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      <titleStmt>
        <title>Fonds Grothendieck, cote n° 7, pages 21–40 — transcription</title>
        <author>Alexandre Grothendieck</author>
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          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne (<date when="2026-09-26">2026-09-26</date>)</resp>
          <name xml:id="pass" type="model">Opus 5.5 (claude-opus-5-5)</name>
        </respStmt>
        <respStmt>
          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">grothendieck.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
        </respStmt>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Édition de démonstration</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-09-26">2026-09-26</date>
        <availability status="restricted">
          <p>Le fonds Alexandre Grothendieck est sous droits. Cette transcription
          est une édition de démonstration, non autorisée, produite par une
          machine et non vérifiée ; aucune image du fonds n'est reproduite. La
          source LaTeX dont ce fichier dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project.</p>
        </availability>
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      </publicationStmt>
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          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Montpellier</settlement>
            <repository>Université de Montpellier</repository>
            <collection>Fonds Alexandre Grothendieck (archives mathématiques, 1949–1991)</collection>
            <idno type="cote">7</idno>
          </msIdentifier>
          <head>Notes laïus novembre-décembre 1967 (Cristaux) : notes manuscrites (1966-1967)</head>
          <msContents>
            <summary>Pages 21 à 40 de la cote, dans la
            numérotation des archivistes (crayon, en bas à gauche de chaque
            page) ; lot 2 de vingt pages.
            Les pages absentes de la transcription ne portent pas de
            mathématiques et sont omises ; le saut dans la numérotation en est
            le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://grothendieck.umontpellier.fr/7.pdf">https://grothendieck.umontpellier.fr/7.pdf</ref>
                <note>Fac-similé numérique de l'Université de Montpellier. Sa
                première page est une feuille de garde générée par
                l'université : la page <hi rend="italic">n</hi> des archivistes
                est la page <hi rend="italic">n</hi>+1 du PDF, et l'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> tient compte de ce décalage.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription mathématique du fonds, une passe de vingt pages par
        conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe-grothendieck</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\add</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> ; <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi>.</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="grothendieck-tei" version="1">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project">https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
    </encodingDesc>
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      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="2026-09-26" who="#pass">Première passe de transcription.</change>
      <change when="2026-09-26" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="2">
<pb n="21" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/7.pdf#page=22"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 2 de l'auteur ; suite de l'exposé ouvert p. 20</note></p>
<p>Je <unclear>prouve</unclear> dans papier bleu</p>
<p><hi rend="italic">Th.</hi> <hi rend="italic">C'est un isom.</hi> (<formula notation="TeX">X</formula> <del><gap reason="illegible"/></del> schéma loc. de type
fini <del><gap reason="illegible"/></del> sur <formula notation="TeX">\mathbb{C}</formula>)</p>
<p><supplied resp="#pass">Si <formula notation="TeX">X</formula> affine, <unclear>c'est équivalent au</unclear> :</supplied><note type="editorial" resp="#pass">ajouté au-dessus
de la ligne</note></p>
<p><hi rend="italic">Corollaire</hi> <del><gap reason="illegible"/></del> Si <formula notation="TeX">X</formula> affine non sing., alors
<formula notation="TeX">H^{*}(X^{\mathrm{an}}, \mathbb{C})</formula> peut se calculer avec le complexe de
De Rham « algébrique »</p>
<p>N.B. Le théorème résulte facilement des cas particuliers, par suite
spectrale de Leray d'un recouvrement.</p>
<p>Indications sur démonstration. Si <formula notation="TeX">X</formula> est <hi rend="italic">propre</hi>, cela résulte des
suites spectrales de type <formula notation="TeX">(*)</formula>, algébrique et analytique, et de Gaga,
<gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> termes initiaux. [C'est chose
essentiellement connue depuis Gaga de Serre]</p>
<p>Le cas général <gap reason="illegible"/> <unclear>ramène</unclear> au cas affine, <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>
<del><gap reason="illegible"/></del> moyen plus puissant que Gaga, la résolution des
singularités. Donner <del><gap reason="illegible"/></del> une idée des principes de la
démonstration <supplied resp="#pass">du th. de comparaison.</supplied><note type="editorial" resp="#pass">ajouté au-dessous de la
ligne et relié par un trait à ce qui suit</note></p>
<p>4) <hi rend="italic">Conséquences métaphysiques</hi> : La cohomologie complexe (définie par
voie transcendante), interprétée comme « cohomologie de De Rham »</p>
<pb n="22" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/7.pdf#page=23"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 3 de l'auteur</note></p>
<p>admet une description purement algébrique, valable <supplied resp="#pass">pour des schémas
lisses</supplied> sur un corps <del>de car.</del> quelconque. Elle est <hi rend="italic">filtrée</hi>,
le gradué associé étant les termes <formula notation="TeX">E_\infty</formula> associés à une suite
spectrale <formula notation="TeX">(*)</formula>. Voir pour des commentaires mon papier bleu…</p>
<p>5) <hi rend="italic">Critique du point de vue : Cohomologie de De Rham.</hi></p>
<p><unclear>a)</unclear> <del><gap reason="illegible"/> théorie <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> théorie des
<gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> classes de cohomologie associées à des cycles (cf. p. ex. 
