Cote n° 77 · batch 2 · pages 21–40 · Transcription · Quadriques affines, extensions quadratiques : notes manuscrites (s.d.).
Datation de l’inventaire : [à partir de 1977]
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Extensions quadratiques

Titre de sa main, en tête de la page 21 ; il ouvre une suite numérotée 1 à 6 (et « 5 bis ») et une numérotation continue des formules, de (1) à (66), qui court sur tout le lot. Notations fixées pour le lot : il souligne \(\mathcal{O}_S\), \(\underline{\mathrm{Sym}}\), \(\underline{\mathrm{Hom}}\) ; on rend \(\mathcal{O}_S\) sans soulignement, et le fibré vectoriel (V à double barre, surmonté d'un accent) par \(\check{\mathbb{V}}\) ; \(\check{B}\), \(\check{L}\), \(\check{V}\) sont les duaux. Le discriminant, noté d'abord \(\Delta\) puis surchargé en une lettre gothique, est rendu \(\mathfrak{D}\).

211. Un […] ⌜revêtement⌝ quadratique d'un schéma \(S\) est un \(S\)-schéma \(\Omega\) fini loc. libre de rang \(2\) sur \(S\). La catégorie de ces revêtements quadratiques (\(S\) fixé) est équivalente à celle des \(\mathcal{O}_S\)-Algèbres (commut. unifères) \(B\) loc. libres de rang \(2\), ou extensions quadratiques ⌜dites aussi⌝ de \(\mathcal{O}_S\). Pour \(S\) variable, on trouve une catégorie fibrée sur \((\mathrm{Sch})_{/S}\) \[(1)\qquad \Omega = \mathrm{Spec}(B)\] Soit […] \[(2)\qquad \check{L} = B/\mathcal{O}_S \qquad 0 \to \mathcal{O}_S \xrightarrow{\;i\;} B \to \check{L} \to 0\] module inversible. On a une structure d'extension \[(3)\qquad 0 \to L \to \check{B} \xrightarrow{\;\pi\;} \mathcal{O}_S \to 0\] sur le \(L\) de (3) et de la ligne suivante, une tache d'encre au-dessus de la lettre, peut-être un accent effacé. i.e. un fibré affine de rang \(1\) sur \(S\), ayant \(L\) comme module des translations, les splittings ⌜scindages⌝ sont \[(4)\qquad E = \check{\mathbb{V}}(\check{B}) \simeq \mathbb{V}(B) = \mathrm{Spec}\bigl(\underline{\mathrm{Sym}}_{\mathcal{O}_S}(B)\bigr) = \mathrm{Spec}\bigl(\underline{\mathrm{Sym}}_{\mathcal{O}_S} B/(e_B - 1)\bigr)\] où \(e\) désigne la section unité de \(B\). Les sections de \(E\) sur \(S\) correspondent aux scindages de (3), ou aux homs de \(\mathcal{O}_S\)-modules \(B \to \mathcal{O}_S\) qui transforment \(e_B\) en \(1_S\), i.e. inverses à gauche de \(i\). Parmi ceux-ci il y a les scindages homs de \(\mathcal{O}_S\)-Algèbres. Donc […] que l'[…] application inj. \[(5)\qquad \Omega(S) \hookrightarrow E(S)\] ainsi définie commute à tt chgt de base \(S' \to S\),

22on trouve une plongement immersion canonique \[(6)\qquad \Omega \hookrightarrow E\] également compatible à tt chgt de base. Soit […] plongement \(\to\) \(F\) un fibré affine sous un fibré vectoriel \(\check{\mathbb{V}}(V)\), et considérons une ⌜défini par une⌝ structure d'extension […] \[\begin{aligned} &(7) && 0 \to V \to \check{C} \to \mathcal{O}_S \to 0\\ &\text{\struck{(8)}} && 0 \to \mathcal{O}_S \to \check{C} \to \check{V} \to 0 \end{aligned}\] avec \[F = \mathrm{Spec}\bigl(\underline{\mathrm{Sym}}\, \check{C}/(e_C - 1)\bigr)\] dans la seconde ligne et dans la formule de \(F\), l'accent de \(\check{C}\) est noyé sous une tache ; la suite écrit \(C\) sans accent. où \(e_C\) est l'image ⌜dans \(C\)⌝ de la section \(1\) de \(\mathcal{O}_S\). Mais les homs \[\Omega \longrightarrow F\] correspondent aux homs de \(\mathcal{O}_S\)-algèbres \[\underline{\mathrm{Sym}}(C)/(e_C - 1) \longrightarrow B\] ou encore aux homs de \(\mathcal{O}_S\)-Modules \[C \xrightarrow{\;\varphi\;} B\] tels que \[\varphi(e_C) = e_B\] ou, par transposition, aux homs d'extensions de (3) dans (7), i.e. aux homs de fibrés affines \(E \to F\). Donc on trouve une isom. canonique \[(9)\qquad \mathrm{Hom}_S(\Omega, F) \simeq \mathrm{Homaff}_S(E, F)\] (ce qui justifie le nom d'enveloppe affine de \(\Omega\) donné à \(E\)), d'où par chgt de base \[\text{\struck{\ill{}}}\ (10)\qquad \underline{\mathrm{Hom}}_S(\Omega, F) \simeq \underline{\mathrm{Homaff}}_S(E, F) .\]

232. Si on se donne une section \(s\) de l'enveloppe affine, i.e. un splitting de (3), i.e. un iso de \(\mathcal{O}_S\)-Modules \[(11)\qquad B \simeq \mathcal{O}_S \oplus \check{L} ,\] alors la structure de \(\mathcal{O}_S\)-Algèbre de \(B\) est déterminée par la donnée de la multiplication \[\check{L} \otimes \check{L} \longrightarrow B \simeq \mathcal{O}_S + \check{L}\] qui sera donnée elle-même par deux homs \[(12)\qquad \begin{cases} b \in \Gamma\,\underline{\mathrm{Hom}}(L^{\otimes(-2)}, L^{-1}) \simeq \Gamma L\\ c \in \Gamma\,\underline{\mathrm{Hom}}(L^{\otimes(-2)}, \mathcal{O}_S) \simeq \Gamma L^{\otimes 2} . \end{cases}\] De façon précise, on aura \[(13)\qquad \begin{cases} (\lambda \oplus s(u))(\mu \oplus s(v)) = (\lambda\mu - cuv) \oplus s(\lambda v + \mu u + buv) .\\ \text{i.e. } s(u)s(v) = -cuv \oplus s(buv) \end{cases}\] attention : convention de signe ? le signe devant \(cuv\) et celui devant \(buv\) sont surchargés ; une flèche relie le premier à la note marginale. On aura Calculons \(\mathrm{tr}_{\Omega/S}(\lambda + u)\) et \(N_{\Omega/S}(\lambda + u)\).

