Cote n° 83 · batch 5 · pages 81–100
· Transcription · [Icosaèdres, bi-icosaèdres et algèbres d'Azumaya de rang 4] : notes manuscrites (1982-1983, 1986, s.d.).
Datation de l’inventaire : 1982-1986
Édition de démonstration
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81L'argument vient de la page précédente, hors du lot : les relations (1), (2), (3) (Hamilton–Cayley, « H.C. ») et la numérotation des formules y ont été posées. de la première des relations \[(5)\qquad \begin{cases} \operatorname{Tr} 1 = 2 \\ \det 1 = 1 \end{cases}\] ⌜Dont la 2°⌝ lesquelles se déduit […] de (2) en y faisant \(u=1\) (et \(\det 1 = 1\) est donné comme connu).
En polarisant (2), on trouve pour \(u, v \in A\) (tenant compte de (3)) \[(6)\qquad uv + vu - (\operatorname{Tr} u)v - \operatorname{Tr}(v)u + \bigl(\operatorname{Tr} u \operatorname{Tr} v - \operatorname{Tr}(uv)\bigr)1 = 0\] soit \[(6')\qquad uv + vu = \operatorname{Tr}(v)u + (\operatorname{Tr} u)v + \bigl(\operatorname{Tr}(uv) - \operatorname{Tr} u \operatorname{Tr} v\bigr)1 .\] la page porte, en travers de (6) et (6'), plusieurs lignes obliques serrées que la lecture ne démêle pas ; on y lit « (6') résulte de […] », « NB Cette relation […] », « identité », « (2), (3), (6) », et un renvoi « (6'') ». La ligne biffée qui suit (6') commence par On peut déduire. […] \((6'')\) […]
\(k.1 + ku + kv + \ill{}\) […] opposé opposé […] \(kl + ku + kv\).
Proposition. Soit Soit \(A\) […] (1) (2) (3) (donc (6')). Alors \(\forall u, v \in A\), \(k + ku + kv + k.uv\) le sous-module engendré par \(1, u, v, uv\) est une sous-algèbre.
Il suffit de voir que le produit de
82deux éléments parmi les éléments \(1, u, v, uv\) est dans ce sous-module. Il suffit de le voir pour deux tels éléments distincts de \(1\). On […] suit un tableau biffé : \(u.u = \det(u)1 + (\operatorname{Tr} u)u + \ldots\), \(u.v = 0.1 + 0.u + 0.v + 1uv\), \(u.uv = \ldots\)
\[u^2,\ v^2,\ uvuv,\ uv,\ u^2v,\ vu,\ vuv,\ uvu,\ uv^2\] Or \[\begin{aligned} u^2 &= \operatorname{Tr}(u).u - \det(u).1 && \text{(2) pour } u\\ v^2 &= \operatorname{Tr}(v).v - \det(v).1 && \text{(2) pour } v\\ uv &= 1.uv && \text{tautol.}\\ vu &= -1.uv + \operatorname{Tr}(v)u + \operatorname{Tr}(u)v + \bigl(\operatorname{Tr}(uv) - \operatorname{Tr} u \operatorname{Tr} v\bigr)1 && \text{(relation (6'))} \end{aligned}\]
Ce sous-module \(V\) est stable par multiplication ⌜à gauche⌝ par \(1, u, v\), \(uv\) […] […] […] \(uv\), et (compte 1). Donc il suffit de voir que \(ux, vx \in V\), si \(x \in V\). Il suffit de prendre pour \(x\) un des générateurs \(1, u, v, uv\). Le cas \(1\) étant trivial, il reste \[u^2,\ uv,\ u^2v,\ vu,\ v^2,\ vuv = \struck{\ill{}}\,(vu)v .\] Pour \(u^2, v^2\) on utilise H.C. (3), pour \(uv\) c'est tautologique, pour \(u^2v\) cela résulte de l'expression de \(u^2\) (H.C.), pour \(vu\) on utilise (6'), qui s'écrit \[\text{\struck{$vu = \ill{} + \operatorname{Tr}(v).u +$}}\] \[(6'')\qquad vu = \bigl(\operatorname{Tr}(uv) - \operatorname{Tr} u \operatorname{Tr} v\bigr)1 + \operatorname{Tr}(v)u + \operatorname{Tr}(u)v - uv .\] Enfin pour […] \(vuv = (vu)v\), on multiplie la relation (6'') à droite par \(v\), on utilise H.C. pour \(v\) (pour se débarrasser des termes en \(v^2\)).