<gap reason="illegible"/> coh. de Hodge, dans mon <unclear>ancien</unclear> exp. Bourbaki) <gap reason="illegible"/>
singularités</del><note type="editorial" resp="#pass">toute la ligne a) est barrée de traits obliques ; au-dessus,
une insertion à peine lisible, « <unclear>Le cadre</unclear> <gap reason="illegible"/>
(<unclear>non géom.</unclear>) », elle aussi soulignée et barrée</note></p>
<p><unclear>b)</unclear><note type="editorial" resp="#pass">la lettre est recouverte d'une tache d'encre : sans doute
« b) » récrit en « a) » après la suppression de l'item précédent, puisque
l'item suivant, p. 23, est « b) » récrit sur « c) »</note> En car. <formula notation="TeX">0</formula>,
<supplied resp="#pass">pour coh. DR. des variétés complètes <unclear>lisses</unclear>.</supplied><note type="editorial" resp="#pass">dans
la marge gauche, entouré</note>
donne des invariants excellents, donnant en particulier les « bons »
nombres de Betti.<note type="authorial" place="margin"><del>Mais on sait qu'elle n'est pas à la
hauteur des formalismes généraux en <unclear>géom. alg.</unclear> auquel on est
maintenant habitué. Un tel formalisme, par rapport aux <gap reason="illegible"/> Hartshorne,
devrait avoir</del></note><note type="editorial" resp="#pass">dans la marge gauche, encadré et barré de deux traits
obliques</note></p>
<p>Mais en car. <formula notation="TeX">p</formula>, <del><gap reason="illegible"/></del> n'est <unclear>aucunement</unclear>
raisonnable, car <formula notation="TeX">1^\circ</formula>) si <formula notation="TeX">X</formula> n'est pas propre, on trouve en général
des modules de dim. infinie</p>
<p><unclear>voir</unclear>
<formula notation="TeX" rend="display">H^{0}_{\mathrm{DR}}(X) \simeq H^{0}(X, \mathcal{O}_X)^{p} ;</formula>
<formula notation="TeX">2^\circ</formula>) Même si <formula notation="TeX">X</formula> est propre, on ne trouve pas en général les « bons »
nombres de Betti, par exemple on a
<formula notation="TeX" rend="display">\dim H^{1}_{\mathrm{DR}}(X) \geq 2 \dim \mathrm{Pic}_X ,</formula>
et il y a des exemples où on a <formula notation="TeX">&gt;</formula>, (dû « moralement » à des phénomènes de
<formula notation="TeX">p</formula>-torsion…).</p>
<p>Enfin <formula notation="TeX">3^\circ</formula>) Même dans des cas (tels celui des VA) où les
<formula notation="TeX">\dim H^{i}_{\mathrm{DR}}(X)</formula> <del>sont <formula notation="TeX">b_i(X)</formula></del> sont les « bons »
<formula notation="TeX">b_i(X)</formula>, un défaut majeur de ces <unclear>espaces</unclear> (déjà signalé par
Serre) c'est que le corps de</p>
<pb n="23" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/7.pdf#page=24"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 4 de l'auteur</note></p>
<p>définition est de car <formula notation="TeX">p &gt; 0</formula>, et donc ils ne se prêtent pas à la
détermination de nbs <hi rend="italic">exacts</hi> de pts fixes par formules de Lefschetz
(mais seulement les nbs mod <formula notation="TeX">p</formula>), donc non plus à une formulation
satisfaisante des conjectures de Weil.</p>
<p>b)<note type="editorial" resp="#pass">la lettre est récrite, sur un « c) » semble-t-il</note> Le point de vue De
Rham classique, <supplied resp="#pass">pour exprimer la coh. « complexe »,</supplied> est trop
exclusivement lié aux variétés <hi rend="italic">non</hi> singulières. Rien n'empêche
évidemment de considérer aussi le complexe <formula notation="TeX">\Omega^{\cdot}_X</formula> et
<formula notation="TeX">\mathbb{H}^{*}(X, \Omega^{\cdot}_X)</formula> si <formula notation="TeX">X</formula> est quelconque. Mais si <formula notation="TeX">X</formula>
est une courbe, affine <del>ou projective</del> ou complète, sur
<formula notation="TeX">\mathbb{C}</formula>, <supplied resp="#pass">p. ex. la droite affine ou projective avec un pt
double ordinaire</supplied> <del>intègre <gap reason="illegible"/> [<gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>
<gap reason="illegible"/>]</del>, on n'obtient déjà pas pour <formula notation="TeX">\dim H^{1}_{\mathrm{DR}}(X)</formula> le
premier nb de Betti comme il faudrait. On peut décider qu'on ne
s'intéresse qu'aux variétés algébriques non singulières — mais
l'expérience apprend que <del><gap reason="illegible"/></del> pour étudier celles-ci, on ne peut
éviter l'introduction de variétés singulières, p. ex. à titre de fibres
intervenant dans des <del>fibrations</del> morphismes</p>
<pb n="24" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/7.pdf#page=25"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 5 de l'auteur</note></p>
<p>de schémas non lisses : <del><gap reason="illegible"/></del>
<formula notation="TeX" rend="display">f : X \to Y .</formula>
Ainsi, connaissant déjà <formula notation="TeX">H^{*}(X^{\mathrm{an}}, \mathbb{C})</formula> comme
<formula notation="TeX">H^{*}_{\mathrm{DR}}(X)</formula>, on aimerait une <del>interprétation</del>
<supplied resp="#pass">construction</supplied> purement algébrique de la suite spectrale de Leray de
<formula notation="TeX">f^{\mathrm{an}} : X^{\mathrm{an}} \to Y^{\mathrm{an}}</formula> :
<formula notation="TeX" rend="display">H^{*}(X^{\mathrm{an}}, \mathbb{C}) \Longleftarrow
  E_2^{pq} = H^{p}\bigl(Y^{\mathrm{an}},
  R^{q} f^{\mathrm{an}}_{*}(\mathbb{C}_{X^{\mathrm{an}}})\bigr) .</formula>
En fait, si <formula notation="TeX">f</formula> est lisse, donc à fibres non singulières, une telle
description <unclear>existe</unclear> par des <gap reason="illegible"/> tout clair en termes de ce
qui a été <gap reason="illegible"/> jusqu'à maintenant.
