Cote n° 78 · batch 1 · pages 1–20 · Transcription · [Polygones réguliers et polynômes cyclotomiques] : notes manuscrites (s.d.).
Datation de l’inventaire : [à partir de 1977]
Édition de démonstration

1Polygones réguliers — Chap I inscription au crayon sur la couverture de la chemise.

2

Chap. I. Introduction au point de vue affine

Polygones affines

1 Définition […] Déf \(E\) plan affine sur un corps (disons …) \(k\). Un […] polygone (déployé) dans \(E\) est une partie finie \(S\) de \(E\) (ensemble des sommets) de cardinal \(\geq 3\), munie d'une « structure polygonale combinatoire », i.e. d'une partie à deux éléments \(\omega = \{u, u^{-1}\}\) de \(\mathfrak{S}_S\) formée de permutations circulaires inverses l'une de l'autre (ce qui implique \(n \geq 3\)). Les droites rejoignant deux sommets contigus sont appelées ⌜(en corr. 1-1 avec les côtés […])⌝ les côtés; \(\omega\) est l'une des orientations de \(P\). Si \(n = \operatorname{card} S\), c'est aussi le cardinal de l'ensemble des côtés — on dit que \(P\) est un ⌜\(n\)-⌝polygone.

re-Déf On dit que \(P\) est régulier si tout automorphisme combinatoire de \(\mathfrak{P} = (S, \omega)\) — i.e. tout élément du normalisateur ⌜\(\mathfrak{G}\)⌝ de \(\omega\) dans \(\mathfrak{S}_S\) — se prolonge de façon unique en un automorphisme affine de \(E\); il suffit bien sûr de l'exiger ⌜pour un \(u \in \omega\)⌝ […] pour un système de gén., p.ex. ⌜\(u\) et une symétrie⌝ \(\sigma_s\) p.r. à un sommet \(s\), ou une symétrie \(\sigma_a\) p.r. à un […] ⌜côté⌝. [en fait, si \(s\) et \(a\) sont incidents, ⌜deux⌝ quelconques des trois él. \(\sigma_s, \sigma_a, u = \sigma_a \sigma_s\) forment des ⌜un syst. de⌝ générateurs]. Pour des raisons techniques, on exige que les \(u \in \omega\) […] […] ce qui revient au […] les él. des groupes ⌜cycliques⌝ \(\langle u \rangle\) engendrés — appelés groupes des rotations des polygones comb. — se réalisent

3par des automorphismes unimodulaires, […] On comprendra mieux par la suite la nature exacte de cette restriction (en étudiant le pb dans un projectif); disons pour l'instant qu'on ⌜elle⌝ revient au même que d'exiger \(\sigma_a\) ([…] […], cela revient au même puisqu'ils sont conjugués) est une réflexion — i.e. laisse invariante une droite. On verra aussi que cette restriction est automatiquement satisfaite dans le cas des polygones réguliers […] : \(2p\) côtés en car. \(p\) (\(p\) nb premier impair) — p.ex. l'hexagone en car. 3.

Devrait […] NB On fera attention que dans la définition des polygones généraux, on aurait défini les côtés comme des droites de \(E\) […] une application surjection de l'ens. des côtés combinatoires sur l'ens. des côtés géométriques. On dira que le polygone est propre si pour un sommet \(s \in S\) et un côté combinatoire \(\{s', s''\}\), \(s\)

dans la marge et sous le texte, un polygone non convexe aux sommets notés \(A_0, A_1, \dots, A_8\) (certains côtés repassés à l'encre plus épaisse), et à gauche un segment vertical portant \(A_1\), \(A_5\), \(A_2\)

4est incident au côté géométrique \(D(s', s'')\) ssi \(s\) est incident au côté combinatoire, i.e. \(s = s'\) ou \(s = s''\); ceci implique bien entendu que les côtés géom. corr. 1-1 aux côtés combinatoires. On verra que les polygones réguliers (avec tous la condition unimodulaire) ⌜sont⌝ aussi propres.