83Finalement, on trouve une « table de multiplication » pour une \(k\)-algèbre libre de rang 4 (dont \(V\) sera quotient) en termes de 5 éléments de \(k\) \[(7)\qquad \begin{cases} b = \operatorname{Tr} u,\ c = \det u \\ b' = \operatorname{Tr} v,\ c' = \det v \\ t = \operatorname{Tr}(uv) \end{cases}\] (permet de décrire \(k[u] = k[T]/(T^2 - bT + c)\) (si \(k \cap k.u = \{0\}\))) (id pour \(k[v]\))
avec comme base \(1, u, v, uv\) (les analogues qu'on considère étant de la nouvelle algèbre). On appelle cette algèbre \[(8)\qquad M(b, c;\, b', c';\, t) .\] On vérifie qu'elle existe (i.e. indépendamment de la donnée du (7)) pour toute la donnée […] \[(9)\qquad (b, c, b', c', t) \in k^5 .\] En fait, on a une alg. universelle sur \[\mathbf{Z}[B, C, B', C', T]\] où \(B, C, B', C', T\) sont des indéterminées.
Vérification. On écrit une table de multiplication explicite en utilisant H.C. pour \(u\) et \(v\) et (6) alias (6') (pour \((u, v)\)),
84et on vérifie l'associativité. De plus, on prolonge \(\operatorname{Tr}\) à \(V\) par linéarité, et \(\det\), pour d'abord sur \(\underbrace{k[u]}_{A_1} \subset M\) et \(\underbrace{k[v]}_{A_2} \subset M\) (où c'est la norme \(\det(u)'\) des algèbres quadratiques, \(\operatorname{Tr}\) y étant la trace) puis sur \[M = k[u] \oplus k[v]\] au-dessus et à côté de cette égalité : « iso » et « (à cause des […] identité) », qu'on ne démêle pas. par \[(10)\qquad \det(u_1 + v_1) = \underbrace{\det u_1}_{N_{A_1/k}(u_1)} + \underbrace{\det v_1}_{N_{A_2/k}(v_1)} + \operatorname{Tr} u_1 \operatorname{Tr} v_1 - \operatorname{Tr}(u_1v_1)\] le premier terme est écrit \(\det(x_1 + v_1)\) sur la page, avec une surcharge ; on lit \(u_1\) par la suite de la formule.
Ceci dit, on « vérifie » […] que \(\det\) est quadratique et multiplicative, que l'on a la relation de Hamilton–Cayley et les relations (3).
En fait, je n'ai pas eu à faire la vérification, car je sais il suffit de le faire (par principe de prolongement des id. alg.) pour un sur un […] […] dense, […] […] \[\delta \overset{\text{déf}}{=} b^2 - 4c \text{ inv.}, \qquad \delta' \overset{\text{déf}}{=} b'^2 - 4c' \text{ inv.}\] (i.e. \(A_1, A_2\) étales sur \(k\)), et on voit ⌜pour \(b, c, b', c'\) donnés, ainsi,⌝ que l'on peut réaliser (pour alors (pour […] la répartition \((b, c\)
85la répartition \((b, c, b', c', t)\) « pour presque tout \(t\) » ⌜et toute \(c\)⌝ ⌜par deux éléments \(u, v\)⌝ donnant l'alg. de Matrices ⌜\(M = M_2(k)\)⌝. En effet, pour […] […] \(u, v\) on localise pour que \(A_1, A_2\) soient diagonalisables (\(\simeq k \times k\)), on réalise comme sous-algèbres de […] […], […] […] de […] pour plonger les \(A\), i.e. par \(u \in A\), \(v \in A\).
