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  <teiHeader>
    <fileDesc>
      <titleStmt>
        <title>Fonds Grothendieck, cote n° 64, pages 121–140 — transcription</title>
        <author>Alexandre Grothendieck</author>
        <respStmt>
          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne (<date when="2026-09-27">2026-09-27</date>)</resp>
          <name xml:id="pass" type="model">Opus 5.5 (claude-opus-5-5)</name>
        </respStmt>
        <respStmt>
          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">grothendieck.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
        </respStmt>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Édition de démonstration</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-09-27">2026-09-27</date>
        <availability status="restricted">
          <p>Le fonds Alexandre Grothendieck est sous droits. Cette transcription
          est une édition de démonstration, non autorisée, produite par une
          machine et non vérifiée ; aucune image du fonds n'est reproduite. La
          source LaTeX dont ce fichier dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project.</p>
        </availability>
        <ref target="https://grothendieck.commutator.io/">https://grothendieck.commutator.io</ref>
      </publicationStmt>
      <sourceDesc>
        <msDesc>
          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Montpellier</settlement>
            <repository>Université de Montpellier</repository>
            <collection>Fonds Alexandre Grothendieck (archives mathématiques, 1949–1991)</collection>
            <idno type="cote">64</idno>
          </msIdentifier>
          <head>Modules courbes elliptiques en caractéristiques ≠2 : notes manuscrites (s.d.)</head>
          <msContents>
            <summary>Pages 121 à 140 de la cote, dans la
            numérotation des archivistes (crayon, en bas à gauche de chaque
            page) ; lot 7 de vingt pages.
            Les pages absentes de la transcription ne portent pas de
            mathématiques et sont omises ; le saut dans la numérotation en est
            le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          <history><origin><origDate>[à partir de 1980- 1982]</origDate><note>Datation de l'inventaire de l'Université de Montpellier, reproduite telle quelle ; les crochets sont ceux des archivistes.</note></origin></history>
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf">https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf</ref>
                <note>Fac-similé numérique de l'Université de Montpellier. Sa
                première page est une feuille de garde générée par
                l'université : la page <hi rend="italic">n</hi> des archivistes
                est la page <hi rend="italic">n</hi>+1 du PDF, et l'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> tient compte de ce décalage.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription mathématique du fonds, une passe de vingt pages par
        conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe-grothendieck</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\supplied</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> (restitué par le transcripteur) ;
        <hi rend="monospace">\add</hi> devient <hi rend="monospace">add</hi>
        (ajout de l'auteur, en interligne ou sur un mot biffé) ;
        <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi>.</p>
        <p>Restitution et ajout de l'auteur n'ont longtemps fait qu'une macro. Ils
        ont été séparés le 26 septembre 2026 par une règle vérifiable dans le
        fichier, non par une relecture : un ajout accolé au mot qu'il complète
        est une restitution (<hi rend="monospace">supplied</hi>), un ajout
        isolé est de l'auteur (<hi rend="monospace">add</hi>). Certains
        <hi rend="monospace">add</hi> sont donc encore des restitutions du
        transcripteur, que seuls les fac-similés départageront.</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="grothendieck-tei" version="2">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project">https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
      <schemaRef type="ODD" url="https://grothendieck.commutator.io/tei/grothendieck.odd"/>
    </encodingDesc>
    <profileDesc>
      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="2026-09-27" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
      <change when="2026-09-27" who="#pass">Première passe de transcription.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="7">
<pb n="122" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=123"/><p><formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{ccc}
    \xi_1 &amp; \xi_2 &amp; \xi_3 \\
    \downarrow &amp; \downarrow &amp; \downarrow \\
    0 &amp; 1 &amp; \infty
  \end{array}
  \in k , \qquad \infty \mapsto t</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">feuillet pris en largeur. En tête, trois éléments <formula notation="TeX">\xi_1, \xi_2, \xi_3</formula> de <formula notation="TeX">k</formula> envoyés sur <formula notation="TeX">0, 1, \infty</formula> ; une flèche courbe relie le <formula notation="TeX">\infty</formula> écrit à droite à une lettre <formula notation="TeX">t</formula> (lecture peu sûre). Au-dessous, un croquis : dans le plan, trois droites issues de l'origine passent par les points <formula notation="TeX">\xi_1</formula>, <formula notation="TeX">\xi_3</formula>, <formula notation="TeX">\xi_2</formula> marqués sur une horizontale, soit les droites engendrées par les vecteurs ci-dessous.</note>
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{cases}
    (\xi_1, 1) \\
    (\xi_2, 1) \\
    (\xi_3, 1)
  \end{cases}
  \qquad
  \begin{array}{l}
    \lambda_1 \xi_1, \lambda_1 \\
    \lambda_2 \xi_2, \lambda_2 \\
    \lambda_3 \xi_3, \lambda_3
  \end{array}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\left[\;
  \begin{aligned}
    &amp;\textstyle\sum \lambda_i = 0 \\
    &amp;\textstyle\sum \lambda_i \xi_i = 0
  \end{aligned}
  \right.</formula>
<formula notation="TeX">\xi_1, \xi_2, \xi_3</formula> <unclear>deux à deux</unclear> distincts. Les <unclear>déterminés</unclear> <formula notation="TeX">(\lambda_i)</formula>
<unclear>sont déterminés</unclear> <add>mult. par</add> <unclear>scalaire</unclear> <gap reason="illegible"/>
<note type="editorial" resp="#pass">la ligne sous l'accolade est rapide ; le sens est que la solution <formula notation="TeX">(\lambda_i)</formula> du système est déterminée à un multiple scalaire près.</note></p>
<p>ou
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{aligned}
    \lambda_1 &amp;= \xi_2 - \xi_3 \\
    \lambda_2 &amp;= \xi_3 - \xi_1 \\
