Cote n° 34 · batch 1 · pages 1–20
· Transcription · SGA 7 : notes manuscrites (s.d.).
Datation de l’inventaire : [vers 1967-1973]
Édition de démonstration
Exposé I. Généralités, le th. de monodromie par voie arithmétique
2p. 1 de l'auteur. En tête : « Exposé I », suivi d'un premier titre biffé, puis du titre retenu, repris ici comme titre de section.
Exposé I Actions des groupes de monodromie : Généralités, ⌜le⌝ th. de monodromie par voie arithmétique.
0. Introduction
0.1. Notations. \(S = \operatorname{Spec} V\) un trait, \(s\) le pt fermé, \(\eta\) point générique, \(\mathfrak{m} = {}\)\(\mathfrak{r}V\) ⌜\(= tV\)⌝, \(k = k(s)\), \(K = k(\eta)\) ; \(p\) = exp. car. de \(k(s)\). Le plus souvent, on supposera ⌜[…]⌝ \(V\) hensélien, et \({}={}\) même strictement local, i.e. \(k\) sép. clos ; Soit \(\overline{K}\) une clôture séparable de \(K\), \(\bar\eta = \operatorname{Spec}\overline{K}\) ; \[ \pi = \operatorname{Gal}(\overline{K}/K) . \] \(\ell\) nombre premier. Sauf mention du contraire, dans la plus grande partie ⌜Pour tout ce qui suit […] de l'exposé⌝ […] L'objet de \(\ell \neq \operatorname{car} k\).
0.2. L'objet du Séminaire est l'étude de certaines représentations \(\ell\)-adiques de \(\pi\), provenant de diverses situations géométriques. Une repr. \(\ell\)-adique de \(\pi\) est un […] hom. continu \[ (*) \qquad \pi \longrightarrow \operatorname{Aut}_{\mathbb{Z}_\ell}(E) , \] où \(E\) est un module de t.f. sur \(\mathbb{Z}_\ell\). On pourra aussi regarder \[ \pi \longrightarrow \operatorname{Aut}_{\mathbb{Q}_\ell}(E) , \] \(E\) module de t.f. sur \(\mathbb{Q}_\ell\).
Exemple 0.3. \(X_K\) schéma algébrique sur \(K\), ⌜\(i\) entier.⌝ On suppose que \(H^i(X_{\overline{K}}, \mathbb{Z}/\ell\mathbb{Z})\) est un groupe fini, de sorte que \[ E = H^i(X_{\overline{K}}, \mathbb{Z}_\ell) \overset{\mathrm{df}}{=} \varprojlim_\nu H^i(X_{\overline{K}}, \mathbb{Z}/\ell^\nu\mathbb{Z}) \] est un module de t.f. sur \(\mathbb{Z}_\ell\) ; cette hyp. […] est […] vérifiée dans les trois cas suivants :
- a)On dispose de résolution des sing. ⌜sous forme de Hironaka ( )⌝ des schémas alg. de dim \({}\leq \dim X\) sur \(\overline{K}\), — p.ex. \(K\) de car. nulle ;
- b)\(X\) propre sur \(K\) ;
- c)\(X\) lisse sur \(K\).
3p. 2 de l'auteur. Comme \(\pi\) opère sur […] \(E\) par « transport de structure », on trouve une représentation \(\ell\)-adique \((*)\).
Exemple 0.4. Soit \(A\) un schéma groupe algébrique ⌜commut.⌝ sur \(K\). Alors on regarde \[ E = T_\ell(A(\overline{K})) \overset{\mathrm{df}}{=} \varprojlim_\nu {}_{\ell^\nu}A(\overline{K}) . \] […] Le groupe ne change pas si on remplace \(A\) par \((A^{\circ})_{\mathrm{red}}\) (NB. \(T_\ell\) est un foncteur exact : quand les noyaux sont finis), c'est un groupe module libre sur \(\mathbb{Z}_\ell\) de rang égal à : \(2\alpha + \struck{\ill{}}\,\mu\), où \(\alpha\) (\(\mu\)) est la dim. de la « partie abélienne » resp. « torique » « torique » de \((A_K)^{\circ}_{\mathrm{red}}\). Ici encore, \(\pi\) opère sur \(E\) par transport de structure.
