Cote n° 34 · batch 5 · pages 81–100 · Transcription · SGA 7 : notes manuscrites (s.d.).
Datation de l’inventaire : [vers 1967-1973]
Édition de démonstration

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81La remarque 5.4 clôt un exposé commencé avant ce lot (les résultats 5.1 à 5.3 y renvoient). En haut à droite, au crayon : « II.30 ».

Remarque 5.4. Dans Exp. III, nous prouverons que, quand \(X_K\) est une courbe projective ⌜séparée⌝ lisse sur \(K\), l'action de \(I\) sur \(E = H^1(X_{\bar K}, \mathbf{Z}_\ell)\) est […] unipotente […] d'échelon 2, i.e. qu'il existe un sous-groupe ouvert \(U\) de \(I\) tel que \(U\) opère de façon trivialement sur […] \(E/E^U\). On voit alors facilement, en utilisant les résultats 5.1, 5.2, 5.3, […] que pour tout \(X\) ⌜de type fini sur \(K\)⌝, l'action de \(I\) est […] en unipotente d'échelon 3 (et même d'échelon 2 ⌜2⌝) si \(X\) est normal.

Bibliographie

[1] A. Grothendieck, Un th. sur les hom. de schémas abéliens, Invent. Math. 2, 59–78 (1966).

[2] S. Lang,

[3] J.-P. Serre – J. Tate, Good reduction of abelian varieties.

[4] Shimura – Taniyama, Complex multiplication of abelian varieties, Publ. of Math. Soc. of Japan, n° 6 (1961).

L'entrée [2] est restée inachevée.

83

Exposé III. Le théorème de monodromie par voie géométrique

p. 1 de l'auteur, pour cet exposé.

1. Comparaison de la cohomologie des fibres ⌜géométriques⌝ spéciale et de la fibre spéciale et générale : les suites exactes des cycles évanescents

LaTeX source
\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small]
X \arrow[d, no head] & X_K \arrow[d, no head] & X_{\bar K} \arrow[d, no head] \\
S \arrow[dr, no head] & K \arrow[dr, no head] & \bar K \\
 & \tilde S \arrow[r, no head] & \tilde K
\end{tikzcd}

Notations de I 1.1. On suppose donné \(X\) propre sur \(S\), d'où \(X_\eta = X_K\) sur \(\eta = \operatorname{Spec} K\), et on se propose de déterminer donner des relations entre \(H^i(X_{\bar s})\) et \(H^i(X_{\bar\eta})\) (coefficients \(\Lambda_\nu = \mathbf{Z}/\ell^{\nu+1}\mathbf{Z}\) ou \(\mathbf{Z}_\ell = \varprojlim_\nu \Lambda_\nu\)). On verra que cette question est liée intimement à celle des opérations de \(\pi\) sur \(H^i(X_{\bar\eta})\) ; [par exemple on […] un isomorphisme \(H^i(X_s) \simeq H^i(X_{\bar s})^{\pi}\)].

Quitte à remplacer \(S\) par \(\tilde S\), on peut supposer pour simplifier les notations que \(S\) est strictement […] local (et \(=\) complet si on y tient…), quand \(\ell \neq \operatorname{car} K\)). On a \[(1.1) \qquad \bar K = \varinjlim_{\alpha} K_\alpha ,\] \(K_\alpha\) les sous-extensions finies de \(K\), d'où \[(1.2) \qquad X_{\bar\eta} = \varprojlim_{\alpha} X_\alpha , \qquad \text{où } X_\alpha = X_{K_\alpha},\] sous les limites de (1.1) et (1.2), l'indice ressemble à un \(i\) ; dans (1.1) et (1.2), un indice écrit après \(K_\alpha\), resp. \(X_\alpha\), est biffé. et \[(1.3) \qquad H^*(X_{\bar\eta}, \Lambda_\nu) = \varinjlim_{\alpha} H^*(X_{\bar K_\alpha}, \Lambda_\nu) .\] Soit \(S_\alpha\) ⌜\(= \operatorname{Spec} V_\alpha\),⌝ le normalisé de \(S\) dans \(K_\alpha\), qui est encore strict. local, […] et soit \(s_\alpha\) le pt fermé de \(S_\alpha\), \(\eta_\alpha\) le pt ⌜générique⌝, et soit \[(1.4) \qquad X_\alpha = X \times_S S_\alpha , \qquad X_{\alpha 0} = X_{\alpha s_\alpha} = X_0 \otimes_k k_\alpha .\]

84p. 2 de l'auteur.

La fibre spéciale de \(X_\alpha\) est \[\text{\struck{$X_{\alpha s_\alpha} = X_0 \otimes_k k_\alpha$}}\] où \(X_0 = X_s\), et ⌜\(k_\alpha = k(s_\alpha)\)⌝ est une extension ⌜finie donc⌝ radicielle de \(k\).

