Cote n° 84 · batch 6 · pages 101–120
· Transcription · [Formes quadratiques] : notes manuscrites (s.d.).
Datation de l’inventaire : [à partir de 1982-vers 1986]
Édition de démonstration
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101la page reprend un calcul commencé avant le lot : la structure de \(A_1 \otimes A_2\), les involutions et l'exposant \(\natural\) (lecture douteuse d'un signe en crochet) sont introduits aux pages précédentes.
\[\xi^{\natural} = \xi + \bar{\xi} \quad \text{pour } \xi \in A_1 \otimes A_2 ,\] […] […] […] \(\xi = 2\) i.e. […]
\[x_1 \mapsto \bar{x}_1 = \text{\struck{$\xi_1(x_1)$}}\ \mathrm{Tr}_1(x_1) - x_1 , \qquad x_2 \mapsto \bar{x}_2 = \mathrm{Tr}_2(x_2)\, e_2 - x_2\] le second membre de \(\bar{x}_2\) est écrit au-dessus d'une formule biffée illisible ; « \(\mathrm{Tr}_1(x_1)\) » est ajouté au-dessus de « \(\xi_1(x_1)\) » biffé. sur \(A_1\), \(A_2\), donc \[\xi \mapsto \bar{\xi} , \qquad x_1 \otimes x_2 \mapsto \overline{x_1 \otimes x_2} \overset{\mathrm{déf}}{=} \bar{x}_1 \otimes \bar{x}_2\] sur \(A_1 \otimes A_2\). On aura donc, si \(\xi \in A_1\), i.e. \(\xi = x_1 \otimes e_2\) \[\xi^{\natural} = (x_1 \otimes 1)^{\natural} = (x_1 + \bar{x}_1) \otimes e_2 = \mathrm{Tr}_1(x_1)\, e_1 \otimes e_2\] c'est OK.
NB Si […] sur \(X_0 = V(2 \cdot 1_X) \subset X\) (lieu de car. 2), […] tout pt de \(X_0\) l'une des deux structures \(E_1\), \(E_2\) est étale, donc \(A \to A_1 \otimes A_2\) est univ. injectif, et […] pour […] \[(A_1 \otimes A_2)^{\natural} = (A_1 \otimes A_2)^{\sigma_1 \otimes \sigma_2} .\] Ceci posé, on peut ⌜donc⌝ identifier l'application \[(x_1, x_2) \mapsto x_1 * x_2 : A_1 \times A_2 \to A , \qquad x_1 \otimes x_2 \mapsto x_1 * x_2 : A_1 \otimes A_2 \to A\] […] […] des applications : à valeurs dans \((A_1 \otimes A_2)^{\natural}\). En tous cas […] […] […] simplement […] comme application trace pour \(\sigma_1 \otimes \sigma_2\).
Quand \(A_1\), \(A_2\) sont des alg. de rev. quadratiques, il s'agit bien de traces au sens habituel. Mais cette trace, […] cond. de car. \(\neq 2\) […],
102Elle […] sur \(\mathcal{U}\), \(U_1\), \(U_2\) par \[1 \mapsto 2 , \qquad U_1 \mapsto -b_1 , \qquad U_2 \mapsto -b_2 .\] […] […] \(\Gamma\mathcal{O} \subset \Gamma A\), il suffit de trouver l'image de \(U_1 \otimes U_2\). C'est donc un élément de \(A\) dont l'image dans \((A_1 \otimes A_2)^{\natural}\) est \[U_1 \otimes U_2 + \underbrace{\bar{U}_1 \otimes \bar{U}_2}_{(-b_1 - U_1) \otimes (-b_2 - U_2)} = \underbrace{2 U_1 U_2 + b_1 U_2 + b_2 U_1}_{\text{image de } \mathcal{U}} + b_1 b_2 ,\] donc il y a lieu de prendre \[U_1 * U_2 = \mathcal{U} + b_1 b_2 .\]
Mais il faut maintenant définir une application \[N_{A_1 \otimes A_2 / A} : A_1 \otimes A_2 \to A ,\] application quadratique, dont la valeur en \(z\) serait, essentiellement, \(z \bar{z}\), mais « invariante » […] \(A\). L'application bil. associée serait \[(u, v) \mapsto u \bar{v} + v \bar{u} = \mathrm{Tr}_N(u \bar{v})\] déjà connue. Donc il faut se donner les valeurs de \(N\), et de \(\varphi_N\), sur les éléments de la base de \(A_1 \otimes A_2\). Or on devrait avoir, […] \(1\), \(U_1\), \(U_2\), \(U_1 \otimes U_2\) […] \[N_A(x_1 \otimes x_2) = N_1(x_1)\, N(x_2) \in \Gamma\mathcal{O} \subset \Gamma A\] \[= (x_1 \otimes x_2)(\bar{x}_1 \otimes \bar{x}_2) = (x_1 \bar{x}_1) \otimes (x_2 \bar{x}_2) .\] En particulier \[N(1) = 1 , \quad N(U_1) = N_1(U_1) = c_1 , \quad N(U_2) = N_2(U_2) = c_2 ,\] \[N(U_1 \otimes U_2) = c_1 c_2 .\]
103Peut se définir comme à valeurs dans \(A\) (et non seulement comme à val. dans \((A_1 \otimes A_2)^{\natural}\), ce qui ne serait pas si \(A \to (A_1 \otimes A_2)^{\natural}\) est ⌜[…]⌝ injectif, ni d'ailleurs surjectif).
On doit pouvoir définir de même une norme, définie universellement par la condition que son image dans \((A_1 \otimes A_2)^{\natural}\) soit \(\xi \bar{\xi}\).
