Cote n° 136 · batch 2 · pages 21–40
· Transcription · Complexe de De Rham à puissance divisée [conférence de 1976 à l’IHÉS] : notes manuscrites (s.d.).
Datation de l’inventaire : [à partir de 1975-1976]
Édition de démonstration
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Un lemme arithmétique sur les coefficients binomiaux
21la page continue un énoncé commencé avant le lot : les hypothèses du lemme, et la définition de \(e\), sont sur la page précédente.
Lemme 3 Alors on a \(x_N = x_{N+1}\).
Dém. Posons \[y_\varepsilon = x_{N+p^\varepsilon} - x_N \qquad 0 \leq \varepsilon \leq e ,\] d'où \(y_\varepsilon - y_0 = x_{N+p^\varepsilon} - x_{N+1}\). L'hypothèse s'écrit donc, en distinguant le cas \(i = N\), \(i = N+1\) : \[(S) = S\bigl(N, e, (y_\varepsilon)_{0 \leq \varepsilon \leq e}\bigr) \quad \begin{cases} c_{N, p^\varepsilon}\, y_\varepsilon = 0 & 0 \leq \varepsilon \leq e \\ c_{N+1, p^\varepsilon - 1}\, (y_\varepsilon - y_0) = 0 & 0 \leq \varepsilon \leq e \end{cases}\] (le cas \(\varepsilon = 0\) étant trivial). La conclusion s'écrit \(y_0 = 0\). En fait, nous allons déduire cette conclusion du système plus faible (équivalent si \(E\) est annulé par \(p\), i.e. est un \(\mathbb{F}_p\)-vectoriel) \[(\bar S) = \bar S\bigl(N, e, (y_\varepsilon)_{0 \leq \varepsilon \leq e}\bigr) \quad \begin{cases} y_\varepsilon = 0 \ \text{si}\ c_{N, p^\varepsilon} \not\equiv 0 \ (p) & 0 \leq \varepsilon \leq e \\ y_\varepsilon - y_0 = 0 \ \text{si}\ c_{N+1, p^\varepsilon - 1} \not\equiv 0 \ (p) & 1 \leq \varepsilon \leq e . \end{cases}\] Pour prouver que ce système implique que \(y_0 = 0\), on procède par récurrence sur \(N\). Comme la première égalité pour \(\varepsilon = 0\) donne \(y_0 = 0\) si \(N+1 \not\equiv 0 \ (p)\), la conclusion est triviale pour \(N = 0\). […] On suppose \(N > 0\) ⌜et prouvé pour les \(N' < N\)⌝. La conclusion est triviale si \(N+1 \not\equiv 0 \ (p)\). Donc OPS \(N + 1 \equiv 0 \ (p)\), soit \(N+1 = (N'+1)p\), où \(N' = \frac{N+1}{p} - 1 < N\) (car \(\frac{N+1}{p} < N+1\)). Alors le cor. précédent montre que le syst. \(\bar S = \bar S(N, e, (y_\varepsilon)_{0 \leq \varepsilon \leq e})\) (compte tenu de \(N+1 \equiv 0 \ (p)\), qui nous permet d'oublier la première équation pour \(\varepsilon = 0\)) équivaut au système (où \(e' = e - 1\), \(y'_\varepsilon = y_{\varepsilon+1}\) pour \(0 \leq \varepsilon \leq e' = e - 1\)) : \[\text{\struck{$\bar S'$}} \quad \begin{cases} y'_\varepsilon = 0 \ \text{si}\ c_{N', p^\varepsilon} \not\equiv 0 \ (p) & 0 \leq \varepsilon \leq e' \\ y'_\varepsilon - y_0 = 0 \ \text{si}\ c_{N'+1, p^\varepsilon - 1} \not\equiv 0 \ (p) & 0 \leq \varepsilon \leq e' \end{cases}\] Pour \(\varepsilon = 0\) cette dernière équation donne […] \(y'_0 = y_0\), donc on peut se borner à \(1 \leq \varepsilon \leq e'\) (et se rappeler \(y'_0 = y_0\)).
22Mais donc ce système n'est autre que \(\bar S' = \bar S'(N', e', (y'_\varepsilon)_{0 \leq \varepsilon \leq e'})\). Notons que \(p^e \geq N+1 = (N'+1)p\) implique que \(p^{e-1} \geq N'+1\), i.e. \(p^{e'} \geq N' + 1\). Donc on a les mêmes conditions que précédemment, avec cette fois-ci \(N' < N\). Par hyp. de récurrence on a donc \(y'_0 = 0\), donc \(y_0 = 0\), cqfd. Ouf !
Théorème 1. Soient \(E\) un groupe abélien, \(N \in \mathbb{N}\), \((x_i)_{i \in \mathbb{N}}\) une famille d'éléments de \(E\), telle que l'on ait \[\binom{j}{i} (x_j - x_i) = 0 \qquad \text{pour } j > i \geq N .\] Alors on a \(x_i = x_N\) \(\forall i \geq N\).
