mathcal{O}_X\)] ; (9) \(\alpha_{\overline{D}_i}\, d\varphi = \alpha_i\, \overline{D}_i \varphi\) tout ce cadre est biffé ; la lettre lue \(\alpha\) et le dernier membre de (9) sont incertains

Considérons alors \[\sum \overline{D}_i\, \omega_i = \varpi \tag{8}\] qui est encore une forme fermée. On vérifie alors ⌜aisément⌝ que l'on a

224\[\sum D_i\, \omega'_i = \varpi' \quad \text{dans } \mathscr{F} \tag{9}\] et la condition (7) signifie que l'on a, localement au dessus de \(S\), une relation \[\varpi \;(= \textstyle\sum \overline{D}_i\, \omega_i) = d\varphi , \qquad \varphi \in \Gamma(X, \mathcal{O}_X) . \tag{10}\] Pour voir que cette relation implique bien la nullité de (3), il suffit de prouver \[\sum_i D_{i,s} \int_{Z_s} \omega_{i,s} = \int_{Z_s} \varpi \tag{11}\] qui implique, si \(\varpi = d\varphi\), que le premier membre est égal à \(\int_{\partial Z_s} \varphi = 0\) car \(\partial Z_s = 0\).

En fait, (11) provient de la relation générale \[D_s \int_{Z_s} \omega_s = \int_{Z_s} \overline{D}_s\, \omega_s \tag{12}\] valable pour tout op. diff. hol. \(D\) sur \(S\), et toute forme ⌜holomorphe fermée⌝ \(\omega\) sur \(X\) [Le fait que \(\omega\) est fermée implique que \(\int_{Z_s} \omega\) est fonction holomorphe en \(s\), et donne un sens au premier membre de (12)]. Pour prouver cette

225dernière, on [peut se ramener, en décomposant \(Z_{s_0}\) en ⌜petits⌝ […] chemins \(a^0_i \to a^0_{i+1}\), et transportant par horizontalement les \(a^0_i\) […]] à prouver la relation plus générale une longue ligne ondulée traverse les deux premières lignes de la page ; biffure possible du passage entre crochets \[D_s \int_{a(s)}^{b(s)} \omega_s = \int_{a(s)}^{b(s)} (\overline{D}\omega)_s , \tag{13}\] valable pour des chemins d'intégration \(a(s)\), \(b(s)\), qui sont des sections horizontales pour la connexion. [N.B. Bien entendu, on suppose, pour donner un sens à cette formule, qu'on a choisi les arcs \(C_s\) comme dessus, donc (13) s'écrit avec plus de précision \[D_s \int_{C_s} \omega_s = \int_{C_s} (\overline{D}\omega)_s \tag{13 bis}\] ].

Pour prouver (13), on est ramené, en ⌜se plaçant au voisinage de \(s_0\) et⌝ décomposant le chemin \(\int_{a(s)}^{b(s)}\), au cas où \(a(s_0)\), \(b(s_0)\) sont assez voisins, de sorte qu'on peut se placer dans un ouvert \(U\) où l'on a \(\omega = d\varphi\). Mais alors le 1er membre est \(D_s\bigl(\varphi(b(s)) - \varphi(a(s))\bigr)\), le

226deuxième est \[\int_{a(s)}^{b(s)} \overline{D}\, d\varphi = \int_{a(s)}^{b(s)} d\, \overline{D}\varphi = (\overline{D}\varphi)(b(s)) - (\overline{D}\varphi)(a(s)) ,\] et les et les deux expressions sont égales, grâce au fait que \(a\), \(b\) sont des sections horizontales. Notons aussi que inversement, si \(a\), \(b\) sont des sections horizontales, on aura \[\mu(a,b) = \int_{a(s)}^{b(s)} \Bigl(\sum \overline{D}_i\, \omega_i\Bigr)_s = \varphi(b(s)) - \varphi(a(s)) , \tag{14}\] où \(\varphi\) est défini par la relation (10).

Prouvons la suffisance de (7), pour la nullité de (3) en général. On va prouver « plus généralement » qu'on aura alors \[\sum D_{i,s} \int_{C_s} \omega_{i,s} = 0\] lorsque \(C_s\) est une 1-chaîne dans \(X_s\), variant différentiablement avec \(s\), dont le bord est « horizontal » en \(s\), ou ce qui revient au même que \[\sum_i D_{i,s} \int_{a(s)}^{b(s)} \omega_{i,s} = 0\] si \(a\), \(b\) sont des sections horizontales de \(X\), ⌜sur un ouvert de \(S\).⌝ Pour Se plaçant au voisinage d'un

227point \(s_0\) de \(S\), on est ramené au cas où \(a(s_0)\) est proche de \(b(s_0)\), de sorte qu'on peut […] se placer dans un ouvert de \(X\) assez petit pour qu'il y ait une connexion. Et on gagne.

