Cote n° 34 · batch 7 · pages 121–140
· Transcription · SGA 7 : notes manuscrites (s.d.).
Datation de l’inventaire : [vers 1967-1973]
Édition de démonstration
121p. 37 de l'auteur. La page commence au milieu d'un argument venu de la page précédente : le revêtement \(U'\) et les numéros (4.8.1), (4.14.5) renvoient au début du § 4, hors de ce lot.
Ce revêtement est de la forme \[ U' = U(n) \times^{G} \Gamma , \] pour un homomorphisme \(\varphi : G \to \Gamma\) dont le calcul est immédiat, et qui […] s'explicite, moyennant (4.8.1) et (4.14.5), comme \[ \text{(4.14.6)} \qquad \varphi(\lambda_1, \ldots, \lambda_r) = \sum_{1}^{r} m_i \lambda_i . \] On en conclut moyennant (4.10.1) et (4.13.1) le calcul de \(H^*(U', \Lambda)\). On trouve en particulier, grâce à 4.11 :
Corollaire 4.15. ⌜Avec les notations de 4.14.⌝ Soit \(m\) le pgcd des \(m_i\), […] et \(m'\) le morceau de \(m\) premier à \(p\), et \(\Gamma'\) ⌜\(= m'\Gamma = m\Gamma\)⌝ le sous-groupe de \(\Gamma \simeq \prod_{\ell \neq p} \mathbf{Z}_\ell(1)\) d'indice \(m'\). Alors le sous-groupe des éléments de \(\Gamma\) qui opèrent trivialement sur \(H^*(U', \Lambda)\) (où \(\Lambda = \mathbf{Z}/n\mathbf{Z}\), \(n \geqslant 1\), \((n,p) = 1\)) est égal à \(\Gamma'\). Pour tout entier premier \(\ell\)
On notera que \(\Gamma'\) est indépendant de \(\Lambda\), i.e. de \(n\).
4.16. Nous allons mettre […] […] limites sur l'[…] […] deux lignes et un pavé barrés, en grande partie illisibles.
4.16. Nous allons mettre les résultats 4.14, 4.15 sous une forme […] plus globale, qui nous sera utile. Pour ceci, supposons donné un schéma ⌜régulier⌝ \(X\), un diviseur \(D\) sur \(X\) à croisements normaux, et une section \[ t \in \Gamma(X, \mathcal{O}_X) . \] Supposons que \(\pi(t)\) […] Soit \(U =\)
122p. 38 de l'auteur.
Soit \[ U = X - \operatorname{supp} D , \] et supposons que […] \[ t|U \in \Gamma(U, \mathcal{O}_U^*) , \quad \text{i.e.} \quad \operatorname{supp} \operatorname{div} t \subset \operatorname{supp} D . \] Posons, pour tout entier \(n\) premier aux caractéristiques, Supposons pour simplifier qu'il […] \(X\) […] […] ⌜\(X\) de car. nulle, ou de car. \(p\) non nulle,⌝ qu'il existe au plus un nombre premier \(p\) qui ne soit pas inversible sur \(X\). que \(V(t)\) soit de car. \(p > 0\) et que tous les premiers \(\ell \neq p\) soient inversibles sur \(X\). Pour tout entier premier entier \(n > 0\) premier aux car. résiduelles de \(X\), […] soit \[ \begin{cases} X'(n) = \operatorname{Spec} \mathcal{O}_X[T]/(T^n - t) , \\ U'(n) = X'(n) \times_X U , \end{cases} \] de sorte que les \(U'(n)\) forment un système projectif de rev. étales […] principaux de \(U\), de groupes les \(\mu_{n,U}\). On considère \[ U' = \varprojlim U'(n) , \] qui est principal sur \(U\) de groupe \(\mu_n\) \(G_U\), où \[ G = \varprojlim \mu_n , \] et on considère les projections ⌜morphismes canoniques⌝
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\begin{tikzcd}
U' \arrow[r] \arrow[rr, bend left=30, "f"] & U \arrow[r] & X .
\end{tikzcd}
Soit \(n \geqslant 1\) premier aux car. résiduelles de \(X\), et \(\Lambda = \mathbf{Z}/n\mathbf{Z}\) \[ \Lambda = \mathbf{Z}/n\mathbf{Z} , \] on s'intéresse aux ⌜faisceaux⌝ \[ R^i f_*(\Lambda_{U'})|X_0 , \qquad X_0 = V(t) \]
123p. 39 de l'auteur.
sur \(X_0\), et à l'opération de \(G|X_0\) sur ces faisceaux. Pour toute composante irréductible \(D_i\) de \(D\), soit \(m_i\) la multiplicité de […] \(D_i\) dans \(\operatorname{div}(\pi)\) ; soit \(m\) le pgcd des \(m_i\), et soit \(m' = m\) si \(X\) de car. nulle, \(m' =\) partie de \(m\) première à \(p = \operatorname{car.} V(\pi)\) dans le cas contraire. ici l'auteur écrit \(\pi\) là où la page précédente a \(t\). Écrivons \(G\) additivement et considérons le groupe profini \(m'G\) \[ G' = m'G \;(= mG) \subset G \] sur \(X\). […]
Corollaire 4.17. Avec les ⌜hypothèses et notations⌝ hypothèses de 4.16, supposons de plus que pour tout localisé strict \(\overline{X}^0\) de \(X\) en un point de \(X_0\), les \(\overline{X}(n)\) définis en termes du diviseur induit \(\overline{D}\) (cf. 4.8) satisfont aux th. de pureté. Alors l'opération de \(G'|X_0\) sur […] \(R^*f_*(\Lambda_{U'})|X_0\) est triviale.
Cela résulte aussitôt de 4.15 par localisation stricte.
4.18. En fait, on peut préciser la structure de \(R^*f_*(\Lambda_{U'})|X_0\), comme faisceau d'anneaux gradués […] […], dont […] […] d'abord (4.18.1) \(R^*f\) paragraphe 4.18 encadré et barré de traits obliques.
124p. 40 de l'auteur.
