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      <titleStmt>
        <title>Fonds Grothendieck, cote n° 4, pages 1–11 — transcription</title>
        <author>Alexandre Grothendieck</author>
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          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne (<date when="2026-09-14">2026-09-14</date>)</resp>
          <name xml:id="pass" type="model">Opus 5 (claude-opus-5)</name>
        </respStmt>
        <respStmt>
          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">grothendieck.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
        </respStmt>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Édition de démonstration</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-09-25">2026-09-25</date>
        <availability status="restricted">
          <p>Le fonds Alexandre Grothendieck est sous droits. Cette transcription
          est une édition de démonstration, non autorisée, produite par une
          machine et non vérifiée ; aucune image du fonds n'est reproduite. La
          source LaTeX dont ce fichier dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project.</p>
        </availability>
        <ref target="https://grothendieck.commutator.io/">https://grothendieck.commutator.io</ref>
      </publicationStmt>
      <sourceDesc>
        <msDesc>
          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Montpellier</settlement>
            <repository>Université de Montpellier</repository>
            <collection>Fonds Alexandre Grothendieck (archives mathématiques, 1949–1991)</collection>
            <idno type="cote">4</idno>
          </msIdentifier>
          <head>Torsion en cohomologie cristalline : notes manuscrites (s.d.), copies de tapuscrit annoté (s.d.)</head>
          <msContents>
            <summary>Pages 1 à 11 de la cote, dans la
            numérotation des archivistes (crayon, en bas à gauche de chaque
            page) ; lot 1 de vingt pages.
            Les pages absentes de la transcription ne portent pas de
            mathématiques et sont omises ; le saut dans la numérotation en est
            le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          <history><origin><origDate>[à partir de 1958]</origDate><note>Datation de l'inventaire de l'Université de Montpellier, reproduite telle quelle ; les crochets sont ceux des archivistes.</note></origin></history>
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://grothendieck.umontpellier.fr/4.pdf">https://grothendieck.umontpellier.fr/4.pdf</ref>
                <note>Fac-similé numérique de l'Université de Montpellier. Sa
                première page est une feuille de garde générée par
                l'université : la page <hi rend="italic">n</hi> des archivistes
                est la page <hi rend="italic">n</hi>+1 du PDF, et l'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> tient compte de ce décalage.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription mathématique du fonds, une passe de vingt pages par
        conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe-grothendieck</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\add</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> ; <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi>.</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="grothendieck-tei" version="1">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project">https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
    </encodingDesc>
    <profileDesc>
      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="2026-09-14" who="#pass">Première passe de transcription.</change>
      <change when="2026-09-25" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="1">
<div type="section">
<head>8.4.4</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">notes manuscrites, à l'encre, sur un feuillet seul. C'est la « feuille
jointe (marquée 8.4.4) » à laquelle renvoie sa note marginale de la page 5, et
le « en vertu de 8.4.4 » de la page 4 ; elle est donnée ici à sa place dans le
dossier, avant le tapuscrit</note></p>
<pb n="1" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/4.pdf#page=2"/>
<p>8.4.4.    <hi rend="italic">NB</hi></p>
<p>a) <formula notation="TeX">F</formula> opérant sur <formula notation="TeX">H^{i}(X) \otimes_{W} k</formula> pour <formula notation="TeX">i &gt; n</formula> est <hi rend="italic">nilpotent</hi>,
donc aussi opérant sur <formula notation="TeX">\mathrm{Tors}^{i}(X) \otimes_{W} k</formula> ou sur
<formula notation="TeX">\mathrm{Tor}^{W}_{1}(H^{i}(X), k) \simeq {}_{p}\mathrm{Tors}^{i}(X)</formula><note type="editorial" resp="#pass">la
lecture « Tor » et l'indice <formula notation="TeX">W</formula> sont incertains : un premier signe est
repris à la main</note>. On a
<formula notation="TeX" rend="display">H^{n}(X, \underline{O}_{X})_{\mathrm{ss}} \simeq (H^{n}(X) \otimes_{W} k)_{\mathrm{ss}}</formula>
d'où
<formula notation="TeX" rend="display">(*) \qquad 0 \to (\mathrm{Tors}^{n}(X) \otimes k)_{\mathrm{ss}}
\to H^{n}(X, \underline{O}_{X})_{\mathrm{ss}}
\to (H^{n}_{\mathrm{lib}}(X) \otimes k)_{\mathrm{ss}} \to 0</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">les exposants et l'ordre des termes de <formula notation="TeX">(*)</formula> sont lus tels qu'ils se
présentent, sur une première tentative effacée à gauche ; ils ne sont pas
assurés</note></p>
<p>b) <formula notation="TeX">V</formula> opérant sur <formula notation="TeX">H^{i}(X) \otimes_{W} k</formula> pour <formula notation="TeX">i &lt; n</formula> est nilpotent, et
aussi opérant sur <formula notation="TeX">\mathrm{Tors}^{i}(X) \otimes_{W} k</formula> et
<formula notation="TeX">{}_{p}\mathrm{Tors}^{i}(X)</formula> pour <formula notation="TeX">i \leq n</formula><note type="editorial" resp="#pass">« <formula notation="TeX">i \leq n</formula> » est souligné
deux fois</note>. On a
<formula notation="TeX" rend="display">(**) \qquad 0 \to (H^{n}_{\mathrm{lib}}(X) \otimes k)^{\mathrm{ss}}
\to H^{0}(X, \Omega^{n}_{X})^{\mathrm{ss}}
\to {}_{p}\mathrm{Tors}^{n+1}(X)^{\mathrm{ss}} \to 0</formula></p>
<p>Sans doute <formula notation="TeX">(*)</formula> et <formula notation="TeX">(**)</formula> sont transposés l'un de l'autre <gap reason="illegible"/>.</p>
<p><hi rend="italic">Notation</hi> : l'indice <formula notation="TeX">\mathrm{ss}</formula> indique qu'on prend la partie
semi-simple pour <formula notation="TeX">F</formula>, l'exposant <formula notation="TeX">\mathrm{ss}</formula> <gap reason="illegible"/> <supplied resp="#pass">pour <formula notation="TeX">V</formula></supplied>.</p>
</div>
<div type="section">
<head>8. Une estimation (heuristique) du nombre des valeurs propres de
frobenius dans la cohomologie évanescente qui sont des unités <formula notation="TeX">p</formula>-adiques</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">titre tapé en tête de la page 2, souligné à la main d'un bout à l'autre.
