Cote n° 83 · batch 9 · pages 161–180 · Transcription · [Icosaèdres, bi-icosaèdres et algèbres d'Azumaya de rang 4] : notes manuscrites (1982-1983, 1986, s.d.).
Datation de l’inventaire : 1982-1986
Édition de démonstration

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161la page s'ouvre sur une phrase complète ; l'argument (revêtements quadratiques, torseurs, produit \(\ast\)) vient des pages qui précèdent le lot. La catégorie donnée d'un rev. quadratique \(X\) de \(S\), revient : la donnée d'un fibré inv. \(L\) inversible et d'un div. quadr. dans \(\check{\mathbb{V}}(L)\) (fini sur \(X\)), ou encore : \(L\) et la fonction de degré \(\leq 2\) sur \(\check{\mathbb{V}}(L)\), dont la partie homogène est \(u \mapsto u^{\otimes 2}\).

(Dualement, cela revient L'algèbre de \(X\) dans le dual ⌜\(H \simeq E\otimes L^{-1}\)⌝ de \(E\), l'unité étant le dual de l'augmentation \(E \to k\). La transformation par \(\otimes L^{-1}\) de \(q\) sur une forme quadratique sur \(H\), (on sait la former déterminant) égale à \(1\) sur \(\mathbf{1}\). Il y a sur \(E\) une unique structure multiplication d'alg. quadratique, pour laquelle \(1\) est unité et \(q_H\) est le déterminant. On récupère \(\mathrm{Tr}\) comme via la forme bil. associée à \(q_H\) comme \(x \mapsto \varphi_{q_H}(1,x)\), et dualement sur \(L\), on récupère \(t \in E\), comme par la formule \[\varphi_{q_E}(u, x) = u \otimes (x \wedge t) \in L^{\otimes 2}, \qquad u \in L,\; x \in E,\; x\wedge t \in \det E \simeq L .\] après \(=\) il a d'abord écrit, puis biffé, un symbole devant \((x\wedge t)\), et devant \(= L^{\otimes 2}\) un groupe de lettres biffé et illisible. Attention aux conv. de signe !

162Ceci définit ⌜(via \(t\))⌝ une involution sur \(E\) compatible avec l'augmentation, i.e. une involution sur \(A\) i.e. sur \(\check{\mathbb{V}}(A)\), laquelle laisse le diviseur \(X\) invariant et y induit l'involution canonique.

Attention, si on se donne d'avance une involution sur \(L\), et cherche les div. quadr. sur \(\check{\mathbb{V}}(L)\) qui sont stables ⌜la respectent, celles-ci étant stables par l'involution,⌝ ce qui est par […], mais cette condition n'est pas suffisante – en car. 2, on peut prendre l'involution identique, alors qu'il y a des diviseurs quadratiques ([…]) pour lesquels l'involution n'est pas l'identité !) Mais car 2 inv., cette difficulté disparaît – cela se résume : un \(H\) div. sur \(\check{\mathbb{V}}(L)\) \(E\), stable par \(\lambda \mapsto -\lambda\), est bien l'image inverse par \(L \xrightarrow{u \mapsto u^{\otimes 2}} L^{\otimes 2}\) d'un […] \(\xi \in L^{2}\). (Il suffit \(=\) que \(2\) ne soit pas div. de zéro […] pour que cette dernière propriété soit vraie – mais pour l'étendre aux \(A\)-affines quelconques il faut supposer que l'involution sur \(A\) a un point fixe…)

163donc l'application \[\xi \longmapsto q_\xi, \qquad A \ast A \longrightarrow \left\{\text{formes quadratiques sur } E \text{ qui sont compatibles à } t\right\}\] est compatible avec l'application \[A^{\otimes 2} \longrightarrow L^{\otimes 2}, \qquad \alpha \longmapsto -\alpha\] via les modules d'opérateurs ⌜modules de translations⌝. Donc il sera vérifié dès que notre convention, et pour prendre \(q_\xi\) tel que \[\xi + q_\xi(x) = x \ast x .\] après \(=\) il a d'abord écrit puis biffé un \(x\) et une étoile, avant \(x \ast x\).

Ainsi, on a un isom. de torseurs \[\underbrace{\mathrm{Quadcomp}(E, \varepsilon, t)}_{\text{sur } (L,\sigma)} \simeq L \mathbin{\ast_\sigma} L\] moyennant quoi on les identifie les deux. Ceci posé, pour toute \(q \in L \ast_\sigma L\), le diviseur quadratique associé n'est autre que l'image inverse de la section \(q\) de \(\check{\mathbb{V}}(L \ast_\sigma L)\) par \(\mathbb{V}(L) \to \mathbb{V}(L \ast_\sigma L)\). « \(\mathrm{Quadcomp}\) » : lecture d'une abréviation (« Quad. comp. ») pour les formes quadratiques compatibles.