Dém. Quitte à localiser en tous les nbs premiers \(p\), on peut supposer \(E\) un module sur \(\mathbb{Z}_p\). Il suffit de prouver \(x_{N+1} = x_N\) (car par récurrence on aura \(x_{N+2} = x_{N+1}\) etc.). Choisissons \(e\) ⌜\(\in \mathbb{N}\)⌝ tel que \(p^e \geq N+1\) ; on vérifie que les \(x_i\) pour \(i\) de la forme \(N\) ou \(N + p^\varepsilon\), \(0 \leq \varepsilon \leq e\), […]. Le lemme 2 nous montre que \(x_{N+1} = x_N\), cqfd.
Les foncteurs « ombres » \(\omega_N\)
Cor. 1. Soient \(k\) un anneau commutatif, \(S = k\{T\}\) l'alg. des polynômes à puiss. div., \(M\) un \(k\)-module \(S^{+(N)}\) l'idéal à p. div. engendré par les \(T^{(i)}\), \(i \geq N\) défini par \(S^{+(N)} = \sum_{i \geq N} k\, T^{(i)}\), et considérons, pour un \(k\)-module \(M\), le \(S\)-module gradué \[\omega_N(M) = M \otimes_k S^{+(N)} = \sum_{i \geq N} M\, T^{(i)} .\] il écrit \(M \otimes_S S^{+(N)}\) ; le produit tensoriel est sur \(k\). Alors :
23a) Le foncteur \(\omega_N\) de la catégorie des \(k\)-modules vers celle des \(S\)-modules (gradués) est pleinement fidèle.
b) \(\forall M\), l'application l'application \[M \xrightarrow{\ \varphi\ } \prod_{i \geq N} \omega_N(M)_i = \prod_{i \geq N} M\, T^{(i)}\] donnée par \(\varphi(x) = (x\, T^{(i)})_{i \geq N}\) induit une bijection de \(M\) avec le sous-ens. de \(\prod_{i \geq N} \omega_N(M)_i\) formé des systèmes \((x_i)_{i \geq N}\) satisfaisant aux conditions \[(*) \qquad T^{(j)} x_i = c_{ij}\, x_{i+j} \qquad \forall i \geq N,\ j \geq 1 .\]
Dém. a) ⌜b)⌝ Si \(x_i = x\, T^{(i)}\), on a \(T^{(j)} x_i = x\, T^{(i)} T^{(j)} = c_{ij}\, x\, T^{(i+j)} = c_{ij}\, x_{i+j}\), donc \(\varphi(x)\) se trouve dans le sous-ens. indiqué. L'injectivité de \(\varphi\) est claire. Bijectivité ? Posons \(x_i = \xi_i\, T^{(i)}\), \(\xi_i \in M\). La condition \((*)\) s'écrit \[\xi_i\, T^{(i)} T^{(j)} = c_{ij}\, \xi_{i+j}\, T^{(i+j)} , \qquad \xi_i\, T^{(i)} T^{(j)} = c_{ij}\, \xi_i\, T^{(i+j)} ,\] i.e. \(c_{ij} (\xi_{i+j} - \xi_i) = 0\) pour \(i \geq N\), \(j \geq 1\), et il résulte du th. que les \(\xi_i\) sont tous égaux à un même \(\xi \in M\), cqfd.
a) Soient \(M\), \(M'\) deux \(k\)-modules. Alors \(\operatorname{Hom}(\omega_N(M), \omega_N(M'))\) s'identifie à l'ens. des systèmes de \(k\)-hom. (\(i \geq N\)) \[u_i : M \to M' \qquad \bigl( M \simeq M\, T^{(i)} = \omega_N(M)_i ,\ \ M' \simeq M'\, T^{(i)} = \omega_N(M')_i \bigr)\]
24tels que \(\forall j \geq 1\), on ait commutativité dans
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\begin{tikzcd}
M\, T^{(i)} \arrow[r, "{\cdot T^{(j)}}"] \arrow[d, "{u_i \otimes T^{(i)}}"'] & M\, T^{(i+j)} \arrow[d, "{u_{i+j} \otimes T^{(i+j)}}"] \\
M'\, T^{(i)} \arrow[r, "{\cdot T^{(j)}}"'] & M'\, T^{(i+j)}
\end{tikzcd}
i.e. tels qu'on ait \(c_{ij}(u_{i+j} - u_i) = 0\) si \(i \geq N\), \(j \geq 1\), et le th. nous permet de conclure que les \(u_i\) sont égaux, d'où la conclusion \[\operatorname{Hom}_k(M, M') \xrightarrow{\ \sim\ } \operatorname{Hom}_{S\text{-mod.\ gr.}}\bigl(\omega_N(M), \omega_N(M')\bigr) .\]
Rmq. 1. Le foncteur \(\omega_N\) admet un adjoint à droite \(\pi_N\) \[\operatorname{Hom}_{S\text{-mod.\ gr.}}\bigl(\omega_N(M), \mathcal{M}\bigr) \simeq \operatorname{Hom}_k\bigl(M, \pi_N(\mathcal{M})\bigr)\] en posant \[\pi_N(\mathcal{M}) \subset \prod_{i \geq N} \mathcal{M}_i ,\qquad \pi_N(\mathcal{M}) = \bigl\{ (x_i)_{i \geq N} \bigm| x_i\, T^{(j)} = c_{ij}\, x_{i+j} \ \ \forall i \geq N,\ j \geq 1 \bigr\} .\] En considération de ceci, il existe les parties a) et b) du corollaire 1 sont équivalentes, b) signifiant que l'hom. can. d'adjonction \(M \to \pi_N(\omega_N(M))\) est […] un isomorphisme.
