Cote n° 77 · batch 8 · pages 141–157 · Transcription · Quadriques affines, extensions quadratiques : notes manuscrites (s.d.).
Datation de l’inventaire : [à partir de 1977]
Édition de démonstration

TEI P5 source — open the XML · download batch-08.fr.xml

141la page commence au milieu d'un raisonnement venu du lot précédent. ramené : prouver que ce dernier est connexe. Or il est fibré sur \(\underline{\Delta}_{\{n-1\}}\) (qui est connexe), il suffit donc de prouver

Lemme 6 \(\underline{\Delta}^{\omega}_{\{n-1,n\}} \xrightarrow{\ \sim\ } \underline{\Delta}_{\{n-1\}}\) par la projection canonique, en d'autres termes \(\forall F'\in\Delta_{\{n-1\}}(E,q)\), \(\exists\) exactement un \(F\in\Delta^{\omega}_{\{n\}}(E,q)\) tel que \(F\subset F'\). indépendant de la question de car. [On connaît les fibres de \((\underline{\Delta}_{\{n-1,n\}})|F\) au-dessus de \(\underline{\mathrm{Arf}}\) […] […] iso] le « \(F\subset F'\) » est écrit tel quel ; vu les rangs (\(n\) et \(n-1\)), on attendrait \(F'\subset F\).

Dém. Par le lemme 3, on sait que l'image inverse de \(F'\) dans \(\underline{\Delta}_{\{n,n-1\}}\) est iso à \(\underline{\Delta}_1(F'^{\perp}/F')\), donc est un rev. étale de degré \(2\) de \(S\). sous « \(F'^{\perp}/F'\) » il a écrit « rg \(2\) ». Il suffit de voir que les morphismes ⌜de celui-ci⌝ dans \(\underline{\mathrm{Arf}}\) commutent aux automorphismes can. de ces rev., ce qui est évident.

Une fois traité le cas de corps F, on obtient ⌜on déterminera⌝ les ens. de comp. connexes de \(\underline{\Delta}_{\{n\}}\), et on passera au cas général par un argument de spécialisation (fact. de Stein …). En même temps, on définit \(\underline{\mathrm{Arf}}(E,q)\) dans le cas général, par factorisation de Stein de \(\underline{\Delta}_{\{n\}}\), et on verra qu'il marche pour tous les \(\underline{\Delta}_H\) avec \(H\ni n\).

142Récapitulons

Thm \((E,q)\) forme quadratique régulière de rg \(E=\ill{}\), \(N=2n\) […] ou \(N=2n+1\) (\(n\geq 1\), donc \(N\geq 2\)). Soient \(H,H'\subset[1,n]\), \(d=\max H\), \(d'=\max H'\) (donc \(0\le d,d'\le n\)), considérons \[(1)\qquad \underline{\Delta}_H(E,q) \xrightarrow{\ p_{H',H}\ } \underline{\Delta}_{H'}(E,q)\] on attend \(H'\subset H\) pour que la projection (1) soit définie ; l'inclusion n'est pas écrite ici.

a) Ce morphisme est projectif, et lisse, surjectif. En particulier (prenant \(H'=\emptyset\)) les \(\underline{\Delta}_H(E,q)\to S\) sont projectifs, lisses, surjectifs.

b) Les fibres géométriques de ce morphisme sont […] connexes, sauf dans le cas \(N\) pair, \(d'<d=n\), auquel cas les fibres géométriques ont ont deux comp. conn.

c) Dans le dernier cas ⌜cas \(N=2n\)⌝, considérons \[\underline{\mathrm{Arf}}(E,q) = \text{schéma des comp. conn. de } \underline{\Delta}_{\{n\}}(E,q) \text{ sur } S\] qui est un rev. étale de degré \(2\) de \(S\). Considérons ⌜(si \(H\ni\{n\}\))⌝ le facteur morphisme composé \[\underline{\Delta}_H \longrightarrow \underline{\Delta}_{\{n\}} \longrightarrow \underline{\mathrm{Arf}}\] C'est lui qui ratisfait Ce morphisme est

143(projectif lisse) \(0\)-connexe (donc fournit la factorisation de Stein de \(\underline{\Delta}_H\to S\)).

