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    <fileDesc>
      <titleStmt>
        <title>Fonds Grothendieck, cote n° 23, pages 41–60 — transcription</title>
        <author>Alexandre Grothendieck</author>
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          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne (<date when="2026-09-21">2026-09-21</date>)</resp>
          <name xml:id="pass" type="model">Fable 5.1 (claude-fable-5-1)</name>
        </respStmt>
        <respStmt>
          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">grothendieck.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
        </respStmt>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Édition de démonstration</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-09-25">2026-09-25</date>
        <availability status="restricted">
          <p>Le fonds Alexandre Grothendieck est sous droits. Cette transcription
          est une édition de démonstration, non autorisée, produite par une
          machine et non vérifiée ; aucune image du fonds n'est reproduite. La
          source LaTeX dont ce fichier dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project.</p>
        </availability>
        <ref target="https://grothendieck.commutator.io/">https://grothendieck.commutator.io</ref>
      </publicationStmt>
      <sourceDesc>
        <msDesc>
          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Montpellier</settlement>
            <repository>Université de Montpellier</repository>
            <collection>Fonds Alexandre Grothendieck (archives mathématiques, 1949–1991)</collection>
            <idno type="cote">23</idno>
          </msIdentifier>
          <head>EGA IV. Compléments : notes manuscrites (s.d.), lettres (1966, 1968), tapuscrit (s.d.).</head>
          <msContents>
            <summary>Pages 41 à 60 de la cote, dans la
            numérotation des archivistes (crayon, en bas à gauche de chaque
            page) ; lot 3 de vingt pages.
            Les pages absentes de la transcription ne portent pas de
            mathématiques et sont omises ; le saut dans la numérotation en est
            le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          <history><origin><origDate>1966-1968</origDate><note>Datation de l'inventaire de l'Université de Montpellier, reproduite telle quelle ; les crochets sont ceux des archivistes.</note></origin></history>
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://grothendieck.umontpellier.fr/23.pdf">https://grothendieck.umontpellier.fr/23.pdf</ref>
                <note>Fac-similé numérique de l'Université de Montpellier. Sa
                première page est une feuille de garde générée par
                l'université : la page <hi rend="italic">n</hi> des archivistes
                est la page <hi rend="italic">n</hi>+1 du PDF, et l'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> tient compte de ce décalage.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription mathématique du fonds, une passe de vingt pages par
        conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe-grothendieck</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\add</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> ; <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi>.</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="grothendieck-tei" version="1">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project">https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
    </encodingDesc>
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      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="2026-09-21" who="#pass">Première passe de transcription.</change>
      <change when="2026-09-25" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="3">
<div type="section">
<head>Lettre et errata de Lê Dũng Tráng (11 janvier 1968) : EGA IV, §§ 20–21</head>
<pb n="43" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/23.pdf#page=44"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Lettre de Lê Dũng Tráng, de sa main, datée « Paris le 11/01/68 »,
adressée « à Monsieur le Professeur A. Grothendieck, IHES, Bures s/Yvette ».