    \lambda_3 &amp;= \xi_1 - \xi_2
  \end{aligned}
  \qquad
  \begin{cases}
    e_2 - e_3 = \bigl((\xi_2 - \xi_3)\xi_1,\ \xi_2 - \xi_3\bigr) \\
    e_3 - e_1 = \bigl((\xi_3 - \xi_1)\xi_2,\ \xi_3 - \xi_1\bigr) \\
    e_1 - e_2 = \bigl((\xi_1 - \xi_2)\xi_3,\ \xi_1 - \xi_2\bigr)
  \end{cases}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">entre les deux colonnes, une colonne <formula notation="TeX">\xi_1, \xi_2, \xi_3</formula> séparée par un trait vertical. Au bas de la page, un fragment biffé : <del><formula notation="TeX">(\xi_1, 1) \mapsto</formula></del> … <del><formula notation="TeX">f_1 \to</formula></del>, puis « <formula notation="TeX">\xi_1 f_1 +</formula> », inachevé.</note></p>
<pb n="124" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=125"/><p><formula notation="TeX" rend="display">\begin{aligned}
    \xi_1 f_1 + f_2 &amp;= \frac{1}{\xi_2 - \xi_3}\,(e_2 - e_3) \\
    \xi_2 f_1 + f_2 &amp;= \frac{1}{\xi_3 - \xi_1}\,(e_3 - e_1) \\
    \xi_3 f_1 + f_2 &amp;= \frac{1}{\xi_1 - \xi_2}\,(e_1 - e_2)
  \end{aligned}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">(\xi_1 - \xi_2) f_1 = \frac{1}{\xi_3 - \xi_1}\, e_1 + \frac{1}{\xi_2 - \xi_3}\, e_2
  - \Bigl(\frac{1}{\xi_3 - \xi_1} + \frac{1}{\xi_2 - \xi_3}\Bigr) e_3</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">f_1 = \frac{1}{(\xi_1 - \xi_2)(\xi_3 - \xi_1)}\, e_1
  + \frac{1}{(\xi_1 - \xi_2)(\xi_2 - \xi_3)}\, e_2
  - \frac{1}{\xi_1 - \xi_2}\,(\;\cdot\;)\, e_3</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">la parenthèse devant <formula notation="TeX">e_3</formula> reprend, par une accolade tracée au-dessus, la somme de la ligne précédente ; son contenu n'est pas écrit.</note>
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{aligned}
    f_2 &amp;= \frac{1}{\xi_2 - \xi_3}\,(e_2 - e_3) - \xi_1 f_1 \\
    &amp;= -\frac{\xi_1}{(\xi_1 - \xi_2)(\xi_3 - \xi_1)}\, e_1
      + \Bigl(\frac{1}{\xi_2 - \xi_3} - \frac{\xi_1}{(\xi_1 - \xi_2)(\xi_2 - \xi_3)}\Bigr) e_2 \\
    &amp;\qquad + \Bigl[-\frac{1}{\xi_2 - \xi_3}
      + \frac{\xi_1}{\xi_1 - \xi_2}\Bigl(\frac{1}{\xi_3 - \xi_1} + \frac{1}{\xi_2 - \xi_3}\Bigr)\Bigr] e_3
  \end{aligned}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{aligned}
    (\xi_1 - \xi_2)(\xi_2 - \xi_3)(\xi_3 - \xi_1)\, f_2
    &amp;= -\xi_1(\xi_2 - \xi_3)\, e_1
      + \bigl[(\xi_1 - \xi_2)(\xi_3 - \xi_1) - \xi_1(\xi_3 - \xi_1)\bigr] e_2 \\
    &amp;\qquad + \bigl[-(\xi_1 - \xi_2)(\xi_3 - \xi_1) + \xi_1(\xi_2 - \xi_3) + \xi_1(\xi_3 - \xi_1)\bigr] e_3 \\
    &amp;= -\xi_1(\xi_2 - \xi_3)\, e_1 - \xi_2(\xi_3 - \xi_1)\, e_2 - \xi_3(\xi_1 - \xi_2)\, e_3
  \end{aligned}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">le signe devant le crochet du coefficient de <formula notation="TeX">e_3</formula> est surchargé d'une tache ; la lecture « <formula notation="TeX">-</formula> » est celle que donne le calcul. Des points et des traits obliques pointent les termes qui se simplifient ; les deux derniers signes « <formula notation="TeX">-</formula> » de la dernière ligne sont repassés.</note></p>
<pb n="125" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=126"/><p><del><formula notation="TeX">\xi_1(\xi_2 - \xi_3) \quad \xi_2(\xi_3 - \xi_1)</formula></del>
<formula notation="TeX" rend="display">(\xi_1 - \xi_2)(\xi_2 - \xi_3)(\xi_3 - \xi_1) = \Delta_0</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\boxed{\;
  \begin{aligned}
    -\Delta_0 f_2 &amp;= \xi_1(\xi_2 - \xi_3)\, e_1 + \xi_2(\xi_3 - \xi_1)\, e_2 + \xi_3(\xi_1 - \xi_2)\, e_3 \\
    \Delta_0 f_1 &amp;= (\xi_2 - \xi_3)\, e_1 + (\xi_3 - \xi_1)\, e_2 + (\xi_1 - \xi_2)\, e_3
  \end{aligned}\;}</formula>
<formula notation="TeX">t</formula> correspond donc : <formula notation="TeX">\sum (\xi_j - \xi_k)\, e_i</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">= \sum_i \bigl(\wp(\varepsilon_j) - \wp(\varepsilon_k)\bigr)\, e_i</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">feuillet pris en largeur. Les indices <formula notation="TeX">(i, j, k)</formula> parcourent les permutations circulaires de <formula notation="TeX">(1, 2, 3)</formula> ; les <formula notation="TeX">\varepsilon</formula> sont lus d'après le contexte (valeurs de <formula notation="TeX">\wp</formula> aux points d'ordre <formula notation="TeX">2</formula>), le premier est surchargé.</note></p>
<div type="section">
<head>Relations entre <formula notation="TeX">M_{11}</formula> et <formula notation="TeX">M_{04}</formula></head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">titre de l'auteur, seul sur un feuillet par ailleurs blanc (p. 127). Aucune page de ce lot ne le suit avant la couverture suivante.</note></p>
</div>
<div type="section">
<head>Approche transcendante</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">titre de l'auteur, seul sur un feuillet par ailleurs blanc (p. 128), précédé de la mention « (21 p) » entourée ; p. 129 est blanche.</note></p>
<pb n="130" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=131"/>
<div type="subsection">
<head>Modules des courbes elliptiques : théorie transcendante</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">titre de l'auteur, en tête de page.</note></p>
<p>La donnée d'une courbe elliptique <add><formula notation="TeX">E</formula></add> sur <formula notation="TeX">\mathbb{C}</formula> revient à celle d'un
<add><formula notation="TeX">\mathbb{C}</formula>-</add>espace vectoriel de rang <formula notation="TeX">1</formula>, savoir <formula notation="TeX">t_E</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">V = t_E \qquad \text{(espace tangent à l'origine)} \tag{1}</formula>
et d'un « réseau »
<formula notation="TeX" rend="display">\Pi \subset V \tag{2}</formula>
(sous-<del>groupe additif</del> <add><formula notation="TeX">\mathbb{Z}</formula>-module, i.e.</add> <del>discret</del>
<add>discret, libre</add> de rang <formula notation="TeX">2</formula>). La donnée du <del>groupe</del> <formula notation="TeX">\mathbb{Z}</formula>-module
<formula notation="TeX">\Pi</formula> permet de récupérer <formula notation="TeX">V</formula> en tant qu'espace vectoriel réel <add>(de rang <formula notation="TeX">2</formula>)</add>, par
<formula notation="TeX" rend="display">V \simeq \Pi \otimes_{\mathbb{Z}} \mathbb{R} \overset{\text{déf}}{=} \Pi_{\mathbb{R}} \tag{3}</formula>
et <formula notation="TeX">E</formula> en tant que groupe de Lie réel, par
<formula notation="TeX" rend="display">E \simeq V/\Pi \simeq \Pi_{\mathbb{R}}/\Pi , \tag{4}</formula>
tandis que la structure complexe de <formula notation="TeX">E</formula> est déterminée par la donnée d'une structure
d'espace vectoriel complexe sur <formula notation="TeX">V</formula> par passage aux quotients <del><unclear>de groupes</unclear></del>.