5. Démonstration du théorème de monodromie.
Nous prouvons maintenant 3.2, en utilisant la suite spectrale (2.5 ⌜bis de 2.10⌝) (pour \(\nu\) variable). Les résultats des n° […] ⌜précédents⌝ prouvent que les \((\underline{\Psi}^q_\nu)\)⌜\(_{\mathrm{tame}}\)⌝ sont des faisceaux constructibles, donc les \(E_2^{pq}\) […] (pour \(\nu\) fixé) sont des groupes finis. Donc, passant à la limite sur \(\nu\), on trouve une suite spectrale, compatible avec les opérations de \(I_t\) et de \(\pi\) […] […] \[ \text{\struck{(5.1)}} \quad \text{\struck{$H^*(\overline{U}, \mathbf{Z}_\ell)^P \Longleftarrow H^p(\widetilde{X}_0, (\underline{\Psi}^q)_{\mathrm{tame}})$}} \] avec \[ \text{\struck{(5.2)}} \quad \text{\struck{$(\underline{\Psi}^q)_{\mathrm{tame}} = \varprojlim_\nu (\underline{\Psi}^q_\nu)_{\mathrm{tame}}$}} \] \[ \text{(5.1)} \qquad H^*(\overline{U}, \mathbf{Z}_\ell)^P \Longleftarrow E_2^{pq} = \varprojlim_\nu H^p(\widetilde{X}_0, (\underline{\Psi}^q_\nu)_{\mathrm{tame}}) . \] On a vu dans 4.17 que le s-groupe \(I'_t \subset I_t\) opère trivialement sur les \(\underline{\Psi}^q_\nu\) donc […] sur les \(E_2^{pq}(\nu) = H^p(\widetilde{X}_0, \underline{\Psi}^q_\nu)\), donc sur leur limite \(E_2^{pq}\). Donc \(I'\) opère trivialement sur tous les […] termes de la suite spectrale (5.1), donc sur le […] gradué associé à l'aboutissement. Comme le filt. gradué, en degré \(i\), a au plus \(i+1\) facteurs, on a gagné.
125p. 41 de l'auteur.
6. Application aux faisceaux de cycles évanescents.
6.1. Soit à nouveau \(X\) de type fini sur \(S\), ⌜trait,⌝ strictement local, et soit \(U\) un ouvert de \(X_\eta\), que nous supposons régulier. ⌜Soit \(Y = X - U\), et⌝ Supposons qu'il existe un morphisme propre \(p : X' \to X\), tel que avec \(X'\) régulier, \(p^{-1}(Y)\) un diviseur à croisements normaux, et \(U' = p^{-1}(U) \to U\) un isomorphisme. en marge gauche, un diagramme, transcrit tel qu'il est écrit (les deux sommets de droite portent \(U\)).
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\begin{tikzcd}
X' \arrow[d, "p"'] & U \arrow[l, hook'] \arrow[d, "\wr"] \\
X \arrow[d, "f"'] & U \arrow[l, hook'] \\
S &
\end{tikzcd}
(On sait par Hironaka [ ] qu'il en est ainsi si \(S\) est excellent de car. nulle, et sans doute il semble plausible qu'il en est de même dès que \(S\) est excellent, sans restriction de caractéristique. D'ailleurs l'hypothèse « \(S\) excellent » est anodine, car on s'y ramène pour les questions qui nous intéressent par passage au complété). Sous ces conditions Choisissons un entier \(\ell \neq p\), et considérons, pour tout ⌜un⌝ entier \(q\) ⌜fixé⌝, les faisceaux \[ \text{(6.1.1)} \qquad (\underline{\Psi}^q_\nu)_{\mathrm{tame}} = (\underline{\Psi}^q_\nu)^P \] (invariants par ⌜dans \(\underline{\Psi}^q_\nu\) sous l'action du⌝ le \(p\)-groupe de Sylow \(P\) de \(I\)) […], […] ⌜(cf. 2.6 bis)⌝, relatifs aux coefficients \[ \Lambda_\nu = \mathbf{Z}/\ell^{\nu+1}\mathbf{Z} \qquad (\nu \geqslant 0) . \] Ils forment un système projectif de faisceaux de torsion sur \(X_0\).
Théorème 6.2. Avec les notations précédentes :
(i) Les faisceaux \((\underline{\Psi}^q_\nu)_{\mathrm{tame}}\) sont constructibles et ils le système projectif qu'ils forment ⌜est AR-\(\ell\)-adique (SGA 5 V 3.2.2)⌝, ⌜[…]⌝ satisfait à la condition MLAR (SGA 5 V 2.1.1), donc définissent un faisceau \(\ell\)-adique constructible (SGA 5 VI 1.1) \[ (\underline{\Psi}^q)_{\mathrm{tame}} = \varprojlim_\nu (\underline{\Psi}^q_\nu)_{\mathrm{tame}} . \]
126p. 42 de l'auteur. En tête, à droite, une formule barrée : \((n = q(q+1))\).
(ii) Il existe un sous-groupe ⌜ouvert⌝ \(I'\) de \(I\), et un entier \(n\), tel que pour tout \(q\) et \(\nu\), l'action de \(I'\) sur \((\underline{\Psi}^q_\nu)_{\mathrm{tame}}\) soit unipotente d'échelon […] \(\leqslant q+1\). Alors ⌜Alors⌝ l'action de \(I'\) sur \((\underline{\Psi}^q)_{\mathrm{tame}}\) est également unipotente d'échelon […] \(\leqslant q+1\).
