Cote n° 142 · batch 3 · pages 41–60
· Transcription · Action de Galois sur Teichmüller : notes manuscrites (s.d.).
Datation de l’inventaire : [à partir de 1978]
Édition de démonstration
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41p. 23 de l'auteur. La page achève une suite de calculs commencée avant ce lot : les formules (76) à (79) auxquelles elle renvoie n'y figurent pas. Le reste du feuillet est blanc.
l'égalité du \(\beta'\) défini par cette équation ⌜les formules équivalentes,⌝ avec celui défini par (76), ou (76\('\)) ou (77), ou le fait que \(\beta'\) (vu l'équation (78), écrite en choisissant pour \(\beta'\) défini par l'une des formules (76) à (77), ou par la formule (79) — ce qui donne la formulation la plus simple.
La sphère à trois points marqués
Nouvelle suite, paginée 1 à 11 par l'auteur sur les pages 43 à 60 de ce lot ; elle se poursuit au-delà. Les lettres qu'il souligne pour désigner des ensembles à deux éléments (\(\boldsymbol{\varpi}\), \(\boldsymbol{\omega}\), \(\boldsymbol{\varepsilon}\)) sont rendues en gras.
43p. 1 de l'auteur. Attention : ne pas confondre la notation […] avec celles des […] \(\alpha_i, \beta_i, \beta'_i, \gamma_i, \gamma'_i\) […] (1)…
Considérons une 2-sphère conforme \(\Sigma\) avec une partie \(J\) à trois éléments, \[J \subset \Sigma, \qquad J = (R_i)_{i \in J}\] de sorte que le groupe \(\mathfrak{S}_J\) opère sur \(\Sigma\) par automorphismes orientés directs, et aussi étant entendu que le groupe des automorphismes \(\mathfrak{S}_J \times \{1,\tau\}\) le groupe des ⌜conformes⌝ de la situation \((\Sigma, J)\) est \[\Gamma_{\Sigma,J} = \Gamma \simeq \mathfrak{S}_J \times \{1, \tau\}\] où \(\tau\) est l'unique antiautomorphisme \(\neq 1\) […] qui fixe les \(R_i\) […] (\(\tau\) = conjugaison complexe). NB L'antipodisme ne fait pas partie de \(\Gamma\), car il ne stabilise pas \(J\). […] dans la catégorie des \((\Sigma, J)\) équivalente (2) […] \((J, \boldsymbol{\varpi})\), \(\boldsymbol{\varpi} \in (\mathrm{Ens}_2)\) […], et \(\boldsymbol{\varpi} \in (\mathrm{Ens}_2)\) […] \(J\) plus bas. Il y a sur \(\Sigma\) une unique métrique riemannienne homogène invariante ⌜à scalaire \(\lambda \in \mathbf{R}^{*+}\) près⌝ par \(\mathfrak{S}_J\), par laquelle, qui nous permet d'identifier canoniquement \(\Sigma\) à la sphère unité dans un espace vectoriel réel euclidien \(E_3\). On pose \[(3)\quad \left\{ \begin{array}{ll} \boldsymbol{\varpi} = \Omega(\Sigma) \simeq \Omega(E_3) & \text{ens. des deux orientations} \\ & \text{de } \Sigma \text{, ou de } E \\ \boldsymbol{\omega} = \Omega(J) \simeq \Omega(\Sigma_{\mathbf{R}}) & \\ \boldsymbol{\varepsilon} = \pi_0(\Sigma \setminus \Sigma_{\mathbf{R}}) = \pi_0(E \setminus V) = \pi_0\big((E/V)^{*}\big) & \end{array} \right.\] On pourrait écrire \(V(J, \boldsymbol{\omega})\), \(E(J, \boldsymbol{\varpi})\). (3 bis) On a \(\boldsymbol{\omega} \wedge \boldsymbol{\varepsilon} \wedge \boldsymbol{\varpi} = 1\), i.e. […] — pour la comm. des orientations voir plus loin (4). où \(V\) est le \(\mathbf{R}\)-sous-espace vectoriel de \(E\) engendré par les \(R_j\), qui est de dimension 2, et où \[\Sigma_{\mathbf{R}} = \Sigma \cap V \qquad \text{cercle euclidien du plan euclidien } V .\]
44On aura dans \(V\) \[(4)\quad \sum_{j \in J} R_j = 0\] ce qui donne un isomorphisme \[(5)\quad V \simeq V_J(\mathbf{R}) = \operatorname{Ker}\big(\mathbf{R}^J \xrightarrow{\ \text{somme}\ } \mathbf{R}\big)\] et on a, vu la formule (3) \[(6)\quad \Delta = V^{\perp} \simeq \mathbf{R}(\boldsymbol{\varepsilon})\] (isom. compatible avec la structure quadratique), \(\Delta\) « axe polaire », orth. de \(V\) dans \(E\), donc \[(7)\quad E \simeq V_J(\mathbf{R}) \oplus \mathbf{R}(\boldsymbol{\varepsilon}) \qquad \text{isom. d'espaces euclidiens}\] où dans \(V_J(\mathbf{R})\) on prend la seule forme quadratique \(q\) pour laquelle les \(R_j\) soient unitaires satisfont de carré un \[q(R_j) = 1\] (si […] \(q\) […] prend une base formée de \(R_i, R_j\), […] \(R_k\) de coordonnées \((-1,-1)\), la forme quadratique en question est \(x^2 - xy + y^2\)). Il est clair, […] \(q\) […] invariante sous l'opération de \(\mathfrak{S}_J\) sur \(V(J)\). Dans le plan euclidien \(V\), les \(R_i\) forment les sommets d'un triangle équilatéral inscrit dans le cercle unité. L'opération de \(\mathfrak{S}_J\) sur \(E\) se fait par son opération […] tautologique sur \(V(J)\), et l'opération par \(\operatorname{sg}(g)\) sur \(\Delta\) :
45p. 2 de l'auteur. \[(8)\quad g_E = \underbrace{g_{V_J(\mathbf{R})}}_{\text{tautol.}} \oplus \operatorname{sg}(g)\, \mathrm{id}_{\Delta}\] L'opération de \(\tau\) est donnée par \[(9)\quad \tau_E = \mathrm{id}_{V_J(\mathbf{R})} \oplus (-\mathrm{id}_{\Delta})\] Je pose \[(10)\quad \Sigma^{*} = \Sigma \setminus J = \Sigma - \{R_i \mid i \in I\}\] \(I\) pour \(J\), tel quel sur la page.
et je m'intéresse au groupoïde fondamental de \(\Sigma^{*}\), comme exercice préliminaire de syntaxe galoisienne, avant de regarder des situations ⌜un peu⌝ plus complexes (le triangle équilatéral remplacé par d'autres configurations riches en symétries sur la sphère, voire sur d'autres surfaces que la sphère, — celle-ci étant remplacée par la fibre de Hopf, en vue des applications au calcul des groupoïdes de Teichmüller…).