[…] En termes de coordonnées, i.e. choisissant une origine dans \(A\), de sorte que \(A\) s'identifie à \(L\), et \(t\) est une donné par \(\tau \in L\), \[\sigma_L(x) = \tau - x\] la page s'arrête ici ; la suite du calcul en coordonnées ne se trouve pas en tête de la page suivante, qui reprend autrement.

164Cherchons les formes quadratiques (sur \(E\)) sur \(E\) compatibles avec une involution ⌜i.e. avec un \(t \in E\) donné⌝ déjà donnée, (Il est immédiat que ces formes forment un torseur sous l'un des formes ⌜(à val. dans \(L^{\otimes 2}\))⌝ qui se factorisent par \(E/L \simeq k\), i.e. sous \(L^{\otimes 2}\) lui-même. Or on a déjà un tel torseur, savoir \(A \ast A\), et une application quadratique canonique \[A \longrightarrow A \ast A\] il a d'abord écrit, puis biffé, un second facteur après \(A \ast\) à gauche de la flèche. (compatible avec chgt de base « dans » défini sur les schémas correspondants) savoir \[x \longmapsto x \ast x .\] Ainsi, […] pour tout \[\xi \in A \ast A,\] si on dénote par \(q_\xi\) l'unique forme ⌜fonction⌝ ⌜polyn. de degré \(\leq 2\)⌝ quadratique \[q_\xi : A \longrightarrow L^{\otimes 2}\] qui satisfait \[\xi + q_\xi(x) = x \ast x \qquad \forall x \text{ dans } A\] on aura, pour \(\alpha \in L^{\otimes 2}\), remplaçant \(\xi\) par \(\xi + \alpha\) \[(\xi + \alpha) + q_{\xi+\alpha}(x) = x \ast x\] donc \[q_{\xi+\alpha}(x) = q_\xi(x) - \alpha \qquad \text{pour } x \in A, \text{ i.e. } \varepsilon(x) = 1\] sous \(-\alpha\) il écrit \(\overset{\shortparallel}{} -\alpha\,\varepsilon(x)^2\) : \(-\alpha\) y est égalé à \(-\alpha\,\varepsilon(x)^{2}\).

165On peut construire un torseur \(Q = Q(L,\sigma)\) sous \(L^{\otimes 2}\), et une fonction sous-quadratique \[A \longrightarrow Q\] dont la partie homogène soit \[u \longmapsto u^{\otimes 2} : L \longrightarrow L^{\otimes 2},\] et qui soit universelle pour ces propriétés, P[…] ceci, qui les fonctions […] ⌜de sorte que⌝ les sous-quadratiques à val. dans \(L^{\otimes 2}\) comp. avec \(\sigma\) soient simplement les compositions \[A \longrightarrow Q \longrightarrow L^{\otimes 2}\] sous la seconde flèche : « isom. des \(L^{\otimes 2}\)-tors. (correspondant au choix d'une origine) ». devant \(=\), dans \(Q = Q(L,\sigma)\), une lettre biffée en indice de \(Q\).

Pour vérifier […] que l'ens. des fonctions sous-quadr. (à valeurs dans \(L^{\otimes 2}\)) qui nous concernent, forment un torseur sous le module des formes quadr. qui se factorisent par \(E/E^{\circ} \simeq k\), lequel module est isomorphe à \(\mathrm{Quad}(k, L^{\otimes 2}) \simeq L^{\otimes 2}\). En termes

166de fonctions, sous-quadratiques sur \(A\), cela signifie simplement qu'elles forment un torseur sous \(L^{\otimes 2}\), par addition de fonctions constantes. Si \(\Lambda\) est ce torseur, on a \[\Lambda \times A \longrightarrow L^{\otimes 2}, \qquad (q, x) \longmapsto q(x)\] tel que \[(q + \alpha, x) \longmapsto q(x) + \alpha \qquad \alpha \in L^{\otimes 2}\] et on prend \[Q_\sigma = \mathrm{Hom}_{\text{torseurs inversés}}(\Lambda, L^{\otimes 2})\] d'où \[\Lambda \simeq \mathrm{Hom}_{\text{torseurs sous } L^{\otimes 2}}(Q, L^{\otimes 2})\] d'où canoniquement application can. \[A \longrightarrow Q_\sigma\] (c'est \(x \mapsto x \otimes \sigma x \in \mathrm{Sym}^2(E) \simeq \mathrm{Quad}(\check{E}, k) \simeq \mathrm{Quad}(E, L^{\otimes 2})\), \(\check{E} = E \otimes L^{-1}\)) la note entourée est dans la marge gauche, reliée à la flèche \(A \to Q_\sigma\) ; au-dessus de « torseurs sous \(L^{\otimes 2}\) », il a d'abord écrit « torseurs sur \(L^{\otimes 2}\) ».