Démonstration. Soient \(g, g'\) les morphismes canoniques de \(U_{\overline{K}_t}\) dans \(X'\), \(X\). On a
LaTeX source
\begin{tikzcd}
X' \arrow[d, "p"'] & \\
X & U_{\overline{K}_t} \arrow[l, "g"] \arrow[lu, "g'"']
\end{tikzcd}
\[ \text{(6.2.1)} \qquad (\underline{\Psi}^q_\nu)_{\mathrm{tame}} = R^q g_*(\Lambda_\nu)|X_0 \] et permet d'autre part la suite spectrale de Leray des morphismes composés \(g = p g'\) donne \[ \text{(6.2.2)} \qquad R^* g_*(\Lambda_\nu) = (\underline{\Psi}^*_\nu)_{\mathrm{tame}} \Longleftarrow E_2^{pq}(\nu) = R^p p_*(R^q g'_*(\Lambda^q_\nu)) . \] au-dessus de \(E_2^{pq}(\nu)\), un premier essai biffé et illisible. En vertu des […] ⌜calculs du § 4⌝, il existe un s-groupe ouvert \(I'\) de \(I\) qui, ⌜pour tous \(q, \nu\),⌝ opère ⌜trivialement sur les⌝ sur les faisceaux unipotents d'échelon \(R^q g'_*(\underline{\Psi}^q_\nu)\). Il s'ensuit que \(I'\) opère […] ⌜trivialement⌝ unipotentes \(q+(0+1)+(1+1)+\cdots+(\) sur les faisceaux unipotents d'échelon les \(E_2^{pq}(\nu)\), donc sur il opère de façon unipotente ⌜d'échelon \(q+1\)⌝ d'échelon sur \((\underline{\Psi}^q_\nu)_{\mathrm{tame}}\) d'échelon \((0+1)+(1+1)+\cdots+(q+1)\) \(= q(q+1)/2\), ce qui prouve la première assertion de (ii). un calcul encadré et barré : la somme \((0+1)+(1+1)+\cdots+(q+1) = q(q+1)/2\) ; le cadre renvoie à « d'échelon \(q+1\) ». D'autre part, les calculs explicites du § 4 montrent que les \(R^q g'_*(\Lambda^q_\nu)|X_0\) sont des faisceaux constructibles, qui pour \(\nu\) variable forment un faisceau […] \(\ell\)-adique (i.e. \(R^q g'_*(\Lambda_{\nu'})|X'_0 \simeq R^q g'_*(\Lambda_\nu)|X'_0 \otimes_{\Lambda_\nu} \Lambda_{\nu'}\) si \(\nu \geqslant \nu'\)). En vertu de SGA 5 VI 2.2, il s'ensuit que
127p. 43 de l'auteur.
les \(R^p p_*(R^q g'_*(\Lambda_\nu))|X_0\) ⌜\(= R^p p_*(R^q g'_*(\Lambda_\nu)|X'_0)\) (th. de changement de base propre)⌝, pour \(\nu\) variable, forment un système AR-\(\ell\)-adique de faisceaux sur \(X\), donc il en est de même des \(R^i g_*(\Lambda_\nu)|X_0 = (\underline{\Psi}^i_\nu)_{\mathrm{tame}}\), en vertu de (SGA 5 V 5.2.1 et 5.2.4), d'où (i).
La deuxième assertion de (ii) ⌜relative à \((\underline{\Psi}^q)_{\mathrm{tame}}\) lui-même⌝ est une conséquence immédiate de la première, et de ce qui précède.
Remarques 6.3. Si \(m'\) est l'entier défini dans 3.2 en termes des multiplicités des composantes de \(X'_0\) dans \(X'\), alors la démonstration précédente prouve que dans 6.2 on peut prendre pour \(I'\) le s-groupe ⌜ouvert⌝ d'indice \(m'\) de \(I\).
6.4. Il est plausible qu'on devrait plus raisonnablement pouvoir démontrer des résultats analogues à 6.2, mais sans supposer \(U\) régulier, et pour les faisceaux \(\underline{\Psi}^q_\nu\) eux-mêmes, au lieu des sous-faisceaux \((\underline{\Psi}^q_\nu)_{\mathrm{tame}}\). Pour ce dernier point, il semble qu'il faille cependant ⌜d'abord⌝ […] ⌜résoudre par l'affirmative⌝ […] la question suivante : […] Supposons remplies les conditions de 3.2, ici les composantes […] réduites de \(X_0\) lisses sur \(\overline{k}\), a-t-on \((\underline{\Psi}^q_\nu)_{\mathrm{tame}} = \underline{\Psi}^q_\nu\), i.e. \(P\) opère-t-il trivialement sur les \(\underline{\Psi}^q_\nu\) ? […] et les multiplicités de \(X_0\) premières à \(p\)
Cela impliquerait bien sûr, ⌜si \(X\) est propre sur \(S\),⌝ que \(P\) opère trivialement sur les \(H^i(U_{\overline{\eta}}, \Lambda_\nu)\), chose qui n'est pas non plus prouvée à l'heure actuelle. […] Pour le cas \(i = 1\), c'est vrai, et ce sera démontré dans un exposé ultérieur. Mais prenons, […] \(\dim X_0 = \dim X_\eta = 1\), \(U = X_\eta\), \(q = 1\), la réponse […] […] […] […] […] pas […] l'argument se poursuit au-delà de cette page, hors du lot ; la page 128 est blanche.
129p. V.1 de l'auteur. Une nouvelle rédaction commence ici, sous le numéro IV ; le titre a été corrigé en surcharge, d'une autre encre.
IV […] Cas des points ⌜Propriétés générales des faisceaux de cycles évanescents.⌝ singuliers isolés de la fibre spéciale.
1. Calcul des ⌜de […] la⌝ fibre des faisceaux des cycles évanescents, ⌜comme⌝ terme de la cohomologie de la fibre générique géométrique d'un localisé strict.
N.B. Omettre toujours les \(\nu\) en indice aux \(\Lambda_\nu\), sauf en cas de confusion possible ; pourra de même laisser tomber \(\Lambda\) dans \(H^*(X, \Lambda)\) etc., et écrire \(H^*(X)\) …
130p. V.2 de l'auteur. Au-dessus de \(X'\), \(f'\), \(U'\), un signe (tilde ?) a été biffé à chaque occurrence ; on transcrit sans lui. dans Exp. V
1.1 1.1. Nous allons donner une interprétation frappante des fibres \((\underline{\Psi}^{(q)}_\nu)_{\overline{x}}\) des faisceaux introduits dans (⌜III⌝ 2.6), où \(\overline{x}\) est un point géométrique de \(\widetilde{X}_0\). Pour ceci, introduisons ⌜nous pouvons supposer⌝ le localisé strict \(X'\) de \(\widetilde{X}\) en \(\overline{x}\) ; […] le localisé strict correspondant de \(S\) égal à \(\widetilde{S}\), de sorte qu'on a un morphisme canonique \[ \text{\struck{(1.1.1)}} \quad \text{(1.1.1)} \qquad f' : X' \longrightarrow \widetilde{S} \] faire \(\widetilde{S} = S\) ici ! Si \(U'\) est l'image inverse de \(U\) dans \(X'\), c'est un ouvert de la fibre générique \(X'_{\widetilde{\eta}}\) de \(f'\) sur \(\widetilde{S}\) : \[ \text{(1.1.2)} \qquad U' \subset X'_{\widetilde{\eta}} . \] Ceci posé, le calcul des calcul habituel des fibres de faisceaux ⌜\(R^i g_*\)⌝ (SGA 4 VII) montre que
laisser tomber \(U\) !
