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    <fileDesc>
      <titleStmt>
        <title>Fonds Grothendieck, cote n° 34, pages 81–100 — transcription</title>
        <author>Alexandre Grothendieck</author>
        <respStmt>
          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne (<date when="2026-10-03">2026-10-03</date>)</resp>
          <name xml:id="pass" type="model">Opus 5.5 (claude-opus-5-5)</name>
        </respStmt>
        <respStmt>
          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">grothendieck.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
        </respStmt>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Édition de démonstration</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-10-03">2026-10-03</date>
        <availability status="restricted">
          <p>Le fonds Alexandre Grothendieck est sous droits. Cette transcription
          est une édition de démonstration, non autorisée, produite par une
          machine et non vérifiée ; aucune image du fonds n'est reproduite. La
          source LaTeX dont ce fichier dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project.</p>
        </availability>
        <ref target="https://grothendieck.commutator.io/">https://grothendieck.commutator.io</ref>
      </publicationStmt>
      <sourceDesc>
        <msDesc>
          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Montpellier</settlement>
            <repository>Université de Montpellier</repository>
            <collection>Fonds Alexandre Grothendieck (archives mathématiques, 1949–1991)</collection>
            <idno type="cote">34</idno>
          </msIdentifier>
          <head>SGA 7 : notes manuscrites (s.d.).</head>
          <msContents>
            <summary>Pages 81 à 100 de la cote, dans la
            numérotation des archivistes (crayon, en bas à gauche de chaque
            page) ; lot 5 de vingt pages.
            Les pages absentes de la transcription ne portent pas de
            mathématiques et sont omises ; le saut dans la numérotation en est
            le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          <history><origin><origDate>[vers 1967-1973]</origDate><note>Datation de l'inventaire de l'Université de Montpellier, reproduite telle quelle ; les crochets sont ceux des archivistes.</note></origin></history>
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://grothendieck.umontpellier.fr/34.pdf">https://grothendieck.umontpellier.fr/34.pdf</ref>
                <note>Fac-similé numérique de l'Université de Montpellier. Sa
                première page est une feuille de garde générée par
                l'université : la page <hi rend="italic">n</hi> des archivistes
                est la page <hi rend="italic">n</hi>+1 du PDF, et l'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> tient compte de ce décalage.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription mathématique du fonds, une passe de vingt pages par
        conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe-grothendieck</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\supplied</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> (restitué par le transcripteur) ;
        <hi rend="monospace">\add</hi> devient <hi rend="monospace">add</hi>
        (ajout de l'auteur, en interligne ou sur un mot biffé) ;
        <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\drawing</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='drawing']</hi> (dessin de l'auteur, décrit par le
        transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi>.</p>
        <p>Restitution et ajout de l'auteur n'ont longtemps fait qu'une macro. Ils
        ont été séparés le 26 septembre 2026 par une règle vérifiable dans le
        fichier, non par une relecture : un ajout accolé au mot qu'il complète
        est une restitution (<hi rend="monospace">supplied</hi>), un ajout
        isolé est de l'auteur (<hi rend="monospace">add</hi>). Certains
        <hi rend="monospace">add</hi> sont donc encore des restitutions du
        transcripteur, que seuls les fac-similés départageront.</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="grothendieck-tei" version="2">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project">https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
      <schemaRef type="ODD" url="https://grothendieck.commutator.io/tei/grothendieck.odd"/>
    </encodingDesc>
    <profileDesc>
      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="2026-10-03" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
      <change when="2026-10-03" who="#pass">Première passe de transcription.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="5">
<pb n="81" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/34.pdf#page=82"/><p><note type="editorial" resp="#pass">La remarque 5.4 clôt un exposé commencé avant ce lot (les résultats 5.1 à 5.3 y renvoient). En haut à droite, au crayon : « II.30 ».</note></p>
<p><hi rend="italic">Remarque</hi> 5.4. Dans Exp. III, nous prouverons que, quand <formula notation="TeX">X_K</formula> est une courbe <del>projective</del> <add>séparée</add> lisse sur <formula notation="TeX">K</formula>, l'action de <formula notation="TeX">I</formula> sur <formula notation="TeX">E = H^1(X_{\bar K}, \mathbf{Z}_\ell)</formula> est <del><gap reason="illegible"/></del> unipotente <del><gap reason="illegible"/></del> d'<hi rend="italic">échelon</hi> 2, i.e. qu'il existe un sous-groupe ouvert <formula notation="TeX">U</formula> de <formula notation="TeX">I</formula> tel que <formula notation="TeX">U</formula> opère <del>de façon</del> trivialement sur <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">E/E^U</formula>. On voit alors facilement, en utilisant les résultats 5.1, 5.2, 5.3, <del><gap reason="illegible"/></del> que pour <del>tout</del> <formula notation="TeX">X</formula> <add>de type fini sur <formula notation="TeX">K</formula></add>, l'action de <formula notation="TeX">I</formula> est <del><gap reason="illegible"/></del> <unclear>en</unclear> unipotente d'échelon 3 (et <unclear>même</unclear> d'échelon <del>2</del> <add>2</add>) si <formula notation="TeX">X</formula> est normal.</p>
<div>
<div type="subsection">
<head>Bibliographie</head>
<p>[1] A. Grothendieck, Un th. sur les hom. de schémas abéliens, Invent. Math. 2, 59–78 (1966).</p>
<p>[2] S. Lang,</p>
<p>[3] J.-P. Serre – J. Tate, Good reduction of abelian varieties.</p>
<p>[4] Shimura – Taniyama, Complex multiplication of abelian varieties, Publ. of Math. Soc. of Japan, n° 6 (1961).</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">L'entrée [2] est restée inachevée.</note></p>
<pb n="83" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/34.pdf#page=84"/>
</div>
</div>
<div type="section">
<head>Exposé III. Le théorème de monodromie par voie géométrique</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">p. 1 de l'auteur, pour cet exposé.</note></p>
<div type="subsection">
<head>1. Comparaison de la cohomologie des fibres <add>géométriques</add> <del>spéciale et</del> <del>de la fibre</del> spéciale et générale : les suites exactes des cycles évanescents</head>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small]
X \arrow[d, no head] &amp; X_K \arrow[d, no head] &amp; X_{\bar K} \arrow[d, no head] \\
S \arrow[dr, no head] &amp; K \arrow[dr, no head] &amp; \bar K \\
 &amp; \tilde S \arrow[r, no head] &amp; \tilde K
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p>Notations de I 1.1. On suppose donné <formula notation="TeX">X</formula> <del>propre</del> sur <formula notation="TeX">S</formula>, d'où <formula notation="TeX">X_\eta = X_K</formula> sur <formula notation="TeX">\eta = \operatorname{Spec} K</formula>, et on se propose de <del>déterminer</del> donner des relations entre <formula notation="TeX">H^i(X_{\bar s})</formula> et <formula notation="TeX">H^i(X_{\bar\eta})</formula> (coefficients <formula notation="TeX">\Lambda_\nu = \mathbf{Z}/\ell^{\nu+1}\mathbf{Z}</formula> ou <formula notation="TeX">\mathbf{Z}_\ell = \varprojlim_\nu \Lambda_\nu</formula>). On verra que cette question est liée intimement à celle des opérations de <formula notation="TeX">\pi</formula> sur <formula notation="TeX">H^i(X_{\bar\eta})</formula> ; [par exemple on <gap reason="illegible"/> un isomorphisme <formula notation="TeX">H^i(X_s) \simeq H^i(X_{\bar s})^{\pi}</formula>].</p>