\(\triangle\) La condition d'unicité dans la définition du polygone régulier équivaut évidemment à dire que \(S\) engendre aff[ine]men[t] \(E\), ou encore que \(S\) n'est pas […] ⌜contenu dans⌝ une droite. Il revient au même que de dire que trois sommets consécutifs \(s_0, s_1, s_2\) ne sont pas alignés (sinon, par la régularité — en sorte que si \(d_0 = D(s_0, s_1)\), on aurait aussi […] \(d_0 = u(d_0)\) [\(u s_0 = s_1, \dots\)], donc tous les \(d_i\) égaux puisque \(u\) transitif sur l'ens. des côtés, absurde …].

pt de vue […] : fixer \(\Pi\) (le « schéma combinatoire ») […] plutôt des polygones épinglés. Épinglage d'un polygone géom. par un pl. comb. \(\Pi\) — ou polygone géom. \(\Pi\)-épinglé : revient à la donnée d'un couple […]\((\Pi, \varphi)\), \(\Pi = (S, \omega)\) poly comb., \(\varphi \colon S \to E\) application injective

5À vrai dire, l'[…] ⌜injectivité⌝ de l'application sur les sommets, ainsi que celle de l'application des côtés comb. vers les côtés géom. peut ne être pas injectives, ou encore que […] dans le cas non propre [où la donnée du polygone géom. ⌜propre⌝ équivaut à la donnée de l'ens. des sommets et de l'ens. des côtés, satisfaisant les conditions suivantes : […] sommet incident à ex. deux côtés, […] côté incident à ex. […] […], […] plus condition de connexité combinatoire …]. La bonne notion est ⌜(non-réalisation)⌝ donc celle de repr. ⌜géom.⌝ d'un poly. combinatoire, qui revient à la donnée de deux applications — sur l'ens. des sommets et sur l'ens. des droites — respectant les relations d'incidence …. (lorsque deux sommets incidents […] […] des pt des […] sommets […] […] pour […] un polygone distinctes par l'application sommets, cette dernière suffit : elle sert à déterminer la réalisation, et elle peut être choisie arbitrairement, le passage barré vers le bas de la page est encadré et repris par des renvois en partie illisibles ; la phrase continue au-delà de la page.

6

I bis. Exemples sur \(k = \mathbb{R}\)

Prenons \[ (1) \qquad E = \mathbb{C} \] regardé comme plan sur les réels. Soit […] \(\zeta\) une racine primitive \(n\)-ième de 1, (racine de 1 d'ordre \(n\)) posons \[ \text{\struck{\ill{}}}\,(2) \qquad \zeta^n = 1, \quad \zeta^d \neq 1 \ \text{si}\ d \mid n,\ \text{\struck{\ill{}}}\, 1 \leq d < n \] posons \[ (3) \qquad s_i = \zeta^i \qquad i \in \mathbb{Z}/n\mathbb{Z} \] avec la structure polygonale ⌜combinatoire⌝ standard. Les \(s_i\) distincts car \(\zeta\) racine primitive. Posons \(\sigma, u \in \text{\struck{\ill{}}}\,\mathrm{Gl}_{\mathbb{R}}(E) \subset \mathrm{Aff}(E)\) définis par \[ (4) \qquad \begin{cases} \sigma z = \bar{z} \\ u z = \zeta z \end{cases} \qquad \text{\struck{\ill{}}} \] donc […] […] \[ (5) \qquad \begin{cases} \sigma s_i = s_{-i} \\ u s_i = s_{i+1} \end{cases} \] donc […] […] un \(n\)-polygone régulier, \(P_\zeta\).

On vérifiera aisément (cf. […] […] dans un contexte plus général) que

  1. a)\(P_\zeta\) isom. à \(P_{\zeta'}\) ssi \(\zeta' = \zeta\) ou \(\zeta' = \zeta^{-1}\) (ou encore, posant \(\alpha(\zeta) = \zeta + \zeta^{-1}\), ssi \(\alpha(\zeta) = \alpha(\zeta')\))
  2. b)Tout polygone régulier dans […] un plan affine sur \(\mathbb{R}\) est isom. à un \(P_\zeta\).

7Si \(\mathcal{T}\) est le groupe des racines de l'unité dans \(\mathbb{C}\), donc i.e. le s-groupe de torsion de \(\mathbb{C}^*\), qui est isomorphe à \(\mathbb{Q}/\mathbb{Z}\), donc \(\mathcal{T}\) […] pour unique élément d'ordre 2, savoir \(-1\), engendrant l'unique ss-groupe cyclique d'ordre 2, \(\{\pm 1\} \subset \mathcal{T}\) donc \(\pm 1\) opère sur \(\mathcal{T}\) (écrit additivement par les […] […]) et […] l'ens. des classes d'isom. de polygones réguliers sur \(\mathbb{R}\) est en corr. biunivoque canonique avec \[ \bigl(\mathcal{T}/\{\pm 1\} \smallsetminus \{\bar{1}\}\bigr) \] où \(\bar{1}\) est l'image dans le quotient \(\mathcal{T}/\{\pm 1\}\) de l'él. unité.