131p. V.3 de l'auteur ; dans le bas du feuillet est collé un papillon numéroté V.4 par l'auteur (131A pour les archivistes), transcrit à la suite. Dans le diagramme, les signes au-dessus de \(X'\), \(X'_{\overline{\eta}}\), \(U'\) sont biffés, comme à la page précédente.
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\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small, nodes={font=\scriptsize}]
& & X' \arrow[r, hook'] \arrow[dl] & X'_{\overline{\eta}} \arrow[dl] & U' \arrow[l, hook'] \arrow[dl] & & & \overline{U}' \arrow[lll] \arrow[dl] \\
X \arrow[d] & \widetilde{X} \arrow[l] \arrow[d] & \widetilde{X}_{\widetilde{\eta}} \arrow[l, hook'] \arrow[d] & \widetilde{U} \arrow[l, hook'] & & & \overline{U} \arrow[lll] \arrow[d] \arrow[llll, bend left=20, "g"'] & \\
S & \widetilde{S} \arrow[l] & \widetilde{\eta} \arrow[l] & & & & \overline{\eta} \arrow[llll] &
\end{tikzcd}
diagramme redessiné de l'esquisse : les positions sont approximatives ; la flèche verticale sous \(\widetilde{U}\) et la flèche \(\overline{\eta} \to \widetilde{\eta}\) (corrigée en surcharge) sont lues avec doute.
un isomorphisme canonique \[ (\underline{\Psi}^{(q)}_\nu)_{\overline{x}} \simeq \text{\struck{$H^q(\overline{U}' \times_{\widetilde{X}} \overline{U})$}} \; H^q(\overline{U}', \Lambda_\nu) , \quad \text{avec} \quad \overline{U}' \simeq X' \times_{\widetilde{X}} \overline{U} , \] et comme on a \[ X' \times_{\widetilde{X}} \overline{U} \simeq U' \times_{\widetilde{U}} \overline{U} \simeq U' \times_{\widetilde{\eta}} \overline{\eta} , \] on trouve finalement \[ \text{(1.1.3)} \qquad (\underline{\Psi}^{(q)}_\nu)_{\overline{x}} \simeq H^q(\overline{U}', \Lambda_\nu) , \qquad \overline{U}' = U' \otimes_{\widetilde{\eta}} \overline{\eta} = U' \otimes_{\widetilde{K}} \overline{K} . \] Si par exemple \(U = X_\eta\) (cas de loin le plus important), on trouve \[ \text{(1.2)} \qquad (\underline{\Psi}^{(q)}_\nu)_{\overline{x}} = H^q(X' \times_{\widetilde{S}} \overline{\eta}, \Lambda_\nu) , \] i.e. la fibre du faisceau \((\underline{\Psi}^{(q)}_\nu)_{\overline{x}}\) en le point géométrique \(\overline{x}\) de \(\widetilde{X}\) […] n'est autre que le groupe de cohomologie ⌜(à coeff. dans \(\Lambda_\nu\))⌝ de la fibre géométrique générique sur \(\widetilde{S}\) du localisé strict \(X'\) de \(X\) en \(\overline{x}\). […] […] […] prouver les relations […] relations (2.8), on […] […] compte tenu de […] en conclut des expressions correspondantes pour les ⌜fibres génériques des morphismes \(X' \to \widetilde{S}\) entre localisés stricts de \(X\) et \(S\).⌝ De façon imagée, on peut dire que les relations globales entre les deux fibres géométriques \(X_{\overline{s}}\), \(X_{\overline{\eta}}\) se […] […] des […] […] […] des cycles évanescents. […] note marginale écrite en oblique dans le coin inférieur gauche, en partie barrée et en grande partie illisible.
papillon collé, p. V.4 de l'auteur. 2 Lorsque Le même argument donne les relations \[ \text{\struck{(1.1.3)}} \qquad ((\underline{\Psi}^{(q)}_\nu)_{\mathrm{tame}})_{\overline{x}} \simeq H^q(U' \otimes_{\widetilde{K}} \overline{K}_t) , \] en particulier si \(U = X_\eta\), cela devient prend la forme \[ \text{(1.3)} \qquad ((\underline{\Psi}^q_\nu)_{\mathrm{tame}})_{\overline{x}} = H^q(X \otimes_{\widetilde{S}} \operatorname{Spec} \overline{K}_t) \; ; \] […]
132p. V.5 de l'auteur.
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\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small, nodes={font=\scriptsize}]
& X' \arrow[r, hook'] \arrow[dl] & X'_\eta \arrow[l] \arrow[dl] & U' \arrow[l, hook'] \arrow[dl] \arrow[r, no head] & U'_{\overline{\eta}} \arrow[dl] \\
X \arrow[d, no head] & X_\eta \arrow[l, hook'] \arrow[d] & U \arrow[l] \arrow[d] \arrow[r, no head] & U_{\overline{\eta}} \arrow[d, no head] & \\
S & \eta \arrow[l] & \eta \arrow[l] \arrow[r, no head] & \overline{\eta} &
\end{tikzcd}
diagramme redessiné : la flèche \(X_\eta \to U\) est dessinée dans ce sens sur la page, et une mention « (pas ent.) » est inscrite à côté de la flèche verticale sous \(X_\eta\) ; plusieurs traits n'ont pas de pointe.