<p>Quitte à remplacer <formula notation="TeX">S</formula> par <formula notation="TeX">\tilde S</formula>, on peut supposer pour simplifier les notations que <formula notation="TeX">S</formula> est <hi rend="italic">strictement</hi> <del><gap reason="illegible"/></del> local (et <formula notation="TeX">=</formula> <unclear>complet si on y tient</unclear>…), quand <formula notation="TeX">\ell \neq \operatorname{car} K</formula>). On a
<formula notation="TeX" rend="display">(1.1) \qquad \bar K = \varinjlim_{\alpha} K_\alpha ,</formula>
<formula notation="TeX">K_\alpha</formula> les sous-extensions finies de <formula notation="TeX">K</formula>, d'où
<formula notation="TeX" rend="display">(1.2) \qquad X_{\bar\eta} = \varprojlim_{\alpha} X_\alpha , \qquad \text{où } X_\alpha = X_{K_\alpha},</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">sous les limites de (1.1) et (1.2), l'indice ressemble à un <formula notation="TeX">i</formula> ; dans (1.1) et (1.2), un indice écrit après <formula notation="TeX">K_\alpha</formula>, resp. <formula notation="TeX">X_\alpha</formula>, est biffé.</note>
et
<formula notation="TeX" rend="display">(1.3) \qquad H^*(X_{\bar\eta}, \Lambda_\nu) = \varinjlim_{\alpha} H^*(X_{\bar K_\alpha}, \Lambda_\nu) .</formula>
Soit <formula notation="TeX">S_\alpha</formula> <add><formula notation="TeX">= \operatorname{Spec} V_\alpha</formula>,</add> <del>le</del> normalisé de <formula notation="TeX">S</formula> dans <formula notation="TeX">K_\alpha</formula>, qui est encore strict. local, <del><gap reason="illegible"/></del> et soit <formula notation="TeX">s_\alpha</formula> le pt fermé de <formula notation="TeX">S_\alpha</formula>, <formula notation="TeX">\eta_\alpha</formula> le pt <add>générique</add>, et soit
<formula notation="TeX" rend="display">(1.4) \qquad X_\alpha = X \times_S S_\alpha , \qquad X_{\alpha 0} = X_{\alpha s_\alpha} = X_0 \otimes_k k_\alpha .</formula></p>
<pb n="84" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/34.pdf#page=85"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 2 de l'auteur.</note></p>
<p><del>La fibre spéciale de <formula notation="TeX">X_\alpha</formula> est</del>
<formula notation="TeX" rend="display">\text{\struck{$X_{\alpha s_\alpha} = X_0 \otimes_k k_\alpha$}}</formula>
où <formula notation="TeX">X_0 = X_s</formula>, et <add><formula notation="TeX">k_\alpha = k(s_\alpha)</formula></add> est une extension <add><unclear>finie donc</unclear></add> radicielle de <formula notation="TeX">k</formula>.</p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small]
X \arrow[r, no head] \arrow[d, no head] &amp; X_\alpha \arrow[r, no head] \arrow[d, no head] &amp; X_\beta \arrow[d, no head] \\
S \arrow[r, no head] &amp; S_\alpha \arrow[r, no head] &amp; S_\beta
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p>Donc <formula notation="TeX">X_{\alpha s_\alpha} \to X_s</formula> induit un isomorphisme <unclear>pleinement</unclear>
<formula notation="TeX" rend="display">(1.5) \qquad H^*(X_s) \xrightarrow{\ \sim\ } H^*(X_{\alpha s_\alpha}) .</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">après chacun des deux membres de (1.5), un coefficient <formula notation="TeX">\Lambda_\nu</formula> est biffé.</note>
D'autre part, <del>le diagramme</del> dans le diagramme commutatif</p>
<p>(1.6)</p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}
H^*(X) \arrow[r] \arrow[d, "\wr"] &amp; H^*(X_\alpha) \arrow[d, "\wr"] \\
H^*(X_s) \arrow[r] &amp; H^*(X_{\alpha, s_\alpha})
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p>les flèches verticales sont <unclear>déjà</unclear> des isomorphismes, <unclear>car</unclear> <formula notation="TeX">X/S</formula> et <formula notation="TeX">X_\alpha/S_\alpha</formula> <del>propres</del> <add>propres</add> sur <formula notation="TeX">S</formula>. Donc
<formula notation="TeX" rend="display">(1.7) \qquad H^*(X) \xrightarrow{\ \sim\ } H^*(X_\alpha) .</formula></p>
<p>Considérons maintenant les suites exactes de cohomologie relative sur <formula notation="TeX">X_\alpha</formula>, mod. l'ouvert <formula notation="TeX">X_{\eta_\alpha}</formula> :
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{aligned}
&amp; (1.8) \qquad \cdots \to H^i_{X_{\alpha 0}}(X_\alpha, \Lambda_\nu) \to H^i(X_\alpha, \Lambda_\nu) \to H^i(X_{\eta_\alpha}, \Lambda_\nu) \\
&amp; \qquad \to H^{i+1}_{X_{\alpha, 0}}(X_{\eta_\alpha}, \Lambda_\nu) \to \cdots
\end{aligned}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">dans le dernier terme de (1.8), l'indice <formula notation="TeX">\eta_\alpha</formula> est surchargé et douteux.</note>
Passant à la limite sur <formula notation="TeX">\alpha</formula>, et utilisant (1.3) et (1.7), on trouve une suite exacte
<formula notation="TeX" rend="display">(1.9) \qquad \cdots \to \Phi^i_\nu \to H^i(X_s, \Lambda_\nu) \to H^i(X_{\bar\eta}, \Lambda_\nu) \to \Phi^{i+1}_\nu \to \cdots</formula>
où on a
<formula notation="TeX" rend="display">(1.10) \qquad \Phi^i_\nu = \varinjlim_\alpha H^i_{X_{\alpha 0}}(X_\alpha, \Lambda_\nu) .</formula></p>
<pb n="85" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/34.pdf#page=86"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 3 de l'auteur.</note></p>
<p>1.11. Le groupe <formula notation="TeX">\Phi^i_\nu</formula> peut être appelé groupe des <hi rend="italic">cycles évanescents en dimension <formula notation="TeX">i</formula></hi> (de <formula notation="TeX">X/S</formula> <add>et les coeff. <formula notation="TeX">\Lambda_\nu</formula></add>), et la suite exacte (1.9) la <hi rend="italic">suite exacte des cycles évanescents</hi>. Les cycles évanescents <unclear>s'introduisent</unclear> ici comme mesurant « l'écart » entre la cohomologie de <formula notation="TeX">X_s</formula> et de <formula notation="TeX">X_{\bar\eta}</formula> (fibres géométriques spéciale et générale). Passant à la limite <add><unclear>projective</unclear></add> sur <formula notation="TeX">\nu</formula>, on trouve (les groupes de la suite (1.9) étant <hi rend="italic">finis</hi> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> de type fini)
<formula notation="TeX" rend="display">(1.9\ \text{bis}) \qquad \cdots \to \Phi^i \to H^i(X_s, \mathbf{Z}_\ell) \to H^i(X_{\bar\eta}, \mathbf{Z}_\ell) \to \Phi^{i+1} \to \cdots ,</formula>
avec
<formula notation="TeX" rend="display">(1.10\ \text{bis}) \qquad \Phi^i = \varprojlim_\nu \Phi^i_\nu = \varprojlim_\nu \varinjlim_\alpha H^i_{X_{\alpha 0}}(X_\alpha, \Lambda_\nu) .</formula>
<del>1.12.</del> <unclear>Nous appellerons</unclear> aussi (1.9 bis) suite exacte des cycles évanescents pour les coeff. <formula notation="TeX">\mathbf{Z}_\ell</formula>, et <formula notation="TeX">\Phi^i</formula> le groupe des cycles évanescents en dim. <formula notation="TeX">i</formula> pour les coeff. <formula notation="TeX">\mathbf{Z}_\ell</formula>.</p>
<p>1.12. <hi rend="italic">Passage du local au global</hi>. Pour calculer les <formula notation="TeX">\Phi^i_\nu</formula>, <del>il y a lieu</del> utilisant la <del><gap reason="illegible"/></del> <add>réunion</add> (1.10), on regarde pour chaque <formula notation="TeX">\alpha</formula> la suite spectrale
<formula notation="TeX" rend="display">(1.13) \qquad H^*_{X_{\alpha 0}}(X_\alpha, \Lambda_\nu) \Longleftarrow E_2^{pq} = H^p(X_{\alpha 0}, \underline{H}^q_{X_{\alpha 0}}(\Lambda_{\nu X_\alpha})) .</formula>
Les <unclear>foncteurs</unclear> spectraux, pour <formula notation="TeX">\alpha</formula> variable, forment un système inductif, et donnent à la limite (compte tenu que <formula notation="TeX">X_{\alpha 0} \to X_0</formula> induit une équivalence <add>des sites étales</add>)</p>
<pb n="86" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/34.pdf#page=87"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 4 de l'auteur.</note>
<formula notation="TeX" rend="display">(1.14) \qquad \Phi^*_\nu \Longleftarrow E_2^{pq} = H^p(X_0, \underline{\Phi}^q_\nu)</formula>