Rmq. 2. Considérons \(\omega_0(M) = M \otimes_k S = M \otimes_k k\{T\}\) ; alors \(\omega_N(M) = S^{+(N)} \cdot \omega_0(M)\). […] Si on veut aussi écrire, si \(N \geq N' \geq 0\), \[\omega_N(M) \simeq \sum_{i \geq N} \omega_{N'}(M)_i \overset{\text{déf}}{=} \tau_{\geq N}\bigl(\omega_{N'}(M)\bigr) \qquad \text{(« troncation »)} .\] Donc on
25voit donc que les foncteurs « ombres » \(\omega_N\) sont d'autant plus grossiers que \(N\) est plus grand. Néanmoins ils sont tous pleinement fidèles (NB les foncteurs \(\tau_N\) ne sont pas pl. fidèles bien sûr, pas même sur la sous-catégorie des « ombres virtuelles d'ordre \(N-1\) », i.e. des modules gradués dont les composantes sont nulles en degrés \(\leq N-1\).
Soit \(\mathrm{Omb}(k)\) la catégorie des « ombres virtuelles » de \(k\)-modules, i.e. des \(S = k\{T\}\)-modules gradués [à degrés \(\geq 0\) ?]. Soit, \(\forall N \geq 0\), \(\mathrm{Omb}_{N\text{-tr}}(k)\) la sous-catégorie pleine des modules \(N\)-négligeables, i.e. tels que \(\mathcal{M}_i = 0\) si \(i \geq N\). le signe entre \(i\) et \(N\) est surchargé ; la lecture \(\geq\) est celle qui s'accorde avec la phrase suivante. C'est une sous-catégorie épaisse ⌜la s.-cat. pleine de \(\mathrm{Omb}\) formée⌝, la catégorie quotient est ⌜(des « \(N\)-ombres virtuelles »)⌝ est can. équivalente à celle des \(S\)-modules gradués tels que \(\mathcal{M}_i = 0\) si \(i < N\). Le foncteur quotient s'identifie donc au foncteur « troncature » \(\tau_N\). On vérifie que \[\tau_N(\mathcal{M}) \hookrightarrow \mathcal{M}\] (inclusion fonctorielle) ⌜correspondant au fait que⌝ le foncteur […] le quotient admet un adjoint à droite (cf. fid. comme de part) \[\operatorname{Hom}_{\mathrm{Omb}}\bigl(\mathcal{N}, \tau_N(\mathcal{M})\bigr) \simeq \operatorname{Hom}_{N\text{-}\mathrm{Omb}\ \text{ou}\ \mathrm{Omb}}\bigl(\tau_N(\mathcal{N}), \tau_N(\mathcal{M})\bigr) .\]
Appelons « négligeables » dans \(\mathrm{Omb}\) les ombres \(\mathcal{M}\) (qui sont \(\varinjlim\) ⌜filtrantes⌝ d'ombres \(N\)-négligeables (pour \(N\) variable)), i.e. telles que (\(\forall i \in \mathbb{Z}\)) \(\forall x \in \mathcal{M}_i\), \(\exists N \in \mathbb{N}\) tel que \(T^{(\alpha)} \cdot x = 0\) pour \(\alpha \geq N\), i.e. \(S^{+(N)} \cdot x = 0\). C'est encore une sous-catégorie épaisse, et la localisée est la phrase s'arrête là ; la page suivante reprend sur une autre feuille.
Le théorème sur \(M \otimes_k S\)
26\(S = k\{T\}\) (polynômes à p.d.), anneau gradué à degrés \(\geq 0\) ; \(M\) un \(k\)-module, \(N \geq 0\), d'où \(M \otimes_k S\) et par suite \[M \otimes_k S \to \varphi_N \tau_N (M \otimes_k S) .\]
Thm. L'hom. précédent est un iso en degrés \(\geq 0\), i.e. on a \[(*) \qquad M \otimes_k S \xrightarrow{\ \sim\ } \varphi^{\circ}_N \tau_N (M \otimes_k S) \qquad (\forall N \geq 0) .\] En somme équivalent : \(M \otimes_k S \in \operatorname{Im}\) de \(\varphi^{\circ}_N\), \(M \otimes_k S \in \operatorname{Im}\) de \(\varphi^{\circ}_{\infty}\) ; on énonce […].
NB En degrés \(\geq N\), c'est clair que c'est un isom., il suffit donc de regarder les degrés \(0 \leq i < N\). Le cas \(i = 0\) a été traité déjà par une démonstration explicite (on la retrouvera dans la dém. qui suivra).