Les pages 2 à 11 sont des copies de ce tapuscrit, qu'il a reprises au crayon et
à l'encre</note></p>
<pb n="2" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/4.pdf#page=3"/>
<p><hi rend="bold">8.1.</hi> Soit <formula notation="TeX">X</formula> un schéma lisse et propre sur le corps parfait <formula notation="TeX">k</formula>
<supplied resp="#pass">de car. <formula notation="TeX">p &gt; 0</formula></supplied><note type="editorial" resp="#pass">inséré à la main</note>, et soit <formula notation="TeX">W</formula> l'anneau des
vecteurs de Witt sur <formula notation="TeX">k</formula>. Si on dispose d'une bonne théorie de la cohomologie
cristalline <formula notation="TeX">H(X)</formula> (au sens des catégories dérivées), on devra avoir la relation
suivante avec la cohomologie de De Rham
<formula notation="TeX" rend="display">(8.1.1) \qquad H_{\mathrm{DR}}(X) = H(X) \otimes^{L}_{W} k</formula>
(isomorphisme dans la catégorie dérivée des <formula notation="TeX">k</formula>-modules). On en déduit une
formule des coéfficients universels : suites exactes
<formula notation="TeX" rend="display">(8.1.2) \qquad 0 \to H^{i}(X) \otimes_{W} k \to H^{i}_{\mathrm{DR}}(X)
\to \mathrm{Tor}^{W}_{1}(H^{i+1}(X), k) \to 0 .</formula>
Ce sont des suites exactes fonctorielles en <formula notation="TeX">X</formula>, tout comme l'isomorphisme
(8.1.1). <del>Sauf erreur,</del> ceci marche dès maintenant pour <formula notation="TeX">p \neq 2</formula>,
grâce à Berthelot.<note type="editorial" resp="#pass">le « <formula notation="TeX">L</formula> » de (8.1.1) est porté à la main au-dessus du
produit tensoriel</note></p>
<p><note type="authorial" place="margin">On conclut, grâce à 8.4.3,
<formula notation="TeX">0 \to (H^{i}(X) \otimes_{W} k)_{\mathrm{ss}} \to
H^{i}(X, \underline{O}_{X})_{\mathrm{ss}}
\to ({}_{p}\mathrm{Tors}^{i+1}(X))_{\mathrm{ss}} \to 0</formula>
(nul si <formula notation="TeX">i &gt; n</formula>) <unclear>(nul si <formula notation="TeX">i \geq n</formula>)</unclear> et
<formula notation="TeX">0 \to (H^{i}(X) \otimes_{W} k)^{\mathrm{ss}} \to
H^{i-n}(X, \Omega^{n}_{X})^{\mathrm{ss}}
\to ({}_{p}\mathrm{Tors}^{i-n+1}(X))^{\mathrm{ss}} \to 0</formula>,
où l'indice <formula notation="TeX">\mathrm{ss}</formula> signifie la partie semi-simple pour
<formula notation="TeX">F_{X} = F_{X}^{*}\sigma</formula>, et où l'exposant <formula notation="TeX">\mathrm{ss}</formula> <gap reason="illegible"/>
<formula notation="TeX">V_{X} = \sigma^{-1} F_{X*}</formula></note><note type="editorial" resp="#pass">la première suite est écrite en interligne
après « Berthelot », la suite de la note monte dans la marge gauche, qu'il faut
tourner. Les exposants <formula notation="TeX">i - n</formula> et <formula notation="TeX">i - n + 1</formula> de la seconde suite sont
incertains ; « (nul si <formula notation="TeX">i &gt; n</formula>) » est écrit sous le terme médian de la
première, « (nul si <formula notation="TeX">i \geq n</formula>) » au-dessus de son dernier terme</note></p>
<p>Si maintenant <formula notation="TeX">Y</formula> est une section hyperplane de <del>degré assez élevé de</del>
<formula notation="TeX">X</formula> (supposée maintenant <formula notation="TeX">\subset \mathbf{P}^{r}_{k}</formula>), on trouve une suite
exacte analogue pour <formula notation="TeX">Y</formula>, et un homomorphisme <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">u = (u_{0}, u_{1}, u_{2})</formula></supplied>
de la première dans la seconde. Le diagramme du serpent nous donne alors une
suite exacte
<formula notation="TeX" rend="display">(8.1.3) \qquad \bigl(0 \to \mathrm{Ker}\, u_{0} \to \mathrm{Ker}\, u_{1} \to
\mathrm{Ker}\, u_{2} \to\bigr)\; E(Y) \otimes_{W} k \to
\underbrace{E_{\mathrm{DR}}(Y)}_{=\,\mathrm{Coker}\, u_{1}}
\to \mathrm{Coker}\, u_{2} \to 0 ,</formula>
où on a posé
<formula notation="TeX" rend="display">E(Y) = \mathrm{Coker}\bigl(H^{n-1}(X) \xrightarrow{u_{0}} H^{n-1}(Y)\bigr),
\qquad
E_{\mathrm{DR}}(Y) = \mathrm{Coker}\bigl(H^{n-1}_{\mathrm{DR}}(X)
\xrightarrow{u_{1}} H^{n-1}_{\mathrm{DR}}(Y)\bigr),</formula>
<formula notation="TeX">X</formula> étant supposée connexe de dimension <formula notation="TeX">n</formula>, enfin <formula notation="TeX">u_{2}</formula> désigne
l'application
<formula notation="TeX" rend="display">(8.1.4) \qquad u_{2} : \mathrm{Tor}^{W}_{1}(H^{n}(X), k) \to
\mathrm{Tor}^{W}_{1}(H^{n}(Y), k).</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">le triplet <formula notation="TeX">u = (u_{0}, u_{1}, u_{2})</formula>, les trois premiers termes de
(8.1.3) mis entre parenthèses, « <formula notation="TeX">= \mathrm{Coker}\, u_{1}</formula> » et les étiquettes
des flèches sont de sa main</note></p>
<p><hi rend="bold">8.2.</hi> Noter que <formula notation="TeX">\mathrm{Tor}^{W}_{1}(-, k)</formula> est isomorphe à
<formula notation="TeX">\mathrm{Hom}_{W}(k, -)</formula> (éléments de <formula notation="TeX">-</formula> annulés par <formula notation="TeX">pW</formula>), et que
<formula notation="TeX">\mathrm{Tors}^{n}(Y)</formula> (= sous-module de torsion de <formula notation="TeX">H^{n}(Y)</formula>) est dual (si on
admet la dualité de Poincaré habituelle pour la cohomologie cristalline, y
compris les formules pour la torsion) de <formula notation="TeX">\mathrm{Tors}^{n-1}(Y)</formula>, et<note type="editorial" resp="#pass">le
numéro 8.2 est porté à la main ; tout le paragraphe, jusqu'à la fin de son
premier alinéa en haut de la page 3, est barré de longues diagonales ; il est
donné en clair, la rature étant notée ici une fois</note></p>
<p><note type="authorial" place="margin">il est <unclear>malcommode</unclear> d'utiliser ici la dualité de
Poincaré</note><note type="editorial" resp="#pass">note écrite de biais dans l'angle inférieur gauche, en regard
du paragraphe 8.2 barré</note></p>
<pb n="3" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/4.pdf#page=4"/>
<p>par suite le deuxième membre de (8.1.4) est canoniquement dual à
<formula notation="TeX">\mathrm{Tors}^{n-1}(Y) \otimes_{W} k</formula>. De même le premier membre est
canoniquement dual de <formula notation="TeX">\mathrm{Tors}^{n+1}(X) \otimes_{W} k</formula>, et enfin
l'homomorphisme <formula notation="TeX">u_{2}</formula> est transposé de l'homomorphisme
<formula notation="TeX" rend="display">(8.2.1) \qquad u'_{2} : \mathrm{Tors}^{n-1}(Y) \otimes_{W} k \to
\mathrm{Tors}^{n+1}(X) \otimes_{W} k</formula>
induit par l'homomorphisme de Gysin <formula notation="TeX">H^{n-1}(Y) \to H^{n+1}(X)</formula>. Par suite,
les termes <formula notation="TeX">\mathrm{Ker}\, u_{2}</formula> et <formula notation="TeX">\mathrm{Coker}\, u_{2}</formula> dans (8.1.3)
peuvent s'interpréter respectivement comme les duals de <formula notation="TeX">\mathrm{Coker}\,
