Cote n° 136 · batch 1 · pages 1–20 · Transcription · Complexe de De Rham à puissance divisée [conférence de 1976 à l’IHÉS] : notes manuscrites (s.d.).
Datation de l’inventaire : [à partir de 1975-1976]
Édition de démonstration

TEI P5 source — open the XML · download batch-01.fr.xml

Complexe DR à p.d. et ombres

titre inscrit de sa main sur la couverture orange (p. 1) ; la série qui suit est numérotée par l'auteur de (1) à (16), pp. 2–17.

2En tête de la page, numérotée (1) par l'auteur. au crayon, encadré dans le coin supérieur gauche : Plan conf. IHÉS en 1976 au crayon, en haut à droite : géom. diff. / — anal. / — algébr. / […] arithm. / top. alg. \(\{\)PL, ½simpl.

Complexe DR à p.d. et ombres des modules.

1 Historique

a) Notion de forme diff. (Poincaré) et formule de Stokes \[\int_C d\omega = \int_{\partial C} \omega\]

b) Th. de De Rham (conjecturé par E. Cartan) (dit \(H^*_{\mathrm{DR}}(X) \to H^*(X,\mathbb{C})\)). Mais on perd la torsion. Maintenant bien compris : th. des faisceaux, lemme Poincaré.

c) Théorie de Hodge des intégr. harmoniques (structure supplémentaire bigraduée sur \(H^*_{\mathrm{DR}}(X)\) si \(X\) kählérienne compacte)

d) Théorème de H. Cartan–Serre sur variétés de Stein (où lemme de Poincaré valable dans l'analytique)

e) Cas des variétés algébriques ou schémas, sur ⌜corps de⌝ base […] (général) : Dwork, Washnitzer–Monsky, plus tard le yoga « cristallin » développé par Berthelot, Illusie, Messing, ⌜Mazur⌝ […]. au crayon : aussi Hartshorne, Herrera […], Bloch(?), Ogus, Ici on trouve des théories coh. qui ne sont plus à « coeff. » de car. nulle i.e. contenant \(\mathbb{Q}\) — et en principe les phénomènes de torsion ne sont pas perdus. au crayon : Du pt de vue Weil, c'était un défaut impardonnable !

f) Th. de Grothendieck sur variétés algébriques sur \(\mathbb{C}\) ([…] ⌜généralisation⌝ par Deligne, Hartshorne pour des coeff. plus généraux). Ceci donne enfin (du moins en car. 0) la signific. topologique de la coh. de De Rham « algébrique » des schémas algébriques.

g) Complexe de De Rham–Sullivan pour espaces topologiques généraux : formes différentielles singulières \(C^\infty\) […] […] (\(\mathbb{C}\)-algébriques, resp. \(\mathbb{R}\)-algébriques, resp. \(\mathbb{Q}\)-algébrique). Donne la coh. à coeff. dans \(\mathbb{C}\) (resp. \(\mathbb{R}\), resp. \(\mathbb{Q}\)) (facile). Sullivan montre mieux

En bas à gauche de la page, des inclusions : \[C^\bullet_{\mathrm{DRS}\,\mathbb{R}\text{-alg}} \subset C^\bullet_{\mathrm{DRS}\,C^\infty} \subset C^\bullet_{\mathrm{DRS}}, \qquad C^\bullet_{\mathrm{DRS}\,C^\infty} \supset C^\bullet_{\mathrm{DR}}\] la seconde inclusion est écrite verticalement (\(\cup\)) sous \(C^\bullet_{\mathrm{DRS}\,C^\infty}\) ; à sa gauche un symbole biffé.

3Page numérotée (2) par l'auteur. que le \(\mathbb{Q}\) type d'homotopie de \(X\) est récupéré ⌜simplement⌝ si \(X\) connexe (sauf erreur) — de façon plus précise, il y a une équivalence ⌜donnée par \(C^\bullet_{\mathrm{DRS}}\)⌝ de cat. […] ⌜faible⌝ entre la cat. hom. des espaces connexes et simplement connexes ([…]), et une certaine catégorie dérivée formée avec les \(\mathbb{Q}\)-algèbres graduées […] associatives et anticommutatives telle ⌜de⌝ degrés \(\geq 0\) telles que \(H^0(A) \simeq \mathbb{Q}\) […], \(H^1(A) \simeq 0\). Il y a une théorie des modèles minimaux ⌜pour de telles algèbres⌝ qui sont une façon ⌜algébrique⌝ très simple de récupérer les \(\pi_i \otimes_{\mathbb{Z}} \mathbb{Q}\) en termes d'un tel modèle… (On renvoie à Sullivan)

Mais à nouveau, on perd la torsion !

Dém. du th. d'isomorphisme de Sullivan \[H^q(C^\bullet_{\mathrm{DRS}\,\mathbb{Q}}(X,\mathbb{Q})) \simeq H^q(X,\mathbb{Q})\] \(\forall n \geq 0\), \([n]\) simplexe type de dim. \(n\) (\(\sum_0^n x_i = 1\), \(x_i \geq 0\)), \(\Delta^{[n]}_{\mathbb{R}}\) sa réalisation géométrique, \(E^{[n]}\) l'espace affine qu'il sous-tend (avec une \(\mathbb{Q}\)-structure) (\(\sum_0^n x_i = 1\) dans \(\mathbb{R}^{n+1}\)), \[\mathrm{DRS}^\bullet_{[n]} = C^\bullet_{\mathbb{Q}\text{-DR}}(E^{[n]})\] son complexe de De Rham \(\mathbb{Q}\)-algébrique. C'est contravariant en \([n]\), d'où \[\mathrm{DRS}^{\bullet}_{*} = (\mathrm{DRS}^\bullet_{[n]})_{n \geq 0}\] Algèbre différentielle graduée […] ⌜semi-⌝simpliciale (cot. = simplicial) — à degrés \(\geq 0\), anticommutative.