Bien sûr, on n'a […] pu […] pu préjuger de la valeur de \(\operatorname{Tr} uv\). Mais considérons, pour
Lemme. Soient \(u, v \in A\) (\(\simeq M_2(k)\)) qui […] engendrent \(k[u]\), \(k[v]\) étales de rang 2 sur \(\operatorname{Spec} k\). Considérons pour \(\Theta\) variable dans \(A^*\) \[\operatorname{Tr}(u\Theta(v)), \qquad \Theta(v) \overset{\text{déf}}{=} \Theta v \Theta^{-1} .\] On trouve un morphisme de schémas \[\check{\mathbb{V}}(A) \longrightarrow \mathbb{E}^1_k \;(= \operatorname{Spec} k[T])\] dominant. NB \(\Theta \mapsto \Theta(v)\), […] […] […] \(u, v\) […]
En fait, on trouve une fonction rationnelle en \(b, c, b', c', t\), […] […] discriminant \(\ldots t^2 - 4cc'\) (\(= \operatorname{Tr}(uv)^2 - 4\det uv = \delta(uv)\), discriminant de \(uv\))
86(invariant anharmonique de \(k[u]\) et \(k[v]\) dans alg. d'Azumaya) de \[\rho = f(b, c, b', c';\, t) = \frac{P(b, c, b', c', t)}{Q(\ldots)}\] telles que la condition nécessaire et suffisante pour que […] \(b, c, b', c', t\) ⌜se réalisent⌝ soit dans […] d'Azumaya, […] que (en supposant \(\delta\delta'\) inversibles), c'est que \(\rho \neq 2\) ⌜partout⌝, i.e. \[P - 2Q \neq 2 \qquad \text{\uncertain{partout}}\] ainsi sur la page ; on attend \(P - 2Q\) partout inversible.
En fait, quand ils sont réalisés dans alg. d'Azumaya, ils définissent ils définissent deux des chacun un diviseur de degré 2, […] dans les schémas projectifs associés à \(A\), et si leurs supports sont disjoints, il y a un invariant anharmonique \(\lambda\) qui n'est défini que modulo l'involution \(\lambda \mapsto \lambda^{-1}\) (défini […]) \[\Bigl(\rho = \lambda + \text{\struck{$\ill{}$}}\,\lambda^{-1} \qquad \text{d'où} \quad \lambda^2 - \rho\lambda + 1 = 0\] (et comme \(\lambda \neq 0, 1\), on dira […] \(\rho \neq 2\) …
87J'ai fait le calcul de \(\rho\) en termes de \(b, c, b', c', t\)) dans le cas où \(b = \operatorname{Tr} u\) et \(b' = \operatorname{Tr} v\) sont nuls, on trouve (supposant que \(u, v\) plongés dans \(A\), et Alg. d'Az.). On trouve donc \[\rho = 2\,\frac{t^2 + 4cc'}{t^2 - 4cc'} \qquad\Bigl|\qquad \begin{gathered}\text{NB } t^2 - 4cc' = \delta(uv)\\ \text{si } b = b' = 0, \text{ discriminant de } uv\end{gathered}\] d'où \[\frac{\rho}{2} - 1 = 8\,\frac{cc'}{t^2 - 4cc'} .\] On en déduit le cas général [Il suffit de le faire sur \(\mathbf{Z}[\tfrac12][B, C, B', C', T]\)]. On trouve \[(11)\qquad \rho = 2\,\frac{(2t - bb')^2 + \delta(u)\delta(v)}{(2t - bb')^2 - \delta(u)\delta(v)}\] \[= \frac{2t^2 - 2bb't + \bigl(b^2b'^2 - 2(b^2c' + b'^2c) + 8cc'\bigr)}{t^2 - bb't + (b^2c' + b'^2c - 4cc')}\] sous \(\rho\), une flèche vers « \(\delta u\) si 2 inv. dans \(k\) » ; sous le signe \(=\), « \(\delta h\) […] […] ».