LaTeX source
\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small]
X \arrow[r, no head] \arrow[d, no head] & X_\alpha \arrow[r, no head] \arrow[d, no head] & X_\beta \arrow[d, no head] \\
S \arrow[r, no head] & S_\alpha \arrow[r, no head] & S_\beta
\end{tikzcd}

Donc \(X_{\alpha s_\alpha} \to X_s\) induit un isomorphisme pleinement \[(1.5) \qquad H^*(X_s) \xrightarrow{\ \sim\ } H^*(X_{\alpha s_\alpha}) .\] après chacun des deux membres de (1.5), un coefficient \(\Lambda_\nu\) est biffé. D'autre part, le diagramme dans le diagramme commutatif

(1.6)

LaTeX source
\begin{tikzcd}
H^*(X) \arrow[r] \arrow[d, "\wr"] & H^*(X_\alpha) \arrow[d, "\wr"] \\
H^*(X_s) \arrow[r] & H^*(X_{\alpha, s_\alpha})
\end{tikzcd}

les flèches verticales sont déjà des isomorphismes, car \(X/S\) et \(X_\alpha/S_\alpha\) propres ⌜propres⌝ sur \(S\). Donc \[(1.7) \qquad H^*(X) \xrightarrow{\ \sim\ } H^*(X_\alpha) .\]

Considérons maintenant les suites exactes de cohomologie relative sur \(X_\alpha\), mod. l'ouvert \(X_{\eta_\alpha}\) : \[\begin{aligned} & (1.8) \qquad \cdots \to H^i_{X_{\alpha 0}}(X_\alpha, \Lambda_\nu) \to H^i(X_\alpha, \Lambda_\nu) \to H^i(X_{\eta_\alpha}, \Lambda_\nu) \\ & \qquad \to H^{i+1}_{X_{\alpha, 0}}(X_{\eta_\alpha}, \Lambda_\nu) \to \cdots \end{aligned}\] dans le dernier terme de (1.8), l'indice \(\eta_\alpha\) est surchargé et douteux. Passant à la limite sur \(\alpha\), et utilisant (1.3) et (1.7), on trouve une suite exacte \[(1.9) \qquad \cdots \to \Phi^i_\nu \to H^i(X_s, \Lambda_\nu) \to H^i(X_{\bar\eta}, \Lambda_\nu) \to \Phi^{i+1}_\nu \to \cdots\] où on a \[(1.10) \qquad \Phi^i_\nu = \varinjlim_\alpha H^i_{X_{\alpha 0}}(X_\alpha, \Lambda_\nu) .\]

85p. 3 de l'auteur.

1.11. Le groupe \(\Phi^i_\nu\) peut être appelé groupe des cycles évanescents en dimension \(i\) (de \(X/S\) ⌜et les coeff. \(\Lambda_\nu\)⌝), et la suite exacte (1.9) la suite exacte des cycles évanescents. Les cycles évanescents s'introduisent ici comme mesurant « l'écart » entre la cohomologie de \(X_s\) et de \(X_{\bar\eta}\) (fibres géométriques spéciale et générale). Passant à la limite ⌜projective⌝ sur \(\nu\), on trouve (les groupes de la suite (1.9) étant finis […] […] de type fini) \[(1.9\ \text{bis}) \qquad \cdots \to \Phi^i \to H^i(X_s, \mathbf{Z}_\ell) \to H^i(X_{\bar\eta}, \mathbf{Z}_\ell) \to \Phi^{i+1} \to \cdots ,\] avec \[(1.10\ \text{bis}) \qquad \Phi^i = \varprojlim_\nu \Phi^i_\nu = \varprojlim_\nu \varinjlim_\alpha H^i_{X_{\alpha 0}}(X_\alpha, \Lambda_\nu) .\] 1.12. Nous appellerons aussi (1.9 bis) suite exacte des cycles évanescents pour les coeff. \(\mathbf{Z}_\ell\), et \(\Phi^i\) le groupe des cycles évanescents en dim. \(i\) pour les coeff. \(\mathbf{Z}_\ell\).

1.12. Passage du local au global. Pour calculer les \(\Phi^i_\nu\), il y a lieu utilisant la […] ⌜réunion⌝ (1.10), on regarde pour chaque \(\alpha\) la suite spectrale \[(1.13) \qquad H^*_{X_{\alpha 0}}(X_\alpha, \Lambda_\nu) \Longleftarrow E_2^{pq} = H^p(X_{\alpha 0}, \underline{H}^q_{X_{\alpha 0}}(\Lambda_{\nu X_\alpha})) .\] Les foncteurs spectraux, pour \(\alpha\) variable, forment un système inductif, et donnent à la limite (compte tenu que \(X_{\alpha 0} \to X_0\) induit une équivalence ⌜des sites étales⌝)

86p. 4 de l'auteur. \[(1.14) \qquad \Phi^*_\nu \Longleftarrow E_2^{pq} = H^p(X_0, \underline{\Phi}^q_\nu)\] où \(\underline{\Phi}^q_\nu\) est un faisceau sur \(X_0\) qui, via identification de \(X_{\alpha 0}\) avec \(X_0\), peut s'écrire \[(1.15) \qquad \underline{\Phi}^q_\nu = \varinjlim_\alpha \underline{H}^*_{X_{\alpha 0}}(\Lambda_{\nu X_\alpha}) .\] l'exposant du membre de droite de (1.15) est bien une étoile sur la page, là où l'on attend \(q\). Le calcul de ces faisceaux sur \(X_0\) est de nature locale sur \(X\). [Sous réserve que de vérifications […] de passages à la limite, on conclut de même […] \[(1.14\ \text{bis}) \qquad \Phi^* \Longleftarrow E_2^{pq} = H^p(X_0, \underline{\Phi}^q)\] avec \[(1.15\ \text{bis}) \qquad \underline{\Phi}^q = \varprojlim_\nu \underline{\Phi}^q_\nu ,\] ⌜mais⌝ que nous n'utiliserons pas telles quelles. ⌜Il faudrait⌝ […] […] justifier […] […] que […] le système projectif \((\underline{\Phi}^q_\nu)_{\nu \geq 1}\) définit un faisceau \(\ell\)-adique […] ⌜[…] […] […] sur \(X\)…)⌝.]