On peut aussi noter, quitte pour prouver la formule nullité de (3) comme conséquence de (7), que l'on a \[\sum D_{i,s} \int_{Z_s} \omega_i = \int_{Z_s} \Bigl(\sum \overline{D}_i\, \omega'_i\Bigr)_s\] le numéro de cette formule est raturé où le deuxième membre est nul, car \(\int_{Z_s} \varpi_s = 0\) si \(\varpi\) est un bord, et \((\sum \overline{D}_i\, \omega'_i)_s\) est une forme définie modulo un bord. La formule envisagée […] ⌜[…]⌝ \[\boxed{\; D_s \int_{Z_s} \omega'_s = \int_{Z_s} (\overline{D}\omega')_s \;} \tag{15}\] qui donne la propriété transcendante essentielle de la connexion intégrable canonique sur \(\mathscr{F}\). Nous n'allons pas prouver (15) ici, et l'admettrons, mais notons que

228(15) nous donne une réciproque pour la condition envisagée pour que \((D_i, \omega_i)\) soit de Picard-Fuchs : il faut et suffit que l'on ait (7). Cela résulte du th. de De Rham sur les fibres \(X_s\) ….

Calcul des \(\mu(a,b)\) par voie « algébrique », sans calcul d'intégrales. ⌜C'est local sur \(S\).⌝ ⌜La formule (5) nous⌝ ramène à calculer \(\mu(a,b)\) ⌜au voisinage de \(s_0\),⌝ pour \(a(s)\) \(a(s_0)\) et \(b(s_0)\) assez voisins. Cela nous permet alors de supposer que sur \(X/S\) il y a une connexion intégrable. On peut même supposer, par un choix convenable, que les sections \(a\), \(b\) sont horizontales. Alors on trouve (14) \[\mu(a,b) = \varphi(b(s)) - \varphi(a(s))\] où \(\varphi\) est défini par (10).

Il y aurait lieu d'expliciter aussi une formule explicite, sans supposer que \(a(s)\) et \(b(s)\) soient horizontales. Faisons le calcul au voisinage de \(s_0\), et soient \(a_0\), \(b_0\) les

229sections horizontales au voisinage de \(s_0\), telles que \[a_0(s_0) = a(s_0) , \qquad b_0(s_0) = b(s_0) .\] On a \[\mu(a,b) = \mu(a_0, b_0) + \mu(b_0, b) - \mu(a_0, a)\] sous \(\mu(a_0,b_0)\), un renvoi raturé, puis « (14) \(\varphi(b_0) - \varphi(a_0)\) » donc \[\begin{align*} \mu(a,b)(s_0) &= \bigl[\varphi(b(s_0)) - \varphi(a(s_0))\bigr] \\ &\quad + \Bigl(\sum_i D_{i,s} \int_{b_0(s)}^{b(s)} \omega_{i,s} - \sum_i D_{i,s} \int_{a_0(s)}^{a(s)} \omega_{i,s}\Bigr)_{s = s_0} \end{align*}\] Il faut calculer les deux termes de […] […], c'est une histoire purement locale.

la suite de la page est barrée de grands traits obliques Notons, grâce à la connexion de \(X/S\), \[\text{\struck{$d_a \in \Gamma(S, a^*(\mathscr{V}_{X/S}) \otimes \Omega^1_S)$}}\] d'où, sur contractant avec \[\text{\struck{$a^*(\omega) \in \Gamma(S, a^*(\Omega^1_{X/S}))$}}\] ⌜dual de \(a^*(\mathscr{V}_{X/S})\)⌝ une section, que nous notons \(a^*(\omega)\), \[\text{\struck{$a^*(\omega) \in \Gamma(S, \Omega^1_S)$}}\] Cette section ⌜forme⌝ est encore fermée, [N.B. pour le cas où ⌜on l'étend⌝, définissons \(a^*(\omega)\) pour toute forme (\(\omega\) de degré quelconque) sur \(X\), et notons que, fermée ou non, \(a^*\) commute à la différentielle ext.) donner une formule …! la lettre lue \(\mathscr{V}_{X/S}\) (faisceau tangent relatif, semble-t-il) et le symbole lu \(d_a\) sont incertains