On a pour quatre pts consécutifs \(s_i, s_{i+1}, s_{i+2}, s_{i+3}\) \[ (s_{i+3} - s_i) = \text{\struck{\ill{}}}\, r\,(s_{i+2} - s_{i+1}) \] où \(r\) est un nb réel qui ne dépend que de \(\zeta\) (pas de \(i\)) en fait \[ r = 1 + \underbrace{(\zeta + \zeta^{-1})}_{2 \cos \arg \zeta} \] En effet, \[ \frac{\zeta^{i+3} - \zeta^{i}}{\zeta^{i+2} - \zeta^{i+1}} = \frac{\zeta^3 - 1}{\zeta^2 - \zeta} = \frac{\zeta^2 + \zeta + 1}{\zeta} = 1 + (\zeta + \zeta^{-1}) \]

à gauche, quatre sommets consécutifs \(s_i, s_{i+1}, s_{i+2}, s_{i+3}\) ; les côtés \(s_i s_{i+1}\) et \(s_{i+2} s_{i+3}\) prolongés en pointillé jusqu'à leur intersection sur l'axe de symétrie ; l'angle extérieur en \(s_{i+2}\) est marqué \(\theta = \arg \zeta\)

8Si on étend les scalaires du plan ⌜vect.⌝ réel au plan vectoriel complexe, l'homom. de multiplication complexe par \(\zeta\) (pour […] […] complexe) se diagonalise, suivant deux droites « isotropes » canoniques […] la matrice ⌜diagonale⌝ \((\zeta, \zeta^{-1})\), le pt 1 de \(E\) devient le pt \(s_0 = (1, 1)\) de \(\mathbb{C}^2\), et \(s_i\) devient le pt de coordonnées complexes \((\zeta^i, \zeta^{-i}) = u_\zeta^i(s_0)\). La symétrie p.r. au sommet \(s_0\), i.e. \(z \mapsto \bar{z}\), est transformée en l'automorphisme \((x, y) \mapsto (y, x)\) symétrie des […] […]. On verra que cette structure des \(n\)-polygones réguliers est typique, sur les corps ⌜alg. clos⌝ de car. premier à \(n\); et pour car. […] on a la même ⌜(\((n, p) = 1\))⌝ classification des \(n\)-polygones réguliers que celle trouvée dans le cas des corps des réels. (NB Le fait que dans le cas particulier \(k = \mathbb{R}\), bien que \(k\) ne soit pas alg. clos, on ait la même classification, est remarquable et demande de l'attention …

À gauche, en regard : \(E \to \mathbb{C}\) par deux flèches \(\varphi_1, \varphi_2\), avec \(\mathbb{R} \to \mathbb{C}\) et \(\varphi_1(z) = z\) […], \(\varphi_2(z) = \bar{z}\) ; puis \(E \otimes_{\mathbb{R}} \mathbb{C} \simeq \mathbb{C}^2\) (noté \(E \simeq_{\mathbb{C}} \mathbb{C}^2\)).

9feuille de calculs épars sur les endomorphismes d'un plan, barrée de deux longues diagonales ; transcrite telle quelle, sans lien explicite avec les pages voisines. \[ u\,(\operatorname{Tr} v\,\mathrm{id} - v) = (\operatorname{Tr} v)\,u - uv \] \[ \operatorname{Tr} u\check{v} = \operatorname{Tr} u \operatorname{Tr} v - \operatorname{Tr}(uv) \qquad 2 \operatorname{Tr} \ill{} \] \(\det u + \det v =\) \[ \det(u + v) = \det u + \det v + \underbrace{(\operatorname{Tr} u \operatorname{Tr} v - \operatorname{Tr} uv)}_{\varphi(u, v)} \] \(\tilde{x}\) […] \(\tilde{y}\) \(u\) \(\mathcal{M}\) \(u x\) \(u\) unipotent \[ \begin{pmatrix} \lambda & u \\ 0 & \lambda' \end{pmatrix} \qquad \begin{cases} u x = 0 \\ \operatorname{Tr} u = 0 \end{cases} \] \(D\) […] […] […] […] […] \(\mathcal{L} \subset \ill{}\) […] […] […]

\(u D \subset D\), \(\operatorname{Tr} u = 0\) \(u\) \(\begin{pmatrix} \lambda & u \\ & -\lambda \end{pmatrix}\) \(E/D\)