où <formula notation="TeX">\underline{\Phi}^q_\nu</formula> est un <hi rend="italic">faisceau</hi> sur <formula notation="TeX">X_0</formula> qui, via identification de <formula notation="TeX">X_{\alpha 0}</formula> avec <formula notation="TeX">X_0</formula>, peut s'écrire
<formula notation="TeX" rend="display">(1.15) \qquad \underline{\Phi}^q_\nu = \varinjlim_\alpha \underline{H}^*_{X_{\alpha 0}}(\Lambda_{\nu X_\alpha}) .</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">l'exposant du membre de droite de (1.15) est bien une étoile sur la page, là où l'on attend <formula notation="TeX">q</formula>.</note>
Le calcul de ces faisceaux sur <formula notation="TeX">X_0</formula> est de <hi rend="italic">nature locale sur <formula notation="TeX">X</formula></hi>. [Sous réserve <del>que</del> de vérifications <del><gap reason="illegible"/></del> de passages à la limite, on conclut de même <gap reason="illegible"/>
<formula notation="TeX" rend="display">(1.14\ \text{bis}) \qquad \Phi^* \Longleftarrow E_2^{pq} = H^p(X_0, \underline{\Phi}^q)</formula>
avec
<formula notation="TeX" rend="display">(1.15\ \text{bis}) \qquad \underline{\Phi}^q = \varprojlim_\nu \underline{\Phi}^q_\nu ,</formula>
<add>mais</add> <unclear>que</unclear> nous n'utiliserons pas <unclear>telles quelles</unclear>. <add>Il faudrait</add> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <unclear>justifier</unclear> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> que <gap reason="illegible"/> le système projectif <formula notation="TeX">(\underline{\Phi}^q_\nu)_{\nu \geq 1}</formula> définit un faisceau <formula notation="TeX">\ell</formula>-adique <gap reason="illegible"/> <add><gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> sur <formula notation="TeX">X</formula>…)</add>.]</p>
<p>1.16. On trouve ainsi un principe de localisation fort utile pour comparer la cohomologie de <formula notation="TeX">X_s</formula> et de <formula notation="TeX">X_{\bar\eta}</formula>. Notons par exemple, <del>que</del> <del>le théorème</del> <add><gap reason="illegible"/></add> que si <formula notation="TeX">X \to S</formula> est <hi rend="italic">lisse</hi> (et <formula notation="TeX">\ell \neq p</formula>) que <del><gap reason="illegible"/></del> (le théorème de pureté pour l'immersion <formula notation="TeX">s \to S</formula>, et le th. de changement de base lisse, montrent que <unclear>pour tous</unclear> points <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">X_\alpha</formula> est lisse sur <formula notation="TeX">S_\alpha</formula> :) <formula notation="TeX">\underline{H}^i_{X_{\alpha 0}}(\Lambda_{\nu X_\alpha})</formula> est nul pour <formula notation="TeX">i \neq 2</formula>, et
<formula notation="TeX" rend="display">\underline{H}^2_{X_{\alpha 0}}(\Lambda_{\nu X_\alpha}) \simeq \bigl(\mu_{\ell^\nu}^{\otimes(-1)}\bigr)_{X_{\alpha 0}}</formula>
<del><gap reason="illegible"/></del> <add>si <formula notation="TeX">i = 2</formula></add>.
<note type="editorial" resp="#pass">dans « nul pour <formula notation="TeX">i \neq 2</formula> », le chiffre ressemble à un 0 ; le <formula notation="TeX">\underline{H}^2</formula> du membre de gauche est surchargé.</note>
On en conclut que <formula notation="TeX">\underline{\Phi}^i_\nu = 0</formula> si <formula notation="TeX">i \neq 2</formula>, et
<formula notation="TeX" rend="display">\underline{\Phi}^2_\nu = \text{\struck{$\ill{}$}}\ \varinjlim_\alpha (\mu_{\ell^\nu})_{X_{\alpha 0}} .</formula>
Il faut déterminer les</p>
<pb n="87" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/34.pdf#page=88"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 5 de l'auteur.</note></p>
<p><note type="authorial" place="margin">(cont. au faisceau, interprétés comme le faisceau <formula notation="TeX">\mu_{\ell^\nu}</formula> sur <formula notation="TeX">X_0</formula>.)</note>
morphismes de transition. On trouve que si <formula notation="TeX">S_\alpha</formula> est de degré <formula notation="TeX">n_\alpha</formula> sur <formula notation="TeX">S</formula>, donc <formula notation="TeX">S_\beta</formula> de degré <formula notation="TeX">n_{\alpha\beta} = n_\beta/n_\alpha</formula> sur <formula notation="TeX">S_\alpha</formula> (si <formula notation="TeX">\beta \geq \alpha</formula>), <add>(On est ramené à faire la vérification pour <formula notation="TeX">X = S</formula>…)</add> dans le morphisme de transition est la multiplication par <formula notation="TeX">n_{\alpha\beta}</formula>. On en conclut aussitôt <del><gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/></del> que <formula notation="TeX">\underline{\Phi}^2_\nu = \varinjlim (\mu_{\ell^\nu})</formula> <del>est égal à zéro</del>. <hi rend="italic">Donc</hi> <del><gap reason="illegible"/></del> on a <formula notation="TeX">\underline{\Phi}^i_\nu = 0</formula> <hi rend="italic">pour tout</hi> <formula notation="TeX">i, \nu</formula>, d'où On en déduit grâce à (1.14) que <formula notation="TeX">\Phi^i_\nu = 0</formula> pour tout <formula notation="TeX">i, \nu</formula>, puis grâce à (1.9) que
<formula notation="TeX" rend="display">(1.16.1) \qquad H^i(X_s, \Lambda_\nu) \xrightarrow{\ \sim\ } H^i(X_{\bar\eta}, \Lambda_\nu)</formula>
(<formula notation="TeX">X</formula> lisse sur <formula notation="TeX">S</formula>, <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">\ell \neq p</formula>) : <del><gap reason="illegible"/></del> <add><gap reason="illegible"/> <del><gap reason="illegible"/></del> <gap reason="illegible"/></add> le <hi rend="italic">th. de spécialisation</hi> de la cohomologie pour les morphismes propres et lisses (SGA 4 <formula notation="TeX">\overline{\text{XVI}}</formula> …). [Bien <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> avec des <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>).</p>
<p>Compte tenu de la nature locale des <formula notation="TeX">\underline{\Phi}^i_\nu</formula>, on <unclear>conclut</unclear> de ce qui précède la</p>
<p><hi rend="bold">Proposition 1.17.</hi> Soit <formula notation="TeX">T</formula> l'ensemble des <formula notation="TeX">x \in X_0</formula> en lesquels <formula notation="TeX">f : X \to S</formula> <add><formula notation="TeX">X \to S</formula></add> n'est pas lisse, <add>et supposons <formula notation="TeX">\ell \neq p</formula>.</add> Alors les faisceaux <formula notation="TeX">\underline{\Phi}^i_\nu</formula> des cycles évanescents sont à support dans <formula notation="TeX">T</formula>.</p>
<p>1.18. Supposons par exemple que <del>les points de <formula notation="TeX">T</formula> soient fermés</del> <formula notation="TeX">T</formula> soit <hi rend="italic">discret</hi>. Alors <del><gap reason="illegible"/></del> dans (1.14) on a <formula notation="TeX">E_2^{pq} = 0</formula> pour <formula notation="TeX">p \neq 0</formula>, donc on trouve des isomorphismes</p>
<pb n="88" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/34.pdf#page=89"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 6 de l'auteur.</note>
<formula notation="TeX" rend="display">(1.18) \qquad \Phi^i_\nu = \sum_{t \in T} (\underline{\Phi}^i_\nu)_t ,</formula>
où
<formula notation="TeX" rend="display">(1.19) \qquad (\underline{\Phi}^i_\nu)_t = \varinjlim_\alpha \underline{H}^i_{X_{\alpha 0}}(\Lambda_{\nu X_\alpha})_{t_\alpha}</formula>
où <formula notation="TeX">t_\alpha</formula> est l'unique point de <formula notation="TeX">X_\alpha</formula> au-dessus de <formula notation="TeX">t</formula>. On voit donc que dans le cas où l'ensemble <formula notation="TeX">T</formula> des pts de <formula notation="TeX">X_0</formula> où <formula notation="TeX">f</formula> n'est pas lisse est fini, le <del>calcul des</del> groupe <formula notation="TeX">\Phi^i_\nu</formula> des cycles évanescents <add>(au sens de la top. étale)</add> est <add>une somme de termes</add> <hi rend="italic">purement locaux</hi> <del><gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/></del> relatifs aux différents points de <formula notation="TeX">t</formula>]. <del><gap reason="illegible"/></del> Nous donnerons plus loin des exemples d'application de ce principe à des cas particuliers intéressants.</p>
<p>1.20. <del>Mais</del> <del><gap reason="illegible"/></del> nous donnons <add>d'abord</add> <unclear>ici</unclear> une <del>autre</del> <add>variante</add> de la méthode précédente pour formuler les relations entre la cohomologie de <formula notation="TeX">X_s</formula> et de <formula notation="TeX">X_{\bar\eta}</formula>, <add>qui servira</add> plus commodément dans la démonstration <add>(directe)</add> du th. de monodromie. On constate aisément que :</p>