<del>[les <formula notation="TeX">R^{q} f_{*}(\Omega^{\cdot}_{X/\mathbb{C}})</formula>]</del> <supplied resp="#pass">Nous y
reviendrons en</supplied> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> : l'<unclear>heure</unclear>. Un formalisme
<del><gap reason="illegible"/> des faisceaux <gap reason="illegible"/> sur <formula notation="TeX">Y</formula>, par des</del>
<supplied resp="#pass">cohomologique</supplied><note type="editorial" resp="#pass">entouré, dans la marge, relié par un trait</note>
<supplied resp="#pass">vraiment</supplied> maniable devrait impliquer, tout comme dans le cadre
classique, l'écriture de suites spectrales de Leray — ce qui n'est
possible que s'il englobe des « faisceaux » de coefficients de nature plus
générale que les complexes de De Rham <formula notation="TeX">\Omega^{\cdot}_X</formula>, — <supplied resp="#pass">englobant,
sans doute, également des complexes d'opérateurs différentiels de nature
plus générale que De Rham.</supplied></p>
<p>c) Du point de vue dualité et notions <unclear>similaires</unclear>,</p>
<pb n="25" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/7.pdf#page=26"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 6 de l'auteur</note></p>
<p>notons que pour des <formula notation="TeX">X</formula> lisses et propres, on a bien le formalisme de
dualité habituel (autodualité de <formula notation="TeX">H_{\mathrm{DR}}(X)</formula>, <supplied resp="#pass">d'où</supplied> th. de
Gysin, classe de coh. associée à un cycle alg., compatibilité avec images
directes, inverses, intersections)… la chose se faisant de façon tout
analogue à ce que, dans le <unclear>cadre</unclear> de la « cohomologie de Hodge »
j'avais fait au Sém. Bourbaki. Mais le « lecteur informé » au courant des
histoires <formula notation="TeX">f_{!}</formula>, <formula notation="TeX">f^{!}</formula> notera à quel point une <supplied resp="#pass">simple</supplied> dualité de
ce type est <unclear>étriquée</unclear> et <unclear>pauvre</unclear>. On aimerait un
formalisme <formula notation="TeX">f_{!}</formula>, <formula notation="TeX">f^{!}</formula> du type de celui développé en long et en large
dans le Sém. Hartshorne (Springer), <del><gap reason="illegible"/></del> pour des morphismes
<supplied resp="#pass">disons <del>propres,</del> séparés de type fini,</supplied> quelconques, de
schémas. Un tel formalisme <supplied resp="#pass">(impliquant des coeff. plus généraux que
les complexes de DR.)</supplied> devrait <del><gap reason="illegible"/></del> automatiquement donner
également une description de l'<hi rend="italic">homologie</hi> singulière (comme il est
suggéré par ailleurs dans mes papiers bleus…). Il y aurait lieu en
particulier d'étendre ce formalisme, du cas de complexes à différentielles
linéaires, au cas des complexes</p>
<pb n="26" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/7.pdf#page=27"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 7 de l'auteur</note></p>
<p>à op. différentiels.<note type="editorial" resp="#pass">au-dessus, relié par un trait :
« différentielles des », de sorte qu'on lit peut-être « complexes à
différentielles des op. différentiels »</note></p>
<p>Dans b) et c) sont posées, essentiellement, la question de la définition
de la bonne <hi rend="italic">catégorie de coefficients</hi>, pour englober à la fois le
formalisme des complexes <del><gap reason="illegible"/></del> « linéaires » cohérents, et des
complexes du type De Rham. <del>Les</del> exposés que je fais doivent donner
<del>quelques</del> des indications plus précises sur <del>la</del> une voie
<del>dans</del> <supplied resp="#pass"><unclear>suivie</unclear></supplied> dans laquelle il conviendrait
<del>de</del> probablement de chercher des catégories de coefficients.</p>
<div type="section">
<head>§ 2 Tour d'horizon sur <del>la</del> <del><gap reason="illegible"/></del> théories
cohomologiques <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">\ell</formula>-adiques</supplied> pour les variétés algébriques
abstraites.</head>
<p><del><gap reason="illegible"/></del><note type="editorial" resp="#pass">un mot biffé, noirci, après le titre</note></p>
<p>On peut évidemment se demander : pourquoi <unclear>à tout prix</unclear>
<del><gap reason="illegible"/></del> des progrès <unclear>sont</unclear> dans nos programmes
d'algébrisation <supplied resp="#pass">et de généralisation</supplied> à outrance de la cohomologie de
De Rham. On dispose déjà des invariants cohomologiques <formula notation="TeX">\ell</formula>-adiques, qui
se prêtent à des applications <del>géométriques</del></p>
<pb n="27" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/7.pdf#page=28"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 8 de l'auteur</note></p>
<p>arithmétiques comme la formulation cohomologique des conjectures de Weil.