Il est commode d'introduire une compactification de \(\Sigma^{*}\), pour disposer aussi de pts-base « proches » de chaque \(R_i\).
46La construction de l'éclatement réel et de la contraction […] dans les variétés \(C^\infty\) et […] analytiques réelles. Pour ceci considérons l'éclaté réel de \(\Sigma\) en \(J\), soit \(\Sigma'\), dans lequel l'image inverse de \(i \in J\) s'identifie à l'espace la droite projective réelle \[(11)\quad \Sigma'_{R_i} \simeq P(T_{\Sigma,R_i})\] (\(T_{\Sigma,R_i}\) espace tangent à \(\Sigma\) en \(R_i\), identifié à \(T^{*}_{\Sigma,R_i}/\mathbf{R}^{*}\)), qui est un cercle plongé dans la surface compacte \(\Sigma'\) (qu'on peut considérer comme obtenue en enlevant de la sphère trois rondelles autour des \(R_i\), et y recollant des rubans de Möbius — on obtient une surface non orientable dont le genre \(\chi_!\) est égal à \[\chi_!(\Sigma) - 3\chi_!(\text{rondelle ouverte}) + 3\big(\underbrace{\chi_!(\text{ruban Möbius})}_{0}\big) = 2 - 3 = -1 = 1 - g ,\] donc le genre est \(2\)). Le découpage de cette surface suivant \(\bigcup \Sigma'_{R_i}\) est une surface à bord compacte \(\widetilde{\Sigma}\), avec \(\partial\widetilde{\Sigma}\) un rev. double de \(\coprod \Sigma'_{R_i}\), donc soit en fait \[(12)\quad \partial\widetilde{\Sigma} \simeq \coprod_{i \in I} TU_{\Sigma,R_i}\] (cercle tangent unitaire à \(\Sigma\) en \(R_i\), identifiable à \(T^{*}_{\Sigma,R_i}/\mathbf{R}^{*+}\)), noté aussi \(U_i\). \(\widetilde{\Sigma}\) est une sphère à bord à trois trous. \(\widetilde{\Sigma}^{\circ}\) […] munie d'une structure conforme, mais celle-ci ne se prolonge pas à \(\widetilde{\Sigma}\).
47p. 3 de l'auteur. On a des équivalences de catégories \[(13)\quad \operatorname{Rev\,et}(\widetilde{\Sigma}) \xrightarrow[\text{équiv}]{\ \approx\ } \operatorname{Rev\,et}(\widetilde{\Sigma}^{\circ}) \xrightarrow[\text{iso}]{\ \sim\ } \operatorname{Rev\,et}(\Sigma^{*})\] déduites de l'inclusion \[\widetilde{\Sigma}^{\circ} \overset{\mathrm{def}}{=} \widetilde{\Sigma} \setminus \partial\widetilde{\Sigma} = \widetilde{\Sigma} \,|\, \Sigma^{*} \hookrightarrow \widetilde{\Sigma}\] et de l'isomorphisme \[\widetilde{\Sigma}^{\circ} \xrightarrow{\ \sim\ } \Sigma^{*},\] d'où une équivalence entre les groupoïdes fondamentaux au sens large (cf. les objets sont les rev. étales 1-connexes) \[(14)\quad \Pi_1(\widetilde{\Sigma}) \longrightarrow \Pi_1(\Sigma^{*})\] et en composant avec \[\Pi_1(U_i) \longrightarrow \Pi_1(\widetilde{\Sigma})\] déduit de l'inclusion \(U_i \hookrightarrow \widetilde{\Sigma}\), on trouve \[(15)\quad \Pi_1\Big(\coprod U_i\Big) \longrightarrow \Pi_1(\Sigma^{*}) .\] Nous allons représenter graphiquement l'homomorphisme 14, en « dessinant » \(\widetilde{\Sigma}\) sur \(\Sigma^{*}\), comme une région qui serait contenue dans \(\Sigma^{*}\) en lui enlevant ⌜l'intérieur de⌝ trois disques ⌜fictifs⌝ \(\Delta_i\) « infiniment petits » (s'identifiant aux disques unités des \(T_{\Sigma,R_i}\), ou encore aux cônes sur les \(U_i\)), et on se représentera (14) comme provenant d'une telle inclusion fictive. Plus précisément, au lieu de travailler […] […] trois trous […] sur \(\widetilde{\Sigma}\) […] sphère […] plus grande […].
48En fait, nous allons travailler avec des éléments de \(\Pi_1(\widetilde{\Sigma})\) qui proviennent, soit de pts de \(\widetilde{\Sigma}\), donc de pts de \(\Sigma^{*}\) ou d'un des \(U_i\), soit de parties de \(\widetilde{\Sigma}\) qui sont 1-connexes pour la top. induite par \(\widetilde{\Sigma}\) — en partant peut-être de parties ⌜1-connexes⌝ de \(\Sigma^{*}\), et en les faisant « déborder » sur \(\widetilde{\Sigma}\) de façon naturelle.
Le groupe \(\Gamma\) opère sur la situation ⌜\(C^\infty\)⌝ \((\Sigma, J)\), donc par transport de structure sur la situation \[\widetilde{\Sigma} \longrightarrow \Sigma, \qquad J \subset \Sigma\] donc sur (14), (15). Un aspect essentiel du travail à faire est de garder cette opération constamment présente à l'esprit, et d'introduire des notations et des constructions qui soient invariantes, dans le sens requis par la situation, par les opérations en question.
