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    <fileDesc>
      <titleStmt>
        <title>Fonds Grothendieck, cote n° 36, pages 1–20 — transcription</title>
        <author>Alexandre Grothendieck</author>
        <respStmt>
          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne (<date when="2026-09-26">2026-09-26</date>)</resp>
          <name xml:id="pass" type="model">Opus 5.5 (claude-opus-5-5)</name>
        </respStmt>
        <respStmt>
          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">grothendieck.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
        </respStmt>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Édition de démonstration</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-09-26">2026-09-26</date>
        <availability status="restricted">
          <p>Le fonds Alexandre Grothendieck est sous droits. Cette transcription
          est une édition de démonstration, non autorisée, produite par une
          machine et non vérifiée ; aucune image du fonds n'est reproduite. La
          source LaTeX dont ce fichier dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project.</p>
        </availability>
        <ref target="https://grothendieck.commutator.io/">https://grothendieck.commutator.io</ref>
      </publicationStmt>
      <sourceDesc>
        <msDesc>
          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Montpellier</settlement>
            <repository>Université de Montpellier</repository>
            <collection>Fonds Alexandre Grothendieck (archives mathématiques, 1949–1991)</collection>
            <idno type="cote">36</idno>
          </msIdentifier>
          <head>SGA 7 (ma part) : notes manuscrites (s.d.), tapuscrit annoté (s.d.)</head>
          <msContents>
            <summary>Pages 1 à 20 de la cote, dans la
            numérotation des archivistes (crayon, en bas à gauche de chaque
            page) ; lot 1 de vingt pages.
            Les pages absentes de la transcription ne portent pas de
            mathématiques et sont omises ; le saut dans la numérotation en est
            le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          <history><origin><origDate>[vers 1967-1973]</origDate><note>Datation de l'inventaire de l'Université de Montpellier, reproduite telle quelle ; les crochets sont ceux des archivistes.</note></origin></history>
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://grothendieck.umontpellier.fr/36.pdf">https://grothendieck.umontpellier.fr/36.pdf</ref>
                <note>Fac-similé numérique de l'Université de Montpellier. Sa
                première page est une feuille de garde générée par
                l'université : la page <hi rend="italic">n</hi> des archivistes
                est la page <hi rend="italic">n</hi>+1 du PDF, et l'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> tient compte de ce décalage.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription mathématique du fonds, une passe de vingt pages par
        conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe-grothendieck</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\supplied</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> (restitué par le transcripteur) ;
        <hi rend="monospace">\add</hi> devient <hi rend="monospace">add</hi>
        (ajout de l'auteur, en interligne ou sur un mot biffé) ;
        <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi>.</p>
        <p>Restitution et ajout de l'auteur n'ont longtemps fait qu'une macro. Ils
        ont été séparés le 26 septembre 2026 par une règle vérifiable dans le
        fichier, non par une relecture : un ajout accolé au mot qu'il complète
        est une restitution (<hi rend="monospace">supplied</hi>), un ajout
        isolé est de l'auteur (<hi rend="monospace">add</hi>). Certains
        <hi rend="monospace">add</hi> sont donc encore des restitutions du
        transcripteur, que seuls les fac-similés départageront.</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="grothendieck-tei" version="2">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project">https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
      <schemaRef type="ODD" url="https://grothendieck.commutator.io/tei/grothendieck.odd"/>
    </encodingDesc>
    <profileDesc>
      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="2026-09-26" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
      <change when="2026-09-26" who="#pass">Première passe de transcription.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="1">
<pb n="2" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/36.pdf#page=3"/><p><note type="editorial" resp="#pass">feuillet 1 sur 6 (numéroté « 1 » en haut à droite) de remarques d'une
autre main, non identifiée, à l'encre bleue sur papier quadrillé, titrées
« Remarques. SGA 7 IX » : un lecteur relit un état dactylographié de l'exposé IX
de SGA 7 (modèles de Néron et monodromie) et renvoie, par page et ligne, à ce
tapuscrit, en tutoyant son auteur. Elles ne sont pas reproduites. Ce feuillet
couvre l'introduction (numéros 0 et i à iv) et le §1, pages 0 à 2 du tapuscrit :
<formula notation="TeX">\ell</formula> premier à <formula notation="TeX">p</formula>, pourquoi <formula notation="TeX">S</formula> hensélien, « à isogénie près », réduction
semi-stable d'une courbe, la définition d'isogénie, <formula notation="TeX">A \times_S
\operatorname{Spec}(K) \simeq A_K</formula>. Réponses de l'auteur : aucune en toutes
lettres ; au crayon, des cercles autour de plusieurs renvois de ligne, et un
ovale suivi d'un point d'interrogation autour de « lié à la monodromie ». Ce
crayon est vraisemblablement de sa main, sans que cela soit établi</note></p>
<pb n="3" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/36.pdf#page=4"/><p><note type="editorial" resp="#pass">feuillet 2 sur 6 (« 2 ») des mêmes remarques, non reproduites : fin du
§1 et §2 (pages 3 à 20 du tapuscrit) — l'accouplement d'A. M. comparé à celui
de l'auteur, « formellement non ramifié », « séparablement clos », un argument
de la page 14 jugé « un peu immoral » (un morphisme entre extensions d'une
variété abélienne par un tore est strictement compatible à la filtration par le
poids, et est une isogénie si et seulement si <formula notation="TeX">T_\ell(\varphi)</formula> en est une),
Rmq 2.6 a) et le passage à la limite pour les modèles de Néron. Réponses de
l'auteur : aucune en toutes lettres ; au crayon, des cercles autour de « pg 20 »
et de renvois de ligne, et au-dessus d'un renvoi de la page 8 un mot entouré,
<unclear>pour</unclear>, suivi d'un point d'interrogation. Main vraisemblablement la
sienne, non établie</note></p>
<pb n="4" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/36.pdf#page=5"/><p><note type="editorial" resp="#pass">feuillet 3 sur 6 (« 3 ») des mêmes remarques, non reproduites : §3 et §4
(pages 23 à 40 du tapuscrit) — <formula notation="TeX">{}_nK</formula> étale séparé comme noyau de <formula notation="TeX">{}_nG \to
{}_nH</formula>, les notions de 3.5 pour <formula notation="TeX">S</formula> non hensélien, « clôture normale », un énoncé
de « voisinage tubulaire » en 4.2 (morphisme de topos
<formula notation="TeX">\operatorname{Spec}(K)_{\mathrm{et}} \to \operatorname{Spec}(k)_{\mathrm{et}}</formula> et
<formula notation="TeX">A^0_0</formula> schéma relatif annelé par <formula notation="TeX">\varphi^{*}\mathcal{O}</formula>), la trace
contragrédiente en page 36, le sens de « <formula notation="TeX">\ell</formula>-groupe » en 4.5.4. Réponses de
l'auteur, au crayon : en marge de la remarque sur la page 33, un grand point
d'interrogation entouré ; en marge de la remarque sur la page 36 (« ce n'est pas
la trace qui est contragrédiente »), entouré : « si ? » ; des cercles autour de
« pg 28 », « dim » et « pas ». Main vraisemblablement la sienne, non établie</note></p>
<pb n="5" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/36.pdf#page=6"/><p><note type="editorial" resp="#pass">feuillet 4 sur 6 (« 4 ») des mêmes remarques, non reproduites : fin du §4