<p>Notons toutefois que, <add>par construction même,</add> le groupe d'inertie <formula notation="TeX">I = \operatorname{Gal}(\bar K/K)</formula> opère sur les faisceaux <formula notation="TeX">\underline{\Phi}^i_\nu</formula>, que la suite spectrale (1.14) peut être interprétée comme une suite spectrale de <formula notation="TeX">I</formula>-modules, et la suite exacte (1.9) comme une suite exacte de <formula notation="TeX">I</formula>-modules, <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">I</formula> opérant <add><unclear>trivialement</unclear></add> <del><gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/></del> sur <formula notation="TeX">H^*(X_s, \Lambda_\nu)</formula> <add><gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> la limite</add>. (Il serait possible de prouver le th. de</p>
<pb n="89" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/34.pdf#page=90"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 7 de l'auteur.</note></p>
<p>monodromie, dans les cas <del><gap reason="illegible"/></del> traités plus bas, en prouvant que l'action de <formula notation="TeX">I</formula> sur chacun des <formula notation="TeX">\underline{\Phi}^i</formula> est <del>quasi</del> <add><gap reason="illegible"/></add> unipotente, <del><gap reason="illegible"/></del> <add>en prouvant</add> <unclear>bien</unclear> ceci, que <del>affirmant des</del> l'action sur chacun des <hi rend="italic">faisceaux</hi> <formula notation="TeX">\ell</formula>-adiques <formula notation="TeX">\underline{\Phi}^i</formula> est <del><gap reason="illegible"/></del> <hi rend="italic"><unclear>essentiellement</unclear></hi> <hi rend="italic">triviale</hi>, et mieux, qu'il existe un sous-groupe <add>ouvert</add> <formula notation="TeX">I'</formula> de <formula notation="TeX">I</formula> qui opère <del><gap reason="illegible"/></del> trivialement sur <hi rend="italic">tous</hi> les <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">\underline{\Phi}^i_\nu</formula> (<formula notation="TeX">i, \nu</formula> variables). <del>Les calculs pourraient</del> On a là un résultat de nature <hi rend="italic">purement locale</hi> sur <formula notation="TeX">X</formula>, qui est accessible au calcul dans des conditions favorables, <unclear>comme</unclear> nous examinerons au n° suivant.</p>
<p>1.21. <hi rend="italic">Généralisation des développements précédents au cas</hi> d'un ouvert <formula notation="TeX">U</formula> de la fibre générique. <add>(<formula notation="TeX">X</formula> très propre sur <formula notation="TeX">S</formula>). Soit <formula notation="TeX">Y = X - U \supset X_0</formula>.</add> Dans <unclear>ce cas</unclear> on trouve encore une suite exacte des cycles évanescents
<formula notation="TeX" rend="display">(1.22) \qquad \cdots \to \Phi^i_\nu \to H^i(X_s, \Lambda_\nu) \to H^i(U, \Lambda_\nu) \to \Phi^{i+1}_\nu \to \cdots</formula>
avec
<formula notation="TeX" rend="display">(1.23) \qquad \Phi^i_\nu = \varinjlim_\alpha H^i_{Y_\alpha}(X_\alpha, \Lambda_\nu) ,</formula>
où <formula notation="TeX">Y_\alpha</formula> est l'image inverse de <formula notation="TeX">Y_\alpha</formula> dans <formula notation="TeX">X_\alpha</formula>. La suite spectrale de localisation <unclear>s'écrit</unclear>
<formula notation="TeX" rend="display">(1.14) \qquad \Phi^*_\nu \Longleftarrow E_2^{pq} = H^p(X_0, \underline{\Phi}^q_\nu) ,</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">(1.15) \qquad \underline{\Phi}^q_\nu = \varinjlim_\alpha \bigl(\underline{H}^q_{Y_\alpha}((\Lambda_\nu)_{X_\alpha}) \,|\, X_{\alpha 0}\bigr) .</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">les numéros (1.14) et (1.15) sont repris tels quels sur la page ; dans (1.23), un premier argument de <formula notation="TeX">H^i</formula> est biffé et l'indice <formula notation="TeX">Y_\alpha</formula> récrit sous le <formula notation="TeX">H</formula> ; « image inverse de <formula notation="TeX">Y_\alpha</formula> » est sur la page, là où l'on attend <formula notation="TeX">Y</formula>.</note></p>
<pb n="90" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/34.pdf#page=91"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 8 de l'auteur.</note></p>
<p><del><gap reason="illegible"/></del></p>
<p>1.26. <hi rend="italic">Restriction aux revêtements modérément ramifiés de <formula notation="TeX">S</formula>.</hi></p>
<p>Comme on verra par la suite, le calcul des <formula notation="TeX">\underline{H}^i(\Lambda_{\nu X_\alpha})</formula><note type="editorial" resp="#pass">l'indice <formula notation="TeX">Y_\alpha</formula> de <formula notation="TeX">\underline{H}^i</formula> est biffé.</note> peut se faire, parfois, à condition de se borner aux <formula notation="TeX">S_\alpha</formula> qui sont modérément ramifiés sur <formula notation="TeX">S</formula>, correspondant donc aux <del><gap reason="illegible"/></del> sous-extensions <add>finies</add> de l'extension <formula notation="TeX">\bar K_t \subset \bar K</formula>, <del><gap reason="illegible"/></del> correspondant au <formula notation="TeX">p</formula>-sous-groupe de Sylow <formula notation="TeX">P</formula> de <formula notation="TeX">I</formula>. <del><gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> suite</del> <del>La suite</del> La suite exacte de Hochschild–Serre pour <add>le groupe <formula notation="TeX">P</formula></add> donnant
<formula notation="TeX" rend="display">U_{\bar K} \to U_{\bar K_t}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">H^*(U_{\bar K_t}, \Lambda) \Longleftarrow E_2^{p,q} = H^p(P, H^q(U_{\bar K}, \Lambda_\nu)) ,</formula>
et on a <formula notation="TeX">E_2^{pq} = 0</formula> si <formula notation="TeX">p \neq 0</formula>, car <formula notation="TeX">H^q(U_{\bar K}, \Lambda_\nu)</formula> est de <formula notation="TeX">\ell</formula>-torsion, <formula notation="TeX">\ell \neq p</formula>. Donc on trouve
<formula notation="TeX" rend="display">(1.27) \qquad H^*(U_{\bar K_t}, \Lambda_\nu) \xrightarrow{\ \sim\ } H^*(U_{\bar K}, \Lambda_\nu)^P ,</formula>
invariants sous le groupe de <formula notation="TeX">P</formula>-Sylow. D'ailleurs, le premier membre est aussi isomorphe à
<formula notation="TeX" rend="display">\varinjlim_\alpha H^*(U_{K_\alpha}, \Lambda_\nu) ,</formula>
où <formula notation="TeX">K_\alpha</formula> parcourt les sous-extensions finies <hi rend="italic">de</hi> <formula notation="TeX">\bar K_t</formula>, <del>dont</del> <unclear>qui sont</unclear> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>, les
<formula notation="TeX" rend="display">(1.28) \qquad K(n) = K(\pi^{1/n}) \qquad \text{pour } (p, n) = 1 .</formula></p>
<pb n="91" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/34.pdf#page=92"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 9 de l'auteur.</note></p>
<p><note type="authorial" place="margin">[On trouve donc une suite exacte de la forme (1.29), mais <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <unclear>écrire</unclear> <formula notation="TeX">H^i(U_{\bar\eta}, \mathbf{Z}_\ell)</formula> au lieu de <formula notation="TeX">H^i(U_{\bar\eta}, \mathbf{Z}_\ell)^P</formula>.</note>
<note type="editorial" resp="#pass">ajout en haut de page, séparé du texte par un trait.</note></p>
<p>On trouve donc une suite exacte
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{aligned}
&amp; (1.29) \qquad \cdots \to (\Phi^i_\nu)_{\mathrm{mod}} \to H^i(X_s, \Lambda_\nu) \\
&amp; \qquad \to H^i(U_{\bar\eta}, \Lambda_\nu)^P \to (\Phi^{i+1}_\nu)_{\mathrm{mod}} \to \cdots
\end{aligned}</formula>
avec
<formula notation="TeX" rend="display">(1.30) \qquad (\Phi^i_\nu)_{\mathrm{mod}} = \varinjlim_{(n,p)=1} H^i_{Y_n}(X_n, \Lambda_\nu) ,</formula>
où <formula notation="TeX">X_n = X \times_S S(n)</formula>, <formula notation="TeX">S(n)</formula> le normalisé de <formula notation="TeX">S</formula> dans <formula notation="TeX">K(n)</formula>, <formula notation="TeX">Y_n</formula> l'image inverse de <formula notation="TeX">Y = X - U</formula> dans <formula notation="TeX">X(n)</formula>. La suite spectrale de localisation est ici