Elle accompagne les trois feuillets d'errata qui suivent, numérotés ①, ②, ③
par lui en haut à gauche.</note></p>
<p>Monsieur le Professeur,</p>
<p>Ayant égaré les feuilles sur lesquelles étaient relevés les errata, aussi je
me permets de vous envoyer si tardivement ces nouvelles-ci. Les errata ont été
relevés pour la plupart dans les définitions. Je ne sais pas s'ils entravent
des démonstrations car celles-ci faisaient intervenir des éléments de
mathématiques que je ne possède pas comme les idéaux associés ou la
profondeur d'un anneau. Pardonnez donc la trivialité de ces errata.</p>
<p>Veuillez agréer, Monsieur le professeur, l'expression de mes sentiments
respectueux et de ma profonde admiration.</p>
<pb n="44" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/23.pdf#page=45"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Feuillet ① des errata, de la main de Lê Dũng Tráng. La première
indication (« A la place de … lire : ») est ajoutée en petit au-dessus
de la première ligne, après coup ; elle est rendue ici à sa place logique.</note></p>
<p>(20.1.3) A la place de « Nous allons nous intéresser… n'est autre que
l'ensemble des éléments réguliers de <formula notation="TeX">\mathcal{O}_X</formula> » lire : « Nous allons
nous intéresser ici au cas où <formula notation="TeX">\mathcal{S}</formula> est le sous-faisceau
<formula notation="TeX">\mathcal{S}(\mathcal{O}_X)</formula> de <formula notation="TeX">\mathcal{O}_X</formula> tel que pour tout ouvert <formula notation="TeX">U</formula>,
<formula notation="TeX">\Gamma(U, \mathcal{S})</formula> soit l'ensemble des éléments réguliers de l'anneau
<formula notation="TeX">\Gamma(U, \mathcal{O}_X)</formula> dont la restriction à tout ouvert <formula notation="TeX">V \subset U</formula> est
encore régulière dans <formula notation="TeX">\Gamma(V, \mathcal{O}_X)</formula>. Il est immédiat qu'il s'agit
d'un faisceau car un élément est dans <formula notation="TeX">\Gamma(U, \mathcal{S})</formula> si et seulement
si il est dans <formula notation="TeX">\Gamma(U, \mathcal{O}_X)</formula> et <del>tous</del> ses germes en tout
point <formula notation="TeX">x</formula> de <formula notation="TeX">U</formula> sont des éléments réguliers de <formula notation="TeX">\mathcal{O}_{X,x}</formula>. Il faut
remarquer que <formula notation="TeX">\mathcal{S}(\mathcal{O}_X)_x</formula> n'est pas <del>toujo</del>
nécessairement l'ensemble des éléments réguliers de <formula notation="TeX">\mathcal{O}_{X,x}</formula>. »</p>
<p>(20.1.4) au lieu de : « qui n'est autre que <del>un</del> <supplied resp="#pass">l'</supplied>anneau total
des fractions de <formula notation="TeX">\Gamma(U, \mathcal{O}_X)</formula> », — lire : « qui est un anneau
de fractions à dénominateurs dans une partie multiplicativement stable
composée d'éléments réguliers ».
<note type="editorial" resp="#pass">le « l' » est de la main de Lê, porté au-dessus du « un » biffé ; il
n'est pas de l'éditeur.</note></p>
<p>(20.1.8) à la place de : « en effet, si <formula notation="TeX">s \in \Gamma(U, \mathcal{S}(\mathcal{K}_X))</formula>
… inversible dans cet anneau de fractions », — lire :
« en effet, si <formula notation="TeX">s \in \Gamma(U, \mathcal{S}(\mathcal{K}_X))</formula>, pour tout
<formula notation="TeX">x \in U</formula> il existe un voisinage ouvert <formula notation="TeX">V \subset U</formula> de <formula notation="TeX">x</formula> tel que <formula notation="TeX">s|V</formula> soit
un élément régulier de <formula notation="TeX">\Gamma(V, \mathcal{O}_X)[\Gamma(V, \mathcal{S})^{-1}]</formula>
dont toutes les restrictions à des ouverts <formula notation="TeX">W</formula> inclus dans <formula notation="TeX">V</formula> sont des
éléments réguliers de <formula notation="TeX">\Gamma(W, \mathcal{O}_X)[\Gamma(W, \mathcal{S})^{-1}]</formula>
et on sait que dans ce cas <formula notation="TeX">s|V</formula> est inversible dans