Pour un choix Le choix d'une \(q\) ⌜(\(\in \Lambda\))⌝ […] : celui d'une section de \(L^{\otimes 2}\)-torseurs i.e. d'une origine dans \(Q_\sigma\) (car \(Q_\sigma \simeq \Lambda\), mais cette bijection renverse l'op. de \(L^{\otimes 2}\) en la symétrique \(-\)). Ceci dit, le diviseur quadratique ⌜\(X_q\)⌝ associé à une \(q\), correspondant à une section \(q\) de \(Q_\sigma\),

167n'est autre que l'image inverse de cette section.

On On voit que \(Q\) a bonne variance i.e. est celle des fonctions sous-quadratiques sur un torseur \(A\) dans un autre \(Q\), sous \(L^{\otimes 2}\) cette fois, « compatibles » avec […] (un r. de \(L\) dans \(L^{\otimes 2}\) et) \(t\) : ce sont les les ⌜fonctions⌝ quadratiques \[q : A \longrightarrow Q\] telles que \[q(x + \alpha) = q(x) \mathbin{\dot{-}} (t \wedge x) \otimes \alpha + \alpha \otimes \alpha , \qquad \alpha \in L,\ t \wedge x \in L .\] attention aux signes ! au-dessus du second \(\otimes\), un signe repassé, peut-être un premier \(\otimes\) biffé.

Donc telles fonctions ⌜sous⌝-quadratiques quadratiques affines ⌜[…]⌝ forment un contexte. Si on a une telle, cela fait \(Q\) iso. à […] puis […] une sol. des pbs universels. Et on vient de construire une telle à l'aide de \(L\). On peut Ainsi, à toute « droite affine » \(A\) a ⌜à⌝ involution on a associé \[Q(A, \sigma) = Q(A)\] et \(A \longrightarrow Q(A)\) rev. de degré 2. « \(\mathbin{\dot{-}}\) » : il écrit un signe moins surmonté d'un point.

168Considérons une addition \((A_1, \sigma_1)\), \((A_2, \sigma_2)\) de droites affines ⌜sous \(L_1\)⌝, ⌜sous \(L_2\)⌝ à involution, d'où \[A = \text{\struck{$Q(A_1$}}\ A_1 \ast A_2 \qquad \text{tors.\ sous } L_1 \otimes L_2 .\] Je dis que \[\underbrace{Q(A)}_{\text{sous } L^{\otimes 2}} \simeq \underbrace{Q(A_1)}_{\text{sous } L_1^{\otimes 2}} \ast \underbrace{Q(A_2)}_{\text{sous } L_2^{\otimes 2}} \qquad \text{(iso.\ canonique)}\] ?? dans la première ligne, \(A =\) est suivi d'un « \(Q(A_1\) » biffé, puis \(A_1 \ast A_2\) ; dans \(Q(A_1) \ast Q(A_2)\), l'étoile est écrite par-dessus un autre signe.

Pour le voir nous […] : cette formule, se déduit d'une définition sur une involution naturelle \(Q(A)\) […].

En tout cas, en termes on a une application comme […] celle : \[Q(A_1) \times Q(A_2) \longrightarrow Q(A), \qquad q_1, q_2 \longmapsto q_1 \otimes q_2 \,|\, A_1 \ast A_2 \subset E_1 \otimes E_2\] donnée en termes de co[…] qui s'explicite ainsi, si on choisit […] ⌜pt base⌝ \(o_1 \in A_1\), \(o_2 \in A_2\), de sorte que \[A_i \simeq A_i^{\circ}, \qquad \sigma_i \text{ devient } x \longmapsto b_i - x\] les formes quadratiques sur \(A_i\) compatibles ⌜compatibles⌝ à \(\sigma_i\) s'écrivent \[q_{c_i} \text{ ou } q_{b_i, c_i} : x_i \longmapsto x_i^2 - b_i x_i + c_i , \qquad c_i \in L^{\otimes 2} \text{ \uncertain{comme}}\] et on a alors \[q_{c_1} \otimes q_{c_2} = q_c : x \longmapsto x^2 - (b_1 b_2) x + (b_2^2 c_1 + b_1^2 c_2 - 4 c_1 c_2) , \qquad x \in L_1 \otimes L_2 .\] la formule pour \(q_{c_1}\otimes q_{c_2}\) est écrite en bas de page sans être contrôlée ; dans \(-b_i x_i\), le \(b_i\) est écrit par-dessus une autre lettre ; dans \(b_2^2 c_1\), le \(b_2\) est repassé.