[En car. 2, cela donne \[\rho = \frac{(bb')^2}{t^2 - bb't + (b^2c' + b'^2c)} \; .]\]
\[(**)\qquad \rho_0 = \rho - 2 = \frac{b^2b'^2 - 4(b^2c' + b'^2c) + 16cc'}{t^2 - bb't + (b^2c' + b'^2c - 4cc')} = \frac{A(b, b', c, c')}{B(t; b, b', c, c')}\] invariant anh. rectifié (pour \(\rho_0\))
Donc \[\rho\, B(t; b, b', c, c') - A(b, b', c, c') = 0\] ainsi sur la page (\(\rho\) et non \(\rho_0\)) ; le numéro \((**)\) surcharge un autre numéro.
88\(A_1\) et \(A_2\) ⌜diagonales⌝ engendrant \(M_2\). Cela se voit au moins loc. supposé (en prenant à la solution rac. des solutions de \[\lambda^2 - \rho\lambda + 1 = 0 \qquad \text{\struck{\ill{}}}\] d'abord posé, à cause de \(b^2 - 4c\) […], on peut trouver loc. supposé (prenant au rac. des solutions de \(x^2 - bx + c = 0\)), \(u\) dans \(A_1\) correspondant : \[\operatorname{Tr} u = b, \quad \det u = c\] et item \(v\) dans \(A_2\) \[\operatorname{Tr} v = b', \quad \det v = c' .\] Soit […] \[\tau = \operatorname{Tr} uv\] alors \(\tau\) satisfait la relation analogue à (11') avec \(t\) remplacé par \(\tau\).
Or on trouve qu'⌜une⌝ équation en \(t\) \[t^2 - bb't + \Bigl(b^2c' + b'^2c - 4cc' - \frac{\delta\delta'}{\rho_0}\Bigr)\] (où \(\delta = b^2 - 4c\), \(\delta' = b'^2 - 4c'\)), il y a […] juste (sur un corps) au plus 2 solutions, disons \(t, t'\) (éventuellement égales) satisfaisant \[t + t' = bb' \qquad (\tau = t') .\] Si \(t = \tau\), on a gagné. Sinon, on remplace \(u\) par
89cette page ne continue pas la phrase de la page 88 (« on remplace \(u\) par … »), dont la suite est en haut de la page 90 ; elle reprend (11') et énonce la proposition qui en sort. \[(11')\qquad \begin{cases} \rho_0 = \rho - 2 = \dfrac{\delta\,\delta'}{t^2 - bb't + (\delta c' + \delta'c + 4cc')}\\[2ex] \phantom{\rho_0 = \rho - 2} = \dfrac{(b^2 - 4c)(b'^2 - 4c')}{\underbrace{t^2 - bb't + b^2c' + b'^2c - 4cc'}_{Q\,=\,Q(t;\, b, b', c, c')}} \end{cases}\] où \(\delta = \delta(u) = b^2 - 4c\), \(\delta' = \delta(v) = b'^2 - 4c'\). au numérateur de la première ligne, deux arguments de \(\delta\) et \(\delta'\) sont noircis ; le \(4cc'\) du dénominateur surcharge un autre symbole.