<formula notation="TeX" rend="display">(1.31) \qquad (\Phi^*_\nu)_{\mathrm{mod}} \Longleftarrow E_2^{pq} = H^p(X_0, (\underline{\Phi}^q_\nu)_{\mathrm{mod}})</formula>
avec
<formula notation="TeX" rend="display">(1.32) \qquad (\underline{\Phi}^q_\nu)_{\mathrm{mod}} = \varinjlim_{(n,p)=1} \bigl(\underline{H}^q_{Y(n)}((\Lambda_\nu)_{X(n)}) \,|\, X(n)_0\bigr) ,</formula>
où <formula notation="TeX">X(n)_0</formula> est la <del>restriction de</del> fibre spéciale de <formula notation="TeX">X(n)</formula>, identifiée (comme <del><gap reason="illegible"/></del> <unclear>site étale</unclear>) à <formula notation="TeX">X_0</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">l'indice « mod » de (1.29) à (1.32) est écrit en abrégé, sous une forme proche de « <formula notation="TeX">\mathrm{tame}</formula> » ou « <formula notation="TeX">\mathrm{dam}</formula> » ; la lecture « mod » (modéré) est celle du titre de 1.26.</note></p>
<p>[Cette suite <del><gap reason="illegible"/></del> exacte (<gap reason="illegible"/>)
<note type="authorial" place="margin">et celle qu'on en déduit par <formula notation="TeX">\varprojlim_\nu</formula></note>
sont <unclear>surtout</unclear> utiles si <formula notation="TeX">P</formula> opère trivialement sur <formula notation="TeX">H^*(U_{\bar\eta}, \mathbf{Z}_\ell)</formula>, <del><gap reason="illegible"/></del> conditions qui sera vérifiée en tous cas après extension finie de <formula notation="TeX">S</formula> (cf. I).]
<note type="authorial" place="margin">(conséquence de <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> sur <formula notation="TeX">\mathbf{Z}_\ell</formula>)</note></p>
<p>1.33. Les développements <unclear>précédents</unclear> <unclear>valent</unclear> <unclear>tels quels</unclear> (si on remplace <formula notation="TeX">P</formula> par n'importe quel sous-groupe invariant fermé <formula notation="TeX">Q</formula> de <formula notation="TeX">I</formula> <del>tel que <formula notation="TeX">I</formula></del> tel que <formula notation="TeX">I/Q</formula> soit « premier à <formula notation="TeX">\ell</formula> », i.e. <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">\mathbf{Z}_\ell(1)</formula> de <formula notation="TeX">I_t</formula>, <gap reason="illegible"/> de <formula notation="TeX">I/p</formula>. Un cas particulier <gap reason="illegible"/> <del><gap reason="illegible"/></del> qui <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> est celui où <formula notation="TeX">I/Q \simeq \mathbf{Z}_\ell(1)</formula> est <unclear>quotient</unclear> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>, ce qui signifie qu'on fait parcourir à <formula notation="TeX">K_\alpha</formula> les <formula notation="TeX">K(n)</formula> avec <formula notation="TeX">n</formula> de la forme <formula notation="TeX">\ell^r</formula>. <del><gap reason="illegible"/></del></p>
<pb n="92" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/34.pdf#page=93"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 10 de l'auteur.</note></p>
</div>
<div type="subsection">
<head>2. Comparaison entre la cohomologie de la fibre spéciale et générique par la suite spectrale de Leray</head>
<p>2.1. <formula notation="TeX">X</formula> propre sur <formula notation="TeX">S</formula>, <formula notation="TeX">U</formula> <unclear>ouvert</unclear> de <formula notation="TeX">X_\eta</formula>. La suite spectrale de <del>localisation</del> <add>cohomologie ultime</add> <unclear>sera</unclear> ici remplacée, essentiellement, par la suite spectrale <del>des <gap reason="illegible"/></del> <add>(légèrement différente)</add> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">U_\alpha \to X_\alpha</formula>, <gap reason="illegible"/> plutôt par la limite de ces suites spectrales. <del><gap reason="illegible"/> plus</del> Nous ne supposons pas ici que <formula notation="TeX">X</formula> soit nécessairement lisse, ce qui nous laissera <add>toutefois</add> <del><gap reason="illegible"/></del> saisir les opérations de <formula notation="TeX">\pi</formula> dans cette situation, <gap reason="illegible"/> de <formula notation="TeX">I</formula> seulement, lequel ne <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> : <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>, en plus de l'ouvert <formula notation="TeX">U</formula> de <formula notation="TeX">X_\eta</formula>, et de <formula notation="TeX">\bar U</formula>, <formula notation="TeX">\bar X = X_{\bar\eta}</formula>, les schémas analogues <formula notation="TeX">\tilde X</formula> et <formula notation="TeX">\tilde U</formula> sur <formula notation="TeX">\tilde S</formula>. <del><gap reason="illegible"/></del> <del>mais</del> Le groupe <formula notation="TeX">\pi</formula> opère sur la situation</p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small]
\tilde U &amp; \bar U \arrow[l] \\
\tilde X \arrow[u, hook] &amp; \bar X \arrow[l] \arrow[u, hook]
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p>le sous-groupe <formula notation="TeX">I</formula> opérant par <formula notation="TeX">\bar X</formula>-automorphismes.</p>
<p>(2.2)</p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small]
U \arrow[d, hook] &amp; \tilde U \arrow[d, hook] &amp; \bar U = U_{\bar\eta} \arrow[d, hook] \\
X \arrow[d, no head] &amp; \tilde X \arrow[l] \arrow[d, no head] &amp; \bar X = X_{\bar\eta} \arrow[l, "g"'] \arrow[d, no head] \\
S &amp; \tilde S \arrow[l] &amp; \bar S \arrow[l, no head]
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">dans (2.2) et dans le petit carré inséré plus haut, les inclusions des ouverts sont dessinées comme des symboles <formula notation="TeX">\subset</formula> verticaux ; la flèche horizontale du bas, de <formula notation="TeX">\bar S</formula> vers <formula notation="TeX">\tilde S</formula>, est un trait sans pointe.</note></p>
<p>Nous considérons la suite spectrale de Leray pour le composé <formula notation="TeX">\bar U \to \tilde X</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">(2.3) \qquad \tilde X \xleftarrow{\ g\ } \bar U ,</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">au-dessus de « composé », <formula notation="TeX">\bar U</formula> est récrit et biffé d'un trait épais.</note>
on trouve
<formula notation="TeX" rend="display">(2.4) \qquad H^*(\bar U, \Lambda_\nu) \Longleftarrow E_2^{pq} = H^p(\tilde X, R^q g_*((\Lambda_\nu)_{\bar U})) .</formula>
<del>On peut considérer cette suite spectrale comme une suite</del> La th. de <unclear>changement</unclear> de base propre permet de l'écrire sous la forme</p>
<pb n="93" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/34.pdf#page=94"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 11 de l'auteur.</note>
<formula notation="TeX" rend="display">(2.5) \qquad H^*(\bar U, \Lambda_\nu) \Longleftarrow E_2^{pq} = H^p(\tilde X_0, \underline{\Psi}^q_\nu)</formula>
avec
<formula notation="TeX" rend="display">(2.6) \qquad \underline{\Psi}^q_\nu = R^q g_*((\Lambda_\nu)_{\bar U} \,|\, \tilde X_0) = \varinjlim_\alpha R^q g_{\alpha *}((\Lambda_\nu)_{U_\alpha}) \,|\, \tilde X_0 ,</formula>
<note type="authorial" place="margin">où on a écrit <formula notation="TeX">\bar K = \varinjlim_\alpha K_\alpha</formula> (<formula notation="TeX">K_\alpha</formula> sous-extensions finies de <formula notation="TeX">\bar K/\tilde K</formula>), <formula notation="TeX">g_\alpha : U \times_S S_\alpha \to \tilde X</formula></note>
<del><gap reason="illegible"/></del> <gap reason="illegible"/> l'homom. canonique.</p>
<p>2.7. <gap reason="illegible"/> le calcul des faisceaux <formula notation="TeX">\underline{\Psi}^q_\nu</formula> est de nature locale sur <formula notation="TeX">\tilde X</formula>. Notons d'ailleurs <del><gap reason="illegible"/></del> les relations <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> faisceaux avec <del>ceux des</del> les faisceaux <formula notation="TeX">\underline{\Phi}^q_\nu</formula> du n° 1 (que nous n'utiliserons pas)
<formula notation="TeX" rend="display">(2.8) \qquad
\begin{cases}
\underline{\Phi}^q_\nu = \underline{\Psi}^{q-1}_\nu &amp; \text{si } q \geq 2 \\
0 \to \underline{\Phi}^0_\nu \to (\Lambda_\nu)_{X_0} \to \underline{\Psi}^0_\nu \to \underline{\Phi}^1_\nu \to 0 .
