Cote n° 57 · batch 14 · pages 261–280
· Transcription · Picard : tapuscrit annoté (s.d.), lettres (s.d., 1962).
Datation de l’inventaire : 1962-[vers 1968]
Édition de démonstration
261le raisonnement commence avant ce lot : les numéros 1.7 à 1.11 renvoient à un § 1 qui n'est pas dans ces pages
Démonstration algébrique du […] celle qui sont dans le cas algébrique sans outils de RR analytique …
Remarque 1.10. Bien […] […], […] les conditions 1.8 ⌜(ou \(=\) 1.9.)⌝ […] […] […] […] […] \(f\) […] projectif (problèmes). Il […] […] signale ainsi […] […] […] suivant.
\(\exists\) partie discrète \(T\) de \(Y\) telle que
- a)\(X|(Y-T) \to Y-T\) fini soit un isom. […] ;
- b)les anneaux locaux \(\mathcal{O}_{Y,y}\) \((y \in T)\) soient factoriels.
En effet, […] […] […] […] […] […] facile de construire un […] […], […] […] analytique […] […] \(Y\), dans […] \(< T\), tel que \(X\), soit \(Y\)-isomorphe […] […] l'origine […] à « éclatement » […] \(Y\) […] […] générique […] « éclater » \(\Sigma\).
Remarque 1.11. Sur les variétés analytiques-formelles et algébriques formelles du […] envisagé. Je […] fournir cette dernière une démonstration purement algébrique, utilisant \(\underline{\mathrm{Pic}}\), […] ⌜et⌝ […] de Néron.
263
§ 2. Application à la géométrie algébrique ou analytique.
« §2 » est encadré ; le titre est de sa main
Th. 2.1. Soient \(A\) une algèbre analytique sur \(\mathbf{C}\), ⌜\(Y = \operatorname{Spec} A\),⌝ \(X\) un schéma propre sur \(Y\), […] \(\hat{Y} = \operatorname{Spf} \hat{A}\), \(\hat{X} = X \times_Y \hat{Y}\), […] de sorte que [cf. […]] \[ \mathrm{Pic}(\hat{X}) \simeq \varprojlim \mathrm{Pic}(X_n). \] Alors
- (i)\((\mathrm{Pic}(X_n))_n\) satisfait ML ;
- (ii)\(\mathrm{Pic}(X)\) et \(\mathrm{Pic}(\hat{X})\) ont même image dans \(\mathrm{Pic}(X_n)\) [savoir les images universelles] ;
- (iii)Pour que \[ \varphi : \mathrm{Pic}(X) \to \mathrm{Pic}(\hat{X}) \] soit un isom., il suffit que \(H^1(X, \mathcal{O}_X)\) soit de longueur finie sur \(A\), i.e. que \(\operatorname{Supp} R^1 f_*(\mathcal{O}_X) \subset \{y\}\) (\(y\) le pt fermé de \(Y\)).
de génération relations ou formule des cas la note marginale est reliée par une flèche à (i)
[…] […] […] […] […] […] projectif (\(\mathrm{Pic}(X_n)\)) soit cst. […] une ligne et demie barrée de traits obliques et encadrée
Notons de suite le corollaire suivant conséquence de (i) et (ii)
Corollaire 2.2. Conditions équivalentes
265
- (i)\(X\) est projectif sur \(Y\)
- (ii)\(\hat{X}\) est projectif sur \(\hat{Y}\), i.e. \(X \otimes_A \operatorname{Spec}(\hat{A})\) projectif sur \(\operatorname{Spec} \hat{A}\)
- (iii)Pour tout entier \(n\), \(X_n\) est projectif sur \(Y_n\).
Évidemment (i) \(\Rightarrow\) (ii) \(\Rightarrow\) (iii). Prouvons (iii) \(\Rightarrow\) (i). Soit \(n_0\) tel que l'image de \(\mathrm{Pic}(X_{n_0}) \to \mathrm{Pic}(X_0)\) soit universelle. Soit \(L_{n_0}\) Module inversible sur \(X_{n_0}\) ⌜ample⌝ \(L_0 = L_{n_0}|X_0\) relativement \(/Y_{n_0}\). ⌜Donc \(\mathcal{E}\) se remonte et 2.1. (ii)⌝ Je prends […] d'un […] module ⌜inversible⌝ \(\mathcal{E}\) sur \(\hat{X}\), donc en vertu de 2.1. (ii) il provient aussi d'un module inversible ⌜ample⌝ \(L\) sur \(X\). Le dernier est ample en vertu de EGA III. Cqfd.