1.16. On trouve ainsi un principe de localisation fort utile pour comparer la cohomologie de \(X_s\) et de \(X_{\bar\eta}\). Notons par exemple, que le théorème ⌜[…]⌝ que si \(X \to S\) est lisse (et \(\ell \neq p\)) que […] (le théorème de pureté pour l'immersion \(s \to S\), et le th. de changement de base lisse, montrent que pour tous points […] \(X_\alpha\) est lisse sur \(S_\alpha\) :) \(\underline{H}^i_{X_{\alpha 0}}(\Lambda_{\nu X_\alpha})\) est nul pour \(i \neq 2\), et \[\underline{H}^2_{X_{\alpha 0}}(\Lambda_{\nu X_\alpha}) \simeq \bigl(\mu_{\ell^\nu}^{\otimes(-1)}\bigr)_{X_{\alpha 0}}\] […] ⌜si \(i = 2\)⌝. dans « nul pour \(i \neq 2\) », le chiffre ressemble à un 0 ; le \(\underline{H}^2\) du membre de gauche est surchargé. On en conclut que \(\underline{\Phi}^i_\nu = 0\) si \(i \neq 2\), et \[\underline{\Phi}^2_\nu = \text{\struck{$\ill{}$}}\ \varinjlim_\alpha (\mu_{\ell^\nu})_{X_{\alpha 0}} .\] Il faut déterminer les

87p. 5 de l'auteur.

(cont. au faisceau, interprétés comme le faisceau \(\mu_{\ell^\nu}\) sur \(X_0\).) morphismes de transition. On trouve que si \(S_\alpha\) est de degré \(n_\alpha\) sur \(S\), donc \(S_\beta\) de degré \(n_{\alpha\beta} = n_\beta/n_\alpha\) sur \(S_\alpha\) (si \(\beta \geq \alpha\)), ⌜(On est ramené à faire la vérification pour \(X = S\)…)⌝ dans le morphisme de transition est la multiplication par \(n_{\alpha\beta}\). On en conclut aussitôt […] […] que \(\underline{\Phi}^2_\nu = \varinjlim (\mu_{\ell^\nu})\) est égal à zéro. Donc […] on a \(\underline{\Phi}^i_\nu = 0\) pour tout \(i, \nu\), d'où On en déduit grâce à (1.14) que \(\Phi^i_\nu = 0\) pour tout \(i, \nu\), puis grâce à (1.9) que \[(1.16.1) \qquad H^i(X_s, \Lambda_\nu) \xrightarrow{\ \sim\ } H^i(X_{\bar\eta}, \Lambda_\nu)\] (\(X\) lisse sur \(S\), […] \(\ell \neq p\)) : […] ⌜[…] […] […]⌝ le th. de spécialisation de la cohomologie pour les morphismes propres et lisses (SGA 4 \(\overline{\text{XVI}}\) …). [Bien […] […] […] avec des […] […]).

Compte tenu de la nature locale des \(\underline{\Phi}^i_\nu\), on conclut de ce qui précède la

Proposition 1.17. Soit \(T\) l'ensemble des \(x \in X_0\) en lesquels \(f : X \to S\) ⌜\(X \to S\)⌝ n'est pas lisse, ⌜et supposons \(\ell \neq p\).⌝ Alors les faisceaux \(\underline{\Phi}^i_\nu\) des cycles évanescents sont à support dans \(T\).

1.18. Supposons par exemple que les points de \(T\) soient fermés \(T\) soit discret. Alors […] dans (1.14) on a \(E_2^{pq} = 0\) pour \(p \neq 0\), donc on trouve des isomorphismes

88p. 6 de l'auteur. \[(1.18) \qquad \Phi^i_\nu = \sum_{t \in T} (\underline{\Phi}^i_\nu)_t ,\] où \[(1.19) \qquad (\underline{\Phi}^i_\nu)_t = \varinjlim_\alpha \underline{H}^i_{X_{\alpha 0}}(\Lambda_{\nu X_\alpha})_{t_\alpha}\] où \(t_\alpha\) est l'unique point de \(X_\alpha\) au-dessus de \(t\). On voit donc que dans le cas où l'ensemble \(T\) des pts de \(X_0\) où \(f\) n'est pas lisse est fini, le calcul des groupe \(\Phi^i_\nu\) des cycles évanescents ⌜(au sens de la top. étale)⌝ est ⌜une somme de termes⌝ purement locaux […] […] relatifs aux différents points de \(t\)]. […] Nous donnerons plus loin des exemples d'application de ce principe à des cas particuliers intéressants.