<note type="editorial" resp="#pass">le réseau est noté par un symbole à deux jambages barrés, qui ressemble à un <formula notation="TeX">H</formula> ou à un <formula notation="TeX">\Pi</formula> doublement barré ; le texte l'appelle « le <formula notation="TeX">\mathbb{Z}</formula>-module <formula notation="TeX">\Pi</formula> », et on le transcrit <formula notation="TeX">\Pi</formula> partout dans ce lot.</note></p>
<p>Étant donné un espace vectoriel réel <formula notation="TeX">V</formula>, la donnée d'une structure complexe sur <formula notation="TeX">V</formula>
(i.e. d'un automorphisme <formula notation="TeX">u</formula> de <formula notation="TeX">V</formula> de carré <formula notation="TeX">-\mathrm{id}_V</formula>) équivaut à ceci : celle
d'un sous-espace vectoriel <add><formula notation="TeX">\mathbb{C}</formula>-</add><formula notation="TeX">L</formula> de <del><gap reason="illegible"/></del> 
<formula notation="TeX" rend="display">V_{\mathbb{C}} = V \otimes_{\mathbb{R}} \mathbb{C} \tag{5}</formula>
tel que la projection canonique
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{aligned}
    V_{\mathbb{C}} &amp;\longrightarrow V = V_{\mathbb{R}} \\
    z &amp;\longmapsto \tfrac{1}{2}(z + \bar z) = \Re z
  \end{aligned} \tag{6}</formula>
<del>soit</del> <add>induise</add> un isomorphisme d'espaces vectoriels réels
<del>Pour un</del>
<formula notation="TeX" rend="display">\varphi : L \xrightarrow{\;\sim\;} V \qquad (\mathbb{R}\text{-iso}) \tag{7}</formula></p>
<pb n="131" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=132"/><p><add>(</add>à un tel <formula notation="TeX">L</formula>, on associe la structure complexe de <formula notation="TeX">V</formula> <del><gap reason="illegible"/>, <gap reason="illegible"/>,
conjuguée de celle déduite de <gap reason="illegible"/></del> <del><gap reason="illegible"/> de celle de <gap reason="illegible"/> par transport
de</del> <add><formula notation="TeX">V</formula></add> qui est conjuguée de celle déduite de la str. complexe de <formula notation="TeX">L</formula> par
transport de structure via (7), i.e. on pose
<formula notation="TeX" rend="display">u x = \varphi(-i\,\varphi^{-1}(x)) = -\varphi(i\,\varphi(x)) \tag{8}</formula>
<formula notation="TeX">u</formula> étant la multiplication par <formula notation="TeX">i</formula> pour la structure complexe envisagée sur <formula notation="TeX">V</formula>.
<note type="authorial" place="margin"><unclear>cette convention</unclear> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> par <unclear>les</unclear> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>
<gap reason="illegible"/> <unclear>courbes elliptiques</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>de fait qui</unclear> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>
<gap reason="illegible"/> <unclear>introduit</unclear> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/></note>
<note type="editorial" resp="#pass">la note marginale est écrite de biais dans l'angle supérieur gauche, sur plusieurs lignes, et reliée par un trait au début de la page ; elle justifie le choix de la structure <hi rend="italic">conjuguée</hi>, mais n'est lue que par bribes. Le signe « <formula notation="TeX">-</formula> » dans <formula notation="TeX">\varphi(-i\,\varphi^{-1}(x))</formula> est surchargé ; la seconde égalité, avec <formula notation="TeX">\varphi(x)</formula> au lieu de <formula notation="TeX">\varphi^{-1}(x)</formula>, est telle qu'écrite.</note></p>
<p>Inversement, si <formula notation="TeX">V</formula> est muni d'une structure complexe, <del>l'applic.</del> faisant de
<formula notation="TeX">V</formula> un espace vectoriel complexe <formula notation="TeX">V_c</formula>, alors l'application <add>identique</add>
<formula notation="TeX">\mathbb{R}</formula>-linéaire <formula notation="TeX">V \to V_c</formula> se prolonge, par la propriété universelle de
<formula notation="TeX">V_{\mathbb{C}}</formula>, en une application <formula notation="TeX">\mathbb{C}</formula>-linéaire
<formula notation="TeX" rend="display">\psi : V_{\mathbb{C}} \longrightarrow V_c \tag{9}</formula>
de sorte que
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{cases}
    \psi(i x) = u x \\
    \psi(x) = x
  \end{cases}
  \qquad \forall\, x \in V = V_{\mathbb{R}}, \tag{10}</formula>
donc
<formula notation="TeX" rend="display">\psi(x + i y) = x + u y . \tag{11}</formula>
<del>Considérons</del> <del>Prenons</del> Considérons
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{aligned}
    L' = \operatorname{Ker} \psi
    &amp;= \{\, x + i y \mid x, y \in V_{\mathbb{R}},\ x + u y = 0 \ \text{ i.e. } y = u x \,\} \\
    &amp;= \{\, x + i u(x) \mid x \in V_{\mathbb{R}} \,\}
  \end{aligned} \tag{12}</formula>
et considérons l'application correspondante (6)
<formula notation="TeX" rend="display">\varphi : \underset{\substack{\| \\ x + i u(x)}}{z} \longmapsto \tfrac{1}{2}(z + \bar z) = \Re z = x : L \longrightarrow V .</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">dans (12), la lettre primée est surchargée (<formula notation="TeX">L</formula> puis <formula notation="TeX">L'</formula>) ; « <formula notation="TeX">y = ux</formula> » récrit sur un premier essai. Pour <formula notation="TeX">x + uy = 0</formula> on a en fait <formula notation="TeX">y = ux</formula> puisque <formula notation="TeX">u^2 = -1</formula> ; la ligne d'accolade du second membre est surchargée d'un premier essai biffé.</note></p>
<p>On voit alors que cette application est bijective, et <unclear>antilinéaire</unclear>,
<del><gap reason="illegible"/> la <unclear>conjuguée</unclear> <gap reason="illegible"/> de la structure complexe <gap reason="illegible"/> pour <formula notation="TeX">V</formula>
<gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">L = L' = \operatorname{Ker}\psi \subset V_{\mathbb{C}}</formula>, <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">\mathbb{R}</formula></del>