et §§5–6 (pages 41 à 63 du tapuscrit) — la « fonction de Dirac » sur un
groupe, 4.7 en dehors du cas strictement local, le sens de (5.2.3.1), 5.7, 5.11,
5.15, l'usage de <formula notation="TeX">\operatorname{car}(K)=0</formula> via Tate, <formula notation="TeX">A^0</formula> <formula notation="TeX">\ell</formula>-divisible ou
non, et une objection à la page 59 : la plus grande sous-variété abélienne
ordinaire ne se relèverait pas, et la page 63 serait fausse (déformer <formula notation="TeX">E \times
F</formula>, <formula notation="TeX">E</formula> ordinaire, <formula notation="TeX">F</formula> non). Réponses de l'auteur : en marge de la page 41, au
crayon : « guillemets suffisants ? » ; en marge de la remarque sur la page 46,
au crayon et entouré : « je le dis ! » ; en regard de « pg 56 bis 5.15 », entouré
au crayon, un grand point d'interrogation ; en marge de la remarque sur la page
55 ter, au crayon et entouré : « c'est dit dans la 5.13 » ; en marge de
l'objection de la page 59, à l'encre : « CANULAR ?! ». Main vraisemblablement la
sienne, non établie</note></p>
<pb n="6" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/36.pdf#page=7"/><p><note type="editorial" resp="#pass">feuillet 5 sur 6 (« 5 ») des mêmes remarques, non reproduites : fin du §6
et §§7, 9, 10 (pages 60 à 98 du tapuscrit ; le numéro 8 est laissé vide) — le
« il est immédiat » de 6.4, l'existence à isogénie près de « parties finies » et
« parties toriques » du bon rang, la référence à Serre pour l'indépendance de
<formula notation="TeX">\ell</formula>, <formula notation="TeX">A_0</formula> non défini page 65, 9.2.3, 9.3.3, <formula notation="TeX">S</formula> strictement hensélien en 9.4
et page 92 bis, un signe en 9.5.8, 10.5.3–10.5.4. Réponses de l'auteur, au
crayon et entourées : dans un ovale qui prend « pg 60 » et « pg 61, 61 bis : je
n'ai pas lu » : « c'est pourtant trivial » ; en regard des « parties finies » :
« non, mon argument marche » ; en regard de la remarque sur la page 66 : « que
faire ? » ; en regard de la page 67, un point d'interrogation. Main
vraisemblablement la sienne, non établie</note></p>
<pb n="7" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/36.pdf#page=8"/><p><note type="editorial" resp="#pass">feuillet 6 sur 6 (« 6 ») des mêmes remarques, non reproduites : §11
(pages 101 et 103 du tapuscrit) — où trouver que le modèle de Néron commute à
<formula notation="TeX">S \mapsto \hat{S}</formula>, et le prolongement d'une biextension de <formula notation="TeX">A \times A'</formula> ramené
à celui des <formula notation="TeX">{}_{\ell^\infty}A \times {}_{\ell^\infty}A'</formula>. Réponse de l'auteur :
en marge de la remarque sur la page 103 (« le renvoi au courage du lecteur est
désagréable »), au crayon, entouré avec « pg 103 » : « que faire ? ». Main
vraisemblablement la sienne, non établie. Le reste du feuillet est vierge</note></p>
<div type="section">
<head>Le théorème de Griffiths par voie algébrique</head>
<pb n="9" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/36.pdf#page=10"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">titre écrit au crayon en tête du premier feuillet du tapuscrit, et souligné
; un grand crochet au crayon brun le précède dans la marge. Le tapuscrit est
paginé à la main en haut à droite, de 2 (page 10) à 12 (page 20) ; ce feuillet-ci,
le premier, ne porte pas de numéro. Le <formula notation="TeX">\ell</formula> de la machine, partout, est un
caractère en forme de <formula notation="TeX">\chi</formula> ; les faisceaux constants <formula notation="TeX">\underline{\mathbf{Z}}_\ell</formula>,
<formula notation="TeX">\underline{\mathbf{Q}}_\ell</formula> sont soulignés à la machine. Les ajouts à la main
sont donnés par <add></add>, avec une note</note></p>
<p>1.   Soit
<formula notation="TeX" rend="display">f\colon Y \longrightarrow S</formula>
un morphisme propre et lisse de schémas, avec <formula notation="TeX">S</formula> <add>régulier</add> connexe à
caractéristiques résiduelles toutes <formula notation="TeX">\neq \ell</formula> (nombre premier fixé).<note type="editorial" resp="#pass">« régulier
» ajouté à l'encre au-dessus de la ligne</note> Soit <formula notation="TeX">s \in S</formula>, <formula notation="TeX">\bar{s}</formula> un point
géométrique au dessus de <formula notation="TeX">s</formula>. Soit <formula notation="TeX">F</formula> un faisceau <formula notation="TeX">\ell</formula>-adique constant tordu sur
<formula notation="TeX">S</formula> (en pratique, un faisceau de la forme <formula notation="TeX">\underline{\mathbf{Z}}_\ell(i)</formula>), et <formula notation="TeX">x</formula>
une classe de cohomologie
<formula notation="TeX" rend="display">x \in H^m(Y, F_Y) .</formula>
Disons que <formula notation="TeX">x</formula> est <hi rend="italic">primitive</hi> si son image dans <formula notation="TeX">H^0(S, R^m f_{*}(F))</formula> est
nulle, ou ce qui revient au même par le th. de spécialisation de la cohomologie,
si son image dans <formula notation="TeX">H^m(Y_{\bar s}, F_{\bar s})</formula> est nulle.<note type="editorial" resp="#pass">dans ces trois
formules l'exposant <formula notation="TeX">m</formula> est écrit ou repassé à la main sur une autre lettre
dactylographiée (un <formula notation="TeX">N</formula>, semble-t-il), et une parenthèse dactylographiée à la
suite, « <formula notation="TeX">(F)</formula> », est noircie ; de même <formula notation="TeX">m-1</formula> ci-dessous, et <formula notation="TeX">f_{*}(F_Y)</formula> y est
repassé à l'encre</note> Alors la suite spectrale de Leray pour <formula notation="TeX">f</formula> nous donne un
élément
<formula notation="TeX" rend="display">u(x) \in E_2^{1,m-1} = H^1(S, R^{m-1} f_{*}(F_Y)) .</formula>
Donnons une propriété fonctorielle générale de cette classe <formula notation="TeX">u(x)</formula>. Pour ceci, soit
<formula notation="TeX">Y'</formula> lisse et propre sur <formula notation="TeX">S</formula>, et
<formula notation="TeX" rend="display">Z \in H^N(Y \times_S Y', G),</formula>
de sorte que par le formalisme des correspondances cohomologiques, <formula notation="TeX">Z</formula> définit une
application
<formula notation="TeX" rend="display">x' \longmapsto Z(x')\colon H^{m'}(Y', F') \longrightarrow H^m(Y, F),</formula>
si on suppose <formula notation="TeX">m = m' + N - \struck{\dim(Y'/S)}</formula>, et qu'on a un
accouplement <formula notation="TeX">F' \otimes G \to F(d')</formula><note type="editorial" resp="#pass">après « <formula notation="TeX">N-</formula> », la machine a biffé
« <formula notation="TeX">\dim(Y'/S)</formula> » sans rien mettre à la place ; le « <formula notation="TeX">d'</formula> » que la suite définit
manque dans la formule</note> (NB <formula notation="TeX">d'</formula> est la dimension relative de <formula notation="TeX">Y'</formula> sur <formula notation="TeX">S</formula>,
supposée constante, et <formula notation="TeX">(d')</formula> désigne le twist de Tate ; <formula notation="TeX">F'</formula> et <formula notation="TeX">G</formula> désignent des
faisceaux <formula notation="TeX">\ell</formula>-adiques constants tordus <add>sur <formula notation="TeX">S</formula></add> tout comme <formula notation="TeX">F</formula>).<note type="editorial" resp="#pass">« sur
<formula notation="TeX">S</formula> » ajouté à l'encre</note> Ceci dit, si <formula notation="TeX">x'</formula> est primitive, alors il en est
évidemment de même de <formula notation="TeX">x = Z(x')</formula>, et on aura de plus
<formula notation="TeX" rend="display">u(Z(x')) = Z(u(x')) ,</formula>
où le deuxième membre s'explicite en notant que <formula notation="TeX">Z</formula> définit également, par</p>
<pb n="10" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/36.pdf#page=11"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">p. 2 du tapuscrit</note></p>
<p>localisation étale sur <formula notation="TeX">S</formula>, un homomorphisme
<formula notation="TeX" rend="display">a' \longmapsto Z(a')\ :\ R^{m'-1} f'_{*}(F_{Y'}) \longrightarrow R^{m-1}