1.20. Mais […] nous donnons ⌜d'abord⌝ ici une autre ⌜variante⌝ de la méthode précédente pour formuler les relations entre la cohomologie de \(X_s\) et de \(X_{\bar\eta}\), ⌜qui servira⌝ plus commodément dans la démonstration ⌜(directe)⌝ du th. de monodromie. On constate aisément que :

Notons toutefois que, ⌜par construction même,⌝ le groupe d'inertie \(I = \operatorname{Gal}(\bar K/K)\) opère sur les faisceaux \(\underline{\Phi}^i_\nu\), que la suite spectrale (1.14) peut être interprétée comme une suite spectrale de \(I\)-modules, et la suite exacte (1.9) comme une suite exacte de \(I\)-modules, […] \(I\) opérant ⌜trivialement⌝ […] […] sur \(H^*(X_s, \Lambda_\nu)\) ⌜[…] […] […] la limite⌝. (Il serait possible de prouver le th. de

89p. 7 de l'auteur.

monodromie, dans les cas […] traités plus bas, en prouvant que l'action de \(I\) sur chacun des \(\underline{\Phi}^i\) est quasi ⌜[…]⌝ unipotente, […] ⌜en prouvant⌝ bien ceci, que affirmant des l'action sur chacun des faisceaux \(\ell\)-adiques \(\underline{\Phi}^i\) est […] essentiellement triviale, et mieux, qu'il existe un sous-groupe ⌜ouvert⌝ \(I'\) de \(I\) qui opère […] trivialement sur tous les […] \(\underline{\Phi}^i_\nu\) (\(i, \nu\) variables). Les calculs pourraient On a là un résultat de nature purement locale sur \(X\), qui est accessible au calcul dans des conditions favorables, comme nous examinerons au n° suivant.

1.21. Généralisation des développements précédents au cas d'un ouvert \(U\) de la fibre générique. ⌜(\(X\) très propre sur \(S\)). Soit \(Y = X - U \supset X_0\).⌝ Dans ce cas on trouve encore une suite exacte des cycles évanescents \[(1.22) \qquad \cdots \to \Phi^i_\nu \to H^i(X_s, \Lambda_\nu) \to H^i(U, \Lambda_\nu) \to \Phi^{i+1}_\nu \to \cdots\] avec \[(1.23) \qquad \Phi^i_\nu = \varinjlim_\alpha H^i_{Y_\alpha}(X_\alpha, \Lambda_\nu) ,\] où \(Y_\alpha\) est l'image inverse de \(Y_\alpha\) dans \(X_\alpha\). La suite spectrale de localisation s'écrit \[(1.14) \qquad \Phi^*_\nu \Longleftarrow E_2^{pq} = H^p(X_0, \underline{\Phi}^q_\nu) ,\] \[(1.15) \qquad \underline{\Phi}^q_\nu = \varinjlim_\alpha \bigl(\underline{H}^q_{Y_\alpha}((\Lambda_\nu)_{X_\alpha}) \,|\, X_{\alpha 0}\bigr) .\] les numéros (1.14) et (1.15) sont repris tels quels sur la page ; dans (1.23), un premier argument de \(H^i\) est biffé et l'indice \(Y_\alpha\) récrit sous le \(H\) ; « image inverse de \(Y_\alpha\) » est sur la page, là où l'on attend \(Y\).

90p. 8 de l'auteur.

[…]

1.26. Restriction aux revêtements modérément ramifiés de \(S\).

Comme on verra par la suite, le calcul des \(\underline{H}^i(\Lambda_{\nu X_\alpha})\)l'indice \(Y_\alpha\) de \(\underline{H}^i\) est biffé. peut se faire, parfois, à condition de se borner aux \(S_\alpha\) qui sont modérément ramifiés sur \(S\), correspondant donc aux […] sous-extensions ⌜finies⌝ de l'extension \(\bar K_t \subset \bar K\), […] correspondant au \(p\)-sous-groupe de Sylow \(P\) de \(I\). […] […] […] suite La suite La suite exacte de Hochschild–Serre pour ⌜le groupe \(P\)⌝ donnant \[U_{\bar K} \to U_{\bar K_t}\] \[H^*(U_{\bar K_t}, \Lambda) \Longleftarrow E_2^{p,q} = H^p(P, H^q(U_{\bar K}, \Lambda_\nu)) ,\] et on a \(E_2^{pq} = 0\) si \(p \neq 0\), car \(H^q(U_{\bar K}, \Lambda_\nu)\) est de \(\ell\)-torsion, \(\ell \neq p\). Donc on trouve \[(1.27) \qquad H^*(U_{\bar K_t}, \Lambda_\nu) \xrightarrow{\ \sim\ } H^*(U_{\bar K}, \Lambda_\nu)^P ,\] invariants sous le groupe de \(P\)-Sylow. D'ailleurs, le premier membre est aussi isomorphe à \[\varinjlim_\alpha H^*(U_{K_\alpha}, \Lambda_\nu) ,\] où \(K_\alpha\) parcourt les sous-extensions finies de \(\bar K_t\), dont qui sont […] […], les \[(1.28) \qquad K(n) = K(\pi^{1/n}) \qquad \text{pour } (p, n) = 1 .\]

91p. 9 de l'auteur.

[On trouve donc une suite exacte de la forme (1.29), mais […] […] écrire \(H^i(U_{\bar\eta}, \mathbf{Z}_\ell)\) au lieu de \(H^i(U_{\bar\eta}, \mathbf{Z}_\ell)^P\). ajout en haut de page, séparé du texte par un trait.