\(u\) \(0 \subset \mathcal{O}_\xi \subset \sqrt{\mathcal{J}} \subset \mathcal{L}\) \(\lambda\) \(\begin{pmatrix} ? & \\ 0 & \lambda \end{pmatrix}\) \(X \to \mathbb{R}(\sqrt{\mathcal{J}}/\mathcal{O}_\xi)\)

\(\operatorname{Tr} u =\) \(u D \subset D\) \(u = \lambda + v\) \(u = \lambda\,\mathrm{id} + v\) \(v\) nilpotent

\(u\) \(x\) \(\operatorname{Tr} u = 0\) […] \(\det u = 0\) \(u^2 = 0\) \(\lambda^2\)

10

II. Épinglages et repères

Un repère d'un polygone combinatoire est un couple \((s_0, d_0)\) d'un sommet et d'un côté incidents; il revient au même de se donner un couple \((s_0, s_1)\) de deux sommets adjacents […] […] (prendre \(d_0 = \{s_0, s_1\}\)) ou d'un \(s_0 \in S\) et de \(u \in \omega\) — i.e. d'un sommet et d'une orientation — (prendre \(s_1 = u s_0\)).

Prop 1 \(\Gamma = \operatorname{Aut}(S, \omega)\) est ⌜simplement⌝ transitif sur l'ens. des repères — ⌜i.e.⌝ qu'[…] […] […] […] ⌜un⌝ torseur sous \(\Gamma\).

C'est en. équivalent à ceci :

Cor 1 Soient \(\Pi = (S, \omega)\), \(\Pi' = (S', \omega')\) deux ⌜isom.⌝ pol. comb. ⌜isomorphes⌝ et soit \(r_0 = (s_0, u)\) un repère de \(\Pi\). Alors l'application \[ \begin{aligned} \operatorname{Isom}(\Pi, \Pi') &\longrightarrow \operatorname{Rep}(\Pi') \\ \theta &\longmapsto \theta(r_0) \end{aligned} \] est bijective.

Un épinglage d'un poly. comb. est la donnée d'un repère (dans ce cas un repère) — celle d'un ⌜un épinglage (ou repère)⌝ d'un polygone géom. est un ép. du pl. comb. sous-jacent. Il revient au même de dire de donner un \(\Pi_0\)-

11« le » (i.e. […] […] épinglé pol. comb. épinglé — i.e. muni d'un repère) épinglage, où \(\Pi_0\) est le « \(n\)-poly. combinatoire type ».

Cor. 2 Soient \(P = (E, S, \omega)\), \(P' = (E', S', \omega')\) deux polygones réguliers isomorphes, Alors ⌜Soit⌝ \(r\) un repère ⌜pour un répère⌝ de \(P\) pouvant être épinglé. Alors l'applic. \[ \theta \mapsto \theta(r) \colon \operatorname{Isom}(P, P') \to \operatorname{Rep}(E', S', \omega') \] est bijective.

Scholie On peut donc énoncer : que les classes d'isomorphie de \(n\)-polygones réguliers, les \(n\)-polygones réguliers épinglés sont déterminés : isom uniques près. [Il est bien sûr de le cas purement combinatoire]. Bien sûr, les classes d'iso des uns et des autres se correspondent 1-1 …

NB Il y aura dans la question « d'écrire » « le » espace affine \(E\) dans lequel se place \(P\), en termes des types d'isomorphie (i.e. de \(n\) et d'un « module » \(\alpha \in k\) convenable), est longue ⌜,⌝ et ceci fait, « d'écrire » […] […] également les […] ⌜sommets⌝ \(s_i\) ([…]).

12

III. Polygones \(n\)-réguliers et repr. des groupes diédraux

le haut de la page (jusqu'à « intrinsèque ») est barré de grandes croix ; on le transcrit sous struck pour autant qu'il se lit. Revenons au cas des polygones réguliers. Soit \(\Pi = (S, \omega = \{u, u^{-1}\})\) […] […] \(\Pi\) épinglé, et […] \(\Gamma\) […] \(k\). \(\Gamma = \operatorname{Aut}(\Pi)\), \(\Gamma^{0}\) = […] des automorphismes ⌜conservant l'orient.⌝ On obtient une représentation \[ \text{\struck{$\Gamma \xrightarrow{\varphi} \operatorname{Aut}_{\mathrm{aff}}(E)$}} \] […] des sommets […] […] […] orbite sous \(\Gamma\). […] ⌜Nous partirons du⌝ pt de vue intrinsèque (non épinglé).