Faisons un petit tour d'horizon <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> on en est <unclear>aussi</unclear>
à ce sujet.</p>
<p>Si <formula notation="TeX">X</formula> est une variété alg. sur un corps alg. clos <formula notation="TeX">k</formula>,
<del><unclear>propre</unclear> sur <formula notation="TeX">k</formula> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> les idées.</del>
<supplied resp="#pass"><unclear>on associe</unclear> pour <del><gap reason="illegible"/></del> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">\ell</formula> nb premier</supplied>
<hi rend="italic"><formula notation="TeX">\ell \neq \mathrm{car}\, k</formula></hi> des modules sur <formula notation="TeX">\mathbb{Z}_\ell</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">H^{i}(X, \mathbb{Z}_\ell) = \varprojlim_{\nu}
  H^{i}(X_{\mathrm{ét}}, \mathbb{Z}/\ell^{\nu}\mathbb{Z}) ,</formula>
dont les <unclear>comportements</unclear> pour <formula notation="TeX">\ell</formula> <del>variable</del> fixé, <formula notation="TeX">X</formula>
variable, <gap reason="illegible"/> à peu près celui de la cohomologie <supplied resp="#pass">entière</supplied>
<unclear>traditionnelle</unclear> dans le cadre transcendant. Ainsi, si <formula notation="TeX">k</formula> est le
corps des complexes, le th. de comparaison nous fournit des isom. can.,
fonctoriels en <formula notation="TeX">X</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\boxed{\;H^{i}(X, \mathbb{Z}_\ell) \simeq
  H^{i}(X^{\mathrm{an}}, \mathbb{Z}) \otimes_{\mathbb{Z}} \mathbb{Z}_\ell\;}</formula>
Ceci montre que <hi rend="italic">la connaissance de la cohomologie entière
transcendante de <formula notation="TeX">X^{\mathrm{an}}</formula></hi> (du moins du point de vue additif) est</p>
<pb n="28" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/7.pdf#page=29"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 9 de l'auteur</note></p>
<p><del>entièrement déterminée par</del> <supplied resp="#pass">équivalente à</supplied> : <hi rend="italic">la
connaissance de tous les <formula notation="TeX">H^{i}(X, \mathbb{Z}_\ell)</formula></hi>.<note type="editorial" resp="#pass">« tous » est
entouré</note> De façon plus précise, pour un <formula notation="TeX">\ell</formula> donné, la connaissance de
<formula notation="TeX">H^{i}(X, \mathbb{Z}_\ell)</formula> équivaut à celle du rang <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">b_i(X)</formula></supplied> de
<formula notation="TeX">H^{i}(X^{\mathrm{an}}, \mathbb{Z})</formula>, <supplied resp="#pass">égal à celui de
<formula notation="TeX">H^{i}(X, \mathbb{Z}_\ell)</formula> sur <formula notation="TeX">\mathbb{Z}_\ell</formula>)</supplied> et de la composante
<formula notation="TeX">\ell</formula>-primaire du sous-groupe de torsion de
<formula notation="TeX">H^{i}(X^{\mathrm{an}}, \mathbb{Z})</formula>. On obtient, en passant, par voie
transcendante, le fait que si le corps de base <formula notation="TeX">k</formula> est de car. <formula notation="TeX">0</formula>, alors
les <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">H^{i}(X, \mathbb{Z}_\ell)</formula> sont de t.f., leurs rangs</supplied>
<formula notation="TeX">b_i(X, \mathbb{Z}_\ell)</formula> <del>sont</del> pour <formula notation="TeX">\ell</formula> variable est
indépendant de <formula notation="TeX">\ell</formula>, et que pour <formula notation="TeX">X</formula> fixé, sauf pour un nb fini de
<formula notation="TeX">\ell</formula>, <del>le</del> <formula notation="TeX">H^{i}(X, \mathbb{Z}_\ell)</formula> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> torsion. Et
par la même voie, on trouve <supplied resp="#pass">p. ex.</supplied> que si on a un endom. <formula notation="TeX">f</formula> de
<formula notation="TeX">X</formula>, alors pour <formula notation="TeX">i</formula> fixé, <del>les coeff.</del> le polynôme caractéristique
de l'endom. de <formula notation="TeX">H^{i}(X, \mathbb{Z}_\ell)</formula></p>
<pb n="29" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/7.pdf#page=30"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 10 de l'auteur</note></p>
<p>induit par <formula notation="TeX">f</formula> est <hi rend="italic">à coefficients entiers indépendants de <formula notation="TeX">\ell</formula></hi>.</p>
<p>Situation beaucoup moins bonne en car. <formula notation="TeX">p &gt; 0</formula>, où on ne dispose pas de
« cohomologie entière » transcendante. Le fait que les
<formula notation="TeX">H^{i}(X, \mathbb{Z}_\ell)</formula> sont de t.f. (résultat de ce que les
<formula notation="TeX">H^{i}(X, \mathbb{Z}/\ell\mathbb{Z})</formula> le sont) n'est prouvé que si <formula notation="TeX">X</formula>
est propre ou <formula notation="TeX">\dim X \leq 2</formula> — pour l'avoir en général, il semble qu'il
faille la résolution des singularités. D'autre part, <del>on</del> si <formula notation="TeX">X</formula> est
projectif et lisse, on ignore si p. ex. le rang de
<formula notation="TeX">H^{2}(X, \mathbb{Z}_\ell)</formula> est indépendant de <formula notation="TeX">\ell</formula>, et à fortiori si le
résultat plus fort pour les coefficients des polynômes caractéristiques
<supplied resp="#pass"><unclear>sont</unclear></supplied> valable. Cela serait <supplied resp="#pass">d'ailleurs</supplied>,
actuellement, <del>le premier</del> <gap reason="illegible"/> plus important <gap reason="illegible"/> en
direction d'une solution des conjectures de Weil. <del><gap reason="illegible"/></del> On peut
commencer par tensoriser par <formula notation="TeX">\mathbb{Q}_\ell</formula>,</p>
<pb n="30" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/7.pdf#page=31"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 11 de l'auteur</note></p>
<p>d'où des coefficients dans les <formula notation="TeX">\mathbb{Q}_\ell</formula>, et un premier problème
est s'ils sont dans <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>. On sait (si <formula notation="TeX">X</formula> est projective non
singulière) <unclear>ramener</unclear> ce pb à un pb de cycles algébriques du type
Lefschetz.</p>
<p>Mais — c'est là le « point » que je désire faire — même si ce pb
« <gap reason="illegible"/> » <supplied resp="#pass">i.e. « mod torsion »</supplied> est résolu par l'affirmative, on ne
pourra aucunement conclure que les coeff. sont des entiers, mais
seulement <supplied resp="#pass">qu'ils sont dans <formula notation="TeX">\mathbb{Z}[1/p]</formula> i.e.</supplied> <del>des
entiers <formula notation="TeX">\ell</formula>-adiques</del> de la forme <formula notation="TeX">n/p^{s}</formula>, avec <formula notation="TeX">n \in \mathbb{Z}</formula>.