On trouve donc une suite exacte \[\begin{aligned} & (1.29) \qquad \cdots \to (\Phi^i_\nu)_{\mathrm{mod}} \to H^i(X_s, \Lambda_\nu) \\ & \qquad \to H^i(U_{\bar\eta}, \Lambda_\nu)^P \to (\Phi^{i+1}_\nu)_{\mathrm{mod}} \to \cdots \end{aligned}\] avec \[(1.30) \qquad (\Phi^i_\nu)_{\mathrm{mod}} = \varinjlim_{(n,p)=1} H^i_{Y_n}(X_n, \Lambda_\nu) ,\] où \(X_n = X \times_S S(n)\), \(S(n)\) le normalisé de \(S\) dans \(K(n)\), \(Y_n\) l'image inverse de \(Y = X - U\) dans \(X(n)\). La suite spectrale de localisation est ici \[(1.31) \qquad (\Phi^*_\nu)_{\mathrm{mod}} \Longleftarrow E_2^{pq} = H^p(X_0, (\underline{\Phi}^q_\nu)_{\mathrm{mod}})\] avec \[(1.32) \qquad (\underline{\Phi}^q_\nu)_{\mathrm{mod}} = \varinjlim_{(n,p)=1} \bigl(\underline{H}^q_{Y(n)}((\Lambda_\nu)_{X(n)}) \,|\, X(n)_0\bigr) ,\] où \(X(n)_0\) est la restriction de fibre spéciale de \(X(n)\), identifiée (comme […] site étale) à \(X_0\). l'indice « mod » de (1.29) à (1.32) est écrit en abrégé, sous une forme proche de « \(\mathrm{tame}\) » ou « \(\mathrm{dam}\) » ; la lecture « mod » (modéré) est celle du titre de 1.26.

[Cette suite […] exacte ([…]) et celle qu'on en déduit par \(\varprojlim_\nu\) sont surtout utiles si \(P\) opère trivialement sur \(H^*(U_{\bar\eta}, \mathbf{Z}_\ell)\), […] conditions qui sera vérifiée en tous cas après extension finie de \(S\) (cf. I).] (conséquence de […] […] sur \(\mathbf{Z}_\ell\))

1.33. Les développements précédents valent tels quels (si on remplace \(P\) par n'importe quel sous-groupe invariant fermé \(Q\) de \(I\) tel que \(I\) tel que \(I/Q\) soit « premier à \(\ell\) », i.e. […] […] […] […] […] \(\mathbf{Z}_\ell(1)\) de \(I_t\), […] de \(I/p\). Un cas particulier […] […] qui […] […] est celui où \(I/Q \simeq \mathbf{Z}_\ell(1)\) est quotient […] […], ce qui signifie qu'on fait parcourir à \(K_\alpha\) les \(K(n)\) avec \(n\) de la forme \(\ell^r\). […]

92p. 10 de l'auteur.

2. Comparaison entre la cohomologie de la fibre spéciale et générique par la suite spectrale de Leray

2.1. \(X\) propre sur \(S\), \(U\) ouvert de \(X_\eta\). La suite spectrale de localisation ⌜cohomologie ultime⌝ sera ici remplacée, essentiellement, par la suite spectrale des […] ⌜(légèrement différente)⌝ […] […] […] […] […] \(U_\alpha \to X_\alpha\), […] plutôt par la limite de ces suites spectrales. […] plus Nous ne supposons pas ici que \(X\) soit nécessairement lisse, ce qui nous laissera ⌜toutefois⌝ […] saisir les opérations de \(\pi\) dans cette situation, […] de \(I\) seulement, lequel ne […] […] : […] […], en plus de l'ouvert \(U\) de \(X_\eta\), et de \(\bar U\), \(\bar X = X_{\bar\eta}\), les schémas analogues \(\tilde X\) et \(\tilde U\) sur \(\tilde S\). […] mais Le groupe \(\pi\) opère sur la situation

LaTeX source
\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small]
\tilde U & \bar U \arrow[l] \\
\tilde X \arrow[u, hook] & \bar X \arrow[l] \arrow[u, hook]
\end{tikzcd}

le sous-groupe \(I\) opérant par \(\bar X\)-automorphismes.

(2.2)

LaTeX source
\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small]
U \arrow[d, hook] & \tilde U \arrow[d, hook] & \bar U = U_{\bar\eta} \arrow[d, hook] \\
X \arrow[d, no head] & \tilde X \arrow[l] \arrow[d, no head] & \bar X = X_{\bar\eta} \arrow[l, "g"'] \arrow[d, no head] \\
S & \tilde S \arrow[l] & \bar S \arrow[l, no head]
\end{tikzcd}

dans (2.2) et dans le petit carré inséré plus haut, les inclusions des ouverts sont dessinées comme des symboles \(\subset\) verticaux ; la flèche horizontale du bas, de \(\bar S\) vers \(\tilde S\), est un trait sans pointe.