Plus généralement, si \(H'\subset H\), \(d'<d\), le morphisme \[(2)\qquad \underline{\Delta}_H \longrightarrow \underline{\Delta}_{H'}\times_S \underline{\mathrm{Arf}}\] est (projectif lisse) \(0\)-connexe (donc fournit, cf. (1), la factorisation de Stein de \((H;H')\)).lecture de la fin de la phrase douteuse : « (donc fournit cf. … de \((H;H')\)) (1) » ; l'ordre exact des mots n'est pas sûr.

d) Supposons toujours \(N=2n\), le morphisme \[(3)\qquad \underline{\Delta}_{\{n,n-1\}} \longrightarrow \underline{\Delta}_{\{n-1\}}\] est étale fini de degré \(2\), plus précisément le factorisation de simplexe (1) donne un iso \[\underline{\Delta}_{\{n,n-1\}} \xrightarrow{\ \sim\ } \underline{\Delta}_{\{n-1\}}\times \underline{\mathrm{Arf}} \qquad (\text{pour } N=2n).\]

e) Soit […] \[(4)\qquad \underline{\mathrm{Arf}}' = \underline{M}\bigl((-1)^n\delta(q)^{-1}\bigr),\] le sous-schéma de \(\underline{\det} E\) défini par \(\omega^{\otimes 2}=(-1)^n\delta(q)^{-1}\). Je trouve ⌜existe⌝ un morphisme unique \[(5)\qquad \underline{\mathrm{Arf}} \longrightarrow \underline{\mathrm{Arf}}'\] tel que le composé avec \(\underline{\Delta}_{\{n\}}\to\underline{\mathrm{Arf}}\) soit \[(6)\qquad \begin{cases} \underline{\Delta}_{\{n\}} \longrightarrow \underline{\mathrm{Arf}}' \\ F \longmapsto \omega_F \in \underline{\det}(E)^{*} \simeq \underline{\mathrm{Hom}}\bigl(\underbrace{\underline{\det} F\otimes\underline{\det}\check F}_{\underline{O}_S},\ \underline{\det} E\bigr) \end{cases}\]

144déduit de la structure d'extension. Cet homomorphisme (5) est compatible aux opérations de \(\mathbb{Z}/2\mathbb{Z}\), et définit donc un iso \[(7)\qquad \underline{\mathrm{Arf}}' \simeq \underline{\mathrm{Arf}} \overset{(\mathbb{Z}/2)_S}{\wedge} \mu_{2,S}\] En particulier, si \(2\) inversible sur \(S\), on a un iso \[\underline{\mathrm{Arf}} \xrightarrow{\ \sim\ } \underline{\mathrm{Arf}}' = \underline{M}\bigl((-1)^n\delta(q^{*})^{-1}\bigr)\] f) […] […] […] […] […] \(\underline{O}(q)\)

Application aux groupes orthogonaux

Théorème a) Supposons \(N=2n+1\). Alors \[\underline{O}(q) \simeq \mu_2\times\underline{SO}(q) \qquad (\mu_2 = \text{\uncertain{centre}})\] et \(\underline{SO}(q)\) est lisse à fibres connexes. b) \(\underline{SO}(q)\) \(\underline{SO}(q)\) opère sur chaque \(\underline{\Delta}_H(E,q)\) via \(\underline{SO}(q)\simeq\underline{O}(q)/\mu_2\), et stabilise un sp. homogène.\(\to \underline{SO}(q)\), le stabilisateur d'un drapeau est un sous-groupe lisse à fibres connexes. La dimension relative […] […] […] produit […] : […] […] […] […] en cat. par ailleurs, […] […] […] ;

Cor. La projection \(\underline{O}(q)\to\mu_2\) est induite par \(\det : \underline{O}(q)\to\mathbb{G}_m\).

[…] […] […] […] […] […] […] \(\underline{SO}\), \(\underline{O}(q)\) qui […] […] \(F\in\Delta_{\{n\}}(E,q)\).

145la page entière est barrée de grands traits obliques ; on la transcrit telle qu'elle se lit. Alors \(SO(q)\) est fibré sur [Considérons \[\begin{cases} \underline{SO}(q) \longrightarrow \underline{\Delta}_{\{n\}} \\ u \longmapsto u(F) \end{cases}\] il s'agit de prouver que ce morphisme est lisse à fibres géom. connexes. Plus généralement] Unicité

[\(D\in\underline{\Delta}_H(E)\) \[\begin{cases} \underline{SO}(q) \longrightarrow \underline{\Delta}_H \\ u \longmapsto u(D) \end{cases}\] est lisse à fibres géom. connexes (dans \(\underline{\Delta}_H\) espace homogène sous \(\underline{SO}(q)\))]. Par transitivité OPS \(H=[1,n]\).