<formula notation="TeX">\Gamma(V, \mathcal{O}_X)[\Gamma(V, \mathcal{S})^{-1}]</formula>. »</p>
<p>(20.1.11) Remplacer « <formula notation="TeX">\mathcal{S}_f(U)</formula> l'ensemble des sections régulières
<formula notation="TeX">s \in \Gamma(U, \mathcal{O}_X)</formula> <del>telles que</del> », — par :
« <formula notation="TeX">\mathcal{S}_f(U)</formula> l'ensemble des sections régulières
<formula notation="TeX">s \in \Gamma(U, \mathcal{S})</formula> <del>telles que</del> de <formula notation="TeX">\mathcal{O}_X</formula> au
dessus de <formula notation="TeX">U</formula> telles que… »
<note type="editorial" resp="#pass">au-dessus du premier « telles que » biffé, un « que » est repris en
interligne ; il ne modifie pas la lecture.</note></p>
<pb n="45" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/23.pdf#page=46"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Feuillet ② des errata.</note></p>
<p>(21.1.5) A la place de : « Le faisceau <formula notation="TeX">\mathcal{S}(\mathcal{O}_X)</formula> … 
les éléments réguliers de <formula notation="TeX">\Gamma(U, \mathcal{O}_X)</formula> », lire : « Le faisceau
<formula notation="TeX">\mathcal{S}(\mathcal{O}_X)</formula> (20.1.3) dont les sections au-dessus d'un ouvert
<formula notation="TeX">U</formula> de <formula notation="TeX">X</formula> sont les éléments réguliers de <formula notation="TeX">\Gamma(U, \mathcal{O}_X)</formula> dont
toutes les restrictions aux ouverts <formula notation="TeX">V</formula> inclus dans <formula notation="TeX">U</formula> sont encore des
éléments réguliers ».</p>
<p>(21.1.6) A la fin du paragraphe au lieu de : « il existe un élément régulier
<formula notation="TeX">t</formula> de <formula notation="TeX">\Gamma(U, \mathcal{O}_X)</formula>… » lire « il existe un élément
<del>régulier</del> <formula notation="TeX">t</formula> de <formula notation="TeX">\Gamma(U, \mathcal{S}(\mathcal{O}_X))</formula> ».</p>
<p>(21.2.9) Après la ligne (21.2.9.1) lire :</p>
<p>« qui est un isomorphisme : en effet si <formula notation="TeX">U</formula> est un ouvert de <formula notation="TeX">X</formula> tel que
<formula notation="TeX">\mathcal{J}|U = \mathcal{O}_U \cdot f</formula> où <formula notation="TeX">f \in \Gamma(U, \mathcal{K}_X^*)</formula>,
d'après (21.2.2) on déduit que l'on a <del>un isomorphisme</del> restreint à <formula notation="TeX">U</formula>
un isomorphisme <del>de</del> qui à toute section <formula notation="TeX">t</formula> de
<formula notation="TeX">\mathcal{K}_X(\mathcal{J})|U</formula> au-dessus de <formula notation="TeX">V \subset U</formula> fait correspondre une
section <formula notation="TeX">\bar{t}</formula> de <formula notation="TeX">\mathcal{K}_X|U</formula> au-dessus de <formula notation="TeX">V \subset U</formula> ; restreint à
<formula notation="TeX">U</formula> l'isomorphisme (21.2.9) est celui qui à toute section <formula notation="TeX">t</formula> de
<formula notation="TeX">\mathcal{K}_X(\mathcal{J})|U</formula> au-dessus de <formula notation="TeX">V \subset U</formula> fait correspondre la
section <formula notation="TeX">\bar{t}\,(f|V)</formula> au-dessus de <formula notation="TeX">V \subset U</formula>. Dans l'isomorphisme
(21.2.9.1) … »</p>
<p>(21.2.9) Après la ligne (21.2.9.2) lire :</p>
<p>« et on désigne par <formula notation="TeX">s_D</formula> la section méromorphe régulière de
<formula notation="TeX">\mathcal{O}_X(D)</formula> au-dessus de <formula notation="TeX">X</formula> qui correspond par cet isomorphisme à la
section <formula notation="TeX">1</formula> de <formula notation="TeX">\mathcal{K}_X</formula>. Si <formula notation="TeX">U</formula> est un ouvert de <formula notation="TeX">X</formula> tel que
<formula notation="TeX">\mathcal{O}_X(D)|U = \mathcal{O}_U \cdot f^{-1}</formula> où
<formula notation="TeX">f \in \Gamma(U, \mathcal{K}_X^*)</formula> <del>et si</del> on a <formula notation="TeX">D|U = \operatorname{div}_U(f)</formula>.