49p. 4 de l'auteur. une sphère, pôles \(P^{+}\) en haut et \(P^{-}\) en bas, l'équateur \(\Sigma_{\mathbf{R}}\) portant les trois trous \(R_0\), \(R_1\), \(R_\infty\), chacun entouré de son petit cercle \(U_i\) marqué des points \(R_i^{\pm}\), \(S_i^{\pm}\) et des arcs \(a_i^{++}, a_i^{+-}, \dots\) ; sur l'équateur les points \(Q_0\), \(Q_1\), \(Q_\infty\) et les arcs orientés \(b_i^{\pm}\) ; des pôles partent les méridiens portant les arcs \(c_i^{\pm}\) (vers les \(Q_i\)) et \(d_i^{\pm}\) (vers les \(S_i\)), en traits pleins ou pointillés selon l'hémisphère.
On introduit \[(16)\quad \left\{ \begin{array}{ll} Q_i \ (i \in J) & \text{antipodique de } R_i \ (= -R_i) \\ R_i^{\omega} \in U_i & (i \in J,\ \omega \in \boldsymbol{\omega}) \\ P_{\varepsilon} & (\varepsilon \in \boldsymbol{\varepsilon} = \pi_0(\Sigma \setminus \Sigma_{\mathbf{R}})) \\ S_i^{\varepsilon} & \end{array} \right.\] où \(P_\varepsilon\) est défini par \[(17)\quad \{P_\varepsilon\} = \Delta \cap (\Sigma - \Sigma_{\mathbf{R}})_\varepsilon\] et \(R_i^{\omega} \in U_{i\mathbf{R}}\) […] et \(R_i^{\omega}\) est défini ainsi : On a une bijection canonique \[(18)\quad U_{i\mathbf{R}} \overset{\mathrm{def}}{=} \underbrace{U_i \cap T_{\Sigma_{\mathbf{R}},R_i}}_{TU_{\Sigma_{\mathbf{R}},R_i}} \simeq \boldsymbol{\omega}\] (\(\Sigma_{\mathbf{R}}\) variété de dim 1, l'une des orientations de celle-ci aux points \(R_i\) (donc globale) est un […] bijectif avec l'une des deux directions orientées tangentes). \[(19)\quad S_i^{\varepsilon} \in U_i \cap T_{\Sigma_i} = TU_{\Sigma_i}\] […] où \(\Sigma_i\) est le grand cercle déterminé par les \(P_\varepsilon\) et \(Q_i\) ; on a \(TU_{\Sigma_i} \simeq \boldsymbol{\varepsilon}\) (orientations de celle-ci, car les deux directions tangentes à \(\Sigma_i\) en \(R_i\) se découpent suivant les deux hémisphères \(\in \boldsymbol{\varepsilon} = \pi_0(\Sigma \setminus \Sigma_{\mathbf{R}})\)). NB Il faudrait introduire \(\widetilde{\Sigma}_\varepsilon\) (\(\varepsilon \in \boldsymbol{\varepsilon}\)), les deux hémisphères sur \(\widetilde{\Sigma}\), le choix de \(S_i^\varepsilon\) est caractérisé par \(S_i^\varepsilon \in \widetilde{\Sigma}_\varepsilon\).
On a fait la figure dans le cas où \[J = \{0, 1, \infty\}, \qquad \boldsymbol{\omega} = \{+1, -1\}\] (\(+\) donné par la perm. circulaire \(1 \mapsto 2 \mapsto 3\), \(-\) par l'inverse) et en choisissant une orientation sur \(E\) \[\boldsymbol{\varpi} \simeq \{+1, -1\}, \quad \text{d'où} \quad \boldsymbol{\varepsilon} \simeq \{+1, -1\} .\] On définit des chemins sur \(\widetilde{\Sigma}\) […] des parties de \(\widetilde{\Sigma}\) (19) \(a_i^{\omega}\), \(b_i\), \(c_i^{\omega}\) […] (pour les \(b_i^{\omega}\)) […] orientations […] symétriques […] Bloc encadré et biffé au bas de la page ; il est repris, numérotation comprise, à la page suivante.
50p. 5 de l'auteur. \[\text{\struck{(19)}}\qquad \boldsymbol{\varpi} \simeq \{\pm 1\}\] si besoin i.e. on donne \(\boldsymbol{\omega} \xrightarrow{\sim} \boldsymbol{\varepsilon}\), donc donnant un procédé pour identifier l'une \(\boldsymbol{\omega} = \Omega(J) = \Omega(\Sigma_{\mathbf{R}})\) […] deux hémisphères. Il s'agit d'arcs […] d'origine et d'extrémité […] […] sur des cercles.
\[(20)\quad \overset{12}{a_i^{\omega,\varepsilon}},\quad \overset{6}{b_i^{\omega}},\quad \overset{6}{c_i^{\varepsilon}},\quad \overset{6}{d_i^{\varepsilon}}, \qquad i \in J,\ \omega \in \boldsymbol{\omega},\ \varepsilon \in \boldsymbol{\varepsilon}\] Le numéro (20) est restitué : la page porte un numéro surchargé devant la ligne qui précède. On introduit sur \(\widetilde{\Sigma}\) les […] chemins simples (segments orientés plongés) ci-dessus ; \(b, c, d\) chaque paquet forment un torseur sous \(\mathfrak{S}_J\). NB \(\operatorname{Rep}(J) \simeq J \times \boldsymbol{\omega}\) (21), \((i,j,k) \mapsto (i, \omega_{ijk})\). Le paquet \((a_i^{\omega\varepsilon})\) […] sous \(\Gamma = \mathfrak{S}_J\) […]. NB on a donc \(g(a_i^{\omega}) = a_{g(i)}^{g(\omega)}\), etc. ; \(\tau\) opérant par \[(22)\quad \tau a_i^{\omega,\varepsilon} = a_i^{\omega,\varepsilon'}, \quad \tau b_i^{\omega} = b_i^{\omega}, \quad \tau c_i^{\varepsilon} = c_i^{\varepsilon'}, \quad \tau d_i^{\varepsilon} = d_i^{\varepsilon'} .\] On a \[(23)\quad a_i^{\omega\varepsilon} : S_i^{\varepsilon} \longrightarrow R_i^{\omega} \quad \text{sur } U_i\] dans le sens de l'orientation de \(\Sigma\) en \(R_i\) (quart de tour), ce qui caractérise \(a_i^{\omega\varepsilon}\) explicitement. \[(24)\quad b_i^{\omega} : Q_i \longrightarrow R_{\omega' i}^{\omega'} \quad \text{sur } \widetilde{\Sigma}_{\mathbf{R}} \simeq \operatorname{Dic}(\Sigma_{\mathbf{R}}, J)\] (chemin d'origine […]) (chemin sur \(\widetilde{\Sigma}_{\mathbf{R}}\), d'origine \(Q_i\), dans la direction \(\omega\), jusqu'à l'extrémité […] du segment \(\widetilde{\Sigma}_{\mathbf{R}} \simeq \operatorname{Dic}(\Sigma_{\mathbf{R}}, J)\), soit \(R_{\omega' i}^{\omega'}\)), « Dic » tel quel sur la page. \[(25)\quad c_i^{\omega} : P^{\omega} \longrightarrow Q_i \qquad \text{suivant un arc de grand cercle}\] \[(26)\quad d_i^{\omega} : P^{\omega} \longrightarrow S_i^{\omega} \qquad \text{suivant un arc de grand cercle}\] Dans (25) et (26) l'indice supérieur est écrit \(\omega\) là où (20) porte \(\varepsilon\). On pose aussi \[(27)\quad b_i : R_{\omega i}^{\omega'} \longrightarrow R_{\omega' i}^{\omega'}, \qquad \widetilde{b}_i^{\omega} = b_i^{\omega} (b_i^{\omega'})^{-1}\] chemin dans la direction \(\omega\) […] […] Tous les arcs \(b_i^{\omega}\), \(c_i^{\omega}\), \(d_i^{\omega}\) se font sur des quarts de grands cercles de \(\Sigma\), sauf que les extrémités des \(c_i^{\omega}\), \(d_i^{\omega}\) ne sont pas dans \(\Sigma^{*}\) mais dans \(\partial\widetilde{\Sigma} \setminus \Sigma^{*}\) (\(U_i \subset \partial\widetilde{\Sigma}\)).