Comme \(\underline{SO}(q)\) […] opère transitivement sur \(\underline{\Delta}_H\), \(\underline{O}(q)\) […] […]. […] \(D=\{E_1\subset\cdots\subset E_n\subset E\}\) […] \(\xi=1\). (cf. […] […] […])

On veut ainsi […] ([…] […]) […] : une base standard \(e_0, e_1,\ldots,e_n, e_1^{*},\ldots,e_n^{*}\), \(e_0\) \(E_i\) engendré par \(e_1,\ldots,e_i\). A[…] Si \(D'=(E'_1\subset\cdots\subset E'_n)\in\Delta_{[1,n]}\) […] \(e'_0, e'_1,\ldots,e'_n, e'^{*}_1,\ldots,e'^{*}_n\). Il y a un isomorphisme (unique) de \((E,q)\) \[e_i\mapsto e'_i,\qquad e_i^{*}\mapsto e'^{*}_i ,\] Il donc

146Proposition \((E,q)\) forme quadratique régulière [\(\varphi\) forme bil. associée], sur un schéma \(S\), \(F\) sous-fibré ⌜(Module strict)⌝ tot. isotrope de \(E\).

a) L'hom. composé \[E \xrightarrow[\text{défini par }\varphi]{\ \psi\ } E^{\vee} \xrightarrow{\ \text{restr}\ } F^{\vee}\] est épi, donc son noyau \(F^{\perp}\) est un sous-fibré Module strict de \(E\), dont la formation commute aux changements de base.

b) [Soit \(G=E/F^{\perp}\)] La forme \(\varphi\) induit un accouplement \[F\times G \longrightarrow \underline{O}_S\] qui est une dualité, et induit des isom. \[G \xrightarrow{\ \sim\ } \check F,\qquad F \xrightarrow{\ \sim\ } \check G .\]

à partir d'ici, la suite de la page (c)) est barrée de deux grands traits croisés. c) Soit \(\underline{\mathrm{Split}}(E,F^{\perp})\) ⌜ou \(\underline{\mathrm{Scind}}\),⌝ (le faisceau des scindages de la suite exacte \[0\longrightarrow F^{\perp} \longrightarrow E \longrightarrow G \longrightarrow 0, \qquad F\subset F^{\perp}\] qui est un torseur sous \(\underline{\mathrm{Hom}}(G,F^{\perp})\), ⌜ou \(\underline{\mathrm{Splitisot}}\),⌝ soit \(\underline{\mathrm{Splitisot}}(E,F^{\perp})\) le sous-faisceau des scindages […] isotropes, i.e. tels que \(\theta(G)\) soit tot. isotrope dans \(E\), […] \[\underline{\mathrm{Splitisot}}(E,F^{\perp}) \hookrightarrow \underline{\mathrm{Split}}(E,F^{\perp}).\] Considérons d'autre part la suite exacte \[0\longrightarrow \underline{\mathrm{Hom}}(G,F) \longrightarrow \underline{\mathrm{Hom}}(G,F^{\perp}) \longrightarrow \underline{\mathrm{Hom}}(G,Q) \longrightarrow 0\] où \[Q = F^{\perp}/F .\]

147c) Soit ⌜d) Soit⌝ \(Q=F^{\perp}/F\), alors \(\varphi\) induit une forme quadratique \(q_Q\) sur \(Q\), et la forme bil. associée ⌜celle-ci est régulière⌝. Soit […] ⌜forme⌝ \[\theta : G \longrightarrow E\] un scindage de la suite exacte \[(*)\qquad 0\longrightarrow F^{\perp} \longrightarrow E \longrightarrow G \longrightarrow 0\] et considérons la forme quadratique \[q_\theta : F\times G \longrightarrow \underline{O}_S\] définie par \[q_\theta(x,y) = q\bigl(x+\theta(y)\bigr) = q(\theta(y)) + \langle y,x\rangle .\] La forme bilinéaire associée est \[\begin{aligned} \varphi_\theta(x,y;x',y') &= \varphi(x+\theta y,\theta y') + \varphi(x',\theta y)\\ &= \varphi(\theta y,\theta y') + \langle y',x\rangle + \langle y,x'\rangle \end{aligned}\] et elle est non dégénérée, donc \(q_\theta\) est une et la forme \(q|Q_\theta\) est régulière, [NB \(Q_\theta\simeq Q=F^{\perp}/F\), et la forme \(q_Q\) déduite de \(q_\theta\) ne dépend pas du choix de \(\theta\) — c'est trivial : […] […] […] …] forme quadratique régulière (de rg pair). Si \(Q_\theta\) est l'orthogonal de \(F+\theta(G)\), on a donc \(E \simeq (F\oplus\theta(G))\oplus Q_\theta\).

d) Supposons \(S\) affine, ce qui garantit l'existence d'un \(\theta\)…. Alors il existe (pour \(\theta\) fixé) \[u : G \longrightarrow F\] tel que, posant \[\theta_u = \theta + u\] on ait \[q\circ\theta_u = 0\] NB condition qui équivaut à : \((q\circ\theta)(y)+\langle y,u(y)\rangle = 0\), i.e. \(B_u(y,y) = -(q\circ\theta)(y)\), où \(B_u\) est la forme bil. associée à \(u\). i.e. \(\theta_u(G)\) soit tot. isotrope dans \(E\) (scindage isotrope). L'ensemble des \(u\in\underline{\mathrm{Hom}}(\) \[u \in \mathrm{Hom}(G,F) \simeq \mathrm{Bil}(G,G) \qquad (F\simeq\check G)\] tels que \(q\circ\) \(\theta_u\) soit isotrope, est un torseur sous le sous-groupe \(\mathrm{Alt}(G,G)\) de \(\mathrm{Bil}(G,G)\). Il[…] Indépendamment du choix d'un \(\theta\))