1.4. Notons que l'on a \[ X' = \varprojlim_\alpha X_\alpha , \] où les \(X_\alpha\) sont étales sur \(X\), et affines. On en conclut \[ U' = \varprojlim_\alpha X_\alpha \times_X U , \qquad U'_{\overline{\eta}} = \varprojlim_\alpha (X_\alpha \times_X U)_{\overline{\eta}} , \] d'où \[ \text{(1.4.1)} \qquad (\underline{\Psi}^{(i)}_\nu)_{\overline{x}} \simeq H^i(U'_{\overline{\eta}}, \Lambda) \simeq \varinjlim_\alpha H^i((X_\alpha \times_X U)_{\overline{\eta}}, \Lambda) , \] où les […] \((X_\alpha \times_X U)_{\overline{\eta}}\) sont des schémas algébriques quasi-affines sur \(\overline{\eta}\), déduits par changement de base des schémas quasi-affines \(X_\alpha \times_X U \subset X_\alpha\) sur \(\eta\).
Lorsque \(U = X_\eta\), cela devient
2. Application \[ \text{(1.4.2)} \qquad (\underline{\Psi}^{(i)}_\nu)_{\overline{x}} = H^i(X'_{\overline{\eta}}, \Lambda) \simeq \varinjlim_\alpha H^i(X_{\alpha\overline{\eta}}, \Lambda) , \] où les \(X_{\alpha\overline{\eta}}\) sont des schémas ⌜algébriques⌝ affines sur \(\overline{\eta}\) [déduits des schémas affines \(X_{\alpha\eta}\) sur \(\eta\)]. […]
N.B. Plus généralement, dans 1.4.1, les \((X_\alpha \times_X U)_{\overline{\eta}}\) sont affines si on suppose que \(U \to X\) est affine, i.e. \(U \to X_\eta\) est affine.
133p. V.6 de l'auteur. Page très reprise : plusieurs ajouts interlinéaires et un passage encadré de traits obliques, qui semble annulé.
2. Application du th. de Lefschetz affine.
2.1. Soit \(x \in X_0\), et \[ \text{(2.1.0)} \qquad n_x = \text{\struck{$\dim X_\eta$}} \; \sup_i \dim X_{i\eta} , \] ⌜\(X_i\) composantes irréd. de \(X\) passant par \(x\)⌝. Supposons \(U \to X_\eta\) affine. Alors dans (1.4.2) les \(X_{\alpha\overline{\eta}}\) sont les affines algébriques ⌜sur \(\overline{\eta}\)⌝ […] \(U_{X_\eta}\) et sont ⌜dont les composantes sont au plus de dimension les \(\dim X_{i\eta}\)⌝ étales sur \(X_\eta\), donc affines de dim. \(\leqslant n_x\), donc ⌜(SGA 4 XIV …)⌝ leur \(H^i\) est nul pour \(i > n_x\). On trouve donc \[ \text{(2.1.1)} \qquad (\underline{\Psi}^i_\nu)_{\overline{x}} = 0 \quad \text{pour } i > n_x . \] On en améliorera ce résultat en prouvant que \[ \text{(2.1.2)} \qquad (\underline{\Psi}^i_\nu)_{\overline{x}} = 0 \quad \text{pour } i > n_x - \dim \overline{\{x\}} , \] ce qui implique aussi \[ \text{(2.1.3)} \qquad (\underline{\Psi}^i_\nu)_{\overline{x}} = 0 \quad \text{pour } i > \dim \mathcal{O}_{X_0, x} = \dim_x(X_0) - \dim \overline{\{x\}} \] ([…], dès que […]).
2.2. Pour ceci, notons que […] si \(X\) ⌜est⌝ plat sur \(X_\eta\) \(S\), l'adhérence schématique \(\overline{(X_\eta)}_{\mathrm{red}}\) [ainsi du reste que […] les \(\underline{\Psi}^{(i)}_\nu\) ⌜[…]⌝ sinon […]], […] ⌜dim.⌝ \(X_\eta\) […] […] […] \(X_0\), […] […] […] […] \(n_x = \dim_x X_0\) \(n_x = \dim_x X_0\) […] (2.1.1) et (2.1.2) sont identiques. […] \(x\) de \(X\), […] […] […]
Alors, il existe un morphisme fini \(X \xrightarrow{h} Y = S[T_1, \ldots, T_n]\), et si on pose \(F = h_*(\Lambda_X)\), \(y = h(x)\), on trouve que les \(\underline{\Psi}^{(i)}_*(F)\) relatifs […] les faisceaux […] […] […] induits, comme ce passage est encadré et barré de deux grands traits obliques. \(F\) (qui se définissent […] […] […] […] \(X\)) […]
On peut supposer aussi (quitte à restreindre \(X\)) que \(n_x = \dim X_\eta\), Posons \(n_x = n\), […], soit \(n\). Soit \[ n = \dim X_\eta = n_x \; ; \] \(r = \dim\) soit d'autre part \(r = \deg \operatorname{tr.} k(x)/k\).
134p. V.7 de l'auteur.
et soit \(x\) On peut supposer \(X\) affine, et on peut trouver un système d'éléments \[ t_1, \ldots, t_r \in \Gamma(X, \mathcal{O}_X) \] telles que leurs images dans \(k(x)\) forment une base de transc. sur \(k\). Les \(t_i\) définissent un morphisme \[ h : X \longrightarrow Y = S[T_1, \ldots, T_r] , \] et si \(y = h(x)\), on sait que \(k(x)/k(y)\) est fini, donc que \(x\) est fermé dans \(h^{-1}(y)\). On a donc \[ \dim_x h^{-1}(y) = \dim \mathcal{O}_{X_0, x} = n - r , \] et quitte à restreindre \(X\), on peut donc supposer que les fibres de \(X\) sur \(Y\) sont de dim. \(\leqslant n - r\). Soit \(S_1\) le […] localisé strict de \(Y\) en le point géométrique de \(Y\) défini par le pt géom. \(\overline{x}\) de \(X\), \(X_1 = X \times_Y S_1\), \(U_1 = U \times_Y S_1\). Alors \(X_1\) est affine un premier diagramme, à gauche, est barré de grands traits obliques ; on transcrit celui qui le remplace, à droite.