Pour \(X\) espace topologique, \(S_*(X)\) son complexe ½simplicial. On a \[C^\bullet_{\mathrm{DRS}}(X,\mathbb{Q}) \simeq \mathrm{Hom}(S_*(X), \mathrm{DRS}^\bullet_*)\]

4Page numérotée (3) par l'auteur. i.e. a) \(C^\bullet_{\mathrm{DRS}}(X,\mathbb{Q})\) dépend de \(X\) via \(S_*(X)\)

b) Sur \((\mathrm{Ss}\) […] \((\mathrm{Ens}))_*\), le foncteur \(C^\bullet_{\mathrm{DRS}}(-,\mathbb{Q})\) est représentable par \(\mathrm{DRS}^\bullet_*\) (dans la cat. des gr. ½simpl.)

Or a) \(\mathrm{DRS}^\bullet_*\) est une résolution de \(\mathbb{Q}_*\) (lemme de Poincaré algébrique sur les \(\mathbb{Q}\)-espaces affines \(E^{[n]}\))

b) Les composantes \(\mathrm{DRS}^i_*\) (\(i \geq 0\)) de \(\mathrm{DRS}^\bullet_*\) sont des objets acycliques du topos \(\mathrm{Ss}\) (ce qui revient à dire que leurs \(\pi_q(\mathrm{DRS}^i_*)\) sont nuls), ce qui se vérifie facilement. [Ce serait pareil avec des formes \(C^\infty\) à coeff. dans \(\mathbb{R}\) ou \(\mathbb{C}\), ou analytiques réelles, ou analytiques complexes…)

On aimerait trouver une \(\mathbb{Z}\)-algèbre diff. \(C^\bullet_{\mathrm{DR}}(X,\mathbb{Z})\) […] ([…] de \(X\), ou \(S_*(X)\)) dans la cat. […] […] entière […] \(\mathbb{Z}\). Mais il paraît qu'il y a des […] contre ! On ne pourrait y arriver […] […] passage de deux lignes et demie biffé par deux longs traits horizontaux ; lecture très incomplète.

Si on prend \(C^\bullet_{\mathbb{Z}\text{-DR}}(E^{[n]})\) (car \(E^{[n]}\) a une \(\mathbb{Z}\)-structure affine) c'est a) qui devient faux : pour intégrer \(\int x^n\,dx\), il faut un dénominateur \(\dfrac{x^{n+1}}{n+1}\) ! Mais en géom. alg. on est déjà familiarisé avec une façon de sauter à pieds-joints ⌜par dessus⌝ sur le canular, consistant à utiliser les p.d. et des polynômes ⌜à séries formelles⌝ (puiss. div.). Si \(E^{[n]}\) avait une origine sur \(\mathbb{Z}\) (i.e. pouvait se considérer comme un \(\mathbb{Z}\)-module libre de t.f.) — on aurait un complexe de De Rham à p.d. Mais par malheur ça n'en a pas ! Voilà \[\mathrm{DRS}^\bullet_{[n]} \simeq \text{\struck{$\mathbb{Q}[X_i, dX_i]$}}\ C^\bullet_{\mathrm{DR}/\mathbb{Q}}\bigl(\mathbb{Q}[(X_i)_{0 \leq i \leq n}]/\textstyle\sum X_i - 1\bigr)\] \[= \mathbb{Q}[X_i, dX_i]_{0 \leq i \leq n} \big/ \bigl(\textstyle\sum X_i - 1,\ \sum dX_i\bigr) \simeq \mathbb{Q}[X_0, \ldots, X_{n-1}][dX_0, \ldots, dX_{n-1}]\]

5Page numérotée (4) par l'auteur. Donc on aurait envie de prendre \[\text{\struck{$\mathbb{Q}$}}\ \mathbb{Z}\bigl(\{X_i\}[dX_i]\bigr)_{0 \leq i \leq n} \big/ \bigl(\textstyle\sum X_i - 1,\ \sum dX_i\bigr)_{\mathrm{pd}}\] où \(\{\ \}\) désigne les p.d. à p.d., mais, […] […] \[\simeq \mathbb{Z}\{X_0, \ldots, X_{n-1}\}[dX_0, \ldots, dX_{n-1}]\] (qui est la cat bien une résolution de \(\mathbb{Z}\)), car si on veut tenir de la relation \(\sum_0^n X_i - 1 = 0\), \[X_n = 1 - \sum_0^{n-1} X_i\] (et \(dX_n = -\sum_0^{n-1} dX_i\) qui \(\sum_0^n dX_i = 0\)) — on a le « bec » que \(1 - \sum_0^{n-1} X_i\) n'appartient nullement à l'idéal à p.d. donné dans \(\mathbb{Z}\{X_0, \ldots, X_{n-1}\}\) (dans ce cas on pourrait […] envoyer \(\mathbb{Z}\{X_0, \ldots, X_{n-1}\}\) dans \(\mathbb{Z}\{X_0, \ldots, X_{n-1}\}\) avec comme […] \(\sum_0^n X_i - 1\) dans le noyau…).

On s'en tire en prenant un anneau de coeff. différent de \(\mathbb{Z}\), soit \(S\), avec un « paramètre » […] \(t \in S\) fixé ⌜dont […] […]⌝ (i.e. \(t \in J\), \(J\) idéal à p.d. de \(S\)) […] […] […] et remplaçant ⌜les p.d.⌝ […] les équations \(\sum X_i = 1\) de \(E^{[n]}\) par l'équation \[\sum X_i = t \quad \text{dans } S^{n+1}\] et définissant \[\bigl(C^\bullet_{\mathrm{DRpd}[n]}(S,J,t) = \Bigl(S\{X_i\}_{0 \leq i \leq n}[dX_i]_{0 \leq i \leq n}\Bigr) \Big/ \Bigl(\textstyle\sum X_i - t,\ \sum dX_i\Bigr)_{\mathrm{pd}}\] (On divise par l'idéal à p.d. engendré par \(\sum X_i - t\), \(\sum_i dX_i\) ; ce qui a un sens

6Page numérotée (5) par l'auteur ; la phrase commencée p. 5 se poursuit. car dans \(S\{X_i\}[dX_i]\) l'idéal formé des formes ⌜à p.d.⌝ d'augmentation \(\in J\) est à p.d. \[\Bigl(S\{X_i\}_{0 \leq i \leq n} \big/ (\textstyle\sum X_i - t)_{\mathrm{pd}}\Bigr) \otimes_S \overset{*}{\Lambda}\bigl(S^{[n]}/\mathrm{diag}\,S^{[n]}\bigr)\] dans la marge gauche, tourné : \(d(x^{[n]}) = x^{[n-1]}\,dx\) […] […] p.d.