148l'ensemble \(\mathrm{Scind\,isot}(E,F^{\perp})\) des scindages isotropes de \((*)\) est stable par les opérations de \[\mathrm{Alt}(G,G) \hookrightarrow \mathrm{Bil}(G,G) \simeq \mathrm{Hom}(G,F) \hookrightarrow \mathrm{Hom}(G,F^{\perp})\] et le quotient \(\mathrm{Scind\,isot}/\mathrm{Alt}(G,G)\) est isomorphe (par la flèche canonique) à \(\mathrm{Scind}/\underbrace{\mathrm{Bil}(G,G)}_{\mathrm{Hom}(G,F)}\) (qui est lui-même un torseur sous \(\mathrm{Hom}(G,Q)\)), où \(Q=F^{\perp}/F\) …

e) Soit \(\theta\) un scindage isotrope de \((*)\). Alors \((E,q)\) est somme directe quadratique de \(F+\underbrace{\theta(G)}_{\check F}\), décomposé où \(q\) est somme forme décomposée \[q(x,x') = \langle x,x'\rangle ,\] et de \(Q_\theta\).

Corollaire Considérons un drapeau \[D :\ 0 \subsetneq E_1 \subsetneq E_2 \subset\cdots\subsetneq E_\nu = F \qquad E ,\] d'où un drapeau complété \[0\subsetneq E_1 \subset\cdots\subsetneq E_\nu = F \subset F^{\perp} \subsetneq E_{\nu-1}^{\perp} \subsetneq\cdots\subsetneq E_1^{\perp} \subsetneq F\] le dernier terme se lit \(F\) sur la page, là où l'on attend \(E\). [NB on peut avoir \(F=F^{\perp}\) donc \(Q=F^{\perp}/F=0\) …]. Un scindage isotrope de \((*)\) définit alors une structure scindée dans \(E\) identifié à : \(F\oplus\check F\oplus Q\).

149Corollaire 1 Soient \((E,q)\), \((E',q')\) formes quadr. rég. de même type [\(N=2n\) ou \(N=2n+1\)] sur \(S\), \(F\subset E\) et \[D\in\Delta_H(E,q),\qquad D'\in\Delta_H(E',q') ,\] \(H\subset[1,n]\), enfin \(D=\{E_1,\ldots,E_\nu\}\), \(D'=\{E'_1,\ldots,E'_\nu\}\). Supposons, et supposons Posons \(Q=E_\nu^{\perp}/E_\nu\), \(Q'=E'^{\perp}_\nu/E'_\nu\), et soient \(q_\Theta\) et \(q_{\Theta'}\) […] […] […] […] sur \(S\). Si \(q_\Theta\simeq q_{\Theta'}\), ⌜et si \(R_i=E_i/E_{i-1}\simeq R'_i=E'_i/E'_{i-1}\),⌝ et si \(S\) est affine, alors […] \[\exists\, u : (E,q) \xrightarrow{\ \sim\ } (E',q') \quad\text{tel que}\quad u(D)=D' .\] On en conclut

Corollaire 2 Il existe loc. (ét) un isom. \[u : (E,q) \longrightarrow (E',q') \quad\text{tel que}\quad u(D)=D' .\]

Donc,

Corollaire 3 \(\underline{\Delta}_H(E,q)\) est un esp. homogène (ét) sous \(\underline{\mathrm{Aut}}(E,q)=\underline{O}(q)\). En d'autres termes, si \(D\in\Delta_H(E,q)\), alors \[\begin{cases} \underline{O}(q) \longrightarrow \underline{\Delta}_H \\ u \longmapsto u(D) \end{cases}\] est un épim. (ét), identification définissant un iso \[\underline{\Delta}_H \xleftarrow{\ \sim\ } \underline{O}(q)/\underline{\mathrm{Stab}}_D(q)\] où \(\underline{\mathrm{Stab}}_D(q)\) est le stabilisateur de \(D\) dans \(\underline{O}(q)\).

