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  <teiHeader>
    <fileDesc>
      <titleStmt>
        <title>Fonds Grothendieck, cote n° 64, pages 61–80 — transcription</title>
        <author>Alexandre Grothendieck</author>
        <respStmt>
          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne (<date when="2026-09-27">2026-09-27</date>)</resp>
          <name xml:id="pass" type="model">Opus 5.5 (claude-opus-5-5)</name>
        </respStmt>
        <respStmt>
          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">grothendieck.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
        </respStmt>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Édition de démonstration</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-09-27">2026-09-27</date>
        <availability status="restricted">
          <p>Le fonds Alexandre Grothendieck est sous droits. Cette transcription
          est une édition de démonstration, non autorisée, produite par une
          machine et non vérifiée ; aucune image du fonds n'est reproduite. La
          source LaTeX dont ce fichier dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project.</p>
        </availability>
        <ref target="https://grothendieck.commutator.io/">https://grothendieck.commutator.io</ref>
      </publicationStmt>
      <sourceDesc>
        <msDesc>
          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Montpellier</settlement>
            <repository>Université de Montpellier</repository>
            <collection>Fonds Alexandre Grothendieck (archives mathématiques, 1949–1991)</collection>
            <idno type="cote">64</idno>
          </msIdentifier>
          <head>Modules courbes elliptiques en caractéristiques ≠2 : notes manuscrites (s.d.)</head>
          <msContents>
            <summary>Pages 61 à 80 de la cote, dans la
            numérotation des archivistes (crayon, en bas à gauche de chaque
            page) ; lot 4 de vingt pages.
            Les pages absentes de la transcription ne portent pas de
            mathématiques et sont omises ; le saut dans la numérotation en est
            le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          <history><origin><origDate>[à partir de 1980- 1982]</origDate><note>Datation de l'inventaire de l'Université de Montpellier, reproduite telle quelle ; les crochets sont ceux des archivistes.</note></origin></history>
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf">https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf</ref>
                <note>Fac-similé numérique de l'Université de Montpellier. Sa
                première page est une feuille de garde générée par
                l'université : la page <hi rend="italic">n</hi> des archivistes
                est la page <hi rend="italic">n</hi>+1 du PDF, et l'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> tient compte de ce décalage.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription mathématique du fonds, une passe de vingt pages par
        conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe-grothendieck</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\supplied</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> (restitué par le transcripteur) ;
        <hi rend="monospace">\add</hi> devient <hi rend="monospace">add</hi>
        (ajout de l'auteur, en interligne ou sur un mot biffé) ;
        <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi>.</p>
        <p>Restitution et ajout de l'auteur n'ont longtemps fait qu'une macro. Ils
        ont été séparés le 26 septembre 2026 par une règle vérifiable dans le
        fichier, non par une relecture : un ajout accolé au mot qu'il complète
        est une restitution (<hi rend="monospace">supplied</hi>), un ajout
        isolé est de l'auteur (<hi rend="monospace">add</hi>). Certains
        <hi rend="monospace">add</hi> sont donc encore des restitutions du
        transcripteur, que seuls les fac-similés départageront.</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="grothendieck-tei" version="2">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project">https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
      <schemaRef type="ODD" url="https://grothendieck.commutator.io/tei/grothendieck.odd"/>
    </encodingDesc>
    <profileDesc>
      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="2026-09-27" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
      <change when="2026-09-27" who="#pass">Première passe de transcription.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="4">
<pb n="61" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=62"/><p>(au dessus duquel <formula notation="TeX">X^*</formula> est étale <del>galoi</del> principal de
groupe <formula notation="TeX">\underline{V}\}</formula>, tel comme <formula notation="TeX">E</formula> sur <formula notation="TeX">E_0</formula>) mais non
<gap reason="illegible"/> ramifiés aux pts de <formula notation="TeX">D_J \subset \Sigma_J</formula>
(vu que <formula notation="TeX">E_0/\Sigma_J</formula> y est ramifié, mais non <formula notation="TeX">E/X</formula> au-dessus des points
de <formula notation="TeX">\Delta = X|D_J</formula>, or si c'était contraire il en résulterait que
<formula notation="TeX">E_0/\Sigma_J</formula> est étale <del>sur</del> sur les pts de <formula notation="TeX">D_J</formula> aussi, par
descente plate…). (Quand <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">=</formula> il doit être facile de vérifier
que le diagramme total se <unclear>reconstitue</unclear> : <unclear>partir</unclear> de
<formula notation="TeX">E_0</formula> (<formula notation="TeX">\longmapsto \Sigma = \Sigma_{\underline{J}}</formula>, <add>et <formula notation="TeX">\underline{J}</formula>,
et partant de <formula notation="TeX">\Sigma^*</formula></add>), et <formula notation="TeX">E_0 \to \Sigma</formula>,) et des revêtements
<del>principal</del> <formula notation="TeX">X</formula> de <formula notation="TeX">\Sigma</formula> <add><unclear>étales</unclear></add> avec groupe
<formula notation="TeX">\underline{V}</formula> : la donnée de <formula notation="TeX">(E_0, I)</formula> <del>doit être</del> <add>est</add>
équivalente <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">(E, \sigma)</formula> i.e. de <unclear>couples</unclear> : <formula notation="TeX">E_0</formula> et des
revêtements <formula notation="TeX">X</formula> (d'où un <unclear>faisceau</unclear> <formula notation="TeX">\underline{K}</formula> et
<formula notation="TeX">\underline{I} \simeq \underline{K}_1(X|t)</formula>…)</p>
<p>Cela montre que <unclear>localement</unclear> <formula notation="TeX">(E, \sigma)</formula> i.e. le <formula notation="TeX">I</formula> est un
<gap reason="illegible"/> de la <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>, on se ramène par le cas <formula notation="TeX">E = E_0</formula>,
<formula notation="TeX">\sigma = \sigma_0</formula>, donc <formula notation="TeX">I = \underline{V} = {}_2E_0 = M_0</formula>, torseur
trivial. On a donc <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">X = \Sigma_J</formula> et on trouve donc</p>
<pb n="62" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=63"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 10 de l'auteur, chiffrée en tête de page.</note>
une application canonique
<formula notation="TeX" rend="display">(30) \qquad \Sigma_{\underline{J}} \xrightarrow{\;f_2^t\;} \Sigma_{\underline{J}}</formula>
<note type="authorial" place="margin">c'est l'application déduite par passage au quotient de
<formula notation="TeX">2\,\mathrm{id}_{E_0} : E_0 \to E_0</formula></note>
qui doit pouvoir se définir en termes de <formula notation="TeX">\underline{J}</formula>, et de la seule
section <formula notation="TeX">t</formula> de <formula notation="TeX">\Sigma_{\underline{J}}</formula> (ce qui me semble déterminer <formula notation="TeX">E_0</formula>,
à isom<supplied resp="#pass">orphismes</supplied> (non uniques) près loc. pour la top. étale…)
On a ici
<del><formula notation="TeX">\underline{I} = \underline{J} \amalg</formula></del>
<formula notation="TeX" rend="display">(31) \qquad \underline{I}_t = \underline{J} \amalg t(S)</formula>