(14) On aura \[\mathrm{tr}(\lambda + u) = 2\lambda + \mathrm{tr}\, u\] Or la multiplication \(\mu_u\) par \(u\) est donnée par \[\mu \oplus v \longmapsto -cuv \oplus s(\mu u + buv)\] signe \(-\) ! i.e. par la matrice \[\mu_u = \begin{pmatrix} 0 & -cu\\ \uncertain{u} & -bu \end{pmatrix} , \qquad \mu_{\lambda \oplus u} = \begin{pmatrix} \lambda & -cu\\ u & \lambda + bu \end{pmatrix}\] le \(0\) de la première matrice est une tache d'encre, et le terme sous lui se lit mal ; la première matrice porte \(-bu\) là où la seconde porte \(+bu\). donc \[(14)\qquad \begin{cases} \mathrm{tr}\, u = bu\\ N u = cu^2 \end{cases}\] d'où \[(15)\qquad \begin{cases} \mathrm{tr}(\lambda \oplus u) = 2\lambda + bu\\ N(\lambda \oplus u) = \lambda^2 + \lambda bu + cu^2 \end{cases}\] dans (14) et (15), les signes devant \(bu\) et \(cu^2\) sont surchargés d'une tache ; on lit \(+\).

En termes des \(s\) définissant un iso \(\uncertain{F} \simeq \check{\mathbb{V}}(L)\), […] \(B\)) […] un plongement \(\Omega \subset \check{\mathbb{V}}(L)\) et \(\Omega\) est caractérisé dans \(\check{\mathbb{V}}(L)\) comme le ss-schéma des sections \(x\) telles que \[\boxed{x^2 - bx + c = 0}\] La cat. des \(\Omega\) (ou \(B\)) munis d'un scindage équivalente à celle des triples \((L, b, c)\). les deux notes ci-dessus sont dans la moitié droite du bas de la page : la première encadrée d'un trait, la seconde écrite verticalement le long du bord droit.

Voyons la dépendance de \(b = b(s)\) et \(c = c(s)\) par rapport à \(s\). Soit […] \[(16)\qquad s' = s + \tau \qquad \tau \in \Gamma(E) \qquad \text{i.e. } s'(u) = s(u) + \tau u \ \text{pour } u \in \Gamma\check{L}\] on lit \(\Gamma(E)\) ; la suite traite \(\tau\) comme une section de \(L\).

24considérons \[b' = b(s'), \qquad c' = c(s')\] définis par \[\begin{aligned} s'(u)s'(v) &= -c'uv + s'(b'uv) = -c'uv + s(b'uv) + \tau b'uv\\ &= (\tau b' - c')uv \oplus s(b'uv) \end{aligned}\] \[\begin{aligned} \Vert\qquad&\\ (s(u) \oplus \tau u)(s(v) \oplus \tau v) &= s(u)s(v) + (\tau u)s v + \tau(v) s u + \text{\struck{$(\tau u)(\tau v)$}}\\ &= \text{\struck{\ill{}}}\\ &= (\tau^2 - c)uv \oplus s\bigl((b + 2\tau\ \text{\struck{\ill{}}})uv\bigr) \end{aligned}\] au-dessus et au-dessous de la deuxième ligne, il note les valeurs des termes : \(s(u)s(v) = -cuv + s(buv)\), \((\tau u)sv + \tau(v)su = s(2\tau uv)\), et \(\tau^2 uv\) au-dessus du terme biffé. donc \[\begin{cases} b' = b + 2\tau\\ \tau b' - c' = \tau^2 - c \end{cases} \qquad \begin{aligned} \text{i.e. } c' &= c + \tau b' - \tau^2\\ &= c + \tau b + 2\tau^2 - \tau^2\\ &= c + \tau b + \tau^2 \end{aligned}\] \[(17)\qquad \begin{cases} b' = b + 2\tau\\ c' = c + \tau b + \tau^2 . \end{cases}\]

3. Considérons \[(18)\qquad \mathfrak{D} = b^2 - 4c \in \Gamma(S, L^{\otimes 2}) ,\] \(\mathfrak{D}\) est écrit sur un \(\Delta\), et suivi d'un « \(= \Delta\) » noirci. on a alors \[\begin{aligned} \mathfrak{D}(s') &= (b + 2\tau)^2 - 4(c + \tau b + \tau^2)\\ &= b^2 + (4\tau^2 + 4\tau b) - 4(c + \tau b + \tau^2)\\ &= b^2 - 4c = \mathfrak{D}(s) \end{aligned}\] donc \(\Delta\) est un invariant de \(\Omega\), indépendant des splittings \(s\), on l'appelle le discriminant du revêtement quadratique \(\Omega\) de \(S\), ou encore de l'Algèbre quadratique \(B\), ⌜noté \(\mathfrak{D}(\Omega/S)\)⌝. On va voir qu'il est égal à \(-\delta(N_{\Omega/S})\) ⌜[…]⌝ discriminant de la forme quadratique \(N_{\Omega/S}\) : […] […] la forme (19) \(\Delta(N_{\Omega/S}) = -4\mathfrak{D}(\Omega/S)\) bilinéaire associée à \(N_{\Omega/S}\) est […] \(\mathrm{tr}(uv)\)