Notons maintenant que 2.1. […] se déduit aisément de 1.7. par la GAGA de Serre-Grauert-Remmert-Grothendieck.
267Corollaire 2.3. Supposons \(\dim X_0 \leqslant 1\). Alors \(X\) est projectif sur \(Y\). chacun des corollaires 2.3 et 2.4 est marqué d'un trait vertical à gauche
Corollaire 2.4. Soit \(A\) une algèbre analytique ⌜et réduite,⌝ normale ⌜soit \(Y = \operatorname{Spec} A\),⌝ ⌜supposons \(Y\) à singularité isolée⌝ ⌜soient⌝ \(\tilde{Y} = \operatorname{Spec}(\hat{A})\), \(y\) (\(\tilde{y}\)) le pt fermé de \(A\). Alors l'hom. \[ \mathrm{Pic}(Y_y) \longrightarrow \mathrm{Pic}(\tilde{Y}_{\tilde{y}}) \quad \text{est un \add{\emph{iso}}\struck{\emph{monomorphisme}}morphisme.} \] les variantes « et réduit », « Supposons \(Y\) à singularité isolée » sont ajoutées au-dessus de la ligne et encadrées ; l'ordre de lecture des insertions n'est pas sûr
Cet hom. est injectif
On peut supposer que les singularités isolées de \(Y\) soient de dim. \(\geqslant 2\). Alors, toute classe de module inversible \(E'\) sur \(Y' = Y - \{y\}\), \(i_*(E')\) est coh. (où \(i : Y' \to Y\) l'immersion can.). En particulier, \(i_*(\mathcal{O}_{Y'})\) est cohérent, donc une algèbre \(A'\) finie sur \(A\). Remarquons que […] Cette dernière remarque s'applique aussi à \(Y_1\) fini sur \(Y\), réduit, tel que \(Y'_1 = Y_1|Y' \to Y'\) soit un isom., [donc \(\tilde{Y}'_1 = Y_1|\tilde{Y}' \to \tilde{Y}'\) est un isom.], […] […] \(\Gamma(\) et […] […] \[ \Gamma(Y_1) \to \Gamma(Y'_1) \quad \text{est un \uncertain{isom.}} \] Cela nous ramène au cas où \(\Gamma(Y_1) \to \Gamma(Y')\) est un isom., i.e. où prof \(A \geqslant 2\). Un raisonnement facile déjà vu […] […] […] […] cas où \(A\) est non normal […] dans la marge gauche, une figure en éventail : quatre triangles adjacents partant d'un même sommet, coupés par un arc
269(comme plus haut dans le cas précédent) montre que \[ \mathrm{Pic}(Y') \to \mathrm{Pic}(\tilde{Y}') \quad\text{est \emph{injectif}.} \] Reste à prouver la surjectivité. Pour ceci, on utilise la résolution des singularités (Hironaka) : il existe \(X \to Y\) morphisme propre dominant, \(X\) […] non singulier, tel que \(X' = X|Y' \xrightarrow{\ \sim\ } Y'\), et \(X = \overline{X'}\). Donc on a \[ \mathrm{Pic}(\text{\struck{$X$}}\,Y') \simeq \mathrm{Pic}(X') \simeq \mathrm{Pic}(X)/I \simeq \mathbf{Z}^{I} \] où \(I\) est l'ensemble des comp. irréd. de \(X - X' = X_0\). On a aussi de même [notant que \(\tilde{X} = X \times_Y \tilde{Y}\) est régulier, en plus de […] est régulier sur \(X\) puisque est régulier] \[ \mathrm{Pic}(\tilde{Y}') \simeq \mathrm{Pic}(\tilde{X}') \simeq \mathrm{Pic}(\tilde{X})/I \simeq \mathbf{Z}^{I} \] On conclut par le th. 2.1. (iii) qui donne \(\mathrm{Pic}(\tilde{X}) \simeq \mathrm{Pic}(X)\), d'où la conclusion voulue. l'écriture « \(\mathbf{Z}^{I}\) » suit la page ; dans ces deux formules le quotient « \(/I\) » est à entendre comme quotient par le sous-groupe engendré par les composantes
271Questions. […] Soit \(A\) un anneau local ⌜excellent⌝ noethérien. On suppose \(A\) hensélien, et un « bon anneau », i.e. \(\operatorname{Spec}\hat{A} \to \operatorname{Spec} A\) est […] universellement régulier. Soit \(X\) propre sur \(A\), et \(\hat{X} = X \otimes_A \hat{A}\).