Reformulation du Thm : si \(0 \leq i \leq N\), on a \[(M \otimes_k S)_i \xrightarrow{\ \sim\ } \operatorname{Hom}^i\bigl(\tau_{N-i}(S), M \otimes_k S\bigr) , \qquad (M \otimes S)_i \simeq M ,\quad \xi\, T^{(i)} \leftarrow\!\shortmid\ \xi\] (seul le cas \(0 \leq i < N\) étant à établir).
Cor. \(\operatorname{Ext}^n\bigl(\tau_{N-i}(S)[-i], M \otimes_k S\bigr) = 0\) si \(n > 0\), \(\forall i \geq 0\) (seul le cas \(i < N\) est non trivial). lecture du corollaire incertaine : l'indice et le décalage sont serrés.
Ce théorème équivaut à l'énoncé suivant, où \(k\) ne figure plus :
Th. Soient \(0 \leq i \leq N\) deux entiers, \(M\) un \(\mathbb{Z}\)-module, \((\xi_k)_{k \geq N}\) une famille d'éléments de \(M\), telle que l'on ait \[(1) \qquad c_{l,k}\, \xi_k = c_{l, k-i}\, \xi_{k+l} \qquad \text{pour } k \geq N,\ l \geq 0 .\]
27Alors il existe un unique \(\xi \in M\) tel que l'on ait \[(2) \qquad \xi_k = c_{i, k-i}\, \xi \quad \Bigl(= \binom{k}{i} \xi\Bigr) \qquad \text{pour tout } k \geq N .\] (NB \(c_{h,l}\) désigne le coefficient binomial \(\frac{(h+l)!}{h!\,l!}\).)
Dém. (1) Réduction au cas où \(\exists p\) nb premier, tel que \(n \cdot \mathrm{id}_M\) bijectif \(\forall n \in \mathbb{Z}\) tel que \((n, p) = 1\), i.e. \(M\) un \(\mathbb{Z}_p\)-module (\(\mathbb{Z}_p \overset{\text{déf}}{=} \mathbb{Z}_{(p\mathbb{Z})}\)). Supposons qu'on sache prouver dans ce cas […] (il existe alors \(k = k(p)\) tel que \(c_{k, k-i} \not\equiv 0 \ (p)\), i.e. \(c_{k, k-i} \in \mathbb{Z}_p^*\)). Prouvons le th. en général. Les \(c_{k, k-i}\) (\(k \geq N\)) ne sont pas tous divisibles par un même nb premier, donc ils sont premiers entre eux, donc \(\exists\, k_1, \ldots, k_r \geq N\) et des entiers \(m_1, \ldots, m_r \in \mathbb{Z}\) tels que \[\sum_{\alpha=1}^{r} m_\alpha\, c_{k_\alpha, k_\alpha - i} = 1 .\] Donc la relation (2) implique, en multipliant par les \(m_\alpha\) et sommant, \[\xi = \sum_{1}^{r} m_\alpha\, \xi_{k_\alpha} ,\] d'où l'unicité de \(\xi\). Prouvons qu'avec ce choix de \(\xi\), on a bien (2), i.e. \[\xi_k = c_{k, k-i} \sum_{1}^{r} m_\alpha\, \xi_{k_\alpha} .\] Pour prouver que cette relation est vraie, […] il suffit de prouver qu'elle est vraie dans chaque \(M_p = M \otimes_{\mathbb{Z}} \mathbb{Z}_p\) (\(p \in P\)). Mais c'est une conséquence immédiate du fait que le th. est vrai pour \(M_p\). ici et à la page précédente il écrit tantôt \(c_{k,k-i}\), tantôt \(c_{i,k-i}\) ; ces deux coefficients sont égaux, transcrits tels qu'écrits.
28(2) Cas où \(M\) est un \(\mathbb{Z}_p\)-module. Notons d'abord qu'il existe des \(k\) arbitrairement grands tels que \(c_{i, k-i} \in \mathbb{Z}_p^*\), i.e. \(c_{i, k-i} \not\equiv 0 \ (p)\). Posons \(k - i = j\) ; il suffit de prendre \(j = p^\varepsilon\), avec \(\varepsilon\) tel que \(p^\varepsilon > i\), donc \(k = i + p^\varepsilon\). Cela montre l'unicité de \(\xi\), car si \(k_0\) est tel que \(c_{i, k_0 - i} \in \mathbb{Z}_p^*\), on aura […] \(\xi = c_{i, k_0 - i}^{-1}\, \xi_{k_0}\).