f_{*}(F_Y) ,</formula>
et par suite un homomorphisme (encore noté par <formula notation="TeX">Z</formula>) des <formula notation="TeX">H^1(S,\ )</formula> pour les deux
membres.</p>
<p>Nous allons appliquer ceci au cas où <formula notation="TeX">Y'</formula> est une courbe relative <formula notation="TeX">C</formula> sur <formula notation="TeX">S</formula>,
<formula notation="TeX">m'=2</formula>, <formula notation="TeX">x'</formula> est la classe de cohomologie
<formula notation="TeX" rend="display">x' \in H^2(C, \underline{\mathbf{Z}}_\ell(1))</formula>
défini par un diviseur relatif de la forme <formula notation="TeX">t_1(S) - t_0(S)</formula>, où <formula notation="TeX">t_1</formula> et <formula notation="TeX">t_0</formula>
sont deux sections de <formula notation="TeX">C</formula> sur <formula notation="TeX">S</formula>. Supposant <formula notation="TeX">C</formula> à fibres géométriques connexes on
voit donc que <formula notation="TeX">x'</formula> est primitif. (NB on pourrait prendre aussi bien n'importe quel
diviseur relatif de degré relatif nul.) On prendra pour <formula notation="TeX">Z</formula> la classe de
cohomologie
<formula notation="TeX" rend="display">Z \in H^{2n}(Y \times_S C, \underline{\mathbf{Z}}_\ell(n))</formula>
associée à un cycle algébrique sur <formula notation="TeX">Y \times_S C</formula> de codimension <formula notation="TeX">n</formula>, qu'on notera
aussi <formula notation="TeX">Z</formula>. (NB pour que cette classe de cohomologie soit vraiment définie en l'état
actuel de la Science, il faut faire des hypothèses restrictives genre <formula notation="TeX">S</formula> de type
fini sur un corps, ou <formula notation="TeX">S</formula> excellent de caractéristique nulle ou le cycle <formula notation="TeX">Z</formula> un
cycle « relatif » i.e. de codimension <formula notation="TeX">\leqslant n</formula> fibre par fibre. Sous ces
conditions, <formula notation="TeX">x</formula> est la classe de cohomologie
<formula notation="TeX" rend="display">x \in H^{2n}(Y, \underline{\mathbf{Z}}_\ell(n))</formula>
associée au cycle algébrique
<formula notation="TeX" rend="display">z = Z(t_1) - Z(t_0)</formula>
sur <formula notation="TeX">Y</formula>. (NB on suppose que les intersections écrites ont un sens, ou qu'on
travaille avec des <hi rend="italic">classes</hi> de cycles de façon qu'elles en aient un, – ce
dernier cas supposant (toujours en l'état actuel de la Science) que <formula notation="TeX">S</formula> est de type
fini sur un corps.</p>
<pb n="11" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/36.pdf#page=12"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">p. 3 du tapuscrit</note></p>
<p>Ceci posé, le cycle <formula notation="TeX">Z</formula> (ou plutôt, sa classe de cohomologie) définit un
homomorphisme naturel
<formula notation="TeX" rend="display">(*) \qquad Z\colon\ R^1 g_{*}(\underline{\mathbf{Z}}_\ell(1)) \longrightarrow
R^{2n-1} f_{*}(\underline{\mathbf{Z}}_\ell(n)) ,</formula>
d'où un homomorphisme
<formula notation="TeX" rend="display">(**) \qquad Z\colon\ H^1(S, R^1 g_{*}(\underline{\mathbf{Z}}_\ell(1)))
\longrightarrow H^1(S, R^{2n-1} f_{*}(\underline{\mathbf{Z}}_\ell(n))) ,</formula>
et la compatibilité générale énoncée plus haut nous dit que <formula notation="TeX">u(x) =
u(c\ell(z))</formula> n'est autre que l'image de <formula notation="TeX">u(x')</formula> du premier membre de <formula notation="TeX">(**)</formula>.<note type="editorial" resp="#pass"><formula notation="TeX">g</formula>
est le morphisme structural de <formula notation="TeX">C</formula>, que le tapuscrit n'a pas nommé</note> Nous aurons
besoin simplement pour la suite de savoir que <hi rend="italic">si l'homomorphisme <formula notation="TeX">(*)</formula> est
nul (ou ce qui revient au même, si l'homomorphisme correspondant sur les fibres
géométriques en <formula notation="TeX">\bar s</formula></hi>
<formula notation="TeX" rend="display">(*\ \mathrm{bis}) \qquad H^1(C_{\bar s}, \underline{\mathbf{Z}}_\ell(1))
\longrightarrow H^{2n-1}(Y_{\bar s}, \underline{\mathbf{Z}}_\ell(n))</formula>
<hi rend="italic">est nulle), alors il en est de même de</hi> <formula notation="TeX">u(x) \in H^1(S, R^{2n-1}
f_{*}(\underline{\mathbf{Z}}_\ell(n)))</formula>.<note type="editorial" resp="#pass">les passages en italique sont
soulignés, à la main semble-t-il</note></p>
<p>2.   Soit
<formula notation="TeX" rend="display">i\colon Y \longrightarrow X</formula>
un morphisme de schémas propres et lisses sur un corps algébriquement clos <formula notation="TeX">k</formula>, <formula notation="TeX">n</formula>
un entier.<note type="editorial" resp="#pass">« propres » est tapé sur un autre mot, biffé à la machine</note> On
<del>suppose</del> considère l'homomorphisme
<formula notation="TeX" rend="display">(***) \qquad i^{*}\colon\ H^{2n-1}(X, \underline{\mathbf{Q}}_\ell(n))
\longrightarrow H^{2n-1}(Y, \underline{\mathbf{Q}}_\ell(n)) ,</formula>
et on suppose :<note type="editorial" resp="#pass">« <formula notation="TeX">({*}{*}{*})</formula> » est écrit à la main dans la marge ; dans les
deux membres un <formula notation="TeX">\mathbf{Q}</formula> est tapé sur le <formula notation="TeX">\mathbf{Z}</formula></note></p>
<p>a)   Il existe un homomorphisme en sens inverse <formula notation="TeX">v</formula>, dont la restriction à
l'image de <formula notation="TeX">i^{*}</formula> soit un inverse à droite de <formula notation="TeX">i^{*}</formula>, et qui soit « algébrique »
i.e. donné par un cycle algébrique sur <formula notation="TeX">Y \times X</formula>. (NB Cette hypothèse est un
cas particulier des « conjectures standart », donc est sans doute toujours
vérifiée ; elle est vérifiée en tous cas si <formula notation="TeX">i</formula> est l'inclusion d'une section
hyperplane dans <formula notation="TeX">X</formula>, lorsque l'opération <formula notation="TeX">\Lambda</formula> sur la cohomologie de <formula notation="TeX">X</formula> est
algébrique, <add>propriété</add> qu'on sait vérifier dans de très nombreux cas, par
exemple lorsque <formula notation="TeX">X</formula> se remonte en car. zéro avec sa polarisation.)<note type="editorial" resp="#pass">« propriété
» est tapé dans l'interligne, au-dessus d'un mot biffé à la machine ; de même, un
« <formula notation="TeX">X</formula> » biffé à la machine suit « sur »</note></p>
<pb n="12" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/36.pdf#page=13"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">p. 4 du tapuscrit</note></p>
<p>b)   Pour toute courbe algébrique (propre, lisse, connexe) <formula notation="TeX">C</formula> sur <formula notation="TeX">k</formula>, et tout
cycle algébrique <formula notation="TeX">Z</formula> sur <formula notation="TeX">Y \times C</formula> de codimension <formula notation="TeX">n</formula>, l'homomorphisme
correspondant
<formula notation="TeX" rend="display">Z\colon\ H^1(C, \underline{\mathbf{Q}}_\ell(1)) \longrightarrow H^{2n-1}(Y,
\underline{\mathbf{Q}}_\ell(n))</formula>
a son image dans celle de <formula notation="TeX">i^{*}</formula> de <formula notation="TeX">(***)</formula>. (NB Si on admet le yoga des motifs,
justifiable par les « conjectures standard », cette condition signifie que le
<add>plus grand</add> morceau « de niveau 1 » du motif ayant comme réalisation
<formula notation="TeX">\ell</formula>-adique <formula notation="TeX">\operatorname{Coker} i^{*}</formula> est nul).<note type="editorial" resp="#pass">« plus grand » ajouté à
l'encre au-dessus de « morceau »</note></p>
<p>Sous ces conditions, <hi rend="italic">pour tout cycle algébrique <formula notation="TeX">z \in Z^n(Y)</formula> qui est
algébriquement équivalent à zéro, il existe un cycle <formula notation="TeX">z' \in Z^n(X)</formula>
algébriquement équivalent à zéro, et un <formula notation="TeX">z'' \in Z^n(Y)</formula>, tels que</hi></p>
<list rend="itemize">
<label>a')</label><item><formula notation="TeX">z = i^{*}(z') + z''</formula></item>