u'_{2}</formula> et <formula notation="TeX">\mathrm{Ker}\, u'_{2}</formula>.</p>
<p><hi rend="bold">8.3.</hi> Considérons l'homomorphisme induit par l'inclusion <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">Y \to
X</formula></supplied>,   <formula notation="TeX">u_{0} : H^{n-1}(X) \to H^{n-1}(Y)</formula>. <del>Sauf erreur,</del> dans la
situation analogue <del>sur le corps des complexes,</del> <supplied resp="#pass">en cohomologie
<formula notation="TeX">\ell</formula>-adique (<formula notation="TeX">\ell \neq p</formula>)</supplied>, <del>les assertions</del> <supplied resp="#pass">le théorème</supplied> de
Lefschetz <del>dans son livre « L'Analysis Situs … »</del> <supplied resp="#pass">faible (pour
les coefficients <formula notation="TeX">\mathbf{Z}/\ell^{n}\mathbf{Z}</formula>)</supplied> impliquent que le conoyau
<formula notation="TeX">E(Y)</formula> est sans torsion, <del>ce</del> qui implique en particulier que <formula notation="TeX">u_{0}</formula>
induit un isomorphisme
<formula notation="TeX" rend="display">(8.3.1) \qquad \mathrm{Tors}^{n-1}(X) \simeq \mathrm{Tors}^{n-1}(Y).</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">les corrections de ce passage sont à la main ; la parenthèse sur les
coefficients est d'une lecture incertaine, et le « impliquent » tapé n'a pas été accordé</note></p>
<p>Nous admettrons que ces relations restent valables dans le cas de la
cohomologie cristalline. Alors l'homomorphisme (8.2.1) s'interprète comme
l'homomorphisme
<formula notation="TeX" rend="display">(8.3.2) \qquad u''_{2} : \mathrm{Tors}^{n-1}(X) \otimes_{W} k \to
\mathrm{Tors}^{n+1}(X) \otimes_{W} k</formula>
induit par l'homomorphisme <formula notation="TeX">H^{n-1}(X) \to H^{n+1}(X)</formula>, cup-produit par la
classe de polarisation de <formula notation="TeX">X \subset \mathbf{P}^{r}_{k}</formula>. La chose importante
pour nous est que ce morphisme (donc son Ker) ne dépend plus du choix de <formula notation="TeX">Y</formula>,
donc <del>aussi du</del> <supplied resp="#pass"><gap reason="illegible"/></supplied> <supplied resp="#pass">le</supplied> dernier terme de (8.1.3) (qui est le
dual de ce Ker) ne dépend plus de <formula notation="TeX">Y</formula>.<note type="editorial" resp="#pass">au-dessus de « aussi du », biffé,
une insertion à la main elle-même en partie biffée, qui ne se lit pas</note></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">la suite de 8.3, tapée sans reprise, observe que <formula notation="TeX">E(Y)</formula> étant sans
torsion, il a même rang que <formula notation="TeX">E(Y) \otimes_{W} k</formula>, de sorte que les valeurs
propres d'un endomorphisme de <formula notation="TeX">E(Y)</formula> — un frobenius — se réduisent mod <formula notation="TeX">p</formula>
en celles de l'endomorphisme induit ; et, « petit luxe supplémentaire », que le
premier terme de (8.1.3) est nul</note></p>
<pb n="4" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/4.pdf#page=5"/>
<p><formula notation="TeX" rend="display">(8.3.3) \qquad \mathrm{Ker}\, u_{0} = 0 .</formula></p>
<p><hi rend="bold">8.4.</hi> <note type="editorial" resp="#pass">le tapuscrit introduit les applications semi-linéaires
Frob opérant fonctoriellement sur les termes de (8.1.3), vectoriels de
dimension finie sur <formula notation="TeX">k</formula> à endomorphisme <formula notation="TeX">p</formula>-linéaire, et pour un tel <formula notation="TeX">V</formula> la
partie « semi-simple » <formula notation="TeX">V_{\mathrm{ss}}</formula>, plus grand sous-espace stable sur
lequel <formula notation="TeX">F_{V}</formula> est surjectif (<formula notation="TeX">k</formula> parfait) ; il revient au même de dire que <formula notation="TeX">F</formula>
est surjectif sur ce sous-espace et <hi rend="italic">nilpotent</hi> sur le quotient — ce mot
souligné à la main. La formation de <formula notation="TeX">V_{\mathrm{ss}}</formula> est un foncteur exact en
<formula notation="TeX">V</formula></note> Ainsi, la suite exacte (8.1.3) nous donne, compte tenu de (8.3.3), la suite
exacte d'espaces vectoriels à opérateurs <formula notation="TeX">p</formula>-linéaires semi-simples :
<formula notation="TeX" rend="display">(8.4.1) \qquad 0 \to (\mathrm{Ker}\, u_{1})_{\mathrm{ss}} \to
(\mathrm{Ker}\, u_{2})_{\mathrm{ss}} \to (E(Y) \otimes_{W} k)_{\mathrm{ss}}
\to E_{\mathrm{DR}}(Y)_{\mathrm{ss}} \to (\mathrm{Coker}\, u_{2})_{\mathrm{ss}}
\to 0 .</formula>
<note type="authorial" place="margin"><formula notation="TeX">(\mathrm{Ker}\, u_{2})_{\mathrm{ss}} =
({}_{p}\mathrm{Tors}^{n}(X))_{\mathrm{ss}}</formula> ;   
<formula notation="TeX">(\mathrm{Coker}\, u_{2})_{\mathrm{ss}} = 0</formula> (en vertu de 8.4.4)</note><note type="editorial" resp="#pass">la
première égalité est écrite au-dessus du terme, avec une flèche ; la seconde
est encerclée dans la marge droite, le « <formula notation="TeX">0</formula> » relié au terme par un signe
d'égalité vertical</note></p>
<p><hi rend="bold">8.4.2.</hi><note type="editorial" resp="#pass">numéro porté à la main</note> D'après la théorie de structure des
vectoriels à opération <formula notation="TeX">p</formula>-linéaire semi-simple, ceux-ci peuvent s'interpréter
aussi comme des Modules libres de type fini sur le faisceau d'anneaux étale
constant <formula notation="TeX">\underline{\mathbf{F}}_{p}</formula> (corps premier à <formula notation="TeX">p</formula> éléments), ou encore
(une fois choisie une clôture séparable) comme des représentations de
<formula notation="TeX">G = \mathrm{Gal}(\overline{k}/k)</formula> sur des vectoriels de dimension finie sur
<formula notation="TeX">\mathbf{F}_{p}</formula>. <note type="editorial" resp="#pass">le tapuscrit ajoute qu'il y a dans cette catégorie une
autodualité, qui s'interprète indifféremment dans l'un ou l'autre langage</note></p>
<pb n="5" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/4.pdf#page=6"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">alors les termes <formula notation="TeX">(\mathrm{Coker}\, u_{2})_{\mathrm{ss}}</formula> et
<formula notation="TeX">(\mathrm{Ker}\, u_{2})_{\mathrm{ss}}</formula> s'interprètent comme les duals de
<formula notation="TeX">(\mathrm{Ker}\, u''_{2})_{\mathrm{ss}}</formula> et de <formula notation="TeX">(\mathrm{Coker}\,
u''_{2})_{\mathrm{ss}}</formula>, et <formula notation="TeX">(\mathrm{Coker}\, u_{1})_{\mathrm{ss}}</formula>,
<formula notation="TeX">(\mathrm{Ker}\, u_{1})_{\mathrm{ss}}</formula> ont aussi une interprétation simple,
grâce au lemme qui suit</note></p>
<p><hi rend="bold">Lemme 8.4.3.</hi> Soit <formula notation="TeX">X</formula> un schéma propre sur un corps <formula notation="TeX">k</formula>, de car. 