169i.e. \[q_{c_1} \otimes q_{c_2} = q_c \qquad c = b_2^2 c_1 + b_1^2 c_2 - 4 c_1 c_2\] Cela montre que pour \(\alpha_1 \in L_1^{\otimes 2}\), on a \[(q_1 + \alpha) \otimes q_2 = q_1 \otimes q_2 + \ddot{\alpha}\, \delta_2(q_2), \qquad \alpha \in L_1^{\otimes 2},\ \delta_2(q_2) \in L_2^{\otimes 2}\] (il suffit de faire \(c \mapsto c + \alpha\) dans la formule pour \(c\)) et de même \[q_1 \otimes (q_2 + \beta) = q_1 \otimes q_2 + \delta_1(q_1)\, \beta\] où \[\delta_1(q_{c_1}) = b_1^2 - 4 c_1, \qquad \delta_2(q_{c_2}) = b_2^2 - 4 c_2 .\] Ainsi, il faut également De plus \[\delta(q_1 \otimes q_2) = \delta(q_1)\, \delta(q_2), \qquad \delta(q_1) \in L_1^{\otimes 2},\ \delta(q_2) \in L_2^{\otimes 2},\] \(\delta(q_1\otimes q_2)\) discriminant des formes sur modules sous-jacents de \(A_1 \ast A_2 = A\), dans \((L_1 \otimes L_2)^{\otimes 2}\).

On trouve diagramme commutatif[]]

LaTeX source
\begin{tikzcd}[column sep=large]
A_1 \times A_2 \arrow[r, "\ast"] \arrow[d, "\pi_1 \times \pi_2"'] & A = A_1 \ast A_2 \arrow[d, "\pi_A"] \\
Q_1 \times Q_2 \arrow[r, "\otimes"] \arrow[d, "\delta_{A_1} \times \delta_{A_2}"'] & Q = Q_{A, \sigma_A} \arrow[d, "\delta_A"] \\
L_1^{\otimes 2} \times L_2^{\otimes 2} \arrow[r, "{\text{can}, \sim}"] & (L_1 L_2)^{\otimes 2}
\end{tikzcd}

où, en termes des coor choix des pts origines \(o_1\) dans \(A_1\), \(o_2\) dans \(A_2\), \(o_1 \ast o_2\) dans \(A = A_1 \ast A_2\), tout est explicité (identifiant \(A_1\), \(A_2\), \(A_1 \ast A_2\) à \(L_1\), \(L_2\) et \(L_1 \otimes L_2\) resp.) : il ouvre un crochet devant « On trouve » et le ferme après « commutatif » ; la flèche verticale de droite porte un \(\pi_A\) repassé.

170\[\begin{align*} x_1 \ast x_2 &= (o_1 + x_1) \ast (o_2 + x_2) = o_1 \ast o_2 + \bigl(x_1 \otimes (\overbrace{\sigma_2(o_2) - o_2}^{b_2})\bigr) \\ &\qquad + (\sigma_1(o_1) - o_1) \otimes x_2 - 2\, x_1 \otimes x_2 \\ &= o + \underbrace{x_1 \otimes b_2 + b_1 \otimes x_2 - 2\, x_1 x_2}_{x_1 b_2 + b_1 x_2 - 2 x_1 x_2} \end{align*}\] \(\pi_1 : A_1 \to Q\) transforme \(x_1\) en la forme \[\pi_1(x_1) = q_{x_1(b - x_1)} = \bigl(z_1 \mapsto z_1^2 - b_1 z_1 + x_1(b_1 - x_1) = (z_1 - x_1)(z_1 - (b_1 - x_1))\bigr)\] et de même pour \(\pi_2\), donc \(\pi_1(x_1) \otimes \pi_2(x_2)\) est la forme \[\begin{align*} z \longmapsto{}& z^2 - b_1 b_2 z + b_2^2 x_1(b_1 - x_1) + b_1^2 x_2 (b_2 - x_2) \\ &- 4 x_1 (b_1 - x_1) x_2 (b_2 - x_2) \end{align*}\] et \[\begin{align*} \pi(x_1 \ast x_2) &= \bigl(z \mapsto z^2 - \underbrace{b_1 b_2}_{b} z + \underbrace{(x_1 \ast x_2)(b_1 b_2 - x_1 \ast x_2)}\bigr) \\ &\qquad (x_1 b_2 + b_1 x_2 - 2 x_1 x_2)(b_1 b_2 - x_1 b_2 - b_1 x_2 + 2 x_1 x_2) \end{align*}\] la seconde ligne développe le terme sous l'accolade ; dans la dernière parenthèse, le signe devant \(b_1 x_2\) est repassé.

La calcul de l'égalité est un peu pénible, mais sa peut se faire (j'ai dû le simplifier précédemment par un autre biais, en choisissant \(q_1\), \(q_2\) et faisant la vérification en choisissant \(o_i = x_i\) tel que \(q_i(o_i) = 0\) i.e. il suffit de la faire pour \(x_1 = 0\), \(x_2 = 0\) ce qui est trivial.