Choisissons les bases \((1, U_1)\) de \(A_1\), \((1, U_2)\) de \(A_2\), donc \[A_1 = \mathcal{O}[U_1] / (U_1^2 + b_1 U_1 + c_1) , \qquad A_2 = \mathcal{O}[U_2] / (U_2^2 + b_2 U_2 + c_2) ,\] on trouve \[\begin{cases} A_1 \otimes A_2 = \mathcal{O}[U_1, U_2] / (U_1^2 + b_1 U_1 + c_1 ,\ U_2^2 + b_2 U_2 + c_2) \\ A \simeq \mathcal{O}[\mathcal{U}] / (\mathcal{U}^2 + b\, \mathcal{U} + c) \end{cases}\] avec \[\begin{cases} b = b_1 b_2 \\ c = b_1^2 c_2 + b_2^2 c_1 - 4 c_1 c_2 \end{cases}\] et \(A \to A_1 \otimes A_2\) est donné par \[\mathcal{U} \mapsto 2 U_1 U_2 + b_1 U_2 + b_2 U_1 .\]
Explicitons \[A_1 \otimes A_2 \xrightarrow{\ *\ } A , \qquad x_1 \otimes x_2 \mapsto x_1 * x_2 ,\] il suffit de trouver les images de \(1\), \(U_1 \otimes 1\), \(1 \otimes U_2\), \(U_1 \otimes U_2\). c'est donc ce qui tient lieu d'une trace de \(A_1 \otimes A_2\) dans \(A\) On aura bien sûr \[x_1 * e_2 = \mathrm{Tr}_1(x_1) \cdot 1_A , \qquad e_1 * x_2 = \mathrm{Tr}_2(x_2) \cdot 1_A\] ce qui définit \(*\) sur \(A_1 \oplus A_2 \subset A_1 \otimes A_2\) dans la première formule, « \(e_2\) » est écrit au-dessus d'un symbole biffé ; dans la seconde, « \(e_1\) » de même.
104Proposition. Soient \(A_1\), \(A_2\) deux alg. quadratiques sur \(\mathcal{O}\), et \(A = A_1 \wedge A_2\). On a alors.
1) […] ⌜L'⌝homom. canonique \[A_1 \otimes A_2 \xrightarrow{\ \mathrm{Tr}_{A_1 \otimes A_2 / A}\ } A\] (défini par la construction de \(A\) comme ext. de \(L_1^{\vee} \otimes L_2^{\vee}\) par \(\mathcal{O}\), déduit de l'extension ⌜\(A_1 \otimes A_2\)⌝ de \(L_1^{\vee} \otimes L_2^{\vee}\) par \(A_1 \oplus_{\mathcal{O}} A_2 \subset A\), et de l'homom. \[A_1 \oplus_{\mathcal{O}} A_2 \xrightarrow{\ \mathrm{Tr}\ } \mathcal{O}\] défini par \(\mathrm{Tr}_{A_1}\) et \(\mathrm{Tr}_{A_2}\) sur chaque summand) peut être considéré comme un « homom. trace ». sous la flèche, un « \(*\) » est écrit sous l'indice de \(\mathrm{Tr}\) ; dans la parenthèse, \(A_1 \oplus A_2 \subset A\) porte en dessous la variante « \(A_1 \oplus_{\mathcal{O}} A_2\) ».
NB On a […] \(\mathrm{Tr}\,(\mathrm{id}_{A_1} \otimes \sigma_2)(\xi)\) […], \(\mathrm{Tr}\, \sigma_1 \otimes \mathrm{id}_{A_2}(\xi) = \mathrm{Tr}(\bar{\xi})\), \(\mathrm{Tr}(\bar{\xi}) = \mathrm{Tr}(\xi)\) dès que \(\bar{\xi} = \sigma_1 \otimes \sigma_2(\xi)\) note marginale écrite en diagonale dans la marge gauche, en partie biffée.
Son composé avec l'homom. can. \[A \to A_1 \otimes A_2\] (qui d'ailleurs n'a pas à être univ. injectif, cf. plus haut) […] n'est autre que \[\xi \mapsto \xi + \bar{\xi} , \qquad \text{i.e.} \qquad i\bigl(\mathrm{Tr}_{A_1 \otimes A_2 / A}\, \xi\bigr) = \xi + \bar{\xi}\] \[\bar{\xi} = \sigma_1 \otimes \sigma_2 (\xi)\] \(\sigma_1\), \(\sigma_2\) les involutions canoniques de \(A_1\), \(A_2\) \[x_1 \mapsto \mathrm{Tr}_{A_1}(x_1) - x_1 , \qquad x_2 \mapsto \mathrm{Tr}_{A_2}(x_2) - x_2 .\] Donc en partic. \(\mathrm{Tr}_{A_1 \otimes A_2 / A}(i(\eta)) = 2\eta\) pour […]
2) Il existe sur \(A_1 \otimes A_2\) une application quadratique unique, à val. dans \(A\), notée \[N = N_{A_1 \otimes A_2 / A} ,\]
105ayant les propriétés suivantes
- a)\(N(x_1 \otimes x_2) = N_{A_1}(x_1)\, N_{A_2}(x_2)\) \(x_1 \in \Gamma A_1\), \(x_2 \in \Gamma A_2\)
- b)\(\varphi_N(\xi, \eta) = \mathrm{Tr}_{A_1 \otimes A_2 / A}(\xi \bar{\eta})\)
On aura de i.e. \[N(\xi + \eta) = N(\xi) + N(\eta) + \mathrm{Tr}(\xi \bar{\eta})\] On aura alors, pour tt \(\xi \in A_1 \otimes A_2\) \[\begin{cases} i(N(\xi)) = \xi \bar{\xi} \\ N(\sigma_1 \otimes \mathrm{id}_{A_2}(\xi)) = N(\mathrm{id}_{A_1} \otimes \sigma_2(\xi)) = \overline{N(\xi)} \\ N(\bar{\xi}) = N(\xi) \end{cases}\] Notamment \(N_{A_1 \otimes A_2 / A}(i(\eta)) = \eta^2\) dans la deuxième ligne, l'indice de \(\mathrm{id}\) est écrit « \(A_2\) » dans les deux termes ; on lit \(\mathrm{id}_{A_1}\) dans le second, comme l'exige le sens.