De plus pour un tel <formula notation="TeX">U</formula> on a un isomorphisme de <formula notation="TeX">\mathcal{K}_X(\mathcal{J})|U</formula>
sur <formula notation="TeX">\mathcal{K}_X|U</formula> qui à toute section <formula notation="TeX">t</formula> au-dessus de <formula notation="TeX">V \subset U</formula> fait
correspondre <formula notation="TeX">\bar{t}</formula> ; cet isomorphisme fait correspondre à <formula notation="TeX">s_D|U</formula> la
section <formula notation="TeX">f</formula> de <formula notation="TeX">\Gamma(U, \mathcal{K}_X^*)</formula> donc :
<formula notation="TeX" rend="display">(21.2.9.3) \qquad \operatorname{div}(s_D) = D .</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">dans « <formula notation="TeX">\mathcal{O}_X(D)|U = \mathcal{O}_U \cdot f^{-1}</formula> » le « <formula notation="TeX">(D)</formula> »
et l'exposant <formula notation="TeX">-1</formula> sont repassés à l'encre par-dessus une première écriture ;
la lecture retenue est celle de la correction.</note></p>
<pb n="46" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/23.pdf#page=47"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Feuillet ③ des errata.</note></p>
<p>(21.2.12) à la première ligne ajouter <del>l'hypothèse</del> <del>condition</del> :
« localement noethérien » entre « préschéma » et « <formula notation="TeX">X</formula> ».</p>
<p><del>(21.3.6)</del>
<note type="editorial" resp="#pass">le numéro est barré de hachures croisées et rien ne le suit : l'erratum
prévu a été abandonné.</note></p>
<p>(21.6.2) fin du paragraphe lire <formula notation="TeX">\mathfrak{Z}^p(X)</formula> au lieu de <formula notation="TeX">Z^p(X)</formula>.</p>
</div>
<div type="section">
<head>EGA IV 18 ; EGA VI</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Un seul feuillet, de sa main, à l'encre, rapide ; l'intitulé de la
section reprend ses deux titres, « EGA IV 18 » en tête et « EGA VI » au milieu
du feuillet. Le second bloc est séparé du premier par un trait horizontal.</note></p>
<pb n="48" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/23.pdf#page=49"/>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}
X \arrow[d, "u"'] \\
Y
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p>non ramifié</p>
<p><formula notation="TeX">U</formula> <del><gap reason="illegible"/></del> ouvert schématiquement dense de <formula notation="TeX">Y</formula></p>
<p><formula notation="TeX">Y_0</formula> sous-schéma fermé de <formula notation="TeX">Y</formula>, tel que <formula notation="TeX">|Y_0| = |Y|</formula></p>
<p><formula notation="TeX">u_U</formula> une <del><gap reason="illegible"/></del> section de <formula notation="TeX">X</formula> sur <formula notation="TeX">U</formula></p>
<p><formula notation="TeX">u_{Y_0}</formula> une section de <formula notation="TeX">X</formula> sur <formula notation="TeX">Y_0</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">la seconde ligne est écrite par un trait de rappel sous « une section
de <formula notation="TeX">X</formula> sur », suivi de « <formula notation="TeX">Y_0</formula> » : le « une section de <formula notation="TeX">X</formula> sur » est
sous-entendu par lui, non ajouté par nous.</note></p>
<p><formula notation="TeX">u_U</formula> et <formula notation="TeX">u_{Y_0}</formula> coïncident sur <formula notation="TeX">U_0 = Y_0 \cap U</formula>.</p>
<p>Alors <formula notation="TeX">\exists !</formula> section <formula notation="TeX">u</formula> de <formula notation="TeX">X</formula> sur <formula notation="TeX">Y</formula>, dont les restr. :