<label>b')</label><item><formula notation="TeX">z'' = Z''(t_1) - Z''(t_0)</formula>, où <formula notation="TeX">Z''</formula> est un <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">\mathbf{Q}</formula>-</supplied>cycle
<hi rend="italic">de codimension <formula notation="TeX">n</formula> sur un produit <formula notation="TeX">Y \times C</formula>, induisant un homomorphisme
nul</hi> <formula notation="TeX">H^1(C, \underline{\mathbf{Q}}_\ell(1)) \to H^{2n-1}(Y,
\underline{\mathbf{Q}}_\ell(n))</formula>.</item>
</list>
<p><note type="editorial" resp="#pass">« <formula notation="TeX">\mathbf{Q}</formula>- » ajouté à l'encre au-dessus de « cycle » ; dans
« <formula notation="TeX">Y \times C</formula> », le <formula notation="TeX">Y</formula> est écrit à l'encre sur un <formula notation="TeX">X</formula> biffé ; les soulignements
sont à la main</note></p>
<p>Démonstration immédiate : on écrit <formula notation="TeX">z = Z(t_1) - Z(t_0)</formula> avec <formula notation="TeX">Z \in Z^n(Y \times
C)</formula>, ce <formula notation="TeX">Z</formula> définit un homomorphisme <formula notation="TeX">Z\colon H^1(C) \to H^{2n-1}(Y)</formula>, qui par
hypothèse b) tombe dans <formula notation="TeX">\operatorname{Im} i^{*}</formula> donc par hypothèse a) est égal
au composé <formula notation="TeX">(iv)Z = i(vZ)</formula>, or <formula notation="TeX">vZ\colon H^1(C) \to H^{2n-1}(X)</formula> est algébrique
puisque <formula notation="TeX">v</formula> l'est, donc donné par un cycle algébrique <formula notation="TeX">Z'</formula> sur <formula notation="TeX">X \times C</formula>, et si
on pose <formula notation="TeX">Z'' = Z - (i \times \mathrm{id}_C)^{*}(Z')</formula>, on aura par construction que
<formula notation="TeX">Z''</formula> induit l'homomorphisme nul <formula notation="TeX">H^1(C) \to H^{2n-1}(Y)</formula>. Il suffit alors de
poser
<formula notation="TeX" rend="display">z' = Z'(t_1) - Z'(t_0), \qquad z'' = Z''(t_1) - Z''(t_0) .</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">dans « <formula notation="TeX">(iv)Z = i(vZ)</formula> » le tapuscrit écrit <formula notation="TeX">i</formula> pour <formula notation="TeX">i^{*}</formula> ; on le laisse</note></p>
<p>3.   Mettant ensemble les réflexions de 1) et 2), on trouve ceci. On se donne
des schémas propres et lisses <formula notation="TeX">X</formula> et <formula notation="TeX">Y</formula> sur <formula notation="TeX">S</formula> <add>régulier</add> connexe, et un
<formula notation="TeX">S</formula>-morphisme
<formula notation="TeX" rend="display">i\colon Y \longrightarrow X .</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">« régulier » ajouté à l'encre, comme page 9</note></p>
<pb n="13" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/36.pdf#page=14"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">p. 5 du tapuscrit. La première ligne est tapée dans l'interligne et appelée
par un trait à l'encre à la place d'un passage biffé à la machine</note></p>
<p>On suppose <add>a) et b) vérifiés pour le morphisme <formula notation="TeX">i_{\bar s}\colon X_{\bar s}
\to X_{\bar s}</formula> induit</add> pour les fibres en <formula notation="TeX">\bar s</formula> (point géométrique de <formula notation="TeX">S</formula> au
dessus du point <hi rend="italic">générique</hi> de <formula notation="TeX">S</formula>).<note type="editorial" resp="#pass">ainsi, <formula notation="TeX">X_{\bar s} \to X_{\bar s}</formula> :
on attendrait <formula notation="TeX">Y_{\bar s} \to X_{\bar s}</formula>. Deux lignes suivantes, entièrement
biffées à la machine, ne se lisent pas (<del><gap reason="illegible"/></del>) ; « Soit » est tapé
au-dessus de leur fin</note> Soit <formula notation="TeX">z \in Z^n(Y)</formula> tel que le cycle induit sur <formula notation="TeX">Y_{\bar s}</formula>
soit algébriquement équivalent à zéro, et à fortiori cohomologiquement équivalent
à zéro. Donc la classe
<formula notation="TeX" rend="display">u(z) \in H^1(S, R^{2n-1} f_{*}(\underline{\mathbf{Z}}_\ell(n)))</formula>
est définie. Ceci posé, je dis que <hi rend="italic">cette classe est contenue dans</hi>
<formula notation="TeX">i^{*}(H^1(S, R^{2n-1} g_{*}(\underline{\mathbf{Z}}_\ell(n))))</formula> <hi rend="italic">modulo une
classe de torsion</hi>, du moins si on se permet de remplacer <formula notation="TeX">S</formula> par un ouvert non
vide (restriction <add>probablement</add> inutile, mais cet énoncé nous suffira pour ce
qu'on veut en faire).<note type="editorial" resp="#pass">« cette classe est » est suivi de mots biffés à la
machine (« une classe de torsion », semble-t-il) ; « probablement » est tapé
au-dessus d'un mot biffé ; les soulignements sont à la main. Sous la formule, une
ligne biffée à la machine ; une autre, biffée aussi, avant « se permet »</note></p>
<p>Pour le voir, on applique 2) au morphisme <formula notation="TeX">i_{\bar s}</formula>. La courbe <formula notation="TeX">C</formula> et le cycle
<formula notation="TeX">Z''</formula> peuvent se définir déjà sur une extension finie <formula notation="TeX">K</formula> de <formula notation="TeX">k(s)</formula>, Un argument
de trace permet de supposer que <formula notation="TeX">K = k(s)</formula>, et <del><gap reason="illegible"/></del> on peut supposer que
<formula notation="TeX">C</formula> est une courbe propre et lisse relative sur <formula notation="TeX">S</formula> lui-même, et <formula notation="TeX">Z''</formula> un cycle sur
<formula notation="TeX">Y \times_S C</formula>, et que la formule <formula notation="TeX">z = i^{*}(z') + z''</formula> est valable sur <formula notation="TeX">Y \times_S
C</formula>. Elle implique une décomposition analogue de <formula notation="TeX">u(z)</formula>, qui est la somme de
<formula notation="TeX">i^{*}(u(z'))</formula> et de <formula notation="TeX">u(z'')</formula>, de sorte qu'il suffit de prouver que <formula notation="TeX">u(z'')</formula> est
nul. Or <formula notation="TeX">u(z'')</formula> induit par construction 2) l'homomorphisme nul <formula notation="TeX">H^1(C_{\bar s})
\to H^{2n-1}(Y_{\bar s})</formula>. Il résulte donc bien de 1) que <formula notation="TeX">u(z'')</formula> est nul, cqfd.</p>
<p>4.   Soient <formula notation="TeX">X</formula> un schéma projectif et lisse de dimension <formula notation="TeX">m</formula> <add>sur <formula notation="TeX">k</formula> alg. 
clos</add>, prenons un pinceau de Lefschetz, de façon à obtenir une variété éclatée non
moins projective et lisse <formula notation="TeX">\widetilde{X}</formula> et un morphisme<note type="editorial" resp="#pass">« sur <formula notation="TeX">k</formula> alg. clos
» ajouté à l'encre au-dessus de la ligne</note>
<formula notation="TeX" rend="display">\tilde f\colon \widetilde{X} \longrightarrow \mathbf{P}^1_k</formula>
dont les fibres sont les sections hyperplanes du pinceau. Soit <formula notation="TeX">S</formula> un ouvert non
vide de <formula notation="TeX">\mathbf{P}^1_k</formula> au dessus duquel <formula notation="TeX">\widetilde{X}</formula> soit lisse, et soit
<formula notation="TeX">f\colon Y = \widetilde{X}|S \to S</formula><note type="editorial" resp="#pass">fin de ligne en partie repassée à la
main ; la lettre de l'ouvert est tapée sur une autre, et on lit <formula notation="TeX">S</formula> sous réserve</note></p>
<pb n="14" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/36.pdf#page=15"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">p. 6 du tapuscrit</note></p>
<p>Soit <formula notation="TeX">P^m(X)</formula> la partie primitive de la cohomologie <formula notation="TeX">H^m(X,
\underline{\mathbf{Q}}_\ell)</formula>, i.e. le noyau du composé
<formula notation="TeX" rend="display">H^m(X) \to H^m(\widetilde{X}) \longrightarrow H^m(Y) \longrightarrow H^0(S, R^m
f_{*}(\underline{\mathbf{Q}}_\ell)) .</formula>
On trouve donc grâce à 1) un homomorphisme (dit « de Griffiths »)
<formula notation="TeX" rend="display">P^m(X) \longrightarrow H^1(S, R^{m-1} f_{*}(\underline{\mathbf{Q}}_\ell))</formula>
(en fait, on y pourrait remplacer <formula notation="TeX">S</formula> par <formula notation="TeX">\mathbf{P}^1_k</formula>, mais peu importe ici).