51p. 6 de l'auteur (chiffre surchargé). Je vais introduire, dans la sphère \(\widetilde{\Sigma}\) dont le degré de connexion est 0, cinq ouverts, aussi grands que possible, qui soient simplement connexes — obtenus en pratiquant des « incisions » qui relient entre eux les trois bords \(U_i\) des trois « trous » […]. On pose \[(27)\quad \left\{ \begin{array}{ll} \widetilde{\Sigma}_\varepsilon = \widetilde{\Sigma} \setminus \bigcup_{i \in J} \operatorname{supp} d_i^{\varepsilon} & \varepsilon \in \boldsymbol{\varepsilon} \\[4pt] \widetilde{\Sigma}_i = \widetilde{\Sigma} \setminus \bigcup_{j \in J \setminus \{i\}} b_j & \end{array} \right.\] (où \(b_j = \operatorname{supp} \widetilde{b}_j^{\omega} = \operatorname{supp} c_j^{\omega} \cup \operatorname{supp} c_j^{\omega'}\) ). Le numéro (27) est employé deux fois de suite, p. 50 et ici. deux sphères en marge. Sur la première, \(\widetilde{\Sigma}_\varepsilon\) : \(P_\varepsilon\) au sommet, les trois incisions \(d\) menant aux points \(S_i^{\varepsilon'}\), \(S_j^{\varepsilon'}\), \(S_k^{\varepsilon'}\) des trous, en trait épais. Sur la seconde, \(\widetilde{\Sigma}_i\) : \(Q_i\), \(Q_j\), \(R_i^{\omega}\) et les incisions le long de l'équateur.
On voit bien que ces ouverts dans \(\widetilde{\Sigma}\) sont simplement connexes, connexes et […] de la sphère ; dans \(\widetilde{\Sigma}\) (car le complémentaire est connexe). On dit que \(P_\omega\) est le centre de \(\widetilde{\Sigma}_\omega\), \(Q_i\) le centre de \(\widetilde{\Sigma}_i\). en tant qu'ouverts […], et pour cette raison connexes […]
On pose \[(28)\quad \left\{ \begin{array}{l} \Pi_\varepsilon = \pi_1(\widetilde{\Sigma}, \widetilde{\Sigma}_\varepsilon) \simeq \pi_1(\Sigma^{*}, \Sigma^{*}_\varepsilon) \simeq \pi_1(\Sigma^{*}, P_\varepsilon) \\[4pt] \Pi_i = \pi_1(\widetilde{\Sigma}, \widetilde{\Sigma}_i) = \pi_1(\Sigma^{*}, \Sigma^{*}_i) \simeq \pi_1(\Sigma^{*}, Q_i) \end{array} \right.\] en faisant les identifications impliquées par ces formules. […] Pour tout \(x \in \widetilde{\Sigma}_\omega\) resp. \(x \in \widetilde{\Sigma}_i\), on pose \[(29)\quad \left\{ \begin{array}{ll} \varphi_{\varepsilon,x} \text{ ou } \varphi_\omega : \Pi_\varepsilon \xrightarrow{\ \sim\ } \pi_1(\widetilde{\Sigma}, x) & \big(\simeq \pi_1(\Sigma^{*}, x) \text{ si } x \in \Sigma^{*}\big) \\[4pt] \varphi_{i,x} \text{ ou } \varphi_i : \Pi_i \xrightarrow{\ \sim\ } \pi_1(\widetilde{\Sigma}, x) & \text{—} \end{array} \right.\] Les \(\varphi\) […] appelés isomorphismes de transition […]
52Numéro de l'auteur « 6 », répété. l'isom. canonique déduit de l'inclusion. On a de plus des isomorphismes canoniques \[(30)\quad \left\{ \begin{array}{ll} \varphi_{i\varepsilon} : \Pi_\omega \longrightarrow \Pi_i & \text{défini par } c_i^{\varepsilon} : P_\varepsilon \to Q_i \\[4pt] \varphi_{\varepsilon i} : \Pi_i \longrightarrow \Pi_\omega & \text{---\ } (c_i^{\varepsilon})^{-1} : Q_i \to P_\varepsilon \end{array} \right.\] NB on a \(\varphi_{i\varepsilon} = \varphi_{Q_i,\varepsilon}\), \(\varphi_{\varepsilon i} = \varphi_{P_\varepsilon, i}\). Par ces isom., les \(\Pi_\varepsilon\), \(\Pi_i\) sont reliés de façon transitive, mais bien entendu pas par un syst. transitif d'isomorphismes — au contraire, les automorphismes de l'un des groupes \(\Pi_\varepsilon\), \(\Pi_i\) obtenus en composant des isom. (30) suivant des chemins fermés sur le graphe le graphe d'un octaèdre : \(P_\varepsilon\) en haut, \(P_{\varepsilon'}\) en bas, \(Q_i\), \(Q_j\), \(Q_k\) sur l'équateur, chaque \(P\) relié à chaque \(Q\). sont tous les automorphismes intérieurs !