150Corollaire

Nous pouvons préciser le cor. 1 ainsi :

Cor. 4 Sous les conditions du cor. 1, posons \(R_i\) \(1\le i\le\nu\) donnons […] pour \(R_i\) \(1\le i\le\nu\) […] […] \[R_i = E_i/E_{i-1},\qquad R'_i = E'_i/E'_{i-1}\qquad (E_0=0,\ E'_0=0)\] et donnons-nous les isom. \[\begin{aligned} u_i &: R_i \xrightarrow{\ \sim\ } R'_i\\ u_q &: Q \xrightarrow{\ \sim\ } Q' \end{aligned}\] ⌜(ce dernier)⌝ orthogonal pour \(q\), \(q'\). Alors, il existe ⌜si \(S\) est affine,⌝ a) il existe ⌜(ici iso.)⌝ \[u : (E,q) \longrightarrow (E',q')\] tel que \(u(D)=D'\), et que \(u\) induise les \(u_i\) et \(u_q\).

b) L'ens. de ces \(u\) est ⌜(évident)⌝ un torseur à dr. sous le sous-groupe \(\underline{O}_D(q)^{+}\) des \(\to\ \underline{O}_D(q)\) ⌜\(\subset\)⌝ \(\underline{\mathrm{Aut}}(E,q,D)\) \(= \underline{O}_D(q)(S)\), formé des automorphismes qui induisent l'identité sur les \(G_i\) et sur \(Q\).

Considérons d'autre ⌜Considérons d'autre part⌝ l'ens. des produit \[\overline{\Sigma} = \prod_{1\le i\le\nu} \Sigma_i \times \Sigma_0\] où \(\Sigma_i\) est l'ens. des scindages de \[0\longrightarrow E_{i-1} \longrightarrow E_i \longrightarrow R_i \longrightarrow 0\] et \(\Sigma_0\) l'ens. des scindages isotropes de \[0\longrightarrow E_\nu \longrightarrow E_\nu^{\perp} \longrightarrow Q \longrightarrow 0 .\] Considérons d'autre part ⌜[…]⌝ \[\overline{E} = \bigoplus_i \bigl(R_i + \check R_i\bigr) \oplus Q\] avec la forme \(\overline{q}\) somme des formes

151évidentes \(\langle x_i,\) \(x_i\) \(x'_i\rangle\) sur les \(G_i\oplus\check G_i\), et \(q_Q\) sur \(Q\). Alors Soit \(\overline{D}=\{\overline{E}_1,\ldots,\overline{E}_\nu\}\), avec \[\overline{E}_i = \sum_{1\le j\le i} R_j \subset \overline{E} .\] Considérons Considérons \[\begin{cases} \overline{R}_i = \overline{E}_i/\overline{E}_{i-1}\\ \overline{Q} = \overline{E}_\nu^{\perp}/\overline{E}_\nu \end{cases}\] on a donc des isom. canoniques \[\begin{aligned} \overline{R}_i &\xrightarrow[\ \overline{u}_i\ ]{\ \sim\ } R_i\\ \overline{Q} &\xrightarrow[\ \overline{u}_q\ ]{\ \sim\ } Q , \end{aligned}\] lesquelles étant compatibles avec \(\overline{q}\), \(q\).

Ceci posé … :

Cor. 5 L'ens. \(\overline{\Sigma}\) est canoniquement isomorphe à l'ens. des isom. \((\overline{E},\overline{q},\overline{D}) \to (E,q,D)\) compatibles avec les \(\overline{u}_i\), \(\overline{u}\).

En termes schématiques, le schéma produit \(\underline{\overline{\Sigma}} = \prod_{1\le i\le\nu}\underline{\Sigma}_i\times\underline{\Sigma}_0\) est canoniquement sauf vérif. \(S\) affine ! isomorphe au schéma \[\underline{\mathrm{Isom}}_{\{\overline{u}_i\},\overline{u}}\bigl((\overline{E},\overline{q},\overline{D});(E,q,D)\bigr)\] Ce dernier est un torseur : à gauche sous \(\underline{O}^{+}_D(q)\) (à droite sous \(\underline{O}^{+}_{\overline{D}}(\overline{q})\)). Comme \(\overline{\Sigma}\) est évidemment lisse et connexe sur \(S\), on en conclut

152Cor. 6 Le ⌜schéma en⌝ groupes \(\underline{O}_D(q)^{+}\) est lisse à fibres connexes, plus précisément, si ⌜si⌝ \(S\) est affine (car \(\overline{\Sigma}\) a une section donc \(\underline{O}_D(q)^{+}\simeq\overline{\Sigma}\)) il est isom. comme schéma (mais sans structure de groupe) à un fibré affine vectoriel \[\check{\mathbb{V}}\Bigl(\sum_{1\le i\le\nu}\underline{\mathrm{Hom}}(R_i,E_{i-1})\oplus\underline{\mathrm{Hom}}(\overline{G},\overline{F}^{\perp})^{!}\Bigr)\] devant le second terme, un signe somme a été barré. où \(\underline{\mathrm{Hom}}(\overline{G},\overline{F}^{\perp})^{!}\) est le noyau de l'épi. \[\begin{cases} \underline{\mathrm{Hom}}(\overline{G},\overline{F}^{\perp}) \longrightarrow \underline{\mathrm{Quad}}(\overline{G})\\ u \longmapsto \bigl(\overline{y}\mapsto \overline{q}(\overline{y}+u(\overline{y}))\bigr) \end{cases}\] au-dessus de la seconde ligne, une première écriture du membre de droite, commençant par \(\overline{q}\) et se terminant par \(+\varphi(\), est raturée.