De plus, on a \[N_{A/\mathcal{O}}\bigl(N_{A_1 \otimes A_2 / A}(\xi)\bigr) = N_{A_1 \otimes A_2 / \mathcal{O}}(\xi)\] ainsi que la formule plus bénigne \[\mathrm{Tr}_{A/\mathcal{O}}\bigl(\mathrm{Tr}_{A_1 \otimes A_2 / A}(\xi)\bigr) = \mathrm{Tr}_{A_1 \otimes A_2 / \mathcal{O}}(\xi)\]
Prouvons p.ex. la première et la deuxième. […] Posons \[\sigma_1 = \sigma_{A_1} \otimes \mathrm{id}_{A_2} , \qquad \sigma_2 = \mathrm{id}_{A_1} \otimes \sigma_{A_2} , \qquad \sigma_3 = \sigma_1 \sigma_2\] deuxième donc \(\xi = \xi_0 \in A\), on doit vérifier \(\xi_i = \sigma_i(\xi)\), on constate qu'on ait \[N_{A_1 \otimes A_2 / \mathcal{O}}(\xi) = \xi_0\, \xi_1\, \xi_2\, \xi_3 .\] « \(\xi_0 \in A\) » : le \(A\) est celui qu'il emploie pour le produit ; on attendrait \(A_1 \otimes A_2\). Sous \(\xi_0 \xi_1 \xi_2 \xi_3\), des accolades groupent \(\xi_1 \xi_2\) et \(\xi_0 \cdots \xi_3\).
106Or le deuxième membre est \[\xi_0 \bar{\xi}_0\, \xi_1 \bar{\xi}_1 , \qquad \bar{\xi}_0 = \xi_3 , \quad \bar{\xi}_1 = \xi_2 ,\] or \[\xi_0 \bar{\xi}_0 \overset{!}{=} N_{A_1 \otimes A_2 / A}(\xi_0)\] \[\xi_1 \bar{\xi}_1 = N_{A_1 \otimes A_2 / A}(\xi_1) = \overline{N_{A_1 \otimes A_2 / A}(\xi_0)} , \qquad \xi_1 = \sigma_1(\xi_0)\] donc […] si \(N = N_{A_1 \otimes A_2 / A}(\xi_0)\), on trouve \[N \bar{N} = N_{A/\mathcal{O}}(N) \qquad \text{OK.}\]
Quand on axiomatise la situation de \(A\), \(A_1\), […] de \(\mathrm{Tr}_{A_1 \otimes A_2 / A}\) et \(N_{A_1 \otimes A_2 / A}\), on aboutit à la situation d'une […] sur \(k\), (⌜d'⌝une \(k\)-algèbre \(A\) qui « se comporte comme si c'était une algèbre quadratique sur \(k\) » (i.e. loc. libre de rang 2). Mais on ne suppose ni que \(A\) soit loc. libre ⌜ni de rang 2⌝ […]/\(k\), ni que \[\alpha : k \to A , \qquad \lambda \mapsto \lambda \cdot 1_A\] soit injective. Au lieu de cela, on suppose données deux applications \[t_{A/k} = t : A \to k \quad (\text{trace relative}) , \qquad n_{A/k} = n : A \to k \quad (\text{norme relative}) ,\] satisfaisant les conditions suivantes
(a) \(t\) est \(k\)-linéaire, \(n\) est quadratique, et \(t\) se déduit de \(n\), comme \[t(x) = \varphi_n(x, 1) \qquad (\text{la forme bil. ass. à } n)\] donc […] \[n(x + \lambda 1_A) = n(x) + \lambda^2 n(1) + \lambda t(x) , \qquad n(1) = 1 \ \text{cf. ci-dessous b)}\] devant la formule encadrée, un mot biffé.
107D'autre part, la […] NB On verra plus loin comme la forme bil. qui s'explicite en termes de la forme \(n\).
(b) \(n(1) = 1\), \(n(xy) = n(x)\, n(y)\) i.e. \(n\) est un homom. de monoïdes unitaires \(A^{\times} \to k^{\times}\)
(c) \(t(1) = 2\) la lettre (c) est écrite sur un (b) ; à côté de la condition encadrée, une ligne biffée commençant par « D'où » et un mot biffé (« Posons »).