Les \(\pi_1(\Sigma^{*}, \text{\ill{}})\) en les \(P_\varepsilon\), \(Q_i\) étant canonifiés comme les \(\Pi_\varepsilon\), \(\Pi_i\), il reste à « repérer » les \(\pi_1\) en les autres points marqués jusqu'à maintenant. Les choix naturels sont par […] Une formule biffée suit, où l'on reconnaît \(\Pi_\varepsilon\), \(\Pi_i\) et des flèches ; elle est reprise en (31) à la page suivante.
53\[(31)\quad \left\{ \begin{array}{ll} \varphi_{R_i^{\omega},\, \omega i} : \Pi_{\omega i} \xrightarrow{\ \sim\ } \pi_1(\widetilde{\Sigma}, R_i^{\omega}) & \text{ou } \varphi_{\omega i} \\[4pt] \varphi_{S_i^{\varepsilon},\, \varepsilon} : \Pi_\varepsilon \xrightarrow{\ \sim\ } \pi_1(\widetilde{\Sigma}, S_i^{\varepsilon}) & \text{ou } \varphi^{\varepsilon} \text{ ou } d_i^{\varepsilon} \end{array} \right.\] Les indices de (31) sont lus avec doute. Le plus commode me semble de noter simplement \(\varphi_i\), \(\varphi_\varepsilon\), pour préciser le groupe \(\pi_1\) standard \(\Pi_i\) ou \(\Pi_\varepsilon\) qui est en jeu, le point base \(x\) (\(= R_i^{\varepsilon}\) ou \(S_i^{\varepsilon}\), disons) ne faisant pas de doute dans le calcul.
Les arcs \(a_i^{\omega}\) […] sont trop longs, il faut les couper en deux en posant \[\text{\struck{$a_i^{\omega} = a_i^{\omega-} a_i^{\omega+}$, \quad $a_i^{\omega+} : R_i^{\omega} \to S_i^{\omega}$, \quad $a_i^{\omega-} : S_i^{\omega} \to R_i^{\omega'}$}}\] Bloc encadré et biffé.
Il faut enfin, pour des calculs pénibles, donner une façon de repérer les \(\Pi_i\), \(\Pi_\omega\) par un groupe standard \(\Pi_{0,3}\), pour lequel nous prendrons \[(32)\quad \Pi_{0,3} = \pi_1\big(\mathbf{P}^1_{\mathbf{C}} \setminus \{0,1,\infty\} \,[= U_{0,3}(\mathbf{C})],\ P^{+}\big) = \{\, l_0, l_1, l_\infty \mid l_\infty l_1 l_0 = 1 \,\}\] \[\subset \widetilde{\Pi}_{0,3} = \pi_1\big(U_{0,3}(\mathbf{C}),\ \mathfrak{S}_3 \times \{1,\tau\},\ P^{+}\big)\] \[= \{\, \rho, \sigma_\infty, \widetilde{\sigma}_\infty \mid \rho^3 = \sigma_\infty^2 = \widetilde{\sigma}_\infty^2 = 1,\ \sigma_\infty(\rho) = \rho^{-1},\ \widetilde{\sigma}_\infty(\sigma_\infty) = 1 \,\}\] \[\text{[i.e. } (\sigma_\infty \widetilde{\sigma}_\infty)^2 = 1 \text{]} \qquad \simeq \mathrm{GL}(2,\mathbf{Z})/\{\pm 1\}\] \(\{\, \ldots \mid \rho^3 = \sigma_\infty^2 = 1 \,\} \simeq \mathrm{SL}(2,\mathbf{Z})/\pm 1\) La lecture de la relation \(\widetilde{\sigma}_\infty(\sigma_\infty) = 1\) est douteuse ; le second membre de (32) est écrit au-dessus d'une première version biffée.
54p. 7 de l'auteur. avec le formulaire familier dans \(\widetilde{\Pi}_{0,3} \simeq \mathrm{SL}(2,\mathbf{Z})\) : \[(33)\quad \left\{ \begin{array}{l} \varepsilon_0 \overset{\mathrm{def}}{=} \sigma_\infty \rho, \quad \varepsilon_1 \overset{\mathrm{def}}{=} \rho(\varepsilon_0) \ (= \rho\, \varepsilon_0 \rho^{-1}), \\[4pt] \varepsilon_\infty \overset{\mathrm{def}}{=} \rho(\varepsilon_1) = \rho^2(\varepsilon_0) = \rho^{-1}(\varepsilon_0) \\[4pt] l_0 \overset{\mathrm{def}}{=} \varepsilon_0^2, \quad l_1 \overset{\mathrm{def}}{=} \varepsilon_1^2, \quad l_\infty \overset{\mathrm{def}}{=} \varepsilon_\infty^2, \quad l_\infty l_1 l_0 = 1 \\[4pt] \rho(l_i) = l_{\rho(i)} \ \ \{\rho(l_0) = l_1,\ \rho(l_1) = l_\infty,\ \rho(l_\infty) = l_0\}, \quad \rho(\varepsilon_i) = \varepsilon_{\rho(i)} \end{array} \right.\] NB on fait opérer \(\rho\) sur \(0, 1, \infty\) par \(0 \mapsto 1 \mapsto \infty \mapsto 0\). Les \(\varepsilon_i\) de (33) sont des éléments de \(\widetilde{\Pi}_{0,3}\), sans rapport avec les \(\varepsilon \in \boldsymbol{\varepsilon}\). La lecture \(\varepsilon_0 = \sigma_\infty\rho\) est douteuse. \[(33)\quad \left\{ \begin{array}{l} \tau_\infty \overset{\mathrm{def}}{=} \sigma_\infty \widetilde{\sigma}_\infty = \widetilde{\sigma}_\infty \sigma_\infty, \quad \tau_\infty^2 = 1 \\[4pt] \tau_\infty(l_0) = l_0^{-1}, \quad \tau_\infty(l_1) = l_1^{-1}, \quad \tau_\infty(l_\infty) = l_0^{-1} l_\infty^{-1} l_0 \\[4pt] \widetilde{\sigma}_\infty(l_0) = l_1^{-1}, \quad \widetilde{\sigma}_\infty(l_1) = l_0^{-1}, \quad \widetilde{\sigma}_\infty(l_\infty) = l_\infty^{-1} \\[4pt] \sigma_\infty(l_0) = l_1, \quad \sigma_\infty(l_1) = l_0, \quad \sigma_\infty(l_\infty) = l_1^{-1} l_0^{-1} \end{array} \right.\] Le numéro (33) figure deux fois. La valeur de \(\tau_\infty(l_\infty)\) est lue avec doute, et la dernière égalité porte une suite biffée illisible.