C'est une \(S\)-algèbre diff. ⌜graduée⌝ anticommutative et de degrés \(\geq 0\), augmentée, […] à p.d. sur l'idéal engendré par \(\overset{+}{\Lambda}\), \(S\{X_i\}^+\) et \(J\{X_i\}\) — à p.d. sur l'idéal noyau de l'augmentation \[C^\bullet_{\mathrm{DRpd}[n]}(S,J,t) \to S/J\] et comme telle isomorphe […] : \(S\{X_0, \ldots, X_{n-1}\}[dX_0, \ldots, dX_{n-1}]\), qui est une résolution de \(S\). […] a) […]

acquis. Mais faute […] de \(S\)), […] pour dire […] […] […] \(H^q\,C^\bullet\). passage encadré et biffé de plusieurs traits obliques. dans la marge gauche, tourné : i.e. […]-algèbres gr. diff. \(S/J\)-augmentées, à p.d. sur l'idéal d'augmentation, compatibles avec la diff.

Pour \([n]\) variable, on trouve \[C^\bullet_{\mathrm{DRpd}*}(S,J,t) = \bigl(C^\bullet_{\mathrm{DRpd}[n]}(S,J,t)\bigr)_{n \geq 0}\] qui est une rés. ½simpliciale (cat. = simplicial) avec aug. vers \(S/J = k\), et p.d. sur l'idéal d'augm., compatible de \(S\). (Elle dépend fonctoriellement de \((S,J,t)\)), et elle permet de définir, pour un ensemble ½simplicial ⌜\(\mathcal{X}_* \in (\mathrm{Ss})\)⌝ \[C^\bullet_{\mathrm{DRpd}}(\mathcal{X}_*; S,J,t) = \mathrm{Hom}\bigl(\mathcal{X}_*, C^\bullet_{\mathrm{DRpd}*}(S,J,t)\bigr)\] foncteur contravariant en \(\mathcal{X}_*\), et si \(X\) esp. top. \[C^\bullet_{\mathrm{DRpd}}(X; \ ) = C^\bullet_{\mathrm{DRpd}}(S_*(X); \ldots) \doteq \mathrm{Hom}\bigl(S_*(X), C^\bullet_{\mathrm{DRpd}*}(\ )\bigr)\] Mais on ne peut dire ⌜(on a seulement \(H^\bullet_{\mathrm{DRpd}}(\mathcal{X}; S,J,t) \to H^\bullet(\mathcal{X}_*,S)\)) généralement⌝ que […] cohomologie […] et […] […] […] […] ne sera pas isom. (pour \(\mathcal{X}_*\) variable) à \(H^\bullet(\mathcal{X}_*,S)\).

7Page numérotée (6) par l'auteur. ⌜Mais,⌝ soit \(k\) un anneau commutatif (ou z. unit.) et \(T\) une indéterminée, on prendra donc \[S = k\{T\}, \quad J = k\{T\}^+ = \mathrm{Ker}\bigl(k\{T\} \to k\bigr), \quad t = T\] On a \[\begin{cases} C^\bullet_{\mathrm{DRpd}[n]}(S,J,t) \simeq \underbrace{k\{T, X_0, \ldots, X_n\}/(\sum X_i - T)_{\mathrm{pd}}}_{\simeq\, k\{X_0, \ldots, X_n\}} \otimes_k \overset{\bullet}{\Lambda}\, k^{[n]}/k \\ S/J \simeq k \end{cases}\] Soit \[\Phi_{k*} = \bigl[[n] \mapsto k^{[n]}\bigr] \supset k_* = \bigl[[n] \to k\bigr]\] l'inclusion \(k_* \subset \Phi_{k*}\) est légendée « sous-module diagonal ». \[\Psi_{k*} = \Phi_{k*}/k_* = \bigl([n] \to k^{[n]}/\underbrace{k}_{\mathrm{diag}}\bigr)\] On a donc \[C^\bullet_{\mathrm{DRpd}*}\bigl(k\{T\}, k\{T\}^+, k\bigr) \simeq \Gamma^\bullet_k \Phi_{k*} \otimes_k \overset{\bullet}{\Lambda}\, \Psi_{k*}\] le membre de gauche est noté, par un signe d'égalité vertical légendé « déf », \(C^{\bullet\bullet}_{\mathrm{DRpd}*}(k)\) ; formule encadrée : \[C^{\bullet\bullet}_{\mathrm{DRpd}*}(k) \simeq \Gamma^\bullet_k \Phi_{k*} \otimes_k \overset{\bullet}{\Lambda}\, \Psi_{k*}\]

Structure : \(k\{T\}\)- […] Algèbre bigraduée (deg. complém. et deg. cohom., d'où degré total) ⌜unit.⌝ assoc. alternée (anticommutative + carré des éléments de degré impair nuls), augmentée vers \(k\), à p.d. sur l'idéal d'augm., avec diff. de bidegré \(-1,+1\) (donc degré total 0) compatible avec p.d. dans la marge gauche, en oblique : la bigraduation permet de […] […] gr. anticomm. […] […] (ici de degré 2)

8Page numérotée (7) par l'auteur. Ces structures sont héritées par les \[C^{\bullet\bullet}_{\mathrm{DRpd}}(\mathcal{X}_*, k) \overset{\mathrm{déf}}{=} C^\bullet_{\mathrm{DRpd}}\bigl(\mathcal{X}_*; k\{T\}, k\{T\}^+, T\bigr) = \mathrm{Hom}\bigl(\mathcal{X}_*, C^{\bullet\bullet}_{\mathrm{DRpd}*}(k)\bigr)\] formule encadrée. et dépendent de façon contravariante de \(\mathcal{X}_*\) (covariante de \(k\)).