Calculons les dimensions, posant \[\operatorname{rg} R_i = d_i,\qquad \operatorname{rg} Q = \rho \qquad\text{donc}\quad N = 2\overbrace{\textstyle\sum d_i}^{d}+\rho,\] \[\operatorname{rg}\overline{F} = \operatorname{rg} G = \sum d_i \overset{\text{déf}}{=} d\] \[\begin{cases} \dim_S \underline{\Sigma}_i = d_i \displaystyle\sum_{1\le j\le i-1} d_j\\[1ex] \dim_S \underline{\Sigma}_0 = \dim_S \underline{\mathrm{Hom}}(\overline{G},\overline{F}^{\perp}) - \dim_S \underline{\mathrm{Quad}}(\overline{G})\\[1ex] \phantom{\dim_S \underline{\Sigma}_0} = d(d+\rho) - \dfrac{d(d+1)}{2} = \dfrac{d(d-1)}{2}+d\rho \end{cases}\] après le dernier « \(=\) » de la seconde accolade, un premier début (\(\sum\) …) est raturé. \[\begin{aligned} \dim_S \underline{O}_D(q)^{+} &= \underbrace{\sum_{1\le j<i\le\nu} d_i d_j}_{\frac12(d^2-\sum d_i^2)} + \frac{d(d-1)}{2} + d\rho\\ &= d^2 + d\rho - \sum\frac{d_i(d_i+1)}{2} \end{aligned}\] dans la dernière ligne, un facteur \(\tfrac12\) devant le signe somme est barré. \[\dim_S\Bigl(\prod \mathrm{Gl}(R_i)\times\underline{O}(q_Q)\Bigr) = \sum d_i^2 + \frac{\rho(\rho-1)}{2}\] \[\dim_S \underline{O}_D(q) = d^2 + d\rho + \frac{\rho(\rho-1)}{2} + \sum_i \frac{d_i(d_i-1)}{2}\] ici encore un facteur \(\tfrac12\) devant le dernier signe somme est barré. \[\dim_S \underline{\Delta}_D(q) = \underbrace{\dim_S \underline{O}(q)}_{\frac{N(N-1)}{2} = 2d^2+d(2\rho-1)+\frac{\rho(\rho-1)}{2}} - \dim_S \underline{O}_D(q) = \text{\struck{$\frac{N(N-1)}{2}$}}\]

153\[\dim_S \underline{\Delta}_H(q) = d^2 + d\rho - d - \sum\frac{d_i(d_i-1)}{2}\]

Par exemple \[\dim_S \underline{\Delta}_{\{d\}}(q) = \frac{d(d+1)}{2} + d(\rho-1) \qquad (\rho = N-2d)\] le signe devant \(d(\rho-1)\) est surchargé, et le « \(-1\) » écrit par-dessus un autre signe ; la lecture « \(+\,d(\rho-1)\) » est douteuse. La formule précédente donnerait, pour \(\nu=1\), \(\frac{d(d+1)}{2}+d(\rho-1)\), ce qui concorde. Ainsi, si \(q\) est de rg \(N=2n\), et \(d=\{n\}\) ⌜(donc \(\rho=0\))⌝ on trouve \[\frac{n(n+1)}{2}\ \text{\struck{$-$}}\ - n = \frac{n(n-1)}{2}\]

un trait horizontal sépare la suite.