Notons qu'un épinglage de la situation est fourni par un élément du produit \(\operatorname{Rep}(J, \boldsymbol{\varpi}) \simeq J \times \boldsymbol{\omega} \times \boldsymbol{\varpi}\), donc par le choix d'un \((i, \omega, \varpi)\), définissant donc un \(\varepsilon = \omega \wedge \varpi \in \boldsymbol{\varepsilon} \simeq \boldsymbol{\omega} \wedge \boldsymbol{\varpi}\). On va définir pour \(r = (i, \omega, \varpi)\) des isom. \[(34)\quad \left\{ \begin{array}{l} \psi_\varepsilon^{i,\omega} : \Pi_{0,3} \xrightarrow{\ \sim\ } \Pi_\varepsilon \\[4pt] \psi_i^{\omega,\varepsilon} : \Pi_{0,3} \xrightarrow{\ \sim\ } \Pi_i \end{array} \right.\] isom. dits d'épinglage donnant lieu comme de juste à un triangle commutatif (35)
LaTeX source
\begin{tikzcd}[column sep=large]
& \Pi_{0,3} \arrow[dl, "\psi_\varepsilon^{i\omega}"'] \arrow[dr, "\psi_i^{\omega,\varepsilon}"] & \\
\Pi_\varepsilon \arrow[rr, bend left=15, "\varphi_{i\varepsilon}"] & & \Pi_i \arrow[ll, bend left=15, "\varphi_{\varepsilon i}"]
\end{tikzcd}
55ce qui fait qu'il suffit de définir l'un des deux isom. (34) — et vu la définition de \(\Pi_{0,3}\) dans (32), il est naturel de définir plutôt l'iso \[\text{\struck{(35)}}\quad \psi_r = \psi_{\varepsilon}^{i,\omega} : \Pi_{0,3} \xrightarrow{\ \sim\ } \Pi_\varepsilon \qquad r = (i, \omega, \varpi)\] par transport de structure comme \[(36)\quad \psi_\varepsilon^{i,\omega} = \pi_1(u_{i,\omega,\varepsilon} ; P^{+}), \quad \text{où } u_r = u_{i,\omega,\varepsilon} = u_\varepsilon^{i,\omega} :\] \[\big(U_{0,3}(\mathbf{C}), P^{+}\big) \longrightarrow (\Sigma^{*}, P_\omega)\] est l'unique iso. conforme qui transforme le repère standard \(\{\infty, \omega_{01\infty}, +1\}\) […] dans le repère […] \((i, \omega, \varepsilon)\). Le numéro (36) est restitué : la page porte un numéro surchargé, lu « (35) » ou « (36) ». Au couple \((i,\omega)\) on associe le repère \(r = (\omega i, \omega' i, i)\) de \(J\) […], i.e. \(0 \mapsto \omega i\), \(1 \mapsto \omega' i\), \(\infty \mapsto i\). \(r = \ldots\) Avec ces notations \(\rho_\omega(r) = r \circ \rho = (\omega i, \omega)\).
Pour un \(P_\varepsilon\) fixé, il y a six choix pour les \(\psi_r = \psi_{\varepsilon}^{i,\omega} : \Pi_{0,3} \to \Pi_\varepsilon\) — et pour un \(Q_i\) fixé, il y a quatre choix pour \(\omega, \varepsilon\). Cela fait ⌜trois resp.⌝ douze choix si on suppose qu'on a choisi un élément de \(\boldsymbol{\varpi}\), i.e. \(\Sigma\) est orienté, d'où \(\boldsymbol{\varepsilon} \simeq \boldsymbol{\omega}\), et si on se borne aux \(\varepsilon\) qui correspondent aux \(\omega\)) — il faudrait donc voir comment passer ⌜d'un choix⌝ de l'un à l'autre.