\(\Phi_{k*}\) est ⌜un \(k\)-Module ½simplicial⌝ […] homotope à 0, donc \(\Gamma^p_k(\Phi_{k*}) \otimes \overset{q}{\Lambda}\,\Psi_{k*}\) […] est homotope à 0 si \(p \neq 0\). à gauche, une ligne inachevée : \(\Gamma^p_k(0) \otimes \overset{q}{\Lambda}\,\Psi_{k*}\), donc

Donc \(C^{p,q}_{\mathrm{DRpd}*}(k)\) est homot. à 0 (donc ⌜acycliques⌝ flasques) si \(p \neq 0\). En degré total donné \(n\), on a \[0 \to C^{n,0}_* \to C^{n-1,1}_* \to C^{n-2,2}_* \to \cdots \to C^{1,n-1}_* \to C^{0,n}_* \to 0, \qquad k_* \to C^{n,0}_*\] l'augmentation \(k_* \to C^{n,0}_*\) est une flèche verticale montante ; à l'extrémité droite de la suite, la flèche entre \(C^{1,n-1}_*\) et \(C^{0,n}_*\) semble tracée vers la gauche, et quelques signes tombent dans la marge : lecture incertaine de cette extrémité.

i.e. on trouve une résolution ⌜de longueur \(n\)⌝ flasque de \(k_*\) par des […] \(k\)-Modules ½simpliciaux qui sont acycliques sauf le dernier — donc ce qui précède le dernier comme un tronqué ⌜degré⌝ l'indice \(n\) d'une résolution flasque de \(k_*\) — d'où le calcul de la cohomologie de ses sections sur un \(\mathcal{X}_*\) : c'est la coh. de \(\mathcal{X}_*\) tronquée en degré \(n\) : \[H^{p,q}_{\mathrm{DRpd}}(\mathcal{X}_*, k) \simeq \begin{cases} H^q(\mathcal{X}_*, k) & \text{si } q \leq p+q \text{ i.e.\ } p \geq 0 \\ 0 & \text{si } p < 0 \end{cases}\] la condition « \(q \leq p+q\) » est une lecture incertaine.

9Page numérotée (8) par l'auteur. Mais quelle est ⌜(pour \(q\) fixé)⌝ la structure de \(k\{T\}\)-module de \(H^{\bullet q}_{\mathrm{DRpd}}(\mathcal{X}_*, k)\) ? On voit que […] pour le degré total (égal au degré cohomologique plus \(q\)) on trouve \(H^0(\mathcal{X}_*, k) \otimes_k k\{T\}\) tronqué en degré \(\geq q\), donc \[H^{\bullet q}_{\mathrm{DRpd}}(\mathcal{X}_*, k) \simeq \tau_q\bigl(H^0(\mathcal{X}_*, k) \otimes_k k\{T\}\bigr)[q]\] l'auteur renvoie par une flèche sur le \([q]\) : « (translation des degrés, \(p \mapsto -q\)) ».

Si on réindexe les bidegrés par le complexe (degré total, degré cohomique) posant \[H'^{\,n,q}_{\mathrm{DRpd}}(\mathcal{X}_*, k) = H^{\overset{p}{\overbrace{n-q}},\,q}_{\mathrm{DRpd}}(\mathcal{X}_*, k)\] (dans les conditions de degré \(p, q \geq 0\) deviennent \(n \geq q \geq 0\)), l'op. diff. est de bidegré \((0,1)\) donc c'est un homomorphisme (homogène) de \(S\)-modules gradués), on trouve \[H'^{\,\bullet,q}_{\mathrm{DRpd}}(\mathcal{X}_*, k) \simeq \tau_q\bigl(H^q(\mathcal{X}_*, k) \otimes_k k\{T\}\bigr)\] Ces isom. sont compatibles avec les structures multiplicatives (c'est bien évidemment […], voir \(\mathcal{X}_*\), \(k\)…). Donc ⌜a priori⌝ on récupère ⌜(via \(H'^{\bullet\bullet}_{\mathrm{DRpd}}(\mathcal{X}_*, k)\))⌝ par les \(k\)-modules \(H^q(\mathcal{X}_*, k)\) et leurs ⌜cup-⌝accouplements, mais les \(k\)-modules ⌜gradués⌝ \(\tau_q\bigl(H^q(\mathcal{X}_*, k) \otimes_k k\{T\}\bigr)\) et leurs accouplements déduits des cup dans \(H^\bullet(\mathcal{X}_*, k)\).

10Page numérotée (9) par l'auteur. Ce qui donne une espérance que le complexe de DR à p.d. de \(\mathcal{X}_*\) ⌜à coeff. dans \(k = \mathbb{Z}\) disons⌝ (comme dans le cas \(k = \mathbb{Q}\)) qu'il contient) donne bien une information homotopique précise sur \(\mathcal{X}_*\), c'est l'observation que si on fait, pour un module ⌜gradué⌝ \(k\)-module \(M\) quelconque, on récupère \(M\) à isom. près connaissant pris par le connaissance d'un quelconque des tronqués \(\tau_q(M \otimes_k S)\) (quelque ⌜fixe⌝ soit \(q\) ⌜tels que […] au-dessus de \(M\)⌝) passant par ses \(\rho\)…) (et de même l'accouplement \(M \otimes N \to P\) \(\to\) connaissant, pour \(q\) assez grand, l'accouplement correspondant \(\tau_q(M_S) \otimes \tau_q(N_S) \to \tau_q(P_S)\).