D'ailleurs on a un homomorphisme d'immersion canonique</p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}
Y \arrow[rr, "i"] \arrow[dr, "f"'] &amp; &amp; X_S \arrow[dl, "g"] \\
&amp; S &amp;
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p>induisant
<formula notation="TeX" rend="display">i^{*}\colon\ H^1(S, R^{m-1} g_{*}(\underline{\mathbf{Q}}_\ell)) = H^1(S,
H^{m-1}(X, \underline{\mathbf{Q}}_\ell)) \longrightarrow H^1(S, R^{m-1}
f_{*}(\underline{\mathbf{Q}}_\ell)) .</formula>
Ceci dit, <hi rend="italic">l'image inverse par l'homomorphisme de Griffiths plus haut de <formula notation="TeX">\operatorname{Im} i^{*}</formula> est réduite à zéro</hi>.</p>
<p>Ceci se fait par des calculs explicites essentiellement triviaux, compte tenu de la
structure cohomologique connue d'une variété éclatée.</p>
<p>5.   Mettant ensemble 3) et 4), on trouve ceci :</p>
<p><del><gap reason="illegible"/></del> Avec les notations de 4), <add>supposant <formula notation="TeX">m = 2n</formula>,</add> soit <formula notation="TeX">\bar s</formula> le
point générique de <formula notation="TeX">\mathbf{P}^1_k</formula>, et <hi rend="italic">supposons que l'immersion <formula notation="TeX">Y_{\bar
s} \to X \otimes_k k(\bar s)</formula> de la section hyperplane générique satisfasse aux
conditions a) et b) de 2).</hi> <del><gap reason="illegible"/></del> <hi rend="italic">Alors pour tout <formula notation="TeX">z \in Z^n(X)</formula>
dont la restriction à <formula notation="TeX">Y_{\bar s}</formula> est algébriquement équivalent à zéro, <formula notation="TeX">z</formula> est
cohomologiquement équivalent à zéro</hi> (mod torsion).<note type="editorial" resp="#pass">« supposant <formula notation="TeX">m=2n</formula>, » est
tapé dans l'interligne et appelé par un trait à la main, à la place d'une ligne
biffée à la machine (« si on suppose de plus <formula notation="TeX">m = 2n</formula> », semble-t-il) ; les
soulignements sont à la main</note> <del><gap reason="illegible"/></del> Par suite, le groupe quotient du
groupe des cycles cohomologiquement équivalents à zéro <del><gap reason="illegible"/></del> sur <formula notation="TeX">Y_{\bar
s}</formula>, modulo ceux qui sont algébriquement équivalents à zéro (groupe qui mérite le
nom de <hi rend="italic">groupe de Griffiths</hi> <formula notation="TeX">\operatorname{Grif}(Y_{\bar s})</formula> de <formula notation="TeX">Y_{\bar
s}</formula>), tensorisé par <formula notation="TeX">\underline{\mathbf{Q}}</formula>, contient comme sous-espace le
sous-espace <formula notation="TeX">P^{2n}_{\mathrm{alg}}(X)</formula> formé des classes de cohomologie primitives
sur <formula notation="TeX">X</formula> qui sont <hi rend="italic">algébriques</hi>, – vectoriel qui a</p>
<pb n="15" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/36.pdf#page=16"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">p. 7 du tapuscrit</note></p>
<p>une nette tendance à être <formula notation="TeX">\neq 0</formula>.</p>
<p>6.   <del>Conjecture II</del> <hi rend="italic">Conjecture</hi> : pour <formula notation="TeX">X</formula> <add><formula notation="TeX">\subset
\mathbf{P}^r_k</formula></add> fixé comme dans 5), <add>avec <formula notation="TeX">n \geqslant 2</formula>,</add> il existe un
entier <formula notation="TeX">d_0</formula> tel que pour tout pinceau <add>de Lefschetz</add> <add>assez général</add>
<del>de</del> hypersurfaces de degré <formula notation="TeX">d \geqslant d_0</formula> dans <formula notation="TeX">\mathbf{P}^r</formula>, donnant
une section générique <formula notation="TeX">Y_{\bar s}</formula> avec <formula notation="TeX">X</formula>, l'inclusion <formula notation="TeX">Y_{\bar s}
\hookrightarrow X_{\bar s}</formula> satisfait à la condition b) de 2) (le fait que la
condition a) doive être vérifiée en tous cas étant de toutes façons justiciable de
la conjecture d'algébraicité de la correspondance cohomologique <formula notation="TeX">\Lambda</formula> sur
<formula notation="TeX">X</formula>).<note type="editorial" resp="#pass">« <formula notation="TeX">\subset \mathbf{P}^r_k</formula> », « avec <formula notation="TeX">n \geqslant 2</formula> » et « de
Lefschetz » sont tapés dans l'interligne et appelés à l'encre ; « assez général »
est à l'encre ; le « 5 » de « 5) » est tapé sur un autre chiffre. Un double trait
vertical, à l'encre, marque en marge l'énoncé de la conjecture</note></p>
<p>Nous allons examiner cette conjecture, en supposant déjà que le théorème de
Lefschetz « vache » soit vrai sur <formula notation="TeX">X</formula>, et que la correspondance <formula notation="TeX">\Lambda</formula> sur <formula notation="TeX">X</formula>
est algébrique. La théorie des cycles évanescents, qui sera prouvée dans SGA 7
cette année, donne alors ceci : L'orthogonal <formula notation="TeX">E^{2n-1}</formula> de <formula notation="TeX">H^{2n-1}(X)</formula>, considéré
comme plongé dans <formula notation="TeX">H^{2n-1}(Y_{\bar s})</formula>, est un <hi rend="italic">module simple sous l'action
de</hi> <formula notation="TeX">\operatorname{Gal}(k(\bar s)/k(s))</formula>, ainsi que <add>sous</add> celle de tout
sous-groupe <del>d'indice fini</del> <add>ouvert</add>.<note type="editorial" resp="#pass">« sous » et « ouvert » à
l'encre, le second au-dessus de « d'indice fini » barré</note> (NB pour ce dernier fait,
on utilise de façon essentielle qu'on est en dimension impaire <formula notation="TeX">2n-1</formula>, de sorte que
les opérations de monodromie locale sont des transvections et non des symétries,
donc ne se tuent pas en passant à une puissance quelconque …) Il s'ensuit déjà
que la condition b) <add>équivaut à dire</add> que <formula notation="TeX">E^{2n-1}</formula> <hi rend="italic">n'est pas tout
entier de niveau 1</hi>. En caractéristique nulle, s'il était tout entier de niveau 1,
<add>cela impliquerait</add> que les composantes de type <formula notation="TeX">p,q</formula> de <formula notation="TeX">E^{n-1}</formula> sont nulles
sauf les deux composantes <formula notation="TeX">(n,n-1)</formula> et <formula notation="TeX">(n-1,n)</formula> (la réciproque étant vraie
d'ailleurs si la conjecture de Hodge est vraie) ; cela signifie aussi que
<formula notation="TeX">H^{p,q}(X) \hookrightarrow H^{p,q}(Y)</formula> est un isomorphisme pour ces valeurs de
<formula notation="TeX">(p,q)</formula>, en particulier que <formula notation="TeX">H^{2n-1}(X, \underline{\mathcal{O}}_X) \to
H^{2n-1}(Y, \underline{\mathcal{O}}_Y)</formula> est un isomorphisme <add>(car <formula notation="TeX">n
\geqslant 2</formula>)</add>, ce qui n'est pas le cas pour <formula notation="TeX">d</formula> grand (car la dimension du second
membre tend vers <formula notation="TeX">\infty</formula> avec <formula notation="TeX">d</formula>). Cela prouve (par la méthode de Lefschetz,
reprise par Griffiths) l'énoncé voulu en caractéristique nulle.<note type="editorial" resp="#pass">« équivaut à
dire » et « cela impliquerait » sont tapés dans l'interligne au-dessus de passages
biffés à la machine ; d'autres biffures à la machine, illisibles, ne sont pas
relevées ; « <formula notation="TeX">(\text{car } n \geqslant 2)</formula> » est à l'encre. « <formula notation="TeX">E^{n-1}</formula> » est bien
ce que porte le tapuscrit, au lieu de <formula notation="TeX">E^{2n-1}</formula></note></p>
<pb n="16" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/36.pdf#page=17"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">p. 8 du tapuscrit</note></p>
<p>En caractéristique quelconque, on ne peut pour l'instant que donner des cas assez
particuliers où la conjecture soit vérifiée ; par Katz, cela marche en tous cas pour
<del>les</del> <add><formula notation="TeX">X</formula></add> intersection<del>s</del> complète<del>s</del> <add>et un pinceau
« assez général »</add> (ce qui suffit pour faire marcher l'exemple minimal de
Griffiths : <formula notation="TeX">X</formula> quadrique dans <formula notation="TeX">\mathbf{P}^5</formula> …).<note type="editorial" resp="#pass">« <formula notation="TeX">X</formula> » au-dessus de
« les » barré, et « et un pinceau assez général », dans l'interligne,
sont à l'encre ; le pluriel des deux mots suivants est corrigé à la main</note> Pour
vérifier que <formula notation="TeX">E^{2n-1}(Y_{\bar s})</formula> n'est pas de niveau 1, on constate aisément
qu'il suffit de vérifier qu'il existe <hi rend="italic">un</hi> point <formula notation="TeX">t</formula> du pinceau tel que
<formula notation="TeX">E^{2n-1}(Y_{\bar t})</formula> ne soit pas de niveau 1 (il faut utiliser pour ceci le
critère de Néron-Ogg-Chafarévitch de bonne réduction des VA ; la triste vérité est
que je ne sais pas <add>montrer de façon générale</add>, même en admettant les
conjectures standard, que le niveau d'un motif ne peut que diminuer par
spécialisation …) Quitte à écrire <formula notation="TeX">k</formula> comme limite d'anneaux de type fini au
sens absolu, la même observation est d'ailleurs valable, en se spécialisant sur un
corps fini. Or dans ce cas, le niveau 1 implique <add>(et est peut-être équivalent
à)</add> la divisibilité <add>par <formula notation="TeX">q^{n-1}</formula></add> des valeurs propres de frobenius opérant
sur <formula notation="TeX">E^{2n-1}(Y_{\bar t})</formula> <del>par <formula notation="TeX">q^{n-1}</formula></del> (<formula notation="TeX">q = \operatorname{card}
k(t)</formula>), et il suffit donc de trouver <formula notation="TeX">t</formula> tel que l'une des valeurs propres de
frobenius soit une unité <formula notation="TeX">p</formula>-adique. C'est ce que Katz vérifie dans divers cas par
une utilisation astucieuse de la formule de Lefschetz-Woodshole-Verdier.<note type="editorial" resp="#pass">«
montrer de façon générale » est tapé dans l'interligne au-dessus d'un mot biffé à
la machine ; « (et est peut-être équivalent à) » et « par <formula notation="TeX">q^{n-1}</formula> » sont à
l'encre, et « par <formula notation="TeX">q^{n-1}</formula> » tapé en fin de phrase est barré à l'encre</note></p>
<p>7.   Le procédé de Katz. A lui de jouer ….</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">le reste du feuillet est vierge</note></p>
<pb n="17" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/36.pdf#page=18"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">p. 9 du tapuscrit : une seconde rédaction du n<hi rend="sup">o</hi> 7, qui
remplace « Le procédé de Katz. A lui de jouer … » de la page 16</note></p>
<p>7.   Je vais prouver la conjecture du n<hi rend="sup">o</hi> 6 pour des pinceaux
de Lefschetz assez généraux d'hypersurfaces de grand degré, en adaptant la méthode
utilisée par Katz pour les intersections complètes. Nous allons
prouver :<note type="editorial" resp="#pass">« vais prouver » est entouré à l'encre, et un trait mène à
l'annotation, en haut du feuillet</note><note type="authorial" place="margin"><unclear>non</unclear>, pas tout à fait !</note></p>
<p><hi rend="italic">Théorème</hi> 7.1.   Soit <formula notation="TeX">X \subset \mathbf{P}^r_k</formula> un schéma projectif
équidimensionnel de Cohen-Macaulay, de dimension <formula notation="TeX">n &gt; 0</formula>, sur un corps <formula notation="TeX">k</formula> de car. 
