Cote n° 9 · batch 2 · pages 21–28 · Transcription · Groupe de Barsotti-Tate et cristaux (jusqu’en été 1969) : notes manuscrites (s.d.)
Édition de démonstration

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Cette section mérite le nom d'invariant de Hasse de \(A\). L'ensemble des zéros de cette section est exactement l'ensemble des \(s\) tels que \(A_s\) soit non ordinaire.

Quelles sont les relations entre \(\omega_A\) et \(\omega_{A^*}\) ? On a, grâce à la suite exacte \[ 0 \to \underline{t}_A^{\vee} \to \mathrm{DR}^1(A/S) \to \underline{t}_{A^*} \to 0 \] la relation \[ \det \underline{t}_A^{\vee} \otimes \det \underline{t}_{A^*} \simeq \begin{array}{c} \det \mathrm{DR}^1(A/S) \\ \wr \\ \mathrm{DR}^{2g}(A/S) \simeq \underline{\mathcal{O}}_S \end{array} \] donc on a \[ \omega_A \cdot \omega_{A^*}^{\vee} \simeq \underline{\mathcal{O}}_S , \] i.e. on a un isom. can. \[ \omega_A \simeq \omega_{A^*} . \] Je dis que cet isom. est compatible avec les \(p\)-structures, — donc transforme \(\sigma_A\) en \(\sigma_{A^*}\), et dans le cas \(A\) ordinaire, induit un isom. \[ \det({}_{p}A)_{\text{ét}} \simeq \det({}_{p}A^*)_{\text{ét}} . \] les soulignements sont les siens ; au-dessus du \(p\) de « \(p\)-structures » un petit trait que l'on n'a pas su lire

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Il s'impose de regarder également, si \(A\) est ordinaire \[ T_p(A)_{\text{ét}} = \varprojlim \struck{\ill{}}\, ({}_{p^{\nu}}A)_{\text{ét}} \] (N.B. \(T_p(A)\) est une extension \[ 0 \to T_p(A)_{\mathrm{rad}} \to T_p(A) \to T_p(A)_{\text{ét}} \to 0 . \] On sait, par dualité de Cartier, que dans la suite exacte correspondante \[ 0 \to T_p(A^*)_{\mathrm{rad}} \to T_p(A^*) \to T_p(A^*)_{\text{ét}} \to 0 \] les termes extrêmes sont duaux l'un de l'autre, et plus précisément cette dualité est compatible avec filtrations, donc \[ \begin{aligned} T_p(A)_{\mathrm{rad}} &\simeq D(T_p(A^*)_{\text{ét}}) \\ T_p(A^*)_{\mathrm{rad}} &\simeq D(T_p(A)_{\text{ét}}) \end{aligned} \] donc la connaissance de \(T_p(A)_{\text{ét}}\) et \(T_p(A^*)_{\text{ét}}\) permet la […] des deux facteurs de \(T_p(A)\), donc \(T_p(A)\) si la base est parfaite [en général, il y aurait lieu d'expliciter la structure d'extension…].

On aimerait encore d'établir un isom. can. fonctoriel

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\[ \det T_p(A)_{\text{ét}} \xrightarrow{\ \sim\ } \det T_p(A^*) \]

[Soit Si […] \(\ell \neq p\) […] lieu de \(p\), on a bien \[ \det T_\ell(A) \overset{\alpha_\ell}{\simeq} \det T_\ell(A^*) \simeq \mathbb{Z}_\ell(g) \quad ] \] le crochet fermant est suivi d'un signe barré que l'on n'a pas su lire

car \(T_\ell(A^*) \simeq \det T_\ell(A^*)^{\vee} \otimes \mathbb{Z}_\ell(1)\), d'où \(\det T_\ell(A^*) \simeq \det T_\ell(A)\) deux lignes annulées par un zigzag, la seconde en outre entourée ; le « det » de la première est lui-même biffé, et on lit bien \(T_\ell(A^*)\) des deux côtés