Donc une \(k\)-algèbre gr. \(H^\bullet\) à degrés \(\geq 0\) […] est connue à isom. canonique près quand on connaît la \(S\)-algèbre bigraduée ⌜de degré \(q\)⌝ des « extinctions » ⌜\(\tau_q\)⌝ sur les \(\tau_q(H^q \otimes_k S)\)…. Ainsi Cette « théorie des ombres » étant ⌜admise⌝ acquise, on voit que la connaissance de \(C^{\bullet\bullet}_{\mathrm{DRpd}}(\mathcal{X}_*, k)\) (implique ⌜comme les plus \(S\)-algèbre diff. bigraduée⌝) implique celle de l'algèbre graduée \(H^\bullet(\mathcal{X}_*, k)\) — et en affinant un peu, on ⌜voit que⌝ […] pour \(\mathrm{R}\Gamma^\bullet(\mathcal{X}_*, k)\) comme objet de la cat. dérivée \(D(k)\), […] l'accouplement

11Page numérotée (10) par l'auteur ; la phrase de la p. 10 se poursuit. venant de cup-produits \[\mathbb{R}\Gamma(\mathcal{X}_*, k) \overset{L}{\otimes} \mathbb{R}\Gamma(\mathcal{X}_*, k) \to \mathbb{R}\Gamma(\mathcal{X}_*, k)\]

Remarques et Pbs

a) Si \(k\) est une \(\mathbb{Q}\)-algèbre, il se trouve que \(C^\bullet_{\mathrm{DRS}}(\mathcal{X}_*, k)\) est défini, et se reconstruit à partir de \(C^{\bullet\bullet}_{\mathrm{DRpd}}(\mathcal{X}_*, k)\) […] par la formule \[C^\bullet_{\mathrm{DRS}}(\mathcal{X}_*, k) \simeq C^{\bullet\bullet}_{\mathrm{DRpd}}(\mathcal{X}_*, k)/(T-1)\] Plus généralement, quel que soit \(k\), on a \[C^\bullet_{\mathrm{DRS}}(\mathcal{X}_*, \underbrace{k \otimes_{\mathbb{Z}} \mathbb{Q}}_{k_{\mathbb{Q}}}) \simeq C^{\bullet\bullet}_{\mathrm{DRpd}}(\mathcal{X}_*, k)/(T-1)\] [et plus généralement, si \((S,J,t)\) comme ci-dessus \[C^\bullet_{\mathrm{DRpd}}(\mathcal{X}_*; S,J,t)/(t-1) \simeq C^\bullet_{\mathrm{DRS}}\bigl(\mathcal{X}_*, S_{\mathbb{Q}}/(t-1)\bigr)\] le membre de droite est en partie surchargé ; un « ? » en marge gauche. ]

b) J'ai négligé jusqu'ici la structure à p.d. sur l'idéal d'augmentation de \[C^{\bullet\bullet}_{\mathrm{DRpd}}(\mathcal{X}_*, k) \to H^0(\mathcal{X}_*, k) = \mathrm{Hom}(\mathcal{X}_*, k_*)\] qui est importante. Je crois que […] par L'idée de la question, pour \(\mathcal{X}_*\) simplement connexe, si la connaissance de \(C^{\bullet\bullet}_{\mathrm{DRpd}}(\mathcal{X}_*, k)\) avec toutes ses structures (y compris celles des p.d.) implique par la connaissance du type d'homotopie de \(\mathcal{X}_*\). On peut dans la marge gauche, en oblique : avec conditions de finitude sur \(\mathcal{X}_*\) et sur les \(\pi_i(\mathcal{X}_*)\) […] la phrase se poursuit au-delà de la p. 11.

12Page numérotée (11) par l'auteur ; la phrase de la p. 11 se poursuit. plus précisément appelons complexe de De Rham à p.d. virtuel ⌜sur \(k\)⌝ un complexe de \(k\)-bialgèbre diff. […] augmentée, ass. unit. alternée, à diff. de bidegré \(-1,+1\) (ou \(0,+1\) au choix) à bidegrés \(\geq 0\), avec p.d. sur l'idéal d'augm., compatibles avec la diff. (\(d(x^{[n]}) = x^{[n-1]}\,dx\)), et telle que les \(H^{\bullet q}(C^{\bullet\bullet})[-q]\) […] soient des \(q\)-ombres (auquel cas on peut récupérer à partir de \(C^{\bullet\bullet}\) un élément de \(D(k)\) avec structure multiplicative ass. unit. commutative….), posons : une « catégorie dérivée » des ces complexes en inversant les flèches qui sont des q-isom., d'où par \(C^{\bullet\bullet}_{\mathrm{DRpd}}(\mathcal{X}_*, k)\) un foncteur \[(\mathrm{Hot}) \to (\mathrm{DRpd})\] sous \((\mathrm{Hot})\) : « type d'hom. » ; sous \((\mathrm{DRpd})\) : « cat. dérivée des complexes DR pd ». et on peut se demander si sa restriction aux espaces connexes et simplement connexes avec des \(H^i(X,\mathbb{Z})\) de t.f. (pour \(k = \mathbb{Z}\)) […] ⌜induit⌝ une équivalence avec les complexes de DRpd sur \(\mathbb{Z}\) tels que \(H^0(C^{\bullet\bullet}) \simeq k\), \(H^1(C^{\bullet\bullet}) = 0\), les \(H^i(C^{\bullet\bullet})\) de t.f. sur \(\mathbb{Z}\)… !

13Page numérotée (12) par l'auteur. c) J'ai un peu réfléchi […] si on peut reconstruire les op. coh. […] (type Steenrod ou Whitney) dans la coh. de \(\mathcal{X}_*\) par la connaissance de \(C^{\bullet\bullet}_{\mathrm{DRpd}}(\mathcal{X}_*, -)\), et n'ai que des résultats ⌜partiels⌝ négatifs qui montrent qu'avec des autres […] multiplicatifs de \(C^{\bullet\bullet}_{\mathrm{DRpd}*}(k)\) on ne trouve rien d'intéressant.

d) Il faudrait donc avant étudier des modèles minimaux à la Sullivan, pour essayer entre autres d'exprimer les invariants du type d'homotopie de \(\mathcal{X}_*\) en termes de \(C^{\bullet\bullet}_{\mathrm{DRpd}*}(\mathcal{X}_*, \mathbb{Z})\) (au moins si \(\mathcal{X}_*\) simpl. connexe avec cond. de finitude…) Je n'ai rien fait dans cette direction, je n'ai même pas développé une formule de Künneth pour \(C^{\bullet\bullet}_{\mathrm{DRpd}}\) d'un produit \(\mathcal{X}_* \times \mathcal{Y}_*\) — il y a des difficultés techniques dues au fait qu'on ne peut sans doute supposer \(C^{\bullet\bullet}_{\mathrm{DRpd}}(\mathcal{X}_* \text{ ou } \mathcal{Y}_*, k)\) plats […] sur \(k\{T\}\).