<note type="authorial" place="margin"><unclear>mais pas</unclear> <gap reason="illegible"/>, <unclear>alors</unclear> <formula notation="TeX">V \to V_c</formula> <unclear>antilinéaire</unclear></note>
<note type="editorial" resp="#pass">deux lignes et demie sont biffées ici ; on n'en lit que des fragments. La note marginale gauche, reliée à la ligne suivante, précise le caractère antilinéaire de l'application.</note></p>
<p>(13) [On peut dire aussi, que la donnée d'une structure complexe sur <formula notation="TeX">V</formula> équivaut à :</p>
<p>1°) La donnée d'un <del><gap reason="illegible"/></del> sous-groupe compact <del>maximal</del> <formula notation="TeX">U</formula> <del>de</del>
<formula notation="TeX">\simeq \mathbb{C}^{1}</formula> <unclear>de</unclear> <formula notation="TeX">\operatorname{Aut}_{\mathbb{R}}(V)</formula>, <del>i.e. d'une</del>
<note type="editorial" resp="#pass">« <formula notation="TeX">\simeq \mathbb{C}^{1}</formula> » est une lecture peu sûre d'un groupe surchargé écrit au-dessus de la ligne.</note></p>
<pb n="132" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=133"/><p><del><gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/></del> <add><unclear>isomorphe</unclear></add> <unclear>isomorphe</unclear> : <formula notation="TeX">\mathbb{U} = \{\, z \in \mathbb{C} \mid |z| = 1 \,\}</formula>,
tel que l'action sur <formula notation="TeX">V_{\mathbb{C}}</formula> ait exactement <formula notation="TeX">2</formula> sous-espaces propres <add><unclear>propres</unclear></add>
<note type="authorial" place="margin">(<unclear>i.e.</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>dominantes</unclear> <gap reason="illegible"/> si <formula notation="TeX">\operatorname{rg}_{\mathbb{R}} V = 2</formula>)</note></p>
<p>2°) d'un des deux éléments d'ordre <formula notation="TeX">4</formula> de <formula notation="TeX">\mathbb{U}</formula>, ce qui revient au <gap reason="illegible"/> d'une
orientation de <formula notation="TeX">\mathbb{U}</formula>, ou encore <add>(si <formula notation="TeX">\operatorname{rg}_{\mathbb{R}} V = 2</formula>, plus
généralement si <formula notation="TeX">\operatorname{rg}_{\mathbb{R}} V = 2n</formula>, <formula notation="TeX">n</formula> impair)</add> d'une orientation de <formula notation="TeX">V</formula>
— l'élément d'ordre <formula notation="TeX">4</formula> de <formula notation="TeX">\mathbb{U}</formula> associé à une orientation <formula notation="TeX">\omega</formula> de
<add><formula notation="TeX">\mathbb{U}</formula> (ou de</add> <formula notation="TeX">V</formula>) sera noté <formula notation="TeX">u_\omega</formula>, c'est donc la rotation de <formula notation="TeX">+\pi/2</formula> pour
l'orientation <add><formula notation="TeX">\omega</formula></add> de <formula notation="TeX">V</formula> et la structure <del>complexe</del> <add><unclear>symplectique</unclear></add>
sur <formula notation="TeX">V</formula> choisie invariante sous <formula notation="TeX">\mathbb{U}</formula> (<hi rend="italic"><unclear>cas</unclear></hi> <add>si
<formula notation="TeX">\operatorname{rg}_{\mathbb{R}} V = 2</formula>,</add> une telle <del>structure</del> <add>symplectique</add> est
unique : scalaire multiplicatif près).
<note type="authorial" place="margin"><unclear>on engendre</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>d'un isomorphisme</unclear> <formula notation="TeX">\mathbb{U} \xrightarrow{\sim} \mathbb{U}</formula>, <formula notation="TeX">\mathbb{U} \xrightarrow{\sim} \mathbb{U}</formula> <gap reason="illegible"/></note>
<note type="editorial" resp="#pass">le groupe est écrit avec une lettre <formula notation="TeX">U</formula> à double jambage ; on le note <formula notation="TeX">\mathbb{U}</formula>. Les deux notes marginales gauches, écrites de biais, ne sont lues qu'en partie.</note></p>
<p>Alors <formula notation="TeX">V_{\mathbb{C}}</formula> sous l'action de <formula notation="TeX">\mathbb{U}</formula> se décompose en deux sous-espaces propres
<formula notation="TeX" rend="display">V_{\mathbb{C}} = \bigoplus_{\omega \in \underline{\omega}} L_\omega \tag{14}</formula>
où pour <formula notation="TeX">\omega \in \underline{\omega}(\mathbb{U}) = \underline{\omega}</formula>, <formula notation="TeX">L_\omega</formula> est caractérisé par
le fait que l'isomorphisme
<formula notation="TeX" rend="display">\varphi_\omega : \mathbb{U} \xrightarrow{\;\sim\;} \mathbb{U} \qquad
  g(z) = \varphi_\omega(g)\cdot z \ \text{ pour } z \in L_\omega \tag{15}</formula>
défini par l'action de <formula notation="TeX">\mathbb{U}</formula> sur <formula notation="TeX">L_\omega</formula>, correspond à l'orientation <formula notation="TeX">\omega</formula>.
La donnée d'une structure complexe sur <formula notation="TeX">V</formula> <add>compatible avec <formula notation="TeX">\mathbb{U}</formula></add> équivaut alors à celle
d'un des deux isomorphismes <formula notation="TeX">\varphi_\omega</formula> permettant de faire opérer <formula notation="TeX">\mathbb{U}</formula> sur <formula notation="TeX">V</formula>,
<unclear>donc aussi</unclear> <formula notation="TeX">\mathbb{R}^{\times}_{+} \times \mathbb{U} \simeq \mathbb{C}^{\times}</formula>,
<del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">\mathbb{C}</formula> …). Ceci dit, pour <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">z \in L_\omega</formula>, on aura
<formula notation="TeX" rend="display">\Re(\varphi_\omega(g) z) = \Re(g z) = g\, \Re(z) = \text{produit de } \Re(z) \text{ par } \varphi_\omega(g)</formula>
pour la structure complexe de <formula notation="TeX">V</formula> associée à <formula notation="TeX">\varphi_\omega</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">le numéro de (14) est surchargé (13 corrigé en 14). La parenthèse fermante après « <formula notation="TeX">\mathbb{C} \ldots</formula> » répond à une parenthèse ouverte que la page ne montre pas.</note></p>
<pb n="133" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=134"/><p>i.e.