Le reste de la page, encadré, est annulé par des traits obliques ; il se lit : i.e. (19) \[\text{\struck{$N(\xi + \eta) = N(\xi) + N(\eta) + \mathrm{tr}(\xi\eta)$}}\] […] on peut choisir un splitting \(s\), et on a, si \(\xi = \lambda \oplus u\), \(\eta = \mu \oplus v\), \(\xi\eta = (\lambda\mu - cuv)\) \(\oplus (\lambda v + \mu u + buv)\), \[\begin{aligned} &\text{\struck{$N(\xi + \eta) = (\lambda + \mu)^2 + b(\lambda + \mu)(u + v) + c(u + v)^2$}}\\ &\text{\struck{$\quad = (\lambda^2 + b\lambda u + cu^2) + (\mu^2 + b\mu v + cv^2) + 2cuv + 2\lambda\mu + b(\lambda v + \mu u)$}}\\ &\text{\struck{$\quad = N(\xi) + N(\eta) + 2cuv + 2\lambda\mu + b(\lambda v + \mu u)$}} \end{aligned}\]

25\[(19)\qquad \Delta(N_{\Omega/S}) = -\text{\struck{$4$}}\,\mathfrak{D}(\Omega/S)\] Pour ceci, on va d'abord calculer la forme bil. \(\varphi\) associée à \(N\), on trouve \[\begin{aligned} &(20) && \varphi_{\Omega/S}(\xi, \eta) = \mathrm{tr}\,\xi\, \mathrm{tr}\,\eta - \mathrm{tr}(\xi\eta)\\ &\text{[ou variante (21)} && \varphi_{\Omega/S}(\xi, 1) = \mathrm{tr}\,\xi\ ] \end{aligned}\] i.e. \[(22)\qquad N(\xi + \eta) = N(\xi) + N(\eta) + \bigl(\mathrm{tr}\,\xi\,\mathrm{tr}\,\eta - \mathrm{tr}(\xi\eta)\bigr) .\] Pour vérifier la formule (21), on peut choisir un splitting et calculer avec \(b\), \(c\). On peut aussi considérer comme […] ⌜en vérification⌝ une formule plus générale, valable pour \(\xi, \eta \in \mathrm{End}(B)\), où \(B\) est un fibré vectoriel de rang \(2\) quelconque…

On conclut de (20) que la forme discriminante est donnée par \[\wedge^2\varphi(\xi \wedge \xi', \eta \wedge \eta') = \det\begin{pmatrix} \varphi(\xi, \eta) & \varphi(\xi, \eta')\\ \varphi(\xi', \eta) & \varphi(\xi', \eta') \end{pmatrix}\] on va prendre \(\xi' = e_B\), \(\eta' = e_B\), et ⌜\(\xi = \eta\)⌝, on trouve \[\wedge^2\varphi(e_B \wedge \xi, e_B \wedge \xi) = \det\begin{pmatrix} (\mathrm{tr}\,\xi)^2 - \mathrm{tr}(\xi^2) & \mathrm{tr}\,\xi\\ \mathrm{tr}\,\xi & 2 \end{pmatrix} = \text{\struck{$2$}}(\mathrm{tr}\,\xi)^2 - 2\,\mathrm{tr}(\xi^2)\] \[\text{\struck{$= (\mathrm{tr}\,\xi)^2 \ldots - (\mathrm{tr}\,\eta)^2$}}\] dans la matrice, des \(\eta\) sont surchargés en \(\xi\), et le \(2\) est écrit sur une lettre noircie. On veut vérifier que ceci est égal à \(-\)\(4\)\(\,\mathfrak{D}\cdot u^2\), où \(u, v\) sont les images de \(\xi, \eta\) dans \(\Gamma\check{L}\). Pour ceci, OPS « on peut supposer » l'existence d'un scindage \(s\), et que \(\xi = s(u)\) […] ; on trouve, comme \[\xi^2 = s(u)^2 = -cu^2 \oplus s(bu^2), \qquad \mathrm{tr}\,\xi^2 = -2cu^2 + b^2u^2\] et on a \[\begin{aligned} \wedge^2\varphi(1 \wedge s(u), 1 \wedge s(u)) &= \text{\struck{\ill{}}}\ (bu)^2 - 2(-2cu^2 + b^2u^2)\\ &= (4c - b^2)u^2 = -\mathfrak{D}u^2 , \quad \text{cqfd.} \end{aligned}\]

264. Supposons qu'on se donne une trivialisation \[(23)\qquad L \xrightarrow[\sim]{\;\alpha\;} \mathcal{O}_S\] i.e. une section \(\alpha^{-1}\) ⌜\(\alpha'\)⌝ de \(\check{L}\). Alors la donnée d'un scindage équivaut à la donnée d'une section \(t\) de \(B\) au-dessus de \(\alpha^{-1}\), la donnée d'un isom. (23) et d'un scindage équivaut à la donnée d'une trivialisation complète du fibré affine \(E = E_\Omega\), i.e. d'un isom. de fibrés affines \[E_\Omega \xrightarrow{\;\sim\;} \mathbb{E}^1_S ,\] ou encore : la donnée d'une section \(t\) de \(B\) qui, avec la section unité \(e_B \in B\), Alors \(b\) et \(c\) […] ⌜i.e. telle que \((1, t)\)⌝ soit une base de \(B\) sur \(\mathcal{O}_S\). On peut ⌜alors⌝ identifier \(b\) et \(c\) à des sections de \(\mathcal{O}_S\), et celles-ci sont définies par la condition (déduite de 2 (13) en y faisant \(u = v = t\)) \[(24)\qquad t^2 - bt + c = 0\] on trouve \[(25)\qquad b = \mathrm{tr}\, t, \qquad c = N(t) .\] L'formule n° 23, autre version : \[L^{\otimes 2} \xrightarrow[\sim]{\;s^2\;} \mathcal{O}_S\] et on a alors \[(26)\qquad \mathfrak{D}(\Omega/S) = (b^2 - 4c)s^2 \qquad \text{identifié, par } s, \text{ à } b^2 - 4c .\] (24) s'écrit avec \(+c\), alors que (13) donnait \(s(u)s(v) = -cuv \oplus s(buv)\) : le signe de \(c\) n'est pas le même qu'en (13).

275. La donnée d'un revêtement quadratique \(\Omega\) sur \(S\), grâce à la considération des plongements canoniques de \(\Omega\) dans son enveloppe affine \(E\), revient à la donnée :

a) d'un fibré affine de rang \(1\) \(E\) sur \(S\),

b) d'un diviseur relatif de \(\Omega\) dans \(E/S\), i.e. d'une section de \(\underline{\mathrm{Div}}^{+2}_{E/S} \simeq \Sigma^2(E) = E \times_S E/\mathfrak{S}_2\).