On voudrait écrire \(Q(A) = Q(A\) \[Q(A_1 \ast A_2) \simeq Q(A_1) \ast Q(A_2)\] mais le second membre […] […] distributive principalement un […] n'y prête pas, […] les \(Q(A_i)\) ne sont pas ⌜à⌝ involution. Il faudrait reprendre en […] […] la formalisation ⌜dans⌝ un cadre plus général ! les dernières lignes de la page, serrées en bas du feuillet, sont d'une lecture très incertaine.

171Considérons une extension \[0 \longrightarrow E^{\circ} \longrightarrow E \xrightarrow{\ \varepsilon\ } F \longrightarrow 0, \qquad F \simeq E/E^{\circ}\] nous allons déterminer les involutions de \(E\), induisant \(-\mathrm{id}_{E^{\circ}}\) sur \(E^{\circ}\), et \(+\mathrm{id}_F\) sur \(F\). Une involution \(\sigma\) de \(E\) y […] […] propriété (involutif ou pas) liste étant tel que \[u(x) = x + \sigma(x) = 0 \quad \text{si } x \in E^{\circ}\] (exprimant que \(\sigma | E^{\circ} = -\mathrm{id}_{E^{\circ}}\)) donc \(u\) se factorise en \[\pi : F \longrightarrow E \qquad u = \pi \circ \varepsilon\] et \(u(x)\) \(\sigma\) s'exprime via \(\pi\) comme \[\underbrace{\sigma(x)}_{u(x)} = \pi(\varepsilon(x)) - x .\] Si on exprime maintenant que \(\sigma\) induit \(\mathrm{id}_F\) dans \(E/E^{\circ}\), on trouve la condition \[x \equiv \pi \varepsilon(x) - x \quad (E^{\circ}) \qquad \forall x \in E\] i.e. \[\pi \underbrace{\varepsilon(x)}_{y} \equiv 2x \qquad \forall x \in E\] ce qui signifie aussi que la \(\varepsilon\) des deux membres sont égaux, soit (posant \(\varepsilon(x) = y\)) \[\boxed{\varepsilon \pi(y) = 2y}\] Ainsi, \(\pi\) est « presque » une section, c'est une 2-section. Cela Plus généralement, si \(\lambda \in k\) et si on a une flèche

172\[\pi : F \longrightarrow E \quad \text{telle que} \quad \varepsilon \pi = \lambda\, \mathrm{id}_F ,\] cela signifie que l'extension \({}^{\lambda}E\) de \(F\) par \(E\), déduite de \(E\) par l'homom. \(\lambda\, \mathrm{id}_F\) de \(F\), i.e. par la \(\sigma\) induite par \(\lambda\, \mathrm{id}_E\) dans \(E\), est munie d'un scindage.

On dit que \(E\) est \(\lambda\)-scindée.

Si p. ex. \(F = k\) (cas d'un torseur \(A = \varepsilon^{-1}(1)\) sous \(E^{\circ}\)), la donnée de \(\pi\) (⌜\(: k \to E\)⌝) revient à : la donnée d'un élément \(t\) de \(E\), et la condition envisagée c'est que \[\varepsilon(t) = \lambda .\] Cela signifie aussi que le torseur \[\varepsilon^{-1}(\lambda) = {}^{\lambda}A\] \(\varepsilon^{-1}(A)\) déduit de \(A\) par l'homomorphisme \(\lambda\, \mathrm{id}_{A^{\circ} = E^{\circ}}\) sur le module des translations, est muni d'une section, « origine ». Dans l'explicitation \[x \longmapsto \lambda x \qquad A \longrightarrow {}^{\lambda}A\] compatible avec \(A^{\circ} \xrightarrow{\lambda\,\mathrm{id}} A^{\circ}\). dans \(\varepsilon^{-1}(\lambda)\), l'argument est écrit par-dessus un \(A\) ; « \(\lambda\,\mathrm{id}_E\) » est lu sous réserve.

173peut être interprétée, par l'identification \[{}^{\lambda}A \simeq A^{\circ}, \qquad x \longmapsto x - t\] comme une application de \(A\) dans \(A^{\circ}\), de façon précise en définissant \[u : A \longrightarrow A^{\circ} \qquad u(x) = \lambda x - t\] application affine compatible avec \[A^{\circ} \xrightarrow{\ \lambda\,\mathrm{id}_{A^{\circ}}\ } A^{\circ}\] et inversement une telle application […] ⌜s'interprète comme une⌝ applic. en \(A^{\circ}\)-tels arrivées \({}^{\lambda}A \simeq A^{\circ}\), donc ⌜i.e. choix d'une origine⌝ ⌜* dans \({}^{\lambda}A\)⌝. Dans le cas où \(\lambda = 2\), pour une involution de \(F\) […] sur […] dans […] dessus, on a donc \[u(x) = 2x - t = -(\sigma(x) - x),\] c'est donc ce qui signifie précisément notre formule \[\sigma(x) - x .\] les ajouts interlinéaires de la seconde moitié de page, serrés au-dessus de la ligne, sont lus sous toute réserve.