Remarque 0.5. On peut regarder l'exemple 0.3 comme étant essentiellement le un cas particulier de l'exemple 0.4 ⌜pour \(i = 1\).⌝le chiffre du premier renvoi est surchargé ; l'ajout « pour \(i=1\) » est appelé par un trait après « 0.4 ». De façon précise, ⌜on montre qu'⌝il y a un isom. canonique \[ H^1(A_{\overline{K}}, \mathbb{Z}_\ell) \simeq \text{\struck{\ill{}}}\ \operatorname{Hom}_{\mathbb{Z}_\ell}(T_\ell(A(\overline{K})), \mathbb{Z}_\ell) , \] ou ce qui revient au même, puisque \(T_\ell(A_{\overline{K}})\) est libre de type fini sur \(\mathbb{Z}_\ell\) : \[ T_\ell(A(\overline{K})) = \operatorname{Hom}_{\mathbb{Z}_\ell}(H^1(A_{\overline{K}}, \mathbb{Z}_\ell), \mathbb{Z}_\ell) . \] D'autre part, dans 0.3, si […] dans 0.3, \(X\) est propre et lisse, et \(i = 1\), on trouve \[ H^1(X_{\overline{K}}, \mathbb{Z}_\ell(1)) \simeq \varprojlim_\nu H^1(X_{\overline{K}}, \mu_{\ell^\nu}) \simeq T_\ell(\operatorname{Pic}(X_{\overline{K}})) \simeq T_\ell(\underline{\operatorname{Pic}}_{X/K}(\overline{K})) \]
4p. 3 de l'auteur. ou si on préfère \[ H^1(X_{\overline{K}}, \mathbb{Z}_\ell) \simeq T_\ell(\underline{\operatorname{Pic}}_{X/K}(\overline{K})) \otimes_{\mathbb{Z}_\ell} \mathbb{Z}_\ell(-1) . \]
0.6. Lorsque \(A\) est un schéma abélien sur \(K\), nous verrons que la connaissance du \(\pi\)-module \(T_\ell(A(\overline{K}))\) donne des informations assez précises sur la structure du modèle de Néron de \(A\) [ ], et inversement la considération du mod. de Néron permet d'obtenir des renseignements complémentaires intéressants sur \(T_\ell(A(\overline{K}))\), — et partant sur tous les \(H^i(X_{\overline{K}})_{\uncertain{f}}\) comme \(\pi\)-modules D'autre part, l'étude des \(\pi\)-modules plus généraux \(H^i(X_{\overline{K}}, \mathbb{Z}_\ell)\) s'introduit quand on […] dispose d'un modèle ⌜schéma⌝ \(X\) […] sur \(S\) de fibre générique \(X_K = X_\eta\), et qu'on désire […] étudier les relations entre \(H^i(X)\), \(H^i(X_s)\) et \(H^i(X_{\bar\eta})\) ; (p.ex. dans certains cas on a \(H^i(X_s) \simeq H^i(X_{\bar\eta})^{\pi}\)). Cette Deligne, utilisant l'étude étude locale s'avère comme un outil indispensable pour l'étude ⌜cohomologique⌝ globale d'un morphisme \[ f : X \longrightarrow S \] avec \(S\) régulier de dim 1. Pour […] Dans le cas où \(S = \mathbb{P}^1_k\), et où \(X\) « est » […] un pinceau de sections hyperplanes d'une variété projective lisse \(X_0\) définie sur \(k\), on est dans la situation typique de la théorie de Lefschetz [ ]. S'inspirant d'arguments de Lefschetz, Deligne montre ainsi […] que si \(X_0\) est une surface de degré \({}\geq 4\)
5p. 4 de l'auteur. dans \(\mathbb{P}^3_k\), alors on a \[ \mathbb{Z} \simeq \operatorname{Pic}(\mathbb{P}^3) \xrightarrow{\ \sim\ } \operatorname{Pic}(X_0) , \] \(k\) étant un corps de car. quelconque.
2. Rappels sur la structure de \(\pi\)
la numérotation saute de 0 à 2 sur la page.
On suppose \(S\) hensélien, i.e. \(V\) hensélien.
2.1. Il y a une sous-extension \(\widetilde{K}_{\mathrm{nr}}\) de \(\overline{K}/K\), qui est la plus grande sous-extension non ramifiée (i.e. étale) sur \(V\).l'indice de \(\widetilde{K}\) est empâté, ici et p. 7 ; la lecture « nr » est une conjecture du transcripteur. Si […] \(\widetilde{V}\) est la clôture normale de \(V\) dans \(\widetilde{K}_{\mathrm{nr}}\), \(\widetilde{V} = {}\)[…] \(\overline{V} \cap \widetilde{K}_{\mathrm{nr}}\) la clôture normale de […] \(V\) dans \(\overline{K}\), alors \(\widetilde{V}\) est un anneau de valuation discrète, \(\mathfrak{m}(\widetilde{V}) = \mathfrak{m}\widetilde{V}\), \[ \widetilde{V} \otimes_V k = \bar{k} \] est une extension clôture séparable de \(k\) ; d'autres termes, \(\widetilde{V}\) est une hensélisation stricte de \(V\) p.r. à […] la clôture séparable \(\bar k\) de \(k\), et \(\widetilde{K}_{\mathrm{nr}}\) est le corps des fractions de \(\widetilde{V}\). On pose \[ \begin{cases} \widetilde{S} = \operatorname{Spec}\widetilde{V} = \text{hensélisé strict de } S \\ \bar{s} = \operatorname{Spec}\bar{k} . \end{cases} \]
2.3. On a remarqué que la donnée de la clôture séparable \(\overline{K}\) de \(K\) définit canoniquement une clôture séparable \(\bar k\) de \(k\). ⌜Si \(S'\) est un⌝ Cette […] fini étale […]
2.1.1. D'où un isomorphisme canonique \({}_n\bar{k}^{*} \xleftarrow{\ \sim\ } {}_n\widetilde{V}^{*} \xrightarrow{\ \sim\ } \overline{K}^{*}\) … \(\mu_n(\overline{K}) \simeq \mu_n(\bar k)\). […] compatible avec les morphismes de […]ce passage, numéroté 2.1.1 et précédé de « … inversible dans \(k\), on a : », est encadré et biffé de traits obliques ; l'appel en marge (« 2.3 ») le remplace par le paragraphe 2.3 ci-dessus, écrit au-dessus.