14Page numérotée (13) par l'auteur. e) Le complexe de chaînes \(C_\bullet(\mathcal{X}_*,\) \(k\) \(\mathbb{Z})\) permet de reconstruire tous les complexes de cochaînes \(C^\bullet(\mathcal{X}_*, k')\), pour \(k'\) […] ⌜\(k\)-alg.⌝ quelconque, par \[C^\bullet(\mathcal{X}_*, k) \simeq \mathrm{Hom}^\bullet_{\mathbb{Z}}\bigl(C_\bullet(\mathcal{X}_*, \mathbb{Z}), k\bigr)\] (L'objet « le plus fin » est \(C_\bullet(\mathcal{X}_*, \mathbb{Z})\), on a \(C_\bullet(\mathcal{X}_*, k) \simeq C_\bullet(\mathcal{X}_*, \mathbb{Z}) \otimes_{\mathbb{Z}} k\).) Il est possible de […] de définir une cobigèbre ⌜diff.⌝ \(C^{\mathrm{DRpd}}_{\bullet\bullet}(\mathcal{X}_*,\) \(k\) \(k)\) (à comultipl. div., ⌜\(k\)-coaugmentation⌝), telle que l'on ait, pour toute \(k\)-alg. \(k'\) \[C^{\bullet\bullet}_{\mathrm{DRpd}}(\mathcal{X}_*, k') \simeq \mathrm{Hom}_k\bigl(C^{\mathrm{DRpd}}_{\bullet\bullet}(\mathcal{X}_*, k), k'\bigr)\] (compatible avec toutes les structures). On aura d'ailleurs \[C^{\mathrm{DRpd}}_{\bullet\bullet}(\mathcal{X}_*, k') \simeq C^{\mathrm{DRpd}}_{\bullet\bullet}(\mathcal{X}_*, k) \otimes_k k'\] L'objet le plus fin est \(C^{\mathrm{DRpd}}_{\bullet\bullet}(\mathcal{X}_*, \mathbb{Z})\). C'est lui qu'il conviendrait de considérer (au lieu de son « dual » \(C^{\bullet\bullet}_{\mathrm{DRpd}}(\mathcal{X}_*, \mathbb{Z})\)) si on veut aborder b) c) d) sans conditions de finitude.

Notons que [tout comme \(C^{\bullet\bullet}_{\mathrm{DRpd}}(\mathcal{X}_*, k)\), pour \(\mathcal{X}_*\) variable transforme \(\varinjlim\) quelconques en \(\varprojlim\)] \(C^{\mathrm{DRpd}}_{\bullet\bullet}(\mathcal{X}_*, \mathbb{Z})\) transforme ⌜commute⌝ aux \(\varinjlim\) quelconques (pas seulement filtrantes).

15Page numérotée 14 par l'auteur. en oblique, en haut à gauche, reliée par un trait à la lettre de l'alinéa : voir (f) ci-dessous f) g) Faisceautisation. Il y a une définition évidente de complexes de De Rham à p.d. sur \(k\) si \(k\) est un Anneau comm. d'un topos. On aimerait, p. ex. en comparant un tel complexe à un autre q.-isom. dont les composantes soient flasques (mais y en a-t-il toujours ?) définir des opér. \(\mathrm{R}f_*\) dans des cat. dérivées convenables pour de tels complexes, quand \(f \colon \mathcal{X} \to \mathcal{Y}\) est un morphisme de topos ⌜(supposés peut-être de dim. coh. finie…)⌝ si \(k\) est une \(\mathbb{Q}\)-Algèbre, le même Pb se rencontre d'ailleurs déjà pour les complexes du type De Rham–Sullivan, c'est le Pb ouvert — et posé par Deligne — quand \(\mathcal{X} = (\mathrm{Ens})^\Delta =\) topos des ens. ½simpliciaux, \(\mathcal{Y} =\) topos ponctuel. Mais sauf erreur (si souvenirs sont exacts) il y a un topos qui marche, pour les espaces ⌜topologiques⌝ paracompacts….

16Page numérotée (15) par l'auteur. g) h) On peut associer à un espace topologique \(X\) ⌜ou à⌝ un ens. ½simplicial \(\mathcal{X}_*\) […] ⌜des invariants⌝ alg. « linéaires » plus fins que ceux fournis par le \(C^{\bullet\bullet}_{\mathrm{DRpd}}\) (ou mieux par \(C^{\mathrm{DRpd}}_{\bullet\bullet}\), en dualisant…). [P. ex. on peut observer que \[C^{\bullet\bullet}_{\mathrm{DRpd}*}(k) \simeq \Gamma^\bullet \Phi_{*k} \otimes_k \overset{\bullet}{\Lambda}\, \Psi_{*k}\] se déduit de \(\mathcal{D}^{\bullet\bullet}_{*(k)} \overset{\mathrm{déf}}{=} \Gamma^\bullet \Phi_{*k} \otimes \overset{\bullet}{\Lambda}\, \Phi_{*k}\) (qui est une ⌜\(k\)-augm.⌝ alg. diff. à p.d. qui est une résolution de \(k\)) et de \(T \in \Gamma(\mathcal{D}^{10}_{*k})\) comme noyau de la multiplication par \(dT\) (i.e. on divise par l'idéal engendré ⌜annulateur⌝ par \(dT\)), en chaque bidegré […] \((p,q)\) ⌜donné⌝ \[\mathcal{C}^{p,q}_{*k} \simeq \mathrm{Ker}\bigl(\mathcal{D}^{p,q+1}_* \to \mathcal{D}^{p,q+2}_*\bigr)\] sous la flèche : « produit par \(dT\) » ; les exposants \(q+1\), \(q+2\) sont en partie surchargés. d'où \[C^{p,q}_{\mathrm{DRpd}}(\mathcal{X}_*, k) \simeq \mathrm{Ker}\bigl(\mathcal{D}^{p,q+1}(\mathcal{X}_*, k) \to \mathcal{D}^{p,q+2}(\mathcal{X}_*, k)\bigr)\] et on peut considérer les structures ⌜diverses⌝ sur \(C^{\bullet\bullet}_{\mathrm{DRpd}}(\mathcal{X}_*, k)\) comme déduites de certaines structures (compliquées…) sur \(\mathcal{D}^{\bullet\bullet}(\mathcal{X}_*, k)\). On peut aussi définir « La structure multiplicative à p.d. ⌜cohomologique⌝ du type d'homotopie \(\mathcal{X}_*\) », en un sens convenable, qui permettra de reconstituer […] ⌜aussi bien⌝ \(C^{\bullet\bullet}_{\mathrm{DRpd}}(\mathcal{X}_*, k)\) que \(\mathcal{D}^{\bullet\bullet}_k(\mathcal{X}_*, k)\) (ou les complexes de De Rham–Sullivan). J'ignore si la la phrase se poursuit au-delà de la p. 16 ; le crochet ouvert « [P. ex. » n'est pas refermé sur la page.