On sait que […] les \(\underline{\mathrm{Div}}^{n}_{E/S}\) ⌜\(\simeq (E_{/S})^n/\mathfrak{S}_n\)⌝ sont des fibrés affines sur \(S\), de rangs respectifs \(n\), précisons par exemple la structure obtenue ainsi. On regarde d'abord le cas où \(E\) est trivialisé par une section \(s\) \[(27)\qquad E \xleftarrow[\sim]{\;\alpha_s\;} \check{\mathbb{V}}L\] et on a alors un iso \[\Sigma^n(\alpha_s) : \Sigma^n \check{\mathbb{V}}(L) = \check{\mathbb{V}}\Bigl(\sum_{1 \le i \le n} L^{\otimes i}\Bigr) \xrightarrow{\;\sim\;} \Sigma^n E\] où l'iso \[(28)\qquad \Sigma^n \check{\mathbb{V}}L \simeq \check{\mathbb{V}}L^n/\mathfrak{S}_n \longrightarrow \check{\mathbb{V}}\Bigl(\sum_{1 \le i \le n} L^{\otimes i}\Bigr)\] est défini par passage au quotient : partir de \[(29)\qquad \sigma_n : \check{\mathbb{V}}(L^n) \longrightarrow \check{\mathbb{V}}\Bigl(\sum_{1 \le i \le n} L^{\otimes i}\Bigr)\] donné par \[(30)\qquad \sigma_n = (\sigma_i)_{1 \le i \le n} \qquad \sigma_i(x_1, \ldots, x_n) = \sum x_1 x_2 \cdots x_i\] (\(i\)-ème fonction symétrique élémentaire). Si on change \(s\) en \[s' = s + \tau \qquad (\tau \in \Gamma L)\] i.e. \[\alpha_{s'} = \alpha_s + \mathrm{trans}(\tau)\] d'où

28\[(31)\qquad \Sigma^n(\alpha_{s'}) = \Sigma^n(\alpha_s)\,\underbrace{\Sigma^n(\mathrm{trans}\,\tau)}_{\varphi_n(\tau)}\] et on trouve que \[\begin{aligned} \varphi_n(\tau) : \Sigma^n(\check{\mathbb{V}}L) &\xrightarrow{\;\sim\;} \Sigma^n \check{\mathbb{V}}L\\ \Vert\qquad&\qquad\qquad \Vert\\ \textstyle\sum L^{\otimes i} &\longrightarrow \textstyle\sum L^{\otimes i} \end{aligned}\] est défini par la commutativité du […] diagramme

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\begin{tikzcd}
\check{\mathbb{V}}\sum_{1 \le i \le n} L^{\otimes i} \arrow[r, "\varphi_n(\tau)"] & \check{\mathbb{V}}\sum_{1 \le i \le n} L^{\otimes i}\\
\check{\mathbb{V}}L^n \arrow[u, "\sigma_n"] \arrow[r, "(\mathrm{trans}\,\tau)^n"] & \check{\mathbb{V}}(L^n) \arrow[u, "\sigma_n"']
\end{tikzcd}

i.e. \[\Bigl(\sum (x_1 + \tau)(x_2 + \tau) \cdots (x_i + \tau)\Bigr)_{1 \le i \le n} = \varphi_n(\tau)\bigl(\underbrace{\textstyle\sum x_1 \cdots x_i}_{\sigma_i(x)}\bigr)_i\] le premier membre est écrit en partie sur des lettres surchargées ; on transcrit \(\sum (x_1+\tau)\cdots(x_i+\tau)\), ce qui est \(\sigma_i(x_1+\tau, \ldots, x_n+\tau)\). \[\Vert\] \[\text{\struck{$\sigma_1(x) + n\tau,\ \sigma_2(x) + (n-1)\tau\sigma_1(x) + \tfrac{n(n-1)}{2}\tau^2,\ \sigma_3(x) + \ldots$}}\] N.B. On pose \(\sigma_0 = 1\). \[\begin{aligned} \Bigl(\prod_{1 \le i \le n} (1 + X\tau + X_i)\Bigr) - 1 &= \Bigl(\sum_{0 \le p \le n} (1 + \tau)^{n-p}\sigma_p\Bigr) - 1\\ &= \text{\struck{\ill{}}} \sum_{\substack{0 \le p, q \le n\\ p + q > 0}} \frac{(n-p)!}{q!\,(n-p-q)!}\,\tau^q\sigma_p \end{aligned}\] devant le produit, une lettre noircie ; on lit \(X\tau + X_i\) tel quel, la variable \(X\) servant visiblement à séparer les degrés. donc \[(32)\qquad \varphi_n(\tau)(\sigma_1, \ldots, \sigma_n) = \bigl(\varphi_n(\tau)_i(\sigma_1, \ldots, \sigma_n)\bigr)_{1 \le i \le n}\] avec \[(33)\qquad \varphi_n(\tau)_i(\sigma_1, \ldots, \sigma_n) = \sum_{\substack{p, q \ge 0\\ p + q = i}} \frac{(n-p)!}{(n-i)!\,q!}\,\tau^q\sigma_p \ \text{\struck{$= \ldots$}}\] sous (33), une ligne biffée et illisible, reliée par une accolade. On voit que les \(\varphi_n(\tau)\) sont des transformations affines

29et on trouve donc un hom de groupes […] \[\check{\mathbb{V}}(L) \xrightarrow{\;\varphi_n\;} \mathrm{Aff}\Bigl(\check{\mathbb{V}}\bigl(\textstyle\sum_{1 \le i \le n} L^{\otimes i}\bigr)\Bigr)\] et un hom \[\begin{cases} s \longmapsto \Sigma^n(\alpha_s)\\ E \longrightarrow \mathrm{Isom}\Bigl(\check{\mathbb{V}}\bigl(\sum_{1 \le i \le n} L^{\otimes i}\bigr), \Sigma^n(E)\Bigr) \end{cases}\] induisant un isomorphisme isom. \[(34)\qquad E \wedge^{\check{\mathbb{V}}(L)} \check{\mathbb{V}}\Bigl(\sum_{1 \le i \le n} L^{\otimes i}\Bigr) \simeq \Sigma^n(E)\] permettant de transporter sur \(\Sigma^n(E)\) la structure affine de \(\check{\mathbb{V}}\bigl(\sum_{1 \le i \le n} L^{\otimes i}\bigr)\).