Posons \(\tau(f) = \alpha(t(f))\), et considérons l'application \[\sigma : f \mapsto \bar{f} = \tau(f) - f\] Ceci suppose que cette application […] […] On a \[\tau(\bar{f}) = \tau(f) \underbrace{\tau(1)}_{2} - \tau(f) = \tau(f)\] d'où \[(\bar{f})^{-} = \tau(\bar{f}) - \bar{f} = f\] i.e. \(\sigma\) est \(\sigma^2 = \mathrm{id}_A\). Notons que par définition \(\tau(f) \overset{\mathrm{déf}}{=} \alpha(t(f)) = f + \bar{f}\), et aussi \(\bar{1} = 1\)
Ceci posé, on veut que l'on ait
1°) \(\sigma\) est un automorphisme d'algèbre, i.e. \[\sigma(xy) = \sigma(x)\, \sigma(y) \qquad x, y \in A\] ce qui s'explicite comme \[2xy = \underbrace{\tau(xy)}_{\varphi_n(x, \bar{y})} - \tau(x)\tau(y) + x\tau(y) + y\tau(x)\] « \(-\tau(x)\tau(y)\) » est ajouté au-dessus de la ligne ; sous \(\tau(xy)\), « \(= \varphi_n(x,\bar{y})\) \(\to\) voir ci-dessous ». comb. lin. à coeff. dans \(k\) de \(1\), \(x\), \(y\)
NB Le facteur 2 ici (qui n'est gênant que en car. 2 si 2 […] […] dans \(k\)), on voit donc que la structure […] d'algèbre de \(A\) est connue quand on connaît le \(k\)-module, avec l'élément \(1_A\) (\(A\) en tant que \(k\)-module, avec \(\lambda \mapsto \lambda \cdot 1_A\)) et des ⌜\(\alpha : k \to A\)⌝ applic. \(t : A \to k\), \(n : A \to k\).
NB Quand \(\alpha\) est injectif, […] […] […] ⑤ […] \(n(1) = 1\) […] \(\alpha\, n(x) = x\bar{x}\) […] \(\alpha\, n(xy) = n(x)\, n(y)\) note marginale en diagonale, en grande partie illisible.
2°) \[\alpha(n(x)) = x \bar{x}\] implique \(\alpha(n(x)) = \alpha(n(\bar{x}))\), mais on […] […] qui […] soit \[n(\bar{x}) = n(x)\] On a \[n(\bar{x}) = n(\lambda 1_A - x) \overset{(a)}{=} n(x) + \lambda^2 - \lambda t(x) \qquad \text{où } \lambda = t(x)\] donc on a bien \(n(\bar{x}) = n(x)\). dans la formule, des termes biffés au-dessus de « \(\lambda^2\) ».
108La formule ci-dessus pour […] \[\alpha(n(x)) = x \bar{x}\] donne, si on fait \(x = y + z\) \[\underbrace{\alpha(n(y+z))}_{n(y) + n(z) + \varphi_n(y,z)} = \text{\struck{$\ldots$}}\ (y+z)\overline{(y+z)}\] \[= \underbrace{y\bar{y}}_{\alpha(n(y))} + \underbrace{z\bar{z}}_{\alpha(n(z))} + \underbrace{y\bar{z} + z\bar{y}}_{\tau(y\bar{z})} , \qquad z\bar{y} = \overline{y\bar{z}}\] donc \[\alpha(\varphi_n(y, z)) = \tau(y \bar{z}) \qquad \text{i.e. } \alpha(t(y\bar{z}))\] donc si \(\alpha\) est injectif, on en déduit \[\varphi_n(y, z) = t(y \bar{z})\] i.e. la formule d'additivité pour \(n\) \[n(y + z) = n(y) + n(z) + t(y\bar{z}) , \qquad t(y\bar{z}) = t(\bar{y} z) \quad \text{car } t(x) = t(\bar{x})\]
Ceci posé, on veut
3°) la formule précédente est vraie (sans supposer \(\alpha\) injectif…)
4°) Une formule facultative, quand \(k\) est fini loc. libre de rang […] \(n\) sur un anneau \(k_0\), et \(A\) loc. libre de rang \(2n\) et […] […] sur \(k_0\) (N.B. […] \(k_0 \to A\) injectif mais \(k \to A\) injectif)tel quel sur la page ; le sens demande « mais non \(k \to A\) injectif ».. On veut supposer que \[\begin{cases} \mathrm{Tr}_{k/k_0}(t(x)) = \mathrm{Tr}_{A/k_0}(x) \\ N_{k/k_0}(n(x)) = N_{A/k_0}(x) \end{cases}\] identité entre applic. linéaires \(A \to k_0\) ; identité de \((2n)\)-formes
109Récapitulons le formulaire pour
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\begin{tikzcd}
k \arrow[r, "\alpha"] & A \arrow[l, bend left=40, "t"] \arrow[l, bend left=70, "n"]
\end{tikzcd}
(\(k\)-alg.) \(\alpha\) homom. d'anneaux comm. \(\alpha(\lambda) = \lambda \cdot 1_A\). On pose \(\tau(x) = \alpha\, t(x)\), \(\nu(x) = \alpha\, n(x)\)
ici et pp. 111, 113, les numéros (1) à (6) sont cerclés.
(1) \(t\) k-\(k\)-linéaire, \(t(1_A) = 2\)
(2) \(x \mapsto \bar{x} \overset{\mathrm{déf}}{=} \tau(x) - x : A \to A\) (automorphisme involutif du \(k\)-module \(A\), avec \(\bar{1}_A = 1_A\)) est un automorphisme d'alg., i.e. \[\overline{xy} = \bar{x}\,\bar{y} \qquad \text{i.e.} \qquad 2xy = \bigl(\tau(xy) - \tau(x)\tau(y)\bigr) + \tau(y)\,x + \tau(x)\,y\]
(3) \[\begin{cases} n(\lambda x) = \lambda^2 n(x) \\ n(x + y) = n(x) + n(y) + t(x\bar{y}) \end{cases} \qquad \lambda \in k , \ x \in A\] i.e. \(n\) est quadratique, la forme bil. ass. est \[\varphi_n(x, y) = t(x \bar{y})\]
(4) \(n(1) = 1\) (NB compte tenu de la formule d'additivité en 3°, cela implique \(t(1) = 2\))
(5) \(\alpha(n(x)) = x \bar{x}\) \(x \in A\) (qui implique 3° 4° si \(\alpha\) injectif)
(6) (facultatif), ⌜et⌝ si \(k\) loc. libre de rang \(n\) sur \(k_0\), et \(A\) loc. libre de rang \(2n\) sur \(k_0\)) \[\begin{cases} \mathrm{Tr}_{k/k_0}(t(x)) = \mathrm{Tr}_{A/k_0}(x) \\ N_{k/k_0}(n(x)) = N_{A/k_0}(x) \end{cases} \qquad x \in A\]
La donnée de ⌜\(A\) sur \(k\), et⌝ \(\alpha\), \(t\), \(n\) satisfaisant 1° à 5° sera appelée algèbre quasi-quadratique sur \(k\). On va maintenant pouvoir étendre dans la situation ⌜quasi-⌝biquadratique.