<formula notation="TeX">p &gt; 0</formula>. Il existe alors un entier <formula notation="TeX">d_0 &gt; 0</formula> tel que, pour tout <formula notation="TeX">d \geqslant d_0</formula>,
si <formula notation="TeX">Y</formula> est la section de <formula notation="TeX">X</formula> par <del>la</del> hypersurface générique de degré <formula notation="TeX">d</formula>,
définie sur l'extension <formula notation="TeX">k' = k(t_0, \ldots, t_r)</formula> de <formula notation="TeX">k</formula>, on ait la propriété
qui suit. On désigne par <formula notation="TeX">E_0(Y)</formula> le conoyau de <formula notation="TeX">H^{n-1}(X_{k'},
\underline{\mathcal{O}}_{X_{k'}}) \to H^{n-1}(Y, \underline{\mathcal{O}}_Y)</formula>, qui
est un vectoriel de dimension finie sur <formula notation="TeX">k'</formula>, muni de l'homomorphisme <formula notation="TeX">p</formula>-linéaire
de Frobenius <formula notation="TeX">E_0(Y)^{(p)} \to E_0(Y)</formula> (provenant de la puissance <formula notation="TeX">p</formula>.ème sur les
faisceaux de coéfficients <formula notation="TeX">\underline{\mathcal{O}}_{X_{k'}}</formula>,
<formula notation="TeX">\underline{\mathcal{O}}_Y</formula>). Soit <add><formula notation="TeX">V =</formula></add> <formula notation="TeX">E_0(Y)_{ss}</formula> la partie semi-simple
de <formula notation="TeX">E_0(Y)</formula>, i.e. le plus grand sous-espace <add><formula notation="TeX">V</formula></add> stable par frobenius et sur
lequel frobenius induise un morphisme surjectif <formula notation="TeX">V^{(p)} \to V</formula>. Considérons la
représentation correspondante de <formula notation="TeX">G = \operatorname{Gal}(\bar k'/k')</formula> dans le
vectoriel <add><formula notation="TeX">V_0</formula></add> de dimension <formula notation="TeX">s = \dim_{k'} V</formula> sur <formula notation="TeX">\mathbf{F}_p</formula> formé des
<formula notation="TeX">x \in V_{\bar k'}</formula>, tels que <formula notation="TeX">Fx = x</formula>. Alors <del>cette représentation est non
triviale, et de façon plus précise,</del> pour tout élément <formula notation="TeX">a \in \mathbf{F}_p^{*}</formula>,
il existe un <formula notation="TeX">u \in \operatorname{Aut}(V_0)</formula> dans l'image <add><formula notation="TeX">G_0</formula></add> de <formula notation="TeX">G</formula>
<add>d'un sous-groupe <formula notation="TeX">V_0' \subset V_0</formula> stable par <formula notation="TeX">G_0</formula></add> tel que <formula notation="TeX">\operatorname{Tr}
u|V_0' = a</formula>. <del>(Cela implique en particulier que <formula notation="TeX">G_0</formula> n'est pas un
<formula notation="TeX">p</formula>-groupe, et plus précisément qu'il a au moins <formula notation="TeX">p-1</formula> éléments distincts (et même
à traces distinctes) qui sont semi-simples.</del> <del>Cela implique également que si
<formula notation="TeX">\dim V \geqslant 2</formula>).</del><note type="editorial" resp="#pass">les ajouts « <formula notation="TeX">V=</formula> », « <formula notation="TeX">V</formula> », « <formula notation="TeX">V_0</formula> », « <formula notation="TeX">G_0</formula> »
sont à l'encre, dans l'interligne ; « d'un sous-groupe <formula notation="TeX">V_0' \subset V_0</formula> stable
par <formula notation="TeX">G_0</formula> » est une insertion à l'encre sous la ligne, dont la place dans la phrase
n'est pas marquée clairement, et le « <formula notation="TeX">|V_0'</formula> » de la trace est ajouté à la main.
« et même » est tapé au-dessus d'un mot biffé. La parenthèse finale, avec sa suite
manuscrite (« Cela implique également que si <formula notation="TeX">\dim V \geqslant 2</formula> »), est barrée
à l'encre et encadrée d'un crochet ; « <formula notation="TeX">p-1</formula> » est tapé sur une autre lettre</note></p>
<p><note type="authorial" place="margin"><unclear>pas prouvé sous cette forme juste</unclear></note><note type="editorial" resp="#pass">en marge gauche, à
l'encre, écrit de biais, en regard de l'énoncé du théorème, qu'un trait vertical
marque sur toute sa hauteur</note></p>
<p>Signalons tout de suite les corollaires qui nous intéresseront surtout :</p>
<p><hi rend="italic">Corollaire</hi> 7.2.   Supposons que <formula notation="TeX">k</formula> soit fini. Soit <formula notation="TeX">S_d</formula> le schéma
projectif défini par le vectoriel des formes de degré <formula notation="TeX">d</formula> sur <formula notation="TeX">\mathbf{P}^r_k</formula>.