En particulier, on trouve \[(35)\qquad \varphi_2(\tau)(\sigma_1, \sigma_2) = (\sigma_1 + 2\tau,\ \sigma_2 + \tau\sigma_1 + \tau^2)\] la transformation linéaire affine correspondante est \[(36)\qquad \varphi_2^0(\tau)(\sigma_1, \sigma_2) = (\sigma_1,\ \sigma_2 + \tau\sigma_1)\] où on interprète \(\tau = s \in \Gamma L\) comme un […]

La suite de la page, encadrée, est annulée par deux grandes diagonales et, en tête, par des traits horizontaux ; on en lit : qui est constitué on se considère d'action de \(\mathrm{trans}(\tau)\) sur \(F\) donc sur le module […] (notation \(\check{B}\) ou \(\mathfrak{E}\)), extension de \(\check{E}\) \(\mathcal{O}_S\) par \(L\), on trouve que \(\mathrm{id}_E\), considéré par transmutation une extension sur \(L\) par \(L^{\otimes 2}\), définit \(L \otimes \check{B}\), extension de […] (37) \(\psi(\tau) \in \ill{}\) Hom d'ext \((L \otimes \check{B})\)

30Les trois premières lignes de la page sont encadrées d'un trait, et une ligne ondulée court sur la formule ; on ne peut dire si l'encadré les annule. d'où une injection \[\psi : \check{\mathbb{V}}(L) \longrightarrow \underline{\mathrm{Autom}}\ \text{d'ex}\bigl(0 \to L^{\otimes 2} \to L \otimes \check{B} \to L \to 0\bigr)\] et on a un […]

On interprète les scindages de […] l'extension \[(37)\qquad 0 \to L \to \check{B} \to \mathcal{O}_S \to 0\] (qui définit le fibré affine \(E\)), i.e. comme un iso \[\check{B} \simeq \text{\struck{$L$}}\ \mathcal{O}_S \oplus L\] i.e. comme un isom. d'extensions \[(38)\qquad \tilde{\alpha}_s : \check{B} \otimes L \simeq L \oplus L^{\otimes 2}\] On trouve que … et que \(\alpha_s\) transforme … un iso. canonique entre le groupe des translations de l'espace affine \(\Sigma^2(F)\) […] \[\text{Donc } \Sigma^2(F) = F \wedge^{\check{\mathbb{V}}(L), \varphi_2^0} \check{\mathbb{V}}(L + L^{\otimes 2})\] avec \(\check{B} \otimes L\). … Donc

Proposition […] Si \(F\) est un fibré affine de rang \(1\), \(\Sigma^2 F\) correspondant à l'extension (37), alors \(\Sigma^2(F)\) est canoniquement muni d'une structure de fibré affine sous le groupe vectoriel \(\check{B} \otimes L\) (extension de \(L\) par \(L^{\otimes 2}\)). Le fibré associé affine de

31rang \(1\) \[\Sigma^2(F)/\mathbb{V}(L^{\otimes 2})\] est canoniquement isomorphe : \(2F\) dans \(\check{\mathbb{V}}(\check{B}) = \mathbb{V}(B)\), image inverse dans \(\check{\mathbb{V}}(\check{B})\) de la section \(2\) de \(\check{\mathbb{V}}(\mathcal{O}_S)\) ; i.e. \[(39)\qquad \Sigma^2(F)/\mathbb{V}(L^{\otimes 2}) \simeq 2F\]

Ainsi La donnée d'une section \(\sigma\) de \(\Sigma^2(F)\), ou encore d'un diviseur quadratique \(\Omega \subset F\), […] définit donc une section de \(2F\), qu'on appelle la fonction dénote par \(\underline{b}_\Omega\). […] Le morphisme \[(40)\qquad \Sigma^2(F) \xrightarrow{\;\underline{b}\;} 2F\] est caractérisé par la condition de commuter aux chgts de base, et de transformer la section de \(\Sigma^2(F)\) image d'une section \((s_1, s_2)\) de \(F^2\), en la section \(s_1 + s_2\) de \(2F\) (ainsi \(\underline{b}\) est une sorte de trace universelle) ; entre « est » et « une sorte », un mot court illisible. en termes de \(\Omega\), et on peut aussi dire que \(\underline{b}\) (i.e. la variété en termes de \(\Omega \mapsto \underline{b}_\Omega\)) est défini par la condition de compatibilité avec chgts de base, et que pour les schémas relatifs les diviseurs quadratiques

32\(\Omega(s_1, s_2)\), défini par le couple de sections \((s_1, s_2)\), i.e. l'idéal \(\mathcal{J}(s_1)\cdot\mathcal{J}(s_2) \subset \mathcal{O}_F\), en la section \[(41)\qquad \underline{b}_{\Omega(s_1, s_2)} = s_1 + s_2 \quad (\in \Gamma(2F)) .\] En termes d'un \(\Omega\) quelconque, on peut aussi dire que \(\underline{b}_\Omega\) est caractérisé par la condition suivante : pour toute ⌜section⌝ […] (soit locale) \(s\) de \(F\), envisageons la section \(2s\) de \(2F\), on a \[(42)\qquad b(s) = \underline{b}(s) - 2s\] Si \(\Omega = \Omega(s_1, s_2)\), cela donne bien \[(43)\qquad b(s) = s_1 + s_2 - 2s = (s_1 - s) + (s_2 - s)\]

On peut donc dire que la donnée d'une section \(\sigma\) de \(\Sigma^2(F)\) — i.e. d'un diviseur quadratique \(\Omega \subset F\) — revient à la donnée successive

a) d'une section \(\underline{b}\) de \(2F\) — d'où par […] image inverse un fibré affine de rang \(1\) \[(44)\qquad \Sigma(\underline{b}) \ \text{\struck{\ill{}}}\] sous le groupe des translations \(L^{\otimes 2}\) ; et

b) d'une section \(\sigma\) de \(\Sigma(\underline{b})\). \(\Sigma\) rend ici un signe tracé en sablier (\(X\) fermé haut et bas par deux barres), plus appuyé que les \(\Sigma\) des pages précédentes ; la page 33 écrit \(\mathrm{cl}(\Sigma(\underline{b}))\) d'un \(\Sigma\) ordinaire. Au-dessus de (44), une flèche \(\hookrightarrow\) chiffrée \(1\), sans but visible.