Supposons \(N=2n+1\) — donc on sait que \[\underline{O}(q) = \underline{SO}(q)\times\mu_2 ,\qquad \text{\struck{où}}\ \begin{cases} \mu_2 = \underline{O}(q)\cap\mathbb{G}_m = Z(\underline{O}(q))\\ \underline{SO}(q) = \underline{O}(q)\cap\underline{Sl}(E) \end{cases}\] […] \(\underline{SO}(q)\) donc \(\underline{SO}(q)\) ⌜donc⌝ \(\underline{O}(q)\) opère sur les \(\underline{\Delta}_H(q)\) via \(\mu_2\) — \(\mu_2\) opérant trivialement dans \(\underline{\Delta}_H\) — de sorte que l'on peut aussi dire que les \(\underline{\Delta}_H\) sont aussi des esp. homogènes sous \(\underline{SO}(q)\). Pour […] Pour \(\forall D\in\Delta_H\), le stabilisateur ⌜est \(\underline{SO}_D(q)\)⌝ dans \(\underline{SO}(q)\), donc. On a donc \[\underline{SO}_D(q) = \underline{O}_D(q)\cap\underline{Sl}(E)\] Considérons l'hom. canonique \[\underline{O}_D(q) \xrightarrow{\ \alpha\ } \prod_{1\le i\le\nu}\underline{Gl}(R_i)\times\underline{O}(q_Q)\] des traits obliques fins traversent le facteur \(\prod\underline{Gl}(R_i)\), sans qu'on puisse dire s'il est biffé. (où, comme dessus, \(Q = E_\nu^{\perp}/E_\nu\), \(D=\{E_1\subset\cdots\subset E_\nu\}\)). On constate que

154l'iso commutatif dans

LaTeX source
\begin{tikzcd}[column sep=large]
\underline{O}_D(q) \arrow[r] \arrow[rr, bend right=30, "\det_E"'] & \underline{O}(q_Q) \arrow[r, "\det_Q"] & \mathbb{G}_m
\end{tikzcd}

donc \[\underline{SO}_D(q) = \alpha^{-1}\bigl(\underline{SO}(q_Q)\bigr) .\] On trouve donc

Proposition \(\underline{SO}_D(q)\) est isom. ⌜On a un hom. can.⌝

On a \(\underline{SO}_D(q) \xrightarrow{\ \alpha\ }\) \(\prod_{1\le i\le\nu}\underline{Gl}(R_i)\times{}\) \(\underline{SO}(q_Q)\) induit un

LaTeX source
\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=normal, nodes={font=\small}]
1 \arrow[r] & \underline{O}_D(q)^{+} \arrow[r] & \underline{O}_D(q) \arrow[r] & \prod_{1\le i\le\nu}\underline{Gl}(R_i)\times\underline{O}(q_Q) \arrow[r] & 1\\
1 \arrow[r] & \underline{SO}_D(q)^{+} \arrow[r] \arrow[u, "\wr"] & \underline{SO}_D(q) \arrow[r] \arrow[u, hook] & \prod_{1\le i\le\nu}\underline{Gl}(R_i)\times\underline{SO}(q_Q) \arrow[r] \arrow[u, hook] & 1
\end{tikzcd}

donc \(\underline{SO}_D(q)\) est une extension de \(\prod\underline{Gl}(R_i)\times\underline{SO}(q_Q)\) par \(\underline{SO}_D(q)^{+}\simeq\underline{O}_D(q)^{+}\), d'où ⌜qui est⌝ lisse et à fibres connexes (comme […] […] ext. de \(2\) groupes […] […] à fibres connexes […] […]) deux lignes ici sont barrées d'un trait horizontal et de hachures obliques.

Supposons \(E\) de rg pair \(N=2n\). Alors,

Thm (\(\underline{SO}(q)\) (\(=\underline{O}(q)\cap\underline{Sl}(E)\))) est un groupe lisse à fibres connexes.

OPS pour démontrer qu'il existe \(F\subset E\) […] isotrope de rg \(n\), donc \(F^{\perp}/F=Q\) de rg \(1\), avec \(N=2n\) et \(\operatorname{rg}F=n\), on attendrait \(Q=0\) ; « de rg \(1\) » correspondrait au cas \(N=2n+1\). La page porte bien « \(N=2n\) » plus haut. donc \(\underline{SO}(q_Q)=1\), donc (si \(D=\{F\}\)) \(\underline{SO}_D(q)\) est extension de […] \(\underline{Gl}(F)\) (qui est connexe) par \(\underline{SO}_D\) ([…]) lisse à fibres connexes

155donc est lisse à fibres connexes. D'autre part \(\underline{SO}(q)/\underline{SO}_D(q)\simeq\underline{\Delta}_{\{n\}}(q)\) est lisse à fibres géom. connexes, donc aussi \(\underline{SO}(q)\).

Corollaire Les \(\underline{SO}_D(q)\) ⌜(\(=B_D(q)\))⌝ sont lisses à fibres connexes. On a \(\underline{O}_D(q)\simeq B_D(q)\times\mu_2\).

Prop. (\(S\neq\emptyset\)) Soit \(H\subset[1,n]\), ⌜\(d=\sup H\),⌝ alors \(\underline{SO}(q)\) est transitif sur \(\underline{\Delta}_H(q)\) sauf si […] si \(d\neq n\), et aussi si \(S\neq\emptyset\). Si \(d=n\), et si \(\omega\) est une section de \(\underline{\mathrm{Arf}}(q)\) sur \(S\), alors \(\underline{SO}(q)\) est transitif sur \(\underline{\Delta}^{\omega}_H(q)\). cette note marginale, écrite verticalement, est reliée par une accolade au paragraphe qui suit.