Opérateurs différentiels à coefficients constants

230\(S \to T\) schéma relatif] 1) Soit \(F \xrightarrow{D} G \xrightarrow{D'} H\) une suite d'op. différentiels ⌜[d'ordre \(1\)]⌝ qui est « formellement exacte ». Alors pour tout \(P\), la suite \[\mathrm{Diff}^i(P,F) \xrightarrow{u \mapsto D \circ u} \mathrm{Diff}^{i+1}(P,G) \xrightarrow{v \mapsto D' \circ v} \mathrm{Diff}^{i+2}(P,H)\] est exacte, et la suite \[\mathrm{Diff}^i(H,P) \xrightarrow{u \mapsto u \circ D'} \mathrm{Diff}^{i+1}(G,P) \xrightarrow{v \mapsto v \circ D} \mathrm{Diff}^{i+2}(F,P)\] est exacte.

2) Supposons que \(E\) sur \(S\) soit loc. libre stratifié, et que le lemme de Poincaré formel soit vrai pour le complexe \[E \otimes \Omega^*_{S/T} = \Omega^*_{S/T}(E)\] [p.ex. \(S\) lisse sur \(T\), et caractéristiques de \(T\) nulles]. Alors ⌜\(\forall P\) quasi-coh. et \(i \geq 0\)⌝ la suite \[\begin{align*} 0 \leftarrow \mathrm{Hom}(E,P) &\leftarrow \mathrm{Diff}^i(E,P) \xleftarrow{u \mapsto u \circ d^0_E} \\ &\qquad \mathrm{Diff}^{i-1}(E \otimes \Omega^1_{S/T}, P) \xleftarrow{u \mapsto u \circ d^1_E} \cdots \end{align*}\] au-dessus de la première flèche, une étiquette raturée suivie de « \((1)\) » [\(\mathrm{Diff}^i(E,P) \simeq \mathrm{Hom}(P^i(E),P) \xrightarrow{u \mapsto u \circ \delta_i} \mathrm{Hom}(E,P)\), où \(\delta_i : E \to P^i(E)\) défini par la stratification] est exacte.

N.B. \(\mathrm{Ker}\bigl(\mathrm{Diff}^i(E,P) \to \mathrm{Hom}(E,P)\bigr)\) est désigné par \(\mathrm{Diff}^i_+(E,P)\), op. diff. « à coeff. cts » nul. ; la stratification

231Donc on trouve

Corollaire \[\mathrm{Diff}^{(i)}_+(E,P) \simeq \mathrm{Diff}^{i-1}(E \otimes \Omega^1_{S/T}, P) / \mathrm{Im}\, \mathrm{Diff}^{i-2}(E \otimes \Omega^2_{S/T}, P)\] Par suite, on a un homom. naturel injectif (?) \[\mathrm{Diff}^{(i)}_+(E,P) \hookrightarrow \mathscr{H}\!om\,\mathrm{add}(\mathrm{Ker}\, d^1_E, P)\] ⌜l'image est apparemment : faisceau des op. diff. de \(\mathrm{Ker}\, d^1_E\) dans \(P\)⌝

Pour \(i\) fixé, le \(P\) « universel » pour les op. diff. à coeff. constants (d'ordre \(\leq i\)) sur \(E\) est \[P^i(E) / \mathcal{O}_S \cdot \delta_i(E) ,\] où \[\delta_i : E \to P^i(E)\] est défini par la stratification.

3) Supposons maintenant donné un sous-Module \(N\) de \(E\), on s'intéresse aux homom. « différentiels » \(\mathrm{Ker}\, d^1_E \to P\) qui s'annulent sur \(d^0_E N\), qui correspondent donc aux […] op. diff. \(E \to P\), à coeff. cts, et qui s'annulent sur \(N\), donc aux op. diff. \(M = E/N \to P\) qui sont […] « proviennent » à coeff. cts sur \(E\). Ils correspondent ⌜(pour l'ordre \(\leq i\)), aux homom.⌝ linéaires \[P^i(M) \to P\] qui s'annulent sur \(\rho_i E\), où \[\rho_i : E \to P^i(M)\]

232est l'homom. composé [linéaire pour la structure gauche sur \(P^i(M)\)] \[E \xrightarrow{\delta_i} P^i(E) \to P^i(M) .\] Donc, pour \(P\) variable, c'est représenté par \[\mathscr{P}_i = P^i(M) / \mathcal{O}_S \cdot \rho_i(E) ,\] les \(\mathscr{P}_i\) forment un syst. projectif strict, déterminé par la connaissance de \(M\) et de \[\rho_\infty : E \to P^\infty(M)\] (linéaire pour la structure gauche de \(P^\infty(M)\)), défini par les \(\rho_i\). Attention, ici \(\rho_\infty\) satisfait à des conditions spéciales : son composé \(E \to M\) […] avec l'augmentation \(P^\infty(M) \to M\) est un épimorphisme, + conditions d'intégrabilité ….