33L'ens. des sections de \(2F\) (qui est […] […]) torseur sous \(\Gamma(S, L)\) est vide ssi la classe \(2\,\mathrm{cl}(F) = \mathrm{cl}(2F)\) dans \(H^1(S, L)\) est \(\neq 0\). Alors c'est un torseur sous \(H^0(S, L)\) (qui exprime la première indétermination). La section \(\underline{b}\) étant choisie, l'ens. des \(\sigma\) correspondants de \(\underline{b}\) est non vide ssi la classe \[c(\underline{b}) = \mathrm{cl}(\Sigma(\underline{b})) \in H^1(S, L^{\otimes 2})\] est \(= 0\) ; et alors c'est un torseur sous \(H^0(S, L^{\otimes 2})\). dans la première ligne, « \(\neq 0\) » est écrit sur un « \(= 0\) » : la phrase, telle qu'elle est corrigée, dit « vide ssi \(\ldots \neq 0\) », ce qui revient au même que la leçon primitive « non vide ssi \(= 0\) » de la ligne suivante.

On peut considérer que \(\Sigma^2(F)\), torseur affine sous \(\check{B} \otimes L\), est donné par une structure d'extension \[(45)\qquad 0 \to \check{B} \otimes L \longrightarrow V^{(2)} \longrightarrow \mathcal{O}_S \to 0\] (où on considère \(\check{B}\) comme \(V^{(1)}\)). En effet, on a \(\mathrm{Sym}^2(\check{B}) = \mathrm{Sym}^2(V^{(1)})\) est une extension de \(\mathrm{Sym}^2(\mathcal{O}_S) = \mathcal{O}_S\) par \(\mathcal{O}_S \otimes V^{(1)} = V^{(1)}\). En fait, la proposition précédente se précise en \[(46)\qquad \Sigma^2(F) = \text{fibré affine associé à l'extension } V^{(2)} = \mathrm{Sym}^2(\check{B}) \text{ de } \mathcal{O}_S \text{ par } V^{(1)} = \check{B} .\] les exposants \((1)\) et \((2)\) de \(V\) sont petits et se confondent parfois ; on les lit d'après l'argument. Dans (46), le « \(=\) » est repassé.

34(5 bis) Détermination de \(\Sigma^n(F)\) (2ème mouture …)

Considérons l'extension vectorielle définissant ⌜un fibré affine de rang \(1\)⌝ \(F\) \[(47)\qquad 0 \to L \xrightarrow{\;i_1\;} V \xrightarrow{\;\pi_1\;} \mathcal{O}_S \to 0 \qquad (V = \check{B})\] \[(48)\qquad F = \pi_1^{-1}(1) \subset \check{\mathbb{V}}(V)\] on en déduit, pour tout \(n \ge 1\), une structure d'extension \[(49)\qquad 0 \to L \otimes \underline{\mathrm{Sym}}^{n-1}(V) \xrightarrow{\;i_n\;} \underline{\mathrm{Sym}}^n(V) \xrightarrow{\;\pi_n\;} \mathcal{O}_S \to 0\] (en théorie) qui vient […] sur \(\underline{\mathrm{Sym}}^n(V)\) une filtration décroissante par les \[(50)\qquad \underbrace{L^{i} \otimes \underline{\mathrm{Sym}}^{n-i}(V)}_{\mathrm{Fil}^i\, \mathrm{Sym}^n(V)} \subset \underline{\mathrm{Sym}}^n(V) \quad (0 \le i \le n)\] dans (47), le \(V\) est écrit sur une lettre noircie, avec un « \(\leq\) » au-dessus. Dans (49), le \(V\) de \(\mathrm{Sym}^{n-1}\) et celui de \(\mathrm{Sym}^n\) sont surchargés.

La suite de la page, encadrée en marge d'un trait vertical, est annulée par trois longues diagonales ; elle se lit : Conséquences \[\text{\struck{(51)\quad $\Sigma^n F = \pi_n^{-1}(1) \subset \check{\mathbb{V}}(\underline{\mathrm{Sym}}^n V)$}}\] le fibré affine associé à l'extension (50). Ceci se déduit d'un isomorphisme canonique \[\text{\struck{(52)\quad $\underbrace{\Sigma^n(F)}_{\text{\uncertain{puissance} symétrique}} \xrightarrow[\sim]{\;\varphi_n\;} \Sigma^n$}}\] 6) Description « fonctorielle ». On définit la morphisme de passage au quotient des \[\text{\struck{(53)\quad $\Psi_n : F^n \longrightarrow \Sigma^n,\quad \Psi_n(x_1, \ldots, x_n) = x_1$}}\] le numéro 6) est écrit sur un autre chiffre ; la ligne qui le précède, tirée sur toute la largeur, sépare le passage de ce qui précède.