\end{cases}</formula>
Donc, à part le <unclear>décalage</unclear> près, <unclear>ce sont</unclear> les faisceaux <formula notation="TeX">\underline{\Psi}^q_\nu</formula> sont les faisceaux de cycles évanescents pour <formula notation="TeX">\tilde X/\tilde S</formula> et l'ouvert <formula notation="TeX">\bar U</formula> de <formula notation="TeX">\tilde X_{\tilde\eta}</formula> (coeffts <formula notation="TeX">\Lambda_\nu</formula>).</p>
<p>2.9. Il y a lieu de considérer (2.5) comme une suite spectrale de <formula notation="TeX">\pi</formula>-modules, et <unclear>l'expression</unclear> (2.6) comme une <unclear><gap reason="illegible"/></unclear> de faisceaux <add>sur <formula notation="TeX">\tilde X_0</formula></add> où <formula notation="TeX">\pi</formula> opère, de façon compatible avec ses opérations sur <formula notation="TeX">\tilde X_0</formula> (<gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> via <formula notation="TeX">\pi_0</formula>). Nous nous intéressons d'abord <gap reason="illegible"/> l'action du sous-groupe <del><gap reason="illegible"/></del> d'inertie <formula notation="TeX">I</formula>.</p>
<p>2.10. On peut donner aussi une variante <unclear>évidente</unclear> des développements précédents, en remplaçant <formula notation="TeX">\bar K</formula> par <formula notation="TeX">\bar K_t</formula>, cf. 1.26. On trouve</p>
<pb n="94" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/34.pdf#page=95"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 11' de l'auteur ; demi-feuille.</note>
<formula notation="TeX" rend="display">(2.5\ \text{bis}) \qquad H^*(\bar U, \Lambda_\nu)^P \Longleftarrow E_2^{pq} = H^p(\tilde X_0, (\underline{\Psi}^q_\nu)_{\mathrm{mod}}) ,</formula>
avec
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{aligned}
&amp; (2.6\ \text{bis}) \qquad (\underline{\Psi}^q_\nu)_{\mathrm{mod}} = R^q g_{t *}((\Lambda_\nu)_{U_{\bar K_t}}) \,|\, \tilde X_0 \\
&amp; \qquad = \varinjlim_{(n,\ell)=1} R^q g_{n *}((\Lambda_\nu)_{U_{K(n)}}) \,|\, \tilde X_0 ,
\end{aligned}</formula>
où
<formula notation="TeX" rend="display">K(n) = \tilde K(\pi^{1/n}) \subset \bar K_t \subset \bar K</formula>
et
<formula notation="TeX" rend="display">g_n : U_{K(n)} \to \tilde X</formula>
est la projection canonique.
<note type="editorial" resp="#pass">(2.5 bis) et (2.6 bis) sont des numéros corrigés, récrits sur (2.5) et (2.6) ; dans (2.6 bis), un exposant de <formula notation="TeX">g</formula> est biffé ; sous la limite, la condition est bien écrite <formula notation="TeX">(n, \ell) = 1</formula>, là où 1.28 porte <formula notation="TeX">(p, n) = 1</formula>.</note></p>
<pb n="95" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/34.pdf#page=96"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 11'' de l'auteur ; demi-feuille, d'une encre plus pâle.</note></p>
<p><hi rend="italic">Remarque</hi> 2.<del>7</del><add>8</add>. Il semble plausible qu'on doive pouvoir montrer, <add>lorsqu'on dispose de</add> <del><gap reason="illegible"/></del> la résolution des singularités (<add>ou les <formula notation="TeX">\underline{\Psi}^{(q)}_\nu</formula>, c'est pareil</add>), que les faisceaux <formula notation="TeX">\underline{\Phi}^{(q)}_\nu</formula> <del><gap reason="illegible"/></del> sont constructibles <unclear>si</unclear> <formula notation="TeX">\ell \neq</formula> <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">p</formula>, et que pour <formula notation="TeX">\nu</formula> variable, le système projectif des <formula notation="TeX">(\underline{\Phi}^{(q)}_\nu)</formula> (<add>ou <formula notation="TeX">\underline{\Psi}^{(q)}_\nu</formula></add>) <del><gap reason="illegible"/> définit un faisceau</del> <unclear>donnant</unclear> un système projectif dans la catégorie des faisceaux <formula notation="TeX">\ell</formula>-adiques constructibles. S'il en était ainsi, on <unclear>déduirait</unclear> par passage à la limite, <add><unclear><gap reason="illegible"/></unclear></add> <del><gap reason="illegible"/></del> <add>à partir des</add> <del>(<gap reason="illegible"/>)</del> (1.14) <del><gap reason="illegible"/></del>, <unclear>resp.</unclear> (2.5), des suites spectrales <add>cohomologiques</add> <del>des faisceaux</del> <formula notation="TeX">\ell</formula>-adiques. C'est ce qui <unclear>constituera</unclear> dans un cas particulier typique au n° 5, et il est plausible que le cas général puisse s'y ramener par les arguments standard, via la résolution des singularités.
<note type="editorial" resp="#pass">le numéro de la remarque est surchargé (7 et 8) ; le n° « 5 » final est récrit sur un autre chiffre.</note></p>
<pb n="96" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/34.pdf#page=97"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 12 de l'auteur.</note></p>
<p><note type="authorial" place="margin">(Énoncé du th. principal et de ses corollaires)</note></p>
</div>
<div type="subsection">
<head>3. Cas où <add><formula notation="TeX">X</formula> régulier et</add> <formula notation="TeX">Y = X - U</formula> est un diviseur à croisements normaux</head>
<p><add>On suppose <formula notation="TeX">\ell \neq p</formula>.</add></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Un premier départ de 3.1 est barré de traits obliques : <del>Dans le résultat qui suit, … d'inertie … (<gap reason="illegible"/>) … supposons que <formula notation="TeX">S</formula> soit local …</del> ; puis une ligne barrée : <del><gap reason="illegible"/> correspondant <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/></del>.</note></p>
<p>3.1. <hi rend="italic">Hypothèses</hi> : <formula notation="TeX">X</formula> régulier, <formula notation="TeX">Y</formula> diviseur à croisements normaux, <add>(<unclear>relativement</unclear> au changement de base <formula notation="TeX">\tilde S \to S</formula>)</add>.