Or dans notre construction des \(\ast A_i\), ce sont ces applications \(u_i(x)\) : […] car ce qui revient au même, au signe près, les \(\sigma_i(x_i) - x_i\) qui jouaient le rôle crucial. Il […] s'agit pas Cette application \(u(x)\) étant affine, se prolonge linéairement en \[E \xrightarrow{\ u\ } A^{\circ} \qquad u(x) = \lambda x - \underbrace{\varepsilon(x)\, t}_{= \pi \varepsilon(x)}\] dans la dernière formule, \(\lambda x\) est écrit par-dessus un autre symbole.

174Revenons au cas d'une ext. générale \[0 \longrightarrow E^{\circ} \longrightarrow E \longrightarrow F \longrightarrow 0, \qquad F \simeq E/E^{\circ}\] et d'une \(\lambda\)-section \[\pi : F \longrightarrow E ,\] associons lui \[\begin{gather*} u = u^{\pi} : E \longrightarrow E^{\circ} \\ u^{\pi}(x) = \lambda x - \pi \varepsilon(x) \end{gather*}\] le premier \(u\) est écrit par-dessus un \(\pi\) biffé. Elle envoie bien \(E\) dans \(E^{\circ}\), car \[\varepsilon u(x) = \lambda \underbrace{\varepsilon(x)}_{y} - \varepsilon\pi(\varepsilon(x)) = \lambda y - \underbrace{\varepsilon\pi(y)}_{\lambda y} = 0\] d'autre part \(u\) restreinte à \(E^{\circ}\) est \(\lambda\, \mathrm{id}_{E^{\circ}}\) \[u | E^{\circ} = \lambda\, \mathrm{id}_{E^{\circ}} \qquad \text{i.e. } u(x) = \lambda x \text{ si } x \in E^{\circ}\] C'est la version duale des \(\lambda\)-scindages. On récupère \(\pi\) par \(u\), par la formule \[\pi(\varepsilon(x)) = \lambda x - u(x)\] en notant que le second membre se factorise bien par \(F\), car il est nul sur \(E^{\circ}\). La donnée de \(\pi\) et de \(u\) est équivalente. Mais c'est \(u\) qui sera utilisé pour la définition des \(\ast\).

175On se fixe un \(\lambda \in k\), et on travaille avec les extensions \(\lambda\)-scindées. […] […] Si […] de telles \[0 \longrightarrow E_i^{\circ} \xrightarrow{\ i_{E_i}\ } E_i \longrightarrow F_i \longrightarrow 0 \qquad u_i \circ i_{E_i} = \lambda\, \mathrm{id}_{E_i^{\circ}}\] sous la flèche \(E_i^{\circ} \to E_i\), une flèche courbe étiquetée \(u_i\) revient de \(E_i\) vers \(E_i^{\circ}\) ; à droite de la formule, « \(\lambda\) indépendant de \(i\) », doublement souligné. et un module \(B\), sur \(k\). […]

On appelle \(\lambda\)-accouplement : à valeurs dans \(B\), une couple \[\textstyle\prod E_i \xrightarrow{\ f\ } B \qquad \prod E_i^{\circ} \xrightarrow{\ f^{\circ}\ } B\] d'applications multilinéaires, satisfaisant \[\begin{align*} f(x_1, \ldots, x_i + \alpha_i, \ldots, x_n) &= f(x_1, \ldots, x_i, \ldots, x_n) \\ &\quad + f^{\circ}(u_1(x_1), \ldots, \alpha_i, \ldots, u_n(x_n)) \end{align*}\] Prenant les \(x_i\) dans \(E_i^{\circ}\), on trouve \[f(\alpha_1, \ldots, \alpha_i, \ldots, \alpha_n) = \lambda^{n-1} f^{\circ}(\alpha_1, \ldots, \alpha_i, \ldots, \alpha_n)\] (on a pris \(x_j = \alpha_j\) pour \(j = 1, \ldots, \hat{\imath}, \ldots, n\), et \(x_i = 0\)). On […] – une solution du pb universel, notée \[\mathop{\ast}_{i,\lambda} E_i \qquad (E_1 \mathbin{\ast_\lambda} E_2 \text{ etc.})\] l'indice \(\lambda\) rappelant que c'est relatif à un choix de \(\lambda\)-trivialisations des extensions envisagées. L'expression \(\mathop{\ast}_{i,\lambda} E_i\) se construit