<formula notation="TeX">p &gt; 0</formula>. Alors pour tout <formula notation="TeX">i \in \mathbf{Z}</formula>, l'homomorphisme d'augmentation
<formula notation="TeX" rend="display">H^{i}_{\mathrm{DR}}(X) \to H^{i}(X, \underline{O}_{X})</formula>
induit un isomorphisme sur les parties semi-simples (pour l'opération
<formula notation="TeX">p</formula>-linéaire de Frobenius).<note type="editorial" resp="#pass">le numéro tapé « 8.4.2 » est corrigé en
« 8.4.3 »</note></p>
<p>Ceci résulte aussitôt de la suite spectrale de Hodge
<formula notation="TeX" rend="display">E_{1}^{a,b} = H^{b}(X, \underline{\Omega}^{a}_{X/k}) \Longrightarrow
H^{\bullet}_{\mathrm{DR}}(X),</formula>
compte tenu que Frob opère <formula notation="TeX">p</formula>-linéairement sur cette suite spectrale et qu'il
est nul sur <formula notation="TeX">E_{1}^{a,b}</formula> pour <formula notation="TeX">a \neq 0</formula>. Alors les
<formula notation="TeX">(E_{1}^{0,b})_{\mathrm{ss}} = H^{b}(X, \underline{O}_{X})_{\mathrm{ss}}</formula> sont
des cycles universels pour les <formula notation="TeX">d_{r}</formula>, et on gagne …</p>
<p><note type="authorial" place="margin">Cor. 8.4.4 <unclear>ter</unclear> (utilisé dans 8.1.<gap reason="illegible"/>) les résultats
de la feuille jointe (marquée 8.4.4).</note><note type="editorial" resp="#pass">écrit en montant dans la marge
gauche, en regard d'une grande accolade qui embrasse le lemme et sa
démonstration. La feuille jointe est la page 1</note></p>
<p>Mettant ensemble les renseignements obtenus, <del>et en même temps, pour des
raisons de commodité, transformant par dualité de Poincaré l'homomorphisme
<formula notation="TeX">u''_{2}</formula> de (8.3.2), de sorte qu'on trouve (oubli dans 8.3 !)
(8.4.2) <formula notation="TeX">u_{2}</formula> est can. isomorphe à</del> on trouve :<note type="editorial" resp="#pass">le passage biffé est
encadré et barré de traits obliques</note></p>
<p><hi rend="bold">« Théorème » 8.5.</hi> En admettant les ingrédients précédents pour la
cohomologie cristalline (formule des coefficients universels, dualité de
Poincaré, théorème de Lefschetz <del>« faible », y compris pour les groupes
de torsion</del> <supplied resp="#pass">sans négliger la torsion</supplied>), on obtient une suite exacte,
relative à une variété lisse projective connexe <formula notation="TeX">X \subset \mathbf{P}^{r}_{k}</formula>
de dimension <formula notation="TeX">n</formula> sur un corps parfait de car. <formula notation="TeX">p &gt; 0</formula>, et une section
hyperplane (ou par une hypersurface <supplied resp="#pass">de degré <formula notation="TeX">d \geq 1</formula></supplied>, cela s'y
ramène …) <formula notation="TeX">Y</formula> lisse de dimension <formula notation="TeX">n - 1</formula> :<note type="editorial" resp="#pass">« sans négliger la torsion »
et « de degré <formula notation="TeX">d \geq 1</formula> » sont à la main ; au pied de la page, une première
frappe de la suite (8.5.1) est barrée et griffonnée</note></p>
<pb n="6" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/4.pdf#page=7"/>
<p><formula notation="TeX" rend="display">(8.5.1) \qquad 0 \to \mathrm{Ker}\, v \xrightarrow{w}
({}_{p}\mathrm{Tors}^{n}(X))_{\mathrm{ss}} \to
(E(Y) \otimes_{W} k)_{\mathrm{ss}} \xrightarrow{\varphi}
\underbrace{E(Y, \underline{O}_{Y})_{\mathrm{ss}}}_{\simeq\, \mathrm{Coker}\, v}
\to 0 ,</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">la suite est entièrement reprise à la main : le second terme tapé est
noirci et remplacé par <formula notation="TeX">({}_{p}\mathrm{Tors}^{n}(X))_{\mathrm{ss}}</formula> encadré, les
étiquettes <formula notation="TeX">w</formula> et <formula notation="TeX">\varphi</formula> sont ajoutées, et la fin de la ligne tapée, après
<formula notation="TeX">E(Y, \underline{O}_{Y})_{\mathrm{ss}}</formula>, est noircie jusqu'au <formula notation="TeX">0</formula></note></p>
<p>où on désigne par <formula notation="TeX">v</formula> l'homomorphisme de restriction
<formula notation="TeX" rend="display">(8.5.2) \qquad v : H^{n-1}(X, \underline{O}_{X})_{\mathrm{ss}} \to
H^{n-1}(Y, \underline{O}_{Y})_{\mathrm{ss}} ,</formula>
(en particulier <formula notation="TeX">\mathrm{Coker}\, v</formula> est la « cohomologie évanescente
cohérente » <formula notation="TeX">E(Y, \underline{O}_{Y})</formula>), et par <formula notation="TeX">w</formula> l'homomorphisme
<formula notation="TeX" rend="display">(8.5.3) \qquad w : (\mathrm{Tors}^{n-1}(X) \otimes_{W} k)_{\mathrm{ss}}
\xrightarrow{u_{d\xi}} (\mathrm{Tors}^{n+1}(X) \otimes_{W} k)_{\mathrm{ss}}</formula>
induit par l'homomorphisme <formula notation="TeX">H^{n-1}(X) \to H^{n+1}(X)</formula>, défini par le cup-produit
avec la classe de polarisation <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">d\xi</formula></supplied> sur <formula notation="TeX">X</formula>.<note type="editorial" resp="#pass">le passage de « et par
<formula notation="TeX">w</formula> » à « polarisation » est encadré et barré de traits obliques, et donné en
clair ;
l'étiquette <formula notation="TeX">u_{d\xi}</formula> de la flèche est d'une lecture incertaine</note></p>
<p><note type="authorial" place="margin">Katz fait <unclear>observer</unclear> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>
sur la</note><note type="editorial" resp="#pass">note au crayon très pâle dans la marge droite, en regard de
(8.5.3). Dans la marge gauche, un griffonnage appuyé et encerclé ne se lit pas</note></p>
<p>Enfin, pour utiliser cette suite exacte (8.5.1), on tiendra compte du fait que
<formula notation="TeX" rend="display">(8.5.4) \qquad E(Y) \overset{\mathrm{dfn}}{=}
\mathrm{Coker}\bigl(H^{n-1}(X) \to H^{n-1}(Y)\bigr)</formula>
est un <formula notation="TeX">W</formula>-module libre <hi rend="italic">sans torsion</hi> ; en particulier, si <formula notation="TeX">k</formula> est un
corps fini, le rang de <formula notation="TeX">(E(Y) \otimes_{W} k)_{\mathrm{ss}}</formula> est égal au nombre
des valeurs propres de Frobenius géométrique relatif à <formula notation="TeX">k</formula> opérant sur <formula notation="TeX">E^{n-1}(Y)</formula><note type="editorial" resp="#pass">le <formula notation="TeX">E</formula> est frappé sur un <formula notation="TeX">H</formula></note>