On trouve donc :
Proposition. Soient \(k\) un anneau, et \(b, c, b', c', t \in k\), tels que \[(b^2 - 4c)(b'^2 - 4c')(t^2 - bb't + b^2c' + b'^2c - 4cc')\] soit inv. dans \(k\). Alors \(M[b, c, b', c', t]\) est une alg. d'Azumaya ⌜déf.⌝ (et \(k[\underline{u}]\), \(k[\underline{v}]\) en sont des sous-algèbres quadratiques étales, i.e. engendrant la conclusion « en position générale »), […] dont les éléments […] sont […], algèbre associative et satisfaisant les relations (2) (3) pour \(\operatorname{Tr}\), \(\det\) définis comme plus haut…
OPS \(k\) corps […], […] […] des alg. […] étendons […] […] Dém. On regarde \(\rho_0\) comme défini plus […] par (11'). Comme \(\rho_0\) \(\neq 0\) […] i.e. \(\rho\) partout \(\neq 2\), cela correspond à une position relative […] […] \(\mathrm{SL}(2)\) (ou du […] […]) des tores des […] alg. quadratiques étales \(A_1, A_2\) dans […] […] \(M_2\)) […] position générale. — Cela signifie aussi que
90suite de la fin de la page 88. \[u' = (\operatorname{Tr} u)1 - u = b.1 - u \qquad \begin{cases} \operatorname{Tr} u' = \operatorname{Tr} u \\ \det u' = \det u \end{cases}\] alors \[t' = \operatorname{Tr} u'v = \operatorname{Tr}\bigl((b - u)v\bigr) = b\operatorname{Tr}(v) - \operatorname{Tr}(uv) = bb' - \tau\] donc […] \(t' = t\), on gagne !
Que se passe-t-il si \[(12_1)\qquad (b^2 - 4c)(b'^2 - 4c') \in k^*\] mais ⌜et⌝ si \(M(b, c, b', c';\, t)\) est azumayenne, je dis que \[(12_2)\qquad \underbrace{t^2 - bb't + b^2c' + b'^2c - 4cc'}_{Q(t;\, b, c, b', c')} \in k^* \;?\] Je dis que dans \(M(b, c, b', c';\, t)\) […] […] azumayenne. En effet, s'il était comme \(A_1 = k[\underline{u}]\) et \(A_2 = k[\underline{v}]\) […] sont étales, et en position générale, il y aurait par la théorie la formule générale un invariant \(\rho_0\), relié à \(b, c, b', c', t\) par (11'), i.e. \[\text{\struck{$\rho_0(t^2 - bb't$}} \quad \rho_0\, Q = \delta\delta'\] comme \(\delta\delta' \in k^*\), on aura \(Q \in k^*\).
Remarque. Le discriminant de \(Q\) (en tant que polynôme en \(t\)) est
91\[\Delta(Q) = (bb')^2 - 4(b^2c' + b'^2c - 4cc')\] On trouve \[(13)\qquad \Delta(Q) = (b^2 - 4c)(b'^2 - 4c') = \delta\delta'\] donc en fait, si […] comme […] […] \(\delta\delta' \in k^*\), donc \(\Delta(Q) \in k^*\) (supposé), i.e. « racines distinctes ». Cela signifie aussi que \[\text{\struck{$t \neq bb' - t$ \ i.e. \ $2t \neq bb'$}}\] \(2\operatorname{Tr}(uv) =\) \[(14)\qquad \delta\delta' \in k^* \Longrightarrow 2t \neq bb' \ \text{\struck{\uncertain{pour tout} $t$}} \qquad \text{i.e. } 2t - bb' \in k^*\] la ligne biffée et l'implication sont reliées par des traits ; on lit l'implication comme son remplacement.
[…] Le rev. des solutions de \[Q(t;\, b, c, b', c') = 0\] (en \(t\), pour \(b, c, b', c'\) fixés) est étale (quadratique) sur \(S = \operatorname{Spec} k\).
Cor. (?) Soient \(u, v\) dans ⌜une⌝ alg. d'Azumaya \(A\) ⌜(de rang 4)⌝, tels que \(\delta(u), \delta(v) \in k^*\), […] et \(u, v\) partout linéairement indép. mod \(1\). tels que Si \(Q(u, v) = Q(t;\, b, c, b', c') = 0\), alors il […] […] […] […]. Absurde, […] […] donc […] […] […] le corollaire, la marge oblique et la ligne biffée qui suit sont en partie barrés.