<note type="authorial" place="margin"><hi rend="italic">NB</hi> comme <formula notation="TeX">S</formula>-schéma, <formula notation="TeX">\underline{I}_t</formula> ne dépend pas de
<formula notation="TeX">t</formula>, mod<supplied resp="#pass">ulo</supplied> iso. can.</note>
<note type="authorial" place="margin">il faudrait revenir aux <gap reason="illegible"/> descriptions intrinsèques <gap reason="illegible"/>
des <gap reason="illegible"/> <unclear>intervenant</unclear> <gap reason="illegible"/> courbes elliptiques</note>
<note type="editorial" resp="#pass">la seconde note marginale est écrite en diagonale dans la marge gauche,
à hauteur de (30), et reliée par un trait double au « qui doit pouvoir se
définir » ; elle n'est lue qu'en partie.</note>
comme <formula notation="TeX">V_{\underline{I}} \simeq V_{\underline{J}}</formula>, et <del><formula notation="TeX">E_0</formula></del>
<formula notation="TeX">\underline{V}</formula> peut se décrire comme opérant sur <formula notation="TeX">\underline{I}</formula> de la
façon canonique, <del>cette</del> opération se prolongeant en une opération
sur <formula notation="TeX">\Sigma_{\underline{J}}</formula> (dépendant de la section <formula notation="TeX">t</formula> de
<formula notation="TeX">\Sigma_{\underline{J}}^*</formula>). L'<del>application</del> morphisme <formula notation="TeX">f_t</formula> est
défini sans ambiguïté par les conditions suivantes (où on a
<unclear>supposé</unclear> pour simplifier que <formula notation="TeX">\underline{J} = J_S</formula>, <formula notation="TeX">J</formula> un
<gap reason="illegible"/> : trois éléments) :
<formula notation="TeX" rend="display">(32) \quad
  \begin{cases}
    \forall\, i \in J, \text{ si } \sigma_i^t \in \operatorname{Aut}_S(\Sigma_J)
      \text{ est l'automorphisme qui échange } t \text{ et } i, \\
    \qquad \text{et } j \text{ et } k \ (\text{où } \{i,j,k\} = J),
      \text{ et } \Delta_i^t = (\Sigma_J)^{\sigma_i^t}, \\
    f(\Delta_i^t) = \text{section } \xi_i \text{ de } D_{\underline{J}} \simeq J_S
  \end{cases}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">avant la seconde ligne de (32), un « alors <formula notation="TeX">f(\Sigma_J^{\sigma_i})</formula> »
biffé.</note>
et cela doit impliquer automatiquement
<formula notation="TeX" rend="display">(33) \qquad f_t\bigl(I_S = J_S \cup t(S)\bigr) \subset t(S)</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">devant <formula notation="TeX">t(S)</formula>, le mot « section » est biffé.</note></p>
<pb n="63" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=64"/><p>Faisons les calculs pour <formula notation="TeX">J = \{0, 1, \infty\} \subset \mathbb{P}^1_S</formula>,
on trouve facilement :
<formula notation="TeX" rend="display">(34) \quad
  \begin{cases}
    \sigma_0^t(z) = \dfrac{z - t}{z - 1} &amp; (\text{éch.\ } 0 \text{ et } t,\ 1 \text{ et } \infty) \\[1ex]
    \sigma_1^t(z) = t/z &amp; (\text{éch.\ } 1 \text{ et } t,\ 0 \text{ et } \infty) \\[1ex]
    \sigma_\infty^t(z) = t\,\dfrac{z - 1}{z - t} &amp; (\text{éch.\ } \infty \text{ et } t,\ 0 \text{ et } 1)
  \end{cases}
  \qquad \text{NB } \sigma_\infty^t = \sigma_0^t \sigma_1^t</formula>
On trouve donc
<formula notation="TeX" rend="display">(35) \quad
  \begin{cases}
    \Delta_0^t : \text{solutions de } z^2 - 2z + t = 0, &amp; \Delta_0^t = \{1 \pm \sqrt{1-t}\} \\
    \Delta_1^t : \text{\phantom{solutions de }} z^2 - t = 0 &amp; \Delta_1^t = \{\pm \sqrt{t}\} \\
    \Delta_\infty^t : \text{\phantom{solutions de }} z^2 - 2tz + t = 0 &amp; \Delta_\infty^t = \{t \pm \sqrt{t(1-t)}\}
  \end{cases}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">les deuxième et troisième lignes répètent « solutions de » par un trait.</note>
et on doit avoir
<formula notation="TeX" rend="display">(36) \qquad f_2^t : \quad
  \begin{aligned}
    \Delta_0^t &amp;\longrightarrow 0 \\
    \Delta_1^t &amp;\longrightarrow 1 \\
    \Delta_\infty^t &amp;\longrightarrow \infty
  \end{aligned}
  \qquad \underline{\text{avec multiplicité } 2}</formula>
ce qui nous donne (puisque les zéros et pôles de <formula notation="TeX">f_2^t</formula> de degré quatre
sont connus)
<formula notation="TeX" rend="display">f_2^t(z) = c_t \left( \frac{z^2 - 2z + t}{z^2 - 2tz + t} \right)^2
  \qquad c_t \text{ section de } \underline{\mathcal{O}}_S^*,</formula>
dont la valeur s'obtient en écrivant que <formula notation="TeX">\Delta_1^t \to 1</formula>. Mais si <formula notation="TeX">\zeta</formula>
est une solution de <formula notation="TeX">\Delta_1^t</formula> i.e. <formula notation="TeX">\zeta^2 = t</formula>, on a
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{aligned}
    \zeta^2 - 2\zeta + t &amp;= 2(t - \zeta) \\
    \zeta^2 - 2t\zeta + t &amp;= 2t(1 - \zeta)
  \end{aligned}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">f_2^t(\zeta) = c_t \left( \frac{2(t - \zeta)}{2t(1 - \zeta)} \right)^2
  = c_t/t^2 \left( \frac{t - \zeta}{1 - \zeta} \right)^2</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">entre <formula notation="TeX">c_t/t^2</formula> et le dernier facteur, une fraction biffée,
<del><formula notation="TeX">\frac{\zeta^2 - 2t\zeta + t^2}{\zeta^2 - 2\zeta + 1}</formula></del>, remplacée
par <formula notation="TeX">\left(\frac{t-\zeta}{1-\zeta}\right)^2</formula>.</note>
Or <del><formula notation="TeX">\frac{t^2 + t - 2t\zeta}{1 + t - 2\zeta}</formula></del>
<formula notation="TeX" rend="display">\frac{t - \zeta}{1 - \zeta}
  = \frac{(t - \zeta)(1 + \zeta)}{(1 - \zeta)(1 + \zeta)}
  = \frac{-\zeta^2 + (t-1)\zeta + t}{1 - \zeta^2}
  = \frac{(t-1)\zeta}{1 - t} = -\zeta</formula>
donc
<formula notation="TeX" rend="display">f_2^t(\zeta) = \frac{c_t}{t^2}\, \zeta^2 = \frac{c_t\, t}{t^2} = \frac{c_t}{t}
  \qquad \text{d'où} \qquad c_t = t</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">les deux calculs biffés sont barrés de traits obliques ; la
première ligne de l'identité en <formula notation="TeX">\zeta</formula> est surchargée (un « <formula notation="TeX">t</formula> » corrigé
devant <formula notation="TeX">-2\zeta</formula>).</note></p>
<pb n="64" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=65"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 11 de l'auteur, chiffrée en tête de page.</note>
et par suite
<formula notation="TeX" rend="display">(37) \qquad f_2^t(z) = t \left( \frac{z^2 - 2z + t}{z^2 - 2tz + t} \right)^2</formula>
Il reste : vérifier que les valeurs de cette fonction pour
<formula notation="TeX">z = 0, 1, \infty</formula> et <formula notation="TeX">t</formula>, sont égales à <formula notation="TeX">t</formula>, i.e. que celle de
<formula notation="TeX">\dfrac{z^2 - 2z + t}{z^2 - 2tz + t}</formula> est égale à <formula notation="TeX">\pm 1</formula>. Pour
<formula notation="TeX">0, \infty, 1</formula> on trouve <formula notation="TeX">1</formula>, pour <formula notation="TeX">z = t</formula> on trouve
<formula notation="TeX">\dfrac{t^2 - t}{t - t^2} = -1</formula>, OK.</p>
<p><hi rend="italic">NB</hi> En prenant la <formula notation="TeX">n</formula>-ième itérée de <formula notation="TeX">f_2^t</formula>, on trouve le
morphisme <formula notation="TeX">f_{2^n}^t</formula>, qui correspond par passage au quotient à
<formula notation="TeX">2^n \mathrm{id}_{E_0}</formula>. L'image inverse de la section <formula notation="TeX">t</formula> par
<formula notation="TeX">f_{2^n}^t = (f_2^t)^{\circ n}</formula> est l'image par
<formula notation="TeX">p : E_0 \to \Sigma_J \simeq E_0/\{1, \sigma_{E_0}\}</formula> du <del>l'ensemble</del>
<add>sous-schéma en groupes</add> <formula notation="TeX">{}_{2^n}E_0</formula> des points annulés par <formula notation="TeX">2^n</formula>.</p>
<div type="section">
<head>4. Détermination de <formula notation="TeX">M_{11}(4)</formula>.</head>
<pb n="65" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=66"/><p>Soit <formula notation="TeX">E</formula> une courbe elliptique sur <formula notation="TeX">S</formula> (où car. résiduelles <formula notation="TeX">\neq 2</formula>),
considérons
<formula notation="TeX" rend="display">(38) \qquad M = {}_4E</formula>
schéma en groupes sur <formula notation="TeX">S</formula> loc. isom. à <formula notation="TeX">(\mathbb{Z}/4\mathbb{Z})^2</formula>, i.e. 