6p. 5 de l'auteur. schéma fini étale sur \(S\), alors on a des isomorphismes \[ \operatorname{Hom}_S(\bar{s}, S') \xleftarrow{\ \sim\ } \operatorname{Hom}_S(\text{\struck{Spec}}\ \widetilde{S}, S') \xrightarrow{\ \sim\ } \operatorname{Hom}_S(\text{\struck{Spec}}\ \bar\eta, S') , \] d'où un isom. canonique \[ (2.3.1) \qquad \operatorname{Hom}_S(\bar{s}, S') \simeq \operatorname{Hom}_S(\bar\eta, S') , \] fonctoriel en \(S'\), liant les ⌜2⌝ foncteurs « fibres » sur la cat. des rev. étales de \(S\), définis resp. par […] \(\bar k\) et \(\overline{K}\) ⌜(i.e. pts⌝ géom. \(\bar s\) et \(\bar\eta\)). Faisant \(S' = \mu_n\), \(n\) ⌜entier⌝ inversible dans \(k\), on trouve en particulier un isom. \[ (2.3.2) \qquad \mu_n(\bar{s}) = {}_n\bar{k}^{*} \simeq \mu_n(\overline{K}) = {}_n\overline{K}^{*} , \] d'où par passage à la limite sur les puissances de \(\ell\), \(\ell \neq \operatorname{car} k\) : \[ (2.3.3) \qquad T_\ell(\bar{k}^{*}) \simeq T_\ell(\overline{K}^{*}) . \] On notera Les deux membres sont des modules libres de rang 1 sur \(\mathbb{Z}_\ell\), qui le premier identifié qu'on désignera aussi par \(\mathbb{Z}_\ell(1)\). […] (2.3.5) ⌜La puiss. tensorielle n-ième⌝ \(\mathbb{Z}_\ell(1)^{\otimes n}\) (\(n \in \mathbb{Z}\)) est notée \(\mathbb{Z}_\ell(n)\). Donc \[ (2.3.4) \qquad \mathbb{Z}_\ell(n) \simeq \varprojlim_\nu \mu_{\ell^\nu}(\bar{k}^{*})^{\otimes n} \simeq \varprojlim_\nu \mu_{\ell^\nu}(\overline{K}^{*})^{\otimes n} . \] Les isomorphismes […] ⌜ci-dessus⌝ sont compatibles aux opérations de \(\pi\) sur \(\mu_n(\overline{K}^{*})\) ⌜et⌝ à celles de \(\pi_0\) sur \(\mu_n(\bar{k}^{*})\) etc.…, compte tenu de l'épimorphisme canonique \(\pi \to \pi_0\).
7p. 6 de l'auteur. Le numéro 2.2 surcharge un autre chiffre ; un trait en marge, comme en face de 2.3 p. 5, semble indiquer une insertion. 2.2. La sous-extension \(\widetilde{K}_{\mathrm{nr}}\) de \(\overline{K}/K\) est galoisienne, et son groupe de Galois est canoniquement isomorphe au groupe de Galois \[ (2.2.1) \qquad \pi_0 = \operatorname{Gal}(\bar{k}/k) . \] On obtient ainsi une suite exacte \[ (2.2.2) \qquad 1 \longrightarrow I \longrightarrow \pi \longrightarrow \pi_0 \longrightarrow 1 , \] où \[ I = \operatorname{Gal}(\overline{K}/\widetilde{K}) \] est ce qu'on appelle le groupe d'inertie. […] c'est aussi Si on se rappelle ⌜que⌝ \(\widetilde{K}\) = corps des fractions de \(\widetilde{V}\), (\(\overline{K}\) est une clôture séparable de \(\widetilde{K}\),) on voit donc que \(I\) est le groupe de Galois qui correspond à la situation […] des anneaux de valuation strictement locaux \(\widetilde{V}\). Si \(k\) est sép. clos, on aura \(K = \widetilde{K}\), \(V = \widetilde{V}\), \(I = \pi\).
Le objet du séminaire est plutôt l'étude des représentations \(\ell\)-adiques du groupe d'inertie \(I\). (Le groupe \(I\), en tant qu'il intervient par la représentation \(\ell\)-adique envisagée, provient de la est parfois appelé groupe de monodromie locale.) Il revient au même de dire qu'on s'attache surtout à étudier les repr. \(\ell\)-adiques du groupe \(\pi\), lorsque \(k\) est sép. clos. Dans certaines situations, cependant, on aura une représentation d'une extension
8p. 7 de l'auteur. (2.2.2), et on ne se bornera pas […] à étudier sa restriction à \(I\). On verra toutefois ⌜parfois⌝ que le fait qu'une représentation de \(I\) se prolonge à \(\pi\) impose à cette représentation des restrictions draconiennes.
2.3.
2.4. Rappelons La structure de \(I\). Soit \(p\) l'exposant caractéristique de \(k\), Alors et soit \(P\) le plus grand sous-\(p\)-groupe de Sylow de \(I\) (\(P = 1\) si \(p = 1\) i.e. \(k\) de car. nulle). Alors \(P\) est invariant, i.e. on a une suite exacte \[ (2.4.1) \qquad 1 \longrightarrow P \longrightarrow I \longrightarrow I_t \longrightarrow 1 , \] où \(I_t\) ⌜(partie « tame » du groupe d'inertie \(I\))⌝ est un groupe profini premier à \(p\), d'autre part on a un isomorphisme canonique \[ (2.4.2) \qquad I_t \simeq \prod_{\ell \neq p} \mathbb{Z}_\ell(1) . \] Le diagramme est obtenu ainsi. Le groupe \(P\) est le groupe de Galois de \[ (2.4.3) \qquad P = \operatorname{Gal}(\overline{K}/\overline{K}_t) , \] où \(\overline{K}_t\) est la plus grande grande sous-extension modérément ramifiée de \(\overline{K}/K\) ⌜(rel. à \(V\))⌝, i.e. aussi de \(\overline{K}/\widetilde{K}\) (rel. à \(\widetilde{V}\)). Celle-ci s'obtient, en désignant
9p. 8 de l'auteur. d'une uniformisante […] \(t\) de \(V\), ⌜donc de \(\widetilde{V}\),⌝ comme la réunion des sous-extensions abéliennes Kummeriennes \[ (2.4.4) \qquad K_n = \widetilde{K}(\sqrt[n]{t}) \subset \overline{K} , \] où \(n\) parcourt les entiers \({}>0\) premiers à \(p\). Le groupe de Galois de cette extension \(K_n\) est naturellement isomorphe au groupe \[ \mu_n(\overline{K}) = {}_n\overline{K}^{*} \] des racines \(n\)-ièmes de l'unité dans \(\overline{K}\), et par passage à la limite on trouve \[ I_t = \operatorname{Gal}\bigl((\varinjlim_n K_n)/\widetilde{K}\bigr) \simeq \varprojlim_n \operatorname{Gal}(K_n/\widetilde{K}) , \] le second argument du dernier \(\operatorname{Gal}\) est noirci ; on lit \(\widetilde{K}\) par analogie avec le premier membre. i.e. (2.4.2).