\(u, v\) appartiennent Tels que \(u, v\) appartiennent à une […] sous-alg. de Borel (qui n'est autre alors que \(k \oplus ku \oplus kv\)) […] \(uv \in k.1 + ku + kv\) …
92\[\begin{array}{c|c|cccc} & 1 & \underline{u} & \underline{v} & \underline{uv}\\ \hline \underline{1} & \underline{1} & \underline{u} & \underline{v} & \underline{uv}\\ \underline{u} & \underline{u} & -c + b\underline{u} & \underline{uv} & -c\underline{v} + b\underline{uv}\\ \underline{v} & \underline{v} & (t - bb')\underline{1} + b'\underline{u} + b\underline{v} - \underline{uv} & -c'\underline{1} + b'\underline{v} & -bc'\underline{1} + c'\underline{u} + t\underline{v}\\ \underline{uv} & \underline{uv} & -b'c\underline{1} + t\underline{u} + c\underline{v} & -c'\underline{u} + b'\underline{uv} & t\underline{uv} - cc' \end{array}\] table de multiplication de \(M(b, c;\, b', c';\, t)\) dans la base \(1, u, v, uv\) (facteur de gauche en ligne).
En prenant les traces, on a la matrice une première matrice, à moitié remplie et en partie noircie, est barrée de traits obliques ; on en lit la première colonne \(2, b, b', t\), la première ligne \(2, b, b', t\), et \(-2c + b^2\), \(-2c' + b'^2\), \(-b'c + bt\), \(-bc' + b't\), \(t^2 - cc'\). Elle est reprise proprement ci-dessous. \[\begin{pmatrix} 2 & b & b' & t\\ b & b^2 - 2c & t & bt - b'c\\ b' & t & b'^2 - 2c' & b't - bc'\\ t & bt - b'c & b't - bc' & t^2 - cc' \end{pmatrix}\] dét. de \(\alpha, \beta \mapsto \operatorname{Tr}(\alpha\beta)\) (par rapport à la base \(1, u, v, uv\)) l'élément en bas à droite est écrit \(t^2 - cc'\) ; on attendrait \(\operatorname{Tr}((uv)^2) = t^2 - 2cc'\). \[\begin{pmatrix} 4 & 2b & 2b'\\ 2b & b^2 & bb'\\ 2b' & bb' & b'^2 \end{pmatrix}\] dét. de \(\alpha, \beta \mapsto \operatorname{Tr}(\alpha)\operatorname{Tr}(\beta)\) le « 4 » surcharge un autre chiffre ; la matrice n'est pas complétée.
94Il faudrait prouver que si l'on suppose qu'il y a une \(\Theta \in k.1 \oplus ku \oplus kv\), partout non nulle, qui est orthogonale à \(1, u, v\) — il faut des calculs (pour \(\operatorname{Tr}(xy)\)). déterminant Le discriminant de \(\operatorname{Tr}\) par rapport à la base \(1, u, v\), on trouve en regard, au centre de la page : \[\text{discriminant de $\operatorname{Tr}$ par rapport à la base $1, u, v$ de $k1 \oplus ku \oplus kv$} = -2\,Q(t;\, b, c, b', c')\] [et le discriminant réduit de la forme quadratique \(\det\) est \(-Q(t;\, b, c, b', c')\)] Vérifier ça ? — Oui
Donc le fait signifie ⌜implique⌝ que […] il y a une \(\exists\, \Theta\) orthogonale à \(1, u, v\) partout non nulle et isotrope.
Donc pour \[\det\Theta = \operatorname{Tr}\Theta = 0\] Or l'ensemble des \(x\) […] les éléments isotropes dans l'hyperplan \(\operatorname{Tr}\Theta = 0\) correspondent aux Borels, comme […] on gagne !