Question Pb de l'épinglage […] […] […] […] combinatoire \((s_0, s_1)\), […] \((s_0, d_0)\) […] […] \((s_0, \omega)\) […] […] Donnée de […] […] \(\mathfrak{G}\) de \(\Gamma\) […] […] […] ([…]) la marge gauche porte, d'une écriture oblique et encadrée, une note dont seuls ces fragments se lisent.

Le polygone \(P = (S, \omega)\) détermine un s-groupe \[ \Gamma \subset \operatorname{Aut}_{\mathrm{aff}}(E) \] isomorphe à un groupe diédral \(D_n\) ⌜\(n \in \mathbb{N}\) convenable⌝ \[ (1) \qquad \Gamma \simeq D_n \qquad \text{(isomorphisme non donné)} \] et \(S\) est une orbite de \(\Gamma\) op. sur \(E\) \[ (2) \qquad S \in \text{\struck{\ill{}}}\,\Gamma \backslash E \] dans le s-groupe \(\Gamma\) étant donné, \(S\) est déterminé quand on connaît un de ses sommets, \(s_0\) \[ (4) \qquad s_0 \in E \] le numéro se lit plutôt (4) que (3) ; la page suivante numérote à nouveau (4) la condition \(\omega \subset \Gamma\). À quelle Le polygone \(P\) est-il connu par la connaissance de \((\Gamma, \text{\struck{\ill{}}}, S)\), i.e. la structure combinatoire ⌜\(\omega\)⌝ de \(S\) résulte-t-elle de la connaissance du s-groupe \(\Gamma \subset{}\) \(\operatorname{Aut}\) \(\mathfrak{S}_S\) de ses automorphismes?

13Non, car ce groupe est le même pour la str \(\omega = \{u, u^{-1}\}\) et \(\omega^{(r)} = \{u^r, u^{-r}\}\) où \(r \in \mathbb{Z}\), \((r, n) = 1\). Il faut donc en plus se donner une partie \[ (4) \qquad \omega \subset \Gamma \] avec \[ (5) \qquad \begin{cases} \operatorname{card}(\omega) = 2, \quad \omega = \{u, u^{-1}\} \\ \text{\struck{\ill{}}} \end{cases} \] […] telle que, si \(\Gamma^{0}\) est le s-groupe de \(\Gamma\) engendré par \(\omega\) (i.e. par l'un quelconque des deux éléments) … on ait \[ (6) \qquad \begin{cases} \text{\struck{\ill{}}}\,\operatorname{card} \Gamma/\Gamma^{0} = 2 \\ \Gamma/\Gamma^{0} \ \text{opère sur}\ \Gamma^{0}\ \text{par}\ \lambda \mapsto \lambda^{-1} \\ \text{l'ext.\ } \Gamma\ \text{de}\ \Gamma/\Gamma^{0}\ \text{par}\ \Gamma^{0}\ \text{est semi-directe,} \\ \quad \text{i.e.}\ \exists\, \sigma \in \Gamma,\ \sigma^2 = 1,\ \sigma \mapsto \text{él.}\ {-1}\ \text{de}\ \Gamma/\Gamma_0 \end{cases} \] [NB Ces conditions, qui précisent (1) ⌜(moyennant la condition que \(\Gamma^{0}\) soit fini)⌝, devraient bien sûr remplacer (2).]

En résumé, \(P\) est déterminé par la donnée

  1. a)d'un sous-groupe \(\Gamma \subset \operatorname{Aff}(E)\)
  2. b)de la partie \(\omega \subset \Gamma\) satisfaisant (5), (6)
  3. c)de \(S \in \Gamma \backslash E\) (une des orbites)