- (i)Est-il vrai que les images universelles dans \(\mathrm{Pic}(X_n)\) [dans un sens […] évident] de \(\operatorname{Im}(\mathrm{Pic}(\hat{X}) \to \mathrm{Pic}(X_n))\) est dans \(\operatorname{Im}(\mathrm{Pic}(X) \to \mathrm{Pic}(X_n))\) ? En particulier, si \(\hat{X}/\hat{Y}\) est projectif, est-il vrai que \(X/Y\) est projectif ? […] ⌜p. ex.⌝ l'anneau hensélisé d'un anneau local de la géom. alg. sur \(\mathbf{C}\) ?
- (ii)Supposons que \(\operatorname{Supp} R^1 f_*(\mathcal{O}_X) \subset \{y\}\), […] p. ex. \(X|(Y-\{y\}) \xrightarrow{\ \sim\ } Y - \{y\}\). Est-il vrai alors que \[ \mathrm{Pic}(X) \xrightarrow{\ \sim\ } \mathrm{Pic}(\hat{X}) \ ?? \]
- (iii)N.B. Supposons que \(Y\) soit à singularité isolée en \(y\). Est-il vrai que \[ \mathrm{Pic}(Y - \{y\}) \xrightarrow{\ \sim\ } \mathrm{Pic}(\hat{Y} - \{\hat{y}\}) \]
[Si (ii) est vrai, et si on peut désingulariser, alors (iii) est vrai …]. Comment démontrer ici à moins ⌜[…]⌝ que l'idéal de sing \((Y)\), dans le cas des anneaux alg. analytiques ? What does Murre do in « Publications » p. 16 iiiitis ?? chiar la note marginale, en anglais, est écrite en oblique dans la marge gauche et rattachée par une accolade aux questions (ii) et (iii) ; « Publications » renvoie sans doute aux Publications mathématiques de l'IHÉS une grande boucle relie « universellement régulier » et la fin de (i) : la phrase sur l'anneau hensélisé semble être un exemple ajouté pour la question (i)
Schémas de Néron-Severi. Polarisation
titre de sa main, écrit seul en haut d'un feuillet par ailleurs blanc (p. 273) : « Schémas de Néron-Severi », et au-dessus « Polarisation ». Les pages qui suivent sont sur un autre papier, blanc, et d'une autre encre que les pages 261 à 271
274dans ces pages, les foncteurs et préschémas soulignés par lui sont rendus par \(\underline{\mathrm{Pic}}\), \(\underline{\mathrm{N\acute{e}r}}\) (un trait) et \(\underline{\underline{\mathrm{Pic}}}\), \(\underline{\underline{\mathrm{N\acute{e}r}}}\) (deux traits), comme sur la page ; l'exposant noté ici \({}^{*}\) est un petit signe dont la forme n'est pas sûre Définition. \(X\) préschéma sur \(S\). Un élément \(\xi\) de \(\mathrm{Pic}(X/S)\) est dit numériquement équivalent à \(0\) si sa restriction à toute fibre \(X_s\) est numériquement équivalente à zéro [i.e. un multiple d'icelle peut se déformer dans \(0\)]. Deux éléments \(\xi, \xi'\) de \(\mathrm{Pic}(X/S)\) sont dits numériquement équivalents si \(\xi - \xi'\) est numériquement équivalent à \(0\).
Soit \(\mathrm{Pic}^{\tau}(X/S) \subset \mathrm{Pic}^{*}(X/S)\) l'ensemble des \(\xi\) numériquement équivalents à \(0\), et \[ \mathrm{N\acute{e}r}'(X/S) = \mathrm{Pic}(X/S)/\mathrm{Pic}^{\tau}(X/S). \] Notons : si \(S' \to S\) est fid. plat [et quasi-compact] et \(S' \to S\) est un changement de base, d'où \(\mathrm{Pic}(X/S) \to \mathrm{Pic}(X'/S')\), il induit \(\mathrm{Pic}^{\tau}(X/S) \to \mathrm{Pic}^{\tau}(X'/S')\), et si \(S' \to S\) est surjectif, alors un élément \(\xi\) de \(\mathrm{Pic}^{\tau}(X/S)\) est exactement l'image inverse de \(\mathrm{Pic}^{\tau}(X'/S')\) par \(\mathrm{Pic}^{*}(X/S) \to \mathrm{Pic}(X'/S')\), d'où dans ce cas \[ \mathrm{N\acute{e}r}'(X/S) \longrightarrow \mathrm{N\acute{e}r}'(X'/S') \quad\text{est \emph{injectif}.} \]
le carré qui suit est dessiné dans la marge gauche, en face du changement de base
LaTeX source
\begin{tikzcd}
X \arrow[d] & X' \arrow[l] \arrow[d] \\
S & S' \arrow[l]
\end{tikzcd}
Considérons \(S' \mapsto \mathrm{N\acute{e}r}'(X'/S')\) comme foncteur contravariant \[ (\mathrm{Sch})^{\circ}_{/S} \longrightarrow (\mathrm{Ens}), \] et rendons-le exact pour les morphismes fid. plats ⌜loc. de type⌝ quasi-compacts fini [donc pour la localisation habituelle aussi]. On trouve un foncteur \(S' \mapsto \mathrm{N\acute{e}r}(X'/S')\), et en particulier un ⌜ensemble⌝ \(\mathrm{N\acute{e}r}(X/S)\), ensemble des polarisations de \(X\) sur \(S\).