Nous considérons la suite spectrale de Leray pour le composé \(\bar U \to \tilde X\) \[(2.3) \qquad \tilde X \xleftarrow{\ g\ } \bar U ,\] au-dessus de « composé », \(\bar U\) est récrit et biffé d'un trait épais. on trouve \[(2.4) \qquad H^*(\bar U, \Lambda_\nu) \Longleftarrow E_2^{pq} = H^p(\tilde X, R^q g_*((\Lambda_\nu)_{\bar U})) .\] On peut considérer cette suite spectrale comme une suite La th. de changement de base propre permet de l'écrire sous la forme

93p. 11 de l'auteur. \[(2.5) \qquad H^*(\bar U, \Lambda_\nu) \Longleftarrow E_2^{pq} = H^p(\tilde X_0, \underline{\Psi}^q_\nu)\] avec \[(2.6) \qquad \underline{\Psi}^q_\nu = R^q g_*((\Lambda_\nu)_{\bar U} \,|\, \tilde X_0) = \varinjlim_\alpha R^q g_{\alpha *}((\Lambda_\nu)_{U_\alpha}) \,|\, \tilde X_0 ,\] où on a écrit \(\bar K = \varinjlim_\alpha K_\alpha\) (\(K_\alpha\) sous-extensions finies de \(\bar K/\tilde K\)), \(g_\alpha : U \times_S S_\alpha \to \tilde X\) […] […] l'homom. canonique.

2.7. […] le calcul des faisceaux \(\underline{\Psi}^q_\nu\) est de nature locale sur \(\tilde X\). Notons d'ailleurs […] les relations […] […] faisceaux avec ceux des les faisceaux \(\underline{\Phi}^q_\nu\) du n° 1 (que nous n'utiliserons pas) \[(2.8) \qquad \begin{cases} \underline{\Phi}^q_\nu = \underline{\Psi}^{q-1}_\nu & \text{si } q \geq 2 \\ 0 \to \underline{\Phi}^0_\nu \to (\Lambda_\nu)_{X_0} \to \underline{\Psi}^0_\nu \to \underline{\Phi}^1_\nu \to 0 . \end{cases}\] Donc, à part le décalage près, ce sont les faisceaux \(\underline{\Psi}^q_\nu\) sont les faisceaux de cycles évanescents pour \(\tilde X/\tilde S\) et l'ouvert \(\bar U\) de \(\tilde X_{\tilde\eta}\) (coeffts \(\Lambda_\nu\)).

2.9. Il y a lieu de considérer (2.5) comme une suite spectrale de \(\pi\)-modules, et l'expression (2.6) comme une […] de faisceaux ⌜sur \(\tilde X_0\)⌝ où \(\pi\) opère, de façon compatible avec ses opérations sur \(\tilde X_0\) ([…] […] via \(\pi_0\)). Nous nous intéressons d'abord […] l'action du sous-groupe […] d'inertie \(I\).

2.10. On peut donner aussi une variante évidente des développements précédents, en remplaçant \(\bar K\) par \(\bar K_t\), cf. 1.26. On trouve

94p. 11' de l'auteur ; demi-feuille. \[(2.5\ \text{bis}) \qquad H^*(\bar U, \Lambda_\nu)^P \Longleftarrow E_2^{pq} = H^p(\tilde X_0, (\underline{\Psi}^q_\nu)_{\mathrm{mod}}) ,\] avec \[\begin{aligned} & (2.6\ \text{bis}) \qquad (\underline{\Psi}^q_\nu)_{\mathrm{mod}} = R^q g_{t *}((\Lambda_\nu)_{U_{\bar K_t}}) \,|\, \tilde X_0 \\ & \qquad = \varinjlim_{(n,\ell)=1} R^q g_{n *}((\Lambda_\nu)_{U_{K(n)}}) \,|\, \tilde X_0 , \end{aligned}\] où \[K(n) = \tilde K(\pi^{1/n}) \subset \bar K_t \subset \bar K\] et \[g_n : U_{K(n)} \to \tilde X\] est la projection canonique. (2.5 bis) et (2.6 bis) sont des numéros corrigés, récrits sur (2.5) et (2.6) ; dans (2.6 bis), un exposant de \(g\) est biffé ; sous la limite, la condition est bien écrite \((n, \ell) = 1\), là où 1.28 porte \((p, n) = 1\).

95p. 11'' de l'auteur ; demi-feuille, d'une encre plus pâle.

Remarque 2.7⌜8⌝. Il semble plausible qu'on doive pouvoir montrer, ⌜lorsqu'on dispose de⌝ […] la résolution des singularités (⌜ou les \(\underline{\Psi}^{(q)}_\nu\), c'est pareil⌝), que les faisceaux \(\underline{\Phi}^{(q)}_\nu\) […] sont constructibles si \(\ell \neq\) […] \(p\), et que pour \(\nu\) variable, le système projectif des \((\underline{\Phi}^{(q)}_\nu)\) (⌜ou \(\underline{\Psi}^{(q)}_\nu\)⌝) […] définit un faisceau donnant un système projectif dans la catégorie des faisceaux \(\ell\)-adiques constructibles. S'il en était ainsi, on déduirait par passage à la limite, ⌜[…]⌝ […] ⌜à partir des⌝ ([…]) (1.14) […], resp. (2.5), des suites spectrales ⌜cohomologiques⌝ des faisceaux \(\ell\)-adiques. C'est ce qui constituera dans un cas particulier typique au n° 5, et il est plausible que le cas général puisse s'y ramener par les arguments standard, via la résolution des singularités. le numéro de la remarque est surchargé (7 et 8) ; le n° « 5 » final est récrit sur un autre chiffre.