<del>syst. local</del> faisceau abélien <del>pour</del> sur <formula notation="TeX">S_{\text{ét}}</formula> qui
est un <formula notation="TeX">(\mathbb{Z}/4\mathbb{Z})_S</formula>-module loc. libre de rg <formula notation="TeX">2</formula>.</p>
<p><del>(39)</del> On sait qu'on a</p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}
  0 \arrow[r] &amp; M_0 \arrow[r] &amp; M \arrow[r, "\mathrm{can}"] &amp; M_0 \arrow[r] &amp; 0 \\
  &amp; M \arrow[u] \arrow[ur, "2\,\mathrm{id}_M"'] &amp; &amp; &amp;
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p>(39), où
<formula notation="TeX" rend="display">M_0 = M \otimes_{\mathbb{Z}/4\mathbb{Z}} \mathbb{F}_2 \simeq {}_2E .</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">le numéro (39) est écrit en marge gauche de la suite exacte, un premier
« (39) » biffé au-dessus ; la flèche verticale <formula notation="TeX">M \to M_0</formula> est tracée vers le
haut, sans étiquette lisible.</note></p>
<p>La donnée d'un <formula notation="TeX">M</formula> équivaut à celle d'un <formula notation="TeX">M_0</formula> (i.e. d'un <formula notation="TeX">\underline{J}</formula>
<del>rev.</del> rev. étale de degré <formula notation="TeX">3</formula> sur <formula notation="TeX">S</formula> <del><gap reason="illegible"/></del>
<formula notation="TeX" rend="display">(40) \qquad \underline{J} \simeq M_0^*, \quad
  M_0 = V_{\underline{J}}(\mathbb{F}_2) \simeq
  \mathbb{F}_2^{\underline{J}} / \underset{\text{diag}}{\mathbb{F}_2}\ ),</formula>
<hi rend="italic">et</hi> d'un torseur <add><formula notation="TeX">P</formula></add> sous
<formula notation="TeX" rend="display">(41) \qquad \text{« } V_{\underline{J}}(M_0) \text{ »} \simeq
  \underline{\mathrm{End}}_{\mathbb{F}_2, S}(M_0) \simeq
  M_0 \oplus \mathbb{F}_2^{\underline{\omega}}</formula>
<note type="authorial" place="margin"><formula notation="TeX">\underline{\omega}</formula> est le rev. étale de degré <formula notation="TeX">2</formula> « des
orientations » associé au rev. <formula notation="TeX">\underline{J}</formula> de degré <formula notation="TeX">3</formula> de <formula notation="TeX">S</formula></note>
Un épinglage de <formula notation="TeX">M = {}_4E</formula> (i.e. <del>d'un</del> la donnée d'un iso
<formula notation="TeX" rend="display">(42) \qquad (\mathbb{Z}/4\mathbb{Z})^2_S \simeq M \ (= {}_4E) \ )</formula>
équivaut à : celle d'une <add>trivialisation de <formula notation="TeX">\underline{J}</formula>, plus d'une</add>
section (trivialis. <gap reason="illegible"/>
<note type="editorial" resp="#pass">la note marginale est écrite de biais dans la marge gauche, à hauteur
de (41) ; « des orientations » y est lu d'après le contexte. La dernière
ligne se poursuit page 66.</note></p>
<pb n="66" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=67"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 12 de l'auteur, chiffrée « (12) » en tête de page.</note>
<del>plus celle d'une</del> <add>du torseur</add>, de ce torseur,
<del>qui</del> (peut aussi s'interpréter ainsi : la structure d'extension (39)
<del>comme le torseur des sections</del> définit la structure d'extension
<formula notation="TeX" rend="display">(43) \qquad 0 \to
  \overset{\underline{\mathrm{End}}(M_0)}{\overset{\wr}{V_{\underline{J}}(M_0)}}
  \longrightarrow V_{\underline{J}}(M) \longrightarrow
  \overset{\underline{\mathrm{End}}(M_0)}{\overset{\wr}{V_{\underline{J}}(M_0)}}
  \longrightarrow 1</formula>
où pour <formula notation="TeX">A</formula> schéma <add>(ou faisceau)</add> en groupes commut. <formula notation="TeX">A</formula> sur <formula notation="TeX">S</formula>, on
pose
<formula notation="TeX" rend="display">(44) \qquad V_{\underline{J}}(A) \simeq
  \operatorname{Ker}\bigl( A^{\underline{J}} \xrightarrow{\ \text{somme}\ } A \bigr)</formula>
(faisceau loc. isom. à <formula notation="TeX">A^2</formula>), et <formula notation="TeX">V_{\underline{J}}</formula> est un foncteur exact
en <formula notation="TeX">A</formula>, commutant <gap reason="illegible"/> bien sûr aux chgt. de base. Pour <formula notation="TeX">A</formula> annulé par
<formula notation="TeX">2</formula>, on a un isom
<formula notation="TeX" rend="display">(45) \qquad V_{\underline{J}}(A) \simeq \operatorname{Hom}(M_0, A)
  \qquad \text{si } 2\,\mathrm{id}_A = 0</formula>
dû au fait que l'on a
<formula notation="TeX" rend="display">(46) \qquad M_0 \simeq \mathbb{F}_2^{\underline{J}} / \underset{\text{diag}}{\mathbb{F}_2}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">dans (43), l'auteur écrit « <formula notation="TeX">\underline{\mathrm{End}}(M_0)</formula> » au-dessus
des deux termes extrêmes, reliés à eux par un signe <formula notation="TeX">\wr</formula> (isomorphisme
vertical).</note></p>
<p>Donc à une section <del>de</del> canonique partout non nulle de
<formula notation="TeX">V_{\underline{J}}(M_0)</formula>, correspondant à l'application d'inclusion
<formula notation="TeX">\underline{J} \simeq M_0^* \hookrightarrow M_0</formula>, ou encore : la section
évidente <formula notation="TeX">\mathrm{id}_{M_0}</formula> de <formula notation="TeX">\underline{\mathrm{End}}(M_0)</formula>, dont l'image
inverse dans (43) est le torseur cherché.</p>
<pb n="67" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=68"/><p><del>Un épinglage de <formula notation="TeX">M</formula> s'identifie donc à un</del></p>