176comme quotient […] de \[\textstyle\bigotimes_i E_i \oplus \bigotimes_i E_i^{\circ}\] et on a une suite exacte \[\textstyle\bigotimes_i E_i^{\circ} \longrightarrow \mathop{\ast}_{i,\lambda} E_i \longrightarrow \bigotimes_i F_i \longrightarrow 0\] qui correspond au fait que les systèmes \((f, f^{\circ})\) pour lesquels \(f^{\circ} = 0\), s'identifient aux \(f\) qui se factorisent par les \(F_i\). L'application \(\bigotimes E_i^{\circ} \xrightarrow{\ i_\ast\ } \mathop{\ast}_{i,\lambda} E_i\) n'est sans doute pas toujours injective, mais je dis qu'elle l'est si le choix des scindages des extensions \(E_i^{\circ} \to E_i\) dépend d'un nouveau : générateur des \(\mathrm{ing}_i\). la fin de la phrase (« dépend … \(\mathrm{ing}_i\) ») est d'une lecture très incertaine.

En effet, écrivons \[E_i \simeq E_i^{\circ} \oplus F_i\] la donnée des \(u_i\), déjà connue sur \(E_i^{\circ}\) (égale à \(\lambda\,\mathrm{id}\)) équivaut à la donnée des \[t_i : F_i \longrightarrow E_i^{\circ}\] le \(t_i\) est écrit par-dessus un \(b_i\).

177l'homomorphisme voulu de […] \(E_1 \mathbin{\ast_\lambda} E_2\) dans \(E_1^{\circ} \ast E_2^{\circ}\).

Pour préciser : la linéarité étant une condition […] l'injectivité si les \(F_i\) sont plats.

Il faut définir un \(\lambda\)-scindage canonique, sur \(\mathop{\ast}_{i} E_i\), donc il faut définir \[\mathop{\ast}_{i} E_i \longrightarrow \textstyle\bigotimes E_i^{\circ}\] qui sur \(\bigotimes E_i^{\circ}\) donne la valeur \(\lambda\,\mathrm{id}\). Il faut donc trouver un \(\lambda\)-accouplement à valeurs dans \(\bigotimes E_i^{\circ}\).

On a tout ce qu'il faut : \[f = \textstyle\bigotimes u_i : \bigotimes E_i \longrightarrow \bigotimes E_i^{\circ}\] \[f(x_1, \ldots, x_n) = u_1(x_1) \otimes \cdots \otimes u_n(x_n)\] \[\begin{align*} f(x_1 + \alpha_1, x_2, \ldots, x_n) &= (u_1(x_1) + \lambda\alpha_1) \otimes u_2(x_2) \otimes \cdots \otimes u_n(x_n) \\ &= f(x_1, \ldots, x_n) + \underbrace{\lambda\alpha_1}_{\text{\struck{\ill{}}}} \otimes u_2(x_2) \otimes \cdots \otimes u_n(x_n) \end{align*}\] donne comme application \[f^{\circ}(\alpha_1, \ldots, \alpha_n) = \lambda\, \alpha_1 \otimes \cdots \otimes \alpha_n\] du moment que les termes […] précédents […]. la fin de la page est d'une lecture très incertaine. mais il faudrait remplacer \(\bigotimes E_i\) par un quotient – on prend bien un […] dans les données \(F_i \xrightarrow{\beta_i} E_i\) pas seulement injectives mais scindées, données d'un \(u_i : E_i \to E_i^{\circ}\), avec \(u_i \beta_i \equiv \lambda\,\mathrm{id}_{F_i}\) […] la note marginale est écrite en oblique dans le coin inférieur gauche du feuillet ; la seconde ligne de la formule développée porte, sous \(\lambda\alpha_1\), un groupe raturé illisible ; la congruence finale de la note marginale est lue sous réserve.

178Ceci dit, pour définir un ⌜[…]⌝ \(f\) ([…] convenable) pour un \(f^{\circ}\) déjà donné, on peut se donner arbitrairement \(g\) ⌜(soit \(g\))⌝ sur \(\bigotimes F_i\) (comme application multilin.)

On aura alors Faisons le calcul pour deux facteurs.

On pose (notant \(x_i \in F_i\), \(\alpha_i \in E_i^{\circ}\)) \[\begin{align*} f(\underbrace{x_1 + \alpha_1}_{X_1}, \underbrace{x_2 + \alpha_2}_{X_2}) &= g(x_1, x_2) + \text{\struck{\ill{}}}\, f^{\circ}(\alpha_1, b_2(x_2)) \\ &\quad + f^{\circ}(b_1(x_1), \alpha_2) + \lambda \underbrace{f^{\circ}(\alpha_1, \alpha_2)}_{\substack{\shortparallel \\ f^{\circ}(u_1(\alpha_1), \alpha_2) \\ = f^{\circ}(\alpha_1, u_2(\alpha_2))}} \end{align*}\] devant le premier \(\lambda f^{\circ}(\alpha_1,\alpha_2)\) le \(\lambda\) semble ajouté après coup ; sous \(X_1\) le \(X\) est repassé.