95Supposons maintenant que \[\delta = \delta' = 0 \qquad \text{i.e.} \quad b^2 - 4c = b'^2 - 4c' = 0\] ce qui signifie que \(A_1, A_2\) sont isomorphes […] ⌜\(A_1, A_2\)⌝ loc. isom. à \(k[T]/T^2\). (Je n'ai pas eu le temps de vérifier dans le cas […] : fait évident, quand […] […] base générale — évident […] […] corps, plus généralement : [si \(2\) est inversible […] […] : si \(b \in k\) tel que \(b^2 = 0\), \(\exists\) loc. \(\alpha, \beta \in k\), \(\beta \in k^*\), tels que \[\alpha^2 = 0, \qquad \beta(2\alpha + b) = 0\] Évident si \(2\) inversible, mais faux si \(2.1_k = 0\) (car. 2) car \(\beta b\) dans l'égalité […] \(\beta b = 0\) donc (comme \(\beta \in k^*\)) \(b = 0\), mais dans une situation où \(b^2 = 0\), \(b \neq 0\), ça coince !]) […] […] […] […] loc. […]
Ça signifie aussi que Mais dans alg. d'Az. \(A_1, A_2\) sont des sous-algèbres unipotentes, […] à la position […] tribu d'un \(\Theta \in M\) (Azumaya ambiante) qui soit de \(\operatorname{Tr}\) \[\operatorname{Tr}\Theta = \det\Theta = 0\] Soient les unipotents […] d'un tel Il y a corr. \(1 \to 1\) entre […] la seconde moitié de la page, à partir de « Mais dans alg. d'Az. », est barrée d'un long trait oblique.
96Donc on introduira (au cas où) \(A_1 = k.1 + D_1\), \(A_2 = k.1 + D_2\), \(D_1, D_2\) contenus dans \[M^0 = \{x \in M \mid \operatorname{Tr} x = 0\}\] et isotropes, i.e. \[\operatorname{Tr} u = \operatorname{Tr} v = 0, \qquad \det u = \det v = 0 .\] Dans ce cas là, on trouve \[Q(t, b, b', c, c') = t^2 .\] Mais dans ce cas on là le vérifie aussitôt que pour \(u \in M\) \[\operatorname{Tr}(ux) = 0 \iff x \text{ normalise } ku\] [i.e. \([x, u] = xu - ux = 0\)] ainsi sur la page : la condition entre crochets est celle de commutation, non de normalisation.
donc i.e. \[x \in B_u \qquad \text{(sous-alg. de Borel normalisatrice de $u$)}\] donc si \(t = \operatorname{Tr}(uv) = 0\), cela implique que \(u, v\) engendrent une sous-alg. de Borel \[k \oplus ku \oplus kuv = B_u = B_v\] on lit \(kuv\) pour le dernier terme ; \(kv\) serait attendu. Cette […] […]). Donc
97Proposition. Si \(b = c = b' = c' = 0\), alors \[M[b, c, b', c';\, t] = M(0, 0, 0, 0, t) \text{ est Azumaya,}\] ssi \(t \in k^*\) ssi \[Q(0, 0, 0, 0, t) = t^2 \in k^*\] i.e. \(t \in k^*\).
En effet, si \(t \in k^*\), alors on « réalise » \(t\) dans l'algèbre des matrices \(M_2\) p.ex. par (loc.) \[u = \begin{pmatrix} 0 & 1\\ 0 & 0 \end{pmatrix} \quad \text{et} \quad v = t\begin{pmatrix} 0 & 0\\ 1 & 0 \end{pmatrix} \qquad \operatorname{Tr} uv = t \quad \text{OK.}\] […] on trouve […] […] Si \(\delta = \delta' = 0\) […], le cas précédent se […] à […] […] pour […] […] […] Azumaya. Il faudrait […] Azumaya, […] […] […] […] \(Q(\ldots) \ldots\) […] […] réduit […] […] une longue note oblique dans la marge gauche, en partie barrée, ne se lit pas au-delà de quelques mots.
À Reste le cas où \(\delta \neq 0\), \(\delta' = 0\) […]. On peut supposer [un peu court !!] \[b' = c' = 0\] donc vérifions \[Q(b, c, b', c', t) = t^2\] donc \(Q\) inv. signifie \(t\) inv.
Montrons que seul signifie que \(M(b, c, b', c';\, t)\) est Azumaya.