<p>On peut considérer, indépendamment de la question d'épingler <formula notation="TeX">J</formula>,
<del>celle</del> <add>l'épinglage</add> <del><gap reason="illegible"/></del> « relatif »
<del>consistant en sections</del> <add>consistant</add> en <del>un</del> la donnée
d'une section du torseur <formula notation="TeX">P_M</formula> <add>sur</add> sous
<formula notation="TeX">\underline{\mathrm{End}}(M_0)</formula>, ce qui équivaut aussi à la donnée d'un
morphisme
<formula notation="TeX" rend="display">(47) \qquad \underline{J} \longrightarrow M \,\}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">devant <formula notation="TeX">M</formula>, un symbole noirci (sans doute <formula notation="TeX">V_{\underline{J}}(</formula>) ; l'accolade
fermante est de l'auteur.</note>
qui relève le morphisme d'inclusion
<formula notation="TeX" rend="display">\underline{J} \hookrightarrow M_0</formula>
et qui soit une section de <formula notation="TeX">V_{\underline{J}}(M)</formula> i.e. qui soit à
<unclear>trace</unclear> nulle (<gap reason="illegible"/> : <formula notation="TeX">S</formula>). Ceci en fait automatiquement un
morphisme
<formula notation="TeX" rend="display">\underline{J} \longrightarrow M \setminus M_0</formula>
donc en composant avec <del>l'inclusion</del>
<formula notation="TeX" rend="display">(\underline{J} \dashrightarrow)\; M \hookrightarrow E \longrightarrow
  \Sigma_{\underline{J}} \simeq E/(1, \sigma_E)</formula>
on trouve un morphisme
<formula notation="TeX" rend="display">(48) \qquad \underline{J} \longrightarrow \Delta_t</formula>
et la condition de relèvement pour (47) signifie aussi que le composé de (48)</p>
<pb n="68" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=69"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 13 de l'auteur, chiffrée en tête de page.</note>
avec le morphisme canonique (étale de degré <formula notation="TeX">2</formula>)
<formula notation="TeX" rend="display">f_t : \Delta_t \longrightarrow \underline{J}</formula>
soit l'identité — i.e. (48) définit une <hi rend="italic">face</hi> du fibré en
octaèdres combinatoires <formula notation="TeX">\Delta_t</formula> sur <formula notation="TeX">S</formula>. Du coup l'octaèdre est
<formula notation="TeX">\underline{J}</formula>-épinglé, en d'autres termes, il est can. isomorphe au
<del><gap reason="illegible"/></del> octaèdre standard défini par <formula notation="TeX">\underline{J}</formula>, <add>et une
section de <formula notation="TeX">\mu_4^*</formula>,</add> en prenant les revêtements biquadratiques
<formula notation="TeX">\Sigma_{\underline{J},2}</formula> de <formula notation="TeX">\Sigma_{\underline{J}}</formula>…
<note type="editorial" resp="#pass">la page s'arrête ici ; le reste de la feuille est blanc.</note></p>
</div>
<div type="section">
<head>III. Épinglages de Legendre des courbes elliptiques</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">titre porté seul, au crayon, sur la page 69 de l'archive, feuillet de
couleur qui sert de page de garde à la partie ; le chiffre romain est de
l'auteur.</note></p>
<div type="subsection">
<head>Digression. Épinglages de revêtements par rev. Kummériens des espaces tangents (cas relatif)</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">titre souligné en tête de la page 70, lu d'après le manuscrit : « Épinglages de
revêtements par <del><gap reason="illegible"/> fibrés tangents</del> rev. Kummériens des
<del>fibrés</del> espaces tangents (cas relatif) ».</note></p>
<pb n="70" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=71"/><p>Soient
<formula notation="TeX" rend="display">(1) \qquad f : X \longrightarrow S</formula>
un morphisme lisse de dim relative <formula notation="TeX">1</formula>, <formula notation="TeX">t</formula> une section de <formula notation="TeX">X</formula> sur <formula notation="TeX">S</formula>,
<formula notation="TeX">X^* = X \setminus t(S)</formula>. On considère des schémas <add><formula notation="TeX">X'</formula>,</add> finis sur
<del><formula notation="TeX">X</formula></del> <formula notation="TeX">X</formula>, lisses sur <formula notation="TeX">S</formula> de dim relative <formula notation="TeX">1</formula>, munis d'une section
<formula notation="TeX">t'</formula> au-dessus de <formula notation="TeX">t</formula>, et « modérément ramifiés » en <formula notation="TeX">t'</formula> sur <formula notation="TeX">X</formula>, avec un
degré de ramification <formula notation="TeX">n</formula> — ce qui signifie que loc. pour la top. étale
sur <formula notation="TeX">X</formula>, <formula notation="TeX">X'</formula>, <formula notation="TeX">X'</formula> est isomorphe au voisinage de tout point <formula notation="TeX">x'</formula> de
<formula notation="TeX">t'(S)</formula> <del><formula notation="TeX">t(S)</formula></del> à un <formula notation="TeX">X</formula>-schéma Kummérien de <formula notation="TeX">X</formula> au voisinage de
<formula notation="TeX">x = p(x')</formula>, de la forme
<formula notation="TeX" rend="display">X'_0 = \operatorname{Spec} \underline{\mathcal{O}}_X[z]/(z^n - \varphi)</formula>
où <formula notation="TeX">\varphi</formula> est une équation locale du diviseur relatif <formula notation="TeX">t(S) \subset X</formula> au
voisinage de <formula notation="TeX">x</formula>.