14Quelles conditions faut-il imposer à a), b), c) pour que ces données proviennent d'un polygone régulier? Signalons condition (6), et \[ (9) \qquad \text{\struck{\ill{}}}\ \begin{cases} S\ \text{n'est pas contenu dans une} \\ \text{droite de}\ E \end{cases} \] et ensuite \[ (8) \qquad S\ \text{est un torseur sous}\ \Gamma^{0} \] \[ (7) \qquad \Gamma^{0}\ \text{fini} \] des flèches dans la marge renvoient (8) et (7) au-dessus de (9) : l'ordre voulu est sans doute (7), (8), (9). Ces […] conditions ⌜(6) à (9)⌝ suffisent, car la structure de torseur sur \(S\) sous \(\Gamma^{0}\) ⌜cyclique⌝ induit sur \(S\) ⌜(lorsque \(\omega \subset \Gamma^{0}\))⌝ une structure de polygone combinatoire — ⌜la condition (9) […] […] \(\Gamma \hookrightarrow \operatorname{Aut}\) […] \(\omega \to \omega' \subset \mathfrak{S}_S\)⌝ (\(n = \operatorname{card} \Gamma^{0}\)) et si \(\sigma \in \Gamma\) est comme dans (6), il ⌜[…]⌝ ⌜[…]⌝ induit des automorphismes de \((S, \omega)\) qui renversent l'orientation, donc […] \(\Gamma\) […] exactement le groupe des automorphismes de \(\Gamma'\) est le groupe des autom., […] […] induit \[ \Gamma \hookrightarrow \Gamma', \qquad \Gamma^{0} \simeq \Gamma'^{0} \] qui induit un […] ⌜isom.⌝ OK.

Si on se fixe \(n\), (7) devient \[ (7') \qquad \operatorname{card} \Gamma^{0} \simeq \mathbb{Z}/n\mathbb{Z}. \] sic : « \(\operatorname{card}\) » devant un isomorphisme de groupes ; on attend \(\Gamma^{0} \simeq \mathbb{Z}/n\mathbb{Z}\).

15On peut d'ailleurs remplacer la donnée c) par la donnée \[ \text{c}') \qquad S \in \Gamma^{0} \backslash E \] plus symétrique ⌜car on prend une famille par une orbite cyclique⌝ et (9) et les conditions : mettre aussi dans (7) ⌜(7) pour⌝ tout ce passage, de « et les conditions » jusqu'à (8\(''\)), est barré de trois longues diagonales. \[ \text{\struck{(8$'$)}} \quad \text{\struck{$\Gamma^{0}$ opère fid.\ sur $S$}} \quad \text{\struck{$u \in \omega$ fixés, si $s_0 \in S$, $u s_0 \neq s_0$}} \] \[ \text{\struck{(8$''$)}} \quad \text{\struck{$\operatorname{card} S = \operatorname{card}(\Gamma^{0}) = n$}} \] dans (9\('\)) et \(\Gamma \subset \ill{}\) (8\('\)) […] […] \(\Gamma^{0}\) opère […] […] \(\Gamma\) […] fidèlement […] […] […] […] […] […] \(S^*\) […] […] \(\Gamma^{0}\)

Il faut exprimer que \(S\) est […] ⌜stable⌝ sous \(\Gamma\) i.e. est une orbite sous \(\Gamma\), ce qui équivaut à […] […] comme dans […] […] […] […] […] […] donnée d'un \(s_0 \in S\), en disant \[ (10) \qquad \exists\, \sigma_{s_0} \in \Gamma,\ \sigma_{s_0} \neq 1, \ \text{tel que}\ \sigma_{s_0} s_0 = s_0 \] (NB. A posteriori, ce \(\sigma\) sera unique, […] pour raisons combinatoires)

Si on veut que regarder les structures \(P\) dans \(E\) entièrement épinglées (choix d'un sommet \(s_0\) et d'un côté ⌜comb.⌝ \(\{s_0, s_1\}\) issu de \(s_0\), i.e. d'un sommet \(s_1\), ce qui revient à la donnée de \(u \in \omega\) (orientation)) (\(s_1 \leftrightarrow u\) déterminé par \(s_1 = u s_0\))

16Les données deviennent (en plus de l'entier \(n \geq 3\)) \[ (11) \qquad \begin{cases} \text{a}')\ \text{Représentation \struck{fidèle}}\quad D_n \xrightarrow{\ \varphi\ } \operatorname{Aff}(E) \\ \text{b}')\ s_0 \in E \end{cases} \] \[ \begin{aligned} D_n &= \{\pm 1\} \cdot \mathbb{Z}/n\mathbb{Z} \qquad (\sigma \in \{\pm 1\},\ u \in \mathbb{Z}/n\mathbb{Z}) \\ &= \{\sigma, u \mid \sigma^2 = 1,\ u^n = 1,\ \sigma u \sigma^{-1} = u^{-1}\} \\ &= \{\sigma, \sigma' \mid \sigma^2 = \sigma'^2 = 1\} \end{aligned} \] satisfaisant les conditions (pour un pol. rég. affine unimodulaire) \[ (13) \qquad \begin{cases} \text{\struck{$u s_0 \neq s_0$}} \\ (1^{o})\ \sigma s_0 = s_0 \\ (2^{o})\ s_0,\ s_1 = u s_0,\ s_2 = u^2 s_0\ (= u s_1)\ \text{non alignés}\ [\Rightarrow u s_0 \neq s_0] \\ \text{\struck{\ill{}}}\,(12)\ \varphi\ \text{fidèle}\ (\text{P.\ mémoire})\quad u\ \text{unimodulaire}] \end{cases} \] « P. mémoire » (pour mémoire) est une lecture incertaine. On dira que […] satisfait […] […] (12) si […] […] \(s_0\) […] conditions (10), (2\(^{o}\)) […] […] […]