Considérons donc le système des […] \(\xi'_k = c_{i, k-i}\, \xi\) ; on voit de suite que analogue \((\xi'_k)_{k \geq N}\) satisfait les conditions (1) (où on substitue \(\xi'_k\) à \(\xi_k\)), et \(\xi'_{k_0} = \xi_{k_0}\) ; donc, posant \(\eta_k = \xi'_k - \xi_k\), les \((\eta_k)_{k \geq N}\) satisfont encore (1), et de plus \(\eta_{k_0} = 0\). Il suffit de prouver tous \(\eta_k = 0\) donc \(\forall k \geq N\). Donc on est ramené au
Corollaire. Si \((\xi_k)_{k \geq N}\) est satisfait (1), et si de plus […] il existe un \(k_0 \geq N\) tel que \[(1') \quad \xi_{k_0} = 0 , \qquad (3) \quad c_{i, k_0 - i} \not\equiv 0 \ (p) ,\] alors \(\xi_k = 0\) \(\forall k \geq N\).
29Dém. En deux étapes. Lemme 1. ⌜Si \(k \geq N\) tel que⌝ \(\xi_k = 0\) si \(c_{i, k-i} \not\equiv 0 \ (p)\). l'énoncé du lemme 1 est écrit en abrégé entre les lignes ; c'est la conclusion énoncée à la fin de la p. 31.
Lemme 1.1. Soient \(k_1, k\) \(k' \geq k \geq N\) tels que, posant \(j = k - i\), \(j' = k' - i\), on ait \[(4) \qquad c_{i,j} \not\equiv 0 \ (p) \quad \text{et} \quad c_{i,j'} \not\equiv 0 \ (p) .\] Alors on a l'équivalence \[(5) \qquad c_{j'-j, j} \not\equiv 0 \ (p) \iff c_{j'-j, j+i} \not\equiv 0 \ (p) ,\] et si les conditions équivalentes (5) sont satisfaites, on a l'équivalence \[(6) \qquad \xi_k = 0 \iff \xi_{k'} = 0 .\]
Dém. de 1.1. Calculons dans \(\mathbb{Q}\) \[(a) \quad \frac{c_{j'-j, j+i}}{c_{j'-j, j}} = \frac{(j'+i)!}{(j'-j)!\,(j+i)!} : \frac{j'!}{(j'-j)!\, j!} , \qquad (b) \quad \frac{c_{i, j'}}{c_{i, j}} = \frac{(i+j')!}{i!\, j'!} : \frac{(i+j)!}{i!\, j!} .\] suivent une ligne (b') biffée, un encadré biffé (« Or dans \(\mathbb{Z}_p\) […] »), et une ligne (c) encadrée, \(\frac{j'!}{j!} : \frac{(j'+i-j)!}{i!}\), dont la fin est raturée et illisible. Donc les deux quotients (a) et (b) sont égaux, et comme (b) est un quotient de deux unités de \(\mathbb{Z}_p\) ⌜de \(\mathbb{Z}_p\)⌝, on voit que \(c_{j'-j, j+i}\) et \(c_{j'-j, j}\) sont également divisibles, donc l'un est une unité ssi l'autre l'est. Quand il en est ainsi, les
30relations (1) avec \(l = k' - k = j' - j\) donnent \[c_{j'-j, j+i}\, \xi_k = c_{j'-j, j}\, \xi_{k'} ,\] et comme les coeff. sont des unités de \(\mathbb{Z}_p\), on en conclut que \(\xi_k = 0 \iff \xi_{k'} = 0\), cqfd.
Dém. du lemme 1. Considérons le développement \(p\)-adique de \(i\) : \[i = i_0 + i_1 p + \cdots + i_r p^r \qquad 0 \leq i_\alpha \leq p - 1 \quad (0 \leq \alpha \leq r) ,\] où on prendra \(r\) arbitrairement grand (sans même supposer que \(i_r \neq 0\) !). Considérons de même le développement de \(j = k - i\) : \[j = j_0 + j_1 p + \cdots + j_r p^r \qquad 0 \leq j_\alpha \leq p - 1 \quad (0 \leq \alpha \leq r) .\] L'hyp. \(c_{i,j} \not\equiv 0 \ (p)\) signifie que \(i_\alpha + j_\alpha \leq p - 1\) \(\forall\, 0 \leq \alpha \leq r\). Soit […] \[\delta_\alpha = (p-1) - (i_\alpha + j_\alpha) , \quad 0 \leq \delta_\alpha \leq p-1 ; \qquad j'_\alpha \overset{\text{déf}}{=} j_\alpha + \delta_\alpha = (p-1) - i_\alpha\] (\(0 \leq j'_\alpha \leq p-1\)) et considérons \(j' = \sum_0^r j'_\alpha p^\alpha\), donc \(j' \geq j\) (\(\geq N\)) et \(j' - j = \delta \overset{\text{déf}}{=} \sum_0^r \delta_\alpha p^\alpha\). On a alors (en plus de \(c_{i,j} \not\equiv 0\)) \[c_{i, j'} \not\equiv 0 \ (p) \quad \text{car } i_\alpha + j'_\alpha \ (= p - 1) \leq p - 1 \ \ \forall \alpha ,\] \[c_{j'-j, j} = c_{\delta, j} \not\equiv 0 \ (p) \quad \text{car } \delta_\alpha + j_\alpha = j'_\alpha \leq p - 1 ,\]
Présentation plus simple : soit \(r \geq 0\) tel que \(p^r > i + j\), soit \(\delta = p^r - 1 - (i+j)\), d'où \(i + j + \delta = p^r - 1\) \([= i + (j + \delta)]\). Alors on a \(c_{i, j+\delta} \not\equiv 0 \ (p)\), \(c_{i+j, \delta} \not\equiv 0 \ (p)\) (compte tenu de \(c_{ij} \not\equiv 0 \ (p)\)), donc \(\xi_k = 0 \iff \xi_{k'} = 0\), où \(k' = j' + i = j + \delta + i = p^r - 1\), i.e. […] note marginale écrite le long du bord gauche, la feuille tournée ; deux mots biffés illisibles y sont omis.