<note type="authorial" place="margin"><hi rend="italic">NB</hi> <formula notation="TeX">n</formula> est premier aux car. résiduelles de <formula notation="TeX">S</formula> !!!</note>
<note type="authorial" place="margin"><formula notation="TeX">p : X' \to X</formula></note></p>
<p>Sous ces conditions, via <unclear>l'hom. norme</unclear> locale, on définit un
isom. canonique
<formula notation="TeX" rend="display">(2) \qquad T_{X'/S, t'}^{\otimes n} \xrightarrow[\sim]{\ \kappa_{t'}\ } T_{X/S, t}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">dans (2), l'exposant <formula notation="TeX">\otimes n</formula> est écrit au-dessus de la flèche, près
de <formula notation="TeX">T_{X'/S,t'}</formula> ; dans l'indice, un <formula notation="TeX">S</formula> corrige une première lettre.</note></p>
<pb n="71" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=72"/><p>Si d'autre part <formula notation="TeX">\underline{G}</formula> est un schéma en groupes fini étale sur <formula notation="TeX">S</formula>,
et si <formula notation="TeX">X'</formula> est muni d'une structure de <formula notation="TeX">\underline{G}_X</formula>-torseur au-dessus
de <formula notation="TeX">X^*</formula>, alors le stabilisateur dans <del><formula notation="TeX">\underline{G}_X</formula></del>
<formula notation="TeX">\underline{G}</formula> de la section <formula notation="TeX">t'</formula> est un sous-schéma en groupes
<formula notation="TeX">\underline{G}_{t'}</formula> de <formula notation="TeX">\underline{G}</formula>, <del>qui <gap reason="illegible"/></del> <add>qui</add>
<add><unclear>opère</unclear> <unclear>fid.</unclear> sur</add> <del><gap reason="illegible"/></del>
<formula notation="TeX">T_{X'/S, t'}</formula> et dont l'image dans
<del><formula notation="TeX">T_{X'/S,t'}</formula></del> <formula notation="TeX">\mathbb{G}_{m,S} \simeq
\underline{\mathrm{Aut}}_{\mathcal{O}_S} T_{X'/S, t'}</formula> est <formula notation="TeX">\mu_{n,S}</formula>,
d'où un monomorphisme canonique
<formula notation="TeX" rend="display">(3) \qquad \mu_{n,S} \hookrightarrow \underline{G} .</formula>
<note type="authorial" place="margin"><hi rend="italic">NB</hi> Cela signifie que <formula notation="TeX">\underline{G}</formula> opère sur
<formula notation="TeX">X'^* = X' | X^*</formula> au-dessus de <formula notation="TeX">X^*</formula>, de façon à faire de <formula notation="TeX">X'^*</formula> un
<formula notation="TeX">\underline{G}_{X^*}</formula>-torseur sur <formula notation="TeX">X^*</formula></note>
<note type="editorial" resp="#pass">la note marginale est écrite de biais dans la marge gauche, à hauteur
des premières lignes ; « au-dessus de <formula notation="TeX">X^*</formula> » et « torseur » y sont lus d'après
le contexte. Le passage « <unclear>opère</unclear> <unclear>fid.</unclear> sur » remplace
deux mots biffés soulignés, peu lisibles.</note></p>
<p>Par ailleurs, désignant par
<formula notation="TeX" rend="display">f^\circ : X^* \longrightarrow S</formula>
le morphisme induit par <formula notation="TeX">f</formula>, le <formula notation="TeX">\underline{G}_{X^*}</formula>-torseur <formula notation="TeX">X'^*</formula> définit
une section
<formula notation="TeX" rend="display">(4) \qquad \xi_{X'/S} \in H^0\bigl(S, R^1 f^\circ_* f^{\circ *}(\underline{G})\bigr) .</formula></p>
<p>Ceci posé, on a :</p>
<p><hi rend="italic">Proposition</hi> <formula notation="TeX">(X', t')</formula> au-dessus de <formula notation="TeX">(X, t)</formula>, avec l'opération
de <formula notation="TeX">\underline{G}</formula> dessus, est défini à isom. unique près par la
connaissance de (3) (4) et de (2). <del>Ce dernier</del> De façon précise,</p>
<pb n="72" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=73"/><p><del>pour une section</del> considérons (pour <formula notation="TeX">S, X, t</formula> fixés) la catégorie des
<formula notation="TeX">(X', t', \underline{G})</formula>, <del>où <formula notation="TeX">X'</formula> est un <formula notation="TeX">X</formula>-schéma</del> <add>tels que
dessus <gap reason="illegible"/></add>, comme morphismes
<formula notation="TeX" rend="display">(X', t', G) \longrightarrow (X'_1, t'_1, G_1)</formula>
<del><gap reason="illegible"/></del> <add><gap reason="illegible"/></add> des morphismes <formula notation="TeX">X' \to X'_1</formula>, et morphismes
<formula notation="TeX">G \to G_1</formula>, compatibles avec les sections marquées et les opérations.
<note type="authorial" place="margin"><hi rend="italic">NB</hi> On vérifie que pour <formula notation="TeX">X', t', G</formula> fixés, et
<formula notation="TeX">(X'_1, t'_1, G_1)</formula> aussi, et pour <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>, il y a au plus un
<formula notation="TeX">G \to G_1</formula> <gap reason="illegible"/></note>
<note type="editorial" resp="#pass">la note marginale, écrite de biais dans la marge gauche, n'est lue
qu'en partie.</note>
Considérons d'autre part les <del>triples</del> systèmes
<formula notation="TeX" rend="display">(\underline{G}, n, i, \xi, T, k)</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">dans le sextuple, deux lettres (sans doute <formula notation="TeX">\xi</formula> et un symbole
noirci) sont biffées et réécrites.</note>
où <formula notation="TeX">\underline{G}</formula> <unclear>un schéma en groupes fini étale sur <formula notation="TeX">S</formula>,</unclear>
<formula notation="TeX">n \in \mathbb{N}^*</formula>, <formula notation="TeX">\xi \in H^0(S, R^1 f^\circ_* f^{\circ *}(\underline{G}))</formula>
tels que les rev. <unclear>correspondants</unclear> (étales sur <formula notation="TeX">S</formula>) de <formula notation="TeX">X</formula>
<unclear>qu'elle</unclear> définit soient modérément ramifiés d'ordre <formula notation="TeX">n</formula> en le long de
<formula notation="TeX">t</formula>, <formula notation="TeX">i : \mu_{n,S} \hookrightarrow \underline{G}</formula> est un monomorphisme de
groupes, <formula notation="TeX">T</formula> un Module inversible sur <formula notation="TeX">S</formula>, et <formula notation="TeX">k</formula> un isom
<formula notation="TeX" rend="display">T^{\otimes n} \xrightarrow{\ \sim\ } T_{X/S, t}</formula>
avec la définition ad hoc des morphismes (<hi rend="italic">NB</hi> bien sûr
<formula notation="TeX">\underline{G} \to \underline{G}_1</formula> doit induire un <del><gap reason="illegible"/></del>
morphisme <formula notation="TeX">\mu_{n,S} \to \mu_{n_1,S}</formula>, qui soit l'homom. 
<formula notation="TeX">\lambda \mapsto \lambda^{n/n_1}</formula>…). On a un foncteur canonique de la
première catégorie dans la</p>
<pb n="73" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=74"/><p>seconde, et je dis que ce foncteur est une équivalence de catégories.</p>
<p>Le cas qui m'intéresse est celui où
<formula notation="TeX" rend="display">\underline{G} = \mu_2 \underset{\text{can}}{\simeq} \{\pm 1\}_S , \quad \text{et où } n = 2</formula>
— donc où on s'intéresse aux rev. quadratiques <formula notation="TeX">X'</formula> de <formula notation="TeX">X/S</formula>, étales
au-dessus de <formula notation="TeX">X^*</formula> et « totalement ramifiés le long de la section <formula notation="TeX">t</formula> », où
<formula notation="TeX">S</formula> a car. rés. <formula notation="TeX">\neq 2</formula>. <del>Ici</del> Pour une section
<formula notation="TeX">\xi \in H^0(S, R^1 f^\circ_* (\mu_{2,X^*}))</formula> fixée, satisfaisant à la
condition de ramification totale, la catégorie des
<del>revêtements</del> <add><unclear>correspondants</unclear> (<unclear>i.e.</unclear> <gap reason="illegible"/>)</add>
<add><gap reason="illegible"/></add> équivaut à celle des <del><gap reason="illegible"/></del> couples <formula notation="TeX">(T, k)</formula> d'un
Module inv. <formula notation="TeX">T</formula> sur <formula notation="TeX">S</formula>, et d'un isom
<formula notation="TeX" rend="display">T^{\otimes 2} \simeq T_{X, t} .</formula></p>
<p>Le cas qui nous intéresse pour les courbes elliptiques est celui où <formula notation="TeX">X</formula> est
de la forme <formula notation="TeX">\Sigma_{\underline{J}}^*</formula> (fibré en droites projectives
<unclear>marqué</unclear> <gap reason="illegible"/> étale cubique <formula notation="TeX">\underline{J}</formula> de <formula notation="TeX">S</formula>), associé à
un rev. <gap reason="illegible"/> déduit d'une courbe elliptique <formula notation="TeX">X'</formula> comme <formula notation="TeX">X'/\{\pm 1\}</formula>, et
où <formula notation="TeX">t</formula> est la section de <formula notation="TeX">\Sigma_{\underline{J}}^*/S</formula> <del><gap reason="illegible"/></del>
image de la section nulle de <formula notation="TeX">X' = E</formula> …
<note type="editorial" resp="#pass">les deux dernières lignes sont écrites serrées, l'une au-dessus de
l'autre, et ne sont lues qu'en partie ; « <formula notation="TeX">\Sigma_{\underline{J}}^*</formula> » après
« de la forme » est bien marqué d'un astérisque.</note></p>
<pb n="74" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=75"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 1 de l'auteur, chiffrée en tête de page : une nouvelle
suite commence ici, dont la numérotation des formules repart de (1).</note>
Soit <formula notation="TeX">E</formula> une courbe elliptique — on travaille sur un corps alg. clos <formula notation="TeX">k</formula>
pour simplifier le propos, mais la seule hypothèse essentielle est que le
<unclear>base</unclear> soit : car. résiduelles <formula notation="TeX">\neq 2</formula>. On désigne par
<del><gap reason="illegible"/></del>
<formula notation="TeX" rend="display">(1) \qquad J = {}_2E(k)^*</formula>
l'ens. des pts de <formula notation="TeX">E</formula> d'ordre <formula notation="TeX">2</formula>, on sait que l'on a
<formula notation="TeX" rend="display">(2) \qquad E/(\pm \mathrm{id}_E) \simeq \Sigma_J</formula>
<del><gap reason="illegible"/></del> droite projective <formula notation="TeX">J</formula>-marquée.