Si \(\varphi\) est une polarisation de \(A\), Choisissons une polarisation définissant \(\tilde\varphi : A \to A^*\) d'où \(T_\ell(\tilde\varphi) : T_\ell(A) \to T_\ell(A^*)\), \[ \det T_\ell(\tilde\varphi) : \det T_\ell(A) \xrightarrow{\ \beta_\ell(\varphi)\ } \det T_\ell(A^*) , \] alors l'isom. \(\alpha_\ell\) n'est autre que \(\beta_\ell(\varphi)/\deg\varphi\). En s'inspirant de cette formule, on définira, \[ \beta_p(\varphi) = \det\bigl(T_p(\tilde\varphi)_{\text{ét}}\bigr) : \det T_p(A)_{\text{ét}} \to \det T_p(A^*)_{\text{ét}} \] et on considère \[ \alpha_p(\varphi) = \beta_p(\varphi)\big/\sqrt{\deg\tilde\varphi} : \det T_p(A)_{\text{ét}} \otimes \mathbb{Q}_p \to \det T_p(A^*)_{\text{ét}} \otimes \mathbb{Q}_\ell \] les deux « \(\otimes\mathbb{Q}\) » sont ajoutés après coup, le premier au-dessus de la flèche, le second sous la ligne, entouré et relié ; l'indice \(\ell\) du second est tel qu'écrit

À prouver : a) \(\alpha_p(\varphi)\) ne dépend pas de \(\varphi\).

[…] formellement du […]

Lemme. Soit \(u\) un automorphisme […] endom. de \(A\), d'où \[ \Bigl[\det T_p(u)_{\text{ét}} : \det T_p(A)_{\text{ét}} \to \det T_p(A)_{\text{ét}}\Bigr] \in \mathbb{Z}_p . \] On a \[ \left\{ \begin{array}{l} \deg u \text{ est un carré parfait} \\ \det\bigl(T_p(u)_{\text{ét}}\bigr) = \sqrt{\deg u} \end{array} \right. \] i.e. \[ \deg u = \bigl(\det(T_p(u)_{\text{ét}})\bigr)^2 \quad \text{et} \quad \det T_p(u)_{\text{ét}} \text{ est un entier} \geq 0 . \] faux le lemme entier, depuis « Soit \(u\) », est annulé par quatre longs traits obliques ; « faux », souligné, est écrit dans la marge gauche, à hauteur de l'accolade

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En effet, soit \(\psi\) une autre polarisation, donc \(\tilde\psi = \tilde\varphi \circ u\), où \(u \in \operatorname{End}(A) \otimes_{\mathbb{Z}} \mathbb{Q}\), […] et la relation \(\tilde\psi' = -\tilde\psi\) (pour : \(\tilde\varphi' = -\tilde\varphi\)) donne \[ \begin{array}{c} u'\tilde\varphi' = -\tilde\varphi u \\ \| \\ -u'\tilde\varphi \end{array} \qquad \text{i.e.} \qquad u' = \tilde\varphi u \tilde\varphi^{-1} . \] On veut prouver [posons \(\delta(\tilde\varphi) = \sqrt{\deg\tilde\varphi}\), \(\alpha_p(\tilde\varphi) = \Delta(\tilde\varphi)\)] \[ \begin{array}{l} \Delta(\tilde\psi)/\delta(\tilde\psi) = \Delta(\tilde\varphi)/\delta(\tilde\varphi) \\ \| \\ \Delta(\tilde\varphi)\cdot\Delta(u)/\delta(\tilde\varphi)\,\delta(u) \end{array} \] qui équivaut : \[ \Delta(u)/\delta(u) = 1 . \] Or par […] on a \[ \Delta(u)\,\Delta(u^*) = \delta(u)^2 = \deg u \] le « \(= \deg u\) » est écrit sous \(\delta(u)^2\), relié par un signe d'égalité vertical ; un \(\Delta\) isolé, repassé, précède la formule