31donc en vertu de (1.1), on a \(\xi_k = 0 \iff \xi_{k'} = 0\), où \[k' = i + j' = \sum_0^r (p-1) p^\alpha = p^{r+1} - 1 ;\] donc on trouve que \[\xi_k = 0 \iff \xi_{p^{r+1} - 1} = 0 .\] Pour un \(\tilde k\) voisin, on trouve, si \(\tilde k\) satisfait la même condition que \(k\), savoir \(c_{i, \tilde k - i} \not\equiv 0\), \(\xi_{\tilde k} = 0 \iff \xi_{p^{r+1}-1} = 0\), où on choisit \(r\) tel que \(p^{r+1} \geq\) […] \(j, \tilde j\) (\(\geq i\)). En comparant, on trouve \(\xi_k = 0 \iff \xi_{\tilde k} = 0\), i.e. si un \(\xi_k\) avec \(k \geq N\), \(c_{k, k-i} \not\equiv 0 \ (p)\), est nul, tous le sont, cqfd.
Fin de la démonstration. Il suffit de faut prouver \(\xi_k = 0\) \(\forall k \geq N\). On a \[c_{l,k}\, \xi_k = c_{l, k-i}\, \xi_{k+l} \qquad \forall l \geq 0 ,\] et il suffit de prouver qu'il existe \(l \geq 0\) tel que \(c_{l,k} \not\equiv 0 \ (p)\), et de plus \(\xi_{k+l} = 0\), ce qui est le cas si en vertu de 1.1. si \(c_{i, (k+l) - i} \not\equiv 0 \ (p)\). Posons \(k - i = j\), i.e. \(k = i + j\) ; on veut
32donc \(c_{l, i+j}\) et \(c_{l+j, i} \not\equiv 0 \ (p)\). C'est le contenu du
Lemme 2. Soient \(i, j \geq 0\). Alors il existe \(l \geq 0\) tel que […] \(c_{i+j, l}\) et \(c_{i, j+l}\) soient \(\not\equiv 0 \ (p)\).
la démonstration qui suit est barrée de longs traits obliques jusqu'au haut de la p. 33 ; elle est transcrite en entier. Dém. Considérons les développements \(p\)-adiques de \(i\) et \(j\) : \[i = i_0 + i_1 p + \cdots + i_r p^r , \qquad j = j_0 + j_1 p + \cdots + j_r p^r ;\] alors le développement \(p\)-adique de […] ⌜\(\sigma = i + j\)⌝ \[\sigma = \sigma_0 + \sigma_1 p + \cdots + \sigma_{r+1} p^{r+1}\] est donné par le procédé usuel bien connu, i.e. on détermine par récurrence les couples d'entiers […] \(\sigma_\alpha\) (\(0 \leq \alpha \leq r+1\)) et \(\rho_\alpha\) (\(-1 \leq \alpha \leq r\)) — les \(\rho_\alpha\) sont les « retenues », égales soit à 0 ou 1 — en posant \[(a) \quad \rho_{-1} = 0 ,\] puis par récurrence par (\(0 \leq \alpha \leq r\)) \[(b) \quad i_\alpha + j_\alpha + \rho_{\alpha - 1} = \sigma_\alpha + p\, \rho_\alpha , \qquad 0 \leq \sigma_\alpha, \rho_\alpha \leq p - 1\] (cela détermine \(\sigma_\alpha\) et \(\rho_\alpha\)), enfin \[(c) \quad \sigma_{r+1} = \rho_r .\] Posons \[l_\alpha = (p-1) - \sigma_\alpha \quad (0 \leq \alpha \leq r+1) , \qquad l = \sum_0^{r+1} l_\alpha p^\alpha ,\] d'où \[\sigma + l = \sum_0^{r+1} (p-1) p^\alpha = p^{r+2} - 1 , \quad \text{i.e.} \quad l = p^{r+2} - 1 - \sigma .\] On a alors, grâce à (b), \[(a') \quad \rho_{-1} = 0 ,\] \[(b') \quad (i_\alpha + j_\alpha + l_\alpha) + \rho_{\alpha-1} = (p-1) + p\, \rho_\alpha \quad \text{si } 0 \leq \alpha \leq r\] (où \(\sigma_\alpha\) et \(\rho_\alpha\) sont \(\geq 0\), \(\leq p-1\)), \[(b')^{\text{bis}} \quad i_{r+1} + j_{r+1} + l_{r+1} + \rho_r = (p-1) + p \cdot 0 \qquad (i_{r+1} = 0,\ j_{r+1} = 0) ;\] (c') […] ce qui montre que […] l'addition des
33le haut de la page, encore sous les traits obliques, achève la phrase (« entiers \(i\), \(j\), \(l\), donnés par leurs développements \(p\)-adiques … ») ; le reste est illisible. Soit \(r \geq 0\) tel que \(p^r > i + j\), soit […] \(l = p^r - 1 - (i+j)\). Je dis que […] \[i + j + l = p^r - 1 = \sum_{\alpha=0}^{r-1} (p-1) p^\alpha \qquad [\,(i+j) + l = i + (j+l)\,] .\] On sait alors, par le critère habituel, que l'on a \(c_{i+j, l} \not\equiv 0 \ (p)\), et pour la même raison \(c_{i, j+l} \not\equiv 0 \ (p)\), cqfd.