110Données
- a)un anneau de base \(k\)
- b)\(k\)-algèbres \(A_1\), \(A_2\), \(A_3\), \(A\)
- c)Sur chacune des \(A_i\), structure quasi-quadratique sur \(k\), i.e. on a
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\begin{tikzcd}
A_i \arrow[r, bend left=20, "t_i"] \arrow[r, bend right=20, "n_i"'] & k
\end{tikzcd}
Comme pour satisfaisant les conditions 1° à 5° ci-dessus. Les notat. \(x \mapsto \bar{x}\) l'involution canonique de \(A_i\), \[\bar{x} = t_i(x) - x\] \(\bar{x} = t_i\) (⌜par abus de⌝ notation) (NB on identifie \(\lambda \in k\) avec ses images dans les \(A_i\), sans pour autant supposer \(k \to A_i\) injectif…)
- d)Des homom. de \(k\)-algèbres
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\begin{tikzcd}
A_1 \arrow[dr, "\alpha_1"'] & A_2 \arrow[d, "\alpha_2"] & A_3 \arrow[dl, "\alpha_3"] \\
& A &
\end{tikzcd}
(non néc. inj.), et des structures d'alg. quasi-quadratiques de \(A\) sur les \(A_i\)
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\begin{tikzcd}[column sep=large, row sep=large]
& A \arrow[dl, bend right=15, "T_1"'] \arrow[dl, bend left=15, "N_1"] \arrow[d, bend right=15, "T_2"'] \arrow[d, bend left=15, "N_2"] \arrow[dr, bend right=15, "T_3"'] \arrow[dr, bend left=15, "N_3"] & \\
A_1 & A_2 & A_3
\end{tikzcd}
une première version du diagramme, à droite, est biffée. données satisfaisant donc au formulaire ci-dessus de 1° à 5°. De plus, compatibilités.
On pose \[\text{\struck{$\sigma_i(x) = T_i(x) - x$}}\] \(\sigma_i\) est un auto. involutif de \(A\) ; et on veut que \[\text{\struck{$\sigma_1 \sigma_2 = \sigma_3 , \quad \sigma_2 \sigma_3 = \sigma_1 , \quad \sigma_3 \sigma_1 = \sigma_2$}}\] i.e. que les \(\sigma_i\) sont des involutions qui commutent entre elles, et \(\sigma_1 \sigma_2 \sigma_3 = \mathrm{id}\) tout ce dernier passage est barré de traits obliques.
111Considérons un des 6 diagrammes carrés.
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\begin{tikzcd}
A_1 \arrow[r, no head, "\alpha_1"] \arrow[d, no head] & A \arrow[d, no head, "\alpha_2"] \\
k \arrow[r, no head] & A_2
\end{tikzcd}
On veut que la situation soit, du point de vue des ⌜[…]⌝ traces, […], comme si \(A_1\) était quadratique sur \(k\), et que \(A\) en soit déduit par changement de base \(k \to A_2\). Mais ici on suppose \(A/A_2\) (\(\alpha_2\)) quasi-quadratique […] […] \(A_1\), \(A_2\) […] note marginale en diagonale, presque entièrement illisible ; les traits du carré sont tracés sans pointes.
(1) \[T_2\bigl(\alpha_1(x_1)\, \text{\struck{$\alpha_2(x_2)$}}\bigr) = t_1(x_1)\, \text{\struck{$\alpha_2(x_2)$}}\] ce qui détermine \(T_2\) sur \(k[A_1, A_2] \subset A\) en termes de \(t_1\)
i.e. on veut un diagramme commutatif.
LaTeX source
\begin{tikzcd}
A_1 \otimes_k A_2 \arrow[r] \arrow[d, "t_1 \otimes \mathrm{id}_{A_2}"'] & A \arrow[d, "T_1"] \\
A_2 \arrow[r, no head] & A_2
\end{tikzcd}
la flèche verticale de droite est lue \(T_1\) ; d'après (1) on attendrait \(T_2\). En bas, les deux \(A_2\) sont reliés par un trait double. NB. \(A_1 \otimes A_2 \to A\) n'est pas supposé injectif, mais que \(t_1 \otimes \mathrm{id}_{A_2}\) s'annule au moins sur le noyau
Ceci implique que \[\sigma_2(\alpha_1(x)) = \alpha_1(\bar{x}) ,\] i.e. \(\sigma_2\) (ainsi que \(\sigma_3\)) « induit » sur \(A_1\) l'involution donnée \(x_1 \mapsto \bar{x}_1\) de \(A_1\).
On veut une condition similaire pour les normes
2° \[N_2(\alpha_1(x_1)) = n_1(x_1)\] dans les deux membres, un facteur biffé illisible suit \(\alpha_1(x_1)\) et \(n_1(x_1)\).