Proposition 2 Pour un plan affine \(E\) fixé et un entier \(n \geq 3\) fixé, la donnée dans \(E\) d'un \(n\)-polygone régulier […] épinglé équivaut à la donnée d'un couple \((\varphi, s_0)\), où \(\varphi \colon D_n \to \operatorname{Aff}(E)\) est un homom. de groupes injectif, et où \(s_0 \in E\) est tel que \(\sigma s_0 = s_0\) (i.e. \(s_0 \in E^{\sigma}\)) et \(s_0, u s_0, u^2 s_0\) non alignés […] […] […] par les conditions (12) : \(\varphi\) injectif fidèle et \(u\) unimodulaire. (13) […] […] […] […] […]

Techniquement, la donnée essentielle est celle de \(\varphi\). On verra que […] pour les \(\varphi\) correspondant à des polygones réguliers, […] \(\sigma\) est une réflexion i.e. \(E^{\sigma}\) \((= \{x \in E \mid \sigma x = x\})\) est une droite NB […] […] […]

17Donc le choix ⌜supplémentaire⌝ de \(s_0\) est le choix d'un pt sur une droite ⌜\(D_\sigma\)⌝. Il faudra de plus, tout d'abord \(s_0 \neq u s_0\), dire \(s_0 \notin D_{\sigma'}\) ce qui revient au même ([…] […] […] \(\sigma' = u\sigma\) tel que \(u = \sigma'\sigma\) — la symétrie […] fixe \((s_0, s_1)\)) que \(s_0 \neq \sigma' s_0\) i.e. \[ s_0 \notin D_\sigma \cap D_{\sigma'} \] [NB […] […] \(D_{\sigma'}\) est l'ens. des pts fixes de \(\sigma'\)] — On trouvera que les conditions imposées à \(\varphi\) pour qu'il y ait \(s_0\) satisfaisant à les conditions impliquent que […] \(\sigma'\) est également une réflexion et \(D_\sigma \neq D_{\sigma'}\) — donc […] cela exclut ⌜a priori⌝ un plus un pt \(c\) (le centre ⌜qui est un pt fixe sous pour \(\varphi(D_n)\)⌝ du polygone) parmi les pts éligibles pour \(s_0\). On trouvera de plus que (pour \(\varphi\) fixé, les ens. des ⌜admissible⌝) l'ens. des \(s_0 \in \text{\struck{\ill{}}}\ D^{\sigma *} := \text{\struck{distincte}}\ D^{\sigma} - \{D \cap D^{\sigma}\}\) […] […] — sur lequel le commutant \(\mathfrak{G}\) de \(\varphi(\Gamma)\) dans \(\operatorname{Aff}(E)\) opère de façon évidente) est un torseur sous \(\mathfrak{G}\).

à gauche : un polygone aux sommets \(s_{-1}, s_0, s_1, s_2\), la droite \(D_{\sigma'}\) passant par un pt intérieur (le centre) et le milieu du côté \(s_0 s_1\), et, plus bas, une droite \(D_\sigma\) dirigée vers \(s_0\) la notation hésite entre \(D_\sigma\) et \(D^{\sigma}\) pour la droite des points fixes de \(\sigma\) ; on garde celle de chaque endroit.

18introduction Proposition 3 (Sous réserve qu'on se soit assuré — que \(\sigma'\) est une réflexion […] ⌜et⌝ mieux \(D_{\sigma'} \neq D_\sigma\) — ce qui ne fait rien autre que la condition unimodulaire!) :