d'autre part, comme \(u^* = \tilde\varphi u \tilde\varphi^{-1}\), on a ici \(\Delta(u^*) = \Delta(u)\), donc […] \[ \Delta(u)^2 = \delta(u)^2 \] d'où \(\Delta(u) = \pm\delta(u)\). Il faut encore exorciser le signe, il faut prendre dans un \(\operatorname{End}(A) \otimes_{\mathbb{Z}} \mathbb{Q}\), muni de l'involution \(u \mapsto u' = \tilde\varphi u \tilde\varphi^{-1}\), montrer que \(u > 0\) (i.e. […] \(u = \sum v_i v_i'\)) \(u = u'\) implique \[ \Delta(u) = +\delta(u) \] « \(+\delta(u)\) » est souligné deux fois [N.B. \(\delta(u)\) est bien défini, car \(\deg u\) est bien un carré parfait si \(u = u'\)]

et l'identité \(\Delta(u)^2 = \delta(u)\) est une identité des

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toute la page est annulée par trois longs traits obliques ; on la transcrit telle qu'elle se lit

Comme \(T_p(u)\) et \(T_p(u^*)\) sont de même

En effet, d'après le théorème \(p\)-adique ou th. caractéristique de Weil, on aurait \[ (*) \qquad \deg u = \det T_p(u)_{\text{ét}}\, \det T_p(u^*)_{\text{ét}} , \] et il reste à prouver que

  1. 1°)\(T_p(u)_{\text{ét}} = T_p(u^*)_{\text{ét}}\)
  2. 2°)\(\varepsilon(u) = 1\)

ce qui implique \(\det(T_p(u)) = \varepsilon(u)\sqrt{\deg u}\), \(\varepsilon(u) = \pm 1\) ajout à droite de 1°), relié par une accolade ; « de même », en haut à droite, est relié par un trait après « \(p\)-adique »

D'ailleurs on peut se borner à […] \(u \in \operatorname{Hom}(A,A) \otimes_{\mathbb{Z}} \mathbb{Q} = F\), un \(\varepsilon\) est écrit sous le signe d'égalité et alors \(\varepsilon\) est un […] \[ F^* \to (+1, -1) , \] donc [position des […]] […] fonction […] qui est une […] […] tel […] […] deux fonctions, « se borner à » est ajouté au-dessus de la ligne, relié par un trait ; les deux dernières lignes, déjà annulées par les traits obliques, sont en outre biffées et raturées d'un zigzag

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Or pour \(u\) variable, \(\Delta(u)\) est un polynôme dans \(\mathbb{Q}\)\(\mathbb{Z}_p[T]\) (\(T = (T_1, \ldots, T_N)\), \(N =\) […] \({}_{\mathbb{Z}}\operatorname{End}(A)_{\ldots}\)) le mot biffé devant l'indice \(\mathbb{Z}\) n'a pas été lu (on attend un rang) ; un petit mot illisible est écrit en indice après \(\operatorname{End}(A)\) qui, […], prend des valeurs entières pour des valeurs entières des variables. Donc \(\Delta(u)\) est un polynôme à coeff. entiers dans \(\mathbb{Q}\) (et même dans \(\mathbb{Q}_p\)), […] […] à coeff. […] \(\mathbb{Z}_{(p\mathbb{Z})}\) [car \(\mathbb{Z}_p[T] \cap \mathbb{Q}[T] = \mathbb{Z}[T]\), car \(\mathbb{Z}_p \cap \mathbb{Q} = \mathbb{Z}_{(p\mathbb{Z})}\)]. ces deux lignes sont biffées et raturées de zigzags Il faut prouver que ses valeurs sur le cône des \(u > 0\) sont \(\geq 0\), et pour que il suffit de le prouver en passant de \(\mathbb{Q}\) à \(\mathbb{R}\). Mais dans \(\mathbb{R}\) tout élément \(\geq 0\) est un carré, d'un élém. […] \(\geq 0\), donc \[ \Delta(u) = \Delta(v^2) = \Delta(v)^2 \in \mathbb{R}^2 = \mathbb{R}^+ , \] cqfd.