56Numéro de l'auteur « 9 » au-dessus de la première ligne, lu avec doute ; la p. 8 manque à la suite. Notons que l'isom. \[\psi_r : \Pi_{0,3} \xrightarrow{\ \sim\ } \Pi_\omega, \qquad r \in \operatorname{Rep}(J, \boldsymbol{\varpi}) \simeq \operatorname{Isom}\big((\Sigma_0^{*}, P_{+}), (\Sigma^{*}, P_{+})\big)\] est compatible avec le transport de structure, en ce qui ⌜dans le sens⌝ qu'il élément \[g \in \widetilde{\mathfrak{S}}_J \subset \Gamma = \check{\mathfrak{S}}_J\] \[\Gamma_{P_\varepsilon} = \{\, (g, \tau^{\alpha}) \in \mathfrak{S}_J \times \mathbf{Z}/2\mathbf{Z} \mid \alpha = 0 \text{ si } \operatorname{sg} g = 1,\ \alpha = 1 \text{ si } \operatorname{sg} g = -1 \,\}\] \[= \{\, g \in \Gamma \mid g(\varepsilon) = \varepsilon \,\}\] Le signe « \(=\) » vertical relie \(\widetilde{\mathfrak{S}}_J\) à \(\Gamma_{P_\varepsilon}\) ; l'accent sur le second \(\mathfrak{S}_J\) est lu avec doute. on aura commutativité dans
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\begin{tikzcd}[column sep=small]
& \Pi_{0,3} \arrow[dl, "{\psi_r = \psi_{\omega,i}^{\varepsilon}}"'] \arrow[dr, "{\psi_{g(r)} = \psi_{g(\omega),g(i)}^{g(\varepsilon)}}"] & \\
\Pi_\varepsilon \arrow[rr, "\pi_1(g)"'] & & \Pi_\varepsilon
\end{tikzcd}
\[(37)\qquad \pi_1(g) \text{ par transport de structure}\]
ce qui suffit au passage d'un \(\psi_r\) à \(\psi_{g(r)} = \pi_1(g) \circ \psi_r\), vu que \(\widetilde{\mathfrak{S}}_J\) est simplement transitif sur l'ensemble des repères \(r\) correspondant à un \(\varepsilon\) fixé. Mais on aimerait exprimer le passage par une formule de transformation dans \(\Pi_{0,3}\). Notons que la donnée des repères définit un isom. canonique (encore noté \(u_r\))
57\[u_r : \widetilde{\mathfrak{S}}_3 \xrightarrow{\ \sim\ } \widetilde{\mathfrak{S}}_3\] et tout repère \(r'\) ⌜[…] \(= \varepsilon\) pour \(r\),⌝ s'écrit de façon unique \[r' = r g_0 \quad \text{avec } g_0 \in \widetilde{\mathfrak{S}}_3\] \[(38)\quad \text{i.e. } u_{r'} = u_r u_{g_0} \qquad (\text{avec } u_r(g_0) = g \text{ mais peu importe})\] d'où, en passant à l'action sur les \(\pi_1\) en \(P_{+}\) resp. \(P_\varepsilon\), on trouve \[(39)\quad \psi_{r'} = \psi_r \circ \pi_1(g_0, P_{+}) \qquad \text{si } r' = r \circ g_0\] \(\psi_r\), \(\psi_{r'}\) désignent les isom. d'épinglage […] \(P_\varepsilon\) […] \(\psi_\varepsilon(l_0)\), \(\psi_\varepsilon(l_1)\) […] les lacets standard […] \(Q_i\) […] \(R_{\omega i}\). NB […] les automorphismes […] \(P_\varepsilon\), \(R_{\omega i}\) […] d'orientation \(\boldsymbol{\varpi} = \omega \wedge \varepsilon\). en marge, un petit schéma : \(P_\varepsilon\) relié par un lacet \(l_0\) au trou \(R_{\omega i} \simeq R_0\) (d'orientation \(\varpi = \omega \wedge \varepsilon\)), au point \(Q_\infty\) et au trou \(R_{\omega' i} \simeq R_1\).
Explicitons ceci pour \[g_0 = \rho \quad \text{donc} \quad r' = r\rho = (\omega i, \omega, \varpi) \quad \text{si } r = (i, \omega, \varpi)\] on trouve \[(40)\quad \psi_\varepsilon^{\omega i, \omega} = \overbrace{\psi_\varepsilon^{i,\omega} \circ \rho}^{\rho_\omega \circ \psi_\varepsilon^{i,\omega} =}\] où on a identifié \(\rho\) aussi à un élément de \(\widetilde{\Pi}_{0,3}\), NB \(\rho_\omega\) est la rotation autour de l'axe de \(P_\varepsilon\), \(P_{\varepsilon'}\), d'un tiers de tour, […] d'orientation […] défini par \(\omega\) sur l'équateur […] dans \(\Pi_{0,3}\). On trouve de même, pour un automorphisme qui renverse l'orientation de \(\Sigma\), i.e. pour un \[\widetilde{\sigma}_\infty : \quad 0 \mapsto 1, \quad 1 \mapsto 0, \quad \infty \mapsto \infty, \qquad \varpi \mapsto \varpi'\] \[g_0 = \widetilde{\sigma}_\infty, \qquad r' = r \sigma_\infty = (\omega' i, \omega', \varpi')\] d'où \[(41)\quad \psi_\varepsilon^{\omega' i, \omega'} = \overbrace{\psi_\varepsilon^{i,\omega} \circ \widetilde{\sigma}_\infty}^{\widetilde{\sigma}_{?} \circ \psi_\varepsilon^{i,\omega} =}\] (\(\widetilde{\sigma}_i\) est la symétrie p.r. aux grands cercles méridiens passant par \(Q_i\)). Dans l'accolade de (41) l'indice de \(\widetilde{\sigma}\) est illisible ; le premier terme de \(r'\) est surchargé.
58p. 10 de l'auteur. Passons au cas de \(Q_i\) — la définition […] des \(\psi_r = \psi_i^{\omega,\varepsilon} : \Pi_{0,3} \to \Pi_i\) […] est \[\psi_r = \psi_i^{\omega,\varepsilon} = \pi_1(\underbrace{u_{i,\omega,\varepsilon}}_{u_r} ; Q_\infty)\] où de même \(u_r = u_{i,\omega,\varepsilon}\) est l'unique isom. de \(U_{0,3}\) ⌜dans \(\Sigma^{*}\)⌝ qui transforme le repère fixé standard \[(\infty,\ \omega_0 = +1,\ \varpi_0 = +1 \text{ donc } \varepsilon = \omega_0 \wedge \varpi_0 = +1)\] en \(r\), i.e. qui transforme \(P_{+}\) en \(P_\varepsilon\), \(Q_0\) en \(Q_i\), \(Q_1\) en \(Q_{\omega i}\). Les épinglages \(\psi_i^{\omega,\varepsilon}\) (\(i\) fixé, \(\omega, \varepsilon\) variables) […] de \(\Pi_i\) correspondant aux \(u_r\) qui transforment \(Q_0\) en \(Q_i\), se sont déterminés par compatibilité avec des éléments \(g_0 \in \Gamma_0 = \mathfrak{S}_3 \times \{1, \tau\}\) qui stabilisent \(Q_0\) — ces éléments […] forment un groupe \(\simeq \mathbf{Z}/2 \times \mathbf{Z}/2\) engendré par \(\sigma_\infty, \tau\). On trouve encore \[\psi_{r'} = \psi_r \circ \pi_1(g_0 ; Q_\infty) \qquad \text{si } r' = r \circ g_0\] où ici \(\psi_r\), \(\psi_{r'}\) désignent les iso. d'épinglage relatifs à \(Q_i\). Il suffit d'expliciter ces formules dans les cas de \(g_0 = \sigma_\infty\), \(g_0 = \tau\), ce qui revient à calculer leur effet sur […] \(\pi_1(U_{0,3} ; Q_\infty)\), quand on identifie celui-ci à \(\Pi_{0,3} = \pi_1(U_{0,3} ; P_{+})\), grâce au chemin \(d_\infty^{+}\) de \(P_{+}\) à \(Q_\infty\). On sait que ces générateurs NB on identifie \(\pi_1(U_{0,3} ; Q_\infty)\) à \(\Pi_{0,3} \overset{\mathrm{def}}{=} \pi_1(U_{0,3} ; P_{+})\) à l'aide du chemin \(d_\infty^{+}\) de \(P_{+}\) à \(Q_\infty\). Les \(Q_i\) de cette page jouent le rôle que (31) donnait aux \(\Pi_i\) ; le chemin \(d_\infty^{+}\) joint ici \(P_{+}\) à \(Q_\infty\), alors qu'en (25)–(26) c'est \(c\) qui mène aux \(Q_i\) et \(d\) aux \(S_i\).