112Je dis que cette formule implique que le diagramme similaire au précédent
LaTeX source
\begin{tikzcd}
A_1 \otimes_k A_2 \arrow[r] \arrow[d, "{n_1 \otimes_k \mathrm{id}_{A_2} = N_{12}}"'] & A \arrow[d, "N_2"] \\
A_2 \arrow[r, no head] & A_2
\end{tikzcd}
en bas, les deux \(A_2\) sont reliés par un trait double fléché. déduite de la forme \(n_1\) par chgt de base \(k \to A_2\) commute. C'est en tous cas vrai pour les éléments de la forme de \(A_1 \otimes_k A_2\) de la forme \(x_1 \otimes x_2\), car les deux membres sont alors \[t_1(x_1) \cdot x_2^2\] le premier facteur se lit \(t_1(x_1)\) ; le sens demande \(n_1(x_1)\). Entre les deux facteurs, des lettres biffées. par quadraticité de \(N_{1,2}\), \(N_2\). Il reste à voir qu'on a commutativité pour les formes formes bil. associées, or pour \(N_{12}\) c'est la forme déduite de \[\text{\struck{$(x,y) \mapsto$}}\ \varphi_{n_1}(x, y) = t_1(x \bar{y}) \quad \text{sur } A_1 \times A_1 ,\] par chgt. de base \(k \to A_1\), or on a, si \(x' = \alpha_1(x)\), \(y' = \alpha_1(y)\) \[\begin{cases} \alpha_1(\bar{y}) = \sigma_2(\alpha_1(y)) \\ t_1(x \bar{y}) = T_2(\alpha_1(x\bar{y})) \quad \text{dans } A_2 \end{cases}\] « \(k \to A_1\) » est écrit tel ; on attendrait \(k \to A_2\). donc \[\varphi_{n_1}(x, y) = T_2\bigl(x' \sigma_2(y')\bigr) = \varphi_{N_2}(x', y') \qquad \text{OK.}\]
113NB La condition sur \(N_2\) implique celle sur \(T_2\), en passant aux formes bil. ass., i.e. en l'appliquant pour \(x\) et pour \(1 + x\) (\(x \in A_1\)).
(3) Ensuite on veut la condition \[\sigma_1 \sigma_2 \sigma_3 = 1\] qui implique que les involutions \(\sigma_i\) commutent entre elles. Car en prenant 2 d'entre elles on a une involution \[\begin{cases} \sigma_1 \sigma_2 = \sigma_3 \\ \sigma_2 \sigma_3 = \sigma_1 \\ \sigma_3 \sigma_1 = \sigma_2 \end{cases}\] (car pour deux invol. \(\sigma\) et \(\tau\), \[\sigma\tau = \tau\sigma \iff (\sigma\tau)^2 = 1 \quad \text{i.e. } \sigma\tau\sigma\tau = 1\] la condition \(\sigma_1 \sigma_2 \sigma_3 = 1\) […]) Cette condition est automatiquement vérifiée sur la sous-algèbre de \(A\) engendrée par les \(A_i\), car elle est vraie sur les \(A_i\) (lesquels […] […] \(\sigma_i\)) et commutent note marginale en diagonale, à gauche de (3).
En utilisant 1°), […] s'explicite par la formule \[2x = T_1(x) + T_2(x) + T_3(x) - t_2 T_2(x) ,\] qui n'est pas symétrique, ⌜mais⌝ elle est équivalente à \[\sigma_2 \sigma_3 \sigma_1 = 1 \quad \text{ou} \quad \sigma_3 \sigma_1 \sigma_2 = 1 ,\] donc \[2x = T_1(x) + T_2(x) + T_3(x) - t_3 T_3(x)\] \[2x = \cdots - t_1 T_1(x) ,\] elle implique (*) la condition \[t_1 T_1(x) = t_2 T_2(x) = t_3 T_3(x)\] (qui ressemble à 6° ci-dessus). Si on désigne par \(T_{A/k}(x)\) cette valeur commune aux trois membres, on trouve donc la condition \[2x = T_1(x) + T_2(x) + T_3(x) - T_{A/k}(x) .\] (*) donc […] si \(k \to A\) injectif, mais […] […] vérifiée en tous cas…
114tout le haut de la page, jusqu'à la seconde formule encadrée, est barré de traits obliques. Sous réserve que les \(\alpha_i : A_i \to A\) soient bien injectifs, cela montre que chacun des \(T_i\) est déterminé par les deux autres, via \[\text{\struck{$\alpha_1 T_1(x) = 2x + T_{A/k}(x)$}}\] \[\text{\struck{${} - \alpha_2 T_2(x) - \alpha_3 T_3(x)$}}\] On s'attend à trouver des formules similaires, multiplicatives \[\text{\struck{$N_{A/k}(x)\, x^2 = N_1(x)\, N_2(x)\, N_3(x)$}}\] et \[\text{\struck{$n_1(N_1(x)) = n_2(N_2(x)) = n_3(N_3(x))$}}\]
Mais toutes les conditions ⌜relatives sur la norme⌝ (à prouver ci-dessous), sont conséquences de celles sur les traces, i.e. de \(\sigma_1 \sigma_2 \sigma_3 = 1\) sur les \(\sigma_i\). En effet, posons \[x_0 = x , \quad x_1 = T_1(x) , \quad x_2 = T_2(x) , \quad x_3 = T_3(x)\] les lettres sont lues \(T_i\) ; le sens et la suite demandent \(x_i = \sigma_i(x)\). On a alors \[\begin{aligned} \sigma_1 &: x_0 \leftrightarrow x_1 , \quad x_2 \leftrightarrow x_3 \\ \sigma_2 &: x_0 \leftrightarrow x_2 , \quad x_1 \leftrightarrow x_3 \\ \sigma_3 &: x_0 \leftrightarrow x_3 , \quad x_1 \leftrightarrow x_2 \end{aligned}\] d'où \(n_1(N_1(x)) = N_1(x)\overline{N_1(x)} = \ldots\), \(N_1(x_1) = \ldots\) \[n_1(N_1(x)) \overset{!}{=} \underbrace{N_1(x)}_{x\, \sigma_1(x)} \overline{N_1(x)} = (x_0 x_1)\, \underbrace{\sigma_2(x_0 x_1)}_{x_2 x_3} = x_0 x_1 x_2 x_3\] et de même pour \(n_2(N_2(x))\), \(n_3(N_3(x))\). Donc on a l'égalité des \(n_i(N_i(x))\) si \(k \to A\) est injectif. Et on a \[N_1(x)\, N_2(x)\, N_3(x) = (x_0 x_1)(x_0 x_2)(x_0 x_3)\] \[= x_0^2 \underbrace{(x_0 x_1 x_2 x_3)}_{N_{A/k}(x_0)} = x^2 N_{A/k}(x) ,\] OK.