Ceci provient de la restriction
<formula notation="TeX" rend="display">\ell \neq \mathrm{car}\, k ,</formula>
et montre qu'il <hi rend="italic">manque une théorie cohomologique <formula notation="TeX">p</formula>-adique pour les
variétés algébriques en car. <formula notation="TeX">p</formula></hi>. Faute d'avoir une théorie de ce type,
on ne saura</p>
<pb n="31" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/7.pdf#page=32"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 12 de l'auteur</note></p>
<p>ni plus comprendre les <hi rend="italic">phénomènes de <formula notation="TeX">p</formula>-torsion cohomologique</hi> en
var. alg. en car. <formula notation="TeX">p</formula>. Des <del><gap reason="illegible"/></del> motivations <supplied resp="#pass">pour
<unclear>vouloir</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>complète</unclear></supplied> ne manquent pas, cf
p. ex. l'exposé de Tate sur Brauer, <del><gap reason="illegible"/></del> <supplied resp="#pass">on le
<unclear>établissait</unclear></supplied> <del>par</del> heuristique d'une formule pour
?<note type="authorial" place="margin"><gap reason="illegible"/> dans <gap reason="illegible"/> Brauer d'un <gap reason="illegible"/> <unclear>sur un</unclear> corps
fini <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> « <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">p</formula>-adiques »
<gap reason="illegible"/>…</note><note type="editorial" resp="#pass">dans la marge gauche, écrit en oblique, relié au texte ;
presque entièrement illisible</note> <del>En analogie avec le cas
<formula notation="TeX">\ell</formula>-adique, on</del> <supplied resp="#pass"><gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/></supplied> espère trouver un foncteur
<formula notation="TeX" rend="display">X \longmapsto H^{\cdot}(X)</formula>
de la catégorie des VA projectives lisses sur <formula notation="TeX">k</formula>, dans celle des modules
de t.f. sur <formula notation="TeX">\mathbb{Z}_p</formula>, ou sur <formula notation="TeX">\mathbb{Q}_p</formula>, ayant les propriétés
habituelles <del>cf</del> (Künneth, dualité, « bons » nbs de Betti…). Un
argument de Serre montre que déjà pour le <formula notation="TeX">H^{1}</formula>, et en se bornant aux
<formula notation="TeX">X</formula> <del>de <formula notation="TeX">\dim \leq 2</formula></del>, <unclear>qui sont des</unclear> VA de
<formula notation="TeX">\dim \leq 2</formula>, un tel foncteur n'existe pas. Il semble que l'anneau de
coefficients naturel d'une coh. « <formula notation="TeX">p</formula>-adique », pour les var. sur un
corps <formula notation="TeX">k</formula> de car. <formula notation="TeX">p &gt; 0</formula>, <del><gap reason="illegible"/></del> <gap reason="illegible"/> l'anneau</p>
<pb n="32" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/7.pdf#page=33"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 13 de l'auteur</note></p>
<p><formula notation="TeX">W(k)</formula> des vecteurs de Witt sur <formula notation="TeX">k</formula>, anneau de val. discrète dont le corps
des fractions <formula notation="TeX">W(k)[\frac{1}{p}] \supset \mathbb{Q}_p</formula> est un corps de
car. <hi rend="italic">nulle</hi>.</p>
<p>Ceci devient <unclear>clair</unclear> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> un corps de base
<supplied resp="#pass">parfait</supplied> quelconque, — par voie <unclear>alg.</unclear> <gap reason="illegible"/>…</p>
</div>
<div type="section">
<head>§ 3 Revue des essais de définition d'une théorie
<supplied resp="#pass">cohomologique</supplied> <formula notation="TeX">p</formula>-adique en car. <formula notation="TeX">p &gt; 0</formula>. Retour sur De Rham via
Washnitzer-Monsky. <supplied resp="#pass">Lien avec les stratifications de Gauss-Manin.</supplied></head>
<p>1) <hi rend="italic">Utilisation des <unclear><formula notation="TeX">p</formula>-groupes</unclear> éventuellement radiciels</hi>,
<del>pour</del> comme coefficients pour la cohomologie (avec la topologie
plate).</p>
<p>Heuristiquement, cela semble magnifique <supplied resp="#pass"><gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> une variété</supplied>
en dim. <formula notation="TeX">1</formula>, et <del><gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/></del>
<supplied resp="#pass">considérablement <unclear>moins</unclear>, de nature géométrique,</supplied>