Remarque 2.5. On notera que par définition, le sous-groupe \(P\) de \(I\) est stable par […] automorphismes de \(I\), en particulier par les automorphismes intérieurs induits par les automorph. int. de \(\pi\). Donc \(\pi\) opère par passage au quotient sur \(I/P = I_t\) ; De manière analogue, puisque […] on […] dans cette opération, le sous-groupe \(I\) de \(\pi\) opère trivialement, \(I_t\) étant commutatif, donc les […] on trouve une opération de \(\pi/I \simeq \pi_0\) sur \(I_t\). Comme […] On vérifie trivialement que
10p. 9 de l'auteur. cette opération, via l'isomorphisme (2.4.2), […] n'est autre que celle qui provient de ⌜l'opération naturelle⌝ l'isomorphisme de de \(\pi_0\) sur les facteurs \(\mathbb{Z}_\ell(1)\), via l'expression (2.3.3) de \(\mathbb{Z}_\ell(1)\).
Bien entendu, pour tout \(\ell\) […] il existe des un isomorphisme \[ \mathbb{Z}_\ell(1) \simeq \mathbb{Z}_\ell , \] dont le choix revient au choix d'un syst. cohérent de racines ⌜primitives⌝ \(\ell^\nu\)-ièmes de 1 dans \(\overline{K}\). Mais on fera attention qu'il n'y a pas de façon naturelle de faire ce choix, et que c'est l'expression intrinsèque (2.4.2) qui seule permet tient compte des opérations naturelles de \(\pi_0\) sur le premier membre.
11p. 10 de l'auteur.
3. Comportement pour \(S\) variable
titre souligné : « Comportement pour […] \(S\) variable » ; un mot biffé précède « \(S\) ».
Soit \[ (3.1) \qquad f : S' = \operatorname{Spec}(V') \longrightarrow S = \operatorname{Spec} V , \] un morphisme dominant de traits, Alors donc \(f(s') = s\), \(f(\eta') = \eta\). La donnée d'une ⌜clôture⌝ extension séparable […] \(\overline{K'}\) de \(K'\) en définit une \(\overline{K}\) de \(K\), à savoir la clôture séparable de \(K\) dans l'extension \(\overline{K'}\). Alors \(\widetilde{K}\) est contenu dans \(\widetilde{K'}\), et \(\widetilde{V}\) dans \(\widetilde{V'}\). L'homomorphisme d'inclusion \(\widetilde{V} \hookrightarrow \widetilde{V'}\) définit aussi un hom. \(\bar{k} \to \bar{k}'\), correspondant ; […] on a des diagrammes commutatifs de corps :
(3.2)
LaTeX source
\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small]
K' \arrow[r, no head] & \widetilde{K}' \arrow[r, no head] & \overline{K'} \\
K \arrow[u, no head] \arrow[r, no head] & \widetilde{K} \arrow[u, no head] \arrow[r, no head] & \overline{K} \arrow[u, no head]
\end{tikzcd}
\[ (3.3) \qquad (3.4) \]
LaTeX source
\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small]
V' \arrow[r, no head] & \widetilde{V}' & k' \arrow[r, no head] & \bar{k}' \\
V \arrow[u, no head] \arrow[r, no head] & \widetilde{V} \arrow[u, no head] & k \arrow[u, no head] \arrow[r, no head] & \bar{k} \arrow[u, no head]
\end{tikzcd}
le premier carré, (3.3), est numéroté à gauche, le second, (3.4), entre les deux ; les traits sont sans flèche sur la page.
On trouve ainsi un diagramme commutatif d'extensions, induit par \(\operatorname{Gal}(\overline{K'}/K') = \pi' \to \operatorname{Gal}(\overline{K}/K) = \pi\) : (3.5)
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\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small]
1 \arrow[r] & I' \arrow[r] \arrow[d] & \pi' \arrow[r] \arrow[d, no head] & \pi'_0 \arrow[r] \arrow[d, no head] & 1 \\
1 \arrow[r] & I \arrow[r] & \pi \arrow[r] & \pi_0 \arrow[r] & 1
\end{tikzcd}
L'homomorphisme \(\pi'_0 \to \pi_0\) n'est autre que l'hom. \[ (3.6) \qquad \pi'_0 = \operatorname{Gal}(\bar{k}'/k') \longrightarrow \operatorname{Gal}(\bar{k}/k) = \pi_0 \] sur la page, \(\pi'_0\) et \(\pi_0\) sont écrits sous les deux groupes de Galois, reliés par « \(=\) » verticaux. déduit de (3.4). L'hom. \(I' \to I\) s'insère dans un diagramme de suites exactes (3.7)
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\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small]
1 \arrow[r] & P' \arrow[r] \arrow[d] & I' \arrow[r] \arrow[d] & I'_t \arrow[r] \arrow[d, no head] & 1 \\
1 \arrow[r] & P \arrow[r] & I \arrow[r] & I_t \arrow[r] & 1
\end{tikzcd}
12p. 11 de l'auteur. Il convient de déterminer l'hom. \[ (3.8) \qquad I'_t \simeq \prod_{\ell \neq p} \mathbb{Z}_\ell(1) \longrightarrow \prod_{\ell \neq p} \mathbb{Z}_\ell(1) \simeq I_t \] « \(\simeq I_t\) » est écrit au-dessus du second produit. où on identifie, grâce à l'inclusion \(\overline{K} \subset \overline{K'}\), les […] groupes \(\mathbb{Z}_\ell(1)\) définis à l'aide de \(\overline{K}\) et de \(\overline{K'}\) (savoir \(T_\ell(\overline{K}^{*})\) et \(T_\ell(\overline{K'}^{*})\)).