<formula notation="TeX">Y_0</formula> et <formula notation="TeX">U \mapsto u_{Y_0}</formula> et <formula notation="TeX">u_U</formula>.</p>
<p>EGA VI</p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}[column sep=small]
X \arrow[d, "\text{non ram.}"'] &amp; &amp; \\
Y &amp; Y' \arrow[l, "\text{loc. noeth. fini épim.}"'] &amp; Y'' \arrow[l, bend left=20] \arrow[l, bend right=20]
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p><formula notation="TeX">Y'' \to Y' \times_Y Y'</formula> surjectif
<note type="editorial" resp="#pass">le « noeth. » sous la flèche <formula notation="TeX">Y' \to Y</formula> est surchargé et se lit comme
biffé — ce serait cohérent avec la note marginale qui suit — mais la
biffure n'est pas certaine et le mot est laissé dans le diagramme.</note></p>
<p><note type="authorial" place="margin">On doit pouvoir éliminer l'hyp. loc. noeth. et remplacer fini
par <unclear>entier</unclear></note>
<note type="editorial" resp="#pass">note verticale en marge droite, à hauteur du diagramme, le dernier
mot souligné.</note></p>
<p>Alors <formula notation="TeX">X(Y) \to X(Y') \rightrightarrows X(Y'')</formula> est exact</p>
<p><hi rend="italic">Corollaire des deux</hi>    Variante en remplaçant <formula notation="TeX">Y_0</formula> par un <formula notation="TeX">Y'</formula>
fini surjectif sur <formula notation="TeX">Y</formula></p>
<p><hi rend="italic">Corollaire</hi>    Si <formula notation="TeX">f : X \to Y</formula> est <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>…
<note type="editorial" resp="#pass">la dernière ligne s'interrompt sur des points de suspension de sa
main ; les deux mots entre « est » et les points n'ont pas pu être lus (le
premier pourrait être « un. », le second commence par « f »).</note></p>
</div>
<div type="section">
<head>Suites régulières — Th. 11.2.9 de Raynaud</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">L'intitulé est de sa main, sur un feuillet par ailleurs blanc (la page
49), en haut à droite, « Suites régulières » souligné : c'est la couverture
du dossier qui suit.</note></p>
<pb n="50" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/23.pdf#page=51"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Feuillet à en-tête de l'IHES, de sa main, au crayon.</note></p>
<p><hi rend="italic">Applications de 11.2.9 dans la suite du Chap. IV</hi></p>
<p>11.3.4. (i)</p>
<p>11.3.8. b')</p>
<p>17.12.1. c')</p>
<p>19.2.4. c')</p>
<p>19.4.6. (ii)</p>
<p>À signaler <del><gap reason="illegible"/></del> remarques ?
<note type="editorial" resp="#pass">« À signaler » et « remarques » sont soulignés ; le mot biffé entre
eux est court et ne se lit pas.</note></p>
<pb n="51" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/23.pdf#page=52"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Feuillet à en-tête de l'IHES, de sa main, à l'encre.</note></p>
<p><hi rend="italic">Suites régulières, immersions régulières</hi></p>
<p><formula notation="TeX">0_{\mathrm{IV}}</formula> 15</p>
<p>IV 11.3.7.    11.3.8.</p>
<p>IV 16.9.</p>
<p>IV 19.</p>
<p>IV 21.15.</p>
<p>Lettres Deligne 17. Oct. 66. et 29 Oct. 66.</p>
<p><del>Notion d'immersion régulière dans le cas non noethérien :
<unclear>est-elle vraisemblable</unclear> ?? Vérifier § 16 !!</del>
<note type="editorial" resp="#pass">ce bloc de trois lignes est encadré de deux traits horizontaux et
barré de deux longues diagonales ; il est transcrit comme biffé en entier.