(la cohomologie cristalline évanescente de <formula notation="TeX">Y</formula> ; ou ce qui revient au même, la
cohomologie <formula notation="TeX">\ell</formula>-adique pour n'importe quel <formula notation="TeX">\ell \neq p</formula> — sous réserve
de l'algébricité de l'opération <formula notation="TeX">\Lambda</formula> sur les cohomologies cristallines et
<formula notation="TeX">\ell</formula>-adiques) <hi rend="italic">qui sont des unités <formula notation="TeX">p</formula>-adiques</hi> ; les valeurs propres en
question, réduites mod <formula notation="TeX">p</formula>, sont égales aux valeurs propres du frobenius
<formula notation="TeX">p</formula>-linéaire (relatif au corps de base fini <formula notation="TeX">k</formula>) opérant sur le terme
<formula notation="TeX">E(Y) \otimes_{W} k</formula> de (8.5.1), ou si on préfère, en termes de
l'interprétation 8.4.2, aux valeurs propres de l'inverse du générateur de
frobenius de <formula notation="TeX">G = \mathrm{Gal}(\overline{k}/k)</formula> opérant sur le vectoriel de
dimension finie sur <formula notation="TeX">\mathbf{F}_{p}</formula> correspondant.</p>
<p>Notons d'autre part l'égalité suivante déduite de (8.5.1) :
<formula notation="TeX" rend="display">(8.5.5) \qquad \dim (E(Y) \otimes_{W} k)_{\mathrm{ss}} =
\dim E(Y, \underline{O}_{Y})_{\mathrm{ss}} +
\bigl(\dim ({}_{p}\mathrm{Tors}^{n}(X))_{\mathrm{ss}}
- \dim \mathrm{Ker}\, v\bigr) ,</formula>
où le terme entre parenthèses du deuxième membre est <formula notation="TeX">\geq 0</formula>, de sorte
qu'on<note type="editorial" resp="#pass">après <formula notation="TeX">E(Y, \underline{O}_{Y})_{\mathrm{ss}}</formula>, un terme tapé est
noirci ; « <formula notation="TeX">\mathrm{Coker}\, w</formula> » est biffé et remplacé à la main</note></p>
<pb n="7" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/4.pdf#page=8"/>
<p>a aussi l'inégalité suivante (résultant déjà de la suite exacte des trois
derniers termes de (8.5.1)) :
<formula notation="TeX" rend="display">(8.5.6) \qquad \dim (E(Y) \otimes_{W} k)_{\mathrm{ss}} \geq
\dim E(Y, \underline{O}_{Y})_{\mathrm{ss}}</formula>
<formula notation="TeX">= \dim E(Y, \underline{O}_{Y})_{\mathrm{ss}} - t^{n-1}(X, p)</formula>, où
<formula notation="TeX">t^{i}(X, p)</formula> désigne le nombre de <formula notation="TeX">p</formula>-coéfficients de torsion de <formula notation="TeX">X</formula> (défini
via la cohomologie cristalline de <formula notation="TeX">X</formula> en dimension <formula notation="TeX">i</formula>).<note type="editorial" resp="#pass">le terme tapé
« <formula notation="TeX">- \dim \mathrm{Ker}\, w</formula> » est noirci, et les deux lignes suivantes, de « <formula notation="TeX">=</formula> » à « dimension
<formula notation="TeX">i</formula> », sont encadrées et barrées ; le « <formula notation="TeX">p</formula>- » de « <formula notation="TeX">p</formula>-coéfficients » avait été ajouté à
la main avant la rature</note></p>
<p><hi rend="bold">Remarques 8.5.7.</hi> Je pense que l'homomorphisme <formula notation="TeX">v</formula> de (8.5.2) est
injectif (ce qui simplifie en conséquence (8.5.1) et (8.5.5), puisque on
aurait <formula notation="TeX">\mathrm{Ker}\, v = 0</formula>) ; c'est vrai en tous cas si <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">n = 2</formula>, ou si</supplied>
<formula notation="TeX">Y</formula> est une section par une hypersurface de degré <formula notation="TeX">d</formula> assez grand pour qu'on
ait
<formula notation="TeX" rend="display">H^{n-1}(X, \underline{O}_{X}(-d)) = 0 .</formula></p>
<p>D'autre part, on peut si on veut dans 8.5.5 bloquer ensemble les deux
termes <formula notation="TeX">\dim \mathrm{Coker}\, w - \dim \mathrm{Ker}\, w</formula>, pour trouver la
différence des rangs des deux membres de (8.5.3).<note type="editorial" resp="#pass">alinéa encadré et barré
de boucles, donné en clair</note></p>
<p><hi rend="bold">8.5.8.</hi> Lorsque l'on applique (8.5.5) en prenant pour <formula notation="TeX">Y</formula> une section
de <formula notation="TeX">X</formula> avec une hypersurface de degré <formula notation="TeX">d</formula> « assez générale » (de telle façon
que le rang semi-simple de <formula notation="TeX">E(Y, \underline{O}_{Y})</formula> ait la valeur maxima),
alors on trouve qu'au terme <formula notation="TeX">- \dim \mathrm{Ker}\, v</formula> près (sans doute toujours
nul, cf. 8.5.7) le deuxième membre est <hi rend="italic">indépendant du choix particulier
de <formula notation="TeX">Y</formula></hi>. Cette remarque s'applique en particulier (8.5.7) si <formula notation="TeX">d</formula> est assez
grand. On en conclut que si <formula notation="TeX">k</formula> est fini, on peut trouver un ouvert <formula notation="TeX">U_{d}</formula> de
l'espace projectif des hypersurfaces de degré <formula notation="TeX">d</formula>, tel que pour un point
variable de <formula notation="TeX">U_{d}</formula> à coéfficients dans une extension finie <formula notation="TeX">k'</formula> de <formula notation="TeX">k</formula>, le
nombre de valeurs propres de Frobenius opérant sur la cohomologie évanescente de
<formula notation="TeX">Y_{\overline{k}}</formula> et qui sont des unités <formula notation="TeX">p</formula>-adiques soit constant. Nous
désirons mon-</p>
<pb n="8" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/4.pdf#page=9"/>
<p>trer que pour <formula notation="TeX">d</formula> assez grand, ce nombre est non nul (ce qui impliquera alors
— et est sans doute équivalent — que le motif <formula notation="TeX">E(Y)</formula> pour tous ces <formula notation="TeX">Y</formula> est
de <hi rend="italic">niveau</hi> maximum <formula notation="TeX">n - 1</formula>, ou encore que le motif <formula notation="TeX">E(Y)</formula> pour <formula notation="TeX">Y</formula>
générique est de niveau <formula notation="TeX">n - 1</formula>). Sous la forme de (8.5.6), on voit que ceci
est assuré dès que l'on sait que
<formula notation="TeX" rend="display">\dim E(Y, \underline{O}_{Y})_{\mathrm{ss}} &gt; 0 \qquad \text{pour} \quad
d \to +\infty ,</formula>
où le dim est pris bien entendu avec sa valeur générique.<note type="editorial" resp="#pass">le « <formula notation="TeX">&gt; 0</formula> »