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{aligned}
    L_\omega &amp;\xrightarrow{\;\sim\;} V \\
    z &amp;\longmapsto \Re z
  \end{aligned}</formula>
est un isomorphisme d'espaces vectoriels complexes, quand on munit <formula notation="TeX">V</formula> de la structure
complexe <formula notation="TeX">c_\omega</formula>. ]
<note type="authorial" place="margin">Mais il y a lieu d'associer à cette structure <unclear>complexe</unclear> sur <formula notation="TeX">V</formula> <gap reason="illegible"/> <unclear>non</unclear> par <formula notation="TeX">L_\omega</formula>, mais <formula notation="TeX">L_{\omega'}</formula> <unclear>plutôt</unclear> …</note>
<note type="editorial" resp="#pass">le crochet fermant clôt celui ouvert en (13), p. 131. La note marginale, de biais dans la marge gauche, n'est lue qu'en partie.</note></p>
<p>Dans le cas qui nous occupe, <formula notation="TeX">\operatorname{rg}_{\mathbb{R}} V = 2</formula>, les <del>droites</del>
sous-espaces vectoriels envisagés de <formula notation="TeX">V_{\mathbb{C}}</formula> sont de <del><gap reason="illegible"/></del> rang <formula notation="TeX">1</formula>,
<add><unclear>cotangents</unclear> <formula notation="TeX">1</formula>,</add> et peuvent s'interpréter comme les points de
<formula notation="TeX" rend="display">\Sigma = \Sigma_V = P(\mathbb{C}), \qquad \text{où } P = \mathbb{P}(V) \tag{16}</formula>
est la <unclear>relative</unclear> droite projective réelle associée à <formula notation="TeX">V</formula>. Pour que
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{aligned}
    L &amp;\longrightarrow V \\
    z &amp;\longmapsto \Re z
  \end{aligned}</formula>
soit un isomorphisme, <del>i.e.</del> pour que <formula notation="TeX">L</formula> corresponde à une structure complexe
<del>de</del> <unclear>sur</unclear> <formula notation="TeX">V</formula>, <add><formula notation="TeX">L \cap V = \{0\}</formula> i.e. <formula notation="TeX">L</formula></add> il faut et il suffit que
<del>le point <formula notation="TeX">z</formula> correspondant de <formula notation="TeX">\Sigma</formula> soit <unclear>non réel</unclear></del> <formula notation="TeX">L</formula> n'est pas
complexifié d'une droite <formula notation="TeX">L_0 \subset V_{\mathbb{R}}</formula>, i.e. que le point <formula notation="TeX">z \in \Sigma</formula> qui
correspond à <formula notation="TeX">L</formula> <add>ne</add> soit pas dans <del><formula notation="TeX">\Sigma(\mathbb{R})</formula></del>
<formula notation="TeX" rend="display">\Sigma_{\mathbb{R}} = P(\mathbb{R})</formula>
ou encore qu'on ait
<formula notation="TeX" rend="display">z \in \Sigma \setminus \Sigma_{\mathbb{R}} . \tag{17}</formula>
<del>En résumé</del> Ainsi, les structures complexes
<note type="editorial" resp="#pass">« <formula notation="TeX">V_{\mathbb{R}}</formula> » : l'indice de <formula notation="TeX">V</formula> est surchargé. La phrase continue p. 134.</note></p>
<pb n="134" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=135"/><p>sur <formula notation="TeX">V</formula> sont en correspondance biunivoque avec l'ens. <formula notation="TeX">\Sigma \setminus \Sigma_{\mathbb{R}}</formula>
des points non réels de <formula notation="TeX">\Sigma</formula>.</p>
<p>Notons que l'ens. <formula notation="TeX">\Sigma \setminus \Sigma_{\mathbb{R}}</formula> a deux composantes connexes
<add><formula notation="TeX">\Sigma^*_\omega</formula></add>, qui correspondent (par Stokes) aux deux orientations de
<formula notation="TeX">\Sigma_{\mathbb{R}}</formula>, ou encore aux deux orientations de <formula notation="TeX">V</formula>. La composante connexe d'un
<formula notation="TeX">z \in \Sigma \setminus \Sigma_{\mathbb{R}}</formula> correspond à l'orientation de <formula notation="TeX">V</formula> définie de
façon évidente par la structure complexe envisagée sur <formula notation="TeX">V</formula> (définie par <formula notation="TeX">z</formula>).
<note type="authorial" place="margin"><unclear>Il faut préciser</unclear> quelle <unclear>convention</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>vers le</unclear> bas</note>
<note type="editorial" resp="#pass">la note marginale, écrite verticalement et reliée par un trait au paragraphe, n'est lue qu'en partie.</note></p>
<p>Revenant à la description transcendante des courbes elliptiques, on voit que
<del>une telle</del> <add>la donnée d'une telle</add> courbe <formula notation="TeX">E</formula> revient à la donnée</p>
<list rend="enumerate">
<label>a)</label><item>D'un <formula notation="TeX">\mathbb{Z}</formula>-module libre de rang <formula notation="TeX">2</formula> <formula notation="TeX">\Pi</formula></item>
<label>b)</label><item>D'une <del>droite</del> orientation <formula notation="TeX">\omega</formula> de <formula notation="TeX">V = \Pi \otimes_{\mathbb{Z}} \mathbb{R}</formula>,
    ou ce qui revient au même, d'une des deux bases de <formula notation="TeX">\bigwedge^2_{\mathbb{Z}} \Pi</formula> (i.e. d'une
    restriction du groupe structural <formula notation="TeX">\mathrm{GL}(2, \mathbb{Z})</formula> de <formula notation="TeX">\Pi</formula> : <formula notation="TeX">\mathrm{SL}(2, \mathbb{Z})</formula>),
    <del>soit</del> notée aussi <formula notation="TeX">\omega</formula></item>
<label>c)</label><item>D'un point <formula notation="TeX">z \in \Sigma_\omega(V)</formula>,</item>
</list>
<p><note type="authorial" place="margin">On a <formula notation="TeX">\Pi = \pi_1(E, 0_E)</formula>, <formula notation="TeX">V = \Pi \otimes_{\mathbb{Z}} \mathbb{R} \simeq t_E</formula></note></p>
<p>Une <hi rend="italic">rigidification de Torelli</hi> de la courbe elliptique <formula notation="TeX">E</formula> est la donnée d'un
isomorphisme
<note type="editorial" resp="#pass">« <formula notation="TeX">\Sigma_\omega(V)</formula> » : le <formula notation="TeX">\Sigma</formula> est surchargé ; il s'agit de la composante <formula notation="TeX">\Sigma^*_\omega</formula> introduite plus haut. La phrase continue p. 135.</note></p>
<pb n="135" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=136"/><p><formula notation="TeX" rend="display">\mathbb{Z}^2 \longrightarrow \Pi \tag{18}</formula>
compatible avec les orientations, i.e. tel que l'on ait
<formula notation="TeX" rend="display">z_1 \wedge z_2 = \omega \tag{19}</formula>
où <formula notation="TeX">z_1, z_2</formula> sont les images par (18) des éléments de la base canonique de <formula notation="TeX">\mathbb{Z}^2</formula>.