<del><gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/></del> en termes des théorèmes de dualité en
cohomologie plate, en termes de classes <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> géométriques
(courbes sur un</p>
<pb n="33" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/7.pdf#page=34"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 14 de l'auteur</note></p>
<p>corps, éventuellement fini). On espère que Raynaud tirera au clair cette
théorie, et ses analogues locaux — ce qui exigera d'ailleurs de surmonter
des obstacles techniques considérables.</p>
<p>Mais en dim <formula notation="TeX">n \geq 2</formula>, c'est sans espoir, car Artin a remarqué que tous
les <del>groupes de</del> coh. de <formula notation="TeX">X</formula>, à coeff. dans des groupes radiciels,
s'annulent en dim <formula notation="TeX">&gt; n+1</formula>. Donc <hi rend="italic">on <gap reason="illegible"/> les classes <gap reason="illegible"/></hi>, <hi rend="italic">on
renonce à construire les « bons » invariants cohomologiques par cette voie
<gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/></hi> <formula notation="TeX">\dim X + 1</formula> (et non <formula notation="TeX">2 \dim X</formula>, qui est la bonne). Il
faudra donc (si <formula notation="TeX">X</formula> projective lisse) <supplied resp="#pass"><gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> mais</supplied> compléter
le tableau par heuristique par dualité de Poincaré… On voit donc
qu'il faudrait</p>
<pb n="34" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/7.pdf#page=35"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 15 de l'auteur</note></p>
<p><hi rend="italic">une définition de la coh. <formula notation="TeX">p</formula>-adique indépendante de la coh. 
plate</hi>, <hi rend="italic">quitte ensuite</hi> à étudier ses relations (sans doute fort
intéressantes) avec cette dernière.</p>
<p>2) <hi rend="italic">L'approche de Washnitzer-Monsky.</hi></p>
<p>C'est dans <del>cette</del> l'approche <unclear>W-M</unclear> qu'on voit la
cohomologie de De Rham <del>qui</del> montrer à nouveau le bout de
l'oreille ! Nous allons expliquer <supplied resp="#pass">pour le moment</supplied> comment elle
s'introduit dans l'approche de W-M., en <del><gap reason="illegible"/></del> simplifiant leur
construction à l'extrême, (au risque de la défigurer… !). On part de
<formula notation="TeX">X_0</formula> <del>projectif</del> lisse sur <formula notation="TeX">s</formula>, on <unclear>suppose</unclear>
<supplied resp="#pass">d'abord</supplied> qu'on puisse relever en <formula notation="TeX">X</formula> <del>projectif</del> propre et
lisse sur <formula notation="TeX">S = \operatorname{Spec} W(k)</formula>, <del>Soit <gap reason="illegible"/> les</del>
<del>point générique</del> Considérons le complexe <formula notation="TeX">\Omega^{\cdot}_{X/S}</formula>, et
<formula notation="TeX" rend="display">\boxed{\;H^{\cdot}_{\mathrm{DR}}(X/S) =
  \mathbb{H}^{*}(X, \Omega^{\cdot}_{X/S})\;}</formula>
C'est un module de t.f. sur <formula notation="TeX">W(k)</formula>.</p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}
X_0 \arrow[r, hook] \arrow[d, no head] &amp; X \arrow[d, no head] \\
s = \operatorname{Spec} k \arrow[r, hook] &amp; S = \operatorname{Spec} W
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">ce carré est dessiné dans la marge gauche, en face de « On part de
<formula notation="TeX">X_0</formula> … Considérons le complexe » ; les traits verticaux sont sans
flèche, les inclusions notées <formula notation="TeX">\subset</formula></note></p>
<pb n="35" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/7.pdf#page=36"/>
<p><note type="authorial" place="margin"><unclear>15</unclear>.11.66</note><note type="editorial" resp="#pass">en haut à droite ; le premier chiffre
est récrit, un 1 et un 2 superposés. Cette date suggère que la date
« Nov. Déc. 196? » de la p. 20 (batch 1) est bien 1966, bien que le
titre du catalogue porte 1967</note></p>
<p>Nous avons montré que la cohomologie <del>de DR.</del> <supplied resp="#pass">complexe
ordinaire</supplied> d'une variété algébrique non singulière sur <formula notation="TeX">\mathbb{C}</formula> se
décrit par voie purement algébrique comme « cohomologie de De Rham »
<formula notation="TeX" rend="display">H_{\mathrm{DR}}(X) = \mathbb{H}^{*}(X ; \Omega^{\cdot}_X)</formula>
Celle-ci a un sens pour n'importe quel schéma sur un corps quelconque.