<note type="authorial" place="margin">Nous supposons en tout ce <unclear>chapitre</unclear> plus que <formula notation="TeX">X</formula> régulier satisfait aux <unclear>propriétés</unclear> <gap reason="illegible"/> de <unclear>cohomologie</unclear> (cf. 4.1)</note>
Nous supposons que <add><gap reason="illegible"/></add> <add><gap reason="illegible"/> si <formula notation="TeX">U</formula> est <unclear>propre</unclear> <gap reason="illegible"/> sur <formula notation="TeX">K</formula> (et <unclear>ses</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>réguliers</unclear>)</add> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">H^*(U_{\bar K}, \mathbf{Z}/\ell\mathbf{Z})</formula> est fini, ce qui <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>
<note type="editorial" resp="#pass">suit un passage de deux à trois lignes rayé à grandes boucles, avec une note encerclée en marge, elle aussi rayée ; seuls des fragments surnagent (« résultat », « <formula notation="TeX">(X, Y)</formula> », « tout schéma … »).</note></p>
<p><hi rend="bold">Théorème 3.2.</hi> <hi rend="italic">Avec les hypothèses du titre</hi> <del>3</del> <hi rend="italic">et</hi> <del><gap reason="illegible"/></del> <hi rend="italic">de</hi> 3.1 <del>(<gap reason="illegible"/>)</del>, <del><gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">H^i(U_{\bar K}, \mathbf{Z}_\ell)</formula> est fini</del> <del><gap reason="illegible"/> les opérations <gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">H^i(U_{\bar K}, \mathbf{Z}_\ell)</formula> est un <formula notation="TeX">\mathbf{Z}_\ell</formula>-module de type fini <add>et l'action du groupe d'inertie <formula notation="TeX">I</formula> sur <unclear><formula notation="TeX">E = H^i(U_{\bar K}, \mathbf{Z}_\ell)^P</formula></unclear></add> <del><gap reason="illegible"/></del> est <unclear>essentiellement</unclear> unipotente <del><gap reason="illegible"/></del> <unclear>(<del>Plus</del> où <formula notation="TeX">P</formula> est le <formula notation="TeX">p</formula>-sous-groupe de Sylow de <formula notation="TeX">I</formula>, cf. I <gap reason="illegible"/>)</unclear>.</p>
<p>Plus précisément, <del><gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/></del> posons (
<formula notation="TeX" rend="display">\text{\struck{$X_0$}}\ \text{\struck{$Y_0$}} \qquad X_0 = \sum m_\lambda X_0^{(\lambda)}</formula>
(cycle <unclear>diviseur</unclear> sur <formula notation="TeX">X</formula>), où les <formula notation="TeX">X_0^{(\lambda)}</formula> sont les composantes irréductibles de <formula notation="TeX">X_0</formula>, et les <formula notation="TeX">m_\lambda &gt; 0</formula>. Soit <formula notation="TeX">m</formula> le ppcm des <formula notation="TeX">m_\lambda</formula>, et <formula notation="TeX">m'</formula> le composant premier à <formula notation="TeX">p</formula> de <formula notation="TeX">m</formula>, et <formula notation="TeX">I'</formula> le sous-groupe ouvert d'indice <formula notation="TeX">m'</formula> de <formula notation="TeX">I</formula>. Alors l'action de <formula notation="TeX">I'</formula> sur <formula notation="TeX">E =</formula> <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">H^i(U_{\bar K}, \mathbf{Z}_\ell)^P</formula> est <del>unipotente d'échelon <formula notation="TeX">\leq i+1</formula></del> <add><unclear><gap reason="illegible"/></unclear></add>, i.e. il y a une filtration <add>de <formula notation="TeX">E</formula></add>, <add><unclear><gap reason="illegible"/></unclear> par des <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">P</formula></add>, invariante sous <formula notation="TeX">I'</formula>, ayant <formula notation="TeX">i + 1</formula> quotients, et l'action de <formula notation="TeX">I'</formula> sur les <formula notation="TeX">\operatorname{gr}^p(E)</formula> est triviale. En d'autres termes,</p>
<pb n="97" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/34.pdf#page=98"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 13 de l'auteur.</note></p>
<p>si <formula notation="TeX">g</formula> est un générateur topologique de <formula notation="TeX">I_t = I/P</formula> (<unclear>hommage</unclear> !), <add><formula notation="TeX">g_E</formula> <unclear>son action</unclear> sur <formula notation="TeX">E</formula>, <unclear>on a</unclear> la relation</add>
<formula notation="TeX" rend="display">(3.3) \qquad (\mathrm{id} - g_E^{m'})^{i+1} = 0 .</formula></p>
<p><hi rend="italic">Remarque</hi> 3.4. a) La démonstration que nous <unclear>donnerons</unclear> <add>au § 5</add> donne <add><gap reason="illegible"/></add> également, <unclear><hi rend="italic">mutatis mutandis</hi></unclear>, dans le cas analytique complexe, pour un morphisme <formula notation="TeX">f : X \to S</formula> d'espaces analytiques, <formula notation="TeX">S</formula> régulier <add>(auquel cas il n'y a plus lieu d'introduire <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">P</formula> !)</add> de dim. 1. L'énoncé dans ce cas est dû à P. A. Griffiths.
<note type="authorial" place="margin">plus bas</note>
<note type="editorial" resp="#pass">tout l'alinéa a) est encadré d'un trait en marge gauche, accompagné du renvoi « plus bas ».</note></p>
<p>b) La démonstration qui sera <del><gap reason="illegible"/></del> <add>donnée</add> <unclear>en</unclear> fait une filtration <hi rend="italic"><unclear>canonique</unclear></hi> de <formula notation="TeX">E</formula>, qui sera en plus invariante sous l'action de <formula notation="TeX">\pi</formula> tout entier, pas seulement de <formula notation="TeX">I</formula>. Elle sera étudiée plus bas de façon <unclear>arithmétique</unclear> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> suite :</p>
<p><hi rend="bold">Corollaire 3.5</hi> <del><gap reason="illegible"/></del> Soit <del><formula notation="TeX">X</formula></del> <del><formula notation="TeX">U</formula> lisse <gap reason="illegible"/></del> <add><formula notation="TeX">n \geq 0</formula>, et</add> <add><unclear><gap reason="illegible"/></unclear> de dimension</add> <del><gap reason="illegible"/></del> <del>de type fini sur <formula notation="TeX">K</formula></del> <add><unclear>propre</unclear></add> <del><gap reason="illegible"/></del>.</p>
<list rend="itemize">
<label>(i)</label><item>Pour <unclear>toute</unclear> extension finie (<formula notation="TeX">K'</formula> de <formula notation="TeX">K</formula>, si <formula notation="TeX">S'</formula> est le normalisé de <formula notation="TeX">S</formula> dans <formula notation="TeX">K'</formula>, la résolution des singularités <hi rend="italic">forte</hi> est possible pour les schémas de type fini <formula notation="TeX">X'</formula> sur <formula notation="TeX">\hat S'</formula> de dimension relative <formula notation="TeX">\leq n</formula>.</item>
<label>(ii)</label><item>Pour tout <del><formula notation="TeX">K</formula>,</del> <gap reason="illegible"/>, <formula notation="TeX">X'</formula> comme dessus, avec <formula notation="TeX">X'</formula> régulier, et <unclear><gap reason="illegible"/></unclear> diviseur régulier <formula notation="TeX">Y'</formula> de <formula notation="TeX">X'_\eta</formula> de <formula notation="TeX">K</formula>.</item>
</list>
<p><note type="editorial" resp="#pass">l'énoncé de 3.5 est très repris ; la phrase (ii) se poursuit en haut de la page suivante.</note></p>
<pb n="98" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/34.pdf#page=99"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 14 de l'auteur.</note></p>
<p>de pureté cohomologique est vraie pour le couple <formula notation="TeX">(X', Y')</formula> et pour <formula notation="TeX">\ell</formula>.</p>
<p><add>Soit <formula notation="TeX">U</formula> lisse quasi-projectif sur <formula notation="TeX">K</formula>, et,</add> Sous ces conditions, (pour tout entier <formula notation="TeX">i</formula>, l'action du groupe d'inertie <formula notation="TeX">I</formula> sur <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">H^i(Y_{\bar K}, \mathbf{Z}_\ell)</formula> est <del>essentiellement</del> <add><gap reason="illegible"/></add> unipotente d'échelon <formula notation="TeX">i + 1</formula>.</p>
<p><hi rend="italic">Dém.</hi> En vertu de I <gap reason="illegible"/>, on peut supposer <formula notation="TeX">S = \hat S</formula>. <del>On peut supposer que</del> <add><unclear>comme</unclear> <formula notation="TeX">U</formula> est quasi-projectif <add>de dim. relative <formula notation="TeX">n</formula></add>,</add> <del><gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">\exists</formula> <formula notation="TeX">X</formula> <del>projectif</del> propre sur <formula notation="TeX">S</formula> (<add><unclear><gap reason="illegible"/></unclear></add> <formula notation="TeX">=</formula> <unclear>projectif</unclear> sur <formula notation="TeX">S</formula>), <del>plat,</del> <del><gap reason="illegible"/></del> de dim. relative <formula notation="TeX">n</formula>. On peut supposer <formula notation="TeX">X =</formula> <unclear>adhérence</unclear> schématique de <formula notation="TeX">U</formula>, donc <formula notation="TeX">X</formula> plat sur <formula notation="TeX">S</formula> et <formula notation="TeX">X</formula> réduit. <del>Notons</del> <add>Remarquons</add> que l'hypothèse de <unclear>limite</unclear> <del><gap reason="illegible"/></del> sur <formula notation="TeX">\mathbf{Z}_\ell</formula> cohomologique <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">H^i(U_{\bar K}, \mathbf{Z}/\ell\mathbf{Z})</formula> fini, donc <formula notation="TeX">E = H^i(U_{\bar K}, \mathbf{Z}_\ell)</formula> de t.f. sur <formula notation="TeX">\mathbf{Z}_\ell</formula>. <unclear>Quitte</unclear> : faire une extension finie <add>séparable</add> sur <formula notation="TeX">K</formula>, on peut supposer que l'action de <formula notation="TeX">P</formula> sur <formula notation="TeX">E</formula> est triviale (cf. I …). Utilisant la résolution des <unclear>singularités</unclear>, <add>(hyp. (i))</add> on est ramené au cas <formula notation="TeX">X</formula> régulier, et <formula notation="TeX">Y = X - U</formula> un diviseur à croisements normaux. Ou pour <unclear>appliquer</unclear> 3.2 grâce à l'hypothèse (ii), et on gagne.