17Page numérotée (16) par l'auteur ; la phrase de la p. 16 se poursuit et s'achève ici, sur la dernière page de la série numérotée. complexe de De Rham à p.d. ⌜(ou même \(\mathcal{D}^{\bullet\bullet}(\mathcal{X}_*, \mathbb{Z})\))⌝ suffit déjà pour récupérer toute la structure multipl. à p.d. coh. de \(\mathcal{X}_*\) ⌜(sous réserve de conditions de finitude bien sûr)⌝. Dans le cas contraire, ce serait cette dernière ⌜alg. « linéaire »⌝ qui serait le candidat naturel pour exprimer le type d'homotopie \(\mathcal{X}_*\) (du moins si \(\mathcal{X}_*\) simplement ⌜connexe⌝ connexe, et en passant à une cat. dérivée convenable bien sûr).

Lemmes sur les coeff. binomiaux

titre encadré, en haut à droite de la p. 19, de la main de l'auteur. Les pp. 19–20 ne portent pas de numéro de l'auteur ; la p. 18 est une feuille de couleur vierge.

19Lemme 1. Soient \(p\) un premier, \(i, j \in \mathbb{N}\), avec des développements \(p\)-adiques \[i = \sum_{0 \leq \varepsilon \leq e} u_\varepsilon p^\varepsilon, \qquad j = \sum_{0 \leq \varepsilon \leq e} v_\varepsilon p^\varepsilon, \qquad 0 \leq u_\varepsilon, v_\varepsilon \leq p-1,\] soit \[c_{ij} = \frac{(i+j)!}{i!\,j!} \in \mathbb{Z} \qquad \text{(coeff.\ binomial)}\] alors on a \[c_{ij} \not\equiv 0 \ (p) \quad \text{ssi} \quad u_\varepsilon + v_\varepsilon \leq p-1 \quad \forall \varepsilon \ (0 \leq \varepsilon \leq \nu)\] et […] on a en tous cas \[c_{ij} \equiv \prod_{0 \leq \varepsilon \leq \nu} c_{u_\varepsilon, v_\varepsilon} \quad (p)\] les bornes sont écrites \(e\) dans les sommes, \(\nu\) dans la condition et le produit.

en marge gauche de l'alinéa suivant : Cor 1 On écrit d'abord \(i = u + pr\), \(j = v + ps\), \(0 \leq u, v \leq p-1\), \(r, s \geq 0\), et on montre que \[(*) \quad \begin{cases} c_{ij} \not\equiv 0 \ (p) \quad \text{ssi} \quad u + v \leq p-1 \text{ et } c_{r,s} \not\equiv 0 \ (p) \\ c_{ij} \equiv c_{u,v}\, c_{r,s} \ (p) \end{cases}\] en étudiant le développement, dans \(\mathbb{F}_p[V, Y]\), de \((X+Y)^{i+j}\). […] On a \[i + j = p\underbrace{(r+s)}_{t} + \underbrace{u+v}_{w}\] l'anneau est écrit \(\mathbb{F}_p[V, Y]\) alors que le calcul porte sur \(X\), \(Y\) ; lecture du « \(V\) » incertaine. Si \(w \leq p-1\) on écrit \[(X+Y)^{i+j} = \bigl((X+Y)^p\bigr)^t (X+Y)^w = (X^p + Y^p)^t (X+Y)^w\] \[= \sum_{\substack{0 \leq \alpha \leq w \\ 0 \leq \beta \leq t}} \binom{w}{\alpha} \binom{t}{\beta} X^{\alpha + p\beta}\, Y^{(w-\alpha) + p(t-\beta)},\] où tous les monômes écrits dans la somme ont des exposants distincts. On a donc comme coeff. de \(X^i Y^j\) celui correspondant au terme \(i = \alpha + p\beta\) i.e. \(\alpha = u\), \(\beta = r\) i.e. \[c_{i,j} \equiv \binom{w}{u} \binom{t}{r} = c_{u,v}\, c_{r,s} \quad (p)\] et il est immédiat que \(c_{u,v} \not\equiv 0\) \((p)\), car \(c_{u,v} = \dfrac{(u+v)!}{u!\,v!}\), \(0 \leq u, v, u+v \leq p-1\). Donc \(c_{ij} \not\equiv 0\) \((p)\) \(\Leftrightarrow\) \(c_{v,s} \not\equiv 0\) \((p)\). l'indice est lu \(c_{v,s}\) ; on attendrait \(c_{r,s}\).