LaTeX source
\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small, nodes={font=\scriptsize}]
& X' \arrow[r, hook'] \arrow[d] & U' \arrow[d, no head] & U'_{\overline{\eta}} \arrow[l] \arrow[r, no head] \arrow[dd, "\varphi"] & U' \times_{S_1} \overline{\lambda} \arrow[dd] \\
X & X_1 \arrow[l] \arrow[d] & U_1 \arrow[l, hook'] \arrow[d] & & \\
Y = S[T_1, \ldots, T_r] \arrow[d] & S_1 \arrow[l] \arrow[r, no head, "="] & S_1 \arrow[d] & S_{1\overline{\eta}} \arrow[l] \arrow[r, no head] \arrow[d, no head] & \overline{\lambda} \\
S & & S & \overline{\eta} \arrow[l] &
\end{tikzcd}
diagramme redessiné de l'esquisse ; la flèche \(Y \to S\) est doublée sur la page, une flèche verticale sous \(S_1\) (à gauche du signe \(=\)) est raturée, et le sommet \(\overline{\lambda}\) remplace un symbole biffé ; lectures de \(\overline{\lambda}\) douteuses.
d.f. sur le trait strict. hensélien \(S_1\), de dim. relative \(n - r\), \(U_1\) en est un ouvert affine, \(X'\) est le localisé strict de \(X_1\) en le pt géom. \(\overline{x}\), \(U'\) est l'image inverse de \(U_1\) dans \(X'\). Soit \(L\) le corps des fractions de \(S_1\), qui est un
135p. V.8 de l'auteur.
extension ⌜algébrique⌝ séparable de \(K(T_1, \ldots, T_r)\), donc une extension séparable de \(K = k(\eta)\), (et \(\lambda = \operatorname{Spec} L \simeq (S_1)_\eta\) […]). D'après 2.1.1, appliqué à la situation \(X_1 \to S_1\), et \(U_1 \subset X_1\), \(X' \to X_1\), on sait que \[ \text{(2.2.1)} \qquad H^i(U' \times_{S_1} \overline{\lambda}, \Lambda) = 0 \quad \text{si } i > n - r , \quad \text{i.e.} \quad R^i \varphi_*(\Lambda_{U'_{\overline{\eta}}}) = 0 \text{ si } i > n - r . \] D'autre part, \(\overline{\lambda}\) […] on sait que […] \(\operatorname{cd}_\ell\) de \(S_{1\eta} = \lambda\) est \(\leqslant r\) pour tous les nombres premiers \(\neq p\) (SGA 4 XV). Dans la suite spectrale rapprochement, ou dimension cohomologique de \(\operatorname{Gal}(\overline{\lambda}/S_{1\eta})\) qui […] […] […] … \[ H^i(U'_{\overline{\eta}}, \Lambda) \Longleftarrow E_2^{p,q} = H^p(\lambda, R^q \varphi_*(\Lambda_{U'_{\overline{\eta}}})) \] dégénère et donne \[ H^i(U'_{\overline{\eta}}, \Lambda) \simeq H^0(\lambda, R^i \varphi_*(\Lambda_{U'_{\overline{\eta}}})) \subset H^i(U' \times_{S_1} \overline{\lambda}, \Lambda) \] le signe qui précède le dernier terme est lu comme une inclusion, avec doute. ce qui implique par (2.2.1) \[ H^i(U'_{\overline{\eta}}, \Lambda) = 0 \quad \text{pour } i > n - r , \] et achève la démonstration. On a prouvé :
Théorème 2.3. Avec les notations de 2.1, on a ⌜pour \(x \in X_0\)⌝ : \[ (\underline{\Psi}^q_\nu)_{\overline{x}} = 0 \quad \text{pour } q > n_x - \dim \overline{\{x\}} \] (en particulier pour \(i > \dim \mathcal{O}_{X_0, x} = \dim_x X_x - \dim \overline{\{x\}}\)).
De façon équivalente, on a \[ (\underline{\Phi}^q_\nu)_{\overline{x}} = 0 \quad \text{si } q > n_x + 1 - \dim \overline{\{x\}} , \quad q \geqslant 1 . \] Appliquant le […] […] […] cohomologique ⌜si \(n = \dim X_\eta\), \(q \geqslant 1\), \(X = \overline{X_\eta}\) donc \(\underline{\Phi}^0_\nu = 0\) :⌝ … passage encadré ; le renvoi « … » semble indiquer que cet encadré s'insère plus haut. ⌜SGA 4 X⌝, on trouve \[ H^p(X_0, (\underline{\Phi}^q_\nu)|X_0) = 0 \quad \text{si } p \geqslant 2(n + 1 - q) , \] \[ \text{i.e.} \quad p + q \geqslant 2n + 2 - q . \] Corollaire 2.3. On a, si \(X\) propre sur \(S\)
Corollaire 2.4. On a \[ \underline{\Psi}^q_\nu = 0 \quad \text{si } q > \dim X_\eta , \qquad \underline{\Phi}^q_\nu = 0 \quad \text{si } q > \dim X_\eta + 1 . \]
136p. V.9 de l'auteur.
N.B. Supposons ⌜Considérons⌝ maintenant que l'on […] ⌜(fermé)⌝ \(Z\) ⌜de \(X_0\)⌝ ⌜dans⌝ lequel ⌜soit⌝ ⌜(III 1. ), dans⌝ \(f : X \to S\) est non lisse, […] ⌜d sa⌝ ⌜dim.⌝ […] ⌜[…] \(\underline{\Phi}^q_\nu \subset Z\)⌝
On a […] ⌜par SGA 4 X⌝ […] \[ (*) \qquad H^p(X_0, \underline{\Phi}^q_\nu) \neq 0 \;\; \text{\struck{\ill{}}} \;\; \text{implique} \;\; p \leqslant 2d . \] D'ailleurs, on a en vertu de 2.2. (si \(n = \dim X_{\overline{\eta}}\)) \[ \delta(\underline{\Phi}^q_\nu) \leqslant n + 1 - q \quad \text{si } q \geqslant 1 \] donc on trouve ⌜\(\delta(\underline{\Phi}^q_\nu)\)⌝ \(\leqslant d\) si \(n + 1 - q < d\), i.e. […] pour des tels \(q\), […] on a par SGA 4 X \[ q > n + 1 - d \; ; \quad \text{\struck{$2\delta(\underline{\Phi}^q_\nu) =$}} \] \[ (**) \qquad H^p(X_0, \underline{\Phi}^q_\nu) \neq 0 \;\; \text{implique} \;\; p \leqslant 2(n + 1 - q) , \] \[ \text{i.e.} \quad p + q \leqslant 2n + 2 - q , \] et on a ⌜pour ces \(q\)⌝ \(2n + 2 - q < 2n + 2 - (n + 1 - d) = n + 1 + d\). D'autre part, si \(q \leqslant n + 1 - d\) et ⌜\(H^p(X_0, \underline{\Phi}^q_\nu) \neq 0\) i.e.⌝ \(p \leqslant 2d\), on a là encore \(p + q \leqslant n + 1 + d\). Donc on a dans tous les cas (si \(q \geqslant 1\)) \[ H^p(X_0, \underline{\Phi}^q_\nu) \neq 0 \Longrightarrow p + q \leqslant n + d + 1 . \] Cette implication est aussi vraie pour \(q = 0\), si on ⌜\((d = \ldots \leqslant n = \dim X_0)\)⌝ […] suppose que \(d \leqslant n + 1\) (ce qui est le cas p.ex. si \(X = \overline{X_\eta}\), […] […] p.ex. \(X\) plat sur \(S\)]. On trouve […] \[ \underline{\Phi}_\nu = 0 \quad \text{pour } i > n + d + 1 . \] l'indice manque à \(\underline{\Phi}_\nu\) sur la page (ou est surchargé), lu tel quel.