Construction de la connexion canonique en cohomologie de De Rham

233p. « 1 » de l'auteur ; le titre de section est le sien, encadré en tête de page

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\begin{tikzcd}
  X_0 \arrow[d, "f_0"] & X' \arrow[d, "f'"] & X'' \arrow[dl, "{f''}"] \\
  T_0 \arrow[r, hook] & T &
\end{tikzcd}

\(T_0 \hookrightarrow T\) immersion 1-nilpotente, \(T_0 = V(\underline{I})\) ; \[X' \times_T T_0 \simeq X_0 , \qquad X'' \times_T T_0 \simeq X_0 ,\] \(X'\), \(X''\) deux prolongements lisses de \(X_0/T_0\) sur \(T\). schéma relatif formellement lisse (pour \(f_0\)) ; et, dans une bulle reliée à \(f_0\) : conditions de lissité ⌜de \(X_0\), \(X'\), \(X''\)⌝ satisfaites par \(X'\), \(X''\) qui sont loc. \(T\)-isom. (sur \(X_0\)).

\(\mathscr{P}\) faisceau sur esp. \(X_0\) des germes des \(T\)-isom. \(X' \to X''\) ;

\(\mathscr{G}\) — \(T\)-autom. \(X'' \to X''\) ;

alors \[\mathscr{G} \simeq \underline{\mathrm{Hom}}(\Omega^1_{X_0/T_0}, f_0^*(I)) = \mathscr{V}_{X_0/T_0} \otimes f_0^*(\underline{I})\] \(\mathscr{P}\) un ⌜\(\mathscr{G}\)-torseur à droite,⌝ [faisceau principal homogène ⌜à droite⌝ sous \(\mathscr{G}\).] \[\mathscr{P} \times \Omega^\bullet_{X'/T} \to \Omega^\bullet_{X''/T} \qquad \text{i.e.}\] \[\begin{align*} \mathscr{P} &\xrightarrow{u} \underline{\mathrm{Isom}}_{\text{de complexes}} (\Omega^\bullet_{X'/T}, \Omega^\bullet_{X''/T}) \subset Z^0\, \underline{\mathrm{Hom}}^\bullet (\Omega^\bullet_{X'/T}, \Omega^\bullet_{X''/T}) \\ \mathscr{G} &\xrightarrow{v} \underline{\mathrm{Aut}}_{\text{de complexes}} (\Omega^\bullet_{X''/T}) \subset Z^0\, \underline{\mathrm{Hom}}^\bullet (\Omega^\bullet_{X''/T}, \Omega^\bullet_{X''/T}) \\ \mathscr{G} &\xrightarrow{k} \underline{\mathrm{Hom}}^{(-1)} (\Omega^\bullet_{X''/T}, \Omega^\bullet_{X''/T}) \end{align*}\] par produits intérieurs. On a \[\begin{cases} u(pg) = u(p)\, v(g) \\ v(g) - \mathrm{id} = d\, k(g) + k(g)\, d \end{cases} \qquad \text{si } p \in \Gamma(U, \mathscr{P}),\ g \in \Gamma(U, \mathscr{G})\] « Isom » et « Aut » sont écrits sur un mot raturé ; la lettre lue \(\mathscr{V}\) comme p. 229

234p. « 2 » de l'auteur Plus généralement sur un espace ⌜annelé⌝ \(X\), soient \(K'\), \(K''\) deux complexes de Modules, et

\(\mathscr{G}\) un faisceau abélien

\(\mathscr{P}\) un \(\mathscr{G}\)-torseur à droite \[\begin{align*} \mathscr{P} &\xrightarrow{u} \underline{\mathrm{Hom}}^0(K', K'') \\ \mathscr{G} &\xrightarrow{v} \underline{\mathrm{Hom}}^\bullet(K'', K'') \\ \mathscr{G} &\xrightarrow{k} \underline{\mathrm{Hom}}^{-1}(K', K'') , \end{align*}\] les symboles « Hom » de la première et de la troisième ligne sont écrits sur une lettre raturée ; le premier argument de la troisième ligne est lu \(K'\) \[\begin{gather*} u(pg) = u(p)\, v(g) \\ v(g + g') = v(g) + v(g') \\ v(g) = d\, k(g) + k(g)\, d \end{gather*}\] On veut un ⌜canonique⌝ homom. dans la cat. dérivée \[K' \to K''\] d'où \[\mathbb{R}\Gamma_X(K') \to \mathbb{R}\Gamma_X(K'')\] (compatible avec la structure de […] \(\Gamma_X(\mathcal{O}_X)\) …) [et plus gén. en relativisant par rapport à un morphisme d'espaces annelés \(X \to T\) …]