<note type="editorial" resp="#pass">« <formula notation="TeX">H^i(Y_{\bar K}, \mathbf{Z}_\ell)</formula> » est bien écrit <formula notation="TeX">Y</formula> sur la page, sur une écriture biffée ; la démonstration demande <formula notation="TeX">U</formula>.</note></p>
<p><hi rend="italic">Remarque</hi> 3.6. Si on admet le résultat de <unclear><gap reason="illegible"/></unclear> <unclear>tient</unclear> de <unclear>Hironaka</unclear>, la démonstration précédente montre</p>
<pb n="99" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/34.pdf#page=100"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 15 de l'auteur.</note></p>
<p>sans supposer <formula notation="TeX">U</formula> quasi-projectif sur <formula notation="TeX">K</formula>, mais seulement de t.f. et sép. D'autre part, les réductions faites <del>à la fin</del> <add>dans</add> <del>de</del> I <gap reason="illegible"/> nous permettent de conclure :</p>
<p><hi rend="bold">Corollaire 3.<del>7</del><add>7</add></hi> Sous les conditions (i) (ii) de 3.5, pour tout <formula notation="TeX">U</formula> schéma de type <add>fini</add> sur <formula notation="TeX">K</formula>, <formula notation="TeX">H^i(U_{\bar K}, \mathbf{Z}_\ell)</formula> est de t.f. sur <formula notation="TeX">\mathbf{Z}_\ell</formula> et l'action du groupe d'inertie <formula notation="TeX">I</formula> sur <del><gap reason="illegible"/></del> <unclear>lui</unclear> est <unclear>essentiellement</unclear> unipotente. Même résultat pour <formula notation="TeX">H^i_!(U_{\bar K}, \mathbf{Z}_\ell)</formula>, pourvu que <formula notation="TeX">U</formula> soit <del><gap reason="illegible"/></del> <add>séparé</add> sur <formula notation="TeX">K</formula>.</p>
<p><hi rend="italic">Remarques</hi> 3.8. <del><gap reason="illegible"/></del> a) <add>Pour</add> l'instant, 3.5 <add>et 3.7</add> <del>ne s'applique</del> <del><gap reason="illegible"/> que dans <gap reason="illegible"/></del> <unclear>n'est</unclear> <unclear>utilisable</unclear> que <del><gap reason="illegible"/> 3.2 <gap reason="illegible"/></del> quand <formula notation="TeX">S</formula> est de caractéristique nulle, en utilisant les résultats de Hironaka [ ] et d'Artin SGA 4 <formula notation="TeX">\overline{\text{XIX}}</formula> … . D'autre part, lorsqu'on dispose de la résolution des singularités <del>pour <gap reason="illegible"/></del> pour les schémas de type fini sur <del><gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/></del> <add><unclear><gap reason="illegible"/></unclear> <unclear>dimension</unclear> <gap reason="illegible"/></add> un corps <formula notation="TeX">k_0</formula> <add><unclear><gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/></unclear></add>, utilisant le th. de pureté SGA 4 <formula notation="TeX">\overline{\text{XV}}</formula> … on voit <add>aisément</add> <del>que les conclusions</del> <add><unclear><gap reason="illegible"/></unclear></add> <add><unclear>relatif</unclear></add> à partir de <unclear>chasses</unclear> pris <unclear>comme</unclear> pour 3.5), que les <del>les schémas</del> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> 3.5 à 3.7, lorsque <formula notation="TeX">S</formula> est <del><gap reason="illegible"/></del> <add><unclear><gap reason="illegible"/></unclear></add> <del><gap reason="illegible"/></del> <add>hensélisé strict</add> d'un schéma de type fini sur <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">k_0</formula>.</p>
<p>b) Lorsque <formula notation="TeX">n = 1</formula>, <unclear>dans</unclear> <unclear>qui</unclear> <unclear>Abhyankar</unclear> [ ] la condition (i) de 3.5 est <unclear>toujours</unclear> satisfaite. On ne sait cependant s'il en est de <gap reason="illegible"/>
<note type="editorial" resp="#pass">la phrase se poursuit sur la page suivante.</note></p>
<pb n="100" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/34.pdf#page=101"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 16 de l'auteur.</note></p>
<p>la condition (ii). Cependant, la démonstration que nous donnerons <add>au § 5</add> de (3.2) montre que si le th. de <hi rend="italic">pureté est satisfait pour les</hi> <formula notation="TeX">(X, Y^{(\lambda)})</formula> <hi rend="italic">quelconques de dimension</hi> <formula notation="TeX">\leq i</formula>, alors la conclusion sur <formula notation="TeX">H^i(U_{\bar K}, \mathbf{Z}_\ell)^P</formula> reste valable. Or <unclear>la</unclear> cette condition est toujours satisfaite pour <formula notation="TeX">i = 1</formula>, (c'est alors un résultat de <add>Nagata</add> <del>Zariski</del> (SGA 2 …), <del><gap reason="illegible"/></del> th. de pureté <unclear>ordinaire</unclear> de Zariski–Nagata <unclear>(SGA 1 …)</unclear>. Le raisonnement de <del>Nous</del> cf. plus bas … 3.5 donne donc <del><gap reason="illegible"/></del> <add>ceci</add> :
<note type="editorial" resp="#pass">la fin de b) est surchargée : « Nagata » est écrit au-dessus de « Zariski », et l'ordre des renvois entre les deux parenthèses est incertain.</note></p>
<p><hi rend="bold">Corollaire 3.<del><gap reason="illegible"/></del><add>9</add>.</hi> Soit <formula notation="TeX">X_K</formula> une <del><gap reason="illegible"/></del> <add>courbe algébrique</add> <del>lisse de dim. <formula notation="TeX">\leq 1</formula> sur <formula notation="TeX">K</formula></del> lisse sur <formula notation="TeX">K</formula>, alors l'action du groupe d'inertie <formula notation="TeX">I</formula> sur <formula notation="TeX">H^1(X_{\bar K}, \mathbf{Z}_\ell)</formula> est <unclear>ess.</unclear> unipotente d'échelon 2. Grâce à la réduction II 5.4, on en conclut</p>
<p><hi rend="bold">Corollaire 3.10.</hi> Soit <formula notation="TeX">X_K</formula> un schéma <del><gap reason="illegible"/></del> de type fini sur <formula notation="TeX">K</formula>. Alors <formula notation="TeX">E = H^1(X_{\bar K}, \mathbf{Z}_\ell)</formula> est de t.f., et l'action du groupe d'inertie sur <formula notation="TeX">E</formula> est ess. unipotente d'échelon 3, <del><gap reason="illegible"/></del> et <unclear>même</unclear> ess. unipotente d'échelon 2 si <formula notation="TeX">X</formula> est normal.
<note type="editorial" resp="#pass">le numéro du premier corollaire est récrit en 3.9 ; celui du second est lu 3.10 sur la marge, sous un trait. La page s'arrête là ; la suite de l'exposé est hors de ce lot.</note></p>
</div>
</div>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