Il suffit de vérifier que \(f\) satisfait aux deux conditions. Or en remplaçant \(\alpha_1\) par \(\alpha_1 + \alpha'_1\), on obtient \[\begin{align*} f(X_1 + \alpha'_1, X_2) &= f(X_1, X_2) + f^{\circ}(\alpha'_1, \underbrace{b_2(x_2)}) \\ &\quad + \lambda f^{\circ}(\alpha'_1, \alpha_2) \end{align*}\] et on veut \[= f(X_1, X_2) + f^{\circ}(\alpha'_1, \underbrace{u_2(X_2)}_{b_2(x_2) + \lambda\alpha_2}) \qquad \text{OK.}\]

Prenons pour \(B\) le produit tensoriel \(E_1^{\circ} \otimes E_2^{\circ}\), pour \(f^{\circ}\) l'accouplement can., et \(g = 0\), on trouve la page s'achève sur « on trouve » ; la suite est en tête de la page suivante.

179\[f(x_1, \ldots, x_n) = f^{\circ}(\alpha_1, u_2(x_2), \ldots, u_n(x_n)) .\] la formule est reprise telle qu'écrite, avec \(\alpha_1\) en premier argument ; un mot (« avec ») précède \(f^{\circ}\).

On a \(\ast_{i}\), […] – une opération interne \(\ast\) dans la catégorie des extensions \(\lambda\)-scindées (à quotients \(F_i\) plats, au besoin), et une particularité dans le tensoriel gerbe des torseurs \(\lambda\)-scindés (cas où les \(F_i\), sont \(\simeq k\), \(\bigotimes F_i \simeq k\) canon.!). Mais à cela […] – […] à la commutativité, la vérifier lors de démontrer (à vérifier lemme compatibilité !), a-t-on une unité ?

Il faudrait pour ce faire, […] pour une unité, prendre \[0 \longrightarrow E^{\circ} \longrightarrow E \longrightarrow F \longrightarrow 0,\] où \(E^{\circ}\) et \(F\) soient unités pour le \(\otimes\) ordinaire, donc i[…] \(\simeq k\). \[0 \longrightarrow k \longrightarrow E \longrightarrow k \longrightarrow 0\] […] Choisissons le scindage, alors le \(\lambda\)-scindage sera défini par un […] \(t : k \xrightarrow{\ \beta\ } k\) i.e. \(\beta \in k\). J'aimerais prendre \(\beta = 1\). Prenons plus généralement \(\beta\) quelconque, je dis que \[E_\beta \mathbin{\ast_\lambda} E_2 \simeq \beta E_2 ,\] où […] \(\beta E_2\) trivialisation de celle de \(\beta u_2\) déduite de \(E_2\). NB Si les ext. \(E_i\) sont munies de scindages et donc de structures de \(\lambda\)-triv. définies par des \(t_i : F_i \to E_i^{\circ}\), alors la \(\lambda\)-trivialisation de \(\ast E_i\), scindée elle aussi, est définie par \(t : \bigotimes F_i \to \bigotimes E_i^{\circ}\) […] la note marginale est écrite en oblique dans le coin supérieur gauche du feuillet ; sa fin, qui se perd dans le corps du texte, est illisible. Dans la ligne « donc \(\simeq k\) », un mot biffé commençant par \(i\) précède \(\simeq k\).

180Ce faisant les \(E \mapsto {}^{\beta}E\) […] sont des équivalences de cat. ssi \(\beta\) est inversible dans \(k\) – et si \(\beta = 1\), on retrouve \({}^{1}E = E\).

En termes intrinsèques, […] pour que les \(M\) \(\lambda\)-trivialisés, les conditions suivantes sont équivalentes

  1. \(M \mathbin{\ast_\lambda} ?\) est une équivalence sur la cat. des \(\lambda\)-trivialisées
  2. \(M^{\circ} \to M\) injectif, \(\underset{L'}{M^{\circ}}\) et \(\underset{L''}{M/M^{\circ}}\) inversibles, \(M \xrightarrow{u} M^{\circ}\) est surjectif

    (en termes d'[…] un scindage est quelconque que l'idéal donné des valeurs de \(L' \otimes L^{-1} \xrightarrow{\beta} k\) et \(\lambda k\) est \(k\))

  3. \(M\) inv. pour \(\mathbin{\ast_\lambda}\)

la liste s'arrête sur l'item 3 ; le bas de la page est blanc, et la question de l'unité pour \(\ast_\lambda\) reste ouverte à la fin du lot. Les lectures de la parenthèse sous l'item 2 sont très incertaines ; dans \(L' \otimes L^{-1}\), l'exposant de \(L'\) est lu sous réserve.