Pour ceci, on regarde les sous-extensions (pour \((n,p) = 1\)) \[ (3.9) \qquad \begin{cases} K_n = \widetilde{K}(\theta_n) \subset \overline{K}_t & \text{où } \theta_n^{\,n} = t , \\ K'_n = \widetilde{K'}(\theta'_n) \subset \overline{K'}_t & \text{où } \theta'^{\,n}_n = t' \end{cases} \] et on regarde comment \[ \operatorname{Gal}(K'_n/\widetilde{K'}) \simeq \mu_n(\widetilde{K'}) \xleftarrow{\ \sim\ } \mu_n(\widetilde{K}) \] (groupe des racines \(n\)-ièmes \(\varepsilon\) de 1 dans \(\widetilde{K}\)) opère sur \(K_n\). Si \(\varepsilon_{K'}\) désigne l'opération sur \(K'_n\) définie par \(\varepsilon\), donc \[ \varepsilon_{K'_n}(\theta'_n) = \varepsilon\,\theta'_n , \] on trouve, si \[ (3.10) \qquad t = u'\,t'^{\,e} \qquad (e \in \mathbb{N},\ u' \in \widetilde{V}'^{*}) \] la parenthèse est soulignée ; le \(\widetilde{V}'^{*}\) est surchargé et pourrait être \(V'^{*}\). d'où : \(\mathfrak{m}\widetilde{V} = \mathfrak{m}'^{\ldots}\) \(\mathfrak{m}V = \mathfrak{m}'^{e}\) (encadré) que \[ \theta_n^{\,n} = u' (\theta'^{\,e}_n)^{n} , \] donc, si on pose \[ (3.11) \qquad \theta_n = \lambda\,\theta'^{\,e}_n , \qquad (\lambda \in K'_n) , \] le numéro (3.11) surcharge un autre ; la parenthèse « \((\lambda \in K'_n)\) » est soulignée d'un long trait. on aura \[ \lambda^n = u' , \] donc […] \(\lambda \in \widetilde{V}'\) […] d'où \(\varepsilon_{K'}(\lambda) = \lambda\), et on trouve \[ \varepsilon_{K'_n}(\theta_n) = \underbrace{\varepsilon_{K'_n}(\lambda)}_{=\lambda}\, \varepsilon_{K'_n}(\theta'^{\,e}_n) = \lambda (\varepsilon\theta'_n)^{e} = \varepsilon^{e}\,\theta_n \] un renvoi « (3.10) » est porté au-dessus du dernier signe d'égalité.
13p. 12 de l'auteur. ou d'autres termes \[ \varepsilon_{K'_n}(\theta_n) = (\varepsilon^{e})_{K_n}(\theta_n) \] et par suite \[ \varepsilon_{K'_n} | K_n = (\varepsilon^{e})_{K_n} . \] Passant à la limite sur \(n\), on trouve le
Proposition 3.12. Si \(\mathfrak{m}V' = \mathfrak{m}'^{e}\), alors l'hom. ⌜can.⌝ (3.8) provenant de (3.5) s'identifie à la multiplication par \(e\).
En particulier, si \(e = 1\) cet hom. est l'identité, […] ⌜Ceci s'applique en particulier si \(V' = \widehat{V}\).⌝ c'est un isomorphisme. ⌜En fait, …⌝
Prop. 3.13. Supposons \(V' = \widehat{V}\), et \(V\) excellent (i.e. \(\widehat{K}\) sép. sur \(K\)). Alors les hom. de suites exactes (3.5) et (3.7) sont des isom[orphismes]…
à partir d'ici, la moitié inférieure de la page (le reste de 3.13 et sa démonstration) est barrée de deux longs traits obliques, et plusieurs lignes y sont en outre biffées horizontalement ; un ajout cerclé en marge gauche, également sous les traits, se lit en partie : « […] de val. discrète ; \(\widehat{V}\), \(\widehat{K}\) […] », avec la chaîne \(\widetilde{V} \subset \widetilde{\widetilde{V}} \subset \widehat{\widetilde{V}}\) plus bas. Ce qui se lit du texte barré :
[…] … \(\pi' \to \pi\) est […] surjectif, i.e. si \(K_1\) est une extension finie séparable de \(K\), […] \(K_1 \otimes_K \widehat{K}\) […] … \(V\) dans […] \(\pi'_0 \to \pi_0\) […] … \(I'_t \to I_t\), […] … en fait il […] examiner \(\pi' \to \pi\) […] … \(I' \to I\)) … d'après la […] … solutions d'une équation algébrique […] … p.r. aux coefficients, qui explique que les […] … voisines définissent les extensions […] \(\widehat{K}\). … isomorphes de \(\widehat{K}\) … (d'après le résultat …) comme \(I' \to I\) est surjectif … l'hypothèse d'excellence …
Remarque 3.14. La prop. 3.13 montre que dans le plupart des questions […] des séminaires, on pourrait supposer \(V\) complet. la remarque 3.14 est elle aussi sous les traits obliques, mais n'est pas biffée ligne à ligne ; on la donne en clair.