est à la main, sur un terme tapé noirci</note>
On sait seulement (cf. n° 7) que <formula notation="TeX">\dim E(Y,
\underline{O}_{Y})_{\mathrm{ss}} \to</formula> <gap reason="illegible"/> pour <formula notation="TeX">d</formula> grand, et que
<formula notation="TeX">\varphi \neq 0</formula> pour <formula notation="TeX">d</formula> grand (donc <formula notation="TeX">E(Y)</formula> de niveau <formula notation="TeX">n - 1</formula>) dès que l'on
sait que <formula notation="TeX">\dim ({}_{p}\mathrm{Tors}^{n+1}(X) \otimes k)_{\mathrm{ss}} &lt;</formula>
<unclear><formula notation="TeX">p</formula></unclear> <gap reason="illegible"/><note type="editorial" resp="#pass">deux lignes et demie à la main, serrées sous la
ligne tapée et biffées, données en clair ; la lecture en est incertaine d'un bout à l'autre</note></p>
<p><note type="authorial" place="margin">or cela est établi au n° 7</note><note type="editorial" resp="#pass">dans la marge gauche, écrit de biais,
avec une flèche vers la phrase biffée</note></p>
<p><hi rend="bold">8.5.9.</hi> Le corps de base <formula notation="TeX">k</formula> étant à nouveau quelconque (même pas
nécessairement parfait), désignons, pour un degré <formula notation="TeX">d</formula> donné, par <formula notation="TeX">U_{d}</formula>
l'ouvert de l'espace projectif des hypersurfaces de degré <formula notation="TeX">d</formula> dans
<formula notation="TeX">\mathbf{P}^{r}_{k}</formula>, formé des hypersurfaces dont l'intersection avec <formula notation="TeX">X</formula> est
lisse de dimension <formula notation="TeX">n - 1</formula>, et telles que <formula notation="TeX">E(Y, \underline{O}_{Y})_{\mathrm{ss}}</formula>
soit de rang maximum. Alors les suites exactes (8.5.1), pour les <formula notation="TeX">Y</formula> provenant
de points de <formula notation="TeX">U_{d}</formula>, proviennent d'une suite exacte de Modules localement
libres sur <formula notation="TeX">U_{d}</formula> à opération <formula notation="TeX">p</formula>-linéaire semi-simple, ou de façon
équivalente (cf 8.4.2) à une suite exacte de systèmes locaux de vectoriels sur
<formula notation="TeX">\mathbf{F}_{p}</formula> sur <formula notation="TeX">U_{d}</formula> pour la topologie étale, ou enfin, une fois choisi
un point géométrique de <formula notation="TeX">U_{d}</formula> (par exemple via une clôture séparable du point
générique) une suite exacte de représentations de <formula notation="TeX">G = \pi_{1}(U_{d})</formula> dans des
vectoriels de dimension finie sur <formula notation="TeX">\mathbf{F}_{p}</formula>. On trouve un homomorphisme
<supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">\varphi</formula></supplied> du système local défini par les <formula notation="TeX">E(Y) \otimes_{W} k'</formula>
<del>dans</del> <supplied resp="#pass">sur</supplied> celui défini par les <formula notation="TeX">E(Y, \underline{O}_{Y})</formula>, dont le
noyau <del>et le conoyau sont des</del> <supplied resp="#pass">est un</supplied> système local
<hi rend="italic">constant</hi> (i.e. provenant du corps de base <formula notation="TeX">k</formula>). Lorsque <formula notation="TeX">k</formula> est fini, on
peut supposer, quitte à passer à une extension finie de <formula notation="TeX">k</formula>, que les valeurs
propres du frobenius relatif à <formula notation="TeX">k</formula> opérant sur ce dernier sont toutes égales à
<formula notation="TeX">1</formula> (il suffit que les valeurs propres de frobenius relatif à <formula notation="TeX">k</formula> opérant sur
<formula notation="TeX">H^{n}(X, \underline{O}_{X})_{\mathrm{ss}}</formula> <del>et sur les deux membres de
(8.5.3)</del> soient<note type="editorial" resp="#pass">l'exposant de <formula notation="TeX">H^{n}</formula> est repris à la main sur un premier
chiffre noirci ; <unclear><formula notation="TeX">n</formula></unclear></note></p>
<pb n="9" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/4.pdf#page=10"/>
<p>toutes égales à <formula notation="TeX">1</formula>). On trouve alors une description complète de la variation
des valeurs propres mod <formula notation="TeX">p</formula> de frobenius opérant sur <formula notation="TeX">E(Y)</formula>, pour <formula notation="TeX">Y</formula> variable
avec un point de <formula notation="TeX">U_{d}</formula>, en termes essentiellement de la seule représentation
de <formula notation="TeX">G</formula> dans un vectoriel de dimension finie sur <formula notation="TeX">\mathbf{F}_{p}</formula>, correspondant
aux <formula notation="TeX">E(Y, \underline{O}_{Y})_{\mathrm{ss}}</formula> (donc essentiellement aux « matrices
de Hasse-Witt des <formula notation="TeX">Y</formula> en dimension critique), — et bien entendu de la
distribution des éléments de frobenius dans <formula notation="TeX">G</formula> en termes d'un point variable de
<formula notation="TeX">U_{d}</formula>.</p>
<p><hi rend="bold">8.5.10.</hi> L'homomorphisme fondamental <formula notation="TeX">\varphi</formula> de (8.5.1) est
<del>surjectif (resp.</del> injectif <supplied resp="#pass">donc bijectif</supplied> (si et seulement si <formula notation="TeX">w</formula>
dans 8.5.1 est <del>injectif (resp. si <formula notation="TeX">w</formula> est</del> surjectif, <supplied resp="#pass">et, <gap reason="illegible"/>
si <formula notation="TeX">({}_{p}\mathrm{Tors}^{n}(X))_{\mathrm{ss}} = 0</formula>,</supplied> le seulement si étant vrai
sous la réserve <formula notation="TeX">\mathrm{Ker}\, v = 0</formula> de 8.5.7) ; il suffit en particulier pour
ceci que <formula notation="TeX">X</formula> n'ait pas de <formula notation="TeX">p</formula>-torsion en dimension <formula notation="TeX">n</formula> <del>(resp. en
dimension <formula notation="TeX">n + 1</formula></del> (ou ce qui revient au même par dualité, en dimension
<unclear><formula notation="TeX">n + 1</formula></unclear>)<note type="editorial" resp="#pass">les « resp. » sont biffés à la main tout au long de
l'alinéa, ramenant l'énoncé au seul cas injectif ; l'insertion « et, … si
<formula notation="TeX">({}_{p}\mathrm{Tors}^{n}(X))_{\mathrm{ss}} = 0</formula> » est écrite en interligne, et
l'exposant de la dernière parenthèse est repris sur un chiffre noirci</note>.