59sont \(\operatorname{int}(\sigma_\infty)\), \(\operatorname{int}(\tau_\infty)\). Or dans le cas \(g_0 = \tau_\infty\) resp. \(g_0 = \sigma_\infty\), donc on trouve \(r' = (i, \omega, \varepsilon')\) resp. \(r' = (i, \omega', \varepsilon')\), donc \[(39)\quad \left\{ \begin{array}{l} \psi_i^{\omega,\varepsilon'} = \tau \circ \psi_i^{\omega,\varepsilon} = \psi_i^{\omega,\varepsilon} \circ \tau_\infty \\[4pt] \psi_i^{\omega',\varepsilon'} = \sigma_i \circ \psi_i^{\omega,\varepsilon} = \psi_i^{\omega,\varepsilon} \circ \sigma_\infty \end{array} \right.\] (\(\sigma_i\) : transposition \(\in \mathfrak{S}_J\) qui fixe \(i\)) dont en composant \[(40)\quad \psi_i^{\omega',\varepsilon} = \widetilde{\sigma}_i \circ \psi_i^{\omega,\varepsilon} = \psi_i^{\omega,\varepsilon} \circ \widetilde{\sigma}_\infty\] Sous \(\widetilde{\sigma}_i\) la page porte « \(\tau\sigma_i\), symétrie autour des grands cercles passant par \(P_\varepsilon\), \(P_{\varepsilon'}\), \(Q_i\) ». Les numéros (39) et (40) sont ici repris une seconde fois, après (39)–(41) de la p. 57.
Dans tous ces calculs, suivant sans doute d'anciennes habitudes, j'ai privilégié les \(P_\varepsilon\) et les \(Q_i\) comme pts base — alors que pour le travail que j'ai en vue, ce sont les points \(R_i^{\omega}\) qui sont les plus cruciaux, où les calculs […] en ces pts expriment directement les phénomènes de « monodromie » autour des « trous » \(R_i\). Je vais réparer cette négligence, en introduisant, en
60p. 11 de l'auteur. plus des \(\widetilde{\Sigma}_\omega\), \(\Pi_\omega\) et \(\widetilde{\Sigma}_i\), \(\Pi_i\), des régions \[\widetilde{\Sigma}_r = \widetilde{\Sigma}_i^{\omega,\varepsilon}\] associées aux repères \(r = (i, \omega, \struck{\ill{}}\, \varepsilon)\) de \((J, \boldsymbol{\varepsilon})\) (ou ce qui revient au même, de \((J, \boldsymbol{\varpi})\)), qu'on peut identifier, géométriquement, aux ⌜douze⌝ triangles-drapeaux \(D_r = P_\varepsilon Q_i R_{\omega i}\), correspondant à la subdivision barycentrique standard de la sphère \(\Sigma\) définie par l'équateur \(\Sigma_{\mathbf{R}}\) et par les trois points \(R_i\) sur celui-ci. Le « trou » ⌜sur \(\widetilde{\Sigma}\)⌝ […] issu de l'un de ces triangles est un quadrilatère \(\widetilde{D}_r\) \[P_\varepsilon Q_{\omega' i} R_i^{\omega} S_i^{\varepsilon} \simeq P_{+} Q_\infty R_0^{+} S_0^{+} .\] une sphère : \(P_\varepsilon \simeq P_{+}\) au sommet, \(P_{\varepsilon'}\) en bas ; le quadrilatère \(\widetilde{D}_r\) hachuré entre le méridien de \(Q_i \simeq Q_\infty\) et celui du trou \(R_{\omega i} \simeq R_1\) ; autour des trous les points \(R_{\omega i}^{\omega}\), \(S_i^{\varepsilon} \simeq S_0^{\varepsilon}\), \(Q_{\omega' i}\) ; légende \(r = (i, \omega, \varepsilon)\), \(J = \ldots\)
On aura à travailler, au « voisinage immédiat » de ce repère […], au triangle-drapeau ⌜drapeau⌝ \(\widetilde{\Sigma}_r\), avec les symétriques de \(\Sigma_r\) p.r. à ses trois côtés, et ses transformés par \(\Sigma_r\), ce qui conduit à regarder la réunion de \(\Sigma_r\) avec ses trois transformés \[\tau(\Sigma_r), \quad \widetilde{\sigma}_i(\Sigma_r), \quad \widetilde{\sigma}_{\omega i}(\Sigma_r)\] (qui correspondent, sur la sphère standard avec le repère correspondant au triangle \(P_{+} Q_\infty R_0\), à \(\tau\), \(\widetilde{\sigma}_\infty\), \(\widetilde{\sigma}_0\)) et sur \(\widetilde{\Sigma}\) à prendre \[(41)\quad \widetilde{\Sigma}_r = \widetilde{\Sigma}_i^{\omega,\varepsilon} = \widetilde{D}_r \cup \tau(\widetilde{D}_r) \cup \widetilde{\sigma}_i(\widetilde{D}_r) \cup \widetilde{\sigma}_{\omega i}(\Sigma_r)\] limité par le contour \[P_\varepsilon Q_{\omega' i} R_{\omega' i}^{\omega} S_i^{\varepsilon} \ldots P_{\varepsilon'} \ldots Q_i R_{\omega' i}^{\omega'} S_{\omega' i}^{\varepsilon} P_\varepsilon\] Le contour est lu en partie seulement : plusieurs sommets intermédiaires, serrés en bas de page, restent illisibles et sont remplacés par « \(\ldots\) ». L'argument se poursuit au-delà de ce lot.