275Interprétation lorsque \(\underline{\mathrm{Pic}}_{X/S}\) existe, (\(\underline{\mathrm{Pic}}^{\tau}_{X/S}\) ouvert !). Alors la donnée d'un élément de \(\mathrm{Pic}''(X/S)\) […] équivaut à la donnée d'un sous-préschéma ⌜ouvert⌝ \(P\) de \(\underline{\mathrm{Pic}}^{\tau}_{X/S}\) qui soit un fibré principal homogène trivial sous \(\underline{\mathrm{Pic}}^{\tau}_{X/S}\). Alors \(\mathrm{N\acute{e}r}(X/S)\) est l'ensemble des sous-préschémas \(\longrightarrow\) de \(\underline{\mathrm{Pic}}_{X/S}\) qui sont formellement principaux homogènes \(P\) sous sous \(\underline{\mathrm{Pic}}^{\tau}_{X/S}\), et […] par […] catégorie loc. de type fini. [N.B. Lorsque Ces sous-préschémas sont nécessairement ouverts. Si \(\underline{\mathrm{Pic}}^{\tau}_{X/S}\) est plat et de type fini sur \(S\), alors la condition […] […] sous \(P\) qu'on vient de mettre signifie aussi que \(P\) est fid. plat et de type fini sur \(S\)]. Par suite, de type fini ?
dire que lorsque
Proposition. Supposons que \(\underline{\mathrm{Pic}}_{X/S}\) existe, et que \(\underline{\mathrm{Pic}}^{\tau}_{X/S}\) soit fid. plat [de type fini] sur \(S\). Pour que le foncteur \(\mathrm{N\acute{e}r}_{X/S}\) […] dans \((\mathrm{Sch})^{\circ}_{/S}\) soit représentable, il f. et s. que le quotient \[ \underline{\mathrm{N\acute{e}r}}_{X/S} = \underline{\mathrm{Pic}}^{*}_{X/S}/\underline{\mathrm{Pic}}^{\tau}_{X/S} \] existe, et alors que \(\underline{\mathrm{Pic}}_{X/S} \to \underline{\mathrm{N\acute{e}r}}_{X/S}\) soit fid. plat et quasi-compact ⌜et de type fini⌝ de noyau \(\underline{\mathrm{Pic}}^{\tau}_{X/S}\), la proposition est encadrée d'un trait vertical à gauche, et la phrase continue en haut de la page suivante
276et alors \(\underline{\underline{\mathrm{N\acute{e}r}}}_{X/S}\) est représenté par \(\underline{\mathrm{N\acute{e}r}}_{X/S}\).
Corollaire 1. S'il en est ainsi, \(\underline{\mathrm{N\acute{e}r}}_{X/S}\) est représenté séparé ssi \(\underline{\mathrm{Pic}}^{\tau}_{X/S}\) est fermé dans \(\underline{\mathrm{Pic}}_{X/S}\). En tout cas, \(\underline{\mathrm{N\acute{e}r}}_{X/S}\) est non ramifié sur \(S\).