35Considérons aussi la suite exacte transposée de (47) \[(51)\qquad 0 \to \mathcal{O}_S \xrightarrow{\;i'_1\;} \check{V} \xrightarrow{\;\pi'_1\;} \check{L} \to 0 \qquad (\check{V} = B)\] et notons tout de suite que, comme \(V\) est de rang \(2\), on a un isom. canonique \[(52)\qquad \check{V} \simeq V \otimes (\det V)^{-1}\] déduit de l'accouplement symétrique ⌜alterné⌝ \[(53)\qquad V \otimes V \longrightarrow \det V, \qquad x \otimes y \longmapsto x \wedge y ;\] d'ailleurs la suite exacte (47), définit un isom. canonique \[(54)\qquad \det V \xrightarrow[\sim]{\;\alpha\;} L\] en associant par la condition \[(55)\qquad \alpha(i_1(\lambda) \wedge x) = \lambda\, \pi_1(x) \qquad \lambda \in \Gamma(-, L),\ x \in \Gamma(-, V)\] En conjuguant (52) et (54), on trouve un iso canonique \[(56)\qquad \check{V} \xleftarrow[\sim]{\;\alpha\;} V \otimes L^{-1}\] par la condition … associé : l'accouplement alterné \[(57)\qquad \begin{cases} (V \otimes L^{-1}) \otimes V \xrightarrow{\;\varphi\;} \mathcal{O}_S\\ \quad \simeq (V \otimes V) \otimes L^{-1} \end{cases}\] défini par la condition que \[(58)\qquad \varphi(i_1(\lambda) \otimes x \otimes \mu) = \lambda\mu\, \pi_1(x) \qquad \lambda \in \Gamma L,\ x \in \Gamma V,\ \mu \in \Gamma V\] dans (56), la flèche est repassée en noir ; dans (58), l'argument \(i_1(\lambda)\) est en partie noirci. Les appartenances sont écrites sous chaque facteur ; « \(\mu \in \Gamma V\) » est tel quel, alors que \(\mu\) figure ensuite comme scalaire.

36On peut encore dire que l'iso \(\alpha\) (56) est défini par l'accouplement alterné \[(57\,\text{bis})\qquad V \otimes V \xrightarrow{\;\varphi\;} L\] défini par la condition que l'on a \[(58\,\text{bis})\qquad \varphi(i_1(\lambda) \otimes x) = \lambda\, \pi_1(x) \qquad \lambda \in \Gamma L,\ x \in \Gamma V\] dans (57 bis), au-dessus du premier \(V\), un signe noirci ; dans (58 bis), l'argument \(i_1(\lambda)\) est en partie noirci.

Ceci dit, la filt transposons (57) par \(L^{-1}\), on trouve sur \(L^{-1} \otimes V\) une structure d'extension \[(59)\qquad 0 \to \mathcal{O}_S \xrightarrow{\;i'\;} L^{-1} \otimes V \xrightarrow{\;\pi'\;} \check{L} \to 0\] sous \(L^{-1} \otimes V\) est écrit \(\wr\,\alpha\), puis \(\check{V}\) : l'iso (56). qui, compte tenu de l'iso (56), n'est autre que la structure d'extension (51) [i.e. \(\alpha\) transforme \(i'_1\) en \(i'\), \(\pi'_1\) en \(\pi'\)]. […] équivalent […] (49) […] transposée … note écrite en oblique dans la marge gauche, à la hauteur de (59).

Considérons l'hom canonique

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\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=normal, nodes={font=\small}]
\mathrm{Sym}^n(\check{V}) \arrow[r, hook] & \mathrm{Sym}^*(\check{V}) = \mathrm{Algaff}\,\check{\mathbb{V}}(V) \arrow[r] & \mathrm{Sym}^*(\check{V})/(e_V - 1) \arrow[d, no head, "\Vert" description]\\
L^{\otimes(-n)} \otimes \underline{\mathrm{Sym}}^n(V) \arrow[u, "{\mathrm{Sym}^n(\alpha) = \alpha_n}", "\wr"'] \arrow[d, "{\mathrm{Sym}^n(\alpha) = \alpha_n}"', "\wr"] & & \mathrm{Algaff}(F)\\
\underline{\mathrm{Sym}}^n(\check{V}) \arrow[r, "J_n"] & \mathrm{Algaff}(F) &
\end{tikzcd}

La dernière ligne est numérotée (60) dans la marge, où est aussi écrit « suite ». Sous \(\underline{\mathrm{Sym}}^n(\check{V})\) : « \(=\) faisceau des formes sur \(V\) ».

37Proposition 61 ⌜\(\forall n \in \mathbb{N}\)⌝ L'hom \(J_n\) est injectif, et on a commutativité dans le diagramme

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\begin{tikzcd}[column sep=normal, row sep=large]
L^{\otimes -n} \otimes \underline{\mathrm{Sym}}^n(V) \arrow[r, "\alpha_n", "\sim"'] \arrow[d, "i_n"', "{\mathrm{id}_{L^{\otimes(-n-1)}} \otimes \ldots}"] & \underline{\mathrm{Sym}}^n(\check{V}) \arrow[r, hook, "J_n"] \arrow[d, "{\text{mult. par } e_{\check{V}} = i'_1(1)}"] & \underline{\mathrm{Algaff}}(F) \arrow[d, no head, "\Vert" description]\\
L^{\otimes(-n-1)} \otimes \underline{\mathrm{Sym}}^{n+1}(V) \arrow[r, "\sim", "\alpha_{n+1}"'] & \underline{\mathrm{Sym}}^{n+1}(\check{V}) \arrow[r, hook, "J_{n+1}"] & \mathrm{Algaff}(F)
\end{tikzcd}

La flèche verticale de gauche porte \(i_n\) à droite et, à gauche, « \(\mathrm{id}_{L^{\otimes(-n-1)}} \otimes\) » suivi d'un mot biffé et noirci, rendu ici par « \(\ldots\) » ; dans la marge gauche, à la même hauteur, un autre signe noirci.

Enfin, \(\mathrm{Algaff}(F)\) est isomorphe à la limite inductive des \(\underline{\mathrm{Sym}}^n(\check{V}) \simeq L^{\otimes(-n)} \otimes \underline{\mathrm{Sym}}^n(V)\).

NB Les sections de \(\underline{\mathrm{Sym}}^n(\check{V})\), identifiées à des fonctions sur \(F\), s'identifient aux fonctions ⌜polynômiales⌝ de degré \(\le n\). [Comme […] […] celles-ci et des formes sur \(V\) (\(= \check{\mathbb{V}}(V)\)) de degré \(n\). Pour une telle \(f\), sa classe modulo \(\underline{\mathrm{Sym}}^{n-1}(\check{V})\) (fonctions polynômiales de degré \(\le n - 1\)) s'appelle le terme dominant de \(f\), et s'identifie à une section de \(L^{\otimes(-n)}\) ; ainsi ⌜elle s'identifie⌝ aussi : à la restriction à \(L\) de la \(n\)-forme sur \(V\) associée à \(f\). ! On notera que dans cette propriété, interviennent de façon cruciale des […] ⌜relatives⌝ sur les fibrés affines de rang quelconque, et aussi spéciaux aux fibrés de rang \(1\), liés à la dualité (52). Les quatre dernières lignes sont réunies par une accolade dans la marge gauche, devant laquelle il a mis « ! ». Le crochet ouvert après « \(\le n\) » n'est pas refermé sur la page.