<formula notation="TeX" rend="display">(3) \qquad \Sigma_J \simeq \mathbb{P}(V_J(k)) \qquad
  0 \to V_J(k) \to k^J \xrightarrow{\ \text{somme}\ } k \to 0</formula>
La donnée de <formula notation="TeX">E</formula> est équivalente à celle de <formula notation="TeX">J</formula> i.e. de <formula notation="TeX">\Sigma_J</formula> muni du
diviseur étale <formula notation="TeX">D_J</formula> de degré <formula notation="TeX">3</formula>, plus <del>le</del> <unclear>les</unclear> point
<formula notation="TeX" rend="display">(4) \qquad t \in \Sigma_J^* = \Sigma_J \setminus D_J</formula>
image de l'élément <formula notation="TeX">0_E</formula>, plus une droite <formula notation="TeX">T</formula> <add>sur <formula notation="TeX">k</formula></add> (savoir
<formula notation="TeX">T_{E,0}</formula>), munie d'un isomorphisme
<formula notation="TeX" rend="display">(5) \qquad T^{\otimes 2} \xrightarrow{\ \sim\ } T_{\Sigma, t}</formula>
(<del>isomorphismes</del> <add>équivalence</add> de catégories-groupoïdes … 
valable en fait sur une base <formula notation="TeX">S</formula> quelconque ; car. rés. <formula notation="TeX">\neq 2</formula>, et
compatible aux changements de base…).</p>
<p>Notons qu'on a un isomorphisme canonique
<formula notation="TeX" rend="display">(6) \qquad T_\Sigma \simeq \underline{\mathcal{O}}_\Sigma(2)(\underline{\omega})</formula>
où <formula notation="TeX">\underline{\omega} = \underline{\omega}(J)</formula> est l'ens. des deux ordres
circulaires sur <formula notation="TeX">J</formula>, et où <formula notation="TeX">L(\underline{\omega})</formula> (pour un objet tel que
faisceau inversible etc.) désigne <formula notation="TeX">L \wedge_{\{\pm 1\}} \underline{\omega}</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">le « 1 » en marge gauche devant « Notons » est de l'auteur ; son rôle
n'est pas clair.</note></p>
<pb n="75" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=76"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 2 de l'auteur.</note>
On a un candidat naturel (pour <formula notation="TeX">\Sigma = \Sigma_J</formula>, <formula notation="TeX">D = D_J</formula>,
<formula notation="TeX">t \in \Sigma^*</formula> donnés) comme droite <formula notation="TeX">T</formula> munie de (5), savoir
<formula notation="TeX" rend="display">T_0 \simeq \mathcal{O}_t(1)</formula>
à cela près qu'il y a <hi rend="italic">deux</hi> isom. naturels
<formula notation="TeX" rend="display">T_0^{\otimes 2} = \mathcal{O}_t(2)
  \xrightarrow{\ \sim\ } T_{\Sigma, t} \simeq \mathcal{O}_t(2)(\underline{\omega}) ,</formula>
correspondant aux deux éléments <formula notation="TeX">\omega</formula> de <formula notation="TeX">\underline{\omega}</formula>, savoir
<formula notation="TeX" rend="display">(7) \qquad \xi \longmapsto \xi \wedge \omega \qquad
  T_0^{\otimes 2} \xrightarrow{\ \sim\ } \mathcal{O}_t(2) \simeq T_{\Sigma, t}
  = \underline{\mathcal{O}}_t(2)(\underline{\omega})</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">les numéros (7) et (8) des deux premières formules, <del>(7)</del> et <del>(8)</del>, sont biffés ; la
troisième reçoit le numéro (7). Devant <formula notation="TeX">\xi \mapsto \xi \wedge \omega</formula>, un
signe biffé. En tête de page, <formula notation="TeX">\Sigma_{\underline{J}}</formula>, <formula notation="TeX">D_{\underline{J}}</formula>
sont d'abord écrits puis surchargés, les égalités <formula notation="TeX">= \Sigma_J</formula>, <formula notation="TeX">D = D_J</formula> étant
ajoutées au-dessus.</note></p>
<p>On va lever cette ambiguïté, en remplaçant <formula notation="TeX">T_0 = \mathcal{O}_t(1)</formula> par une
variante tordue. Le tordre par un torseur sous <formula notation="TeX">\mu_2</formula> <add><formula notation="TeX">= \mu_2(k)</formula></add>
<gap reason="illegible"/> ne <gap reason="illegible"/> pas, car <formula notation="TeX">T_0^{\otimes 2}</formula> n'<gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> pas changé
(à isom. can. près) — on le tordra par un torseur (qui ne précise)
<formula notation="TeX">Q_0</formula> sous <formula notation="TeX">\mu_4 = \mu_4(k)</formula> (qui peut être <unclear>interprété</unclear> comme
l'ens. des 4 sommets d'un <hi rend="italic">carré</hi>, dont <formula notation="TeX">\mu_4</formula> est le groupe des
rotations, <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">\{i, -i\} = \mu_4^*</formula> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <del><gap reason="illegible"/></del>
<add><gap reason="illegible"/></add> n'y <unclear>jouent</unclear> <unclear>pas</unclear> de <unclear>rôle</unclear>
privilégié…). On pose donc
<formula notation="TeX" rend="display">(8) \qquad T_0 = \underline{\mathcal{O}}_t(1) \wedge_{\mu_4} Q_0</formula>
d'où
<formula notation="TeX" rend="display">(9) \qquad T_0^{\otimes 2} \simeq \underline{\mathcal{O}}_t(2) \wedge_{\mu_2} D_{Q_0}</formula>
où
<formula notation="TeX" rend="display">(10) \qquad D_{Q_0} = Q_0/\{\pm 1\}</formula>
est l'un des deux diagonales du carré <formula notation="TeX">Q_0</formula>. Supposons donc qu'on se donne
un carré <add>combinatoire (« 4 sommets »),</add> <formula notation="TeX">Q_0</formula>, avec plus
<unclear>isomorphisme</unclear>. <del><gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">Q_0</formula> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> le groupe des</del>
<formula notation="TeX" rend="display">(11) \quad
  \begin{cases}
    \underline{\omega}_{Q_0} \ (\text{ens.\ des orientations de } Q_0)
      \simeq \mu_4^* = \{i, -i\} \\
    D_{Q_0} \ (\text{ens.\ des diagonales de } Q_0) \simeq \underline{\omega}
  \end{cases}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">dans (10), « l'un des deux diagonales » est la lecture de la page ;
le sens attendu est « l'ens. des deux diagonales ».</note></p>
<pb n="76" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=77"/><p>Alors, définissant <formula notation="TeX">T_0</formula> par (8) (pour <formula notation="TeX">t \in \Sigma_J^*</formula> donné) on a un
isom. canonique
<formula notation="TeX" rend="display">(12) \qquad T_0^{\otimes 2} \xrightarrow{\ \sim\ } T_{\Sigma, t}</formula>
Ceci posé, on appellera <del><gap reason="illegible"/></del> <hi rend="italic">épinglage de Legendre</hi>
de <formula notation="TeX">E</formula>, subordonné au carré <formula notation="TeX">Q_0</formula> (muni des données (11)) <del><gap reason="illegible"/></del>
<add>un</add> isomorphisme
<formula notation="TeX" rend="display">(13) \qquad T = T_{E, 0} \xleftarrow[\ \sim\ ]{\ \kappa\ } T_0</formula>
compatible avec les <unclear>isom. normes</unclear>, i.e. rendant commutatif le
diagramme
<note type="editorial" resp="#pass">avant « de <formula notation="TeX">E</formula> », deux lignes biffées, illisibles ; « épinglage » y
remplace un mot biffé.</note></p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}
  T_0^{\otimes 2} \arrow[rr, "\kappa^{\otimes 2}", "\sim"'] \arrow[dr, "(12)"'] &amp; &amp; T^{\otimes 2} \arrow[dl, "(5)"] \\
  &amp; T_{\Sigma, t} &amp;
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p>(14).</p>
<p>Il y en a exactement deux, différant par le signe, i.e. formant un torseur
sous <formula notation="TeX">\mu_2</formula>.</p>
<p>Bien entendu, on veut pouvoir définir la notion d'épinglage de <formula notation="TeX">E</formula>
(<unclear>en termes</unclear> d'un <formula notation="TeX">Q_0</formula> donné <unclear>une fois pour toutes</unclear>) pour
<formula notation="TeX">E</formula> variable — mais dans ce cas <formula notation="TeX">\underline{\omega} = \underline{\omega}_J</formula>
n'est pas encore déterminé (puisque <formula notation="TeX">J</formula> ne l'est pas). Donc la donnée d'un
épinglage <formula notation="TeX">(\alpha, \kappa)</formula> de Legendre sera définie comme le couple formé
d'un isom.