  1. 1\(^{o}\))Supposons \(D_\sigma \cap D_{\sigma'} \neq \emptyset\), soit \(c\) l'unique pt de \(D_\sigma \cap D_{\sigma'}\), Alors […] […] […] Alors \(c\) est l'unique pt fixe de \(E\) sous \(\Gamma\). Si on prend \(c\) comme origine — de sorte que \(E\) devient un vectoriel, \(\Gamma\) opérant linéairement —. Le groupe \(\mathfrak{G}\) des automor[phismes] de \((E, \Gamma, \varphi)\) (i.e. le commutant de \(\Gamma\) dans \(\operatorname{Aff}(E)\) ou \(\mathrm{Gl}(E)\)) est égal au groupe des […] homothéties non nulles, i.e. \[ k^* \simeq \mathfrak{G} \] — donc \(\mathfrak{G}\) \(D_\sigma^{*}\) est un \(\mathfrak{G}\)-torseur, […] […]
  2. 2\(^{o}\))[…] Supposons \(D_\sigma \parallel D_{\sigma'}\). Soit \(T \subset V\) = espace des translations ⌜1-dimensionnel⌝ […] […] commune de \(D_\sigma\) et \(D_{\sigma'}\), et identifions \(T\) ⌜(\(\simeq k^+\))⌝ […] ⌜à un⌝ sous-groupe de \(\operatorname{Aff}(E)\) (ss-groupe du groupe des translations).

19Alors \(\mathfrak{G} = T\), donc ici encore \(\mathfrak{G}\) \[ D_\sigma^{*} = D_\sigma \ \text{est un}\ \mathfrak{G}\text{-torseur} \]

Dém. Il est évident dans l'un et l'autre cas que \(\mathfrak{G} = k^*\) resp. \(T\) (\(\simeq k^+\)) commute à \(\sigma\) et \(\sigma'\), donc à \(\Gamma\) (engendré par \(\sigma\) et \(\sigma'\)) donc \[ \text{\struck{\ill{}}}\ \mathfrak{G} \subset \mathfrak{G}\ \text{\struck{\ill{}}}. \] Or […] \(\mathfrak{G}\) est transitif sur \(D_\sigma^{*}\), dans l'un et l'autre cas ⌜à commuter […] […] […]⌝, et […] \(\mathfrak{G}\) opère librement sur \(D_\sigma^{*}\) il en résulte « formellement » que \(\mathfrak{G}\) opère transitivement sur \(D_\sigma^{*}\) — […] un \(\mathfrak{G}\) torseur — et que \(\mathfrak{G}_0 = \mathfrak{G}\), cqfd l'indice de « \(\mathfrak{G}_0 = \mathfrak{G}\) » est incertain ; le contexte demande que le sous-groupe évident soit le commutant tout entier.

20[P. ex. dans le cas où il existe ⌜— qu'on prend pour origine —⌝ \(\mathfrak{G}\) est l'ens. des homothéties de centre \(c\) (isomorphe à \(k^*\)) qui est évidemment simplement transitif […] […] sur l'ens. des pts sur la droite \(D_\sigma\) privée de […] […] […] […] […] ⌜\(c\)⌝ […] quantité […] […] […] transitivité … ⌜l'origine⌝.] ici […] […] \(n \neq \operatorname{car} k\) […] […] \(n \neq 2\) si \(p = 2\) ([…]) on trouve \(k^* = \mathfrak{G}\) […] \(c\) […] […] […] divisible par car. […] […] […] […] 1 […] […] […] \(D_\sigma \parallel D_{\sigma'}\) […] […] […] […] […] […] […] […] conclusion

Cor 1) Deux \(n\)-polygones réguliers […] épinglés, tels que les représentations correspondantes de \(\square\) soient isomorphes, sont isomorphes. (Ce résultat qu'[…] […] […]). Donc la classification des représentations affines […] ⌜admissibles⌝ (des diédraux \(D_n\) pour \(n\) fixé) équivaut à celle des \(n\)-polygones réguliers. le symbole \(\square\) est sur la page ; on attend \(D_n\).

Cor 2) Soient \[ \begin{aligned} \varphi &\colon D_n \longrightarrow \operatorname{Aff}(E) \\ \varphi' &\colon D_n \longrightarrow \operatorname{Aff}(E') \end{aligned} \] deux repr. admissibles, et soit \(P\) un \(n\)-polygone régulier subordonné à \(\varphi\) (donnée qui équivaut à celle d'un \(s_0 \in D_\sigma^{*}\) …). Alors si […] isom. \(\theta \colon (E, \varphi) \to (E', \varphi')\) (i.e. isom. affine \(\theta \colon E \to E'\) tel que \(\theta \varphi(g) \theta^{-1} = \varphi'(g)\) \(\forall g \in D_n\)) on trouve le polygone régulier \(P' = \theta(P)\), subordonné à \(P'\), … la phrase se poursuit au-delà de la page 20, donc hors de ce lot.