Cependant cette version de la cohomologie a de nombreux désavantages : liée
aux formes diff. donc aux variétés non sing., <supplied resp="#pass">le corps de
<del>coefficients</del> base de la théorie coh. peut être de car <formula notation="TeX">p &gt; 0</formula>…</supplied>
D'autre part, nous avons vu la désirabilité d'avoir une théorie de
cohomologie « <formula notation="TeX">p</formula>-adique » pour les variétés <del>en</del> en car. <formula notation="TeX">p</formula>, pour
jouer le même rôle que les cohomologies <formula notation="TeX">\ell</formula>-adiques, <formula notation="TeX">\ell \neq p</formula>. On
veut les <del><gap reason="illegible"/></del> nbs de Betti etc…</p>
<p>Une remarque sur la définition de la c. de De Rham :
<formula notation="TeX">\Omega^{1}_{X/S}</formula> est défini pour un préschéma relatif <formula notation="TeX">X/S</formula>, et
<formula notation="TeX">\bigwedge^{\cdot} \Omega^{1}_{X/S} = \Omega^{\cdot}_{X/S}</formula> est muni d'une
op. diff. naturelle… On peut donc définir
<formula notation="TeX" rend="display">\left\lbrace
  \begin{array}{l}
    H_{\mathrm{DR}}(X/S) = \mathbb{H}^{*}(X, \Omega^{\cdot}_{X/S}) \\
    \text{et les } Rf_{*}(\Omega^{\cdot}_{X/S})
  \end{array}
  \right.</formula>
<supplied resp="#pass">[coh. <unclear>si</unclear> <formula notation="TeX">f</formula> propre et lisse, <gap reason="illegible"/>]</supplied><note type="editorial" resp="#pass">en bout de
ligne, à droite de la seconde formule, en petits caractères</note>
<note type="authorial" place="margin"><gap reason="illegible"/> qui sont <unclear>comp.</unclear> <gap reason="illegible"/> avec <unclear>chgt de
base</unclear> si <formula notation="TeX">f</formula> <hi rend="italic">lisse</hi>…</note><note type="editorial" resp="#pass">en bas à gauche, encadré</note></p>
<pb n="36" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/7.pdf#page=37"/>
<p><hi rend="italic">L'idée de W-M.</hi> <del>serait</del> <supplied resp="#pass">semble pouvoir s'exprimer</supplied> plus
ou moins <supplied resp="#pass">en disant</supplied> que <hi rend="italic">ce module est un invariant qui, à isom. 
canonique près, ne dépend pas du choix du relèvement <formula notation="TeX">X</formula> de <formula notation="TeX">X_0</formula>, et qui
serait donc un invariant intrinsèquement attaché à <formula notation="TeX">X_0</formula>, qui serait alors
par définition la cohomologie <del>de</del> « <formula notation="TeX">p</formula>-adique » cherchée</hi>.
<note type="authorial" place="margin">« <unclear>Some properties of</unclear> formal schemes » 63/64…</note><note type="editorial" resp="#pass">dans
la marge gauche, écrit en oblique</note></p>
<p><hi rend="italic">Remarques</hi> a) Cette construction <unclear>marcherait</unclear> aussi,
<unclear>mutatis mutandis</unclear>, si on ne peut relever <formula notation="TeX">X_0</formula> qu'en un
<hi rend="italic">schéma formel</hi> lisse sur <formula notation="TeX">S</formula>.</p>
<p>b) D'après le texte publié de W-M, <del>il ne semble pas qu'il</del> on
pourrait <del><gap reason="illegible"/></del> être amené à penser que seul
<formula notation="TeX">H^{\cdot}_{\mathrm{DR}}(X/S) \otimes_W K</formula> <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">K</formula> corps des fractions de
<formula notation="TeX">W</formula></supplied> devrait avoir la propriété d'invariance en question. De plus, la
construction et la propriété invariance n'y est traitée que pour <formula notation="TeX">X_0</formula>
<hi rend="italic">affine</hi></p>
<pb n="37" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/7.pdf#page=38"/>
<p>(et non propre), en utilisant un relèvement de <formula notation="TeX">X_0</formula>, non comme schéma ni
comme schéma formel, mais en quelque chose qui ressemble à une
<hi rend="italic">variété rigide-analytique</hi> à la Tate. De ce fait, ils n'ont défini,
<supplied resp="#pass">dans [ ]</supplied> que des invariants <hi rend="italic">locaux</hi>. Par communication orale de
W., il serait aisé de définir les invariants globaux (sur <formula notation="TeX">W</formula>, et non
seulement sur <formula notation="TeX">K</formula>), en travaillant <supplied resp="#pass">avec le complexe de De Rham</supplied> sur le
<hi rend="italic">site</hi> des <hi rend="italic">relèvements de W.M</hi> <del><gap reason="illegible"/></del> des <hi rend="italic">ouverts
affines</hi>, et sans avoir à justifier les <unclear>assertions</unclear> que j'ai
faites.</p>
<p>c) On sait, grâce au th. de comparaison, que par cette construction
(quand <formula notation="TeX">X_0</formula> <del>se</del> admet un <formula notation="TeX">X</formula> lisse sur <formula notation="TeX">S</formula>) on trouve des
<formula notation="TeX">H^{\cdot}(X_0)</formula> qui donnent les bons nbs de Betti — ce sont
<del>ceux</del> ceux de la fibre générique <formula notation="TeX">X_t</formula> !</p>
<pb n="38" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/7.pdf#page=39"/>
</div>
<div type="section">
<head>L'idée de W.M.</head>
<p>Donnons quelques détails sur ce que font <hi rend="italic">réellement</hi> W.M. Faute de
pouvoir relever en général un <formula notation="TeX">X_0</formula> lisse quelconque, on travaille