14p. 13 de l'auteur. Démonstration de la prop. 3.13 (p. 13). Dém. a) Comme \(\pi'_0 \to \pi_0\) est évidemment un isom. (car \(k'/k\) est trivial) il suffit de prouver que \(I' \simeq I\), et comme \(I'_t \xrightarrow{\ \sim\ } I_t\) (car \(e = 1\)) il suffit de prouver que \(P' \xrightarrow{\ \sim\ } P\).
b) On sait que \(\pi' \to \pi\) est […] surjectif, i.e. pour toute ext. finie sép. \(K_1/K\), \(K_1 \otimes_K \widehat{K}\) est un corps : en effet, la clôture normale \(V_1\) de \(V\) dans \(K_1\) est finie, donc \(V_1 \otimes_V \widehat{V} \simeq \widehat{V}_1\), ⌜c'est donc⌝ un anneau de val. discrète (\(V_1\) étant local), donc \(K_1 \otimes_K \widehat{K} \simeq \widehat{V}_1 \otimes_V K\) est un corps.
Dans […] Il suffit de remplacer \(V, V'\) par \(\widetilde{V}, \widetilde{V}'\) et à comparer […] \(\widehat{\widetilde{V}} \simeq \widehat{\widetilde{V}}'\) […] passage biffé, avec des ajouts interlinéaires eux-mêmes partiellement biffés : « … complet … sur les suites exactes ».
c) On en conclut que \(I' \to I\) est surjectif, puis \(P' \to P\) surjectif.
Il reste à prouver que \(P' \to P\) est injectif, et pour ceci que \(\pi' \to \pi\) est injectif, i.e. que toute extension séparable finie \(K'_1\) de \(K' = \widehat{K}\) provient d'une ext. sép. finie de \(K\). Or ceci résulte du fait (« continuité des racines p.r. aux coefficients ») que deux équations voisines, séparables à coefficients dans \(\widehat{K}\) ⌜dans \(K\)⌝, définissent des […] \(\widehat{K}\)-algèbres isomorphes.
15p. 14 de l'auteur. Les numéros 3.14, 3.14.1, 3.14.2 surchargent d'autres chiffres (vraisemblablement 3.15 …), la remarque 3.14 de la p. 13 étant venue s'intercaler ; on transcrit les numéros définitifs. 3.14. Soit \(\pi'\) un sous-groupe d'indice fini de \(\pi\). Il correspond à une extension séparable finie \(K'\) de \(K\), d'où un normalisé \(V'\) de \(V\) dans \(K'\), qui est un anneau de val. discrète hensélien. Si \(k'\) est son corps résiduel, \(k'/k\) est une extension finie, plus précisément […] ⌜l'image⌝ de \(\pi'_0 = \operatorname{Gal}(\bar{k}'/k')\) ⌜dans⌝ […] sous-groupe ouvert de \(\pi_0 = \operatorname{Gal}(\bar{k}/k)\). ⌜Il vient …⌝ D'autre part … \(\pi'_0 \to \pi'\) est injectif, i.e. que \[ (3.14.1) \qquad I' = I \cap \pi' . \] Notons que d'après le théorème général appliqué à \(V'\), ⌜les …⌝ \[ (3.14.2) \qquad \bigl[ I'/(I',I') \bigr]^{(\ell)} \simeq \mathbb{Z}_\ell(1) \qquad (\ell \neq p) \] l'exposant de \([\,I'/(I',I')\,]\) surcharge un premier exposant biffé ; « \(\ell \neq p\) » est ajouté au-dessus avec un trait de renvoi. (isomorphisme canonique). D'autre part, l'hom. \(I'_t \to I_t\) ⌜comme dessus⌝, s'identifie, à la multiplication par \(e\), i.e. l'extension \(k'/k\) est séparable, p.ex. si lorsque \(\widetilde{V}'/\widetilde{V}\) ⌜triviale⌝ séparable, Alors p.ex. si \(k\) est parfait, alors \(e\) un terme … peut interpréter l'indice de ramification « géométrique » comme \[ e = [I : I'] = \operatorname{card} I/I' \quad \text{si } k'/k \text{ est \uncertain{séparable}} . \] Sinon, il faut diviser par le facteur d'inséparabilité … passage biffé d'un long trait, en partie surchargé ; on lit encore : « … lorsque … \(\pi'/\pi\) (i.e. \(K'/K\) galoisienne) … invariant dans \(\pi\) … ».
3.16. Il … \(I'\) invariant dans \(\pi\) … […]
3.15. Lorsque \(\pi'\) est invariant dans \(\pi\), \(\pi'_0\) dans \(\pi_0\), […] ([…]) … ⌜… dans \(\pi\)⌝ ([…] galoisienne), ⌜donc⌝ \(k'/k\) … \[ I' = I \cap \pi' \] (puisque \(I\) est invariant), ⌜donc⌝ \(\pi/\pi'\) […] \(\pi\) opère sur \(I'/(I',I')\) et par suite sur
la moitié inférieure de la page est très raturée : plusieurs lignes biffées horizontalement, des ajouts interlinéaires et des renvois entremêlés ; seuls les fragments ci-dessus se lisent avec quelque assurance.
16p. 15 de l'auteur. Le numéro (3.15.1) surcharge un autre. \[ (3.15.1) \qquad I'_t = \prod_{\ell \neq p} \bigl( I'/[I',I'] \bigr)(\ell) \simeq \prod_{\ell \neq p} \mathbb{Z}_\ell(1) . \] Ceci posé, on constate … constitue […] … \(I'_{\mathrm{ab}}\) … Bien entendu, \(I'\) opère trivialement …, donc c'est … opération de \(\pi\) … \(\pi/I'\) qui opère sur \(I'_{\mathrm{ab}}\) et à fortiori … sur \(I'_t\). Ceci posé … on constate que \(I/I'\) opère trivialement sur (3.16.1), et que … l'opération de \(\pi/I \simeq \pi_0\) sur \(I_t\) ainsi … quelques lignes biffées, et recouvertes de traits ondulés, en tête de page ; elles renvoient à un « (3.16.1) » qui n'est pas celui qui suit.