Les lettres Deligne des 17 et 29 octobre 1966 sont celles des pages 57–60.</note></p>
<pb n="52" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/23.pdf#page=53"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Tapuscrit, copie carbone, deux pages (52–53), sans en-tête ni
signature ; le texte est à la première personne (« mon séminaire sur
Riemann-Roch ») et se lit comme un post-scriptum de lettre. Les surfrappes
de la machine deviennent <del></del>, les mots frappés en interligne <supplied resp="#pass"></supplied>.</note></p>
<p>PS    Dans mon séminaire sur Riemann-Roch cette année, on doit
mani<del>f</del>puler systématiquement les immersions régulières dans le cas
non noethérien, et il apparait (hélas) que la notion introduite sous ce nom
dans EGA 16.9.2. n'est pas la bonne notion. Un premier canular important,
c'est que si <formula notation="TeX">A</formula> est un anneau local, et <formula notation="TeX">x, y</formula> deux éléments de son idéal
maximal, il est facile de donner un exemple ou <formula notation="TeX">(x, y)</formula> est une suite
régulière, et <formula notation="TeX">(y, x)</formula> ne l'est pas. La notion de suite régulière de
générateurs d'un idéal ne jouit donc pas du tout des propriétés habituelles,
comme celle qu'il suffise de prendre une base de <formula notation="TeX">J/J^2</formula> et de relever. Par
suite, la notion d'immersion régulière n'a pas l'air de devoir se comporter
comme il faut par localisation plate ou même étale, ce qui est un autre grave
inconvénient, en entrainant toute sorte d'autres d'ailleurs. Il apparait
maintenant que la notion vraiment serviable pour une suite <formula notation="TeX">(f_1, \ldots, f_n)</formula>
d'éléments d'un anneau (engendrant un idéal <formula notation="TeX">J</formula>) c'est que le complexe de
l'algèbre extérieure construit avec soit nul en degrés <formula notation="TeX">0</formula>. Alors on prouve
que la suite est aussi quasi-régulière, et de plus que toute autre suite de
<supplied resp="#pass">n</supplied> générateurs de <formula notation="TeX">J</formula> a la même propriété que celle énoncée pour
<formula notation="TeX">(f_1, \ldots, f_n)</formula>. Il y aurait lieu alors de dire que <formula notation="TeX">J</formula> est un idéal
régulier si localement il peut être engendré par une suite comme dessus
(qu'on pourrait peut-être appeler « suite Koszul-régulière » ou
« essentiellement régulière », si on tient à ne pas changer la terminologie
des <hi rend="italic">suites</hi> régulières), et à définir de façon correspondante la
notion d'immersion régulière. Ces notions (suite K-régulière, idéal régulier,
immersion régulière) se descendent bien par fpqc. Un composé de deux
immersions régulières est itou, et les deux autres propriétés de
transitivité de 19.1.5. (iii) revu semblent marcher encore sans hypothèse
noethérienne (Berthelot en a déjà vérifié une,
<note type="editorial" resp="#pass">« complexe de l'algèbre extérieure construit avec soit nul » : le
« avec » est suivi directement de « soit », sans le nom du complexe ; frappé
ainsi. Le « n » de « suite de <formula notation="TeX">n</formula> générateurs » est frappé en interligne.</note></p>
<pb n="53" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/23.pdf#page=54"/>
<p>en tous cas. De plus, bien entendu, pour ce qu'on veut en faire pour R.R., c'est
bien la nouvelle notion d'immersion régulière qui fait tout marcher.</p>
<p>Du point de vue pratique, il me semble évidemment trop tard pour faire les
changements désirables sur épreuves dans IV 16, 19. On peut cependant ajouter
une remarque 19.1.8., dans laquelle nous ferions l'aveu que <del>la</del> la
définition adoptée dans le texte de immersion régulière <del>n</del>s'est
<del>pas</del> avérée peu maniable dans le cas non noethérien, et qu'il y aurait
lieu de la modifier comme je viens de le dire, en référant le lecteur
intéressé, <supplied resp="#pass">pour des détails</supplied> en attendant la réédition du Chap IV des
EGA, au séminaire SGA 6 (qui devrait sortir vers la fin de l'année 67 ou
début 68). De plus, à l'endroit du par. 16 ou on introduit la définition
incriminée, nous pourrions insérer une note de bas de page, renvoyant le
lecteur à la remarque 19.1.8. concernant cette définition. (NB Dans le
par. 16, c'est en fait la notion quasi-régulière qui sert vraiment …).