98Th. Soient \(b, c, b', c', t \in k\), d'où \(M = M(b, c, b', c';\, t)\), avec base can. \(\underline{1}, \underline{u}, \underline{v}, \underline{uv}\), et formes \(\operatorname{Tr}\) et \(\det\) … Pour que \(M\) soit Azumaya, il faut et suffit que la forme \(\det\) sur \(k \oplus k\underline{u} \oplus k\underline{v}\) soit non dégénérée, i.e. explicitement que son discriminant réduit désigné par \(-Q\) \[\Delta(b, c, b', c', t) = -\bigl(t^2 - bb't + b^2c' + b'^2c - 4cc'\bigr)\] soit inv. le dernier terme est écrit \(b'^2_{\,2}\) sur la page ; on lit \(b'^2c\) d'après \(Q\) (p. 89).
En termes plus intrinsèques, soit \(M \supset A_1, A_2\) […]
[…] une algèbre ⌜assoc. unit.⌝ ⌜loc.⌝ libre de rang 4 sur \(k\), munie de […] ⌜loc. libres, deux sous-alg. transverses⌝ \(A_1, A_2\) ⌜de rang 2⌝, bien supposons qu'il y ait dans \(M\) […]
des formes \(\operatorname{Tr}\), \(\det\) avec les propr. habituelles, ⌜([…] […] […] libres) […]⌝ et que \(A_1, A_2\) soient […] étales sur \(k\) (de rang loc.) […] […] \(k \cdot 1\) (i.e. \(A_1 + A_2\)). […] Ce qui implique que \(A_1\) engendré \(u\), \(A_2\) par \(v\), d'où \(b, c, b', c', t\), … \(M \simeq M(b, c, b', c';\, t)\)).
Alors \(M\) est azumayenne ssi la restriction de la forme dét quadr. \(\det\) ⌜à⌝ \(A_1 + A_2\) est non dégénérée,
99Dém. C'est géométrique, on peut se placer sur un corps alg. clos. Nécessité : supposons que \(M\) soit Azumaya, ⌜prouvons non dégénérescence.⌝ On peut […]
Si \(A_1, A_2\) sont multiplicatifs, […] prouvé le résultat, et aussi si \(A_1, A_2\) sont toutes les deux étales. Il reste le cas où l'une seule est étale, l'autre unipotente, mais il n'y a qu'une seule position ⌜relative⌝. Dans ce cas on choisit \(v\) unipotent, \(u\) un projecteur \[\text{\struck{$b = 1,\ c = 0$}}, \quad b' = 0, \quad c' = 0\] \[Q = t^2, \qquad \Delta = -Q = -t^2\] […] vérifier que \(t \neq 0\). On choisit d'abord, biffé : \(v = \begin{pmatrix} 0 & 1\\ 0 & 0 \end{pmatrix}\), \(u = \begin{pmatrix} 1 & 0\\ 0 & 0 \end{pmatrix}\) ; non biffé à la suite : \[uv = \begin{pmatrix} 0 & 1\\ 0 & 0 \end{pmatrix}\] \[v = \begin{pmatrix} 0 & 1\\ 0 & 0 \end{pmatrix} \qquad u = \begin{pmatrix} \alpha & \beta\\ \gamma & \delta \end{pmatrix} \quad \text{« général »,}\] \[uv = \begin{pmatrix} 0 & \alpha\\ 0 & \gamma \end{pmatrix} \qquad \operatorname{Tr} uv = \gamma\] \[\delta(u) = (\alpha + \delta)^2 - 4(\alpha\delta - \beta\gamma)\] On peut choisir \(\alpha, \beta, \gamma, \delta\) tels que \(\gamma\,\delta(\alpha, \beta, \gamma, \delta) \neq 0\).
Suffisance : Il suffit de … la page s'arrête là ; la démonstration de la suffisance n'est pas écrite.
la démonstration de la suffisance n'est pas poursuivie dans ce lot ; elle sort peut-être du lot.