Lorsque <formula notation="TeX">X</formula> se relève (avec sa polarisation) en caractéristique nulle, cette
condition suffisante doit aussi pouvoir s'exprimer (une fois qu'on disposera de
fondements satisfaisants pour la cohomologie cristalline) par la condition
analogue sur <supplied resp="#pass">la torsion de</supplied> la cohomologie <formula notation="TeX">p</formula>-<hi rend="italic">adique</hi> de la variété
relevée (sur un corps algébriquement clos, ou si on veut, sur le corps des
complexes …) : on réécrit (8.5.3) en termes de <formula notation="TeX">p</formula>-torsion de cette
variété tensorisée par <formula notation="TeX">\mathbf{Z}/p\mathbf{Z}</formula> (mais en supprimant les indices
ss, qui n'ont plus de sens), et on demande que <formula notation="TeX">w_{p}</formula> ainsi défini soit
surjectif resp. injectif …<note type="editorial" resp="#pass">les accords au singulier
(« cette condition suffisante doit », « la condition analogue ») sont faits à
la main</note></p>
<p>Je pense que même si <formula notation="TeX">n = \dim X = 2</formula>, il peut arriver que <formula notation="TeX">\varphi</formula> ne
soit pas surjectif, et qu'on ne peut pas dans l'inégalité (8.5.6) supprimer le
terme correctif <formula notation="TeX">- \dim \mathrm{Ker}\, w</formula> ou <formula notation="TeX">t^{n-1}(X, p)</formula>. En effet, si <formula notation="TeX">X</formula>
est une<note type="editorial" resp="#pass">de « on réécrit » au bas de la page, et le haut de la page 10
jusqu'à la condition c), tout est barré de grands zigzags ; le passage est
donné en clair</note></p>
<pb n="10" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/4.pdf#page=11"/>
<p>Noter d'autre part qu'on a équivalence entre les conditions suivantes :</p>
<list rend="enumerate">
<label>a)</label><item>L'homomorphisme <formula notation="TeX">\varphi</formula> est surjectif (resp. injectif) pour tout
<formula notation="TeX">d</formula> et tout point <formula notation="TeX">s \in U_{d}</formula> (définissant un <formula notation="TeX">Y</formula> correspondant).</item>
<label>b)</label><item>Même condition, mais avec <hi rend="italic">un</hi> <formula notation="TeX">d</formula> fixé multiple de <formula notation="TeX">p</formula>, et tel
que l'on ait <formula notation="TeX">\mathrm{Ker}\, v = 0</formula> (condition sans doute automatiquement
vérifiée (8.5.7)).</item>
<label>c)</label><item><formula notation="TeX">(\mathrm{Tors}^{n-1}(X) \otimes_{W} k)_{\mathrm{ss}} = 0</formula> (resp. 
<formula notation="TeX">(\mathrm{Tors}^{n+1}(X) \otimes_{W} k)_{\mathrm{ss}} = 0</formula>).</item>
</list>
<p><hi rend="bold">8.5.11.</hi><note type="editorial" resp="#pass">numéro porté à la main</note> <del>Il</del> serait intéressant de
donner des exemples où <del>ces conditions ne sont pas satisfaites. Notez
que la condition non respée est toujours satisfaite si <formula notation="TeX">n = 2</formula> (<formula notation="TeX">X</formula> une
surface) ? Dans le cas général,</del> <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">\varphi</formula> n'est pas bijectif</supplied> on a
l'inégalité
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{aligned}
(8.5.11.1) \qquad \dim_{k} H^{n-1}(X, \underline{O})_{\mathrm{ss}} &amp;=
\dim_{\mathbf{F}_{p}} H^{n-1}(\overline{X}, \mathbf{Z}/p\mathbf{Z}) \\
&amp;\geq
\dim\bigl((H^{n-1}(X)/\mathrm{Tors}^{n-1}(X)) \otimes k\bigr)_{\mathrm{ss}}
\end{aligned}</formula>
(grâce à 8.1.2 et 8.4.3 ; en fait cela marche en toute dimension <formula notation="TeX">i</formula>, pas
seulement <formula notation="TeX">i = n - 1</formula>), et dire que <formula notation="TeX">\varphi</formula> est bijectif signifie que
l'inégalité précédente est une égalité. L'exemple de Serre au symposium de
Mexico fournit un <formula notation="TeX">X</formula> (quotient d'une intersection complète par un groupe
<formula notation="TeX">G = \mathbf{Z}/p\mathbf{Z}</formula> opérant sans points fixes) pour lequel on a
<formula notation="TeX">H^{1}(X) = 0</formula>, mais <formula notation="TeX">H^{1}(X, \mathbf{Z}/p\mathbf{Z}) \neq \mathbf{Z}/{}</formula><supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">p\mathbf{Z}</formula></supplied><note type="editorial" resp="#pass">le bord du feuillet coupe la fin de la
formule</note>. Quitte à couper avec des hyperplans, on trouve le même exemple avec
<formula notation="TeX">\dim X = 2</formula>. Pour cet exemple, d'après 8.1.2, on aura
<formula notation="TeX" rend="display">({}_{p}\mathrm{Tors}^{2}(X))_{\mathrm{ss}} \simeq
H^{1}(X, \mathbf{Z}/p\mathbf{Z}) \otimes k = \mathrm{Ker}\, \varphi</formula>
(quel que soit <formula notation="TeX">d</formula> et la section <formula notation="TeX">Y</formula> de <formula notation="TeX">X</formula> de degré <formula notation="TeX">d</formula>, permettant de définir
<formula notation="TeX">\varphi</formula>), qui est non nul, donc <formula notation="TeX">\varphi</formula> n'est pas injectif.<note type="editorial" resp="#pass">l'indice
<formula notation="TeX">p</formula> de <formula notation="TeX">{}_{p}\mathrm{Tors}</formula>, l'exposant <formula notation="TeX">2</formula> repris sur un autre chiffre et
« <formula notation="TeX">\mathrm{Ker}\, \varphi</formula> » sont à la main ; au-dessus, il écrit
« <formula notation="TeX">H^{1}(Y, \underline{O}_{Y})_{\mathrm{ss}}</formula> » avec un signe d'égalité
vertical dont le terme d'attache n'est pas assuré</note></p>
<p>Si maintenant <formula notation="TeX">Z</formula> est un schéma lisse projectif sur <formula notation="TeX">k</formula> de dimension
<formula notation="TeX">n - 2</formula> (<formula notation="TeX">n</formula> donné <formula notation="TeX">\geq 4</formula>), à cohomologie cristalline sans torsion et
<formula notation="TeX">(H^{n-4}(Z) \otimes k)_{\mathrm{ss}} \neq 0</formula> (par exemple
<formula notation="TeX">\mathbf{P}^{n-2}_{k}</formula> si <formula notation="TeX">n</formula> pair …), alors, posant <formula notation="TeX">X' = X \times Z</formula>, on
voit (sous réserve de la <hi rend="italic">formule de Kunneth</hi> en cohomologie cristalline)