96p. 12 de l'auteur.

(Énoncé du th. principal et de ses corollaires)

3. Cas où ⌜\(X\) régulier et⌝ \(Y = X - U\) est un diviseur à croisements normaux

⌜On suppose \(\ell \neq p\).⌝

Un premier départ de 3.1 est barré de traits obliques : Dans le résultat qui suit, … d'inertie … ([…]) … supposons que \(S\) soit local … ; puis une ligne barrée : […] correspondant […] […].

3.1. Hypothèses : \(X\) régulier, \(Y\) diviseur à croisements normaux, ⌜(relativement au changement de base \(\tilde S \to S\))⌝. Nous supposons en tout ce chapitre plus que \(X\) régulier satisfait aux propriétés […] de cohomologie (cf. 4.1) Nous supposons que ⌜[…]⌝ ⌜[…] si \(U\) est propre […] sur \(K\) (et ses […] réguliers)⌝ […] \(H^*(U_{\bar K}, \mathbf{Z}/\ell\mathbf{Z})\) est fini, ce qui […] […] suit un passage de deux à trois lignes rayé à grandes boucles, avec une note encerclée en marge, elle aussi rayée ; seuls des fragments surnagent (« résultat », « \((X, Y)\) », « tout schéma … »).

Théorème 3.2. Avec les hypothèses du titre 3 et […] de 3.1 ([…]), […] \(H^i(U_{\bar K}, \mathbf{Z}_\ell)\) est fini […] les opérations […] \(H^i(U_{\bar K}, \mathbf{Z}_\ell)\) est un \(\mathbf{Z}_\ell\)-module de type fini ⌜et l'action du groupe d'inertie \(I\) sur \(E = H^i(U_{\bar K}, \mathbf{Z}_\ell)^P\)⌝ […] est essentiellement unipotente […] (Plus où \(P\) est le \(p\)-sous-groupe de Sylow de \(I\), cf. I […]).

Plus précisément, […] […] posons ( \[\text{\struck{$X_0$}}\ \text{\struck{$Y_0$}} \qquad X_0 = \sum m_\lambda X_0^{(\lambda)}\] (cycle diviseur sur \(X\)), où les \(X_0^{(\lambda)}\) sont les composantes irréductibles de \(X_0\), et les \(m_\lambda > 0\). Soit \(m\) le ppcm des \(m_\lambda\), et \(m'\) le composant premier à \(p\) de \(m\), et \(I'\) le sous-groupe ouvert d'indice \(m'\) de \(I\). Alors l'action de \(I'\) sur \(E =\) […] \(H^i(U_{\bar K}, \mathbf{Z}_\ell)^P\) est unipotente d'échelon \(\leq i+1\) ⌜[…]⌝, i.e. il y a une filtration ⌜de \(E\)⌝, ⌜[…] par des […] \(P\)⌝, invariante sous \(I'\), ayant \(i + 1\) quotients, et l'action de \(I'\) sur les \(\operatorname{gr}^p(E)\) est triviale. En d'autres termes,

97p. 13 de l'auteur.

si \(g\) est un générateur topologique de \(I_t = I/P\) (hommage !), ⌜\(g_E\) son action sur \(E\), on a la relation⌝ \[(3.3) \qquad (\mathrm{id} - g_E^{m'})^{i+1} = 0 .\]

Remarque 3.4. a) La démonstration que nous donnerons ⌜au § 5⌝ donne ⌜[…]⌝ également, mutatis mutandis, dans le cas analytique complexe, pour un morphisme \(f : X \to S\) d'espaces analytiques, \(S\) régulier ⌜(auquel cas il n'y a plus lieu d'introduire […] \(P\) !)⌝ de dim. 1. L'énoncé dans ce cas est dû à P. A. Griffiths. plus bas tout l'alinéa a) est encadré d'un trait en marge gauche, accompagné du renvoi « plus bas ».

b) La démonstration qui sera […] ⌜donnée⌝ en fait une filtration canonique de \(E\), qui sera en plus invariante sous l'action de \(\pi\) tout entier, pas seulement de \(I\). Elle sera étudiée plus bas de façon arithmétique […] […] […] […] suite :

Corollaire 3.5 […] Soit \(X\) \(U\) lisse […] ⌜\(n \geq 0\), et⌝ ⌜[…] de dimension⌝ […] de type fini sur \(K\) ⌜propre⌝ […].

l'énoncé de 3.5 est très repris ; la phrase (ii) se poursuit en haut de la page suivante.

98p. 14 de l'auteur.

de pureté cohomologique est vraie pour le couple \((X', Y')\) et pour \(\ell\).

⌜Soit \(U\) lisse quasi-projectif sur \(K\), et,⌝ Sous ces conditions, (pour tout entier \(i\), l'action du groupe d'inertie \(I\) sur […] \(H^i(Y_{\bar K}, \mathbf{Z}_\ell)\) est essentiellement ⌜[…]⌝ unipotente d'échelon \(i + 1\).