115Considérons l'algèbre produit tensoriel triple \[A_1 \otimes A_2 \otimes A_3 ,\] via les \(\sigma_{A_i}\), le groupe \(\mathbb{F}_2^3\) opère dessus. Il n'y a pas en général d'opération de ce groupe sur \(A\), compatible avec \[\textstyle\bigotimes A_i \to A ,\] car il faudrait qu'il y ait p.ex. un auto. \(\tau_1\) de \(A\) qui induise l' l'identité sur \(A_2\), \(A_3\), et \(\sigma_{A_1}\) sur \(A_1\). Mais dans le cas le plus simple, \(A\) est engendré par \(A_2\), \(A_3\), donc \(\tau_1\) devrait être l'identité, donc qu'il induise \(\sigma_{A_1}\) sur \(A_1\) ne l'est pas.
Par contre, soit \[\Gamma \subset \mathbb{F}_2^3 , \qquad \Gamma = \mathrm{Ker}\bigl(\mathbb{F}_2^3 \to \mathbb{F}_2\bigr) , \quad (\varepsilon_i) \mapsto \textstyle\sum \varepsilon_i\] formé des éléments \((\varepsilon_1, \varepsilon_2, \varepsilon_3)\) tels que le nombre de composantes \(\neq 0\) (i.e. \(= 1\)) soit \(0\) ou \(2\) i.e. soit pair. Les […] trois élts non nuls de ce groupe, savoir \[\text{\struck{$(0,0,1)$}}, \quad (0,1,1) , \quad (1,0,1) , \quad (1,1,0)\] qui correspondent aux automorphismes \[\begin{aligned} \mathrm{id}_{A_1} \otimes \sigma_{A_2} \otimes \sigma_{A_3} &\overset{\mathrm{déf}}{=} \tau_1 \\ \sigma_{A_1} \otimes \mathrm{id}_{A_2} \otimes \sigma_{A_3} &\overset{\mathrm{déf}}{=} \tau_2 \\ \sigma_{A_1} \otimes \sigma_{A_2} \otimes \mathrm{id}_{A_3} &\overset{\mathrm{déf}}{=} \tau_3 \end{aligned}\]
116et ici on a une […] op. de \(\Gamma\) sur \(A\), telle que \[\textstyle\bigotimes A_i \to A\] soit compatible aux deux opérations de \(\Gamma\), savoir celle qui fait opérer \(\tau_i\) par \(\sigma_{A/A_i}\).
Considérons Supposons maintenant que les \(A_i\) correspondent à des rev. quadratiques \(X_i\) de \(X\), d'où alors un rev. quadratique \[X_1 \wedge X_2 \wedge X_3 , \qquad \text{d'algèbre } B = A_1 \wedge A_2 \wedge A_3 ,\] et on a \[X_1 \times X_2 \times X_3 \to X_1 \wedge X_2 \wedge X_3 , \qquad (x_1, x_2, x_3) \mapsto x_1 * x_2 * x_3 ,\] i.e. \[B \to A_1 \otimes A_2 \otimes A_3 ,\] et de façon plus précise, on a \[B \to (A_1 \otimes A_2 \otimes A_3)^{\Gamma} \qquad \text{invariant sous } \Gamma\]
Et même, si on exclut les pts \(x \in X = \mathrm{Spec}(k)\) de car. 2 tels que deux au moins des \(A_i\) soient non étales en ce point, dans l'homom. précédent est un iso.
On va regarder le composé \[B \to A_1 \otimes A_2 \otimes A_3 \to A , \quad \text{\uncertain{i.e.}}\] la phrase continue p. 117.
117i.e., en termes de \(\mathcal{X} = \mathrm{Spec}\, A\), le composé \[\mathcal{X} \to X_1 \times_X X_2 \times_X X_3 \to X_1 \wedge X_2 \wedge X_3 ,\] j'ai envie de prouver que c'est une flèche constante, i.e. qu'il se factorise par une section de \(X_1 \wedge X_2 \wedge X_3\), ce qui signifie aussi que l'homom. composé précédent
LaTeX source
\begin{tikzcd}
B \arrow[rr, "f"] \arrow[dr] & & A \\
& (\bigotimes A_i)^{\Gamma} \arrow[ur] &
\end{tikzcd}
est à valeurs dans \(k \cdot 1_A\). (Du moins, on y aboutira quand on suppose \(k \to A\) injectif — c'est ce qu'on va supposer maintenant, pour simplifier.)
Mais on a évidemment \[f(B) \subset A^{\Gamma} ,\] et la condition est vérifiée si on suppose \[A^{\Gamma} = k \cdot 1_A .\] (C'est là une condition pas toujours vérifiée, même dans des cas raisonnables, à cause de la car. 2. Mais si 2 est inversible dans \(k\), c'est toujours vrai sous les conditions précédentes).