Cet isomorphisme (18) définit un isomorphisme correspondant
<formula notation="TeX" rend="display">\mathbb{R}^2 \xrightarrow{\;\sim\;} V \tag{20}</formula>
d'où des isomorphismes
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{cases}
    \mathbb{P}^1_{\mathbb{R}} \simeq \mathbb{P}^1(V), \quad \mathbb{P}^1(\mathbb{C}) \simeq \Sigma_V \\
    \mathfrak{D} \xrightarrow{\;\sim\;} \Sigma^*_{V,\omega}
  \end{cases} \tag{21}</formula>
où <formula notation="TeX">\mathfrak{D}</formula> est le demi-plan de Poincaré, i.e. <del><gap reason="illegible"/></del> la variété complexe des
<formula notation="TeX">z \in \mathbb{C}</formula> tels que <del><formula notation="TeX">\Im z</formula></del> <formula notation="TeX">\Im z &gt; 0</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\mathfrak{D} = \{\, z \in \mathbb{C} \mid \Im z &gt; 0 \,\}, \tag{22}</formula>
identifié à <formula notation="TeX">\Sigma^*_{\mathbb{R}^2, \omega_0}</formula> en identifiant <formula notation="TeX">z \in \mathfrak{D}</formula> à la droite
<formula notation="TeX" rend="display">L_z = \mathbb{C}\cdot\underset{z e_1 + e_2}{\underbrace{(z, 1)}} . \tag{23}</formula>
<note type="authorial" place="margin">si <formula notation="TeX">(e_1, e_2)</formula> base canonique de <formula notation="TeX">\mathbb{R}^2</formula> <gap reason="illegible"/> : <unclear>associant</unclear> à <formula notation="TeX">z \in \mathbb{C}</formula> la droite <formula notation="TeX">\mathbb{C}(1, z)</formula>, alors <unclear>correspond</unclear> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">\Sigma^*_{\mathbb{R}^2, \omega_0}</formula> <unclear>donnerait</unclear> <formula notation="TeX">\mathfrak{D} = \mathfrak{D}^+</formula> <gap reason="illegible"/></note>
<note type="editorial" resp="#pass">l'indice de <formula notation="TeX">L_z</formula> dans (23) est surchargé. La note marginale, écrite de biais dans l'angle inférieur gauche, envisage l'autre convention <formula notation="TeX">\mathbb{C}(1, z)</formula> ; elle n'est lue qu'en partie.</note></p>
<p>Sur l'ens. des <del><gap reason="illegible"/></del> <add>classes d'isomorphie de</add> courbes elliptiques
<formula notation="TeX">E = (\Pi, \omega, L \subset \Pi \otimes_{\mathbb{Z}} \mathbb{C})</formula>, avec rigidification de Torelli
<formula notation="TeX">\mathbb{Z}^2 \simeq \Pi</formula>, le groupe <formula notation="TeX">\mathrm{SL}(2, \mathbb{Z})</formula> opère : <del>droite</del> <add>à droite</add>
de façon évidente, par composition <add>à droite</add> de (18) avec les automorphismes de <formula notation="TeX">\mathbb{Z}^2</formula>.
<del><unclear>Quant</unclear></del> <unclear>On va</unclear>
<note type="authorial" place="margin">Ainsi, les classes d'isomorphie de courbes elliptiques avec rigidification de Torelli sont en correspondance biunivoque avec <unclear>l'ensemble</unclear> <unclear>des pts</unclear> de <formula notation="TeX">\mathfrak{D}</formula>.</note>
<note type="editorial" resp="#pass">la note de droite, insérée entre (23) et la phrase suivante, est de l'auteur ; son point d'insertion n'est pas marqué.</note></p>
<pb n="136" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=137"/><p>expliciter cette action en tant qu'action sur <formula notation="TeX">\mathfrak{D}</formula> (défini par (22)).</p>
<p>Si une structure complexe sur <formula notation="TeX">\mathbb{R}^2</formula> est définie par l'élément <formula notation="TeX">z \in \mathfrak{D}</formula>,
<formula notation="TeX">z = x + iy</formula>, alors l'application <add><formula notation="TeX">\mathbb{C}</formula>-linéaire</add>
<formula notation="TeX">\varphi : L_z = \mathbb{C}\cdot(z, 1) \longrightarrow V</formula> s'identifie à :
<formula notation="TeX" rend="display">\underset{\substack{\| \\ a + ib}}{\lambda} \longmapsto
  \Re\bigl(\underbrace{\lambda(z e_1 + e_2)}_{[(ax - by) + i(ay + bx)] e_1 + (a + ib) e_2}\bigr)
  = (ax - by) e_1 + a e_2</formula>
les images inverses <formula notation="TeX">\lambda_1, \lambda_2</formula> de <formula notation="TeX">e_1, e_2</formula> par cette <unclear>app.</unclear> sont données par
<formula notation="TeX" rend="display">\lambda_1 = -\frac{i}{y} \qquad \lambda_2 = 1 + i\,\frac{x}{y}</formula>
d'où
<formula notation="TeX" rend="display">\lambda_2 / \lambda_1 = i(y + ix) = -x + iy</formula>
donc on a
<formula notation="TeX" rend="display">\underset{\substack{\text{quotient dans } \mathbb{C}^* \\ \text{au sens de la} \\
  \text{structure compl.\ de } \mathbb{R}^2 \\ \text{définie par } z = x + iy \in \mathfrak{D}}}
  {\underbrace{e_2 / e_1}}
  = (-x + iy)^{-} = -x - iy = -z \ \in \mathfrak{D}^{-}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">dans la définition de <formula notation="TeX">\varphi</formula>, un premier argument de <formula notation="TeX">\Re</formula> est biffé et surchargé. Le « <formula notation="TeX">^{-}</formula> » après <formula notation="TeX">(-x+iy)</formula> est la barre de conjugaison. L'auteur écrit <formula notation="TeX">\lambda_2/\lambda_1 = i(y+ix)</formula> ; le calcul donne en fait <formula notation="TeX">(y+ix)/(-i) = i(y+ix)</formula>, ce qui est cohérent.</note></p>
<p>Donc si une structure de Torelli sur <formula notation="TeX">E</formula> est définie par la <del><unclear>donnée</unclear></del>
<add>base</add> <formula notation="TeX">(z_1, z_2)</formula> de <formula notation="TeX">\Pi \subset t_E</formula>, alors l'élément <formula notation="TeX">z \in \mathfrak{D}</formula> correspondant est
donné par
<del><formula notation="TeX">z_2/z_1 = -x + iy = -z</formula></del>
<formula notation="TeX" rend="display">z = -(z_2 / z_1) \tag{24}</formula>
<del>où <formula notation="TeX">z = x + iy</formula></del>.