que <formula notation="TeX">(\mathrm{Tors}^{n-1}(X') \otimes k)_{\mathrm{ss}}</formula> est non nul, ce qui
fournit des exemples où <formula notation="TeX">\varphi</formula> n'est pas surjectif, pour tout <formula notation="TeX">n \geq 4</formula>. Il
y a sans doute aussi des exemples avec <formula notation="TeX">n = 3</formula>, en cherchant bien …<note type="editorial" resp="#pass">le
paragraphe est encadré et barré de diagonales, et donné en clair ; le « <formula notation="TeX">4</formula> » y est repris à la
main sur un « <formula notation="TeX">3</formula> »</note></p>
<pb n="11" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/4.pdf#page=12"/>
<p><hi rend="bold">8.6.</hi> La suite exacte (8.5.9) de systèmes locaux sur <formula notation="TeX">U_{d}</formula>
correspondant aux suites exactes (8.5.1) met en évidence que le système local
correspondant aux <formula notation="TeX">(E(Y) \otimes_{W} k)_{\mathrm{ss}}</formula> <del>et aux
<formula notation="TeX">E(Y, \underline{O}_{Y})_{\mathrm{ss}}</formula> ont</del> <supplied resp="#pass">a</supplied>, en plus d'un sous-système
<del>resp. d'un système quotient</del> <supplied resp="#pass">du premier</supplied> de nature essentiellement
triviale (car provenant du corps de base, donc constant du point de vue
géométrique) <unclear>un</unclear> composa<supplied resp="#pass">nt</supplied> <del>commun <formula notation="TeX">\mathrm{Coim}\,
\varphi = \mathrm{Im}\, \varphi</formula></del> <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">E(Y, \underline{O}_{Y})_{\mathrm{ss}}</formula></supplied>,
dont on s'attend qu'il donne lieu à une représentation tout à fait non triviale
de <formula notation="TeX">G</formula> (NB si on n'aime pas les groupes fondamentaux généraux et les systèmes
locaux, on peut tout interpréter en termes de la suite exacte 8.5.1
correspondant au <hi rend="italic">point générique</hi> <formula notation="TeX">s</formula> de l'espace des hypersurfaces de
degré <formula notation="TeX">d</formula> dans <formula notation="TeX">\mathbf{P}^{r}_{k}</formula>, et remplacer <formula notation="TeX">G</formula> par le groupe
<formula notation="TeX">\mathrm{Gal}(\overline{k(s)}/k(s))</formula>, — mais on perd alors les frobenius
…). On aimerait pouvoir préciser ce point. Par exemple, <supplied resp="#pass">(si <formula notation="TeX">n \geq 2</formula>,
cette représentation est-elle <hi rend="italic">irréductible</hi>, ou même</supplied> l'image du groupe
fondamental <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">G</formula></supplied> dans <formula notation="TeX">\mathrm{Aut}(V)</formula> (<formula notation="TeX">V</formula> étant le vectoriel de
dimension finie sur <formula notation="TeX">\mathbf{F}_{p}</formula> où s'effectue la représentation envisagée
de <formula notation="TeX">G</formula>) est-elle égale à <formula notation="TeX">\mathrm{Aut}(V)</formula> tout entier ?<supplied resp="#pass">)</supplied>
<del>Si oui,</del> alors dès que <supplied resp="#pass">l'on a</supplied> <formula notation="TeX">\dim V \geq 2</formula> (ce qui est sans
doute vérifié dès que <formula notation="TeX">d</formula> est assez grand, <formula notation="TeX">\dim V</formula> tendant vers <formula notation="TeX">\infty</formula> avec
<formula notation="TeX">d</formula>, cf. 8.5.8), tout élément de <formula notation="TeX">\mathbf{F}_{p}</formula> est trace d'un élément de
<formula notation="TeX">G</formula> opérant sur <formula notation="TeX">V</formula>.<note type="editorial" resp="#pass">les insertions sont au crayon ; « irréductible » est
souligné</note></p>
<p><note type="authorial" place="margin">(Ce n'est pas <del><gap reason="illegible"/></del> <gap reason="illegible"/> lorsque
<formula notation="TeX">X = \mathbf{P}^{r-1}_{k}</formula>, cas qu'on peut traiter trivialement.) Lorsque la
condition <gap reason="illegible"/></note><note type="editorial" resp="#pass">longue note au crayon en interligne au-dessus de
« entier ? », qui déborde vers la droite ; en dessous, une reprise en plus petit
ne se lit pas</note></p>
<p>De ceci, de la « formule de Woodshole » <del><gap reason="illegible"/></del> et du théorème de
Čebotareff, on déduirait alors, si le corps <formula notation="TeX">k</formula> est fini, qu'on peut, pour
n'importe quel ouvert non vide <formula notation="TeX">U</formula> de l'espace des hypersurfaces de degré <formula notation="TeX">d</formula>
dans <formula notation="TeX">\mathbf{P}^{r}_{k}</formula> (<formula notation="TeX">d</formula> étant choisi comme dessus) trouver un point <formula notation="TeX">s</formula>
de <formula notation="TeX">U</formula> à coéfficients dans une extension finie <formula notation="TeX">k'</formula> de <formula notation="TeX">k</formula>, définissant une
section <formula notation="TeX">Y</formula> telle que <formula notation="TeX">\mathrm{card}\, Y(k')</formula> soit congru mod <formula notation="TeX">p</formula> à un élément
de <formula notation="TeX">\mathbf{F}_{p}</formula> donné à l'avance. Au moment d'écrire ces lignes, et malgré
l'assistance de gens compétents comme Katz, il ne semble pas qu'un résultat de
cette nature soit prouvé, même si <formula notation="TeX">X = \mathbf{P}^{2}</formula> <supplied resp="#pass">(</supplied>i.e. pour des courbes planes <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">Y</formula></supplied> de grand degré<supplied resp="#pass">)</supplied>.
Ce résultat serait déjà bien intéressant, car il impliquerait déjà une
réponse affirmative à la conjecture du n° 6 sur le niveau de la cohomologie
évanescente (dont il est question aussi dans 8.5.8).<note type="editorial" resp="#pass">« de la formule de
Woodshole » est tapé en interligne, suivi de mots biffés à la main. Au-dessus de
<formula notation="TeX">X = \mathbf{P}^{2}</formula> il écrit ce qui semble être « <formula notation="TeX">2 = r</formula> », et les deux dernières
lignes et demie, « Ce résultat … 8.5.8) », sont encadrées et barrées de
diagonales</note></p>
</div>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