<supplied resp="#pass">d'abord</supplied> avec des <formula notation="TeX">X_0</formula> <hi rend="italic">affines</hi>. On sait (SGA 1960/61, III)
qu'un tel <formula notation="TeX">X_0</formula> se relève en un <formula notation="TeX">\mathfrak{X}</formula> <hi rend="italic">formel</hi> <supplied resp="#pass">lisse</supplied>
sur <formula notation="TeX">S = \operatorname{Spec} W(k)</formula>, <supplied resp="#pass">unique à isom. (<hi rend="italic">non
unique</hi>) près.</supplied> La première idée serait de prendre
<formula notation="TeX">\Omega^{\cdot}_{\mathfrak{X}/S}</formula> défini par passage à la limite en <formula notation="TeX">n</formula> à
partir des <formula notation="TeX">\Omega^{\cdot}_{X_n/W_n}</formula>, et de poser
<formula notation="TeX" rend="display">H(X_0) = \mathbb{H}^{*}(\mathfrak{X}, \Omega^{\cdot}_{\mathfrak{X}/S})
  = H^{*}\bigl(\Gamma(\mathfrak{X}, \Omega^{\cdot}_{\mathfrak{X}/S})\bigr)</formula>
Mais montrons que cela ne donne pas du tout ce qu'il faut, <del><gap reason="illegible"/></del>
si <formula notation="TeX">X_0 = \operatorname{Spec} k[t]</formula> est la droite affine, donc
<formula notation="TeX" rend="display">\mathfrak{X} = \operatorname{Spf} W\{t\} ,
  \qquad W\{t\} = \varprojlim W_n[t]</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">sous <formula notation="TeX">W\{t\}</formula>, relié par une accolade : « séries formelles
restreintes, i.e. à coeff. <formula notation="TeX">\to 0</formula> »</note>
On voudrait trouver en effet que
<formula notation="TeX" rend="display">\mathbb{H}^{1}(\mathfrak{X}, \Omega^{\cdot}_{\mathfrak{X}/S}) = 0</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">l'exposant <formula notation="TeX">1</formula> est récrit sur un autre chiffre</note></p>
<pb n="39" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/7.pdf#page=40"/>
<p>ou tout au moins que le premier mb. soit de torsion. En fait, il est de
<hi rend="italic">rang infini</hi> sur <formula notation="TeX">W</formula> !
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{aligned}
  \mathbb{H}^{1}(\mathfrak{X}, \Omega^{\cdot}_{\mathfrak{X}/S})
  &amp;= \Omega^{1}(\mathfrak{X}/S) / d\bigl(\mathcal{O}(\mathfrak{X}/S)\bigr) \\
  &amp;\simeq W\{t\} / \mathrm{Im}\,(f \mapsto f')
  \end{aligned}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">sous <formula notation="TeX">\mathrm{Im}(f \mapsto f')</formula>, relié par une accolade : « séries
formelles restreintes <hi rend="italic">dérivées</hi> »</note></p>
<p>Or pour que <formula notation="TeX">\sum a_n t^{n}</formula> soit une dérivée de <formula notation="TeX">\sum b_n t^{n}</formula>, i.f. et
s. que
<formula notation="TeX" rend="display">\sum \frac{1}{n+1}\, a_n t^{n+1}
  \quad \Bigl(\text{ou encore } \sum \frac{1}{n}\, a_{n-1} t^{n}\Bigr)</formula>
soit encore une série formelle restreinte, i.e. que
<formula notation="TeX" rend="display">v_p(a_n) - v_p(n+1) \longrightarrow +\infty</formula>
et comme <formula notation="TeX">v_p(n)</formula> (pour <formula notation="TeX">n</formula> variable) prend des valeurs arbitrairement
grandes, on voit qu'il ne suffit pas que
<formula notation="TeX" rend="display">v_p(a_n) \longrightarrow +\infty\,!</formula>
En notations multiplicatives, si <formula notation="TeX">|\ |_p</formula> est la valeur absolue
<formula notation="TeX">p</formula>-adique, <del>on</del> veut que
<formula notation="TeX" rend="display">\frac{|a_n|_p}{|n+1|_p} \longrightarrow 0</formula>
donc que
<formula notation="TeX" rend="display">|a_n|_p = \varepsilon_n\, |n+1|_p , \qquad \varepsilon_n \longrightarrow 0</formula></p>
<pb n="40" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/7.pdf#page=41"/>
<p>C'est là une condition <supplied resp="#pass">de divisibilité des coefficients</supplied> arithmétique
assez biscornue. W.M. la remplacent par une condition plus forte, et plus
maniable, savoir que
<formula notation="TeX" rend="display">|a_n| = O(1)\, \rho^{n} \qquad \text{pour un } \rho &gt; 1</formula>
convenable (dépendant de la <unclear>suite</unclear> <formula notation="TeX">(a_n)</formula>).</p>
<p>Cela signifie qu'au lieu de regarder l'anneau <formula notation="TeX">W\{t\}</formula> des séries
convergentes <supplied resp="#pass">dans <formula notation="TeX">\overline{K}</formula> (<formula notation="TeX">K</formula> corps des fractions de
<unclear><formula notation="TeX">K</formula></unclear>)</supplied><note type="editorial" resp="#pass">sic : on attendrait « de <formula notation="TeX">W</formula> »</note> sur le disque
unité, ils regardent l'anneau <formula notation="TeX">W^{\dagger}\{t\}</formula> des séries convergentes
sur un disque de rayon <formula notation="TeX">\rho &gt; 1</formula> <del>(<gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>)</del> un peu plus grand
(dépendant de la fonction envisagée). On définit de même
<formula notation="TeX">W^{\dagger}\{t_1, \ldots, t_n\}</formula>, et les <del><gap reason="illegible"/></del> W-M-algèbres,
<del>les W.M</del> qui sont les quotients de tels anneaux par des idéaux
<del>quelconques</del> <gap reason="illegible"/> quelconques <del><gap reason="illegible"/></del> (les idéaux
sont-ils<note type="editorial" resp="#pass">la phrase se poursuit dans le batch suivant</note></p>
</div>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