Supposons enfin \(N=2n\), de sorte que \(\mu_2 = Z(\underline{O}(q))\subset\underline{Sl}(E)\). On ne va pas définir \(\underline{SO}(q)\) comme \(\underline{O}(q)\cap\underline{Sl}(E)\), à cause de car. \(2\). Mais on fait opérer […] […] \(\underline{O}(q)\) sur \(\underline{\mathrm{Arf}}(q)\), d'où un hom. can. \[\underline{O}(q) \xrightarrow{\ \varepsilon_q\ } (\mathbb{Z}/2)_S\] explicitement : soit \(\eta : (\mathbb{Z}/2)_S\to\mu_{2S}\) can., alors \(\eta\circ\varepsilon_q=\det_q\) (restriction de \(\det_E\) à \(\underline{O}(q)\)). Cor. si \(2\) inv. sur \(S\), \(\underline{SO}(q)=\underline{O}(q)\cap\underline{Sl}(E)\). et on pose \[\underline{SO}(q) = \operatorname{Ker}\varepsilon\] de sorte que la suite exacte \[1\longrightarrow \underline{SO}(q) \longrightarrow \underline{O}(q) \xrightarrow{\ \varepsilon_q\ } (\mathbb{Z}/2)_S \longrightarrow 1\] Considérons comme dessus un \(D\), d'où

156\(\underline{O}_D(q)\) et \[1\longrightarrow \underline{O}_D(q)^{+} \longrightarrow \underline{O}_D(q) \longrightarrow \prod_{1\le i\le\nu}\underline{Gl}(R_i)\times\underline{O}(q_Q) \longrightarrow 1\] On vérifie alors

Proposition Posons \(\underline{SO}_D(q)=\underline{O}_D(q)\cap\underline{SO}\), stabilisateur de \(D\) dans \(\underline{SO}(q)\). Alors \(S\) ces deux lignes sont barrées d'un trait horizontal et d'un zigzag.

Prop. La restriction \(\varepsilon_q\,|\,\underline{O}_D(q)\) est égale au composé \[\underline{O}_D(q) \longrightarrow \underline{O}(q_Q) \xrightarrow{\ \varepsilon_{q_Q}\ } (\mathbb{Z}/2)_S ,\] donc \(\underline{SO}_D(q)\) est l'image inverse de \(\underline{SO}(q_Q)\) par \(\underline{O}_D(q)\to\underline{O}(q_Q)\), d'où un diagramme de suites exactes Cor. \(\underline{SO}_D(q)\) est une extension de […]

LaTeX source
\begin{tikzcd}[column sep=small, nodes={font=\small}]
1 \arrow[r] & \underline{O}_D(q)^{+} \arrow[r] & \underline{O}_D(q) \arrow[r] & \prod_{1\le i\le\nu}\underline{Gl}(R_i)\times\underline{O}(q_Q) \arrow[r] & 1\\
1 \arrow[r] & \underline{SO}_D(q)^{+} \arrow[r] \arrow[u, "\wr"] & \underline{SO}_D(q) \arrow[r] \arrow[u, hook] & \prod_{1\le i\le\nu}\underline{Gl}(R_i)\times\underline{SO}(q_Q) \arrow[r] & 1
\end{tikzcd}

de sorte que \(\underline{SO}_D(q)\) est une ext. de \(\bigl(\prod\underline{Gl}(R_i)\bigr)\times\underline{SO}(q_Q)\) par \(\underline{SO}_D(q)^{+}\simeq\underline{O}_D(q)^{+}\), qui est lisse à fibres conn. un trait vertical en zigzag dans la marge gauche accompagne ces deux lignes.

Thm \((E,q)\) forme quad. rég. de rg pair \(2n\). Alors \(\underline{SO}(q)\) est lisse à fibres connexes.

OPS \(\exists F\in\Delta_n(q)\), d'où section \(\omega\) de \(\underline{\mathrm{Arf}}(q)\) sur \(S\). Prenons ci-dessus \(D=\{F\}\), […] \(F\) est de rg \(n\) donc \(Q=0\). Donc par ce qui précède, \(\underline{SO}_D(q)\) est lisse à fibres connexes.

157D'autre part \(\underline{SO}(q)/\underline{SO}_D(q)\simeq\underline{\Delta}^{\omega}_{\{n\}}\) est lisse à fibres connexes, donc aussi \(\underline{SO}(q)\), cqfd.

Corollaire Les \(\underline{SO}_D(q)=B_D(q)\) sont lisses à fibres connexes. la page s'arrête ici ; le reste du feuillet est blanc. Le lot se termine sur ce corollaire.