<formula notation="TeX" rend="display">(15) \qquad \alpha : \underline{\omega}_J \xrightarrow{\ \sim\ } D_{Q_0} = Q_0/\{\pm 1\}</formula>
<hi rend="italic">et</hi> d'un isom. <formula notation="TeX">\kappa</formula> (13) satisfaisant la compatibilité (14),
<note type="editorial" resp="#pass">dans (14), un trait vertical est esquissé sous <formula notation="TeX">T_0^{\otimes 2}</formula> à
côté de la flèche marquée (12) ; il n'est pas repris.</note></p>
<pb n="77" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=78"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 3 de l'auteur.</note>
où <formula notation="TeX">Q_0</formula> est un carré donné une fois pour toutes (la chose fixée, disons,
quand même), avec comme seule donnée un iso
<formula notation="TeX" rend="display">(16) \qquad \underline{\omega}_{Q_0} \simeq \mu_4^*
  \qquad \text{i.e.\ d'un élément de } \mu_4^* \wedge \underline{\omega}_{Q_0}</formula>
i.e. un isom.
<formula notation="TeX" rend="display">(17) \qquad \mu_4^* \simeq \operatorname{Aut}^+(Q_0) .</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">dans (16), une lettre noircie en indice de <formula notation="TeX">\underline{\omega}</formula> est
réécrite <formula notation="TeX">Q_0</formula> au-dessous ; le numéro (17) est surchargé.</note></p>
<p>Pour des raisons qui apparaîtront par la suite, le choix le plus
<unclear>commode</unclear> est de prendre pour <formula notation="TeX">Q_0</formula> le carré <del><gap reason="illegible"/>
satisfaisant</del> <add><unclear>i.e. donné</unclear></add> (17), avec un côté fixé, dont
<del>les <gap reason="illegible"/></del> <add>l'un des <unclear>sommets</unclear> <unclear>incidents</unclear></add>
<formula notation="TeX">s, s'</formula> <del><gap reason="illegible"/></del> dans un <unclear>sens</unclear> <unclear>convenable</unclear>
<gap reason="illegible"/> avec l'un <formula notation="TeX">\mu_4^* = \{i, i'\}</formula> des racines carrées de <formula notation="TeX">-1</formula>, par la
condition que
<formula notation="TeX" rend="display">(18) \qquad s_{i'} = i\, s_i \qquad \text{d'où} \qquad s_i = i' s_{i'}</formula>
puisque <formula notation="TeX">i' = i^{-1} = -i</formula>. Ainsi, <formula notation="TeX">T_0</formula> peut s'interpréter comme munie de
la structure <del><gap reason="illegible"/></del> <add>suivante, qui la caractérise :</add>
<formula notation="TeX">T_0 \otimes \underline{\mathcal{O}}_t(-1)</formula> est muni d'une paire de base,
<add>en corr. 1-1</add> <del><unclear>indexée</unclear> <gap reason="illegible"/></del> avec <formula notation="TeX">\mu_4^*</formula>,
satisfaisant les deux relations (18), i.e. maintenant le produit <formula notation="TeX">i s_i</formula>
est <gap reason="illegible"/> dans la structure vectorielle de
<formula notation="TeX">T_0 \otimes \underline{\mathcal{O}}_t(-1)</formula>. <del><gap reason="illegible"/></del></p>
<p>Ici on aura un iso. canonique
<formula notation="TeX" rend="display">(19) \qquad D_{Q_0} \simeq \mu_4^*</formula>
et par suite la donnée (16) équivaut à la donnée d'un iso
<note type="editorial" resp="#pass">en marge gauche, à hauteur de (18), un petit carré dont le sommet
supérieur droit est marqué <formula notation="TeX">s' = s_{i'}</formula> et le sommet inférieur droit
<formula notation="TeX">s = s_i</formula> ; le côté droit est le côté fixé. Dans la marge de (18), devant
<formula notation="TeX">s_{i'}</formula>, une égalité biffée noircie ; une autre esquisse biffée
(<formula notation="TeX">s' = is</formula> ?) se trouve à la ligne au-dessus, et en tête de (18) une
égalité biffée <del><formula notation="TeX">s' = is</formula></del>.</note></p>
<pb n="78" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=79"/><p><formula notation="TeX" rend="display">(20) \qquad \alpha : \underline{\omega}_J \simeq \mu_4^*
  \qquad \text{i.e.\ d'un élément de } \underline{\omega}_J \wedge \mu_4^* .</formula>
Ces définitions posées, on voit donc que la catégorie<add>-groupoïde</add> des
courbes elliptiques <add><formula notation="TeX">/k</formula></add> épinglées de Legendre <del><gap reason="illegible"/></del>
<add>est</add> équivalente à la catégorie-groupoïde des <del>triplets
couples</del> <add>triplets</add> <formula notation="TeX">(J, t, \alpha)</formula> <del>de</del> formés
<formula notation="TeX" rend="display">(21) \quad
  \begin{cases}
    \text{a) d'un $J$ à trois éléments (d'où $\Sigma_J$, $D_J$, $\Sigma_J^*$),} \\
    \text{b) d'un $t \in \Sigma_J^*(k)$} \\
    \text{c) d'un isom $\alpha : \underline{\omega}_J \simeq \mu_4^*$ \ \ $(= \mu_4^*(k))$}
  \end{cases}</formula></p>
<p>Un épinglage de Legendre–Jacobi d'échelon 2 <add>d'une courbe elliptique
<formula notation="TeX">E</formula></add> sera la donnée d'un couple d'épinglages, l'un de Legendre, l'autre de
Jacobi d'échelon 2 i.e. d'une bijection <formula notation="TeX">J \simeq \{0, 1, \infty\}</formula>,
permettant d'identifier <formula notation="TeX">\Sigma_J</formula> à la droite projective type
<formula notation="TeX">\mathbb{P}^1_k</formula>. On a alors dans
<formula notation="TeX">\underline{\omega}_J \simeq \underline{\omega}_{\{0,1,\infty\}}</formula> un élément
<del><gap reason="illegible"/></del> privilégié <formula notation="TeX">\omega^+</formula>, et la donnée c) de l'épinglage de
Legendre équivaut <add>donc</add> à celle d'une racine carrée
<del><gap reason="illegible"/></del> de <formula notation="TeX">-1</formula>, soit <formula notation="TeX">i</formula> — c'est la donnée « arithmétique ».