NB Le lemme commun qui a servi dans les lemmes 1 et 2 est le suivant : si \(\mu, \nu \geq 0\) sont tels que \(\mu + \nu = p^r - 1\) (\(r \geq 0\) convenable), alors \(c_{\mu, \nu} \not\equiv 0 \ (p)\). (plus précisément, \(c_{\mu,\nu}\) […])
34calculs isolés sur un petit feuillet, sans texte. \[\boxed{\ v_p(n!) = \frac{n - \mathrm{chif}_p\, n}{p-1}\ } \qquad n = \sum_{\alpha \geq 0} n_\alpha p^\alpha , \quad \mathrm{chif}_p\, n = \sum n_\alpha\] \[n - \mathrm{chif}_p\, n = \sum n_\alpha (p^\alpha - 1) , \qquad \frac{n - \mathrm{chif}_p\, n}{p-1} = \sum_\alpha n_\alpha (1 + \cdots + p^{\alpha-1})\] \[\text{\struck{$v_p(n!)$}}\ \ v_p\Bigl(\frac{p^n}{n!}\Bigr) = n - \frac{n - \mathrm{chif}_p\, n}{p-1} = \frac{\mathrm{chif}_p(n) + n(p-2)}{p-1}\] \[v_p\bigl((n+1)!\bigr) =\] la ligne reste inachevée ; un trait la sépare de la suite. \[v_p\Bigl(\frac{p^{r+1}!}{(p^r!)^p\, p!}\Bigr) = \underbrace{v_p(p^{r+1}!)}_{\frac{p^{r+1}-1}{p-1}} - p\, \underbrace{v_p(p^r!)}_{\frac{p^r - 1}{p-1}} - \underbrace{v_p(p!)}_{1} = 0\]
Hom homogènes et troncatures
36\[\begin{aligned} \operatorname{Hom}^d(M^*, \varphi_N N^*) &= \operatorname{Hom}(M^*[-d], \varphi_N N^*) \\ &\simeq \operatorname{Hom}\bigl(\tau_N(M^*[-d]), N^*\bigr) \\ &\simeq \operatorname{Hom}\bigl((\tau_{N-d} M^*)[-d], N^*\bigr) \\ &\simeq \operatorname{Hom}^d(\tau_{N-d} M^*, N^*) \end{aligned}\] \[N^* \in \operatorname{Ob} \mathcal{M}_N \qquad \boxed{\ \operatorname{Hom}^d(M^*, \varphi_N N^*) \simeq \operatorname{Hom}^d(\tau_{N-d} M^*, N^*)\ }\]
Supposons \[M^* \in \mathcal{M}^*\ [\text{i.e. } M^j = 0 \text{ si } j < -d] ,\] \[N^* = \tau_N N \otimes_k S_k \simeq \tau_N N_{S_k} \quad (N \text{ un } k\text{-module}) , \qquad N \geq 0 .\] il emploie la même lettre \(N\) pour l'entier de troncature et pour le \(k\)-module. Alors \[\operatorname{Hom}^d(M^*, \varphi_N \tau_N N_{S_k}) = \operatorname{Hom}^d(M^*, \underbrace{\varphi_N \tau_N N_{S_k}}_{= \tau_N \varphi_N \tau_N N_{S_k}}) = \operatorname{Hom}^d(M^*, \tau_N \ldots\] la ligne s'interrompt sur un début de fraction. La moitié inférieure de la feuille, écrite tête-bêche et barrée de deux longs traits obliques, porte un autre calcul sans rapport apparent : une boucle et quelques points, avec des flèches à double pointe partant d'un sommet, étiquetées \(x\) et \(xg\) ; au-dessous « Diagramme de Cayley » et un encadré « \(g\), \(g'\), \(gh\) » ; une seconde boucle et deux flèches horizontales vers la gauche.