<note type="editorial" resp="#pass">la ligne (24) est en partie biffée : l'auteur a d'abord écrit <formula notation="TeX">z_2/z_1 = -x+iy = -z</formula>, puis a récrit au-dessus <formula notation="TeX">z = -(z_2/z_1)</formula> ; « où <formula notation="TeX">z = x+iy</formula> » est biffé.</note></p>
<p>Soit alors
<formula notation="TeX" rend="display">g \in \mathrm{SL}(2, \mathbb{Z}) \qquad g = \begin{pmatrix} a &amp; b \\ c &amp; d \end{pmatrix}
  \qquad a, b, c, d \in \mathbb{Z},\ ad - bc = 1</formula>
et soit <del><gap reason="illegible"/></del>
<formula notation="TeX" rend="display">u : \mathbb{Z}^2 \xrightarrow{\;\sim\;} \Pi</formula>
une structure de Torelli, correspondant à :</p>
<pb n="137" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=138"/><p><formula notation="TeX" rend="display">z_1 = u(e_1), \quad z_2 = u(e_2) \in \Pi \subset V</formula>
alors la structure de Torelli <formula notation="TeX">u \circ g</formula> correspond à <formula notation="TeX">z'_1, z'_2 \in \Pi</formula> donnés par
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{aligned}
    z'_1 &amp;= u\,g(e_1) = u(a e_1 + c e_2) = a z_1 + c z_2 \\
    z'_2 &amp;= u\,g(e_2) = u(b e_1 + d e_2) = b z_1 + d z_2 ,
  \end{aligned}</formula>
qui correspond donc à un élément
<formula notation="TeX" rend="display">z' = x' + i y' \in \mathfrak{D}'</formula>
donné par
<formula notation="TeX" rend="display">z' = -\frac{z'_2}{z'_1} = -\frac{b z_1 + d z_2}{a z_1 + c z_2}
  = -\frac{d \frac{z_2}{z_1} + b}{c \frac{z_2}{z_1} + a}
  = \frac{d z - b}{-c z + a} \tag{25}</formula>
où <del><gap reason="illegible"/></del>. Si on <del><gap reason="illegible"/></del> préfère expliciter une action à gauche
<formula notation="TeX">u \mapsto u \circ g^{-1}</formula> de <formula notation="TeX">\mathrm{SL}(2, \mathbb{Z})</formula> sur l'ens. des structures de Torelli
<unclear>mod. iso</unclear>, on note que
<formula notation="TeX" rend="display">g^{-1} = \begin{pmatrix} d &amp; -b \\ -c &amp; a \end{pmatrix}</formula>
<del>d'où</del> d'où immédiatement, pour <formula notation="TeX">z' = x' + i y'</formula> correspondant à <formula notation="TeX">u \circ g^{-1}</formula> :
<formula notation="TeX" rend="display">z' = \frac{a z + b}{c z + d} \tag{25 bis}</formula>
<hi rend="italic">victoire</hi>, c'est la formule habituelle,
<note type="editorial" resp="#pass">à côté de (25), un premier essai surchargé « <formula notation="TeX">z' = \ldots</formula> » est biffé, avec au-dessous « <formula notation="TeX">z' = -\bar z'</formula> » partiellement biffé ; le signe de la dernière fraction de (25) et la lettre <formula notation="TeX">z</formula> au numérateur sont surchargés. Avant (25 bis), une ligne entière est biffée : <formula notation="TeX">\tilde z' = -\bar z' = \frac{a\tilde z - b}{-c\tilde z + d} = \frac{-a\bar z - b}{-c\bar z - d} = \frac{a\bar z + b}{c\bar z + d}</formula>, avec un numéro « (25 bis) » biffé à gauche. Dans la marge gauche, un schéma de calcul croisé (les produits <formula notation="TeX">-dz</formula>, <formula notation="TeX">-c</formula>, <formula notation="TeX">b</formula>, <formula notation="TeX">a</formula>, <formula notation="TeX">x</formula>, reliés par des traits obliques) aboutit à un « (25) » entouré ; il n'est pas transcrit plus avant.</note></p>
<p>mais on fera attention que le nb complexe <formula notation="TeX">z \in \mathfrak{D}</formula> attaché à la structure de Torelli
définie par <del><formula notation="TeX">z_1, z_2 \in t_E</formula></del> <add>les deux</add> éléments <formula notation="TeX">z_1, z_2</formula> de la droite complexe
<del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">= t_E</formula> est donnée, non
<note type="editorial" resp="#pass">la phrase continue p. 138.</note></p>
<pb n="138" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=139"/><p><del>par la formule <formula notation="TeX">z_2/z_1</formula>, qui <unclear>naïvement</unclear></del> <unclear>paraîtrait</unclear> <unclear>naturelle</unclear>
<formula notation="TeX" rend="display">z = z_2 / z_1 ,</formula>
mais par (24) <del><gap reason="illegible"/></del> i.e. par
<formula notation="TeX" rend="display">z = -(z_2 / z_1)^{-} = -\bar z_2 / \bar z_1 \in \mathfrak{D}</formula>
(<del><gap reason="illegible"/></del> si on voulait <add><unclear>associer</unclear></add> répérer la structure de Torelli <unclear>sur <formula notation="TeX">\mathbb{R}^2</formula></unclear>
par le nb <formula notation="TeX">z \in \mathfrak{D}</formula> choisi, mais <unclear>par</unclear> le nombre complexe <formula notation="TeX">\tau = z_2 / z_1</formula>
lui-même, <unclear>il faudrait</unclear> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">z</formula> <unclear>par</unclear> à l'axe imaginaire), <gap reason="illegible"/> <unclear>donnerait</unclear>
une formule de transformation d'opération de <formula notation="TeX">\mathrm{SL}(2, \mathbb{Z})</formula> sur <formula notation="TeX">\mathfrak{D}</formula> <unclear>distincte</unclear>
de la formule habituelle.
<note type="authorial" place="margin">Donc cela montre que la condition <formula notation="TeX">z \in \mathfrak{D}^+</formula> <unclear>signifie que</unclear> <formula notation="TeX">(z_1, z_2)</formula> <unclear>est une base</unclear> <unclear>directe</unclear> <gap reason="illegible"/> de <formula notation="TeX">t_E</formula> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <unclear>Torelli</unclear> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <unclear>complexe</unclear> <gap reason="illegible"/> ; <unclear>inverse</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>voulait</unclear> faire <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">z \in \mathfrak{D}^+</formula> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> (23) <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">\mathbb{C}\cdot(1, z)</formula> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">L_z</formula> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">\Sigma^*_{\mathbb{R}^2, \omega_0}</formula>, <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">z = -(z_2/z_1)^{-}</formula>, <unclear>il faudrait</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>naturelles</unclear> …</note>
<note type="editorial" resp="#pass">la marge gauche porte, sur toute la moitié supérieure de la page, une longue note écrite de biais, en partie biffée, qui reprend la question des conventions (base directe, choix de <formula notation="TeX">\mathbb{C}(1, z)</formula> au lieu de <formula notation="TeX">\mathbb{C}(z, 1)</formula> en (23)) ; on n'en donne que des bribes. Plusieurs mots du corps, entre les lignes, sont aussi incertains ; le sens général est que la formule naïve <formula notation="TeX">\tau = z_2/z_1</formula> conduirait à une action de <formula notation="TeX">\mathrm{SL}(2, \mathbb{Z})</formula> différente de la formule habituelle.</note></p>