Corollaire 2. Supposons que \(\underline{\mathrm{Pic}}^{\tau}_{X/S}\) soit propre ⌜et plat⌝ sur \(S\), et que \(\underline{\mathrm{Pic}}_{X/S}\) soit réunion ⌜croissante⌝ d'ouverts ⌜\(U_i\)⌝ stables par \(\underline{\mathrm{Pic}}^{\tau}_{X/S}\) et quasi-projectifs sur \(S\). [Cette dernière condition est conséquence de \(\underline{\mathrm{Pic}}^{\tau}_{X/S}\) de type fini sur \(S\), dans le cas où \(X\) est projectif, plat, ⌜[…] […] universellement⌝ (et primaire sur \(S\)]. Alors \(\underline{\mathrm{N\acute{e}r}}_{X/S}\) existe et est séparé non ramifié sur \(S\). La première condition […] […] vérifiée […] de \(X/S\) […] sans torsion […] des \(\mathrm{Pic}^0\) propres… les deux corollaires sont marqués chacun d'un trait vertical à gauche
Il semble que dès que \(\underline{\mathrm{Pic}}^{\tau}_{X/S}\) est plat […] ⌜et fermé dans \(\underline{\mathrm{Pic}}_{X/S}\)⌝ sur \(S\), \(\underline{\mathrm{N\acute{e}r}}_{X/S}\) doive exister : c'est lié à la question de la caractérisation des foncteurs représentables par un objet non ramifié sur \(S\) … . Au commencement ! [À vrai dire, même l'existence de \(\underline{\mathrm{Pic}}^{\tau}_{X/S}\) ne semble pas indispensable !] ? l'insertion « et fermé dans \(\underline{\mathrm{Pic}}_{X/S}\) » est entourée et rattachée par un trait ; le paragraphe est marqué en marge d'un trait vertical et d'un point d'interrogation
278
Schémas polarisés
Soit \(X\) projectif sur \(S\) loc. noeth., ⌜plat et Steinien,⌝ […] polarisation stricte semble excessif, par exemple pour l'énoncé de K. et Matsusaka la note marginale est reliée par un trait au mot entouré « Steinien »
[…] \((X/S)\) […] \(X\) est le domaine d'un élément de \(\mathrm{Pic}(X)\), […] qui induit un diagramme […] d'un faisceau inversible […] […] deux lignes encadrées et barrées de traits obliques
On suppose que \(\underline{\underline{\mathrm{Pic}}}_{X/S}\) existe. Soit \(\mathrm{N\acute{e}r}'(X/S)\) l'ensemble quotient de \(\mathrm{Pic}(X)^{\tau/S}\) […] par \(\mathrm{Pic}^{\tau}(X)^{\tau/S}\), où \(\mathrm{Pic}(X)^{\tau/S}\) est l'image inverse de \(\Gamma(S, \underline{\underline{\mathrm{Pic}}}^{\tau}_{X/S})\) par \(\mathrm{Pic}(X) \to \Gamma(S, \underline{\underline{\mathrm{Pic}}}_{X/S})\). […] […] […] […] […] \(X/S\) les exposants de \(\mathrm{Pic}(X)\) sont lus sous réserve : le premier est en partie raturé
Les éléments de \(\mathrm{N\acute{e}r}'(X/S)\) s'appellent pseudo- polarisations ⌜néronisations⌝ strictes. Les vraies : c'est un foncteur contravariant en \(T\), soit \(\mathrm{N\acute{e}r}'_{X/S}\), multiplicatif transformant […] les sommes en produits. Rendons ce foncteur compatible avec les descentes fid. plates de type fini ; on trouve un foncteur \(\underline{\mathrm{N\acute{e}r}}''_{X/S}\). Un élément de la […] [i.e. les morphismes fid. plats de type fini \(T' \to T\) sont tels que \(\underline{\mathrm{N\acute{e}r}}'_{X/S}(T) \to \underline{\mathrm{N\acute{e}r}}'_{X/S}(T')\) soit injectif ; i.e. les morphismes fid. plats de type fini sont de descente stricte pour \(\underline{\mathrm{Pic}}'_{X/S}\)]
\[ \underline{\mathrm{N\acute{e}r}}''_{X/S}(S) = \mathrm{N\acute{e}r}''(X/S), \] les éléments de cet ensemble s'appellent les pseudo- prépolarisations ⌜néronisations⌝ de \(X\) sur \(S\). Donc : \[ \text{(\ill{})}\quad \underline{\mathrm{N\acute{e}r}}''_{X/S}(T) \simeq \mathrm{N\acute{e}r}''(X_T/T) \quad \text{(isom.\ can.)}, \] une polarisation de \(X/S\) est définie par la donnée d'une polarisation stricte ⌜i.e. d'un \(\underline{L}\) inversible⌝ \(\xi\) d'un \(X_T/T\), […] sur \(X_T/T\), ⌜où \(T \to S\) fid. plat de type fini,⌝ tel que les deux images inverses de \(\xi\) sur \(X_{T \times_S T}/T \times_S T\) soient identiques, i.e. tel que \(p_1^{*}(\underline{L})\, p_2^{*}(\underline{L})^{-1}\) soit de torsion ⌜équivalente à \(0\)⌝ sur \(T \times_S T\).