Alors pour tout ouvert non vide <formula notation="TeX">U</formula> de <formula notation="TeX">S_d</formula>, et tout entier <formula notation="TeX">a</formula>, il existe un
<add>point</add> <formula notation="TeX">t \in U(k')</formula> <add>(<formula notation="TeX">k'</formula> une extension finie de <formula notation="TeX">k</formula>)</add> tel
que<note type="editorial" resp="#pass">« point » remplace un mot tapé biffé à l'encre (« forme »,
semble-t-il) ; après « <formula notation="TeX">U(k')</formula> », deux mots tapés sont barrés et surchargés d'une
lecture qui ne se laisse pas déchiffrer (<gap reason="illegible"/>) ; « une extension finie de <formula notation="TeX">k</formula> »
est écrit sous la ligne</note></p>
<p><note type="authorial" place="margin"><unclear>pas prouvé ; également 7.1 sous sa forme juste</unclear></note><note type="editorial" resp="#pass">en
marge gauche, à l'encre, de biais, en regard du corollaire, qu'un trait vertical
marque aussi</note></p>
<pb n="18" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/36.pdf#page=19"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">p. 10 du tapuscrit</note></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">\operatorname{card}(Y_t(k')) \equiv a \mod p ,</formula>
où <formula notation="TeX">Y_t</formula> est la section de <formula notation="TeX">X_{k'}</formula> par l'hypersurface de <formula notation="TeX">\mathbf{P}^r_{k'}</formula> définie
par <formula notation="TeX">t</formula>.<note type="editorial" resp="#pass">dans la formule, « <formula notation="TeX">(k')</formula> » remplace à l'encre une parenthèse tapée
et noircie ; de même « <formula notation="TeX">k'</formula> » en indice de <formula notation="TeX">X</formula> et de <formula notation="TeX">\mathbf{P}^r</formula>, à la place
d'un « par » et d'un indice tapés et barrés</note></p>
<p>En effet, Deligne a vérifié, à l'aide de la formule de Verdier-Lefschetz, que pour un
schéma propre <formula notation="TeX">Y</formula> sur un corps fini, la somme alternée des traces des frobenius
<add>géométriques</add> opérant sur <formula notation="TeX">H^i(Y, \underline{\mathcal{O}}_Y)</formula> est égal au
nombre des points rationnels de <formula notation="TeX">Y</formula> mod <formula notation="TeX">p</formula>.<note type="editorial" resp="#pass">« géométriques » est tapé dans
l'interligne et appelé à l'encre</note> D'autre part, quitte à restreindre <formula notation="TeX">U</formula>, nous
pouvons supposer que,
<formula notation="TeX" rend="display">f\colon \underline{Y} \longrightarrow S_d</formula>
étant le morphisme qu'on devine à fibres les <formula notation="TeX">Y_s</formula> (<formula notation="TeX">s \in S_d</formula>), que <add><formula notation="TeX">f</formula> est
plat, et que</add> la formation des <formula notation="TeX">R^i f_{*}(\underline{\mathcal{O}}_Y)</formula> commute au
changement de base au dessus de <formula notation="TeX">U</formula>, que les <formula notation="TeX">R^i f_{*}(\underline{\mathcal{O}}_Y)</formula>
sont localement libres sur <formula notation="TeX">U</formula>, enfin que <formula notation="TeX">V</formula> est la fibre générique d'un sous-fibré
<formula notation="TeX">\underline{V}</formula> de <formula notation="TeX">R^{n-1} f_{*}(\underline{\mathcal{O}}_Y) /
\underline{\mathcal{O}}_{S_d} \otimes H^{n-1}(X, \underline{\mathcal{O}}_X)</formula>,
stable par frobenius, et sur lequel frobenius soit semi-simple (i.e. un
épimorphisme <formula notation="TeX">\underline{V}^{(p)} \to \underline{V}</formula>). Alors la représentation du
groupe fondamental du point générique <formula notation="TeX">s</formula> de <formula notation="TeX">S_d</formula> envisagée dans 7.1 provient
d'une représentation du groupe fondamental <formula notation="TeX">\pi</formula> de <formula notation="TeX">U</formula>, <del>Quitte à
restreindre <formula notation="TeX">U</formula>, on peut supposer également que la partie semi-simple des fibres
génériques de tous les <formula notation="TeX">R^i f(\underline{\mathcal{O}}_Y)</formula> (pas seulement pour
<formula notation="TeX">i = n-1</formula>) provient d'un sous-Module localement facteur direct, stable par
frobenius, sur lequel frobenius soit semi-simple.</del><note type="editorial" resp="#pass">« <formula notation="TeX">f</formula> est plat, et que »
est à l'encre au-dessus de la ligne ; le passage « Quitte à restreindre …
semi-simple » est encadré et biffé à l'encre de grands traits obliques</note> D'autre part,
quitte à prendre <formula notation="TeX">d_0</formula> assez grand dans 7.1, on peut supposer que <formula notation="TeX">H^i(X,
\underline{\mathcal{O}}_X(-d)) = 0</formula> pour tout <formula notation="TeX">i &lt; n</formula> et tout <formula notation="TeX">d \geqslant d_0</formula>
(c'est ici qu'intervient l'hypothèse <formula notation="TeX">X</formula> Cohen-Macaulay sur <formula notation="TeX">X</formula>), de sorte que pour
toute section <formula notation="TeX">Y_s</formula> de <formula notation="TeX">X</formula> de degré <formula notation="TeX">d \geqslant d_0</formula> et de dimension <formula notation="TeX">n-1</formula>,
l'homomorphisme <formula notation="TeX">H^i(X_s, \underline{\mathcal{O}}_{X_s}) \to H^i(Y_s,
\underline{\mathcal{O}}_{Y_s})</formula> sera un isomorphisme pour <formula notation="TeX">i \leqslant n-2</formula>,
<add>un monomorphisme pour <formula notation="TeX">i = n-1</formula>.</add><note type="editorial" resp="#pass">l'ajout est à l'encre sous la ligne,
entouré ; un mot biffé à l'encre au milieu (« <gap reason="illegible"/> ») ne se lit pas</note> On voit alors
que la formule de Lefschetz-Verdier donne, pour le point <del>fermé</del> <formula notation="TeX">t</formula> de
<formula notation="TeX">U(k')</formula>, que le nombre des points rationnels sur <formula notation="TeX">k'</formula> de <formula notation="TeX">Y_t</formula>
satisfait<note type="editorial" resp="#pass">« le » corrige « un » à l'encre ; « fermé » est barré ; « <formula notation="TeX">(k')</formula> »
et « <formula notation="TeX">k'</formula> » remplacent, à l'encre, des lettres tapées ; « satisfait » est repassé à
la main</note></p>
<pb n="19" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/36.pdf#page=20"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">p. 11 du tapuscrit</note></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">\operatorname{card} Y_t(k') \equiv c_t + (-1)^{n-1} \operatorname{Tr} f_t ,</formula>
où
<formula notation="TeX" rend="display">c_t = \sum_{0 \leqslant i \leqslant n-1} (-1)^i\, \text{Trace de }
\mathrm{Frob}_{k'} \text{ opérant sur } H^i(X, \underline{\mathcal{O}}_X) ,</formula>
et où <formula notation="TeX">f_t</formula> est l'élément du groupe <add>quotient</add> <formula notation="TeX">G_0 =
\operatorname{Aut}_{\mathbf{F}_p}(V_0)</formula> de <formula notation="TeX">\pi</formula>, image de l'élément de frobenius
de <formula notation="TeX">\pi</formula> associé au point <del>fermé</del> <formula notation="TeX">t \in U(k')</formula>.<note type="editorial" resp="#pass">le signe <formula notation="TeX">(-1)^i</formula> et
« quotient » sont à l'encre ; « image » est tapé après un mot biffé à la machine</note>
Quitte à <add>remplacer d'abord <formula notation="TeX">k</formula> par</add> une extension finie, de sorte que
<formula notation="TeX">\mathrm{Frob}_k</formula> opérant sur les <formula notation="TeX">H^i(X, \underline{\mathcal{O}}_X)</formula> soit à
valeurs propres toutes égales à <formula notation="TeX">0</formula> ou <formula notation="TeX">1</formula>, on peut supposer que <formula notation="TeX">c_t</formula> est
indépendant de <formula notation="TeX">t</formula>, <add>soit <formula notation="TeX">c</formula>.</add> Il résulte alors de 7.1 qu'il existe un
élément <formula notation="TeX">f</formula> de <formula notation="TeX">G_0</formula> tel que <formula notation="TeX">c + (-1)^{n-1} \operatorname{Tr} f \equiv a \mod p</formula>,
et il suffit donc de choisir un <formula notation="TeX">t \in U</formula> (considéré comme élément de <formula notation="TeX">U(k(t))</formula>) de
telle façon que <formula notation="TeX">f_t = f</formula>. Mais ceci est possible en vertu du théorème de
Čebotaref.<note type="editorial" resp="#pass">« remplacer d'abord <formula notation="TeX">k</formula> par » et « soit <formula notation="TeX">c</formula>. » sont tapés dans
l'interligne et appelés à l'encre ; « passer à » est ainsi remplacé ; le caron de
Čebotaref est ajouté à la main</note><note type="authorial" place="margin">pas prouvé</note><note type="editorial" resp="#pass">en marge gauche, dans un
ovale au crayon, avec un trait vers la fin de la démonstration</note></p>
<p><hi rend="italic">Corollaire</hi> 7.3.   <add>(Si <formula notation="TeX">n</formula> pair <formula notation="TeX">\geqslant 4</formula>, <formula notation="TeX">X</formula> lisse).</add> On peut