<p><hi rend="italic">Théorème</hi>. <del>On trouve ici la</del> <formula notation="TeX">\mathfrak{D}</formula> <add><formula notation="TeX">= \{\, z \in \mathbb{C} \mid \Im z &gt; 0 \,\}</formula>,</add>
muni de la famille <add><unclear>analytique</unclear></add> de courbes elliptiques
<formula notation="TeX" rend="display">E_z = \mathbb{C} / (\mathbb{Z}\cdot 1 + \mathbb{Z}\cdot(-\bar z))</formula>
est un revêtement universel de <formula notation="TeX">M^{\mathrm{an}}_{1,1}</formula>, correspondant à la classification des courbes
elliptiques avec rigidification de Torelli ; le groupe des <formula notation="TeX">M^{\mathrm{an}}_{1,1}</formula>-automorphismes de
<formula notation="TeX">\mathfrak{D}</formula> (opérant à droite) s'identifie au groupe <formula notation="TeX">\mathrm{SL}(2, \mathbb{Z})</formula>, opérant sur
<formula notation="TeX">\mathfrak{D}</formula> par
<formula notation="TeX" rend="display">g z = \frac{a z + b}{c z + d} \qquad \text{pour } g = \begin{pmatrix} a &amp; b \\ c &amp; d \end{pmatrix} \in \mathrm{SL}(2, \mathbb{Z}),</formula>
qui correspond aussi à l'opération à gauche <unclear>naturelle</unclear>
<note type="editorial" resp="#pass">l'exposant de <formula notation="TeX">M_{1,1}</formula>, deux points surmontés d'un trait, est lu « an ». Une parenthèse ouvrante isolée précède <formula notation="TeX">E_z</formula>. La phrase continue p. 139.</note></p>
<pb n="139" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=140"/><p>de <formula notation="TeX">\mathrm{SL}(2, \mathbb{Z})</formula> sur les structures de Torelli, par
<formula notation="TeX" rend="display">g \cdot u = u \circ g^{-1} \qquad (u : \mathbb{Z}^2 \xrightarrow{\;\sim\;} \Pi_E).</formula></p>
<p><hi rend="italic">Corollaire 1</hi>. On a un iso. canonique
<formula notation="TeX" rend="display">\mathcal{T}_{1,1} \simeq \mathrm{SL}(2, \mathbb{Z}) \tag{26}</formula>
(où <formula notation="TeX">\mathcal{T}_{1,1} = \pi_1(M_{1,1})</formula> est calculé relativement au revêtement universel choisi
<formula notation="TeX">\mathfrak{D}</formula> de <formula notation="TeX">M_{1,1}</formula>). On a un iso. <add>can.</add>
<formula notation="TeX" rend="display">M_{1,1} \simeq (\mathfrak{D}, \mathrm{SL}(2, \mathbb{Z})) \tag{27}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">le groupe noté <formula notation="TeX">\mathcal{T}</formula> est écrit comme un T cursif bouclé ; nous le transcrivons <formula notation="TeX">\mathcal{T}</formula>. Dans (27), la lettre <formula notation="TeX">\mathfrak{D}</formula> est surchargée. Le numéro (27) est repris plus bas pour une autre formule.</note></p>
<p>Utilisant les grands théorèmes <unclear>orthodoxes</unclear>-<unclear>piles</unclear>, on en déduit</p>
<p><hi rend="italic">Corollaire 2</hi>. Soit <del><formula notation="TeX">(E)</formula></del> <formula notation="TeX">(E, a)</formula> une surface <add><unclear>pointée</unclear></add> orientée
compacte connexe de genre <formula notation="TeX">1</formula>, et soit <formula notation="TeX">\mathcal{T}</formula> le groupe des classes d'isotopie des
automorphismes de <formula notation="TeX">(E, a)</formula>. <del>Alors</del> <del>Considérons</del> <add>Alors</add> l'homomorphisme naturel
<formula notation="TeX" rend="display">\mathcal{T} \longrightarrow \operatorname{Aut}^+_{\mathbb{Z}}(\Pi) \qquad \text{où } \Pi = \pi_1(E, a) \tag{27}</formula>
est un isomorphisme. <del><gap reason="illegible"/></del></p>
<p><hi rend="italic">Corollaire 3</hi>. Soit <formula notation="TeX">\pi</formula> un groupe <unclear>discret</unclear> de type <formula notation="TeX">(1, 1)</formula>, <formula notation="TeX">H = \pi_{\mathrm{ab}}</formula> (qui est un
<formula notation="TeX">\mathbb{Z}</formula>-module libre de rang <formula notation="TeX">1</formula>), <formula notation="TeX">\mathcal{T} = \operatorname{Autext}^+_{\mathrm{loc}}(\pi)</formula>,
<del>considérons</del> alors l'homom.
<formula notation="TeX" rend="display">\mathcal{T} \longrightarrow \operatorname{Aut}^+_{\mathbb{Z}}(H) \tag{28}</formula>
est iso.
<note type="authorial" place="margin">Il faudrait expliciter <unclear>l'action</unclear> de <formula notation="TeX">\operatorname{Aut}^+_{\mathbb{Z}}(H)</formula> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <unclear>extérieure</unclear> sur <formula notation="TeX">\pi</formula> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">\operatorname{Aut}^+_{\mathbb{Z}}(H)</formula> …</note>
<note type="editorial" resp="#pass">le mot lu « discret » est court et incertain ; l'auteur écrit « rang 1 » pour <formula notation="TeX">H</formula> ; l'abélianisé d'un groupe de type <formula notation="TeX">(1,1)</formula> est de rang <formula notation="TeX">2</formula>, et le « 1 » est sans doute un lapsus, laissé tel quel. Dans (27) de cette page, le groupe est noté par le même symbole doublement barré que le réseau <formula notation="TeX">\Pi</formula>. La note marginale, de biais dans l'angle inférieur gauche et reliée par un trait au Corollaire 3, n'est lue qu'en partie.</note></p>
<pb n="140" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=141"/><p>Nous pouvons expliciter le fibré tangent le long des <del>fibres</del> <add>la section unité</add> de la
courbe elliptique universelle rigidifiée à la Torelli, comme étant le fibré formé des <formula notation="TeX">t_E</formula>, qui
du point de vue fibré vectoriel réel s'identifie au <del>fibré</del> <formula notation="TeX">\mathrm{SL}(2, \mathbb{Z})</formula>-fibré
sur <formula notation="TeX">\mathfrak{D}</formula> défini par l'opération standard de <formula notation="TeX">\mathrm{SL}(2, \mathbb{Z})</formula> sur <formula notation="TeX">\mathbb{R}^2</formula>.
Le fibré principal associé <add><formula notation="TeX">P\mathfrak{D}</formula>,</add> s'obtient (du point de vue de la seule structure
topologique) en remplaçant <unclear>dans ce</unclear> <unclear>qui précède</unclear> <formula notation="TeX">\mathbb{R}^2</formula> par
<formula notation="TeX">(\mathbb{R}^2)^*</formula>. Pour en trouver un revêtement universel, il suffit de choisir un revêtement
universel de <formula notation="TeX">(\mathbb{R}^2)^* \simeq \mathbb{C}^*</formula>, p. ex. le revêtement par l'exponentielle
complexe
<formula notation="TeX" rend="display">z \longmapsto \exp(2 i \pi z) : \mathbb{C} \longrightarrow \mathbb{C}^*</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">en haut à droite, un numéro entouré et surchargé, non lu. Le reste de la page est blanc.</note></p>
</div>
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    </body>
  </text>
</TEI>