On introduit l'extension \(\overline{\mathscr{G}}\) de \(\mathbb{Z}\) par \(\mathscr{G}\) \[0 \to \mathscr{G} \xrightarrow{i} \overline{\mathscr{G}} \xrightarrow{j} \mathbb{Z} \to 0\] définie en termes de \(\mathscr{P}\) par la relation \[j^{-1}(1) \simeq \mathscr{P}\] (isom. de \(\mathscr{G}\)-is \(\mathscr{G}\)-torseurs …).

Soit \[\mathscr{H} = \underline{\mathrm{Hom}}^\bullet(K', K'')\] et soit \(\mathscr{L}\) le complexe \[\cdots \to 0 \to \mathscr{G} \to \overline{\mathscr{G}} \to 0 \to 0\] au-dessus de \(\mathscr{G}\) et de \(\overline{\mathscr{G}}\), les indications de degré, entre guillemets, sont mal lisibles

235On trouve donc un homomorphisme \[\varphi : \mathscr{L}^\bullet \to \mathscr{H}^\bullet\] par

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\begin{tikzcd}[column sep=small]
  \cdots \arrow[r] & 0 \arrow[r] & \mathscr{G} \arrow[r, "i"] \arrow[d, "\varphi^{-1}"]
    & \overline{\mathscr{G}} \arrow[r] \arrow[d, "\varphi^0"] & 0 \arrow[r] & \cdots \\
  & \mathscr{H}^{-2} \arrow[r] & \mathscr{H}^{-1} \arrow[r, "\delta"]
    & \mathscr{H}^0 \arrow[r] & \mathscr{H}^1 \arrow[r] & \cdots
\end{tikzcd}

défini par les conditions \[\varphi^{-1} = k , \qquad \varphi^0 | \mathscr{P} = u\] et la commutativité du carré.

[Def. […] par Un homom. de \(\overline{\mathscr{G}}\) dans un un faisceau \(\mathscr{F}\) = \(\{\)homom. \(v\) de \(\mathscr{G}\) dans \(\mathscr{F}\), et homom. \(u\) de \(\mathscr{P}\) dans \(\mathscr{F}\), avec condition \(u(pg) = u(p)\, v(g)\}\). Donc prenant \(\mathscr{F} = \mathscr{H}^0\), et \(u\), \(v\) comme dessus, on trouve \(\varphi^0\), avec \(\varphi^0 i = u\). Mais \(u = \delta\)\(\varphi\)\(k = \delta \varphi^{-1}\) …] ici \(\mathscr{F}\) désigne un faisceau quelconque, non celui des pp. 223 à 227 ; les deux « \(u\) » de la dernière ligne sont écrits tels quels

Tensorisant avec \(\mathcal{O}_X\), on trouve \[\underline{\mathcal{O}}_X \xrightarrow{\ \sim\ } \text{\struck{$\mathscr{L}$}} \ \mathscr{L} \to \mathscr{H} \to \mathbb{R}\,\underline{\mathrm{Hom}}(K', K'')\] ⌜dans cat. dérivée⌝ On trouve donc [⌜donc⌝ \(\underline{\mathcal{O}}_X \to \mathbb{R}\,\underline{\mathrm{Hom}}(K', K'')\) dans cat. dérivée] la flèche \(\simeq\) porte « dans cat. dérivée » ; le terme intermédiaire est écrit sur une rature

Donc \[\text{\struck{\ill{}}}\ \mathbb{R}\Gamma_X(\underline{\mathcal{O}}_X) \to \text{\struck{\ill{}}}\ \mathbb{R}\,\underline{\mathrm{Hom}}(K', K'') ,\] d'où \[\boxed{\; \mathbb{R}\Gamma_X(\underline{\mathcal{O}}_X) \to \mathbb{R}\,\underline{\mathrm{Hom}}(K', K'') \;}\] Par suite, faisant passant au \(\mathbb{R}\Gamma^0_X\), on trouve ⌜un élément de⌝ \(\mathbb{R}^0\underline{\mathrm{Hom}}(K', K'')\), i.e. un homom. de la ⌜cat. dérivée⌝ la phrase se poursuit au-delà de la fin du lot