<note type="editorial" resp="#pass">le passage « ajouter une remarque 19.1.8. … la définition
incriminée » est marqué en marge gauche d'un double trait vertical au
crayon.</note></p>
<p>Au moment de la réédition du Chap IV, il y aura lieu également de revoir
<formula notation="TeX">0_{\mathrm{IV}}</formula> 15 dans le même esprit ; je prévois que l'on pourra
également y remplacer partout les hypothèses « suite régulière », par
l'hypothèse plus faible et plus maniable « suite Koszul-régulière ». S'il en
est bien ainsi, il s'imposera alors, pour les suites également, de réserver
le mot le plus court à la notion qui manifestement est la plus serviable, et
il faudra <unclear>envisaher</unclear><note type="editorial" resp="#pass">sic</note> de changer <del><gap reason="illegible"/></del> notre
terminologie, en disant « suite régulière » au lieu de « suite
Koszul-régulière », et en réservant tout au plus un terme tel que « suite
strictement régulière » à la notion éculée. Bien sûr, dans le cas
noethérien, les trois variantes (régulière, quasi, et Koko) sont
équivalentes.</p>
</div>
<div type="section">
<head>Lettres Deligne</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">L'intitulé est de sa main, en haut à droite d'un feuillet par
ailleurs blanc (la page 54) : couverture des lettres qui suivent. Les trois
lettres sont de la main de Pierre Deligne, à l'encre, et sont classées dans
l'ordre inverse des dates ; les annotations au crayon qu'elles portent sont
de Grothendieck et sont rendues par <note type="authorial" place="margin"></note>.</note></p>
<pb n="55" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/23.pdf#page=56"/>
<p>Bruxelles 5, le 15 décembre 1966</p>
<p>Cher Grothendieck,</p>
<p>Je lis aujourd'hui ta lettre du 28. Après avoir tourné 7 fois ma langue dans
ma bouche, je répète mon objection à l'hypothèse « tout quotient de tout
sous-module de <formula notation="TeX">M</formula> est séparé pour la topologie <formula notation="TeX">J</formula>-adique », qui
<hi rend="italic">n'est pas</hi> <supplied resp="#pass">en général</supplied> vérifiée pour <formula notation="TeX">M</formula> de type fini sur la
<formula notation="TeX">A</formula>-algèbre <formula notation="TeX">B</formula>, <formula notation="TeX">A</formula> et <formula notation="TeX">B</formula> noethériens, <formula notation="TeX">JB \subset R(B)</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">« en général » est ajouté par Deligne en interligne, avec un signe
d'insertion ; le <supplied resp="#pass"></supplied> le signale comme ajout de l'auteur de la lettre,
non de l'éditeur. « n'est pas » est souligné.</note></p>
<p><hi rend="italic">Contre exemple</hi> : <formula notation="TeX">A</formula> noethérien local, <formula notation="TeX">J = \mathfrak{m}</formula></p>
<p><formula notation="TeX">B = A[[T]]</formula>, <formula notation="TeX">M = B</formula></p>
<p>comme <hi rend="italic"><formula notation="TeX">A</formula>-module</hi>, <formula notation="TeX">B \simeq A_s^{\mathbf{N}}</formula>, donc tout module
quotient de <formula notation="TeX">A_s^{(\mathbf{N})}</formula> est quotient d'un sous-<formula notation="TeX">A</formula>-module de <formula notation="TeX">B</formula>.