[…] l'isomorphisme […] (3.16.1) échange les opérations de \(\pi\) sur les deux membres, ni l'opération […] sur le deuxième membre […] se fait via \(\pi_0\) comme expliqué déjà plus haut.
Ceci se fait géométriquement le fait que l'isom. canonique (3.15.1), est compatible avec « transport de structure ».
En particulier, on trouve que \(I/I'\) opère trivialement sur \(I'_t\), en d'autres termes
Corollaire 3.16. Pour tout sous-groupe ⌜ouvert⌝ invariant \(I'\) […] de \(I\), l'extension naturelle de \(I/I'\) par le quotient \(I'_t \simeq \prod_{\ell \neq p} \mathbb{Z}_\ell(1)\) de \(I'\) est une extension centrale. le numéro 3.16 surcharge un autre chiffre ; la référence « (3.16.1) » du deuxième alinéa désigne vraisemblablement (3.15.1), renumérotée.
17p. 16 de l'auteur. Le chiffre 4 du titre et des numéros (4.1), (4.2), 4.3 surcharge un autre chiffre.
4. Généralités sur les représentations \(\ell\)-adiques de \(I\) (\(\ell \neq p\))
Soit \(E\) un module de type fini sur \(\mathbb{Z}_\ell\), donc \[ (4.1) \qquad E = \varprojlim_\nu E_\nu , \qquad E_\nu = E \otimes_{\mathbb{Z}_\ell} \mathbb{Z}/\ell^{\nu+1}\mathbb{Z} , \] après \(E\), sous l'accolade marquée \(E_\nu\), un produit tensoriel est biffé et noirci. d'où \[ (4.2) \qquad G = \operatorname{Aut}_{\mathbb{Z}_\ell}(E) = \varprojlim_\nu \operatorname{Aut}_{\mathbb{Z}/\ell^{\nu+1}\mathbb{Z}}(E_\nu) . \] Par définition, on munit \(\operatorname{Aut}_{\mathbb{Z}_\ell}(E)\) de la structure de groupe topologique pro-fini, limite projective des groupes finis correspondants dans (4.1). Notons le
Lemme 4.3. Le groupe sous-groupe de \[ G^{1} = \operatorname{Ker}\bigl( \operatorname{Aut}_{\mathbb{Z}_\ell}(E) \to \operatorname{Aut}_{\mathbb{Z}/\ell\mathbb{Z}}(E_0) \bigr) \] est un sous-groupe ouvert de \(G\), qui est lui-même un pro-\(\ell\)-groupe […].
Dém. Le fait qu'il soit ouvert est trivial par définition. Reste à prouver le fait que pour \(\nu \geq 1\), \[ \operatorname{Ker}\bigl( \operatorname{Aut}(E_\nu) \to \operatorname{Aut}(E_0) \bigr) \] est un \(\ell\)-groupe. Or si \(u\) est tel que \[ u \equiv \mathrm{id} \ (\ell) , \] i.e. \((u-1)(E_\nu) \subset \ell E_\nu\), on constate … par récurrence … \((u-1)^{i} \in \ell^{i} E_\nu\), d'où pour \(i = \nu + 1\), \((u-1)^{\nu+1} E_\nu = 0\), ce qui lignes biffées ; l'ajout encadré qui les remplace commence ici. donc \(u\) induit l'identité sur le gradué associé de \(E_\nu\) pour la filtration \(\ell\)-adique (par les \(\ell^{i} E_\nu\)), d'où on conclut facilement par récurrence sur \(\nu\) que \(u^{\ell^{\nu}}\) induit l'identité sur le
18p. 17 de l'auteur. gradué associé à la filtration \(\ell^{\nu}\)-adique (par les \(\ell^{\nu i} E_\nu\)). Faisant \(r = \nu + 1\), on conclut.
Corollaire 4.4. Pour tout […] sous-groupe […] fermé \(Q\) de \(G\) qui est une pro-\(p\)-groupe ([…] \(p \neq \ell\)) ⌜limite projective de⌝ ⌜groupes finis⌝ d'ordre premier à \(\ell\), l'hom. naturel \[ Q \longrightarrow \operatorname{Aut}_{\mathbb{Z}/\ell\mathbb{Z}}(E_0) \] est injectif ; en particulier \(Q\) est fini.
Corollaire 4.5. Soit \(u : I \to G\) un […] ⌜hom. continu⌝ et \(N = \operatorname{Ker} u\). ⌜Soit⌝ \(I'\) l'image inverse dans \(I\) du sous-groupe \[ \prod_{\ell' \neq \ell, p} \mathbb{Z}_{\ell'}(1) \quad \text{de} \quad I/P \simeq \prod_{\ell'} \mathbb{Z}_{\ell'}(1) , \] une parenthèse « (… \(I\) comme dans 4.2) » est intercalée avant « Soit » ; le chiffre surcharge un autre. Alors Alors l'hom. induit \[ I'/I' \cap N \longrightarrow \operatorname{Aut}_{\mathbb{Z}/\ell\mathbb{Z}}(E_0) \] est injectif, en particulier \(I'/I' \cap N\) est un groupe fini, i.e. \(I' \cap N\) est ouvert dans \(I'\).