trouver un ouvert <formula notation="TeX">U'</formula> <add>(non vide de la grassmannienne des droites)</add> de <formula notation="TeX">S_d</formula>,
tel que pour toute droite <add><formula notation="TeX">D \in U'(k')</formula></add> <del>de <formula notation="TeX">(S_d)_{k'}</formula> qui
rencontre <formula notation="TeX">U</formula> et qui définit</del> <add><formula notation="TeX">D</formula> est</add> un pinceau de Lefschetz sur
<formula notation="TeX">X_{k'}</formula>, si <formula notation="TeX">t</formula> désigne le point générique de cette droite, le motif <formula notation="TeX">E(Y_t)</formula> des
cycles évanescents sur <formula notation="TeX">Y_t</formula> ne soit pas de niveau 1 (donc ne contienne pas de
sous-motif <formula notation="TeX">\neq 0</formula> de niveau 1, pas même sur une extension de <formula notation="TeX">k(t)</formula>, d'après le
résultat de simplicité rappelé au n<hi rend="sup">o</hi> 6).<note type="editorial" resp="#pass">« (Si <formula notation="TeX">n</formula> pair, <formula notation="TeX">X</formula>
lisse). » est tapé au-dessus de la ligne ; « <formula notation="TeX">\geqslant 4</formula> », « (non vide de la
grassmannienne des droites) », « <formula notation="TeX">D \in U'(k')</formula> » et « <formula notation="TeX">D</formula> est » sont à l'encre ;
la fin de ligne « qui rencontre … qui définit » est barrée à l'encre</note>
<note type="authorial" place="margin">(<formula notation="TeX">k'</formula> une ext. quelc. de <formula notation="TeX">k</formula>)</note><note type="editorial" resp="#pass">en marge gauche, à l'encre, en
regard de « droite »</note></p>
<p><note type="authorial" place="margin"><formula notation="TeX">U'</formula> est défini comme un <unclear>ouvert</unclear> de droites <formula notation="TeX">D</formula> rencontrant
<formula notation="TeX">\overline{U}</formula> et telles que <formula notation="TeX">\pi_1(D \cap U) \to \pi_1(\uncertain{U})</formula> soit
surjectif (<gap reason="illegible"/> à <formula notation="TeX">k'</formula>). On établira un <unclear>variante</unclear> de
Bertini</note><note type="editorial" resp="#pass">note à l'encre écrite de bas en haut dans la marge gauche, encadrée,
et appelée par un trait devant « On peut »</note></p>
<p>On prend <formula notation="TeX">U</formula> comme dans la démonstration de 7.2, <add>et tel que les <formula notation="TeX">Y_s</formula> (<formula notation="TeX">s \in
U</formula>) soient lisses.</add> On peut (grâce au fait qu'un motif de niveau <formula notation="TeX">\leqslant 1</formula> se
spécialise en un motif de niveau <formula notation="TeX">\leqslant 1</formula>, comme on a signalé au
n<hi rend="sup">o</hi> 6 comme conséquence du critère de Ogg-Néron-Chafarévitch)
supposer que <formula notation="TeX">k</formula> est fini, et il suffit de prouver que l'on peut trouver un point
fermé <formula notation="TeX">s</formula> de <formula notation="TeX">D</formula> tel que les valeurs propres de Frobenius opérant sur
<formula notation="TeX">E^{n-1}(Y_s, \underline{\mathbf{Q}}_\ell)</formula> (<formula notation="TeX">\ell</formula> un nombre premier fixé <formula notation="TeX">\neq
p</formula>) ne soient pas toutes divisibles par <formula notation="TeX">p</formula>. Or le nombre de points de <formula notation="TeX">Y_t</formula> est
égal à la somme alternée des traces de frobenius opérant sur les<note type="editorial" resp="#pass">« et tel que
les <formula notation="TeX">Y_s</formula> … soient lisses. » est à l'encre au-dessus de la ligne ; un mot
tapé biffé suit « et il » ; le « <formula notation="TeX">\neq \ell</formula> » du tapuscrit porte le caractère
<formula notation="TeX">\ell</formula> pour <formula notation="TeX">p</formula>, et on lit <formula notation="TeX">\neq p</formula></note></p>
<pb n="20" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/36.pdf#page=21"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">p. 12 du tapuscrit, le dernier du lot ; le bord droit du feuillet est coupé
sur la reproduction, et les fins de ligne y manquent</note></p>
<p><formula notation="TeX">H^i(Y_{\bar t}, \underline{\mathbf{Q}}_\ell)</formula>, qui peut s'écrire, grâce au
théorème de Lefschetz <unclear>faible</unclear> …<note type="editorial" resp="#pass">« faible » est à l'encre en
bout de ligne, en partie hors du cadre ; « aux théorèmes » est corrigé à la main
en « au théorème »</note>
<formula notation="TeX" rend="display">\sum_{0 \leqslant i \leqslant n-2} (-1)^i\, \text{Trace } \mathrm{Frob}_{H^i(X_{\bar
t}, \mathbf{Q}_\ell)} \bigl(1 + q^{\,2n \ldots}\bigr) + \ldots\, \text{Trace }
\mathrm{Frob}_{H^{n-1}(X_{\bar t}, \ldots)} \ldots</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\ldots + (-1)^{\ldots}\, \text{Trace } \mathrm{Frob}_{E^{n-1}(Y_s,
\underline{\mathbf{Q}}_\ell)} ,</formula>
<note type="authorial" place="margin"><formula notation="TeX">q = \operatorname{card} k(s)</formula></note><note type="editorial" resp="#pass">la première ligne de la formule est
reprise à l'encre et n'est pas sûre : le facteur « <formula notation="TeX">(1 + q^{2n\ldots})</formula> », écrit
au-dessus d'un « <formula notation="TeX">(-1)^i</formula> » tapé et barré, a un exposant qu'on ne lit pas
(<gap reason="illegible"/>) ; entre les deux traces, des signes <formula notation="TeX">(-1)^{\ldots}</formula> successivement
biffés ; le signe <formula notation="TeX">(-1)^i</formula> devant la somme et <formula notation="TeX">(-1)^{\ldots}</formula> devant la dernière
trace sont à l'encre, sur un mot tapé biffé</note></p>
<p>où tous les frobenius sont relatifs au corps de base <formula notation="TeX">k(s)</formula>. Ici encore, quitte à
remplacer <formula notation="TeX">k</formula> par une extension finie, on peut supposer que les valeurs propres
<add>(<formula notation="TeX">0 \leqslant i \leqslant n-2</formula>)</add> des frobenius (relatifs à <formula notation="TeX">k</formula>) opérant sur les
<formula notation="TeX">H^i(X_{\bar k}, \underline{\mathbf{Q}}_\ell)</formula> <add>(en tant qu'entiers
algébriques)</add> sont égales à <formula notation="TeX">0</formula> ou <formula notation="TeX">1</formula> mod <formula notation="TeX">p</formula>, de sorte que mod <formula notation="TeX">p</formula> la contribution
des termes de la première ligne soit indépendante du choix de <formula notation="TeX">s</formula>, <add>soit <formula notation="TeX">c</formula>.</add>
Donc si les valeurs propres de frobenius opérant sur les <formula notation="TeX">E^{n-1}(Y_s,
\underline{\mathbf{Q}}_\ell)</formula> sont toutes divisibles par <formula notation="TeX">p</formula>, on en conclut que
<formula notation="TeX">\operatorname{card} Y_s(k(t)) \equiv c \mod p</formula>, et la même relation serait
également valable, pour la même raison, si on remplace <formula notation="TeX">k(t)</formula> par une extension
finie <formula notation="TeX">k'</formula> quelconque. Il suffit donc de voir qu'on peut trouver toujours un point
<formula notation="TeX">s</formula> de <formula notation="TeX">D \cap U</formula> <add>dans une extension finie <formula notation="TeX">k'</formula> de <formula notation="TeX">k</formula>, tel que</add>
<formula notation="TeX">\operatorname{card} Y_s(k')</formula> soit congru mod <formula notation="TeX">p</formula> à un élément donné de
<formula notation="TeX">\mathbf{F}_p</formula> (qu'on choisira alors <formula notation="TeX">\neq c</formula>). Or c'est ce que montre
essentiellement 7.2, à cela près qu'on n'a pas été assez précis dans l'énoncé de ce
corollaire puisqu'on peut imposer à <formula notation="TeX">s</formula> de provenir de <formula notation="TeX">D \cap U(k')</formula>, où <formula notation="TeX">D</formula> est
une droite donnée <add><formula notation="TeX">\in U'(k')</formula></add> <del>rencontrant <formula notation="TeX">U</formula></del>. Ce raffinement est
contenu dans la démonstration de 7.2, compte tenu du fait que par Bertini, le groupe
fondamental de <formula notation="TeX">D \cap U_{k'}</formula> s'envoie <hi rend="italic">sur</hi> celui de <formula notation="TeX">U</formula>, donc s'envoie
<hi rend="italic">sur</hi> <formula notation="TeX">G_0</formula>.<note type="editorial" resp="#pass">« (<formula notation="TeX">0 \leqslant i \leqslant n-2</formula>) » et « (en tant
qu'entiers algébriques) » sont à l'encre ; « soit <formula notation="TeX">c</formula>. » et « dans une extension
finie <formula notation="TeX">k'</formula> de <formula notation="TeX">k</formula>, tel que » sont tapés dans l'interligne et appelés à l'encre,
à la place de mots biffés à la machine (dont « fermé ») ; « <formula notation="TeX">\in U'(k')</formula> » est à
l'encre et « rencontrant » barré à l'encre ; l'indice <formula notation="TeX">k'</formula> de <formula notation="TeX">U</formula> est à la main.
Le texte du tapuscrit s'arrête ici, au milieu du feuillet</note></p>
</div>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