279\(\xi\) de \(\mathrm{N\acute{e}r}'(X_T/T)\) et \(\xi'\) de \(\mathrm{N\acute{e}r}'(X_{T'}/T')\) définissent la même pseudopolarisation ssi leurs images inverses sur \(\mathrm{N\acute{e}r}'(X_{T \times_S T'}/T \times_S T')\) sont égales, i.e. si \(p_1(\underline{L})\, p_2(\underline{L}')^{-1}\) est numériquement équivalent à \(0\) rel. à \(T \times_S T'\).
Si p. ex. \(\underline{\underline{\mathrm{Pic}}}^{\tau}_{X/S}\) est plat sur \(S\) et si le quotient \(\underline{\underline{\mathrm{N\acute{e}r}}}_{X/S} = \underline{\underline{\mathrm{Pic}}}_{X/S}/\underline{\underline{\mathrm{Pic}}}^{\tau}_{X/S}\) existe « raisonnablement » [i.e. […] que la relation d'équivalence définie par \(\underline{\underline{\mathrm{Pic}}}^{\tau}_{X/S}\) soit effective, […] la projection \(\underline{\underline{\mathrm{Pic}}}_{X/S} \to \underline{\underline{\mathrm{Pic}}}_{X/S}/\underline{\underline{\mathrm{Pic}}}^{\tau}_{X/S}\) fid. plate] — p. ex. si \(\underline{\underline{\mathrm{Pic}}}^{\tau}_{X/S}\) est propre sur \(S\) — alors […] \(\underline{\mathrm{N\acute{e}r}}''_{X/S}\) s'identifie au foncteur associé à \(\underline{\underline{\mathrm{N\acute{e}r}}}_{X/S}\), les néronisations de \(X/S\) sont les sections de \(\underline{\underline{\mathrm{N\acute{e}r}}}_{X/S}\) sur \(S\), […] […] justifie la terminologie […] ⌜[…] […]⌝. Deux
Deux néronisations […] […] […] équivalentes
Si On définit un sous-ensemble \(\mathrm{N\acute{e}r}'^{+}(X/S)\) de \(\mathrm{N\acute{e}r}'(X/S)\) par les classes des faisceaux inversibles sur \(X\) relativement amples rel. à \(S\), d'où un sous-foncteur \(\underline{\mathrm{N\acute{e}r}}'^{+}_{X/S}\), donnant naissance à un sous-foncteur \(\underline{\mathrm{N\acute{e}r}}^{+\prime\prime}_{X/S}\) de \(\underline{\mathrm{N\acute{e}r}}''_{X/S}\), qui représente explicitement […] les « […] […] » […] « faisceaux […] inversibles amples ». Dans le cas particulier
280envisagé où le schéma de Néron \(\underline{\underline{\mathrm{N\acute{e}r}}}_{X/S}\) existe, le foncteur \(\underline{\mathrm{N\acute{e}r}}^{+\prime\prime}_{X/S}\) est associé au sous-schéma \(\underline{\underline{\mathrm{N\acute{e}r}}}^{+}_{X/S}\) de \(\underline{\underline{\mathrm{N\acute{e}r}}}_{X/S}\), image de \(\underline{\underline{\mathrm{Pic}}}^{+}_{X/S}\). Un élément […] est appelé une polarisation […] de \(X/S\). Elles forment un pseudo-monoïde (sans élément neutre) commutatif. Deux ⌜Deux⌝ polarisations \(\xi, \xi'\) sont dites équivalentes s'il existe des entiers \(n, n' > 0\) tels que \(n\xi = n'\xi'\). Les ⌜classes de⌝ polarisations correspondent aux demi-droites d'un cône convexe \(C\) [ouvert] dans un espace vectoriel \(V\) sur \(\mathbf{Q}\), engendré par \(C\), donc les points de \(C\) sont « rationnels » […]. […] […] […] […] \(\mathrm{N\acute{e}r}''(X/S)\)).
Polarisation très ample (pour une polarisation donnée, il en existe toujours une équivalente qui est très ample).
la page 280 s'arrête ici ; l'exposé sur les polarisations continue sans doute au-delà de ce lot