<del>Par ailleurs, la catég.</del> La catégorie-groupoïde des courbes
elliptiques sur <formula notation="TeX">k</formula>, munies d'un épinglage de Legendre–Jacobi,
<add>est rigide (<unclear>pas</unclear> d'auto. <del><gap reason="illegible"/></del>)</add>
<del>équivalente à</del> <del>celle des <gap reason="illegible"/> à isom. près ce</del> et elle
<note type="editorial" resp="#pass">« Legendre » dans « d'un épinglage de Legendre » est d'abord écrit
avec un « à » d'une autre forme ; dans c), un symbole biffé suit <formula notation="TeX">\mu_4^*</formula>.
La dernière ligne, biffée, et l'ajout au-dessus (« est rigide … »),
ne sont lus qu'en partie. Dans a), avant <formula notation="TeX">J</formula>, le mot <del>ens.</del> est biffé.</note></p>
<pb n="79" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=80"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 4 de l'auteur.</note>
est équivalente à celle des couples <formula notation="TeX">\{t, i\}</formula>, avec
<formula notation="TeX" rend="display">t \in U_{0,3}(k) = \mathbb{P}^1_k(k) \setminus \{0, 1, \infty\}, \quad \text{et } i \in \mu_4^* .</formula></p>
<p><del>On peut définir sur <formula notation="TeX">\Sigma_J</formula> le fibré
<formula notation="TeX">\mathcal{O}(1)^{\natural}_{\Sigma_J} = \underline{\mathcal{O}}_{\Sigma_J}(1) \wedge_{\mu_4}</formula></del>
<note type="editorial" resp="#pass">la phrase et la formule sont biffées d'un trait ; un trait ondulé
relie la formule biffée à la ligne suivante. L'exposant écrit ici <formula notation="TeX">\natural</formula>
est un signe en zigzag, proche de « ϟ », propre à cette page et à la
suivante ; on le rend partout par <formula notation="TeX">\natural</formula>. Il est distinct du <formula notation="TeX">\flat</formula> de
(23).</note></p>
<p>J'opère : sur une base quelconque, mais <unclear>éventuellement</unclear> en car. 
rés. <formula notation="TeX">\neq 2</formula> i.e. sur la base absolue <add><formula notation="TeX">S_0 =</formula></add>
<formula notation="TeX">\operatorname{Spec}(\mathbb{Z}[1/2])</formula>. Sur <del><formula notation="TeX">\Sigma_S</formula></del> <formula notation="TeX">S_0</formula> je
définis, l'opération de <unclear>torsion</unclear> <formula notation="TeX">\natural</formula>, sur les
<del>modules</del> faisceaux en Modules, <del>par</del> sur un schéma de base
<formula notation="TeX">S</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">(22) \qquad M^{\natural} = M \wedge_{\mu_{4S}} Q_{0S}
  \qquad \underline{\text{NB}}\ \ M^{\natural} \simeq M \otimes_{\mathcal{O}_S} \underline{\mathcal{O}}_S^{\natural}</formula>
où ici on considère <formula notation="TeX">Q_0</formula> comme un <formula notation="TeX">\mu_4</formula>-torseur sur la base absolue
<formula notation="TeX">S_0</formula>. On aura donc
<formula notation="TeX" rend="display">(23) \qquad M^{\natural} \otimes M^{\natural} \simeq M^{\flat}
  \overset{\text{déf}}{=} M \wedge_{\mu_{2S} = \{\pm 1\}_S} \mu_{4S}^*</formula>
où <del><formula notation="TeX">\mu_4^* \simeq \ldots</formula></del>
<formula notation="TeX" rend="display">(24) \qquad \mu_4^* = \mu_4 \setminus \mu_2</formula>
est considéré comme torseur sous <formula notation="TeX">\mu_2</formula>, i.e. rev. étale quadratique
de la base absolue <formula notation="TeX">S_0</formula>.</p>
<p>On s'intéressera donc, <del><gap reason="illegible"/></del> pour un <unclear>revêtement</unclear>
<note type="editorial" resp="#pass">sous <formula notation="TeX">Q_{0S}</formula> dans (22), un petit mot biffé ; la dernière ligne se
poursuit page 80.</note></p>
<pb n="80" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/64.pdf#page=81"/><p>étale <formula notation="TeX">\underline{J}</formula> de degré <formula notation="TeX">3</formula> <del>de</del> de <formula notation="TeX">S</formula>, permettant de
définir un <formula notation="TeX">\Sigma_{\underline{J}}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">(25) \qquad \Sigma_{\underline{J}} = \mathbb{P}(V_{\underline{J}}(\underline{\mathcal{O}}_S))
  \qquad 0 \to V_{\underline{J}}(\mathcal{O}_S) \to
  \underset{\substack{\parallel \\ p_*(\mathcal{O}_{\underline{J}}) \\ p : \underline{J} \to S}}{\underline{\mathcal{O}}_S^{\underline{J}}}
  \xrightarrow{\ \mathrm{tr}\ } \underline{\mathcal{O}}_S</formula>
et au module inversible <formula notation="TeX">\underline{\mathcal{O}}_{\Sigma_{\underline{J}}}(1)</formula>,
au module
<formula notation="TeX" rend="display">(26) \qquad T_{0, \Sigma_{\underline{J}}} = \underline{\mathcal{O}}_{\Sigma_{\underline{J}}}(1)^{\natural}</formula>
de sorte qu'on a un iso
<formula notation="TeX" rend="display">(27) \qquad T_{0, \Sigma}^{\otimes 2} \simeq \underline{\mathcal{O}}_{\Sigma_J}(2) \wedge_{\{\pm 1\}} \mu_4^*
  \simeq T_{\Sigma_J} \wedge_{\{\pm 1\}} (\mu_4^* \wedge \underline{\omega}_{\underline{J}})</formula>
où <formula notation="TeX">\underline{\omega}_J</formula> est le revêtement <add>étale</add> quadratique associé au
revêtement <add>étale</add> cubique <formula notation="TeX">\underline{J}</formula>.</p>
<p>Si maintenant <formula notation="TeX">E</formula> est une courbe elliptique sur la base <formula notation="TeX">S</formula>, on lui
associe
<formula notation="TeX" rend="display">(28) \qquad \underline{J} = ({}_2E)^* \qquad \text{rev.\ étale cubique de } S</formula>
et on <del><gap reason="illegible"/></del> a un iso
<formula notation="TeX" rend="display">(29) \qquad E/(\pm \mathrm{id}_E) \xrightarrow{\ \sim\ } \Sigma_{\underline{J}}</formula>
et un iso
<note type="editorial" resp="#pass">dans (25), la trace <formula notation="TeX">\mathrm{tr}</formula> est écrite au-dessus de la flèche,
d'une lecture incertaine ; l'identification
<formula notation="TeX">\underline{\mathcal{O}}_S^{\underline{J}} = p_*(\mathcal{O}_{\underline{J}})</formula>,
<formula notation="TeX">p : \underline{J} \to S</formula>, est portée au-dessous. Le « au module inversible
…, au module » est lu d'après le contexte. La page s'arrête sur « et un
iso », la suite dans le lot suivant.</note></p>
</div>
</div>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