En outre, il existe un extension sous-groupe ouvert \(U\) dans \(I\) tel que \(U \cap I' \subset I' \cap N\), p.ex. donc le \(U = \operatorname{Ker}\bigl(G \to \operatorname{Aut}_{\mathbb{Z}/\ell\mathbb{Z}}(E_0)\bigr)\). Alors l'hom. induit \[ U \longrightarrow G \] s'annule sur \(U \cap I'\), donc passe au quotient en un hom. \[ U/U \cap I' = \operatorname{Im}\bigl(U \to \mathbb{Z}_\ell(1)\bigr) \longrightarrow \text{\struck{\ill{}}}\ G . \] les \(N\) de cette page surchargent une autre lettre ; dans la définition de \(U\), c'est vraisemblablement l'image inverse dans \(I\) du noyau indiqué que l'auteur a en vue ; le but de la dernière flèche est noirci et récrit.
19p. 18 de l'auteur. Le numéro 4.5 de ce corollaire répète celui de la p. 18 ; les numéros (4.7), (4.8), 4.9 surchargent d'autres chiffres. En d'autres termes :
Corollaire 4.5. Avec les notations de 4.4, quitte à remplacer \(I\) par sa restriction à un sous-groupe ⌜convenable⌝ ouvert \(U\) de \(\pi\), la représentation donnée \(u : I \to G\) se factorise en une représentation \[ U \longrightarrow \operatorname{Im}\bigl(U \to \mathbb{Z}_\ell(1)\bigr) \longrightarrow G \] d'un sous-groupe ouvert ⌜\(U'\) […]⌝ […] du facteur \(\mathbb{Z}_\ell(1)\) \(\ell\)-primaire \(\mathbb{Z}_\ell(1)\) de \(I_t\).
Si \(\ell^{\nu}\) est l'indice de ce dernier, alors la multiplication par \(\ell^{\nu}\) induit un isomorphisme \[ (4.7) \qquad \mathbb{Z}_\ell(1) \xrightarrow{\ \sim\ } U' , \] et on est donc ramené, pour étudier la restriction de \(u\) à \(U\), à étudier une représentation \(\ell\)-adique du groupe \(\mathbb{Z}_\ell(1)\).
En fait, souvent on a besoin de prendre \(U\) tel que \(K \cap U \subset K \cap\) \[ P \cap U \subset P \cap N , \] la ligne biffée porte une lettre noircie, peut-être \(K\) ou \(N\). de sorte que la restriction de \(u\) à \(U\) se factorise en un hom. \[ U' = \text{\struck{$\operatorname{Im}$}}\ \operatorname{Im}(U \to I_t) \longrightarrow G . \] Ici encore, on trouve un isom. canonique \[ (4.8) \qquad U' \simeq I_t \simeq \prod_{\ell' \neq p} \mathbb{Z}_{\ell'}(1) \] la lecture du premier \(\simeq\) (« \(U' \simeq I_t\) ») est littérale ; le sens attendu est sans doute que \(U'\) est un sous-groupe ouvert de \(I_t\), isomorphe à lui.
On retiendra en particulier que \(U'\) est commutatif.
4.9. On peut aussi exprimer ceci en disant que, quitte à faire une extension séparable finie \(K_1\) de \(K\), […] le groupe de \(I\) défini par une repr. \(\ell\)-adique la rep. \(\ell\)-adique … se factorise par sa « partie \(\ell\)-primaire » \(I^{(\ell)} = \mathbb{Z}_\ell(1)\). les deux dernières lignes de la page sont serrées et en partie surchargées ; la lecture en est incertaine.
20p. 19 de l'auteur. 4.10. Parfois on arrive à considérer un vectoriel de dim. finie \(E\) sur \(\mathbb{Q}_\ell\), et une représentation continue \[ (4.10.1) \qquad u : \pi \longrightarrow \operatorname{Aut}_{\mathbb{Q}_\ell}(E) . \] Le fait à retenir est que (\(\pi\) étant compact) il existe toujours un « réseau invariant par \(\pi\) », i.e. un sous-\(\mathbb{Z}_\ell\)-module \(E_{\mathbb{Z}_\ell}\), tel que libre de type fini sur \(\mathbb{Z}_\ell\), stable par \(\pi\), tel que \(E_{\mathbb{Z}_\ell} \otimes_{\mathbb{Z}_\ell} \mathbb{Q}_\ell \xrightarrow{\ \sim\ } E\), donc ⌜donc (4.10.1)⌝ se factorise ⌜en⌝ \[ (4.10.2) \qquad u_{\mathbb{Z}_\ell} : \pi \longrightarrow \operatorname{Aut}_{\mathbb{Z}_\ell}(E_{\mathbb{Z}_\ell}) . \] Il s'ensuit ⌜donc⌝ que pour tout sous-groupe \(Q\) de \(\pi\) qui est une limite projective de groupes finis d'ordre premier à \(\ell\), \(u(Q)\) est un sous-groupe fini de \(G = \operatorname{Aut}_{\mathbb{Q}_\ell}(E)\), et les cor. 4.5, et 4.6 … restent applicables.
5. Représentations quasi-unipotentes
Définition 5.1. Soit \(\pi\) un groupe profini, \(u : \pi \to \operatorname{Aut}_R(E)\) une représentation linéaire de \(\pi\) dans ⌜dans un⌝ vectoriel de dim. finie sur un corps \(R\). On dit que \(u\) est […] quasi-unipotente si \(\forall g \in \pi\), \(u(g)\) est un automorphisme quasi-unipotent de \(E\), i.e. ses valeurs propres (dans une clôture alg. de \(R\)) sont toutes des racines de 1, ou encore s'il existe … des polynômes car. \(\det(T\,\mathrm{id} - u)\) … \(T^{n} - 1\). On dit que la fin de la page est serrée et en partie illisible ; la définition se poursuit au-delà de la fin du lot.