Il reste à voir que si \(w \geq p\), ⌜alors⌝ \(c_{ij} \equiv 0\) \((p)\). Soit \(w = p + w\) Soit \(w = p + w'\), \(0 \leq w' \leq p-2\), donc \(i + j = (r+s+1)p + w' = \underbrace{(t+1)}_{t'}p + w'\), \[(X+Y)^{i+j} = (X^p + Y^p)^{t'} (X+Y)^{w'} = \sum_{\substack{0 \leq \alpha \leq w' \\ 0 \leq \beta \leq t'}} \binom{w'}{\alpha} \binom{t'}{\beta} X^{\alpha + p\beta}\, Y^{(w'-\alpha) + p(t'-\beta)} .\] Terme en \(X^i Y^j\) correspond[ant] à \(\alpha = u\), \(\beta = r\), il faudrait \(u = \alpha \leq w' = u + v - p\) donc \(v \geq p\), ce que n'est pas, donc il n'y a pas de

20tels termes. Donc \(c_{ij} \equiv 0\) \((p)\) dans ce cas, ce qui prouve (remplaçant \(i, j\) par \(u, v\)) que \(c_{u,v} \equiv 0\) \((p)\) donc encore \(c_{ij} \equiv c_{u,v}\, c_{r,s}\) \((p)\).

Le lemme 1 résulte du corollaire par une récurrence immédiate sur la longueur \(e\) des développements \(p\)-adiques écrits de \(u\) et de \(v\).

Cor. 2. Soit \(N\) un entier \(\geq 0\) tel que \(N + 1 \equiv 0\) \((p)\), posons \(N + 1 = (N'+1)p\) donc \(N = (N'+1)p - 1 = N'p + (p-1)\) (de sorte qu'à décalage de 1 près, les dév. de \(N+1\) et \(N'+1\) sont \(=\), diff. du développement \(p\)-adique, ainsi que \(N\) et \(N'\) (quand on fait abstraction du premier coeff. \(p-1\) de \(N\))). Soit alors \(\varepsilon \geq 1\), on a \[c_{N+1,\, p^\varepsilon - 1} \equiv c_{N'+1,\, p^{\varepsilon-1} - 1} \quad \begin{cases} \equiv 1 \ (p) & \text{si } N'+1 \equiv 0 \ (p^{\varepsilon-1}) \\ \equiv 0 \ (p) & \text{si } N'+1 \not\equiv 0 \ (p^{\varepsilon-1}) \end{cases}\] \[c_{N,\, p^\varepsilon} \equiv c_{N',\, p^{\varepsilon-1}} \quad \Bigl\{ \equiv v_{\varepsilon-1} + 1 \ (p) \quad \Bigl(\text{si } N' = \sum v_\alpha p^\alpha\Bigr)\] dans les deux lignes, des signes intermédiaires sont biffés de hachures serrées (on devine des « \((p)\) » et « \(\not\equiv 0\) ») ; non transcrits.

Dém. Le développement \(p\)-adique de \(p^\varepsilon - 1\) est \[p^\varepsilon - 1 = (p-1) + (p-1)p + \cdots + (p-1)p^{\varepsilon-1}\] de même \[p^{\varepsilon-1} - 1 = (p-1) + \cdots + (p-1)p^{\varepsilon-2} \quad \text{si } \varepsilon \geq 2 \qquad (= 0 \text{ si } \varepsilon = 1)\] Posant \[\left.\begin{aligned} N'+1 &= u_0 + u_1 p + \cdots + u_\nu p^\nu \\ N' &= v_0 + v_1 p + \cdots + v_\nu p^\nu \end{aligned}\right\} \quad (\nu \geq \varepsilon - 1)\] d'où \[\begin{aligned} N+1 &= 0 + u_0 p + u_1 p^2 + \cdots + u_\nu p^{\nu+1} \\ N &= (p-1) + v_0 p + v_1 p^2 + \cdots + v_\nu p^{\nu+1} \end{aligned}\] on trouve \[\begin{cases} c_{N+1,\, p^\varepsilon - 1} \equiv c_{u_0, p-1}\, c_{u_1, p-1} \cdots c_{u_{\varepsilon-2}, p-1} \ (p) & (\equiv 1 \ (p) \text{ si } \varepsilon = 1) \\ c_{N'+1,\, p^{\varepsilon-1} - 1} \equiv c_{u_0, p-1}\, c_{u_1, p-1} \cdots c_{u_{\varepsilon-2}, p-1} \ (p) & (\equiv 1 \ (p) \text{ si } \varepsilon = 1) \end{cases}\] \[\begin{cases} c_{N,\, p^\varepsilon} \equiv c_{v_{\varepsilon-1}, 1} \equiv v_{\varepsilon-1} + 1 \\ c_{N',\, p^{\varepsilon-1}} \equiv c_{v_{\varepsilon-1}, 1} \equiv v_{\varepsilon-1} + 1 \end{cases}\] dans la première accolade, le produit est écrit jusqu'à \(u_{\varepsilon-2}\) dans les deux lignes.

Lemme 2 […]. Soit \(\mathbb{Z}_p\) le localisé de \(\mathbb{Z}\) en \(p\), \(E\) un \(\mathbb{Z}_p\)-module, \(N \in \mathbb{N}\), \(e \geq 0\) tel que \(p^e \geq N + 1\) […], \(I\) l'ens. des entiers de la forme \(N\) et \(N + p^\varepsilon\), \(0 \leq \varepsilon \leq e\), \((x_i)_{i \in I}\) une famille d'éléments de \(E\), tel qu'on ait \[\binom{j}{i}(x_j - x_i) = 0 \qquad i = N, N+1,\ i < j \in I \quad \Bigl(\text{donc } j = N + p^\varepsilon,\ 0 \leq \varepsilon \leq e\Bigr)\] dans la marge gauche, tourné : Rmq si \(E\) est un \(\mathbb{F}_p\)-module, on ne peut conclure que \(x_i = x_N\) \(\forall i \in I\) (ex. \(p = 2\), \(N = 2\), \(e = 2\), donc on a \(x_2, x_3, x_4, x_6\) on a \(x_2 = x_3 = x_6\) mais […]) l'énoncé du lemme 2 se poursuit au-delà de la p. 20 ; le batch s'arrête ici.