Corollaire 2.5. ⌜(2.4.1)⌝ Supposons ⌜Donc :⌝ Soit ⌜Soit⌝ \(d\) la dimension […] ⌜[…]⌝ ⌜du fermé⌝ de \(X_0\) en lequel \(f : X \to S\) est non lisse, ⌜\(n = \dim X_{\overline{\eta}}\), et⌝ […] ⌜supposons⌝ que \(d \leqslant n + 1\) i.e. que \(\dim X_0 \leqslant n + 1\) [ce qui est le cas si \(X = \overline{X_\eta}\), puisque \(\dim X_\eta = n\)]. Alors les groupes \(\underline{\Phi}^i_\nu\) des cycles évanescents ⌜(III 1. )⌝ à coefficients dans \(\Lambda_\nu = \mathbf{Z}/\ell^\nu \mathbf{Z}\), sont nuls pour les \(i > n + d + 1\), en d'autres termes l'hom. (cel. à \(U = X_\eta\))
137p. V.10 de l'auteur.
\[ H^i(X_0, \Lambda_\nu) \longrightarrow H^i(X_{\overline{\eta}}, \Lambda_\nu) \] est un isomorphisme si \(i > n + d + 1\), un épimorphisme si \(i = n + d + 1\). L'action du groupe d'inertie […] \(I\) sur \(H^i(X_{\overline{\eta}}, \Lambda_\nu)\) est triviale si \(i \geqslant n + d + 1\).
Procédant par dualité, on trouve :
Corollaire 2.6. Avec les hypothèses précédentes, l'action de \(I\) sur \(H^i(X_{\overline{\eta}}, \Lambda_\nu)\) est triviale si \(i \notin [n - d, n + d]\).
En particulier, si \(d = 0\) i.e. si l'ens. \(Z\) des pts de \(X_0\) où \(f\) n'est pas lisse est fini, alors l'action de \(I\) sur \(H^i(X_{\overline{\eta}}, \Lambda_\nu)\) est triviale si \(i \neq n\).
interversion avec 2.8 Remarque 2.7. Lorsque \(f : X \to S\) est projectif, on peut trouver une démonstration plus simple de […] ⌜de⌝ 2.5 (ainsi ⌜de⌝ 2.6) […] […] triviale […] […] […] […] […]. En effet, plongeons \(X \subset \mathbf{P}^r_S\), et soit \(Y\) une section plane ⌜générique⌝ de \(X\), obtenue en coupant \(X\) par \(r - d - 1\) […] hyperplans de \(\mathbf{P}^r_S\). Si ces derniers sont bien choisis, on peut supposer \(Y_0\) lisse de codim. \(d + 1\) dans \(X_0\), et alors \(Y\) est lisse sur \(S\), de codim. \(d + 1\) dans \(X\). De plus, le th. de Lefschetz affine SGA 4 XIV implique aisément, […] de façon connue, que l'homom. de Gysin \[ H^i(Y_{\overline{\eta}}, \Lambda_\nu) \longrightarrow H^{i + 2(d+1)}(X_{\overline{\eta}}, \Lambda_\nu(d + 1)) \]
138p. V.11 de l'auteur.
est surjectif si \(i \geqslant \dim Y_{\overline{\eta}} = n - d - 1\), ⌜et bijectif si \(i > n - d - 1\) i.e. si \(i + 2(d+1) > n + d + 1\)⌝ donc si \(i + 2(d + 1) \geqslant n + d + 1\), Donc le fait que \(I\) opère […] sur \(H^i(X_{\overline{\eta}}, \Lambda_\nu)\) […] provient du fait qu'il opère trivialement sur \(H^i(Y_{\overline{\eta}}, \Lambda_\nu)\), […] est une conséquence bien connue du fait que \(Y\) est propre et lisse sur \(S\) (SGA 4 XVI …) \[ \begin{array}{ccc} H^i(Y_s, \Lambda) & \longrightarrow & H^{i + 2(d+1)}(X_s) \\ \downarrow{\scriptstyle \varphi_Y} & & \downarrow{\scriptstyle \varphi_X} \\ H^i(Y_{\overline{\eta}}, \Lambda) & \longrightarrow & H^{i + 2(d+1)}(X_{\overline{\eta}}) \end{array} \] passage encadré et barré de traits obliques ; à la suite, d'une autre encre : « le diagramme commutatif », puis le carré ci-dessus. donne alors le résultat voulu (\(\varphi_Y\) est bijectif par SGA 4 XVI …)
Remarque 2.8. L'assertion 2.3 suggère la […] conjecture suivante. Soit \(X = \operatorname{Spec} A\) un schéma strict. ⌜local⌝, ⌜de dim. \(n\)⌝, \(t \in A\), […] et \(U = X - V(t) = \operatorname{Spec} A_t\), et soit pour tout entier \(m\) premier à la car. \[ X_{(m)} = \operatorname{Spec} A[T]/(T^m - t) , \qquad U_{(m)} = X_{(m)} \times_X U , \] \[ U(\infty) = \varprojlim U(m) . \] Est-il vrai que la dim. cohomologique de \(U(\infty)\), pour des coefficients premiers à […] \(p\), […] est \(\leqslant n - 1\) ? [La conjecture standard SGA 4 XIV […] […] […] pour \(\ell \neq p\) : \(\operatorname{cd}_\ell(U(m)) \leqslant n\) pour tout \(m\), donc \(\operatorname{cd}_\ell(U(m)) \leqslant n\), et non \(n - 1\) !] la fin de la phrase est lue telle qu'elle semble écrite ; la seconde inégalité devrait sans doute porter sur \(U(\infty)\).