38Soit maintenant (pour \(n \ge 1\) fixé) \(D\) un diviseur relatif de rang \(n\) sur \(F\). Soit [\(M_D \subset \underline{\mathrm{Sym}}^n(\check{V})\)] le faisceau des sous-Module des fonctions polynômiales sur \(F\) de degré \(\le n\) s'annulant sur \(D\). les crochets qui entourent « \(M_D \subset \underline{\mathrm{Sym}}^n(\check{V})\) » sont reliés par un trait au mot « relatif » de la ligne précédente.

Proposition \(M_D\) est un supplémentaire de \(\underline{\mathrm{Sym}}^{n-1}(\check{V})\) dans \(\underline{\mathrm{Sym}}^n(\check{V})\), i.e. la composée \[M_D \hookrightarrow \underline{\mathrm{Sym}}^n(\check{V}) \longrightarrow \underline{\mathrm{Sym}}^n(\check{V})/\underline{\mathrm{Sym}}^{n-1}(\check{V}) \simeq L^{\otimes -n}\] est un iso. L'application \[D \longmapsto M_D\] est une bijection de l'ens. des diviseurs relatifs sur \(F\) de degré \(n\) avec l'ens. des sous-Modules \(M_D\) de \(\underline{\mathrm{Sym}}^n(V)\) satisfaisant la condition précédente. Cette bijection est compatible avec les chgts de base, et définit un isomorphisme

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\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=normal, nodes={font=\small}]
\underline{\mathrm{Div}}^{+n}_{F/S} \arrow[r, "\sim"] & \underline{\mathrm{Splittings}}\ \text{de}\ \bigl(0 \to \underline{\mathrm{Sym}}^{n-1}(\check{V}) \to \underline{\mathrm{Sym}}^n(\check{V}) \to L^{\otimes -n} \to 0\bigr)\\
\Sigma^n(F/S) \arrow[u, "\wr"] & \underline{\mathrm{splittings}}\ \text{de}\ L^{\otimes \ldots}\ \ldots \arrow[u, no head, "\wr" description]
\end{tikzcd}

Sous \(\Sigma^n(F/S)\) : « puissance sym. \(n\)-ième ». Le coin inférieur droit est un griffonnage dense : on lit « splittings de \(L^{\otimes \ldots}\) », un mot surchargé (tels que), puis « de la suite exacte, i.e. » et une suite biffée \(0 \to L \otimes \mathrm{Sym}^{n-1}(V)\) \(\to \mathrm{Sym}^n(V) \to \mathcal{O}_S \to 0\). L'argument continue sans doute au-delà de la page.

39On trouve ainsi un isom. canonique \[\begin{aligned} (62)\qquad \Sigma^n(F/S) \simeq{} & \text{fibré affine associé à l'extension}\\ & 0 \to \underline{\mathrm{Sym}}^{n-1}(V) \otimes L \to \underline{\mathrm{Sym}}^n(V) \to \mathcal{O}_S \to 0\\ & \bigl(\text{donc le fibré des translations } \to \underline{\mathrm{Sym}}^{n-1}(V) \otimes L\bigr) \end{aligned}\] Cette suite exacte s'interprète comme celle ⌜associée à l'hom⌝ des formes de degré \(n\) sur \(\check{V}\) ⌜\(\simeq V \otimes L^{-1}\)⌝ ⌜vers \(\mathcal{O}_S\)⌝, par la « valeur en \(e_{\check{V}} = e_B\) ». Donc la donnée d'une section de \(\Sigma^n(F/S)\), i.e. d'un diviseur relatif de degré \(n\) sur \(F\), équivaut à la donnée d'une forme de degré \(n\) sur \(B = \check{V}\), prenant la valeur \(1\) en \(e_B\).

6. Spécialisons ceci au cas de \(n = 2\). On trouve

Théorème Soit \(F\) fibré affine, associé à l'ext. (47) de \(\mathcal{O}_S\) par fibré ⌜« espace⌝ des translations » \(L\), ou ext. \(B\) de \(\check{L}\) par \(\mathcal{O}_S\), correspondant par dualité : la donnée, dans le Module loc. libre ⌜\(B\)⌝ de rang \(2\), d'une section \(e_B\) non nulle en chaque fibre. Il y a donc une corr. biunivoque entre

40

Les équivalences entre b), c), d) viennent d'être explicitées, celle entre a) et b) a été vue dans 5). Il reste à expliciter (i.e. pour un […] a) et b)) la relation \[(64)\qquad \Omega = \mathrm{Spec}(B) ,\] lorsque \(\Omega\) ⌜\(\subset F\)⌝ et une structure d'Algèbre sur \(B\) se correspondent. Enfin, on aura \[(65)\qquad q = N_{B/\mathcal{O}_S}\]

[[Pour vérifier ce dernier point, nous allons le reformuler pour \(n\) quelconque. Notons que la donnée d'une section de \(\Sigma^n(F/S)\), ou ce qui revient au même, d'une \(n\)-forme \(f_n\) sur \(B\) telle que \(f_n(e_B) = 1\), ou encore d'un \(n\)-diviseur relatif \(\Omega_n\) sur \(S\) équivaut : la donnée d'une ⌜loc. libre⌝ \(\mathcal{O}_S\)-Algèbre \(C_n\) de rang \(n\), et d'un hom ⌜surj.⌝

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\begin{tikzcd}
\underline{\mathrm{Algaff}}(F) \arrow[r] & C_n\\
\underline{\mathrm{Sym}}^*(B)/(e_B - 1) \arrow[u, "\wr"']
\end{tikzcd}

ou ce qui revient au même, d'un hom de ⌜\(\mathcal{O}_S\)-Mod.⌝ \[(66)\qquad B \xrightarrow{\;g\;} C_n\] Le crochet double ouvert avant « Pour vérifier » n'est pas refermé sur la page, et la phrase s'interrompt en bas du feuillet : l'argument se poursuit au-delà du lot.