Dém. En vertu de I […], on peut supposer \(S = \hat S\). On peut supposer que ⌜comme \(U\) est quasi-projectif ⌜de dim. relative \(n\)⌝,⌝ […] […] \(\exists\) \(X\) projectif propre sur \(S\) (⌜[…]⌝ \(=\) projectif sur \(S\)), plat, […] de dim. relative \(n\). On peut supposer \(X =\) adhérence schématique de \(U\), donc \(X\) plat sur \(S\) et \(X\) réduit. Notons ⌜Remarquons⌝ que l'hypothèse de limite […] sur \(\mathbf{Z}_\ell\) cohomologique […] \(H^i(U_{\bar K}, \mathbf{Z}/\ell\mathbf{Z})\) fini, donc \(E = H^i(U_{\bar K}, \mathbf{Z}_\ell)\) de t.f. sur \(\mathbf{Z}_\ell\). Quitte : faire une extension finie ⌜séparable⌝ sur \(K\), on peut supposer que l'action de \(P\) sur \(E\) est triviale (cf. I …). Utilisant la résolution des singularités, ⌜(hyp. (i))⌝ on est ramené au cas \(X\) régulier, et \(Y = X - U\) un diviseur à croisements normaux. Ou pour appliquer 3.2 grâce à l'hypothèse (ii), et on gagne. « \(H^i(Y_{\bar K}, \mathbf{Z}_\ell)\) » est bien écrit \(Y\) sur la page, sur une écriture biffée ; la démonstration demande \(U\).

Remarque 3.6. Si on admet le résultat de […] tient de Hironaka, la démonstration précédente montre

99p. 15 de l'auteur.

sans supposer \(U\) quasi-projectif sur \(K\), mais seulement de t.f. et sép. D'autre part, les réductions faites à la fin ⌜dans⌝ de I […] nous permettent de conclure :

Corollaire 3.7⌜7⌝ Sous les conditions (i) (ii) de 3.5, pour tout \(U\) schéma de type ⌜fini⌝ sur \(K\), \(H^i(U_{\bar K}, \mathbf{Z}_\ell)\) est de t.f. sur \(\mathbf{Z}_\ell\) et l'action du groupe d'inertie \(I\) sur […] lui est essentiellement unipotente. Même résultat pour \(H^i_!(U_{\bar K}, \mathbf{Z}_\ell)\), pourvu que \(U\) soit […] ⌜séparé⌝ sur \(K\).

Remarques 3.8. […] a) ⌜Pour⌝ l'instant, 3.5 ⌜et 3.7⌝ ne s'applique […] que dans […] n'est utilisable que […] 3.2 […] quand \(S\) est de caractéristique nulle, en utilisant les résultats de Hironaka [ ] et d'Artin SGA 4 \(\overline{\text{XIX}}\) … . D'autre part, lorsqu'on dispose de la résolution des singularités pour […] pour les schémas de type fini sur […] […] ⌜[…] dimension […]⌝ un corps \(k_0\) ⌜[…] […]⌝, utilisant le th. de pureté SGA 4 \(\overline{\text{XV}}\) … on voit ⌜aisément⌝ que les conclusions ⌜[…]⌝ ⌜relatif⌝ à partir de chasses pris comme pour 3.5), que les les schémas […] […] […] […] […] […] […] 3.5 à 3.7, lorsque \(S\) est […] ⌜[…]⌝ […] ⌜hensélisé strict⌝ d'un schéma de type fini sur […] \(k_0\).

b) Lorsque \(n = 1\), dans qui Abhyankar [ ] la condition (i) de 3.5 est toujours satisfaite. On ne sait cependant s'il en est de […] la phrase se poursuit sur la page suivante.

100p. 16 de l'auteur.

la condition (ii). Cependant, la démonstration que nous donnerons ⌜au § 5⌝ de (3.2) montre que si le th. de pureté est satisfait pour les \((X, Y^{(\lambda)})\) quelconques de dimension \(\leq i\), alors la conclusion sur \(H^i(U_{\bar K}, \mathbf{Z}_\ell)^P\) reste valable. Or la cette condition est toujours satisfaite pour \(i = 1\), (c'est alors un résultat de ⌜Nagata⌝ Zariski (SGA 2 …), […] th. de pureté ordinaire de Zariski–Nagata (SGA 1 …). Le raisonnement de Nous cf. plus bas … 3.5 donne donc […] ⌜ceci⌝ : la fin de b) est surchargée : « Nagata » est écrit au-dessus de « Zariski », et l'ordre des renvois entre les deux parenthèses est incertain.

Corollaire 3.[…]⌜9⌝. Soit \(X_K\) une […] ⌜courbe algébrique⌝ lisse de dim. \(\leq 1\) sur \(K\) lisse sur \(K\), alors l'action du groupe d'inertie \(I\) sur \(H^1(X_{\bar K}, \mathbf{Z}_\ell)\) est ess. unipotente d'échelon 2. Grâce à la réduction II 5.4, on en conclut

Corollaire 3.10. Soit \(X_K\) un schéma […] de type fini sur \(K\). Alors \(E = H^1(X_{\bar K}, \mathbf{Z}_\ell)\) est de t.f., et l'action du groupe d'inertie sur \(E\) est ess. unipotente d'échelon 3, […] et même ess. unipotente d'échelon 2 si \(X\) est normal. le numéro du premier corollaire est récrit en 3.9 ; celui du second est lu 3.10 sur la marge, sous un trait. La page s'arrête là ; la suite de l'exposé est hors de ce lot.