139p. V.12 de l'auteur.
3. Application du th. de Lefschetz ⌜(de la section hyperplane)⌝ […] global.
3.1. 3.1. Supposons que la profondeur étale cohomologique ⌜pour \(\ell\)⌝ de \(X_s\) et \(X_{\overline{\eta}}\) soit \(\geqslant m\), i.e. que pour tout \(x \in X_s\), on ait \[ \text{(3.1.1)} \qquad \underbrace{\operatorname{prof\,ét}_x X_s}_{\operatorname{prof\,ét}^*_x(X_s)} + \dim \overline{\{x\}} \geqslant m \] et de même pour tout \(x \in X_{\overline{\eta}}\), \[ \text{(3.1.2)} \qquad \underbrace{\operatorname{prof\,ét}_x (X_{\overline{\eta}})}_{\operatorname{prof\,ét}^*_x(X_{\overline{\eta}})} + \dim \overline{\{x\}} \geqslant m , \] où \(\overline{x}\) désigne un point géométrique au-dessus de \(x\), […] (ainsi pour alors …), […]. On sait que […] […] cf. SGA 2 XIV … pour la notion de profondeur étale. par l'hypothèse faite sur \(X_{\overline{\eta}}\) ou […] ⌜[…]⌝ sur la fibre géométrique \(X_{\overline{\eta}}\)). Alors, soit \(d\)
Soit ⌜\(d\)⌝ comme dans 2.5, et supposons ⌜d'abord⌝ \(X\) projectif et plat sur \(S\). Choisissons \(Y\) comme dans 2.7, alors le th. de Lefschetz ⌜global⌝ […] sous la forme SGA 2 XIV 4.6 entraîne [en vertu du changement de base […] pour les clôtures alg. de \(k\) et \(K\)] les relations suivantes : les \[ H^i(X_s, \Lambda) \longrightarrow H^i(Y_s, \Lambda) \qquad (\text{resp. } H^i(X_{\overline{\eta}}, \Lambda) \to H^i(Y_{\overline{\eta}}, \Lambda)) \] est bijectif pour \(i < m - d - 1\), injectif pour \(i = m - d - 1\). Le diagramme commutatif
LaTeX source
\begin{tikzcd}
H^i(X_s, \Lambda) \arrow[r, "\varphi^i_X"] \arrow[d] & H^i(X_{\overline{\eta}}, \Lambda) \arrow[d] \\
H^i(Y_s, \Lambda) \arrow[r, "\varphi^i_Y", "\sim"'] & H^i(Y_{\overline{\eta}}, \Lambda)
\end{tikzcd}
(où \(\varphi_Y\) est bijectif en vertu de SGA 4 XVI …) montre que \(\varphi^i_X\) est bijectif \[ \text{(3.2)} \qquad \varphi^i_X : H^i(X_s, \Lambda) \longrightarrow H^i(X_{\overline{\eta}}, \Lambda) \] est bijectif pour \(i < m - d - 1\), injectif pour \(i = m - d - 1\), dans le nom du paragraphe et dans (3.1.1)–(3.1.2), « prof. ét. » est l'abréviation de l'auteur ; la ligne sous chaque accolade est écrite au-dessus ou au-dessous de la formule, d'une autre encre.
140p. V.13 de l'auteur. Une grande partie de la page (de « Remarque 3.2 » jusqu'en bas) est barrée de longs traits obliques ; elle est transcrite sous cette réserve.
en d'autres termes que l'on a \[ \text{(3.1.3)} \qquad \underline{\Phi}^i_\nu = 0 \quad \text{pour } i \leqslant m - d - 1 . \] Remarque 3.2. Supposons par exemple que \(X_s\) soit localement une intersection complète, ce qui implique […] que \(X\) soit loc. une intersection complète, ce qui implique la même chose pour \(X_{\overline{\eta}}\). Alors (cf. SGA 1 XIV 5.6) on peut prendre \(m \geqslant n\), et (3.1.3) prend la forme \[ \text{\struck{(3.2.1)}} \quad \text{\struck{$\underline{\Phi}^i_\nu = 0$ pour $i \leqslant n - d - 1$,}} \] ce qui, compte tenu de 2.7, prend la forme \[ \text{\struck{(3.2.2)}} \quad \text{\struck{$\underline{\Phi}^i_\nu = 0$ si $i \notin [n - d, n + d + 1]$.}} \] Si \(d = 0\), (ou d'ailleurs […] de […] \(Z\) fini sur \(X_0\)) cela signifie \[ \text{\struck{(3.1.6)}} \quad \text{\struck{$\underline{\Phi}^i_\nu = 0$ si $i \neq n, n+1$.}} \] De même on a une notion du groupe d'inertie \(I\), (3.1.3) signifie que cette action est triviale pour \(H^i(X_{\overline{\eta}}, \Lambda_\nu)\) si \(i < m - d - 1\), donc compte tenu de 2.7) si \(i \notin [m - d - 1, n + d]\) ; donc si \(m = n\) (p.ex. \(X_s\) loc. une intersection complète) si \(i \notin [n - d - 1, n + d]\), et si de plus \(d = 0\) si \(i \neq n - 1, n\). On compare avec le corollaire 2.6, plus fort (car il suffit de supposer \(i \neq n\)) mais avec une hypothèse additionnelle [\(X_\eta\) lisse ou lieu de […] complète] de singularités locales (des intersections complètes ⌜exactement⌝ \(X_s\) (d'intersection complète)). Mais dans ce cas on peut améliorer les conclusions, en remplaçant \(i \leqslant n - d - 1\) par \(i \leqslant n - d\). l'argument se poursuit au-delà de cette page, hors du lot.