38d'où \[\boxed{\ \operatorname{Hom}^d(M^*, N \otimes_k S_k) \simeq \operatorname{Hom}^d\bigl(\tau_{N-d} M, \tau_N (N \otimes_k S_k)\bigr)\ } \qquad \text{si } \begin{cases} M^* \in \mathcal{M}_{-d} \\ N \geq 0 \end{cases}\] dans le premier encadré, un symbole raturé illisible précède \(N \otimes_k S_k\). p. ex. \[\boxed{ \begin{aligned} \operatorname{Hom}^d(M \otimes_k S_k, N \otimes_k S_k) &\xrightarrow{\ \sim\ } \operatorname{Hom}^d(\tau_{N-d} M_{S_k}, \tau_N N_{S_k}) \\ &\simeq \operatorname{Hom}_k(M, N) \qquad \text{si } d \geq 0,\ N \geq 0 \end{aligned}}\] sous \(\operatorname{Hom}_k\), l'indice \(k\) est écrit sur un symbole raturé.
Hom. homogènes de degré \(d \in \mathbb{Z}\) \[\tau_\alpha M_{S_k} \to \tau_\beta N_{S_k} \qquad (\beta \geq \alpha) .\]
a) \(d \geq 0\). Supposons d'abord \(\boxed{d \geq \beta - \alpha}\), i.e. \(\alpha + d \geq \beta\). On a \(\operatorname{Hom}^i(M\) […] \[\begin{aligned} \operatorname{Hom}^d(\tau_\alpha M_{S_k}, \tau_\beta N_{S_k}) &\xleftarrow{\ \sim\ } \operatorname{Hom}^d\bigl(\tau_\alpha M_{S_k}, \underbrace{\tau_{\alpha+d} \tau_\beta N_{S_k}}_{= \tau_{\alpha+d} N_{S_k}}\bigr) \\ &\xleftarrow{\ \sim\ } \operatorname{Hom}^d(M_{S_k}, N_{S_k}) \simeq \operatorname{Hom}_k(M, N) \end{aligned}\] (si \(u : M \to N\), il lui correspond l'hom. \[m\, T^{(j)} \longmapsto u(m)\, T^{(d)} T^{(j)} = c_{d,j}\, u(m)\, T^{(d+j)} , \qquad j \geq \alpha \ ) .\]
b) Supposons \(0 \leq d < \beta - \alpha\) ⌜i.e. \(\beta \geq \beta - d > \alpha\)⌝ ; on a alors \[\text{\struck{$\operatorname{Hom}^d(\tau_\alpha M_{S_k}, \tau_\beta N_{S_k}) \to \operatorname{Hom}^d(\tau_{\beta-d} M_{S_k}, \tau_\beta N_{S_k}) \simeq \operatorname{Hom}_k(M, N)$}}\] la flèche biffée porte en dessous l'abréviation « inj. ».
40\[\operatorname{Hom}^d\bigl(\tau_\alpha M_{S_k}, \underbrace{\tau_\beta N_{S_k}}_{\cap\ \tau_{\alpha+d} N_{S_k}}\bigr) \hookrightarrow \operatorname{Hom}^d(\tau_\alpha M_{S_k}, \tau_{\alpha+d} N_{S_k}) \simeq \operatorname{Hom}_k(M, N)\] (sous-mod. des hom. de degré \(d\) de \(\tau_\alpha M_{S_k}\) dans \(\tau_{\alpha+d} N_{S_k}\) qui envoient \(\tau_\alpha M_{S_k}\) dans \(\tau_\beta N_{S_k} \subset \tau_{\alpha+d} N_{S_k}\)).
Il faut donc prendre les \(u : M \to N\) tels que l'hom. correspondant \(\tau_\alpha M_{S_k} \to \tau_{\alpha+d} N_{S_k}\) \[\bigl( m\, T^{(j)} \longmapsto c_{d,j}\, u(m)\, T^{(d+j)} \bigr)\] vérifie que […] \(M_S\) envoie […] dans \(\tau_\beta N_{S_k}\), i.e. tels que \[\begin{cases} c_{d, \alpha}\, u = 0 \\ c_{d, \alpha+1}\, u = 0 \\ \cdots \\ c_{d, \beta-d}\, u = 0 \end{cases}\] (ce qui s'écrit \(c_{d,j}\, u = 0\) si \(\alpha \leq j < \beta - d\) […]).
c) \(d < 0\). Notons que \[N \otimes S_k = \varphi_{0 \beta} \tau_\beta N_{S_k} = \tau_0 \varphi_{\beta} \tau_\beta N_{S_k} \subset \varphi_\beta N_{S_k} ,\] donc ⌜si \(M^* \in \operatorname{Ob} \mathcal{M}^*\),⌝ \[\operatorname{Hom}^d(M^*, N_{S_k}) \subset \operatorname{Hom}^d(M^*, \varphi_\beta \tau_\beta N_{S_k}) = \operatorname{Hom}(M^*[-d], \varphi_\beta N_{S_k}) = \operatorname{Hom}(\tau_\beta M^*[-d], N_{S_k}\] le calcul s'arrête là, au bas de la page ; la suite, si elle existe, est au-delà du lot. La dernière borne du système, \(c_{d,\beta-d}\), et la condition \(j < \beta - d\) sont transcrites telles qu'écrites, sans les accorder.