b) \(\alpha_p(\varphi)\) induit bien un isom. […] de \(\det T_p(A)_{\text{ét}}\) avec \(\det T_p(A^*)_{\text{ét}}\). Cela […] que les deux équivaut : la relation (i) \(\alpha_p(\varphi)\) applique \(\det T_p(A)_{\text{ét}}\) dans \(\det T_p(A^*)_{\text{ét}}\)] \[ \text{i.e.}\quad v_p\Bigl(\operatorname{card}\bigl(\operatorname{Coker} T_p(\tilde\varphi)_{\text{ét}}\bigr)\Bigr) = v_p\bigl(\sqrt{\deg\tilde\varphi}\bigr) . \] avant ce « i.e. », un \(\beta_p(\varphi)\) est écrit puis raturé ; dans le conoyau, un premier symbole est noirci et remplacé par \(T\) On a évidemment

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\[ \operatorname{Coker} T_p(\tilde\varphi)_{\text{ét}} \simeq \bigl(\operatorname{Ker} \tilde\varphi\bigr)(p)_{\text{ét}} \] Or on sait que \(\operatorname{Ker}\tilde\varphi\) est autodual, donc \((\operatorname{Ker}\tilde\varphi)(p)_{\text{ét}}\) est dual de \((\operatorname{Ker}\tilde\varphi(p))_{\mathrm{rad}}\), donc comme […] ordinaire, d'où la relation \[ \begin{array}{c} \bigl(\operatorname{card} (\operatorname{Ker}\tilde\varphi)(p)_{\text{ét}}\bigr)^2 = \operatorname{card} \operatorname{Ker}(\tilde\varphi(p)) \\ \hspace{7em}\| \\ \hspace{7em}(\deg\tilde\varphi)(p) \end{array} \] d'où la relation envisagée… Cela définit bien un isom. canonique \[ (*) \qquad \boxed{\det T_p(A)_{\text{ét}} \xrightarrow[\alpha_A]{\ \sim\ } \det T_p(A^*)_{\text{ét}}} \] compatible avec changement de base, et isom. en \(A\).

[Si \(u\) est un automorphisme de \(A\), et \(\check u = u^{*-1}\) […], […] on aura … \(\alpha\), \(\det T_p(u)_{\text{ét}} = \det T_p(\check u)_{\text{ét}}{}^{\alpha}\), donc en identifiant […] […] à \(\mathbb{Z}_p\) […], on aura \[ \begin{array}{c} \det T_p(u)_{\text{ét}} = \det T_p(u^{*-1})_{\text{ét}} \\ \hspace{7em}\| \\ \hspace{7em}\bigl(\det T_p(u^*)\bigr)^{-1} \end{array} \] donc \[ \boxed{\det T_p(u)_{\text{ét}}\,\det T_p(u^*)_{\text{ét}} = 1} \qquad \text{\emph{$u$ un automorphisme de $A$}} \quad ] \] au-dessus du second facteur, un « det » est récrit en correction

Attention, si \(u\) est un endomorphisme de \(A\), on aura en général \[ \det T_p(u) \neq \det T_p(u^*) \] dans la marge gauche, en regard, un grand signe en forme de « 2 » ou de « Z »

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[…] si \(A\) […] […] […] corps alg. clos ; donc l'isom. […] bien fonctoriel pour les […] de \(=\) dimension [dans la mesure où ça pourrait avoir un sens, les deux foncteurs n'étant pas de \(=\) variance en \(A\)…]. Cependant, […] \[ \boxed{\det T_p(u)_{\text{ét}}\, \det T_p(u^*)_{\text{ét}} = \deg u} \] vaut aussi […] […] pour […] de \(=\) dimension […] Sch. A. de ajout de la marge gauche, écrit en oblique et relié au texte par un trait ; lecture très incertaine

c) Il faudrait vérifier que \[ \alpha_{A^*} = \alpha_A^{-1} \] [[…] signe (?)…]. Noter aussi la compatibilité par […] de \(\mathcal{V}A\). —

d) L'isom. \(({}_{p}A)_{\text{ét}} \to ({}_{p}A^*)_{\text{ét}}\) induit par \(\alpha_A\) est bien celui déduit plus haut de la dualité en cohomologie de De Rham (à vérifier…). « plus haut » renvoie à la page 21, où l'isomorphisme est écrit entre les déterminants \(\det({}_{p}A)_{\text{ét}}\) et \(\det({}_{p}A^*)_{\text{ét}}\)