118En effet, si \(x \in A\), \(\sigma_i(x) = x\) signifie […] \[T_i(x) - x = x \quad \text{i.e.} \quad 2x = T_i(x) ,\] et si c'est vrai pour \(i = 1, 2, 3\) on trouve \[6x = \underbrace{T_1(x) + T_2(x) + T_3(x)}_{= 2x + T_{A/k}(x) \ \text{cf. plus haut}}\] d'où \[4x = T_{A/k}(x)\] ce qui implique, si 2 inv., \[x = \tfrac{1}{4} T_{A/k}(x) \in k \qquad \text{OK.}\]
[…] […] […] […] […] […] \(A^{\Gamma} = k \cdot 1_A\) deux lignes barrées de croix.
Proposition. Supposons les \(A_i\) des alg. quadratiques étales, que \(k \to A\) soit injectif, que les \(\alpha_i(A_i) \subset A\) engendrent l'algèbre \(A\) i.e. \(\bigotimes A_i \to A\) épi. (donc \[\mathcal{X} = \mathrm{Spec}\, A \to X_1 \times_k X_2 \times_k X_3\] est une immersion) (enfin \(A^{\Gamma} = k \cdot 1_A\), […] […]). Alors la situation […] ⌜[…]⌝ se déduit de la situation […] \[\mathcal{X} \to X_1 \times X_2 , \quad \mathcal{X} \to X_2 \times X_3 , \quad \mathcal{X} \to X_3 \times X_1\] sont des iso., \(\mathcal{X}\) est ⌜fini⌝ étale sur \(X = \mathrm{Spec}\, k\).
Et la situation se déduit par twist de celle […] \(I_1\), \(I_2\), \(I_3\), ens. à deux élts munis d'une trivialisation \(\varepsilon\) de \(I_1 \wedge I_2 \wedge I_3\), et de \[J \subset I_1 \times I_2 \times I_3 , \qquad J = \{ (a_1, a_2, a_3) \in I_1 \times I_2 \times I_3 \mid a_1 \wedge a_2 \wedge a_3 = \varepsilon \}\]
119Inversement, ⌜dans⌝ une telle situation tordue, \(A\) est une algèbre étale quadratique sur chacun des \(A_i\), donc on a une situation biquadratique ⌜étale⌝, et de plus les hypothèses ci-dessus (en particulier \(A^{\Gamma} = k \cdot 1_A\)) sont satisfaites.
Il suffit Seule la première partie, directe, demande un peu de soin. OPS \(X_1\), \(X_2\), \(X_3\) […] \(I_{1X}\), \(I_{2X}\), \(I_{3X}\), et ⌜la section constante⌝ la section ⌜rev. trivialisé de \(X_1 \wedge X_2 \wedge X_3 = (I_1 \wedge I_2 \wedge I_3)_X\)⌝ constante. […] On a alors \[\mathcal{X} \subset J_X\] et tout résulte du lemme suivant
Lemme. Soit \(\Gamma\) un groupe, opérant de façon transitive sur un ens. \(J\), et considérons un sous-schéma ⌜fermé⌝ \(\mathcal{X}\) de \(X_J\) (où \(X = \mathrm{Spec}\, k\)) tel que
- a)\(\mathcal{X}\) est stable sous \(\Gamma\), et
- b)l'homomorphisme \(k \to \Gamma(X_J, \mathcal{O}_{X_J})\) \((\simeq k^J)\) est injectif.
en b), on attendrait l'anneau de \(\mathcal{X}\) plutôt que celui de \(X_J\) ; transcrit tel quel. Alors \(\mathcal{X} = X_J\), donc \(\mathcal{X}\) est étale sur \(X\) (c'est fini étale si \(J\) est fini).
En effet, soit \(j \in J\), considérons le composant \(X_j\) de \(X_J\), \(X_j \xrightarrow{\ \sim\ } X\), et \(\mathcal{X}_j = X_j \cap \mathcal{X}\), il correspond à un sous-schéma fermé de \(X\) donc à un idéal \(\mathfrak{J}_j\) de \(k\). À cause de l'action de
120\(\mathcal{X}\) sous \(\Gamma\), et de la transitivité de \(\Gamma\) sur \(J\), on voit que cet idéal \(\mathfrak{J}_j\) ne dépend pas de \(j\). D'autre part, l'intersection des \(\mathfrak{J}_j\) est évidemment le noyau de \[k \to \Gamma(X_J, \mathcal{O}_{X_J}) \simeq k^J .\] Comme celui-ci est nul, on a \(\mathfrak{J}_j = 0\) pour tout \(j\), donc \[\mathcal{X}_j = X_j \qquad \text{donc} \qquad \mathcal{X} = X_J \qquad \text{OK.}\]
Ce résultat vaut sans restrictions de caractéristiques, mais il concerne la situation standard étale, très restrictive. J'ai envie de vérifier que dès qu'on a trois rev. quadratiques \(X_1\), \(X_2\), \(X_3\) de \(X\), et une section \(\varepsilon\) de \(X_1 \wedge X_2 \wedge X_3\), sans condition étale, on en déduit sur \[\mathcal{X} = \pi^{-1}(\varepsilon) \qquad \bigl(\pi : X_1 \times_X X_2 \times_X X_3 \to X_1 \wedge X_2 \wedge X_3\bigr)\] une structure biquadratique par rapport aux \(X_i\). Ceci doit généraliser la structure biquadratique connue sur un \(X_1 \times X_2\), par les applications
LaTeX source
\begin{tikzcd}[row sep=small]
& X_1 \\
X_1 \times X_2 \arrow[ur] \arrow[r] \arrow[dr] & X_2 \\
& X_3 = X_1 \wedge X_2
\end{tikzcd}
comme on va le voir de suite. l'argument se poursuit au-delà du lot.