<del>Un</del> Un module ayant un système dénombrable de générateurs n'a aucune
raison d'être séparé !
<note type="editorial" resp="#pass">l'indice <formula notation="TeX">s</formula> de <formula notation="TeX">A_s^{\mathbf{N}}</formula> et <formula notation="TeX">A_s^{(\mathbf{N})}</formula> est écrit
ainsi et n'est pas expliqué dans la lettre.</note></p>
<p>Bien sûr, les démonstrations <del>ne</del> n'utilisent que des quotient et
sous-modules comme <formula notation="TeX">B</formula>-modules.</p>
<p>J'essayerai encore une fois de lire 19.7.</p>
<p>Bien à toi</p>
<p>P. Deligne</p>
<p>P.S. Je rappelle que l'adresse où tu me touches le plus rapidement est :
S.M. P. Deligne, Athénée Royal de Rösrath, BPS 8, FBA (forces belges en
Allemagne)</p>
<p>P.S. Je commence à lire IV § 16. La démonstration de 16.1.5 est canulée,
comme on le voit en prenant <formula notation="TeX">X = \operatorname{Spec}(k[T])</formula>,
<formula notation="TeX">Y = \operatorname{Spec}(k[T]) \sqcup \operatorname{Spec}(k)</formula>, tous deux
affins.
<note type="editorial" resp="#pass">le « 5 » de 16.1.5 est repassé en gras par-dessus un premier chiffre.
En marge gauche, un croquis : deux accolades « <formula notation="TeX">Y</formula> » et « <formula notation="TeX">X</formula> » devant deux
traits horizontaux superposés, celui de <formula notation="TeX">Y</formula> portant un point isolé au-dessus,
et une flèche verticale descendante de <formula notation="TeX">Y</formula> vers <formula notation="TeX">X</formula> — la droite affine
avec un point disjoint, au-dessus de la droite affine.</note>
Avec les notations de 16.1.15 (i), <formula notation="TeX">J = 0</formula>, mais les voisinages
infinitésimaux de <formula notation="TeX">Y</formula> ne sont pas <del><gap reason="illegible"/></del> triviaux en
<formula notation="TeX">\operatorname{Spec}(k)</formula></p>
<p>J'ignore si la proposition est vraie —</p>
<pb n="56" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/23.pdf#page=57"/>
<p>Par ailleurs, même en admettant 16.1.5, 16.1.6 n'est pas convaincant en
général : si <formula notation="TeX">B</formula> est de présentation finie sur <formula notation="TeX">A</formula>, j'ignore si le noyau de
<formula notation="TeX">A \to B</formula> est un idéal de type fini. C'est sans doute faux.</p>
<pb n="57" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/23.pdf#page=58"/>
<p>Rösrath, le 29 octobre 1966</p>
<p>Cher Grothendieck,</p>
<p>Je te signale tout d'abord mon adresse en Allemagne, maintenant définitive
(jusqu'au 1er juillet 67) : S.M. Pierre Deligne, Athénée
royal, BPS 8, FBA (forces belges en Allemagne).</p>
<p>Je suis en train de lire EGA IV 19 que tu m'as envoyé.</p>
<p><hi rend="bold">a) remarque sur les hypothèses de séparation utilisées</hi></p>
<p>L'hypothèse <formula notation="TeX">(*)</formula> « tout quotient de tout sous-module de <formula notation="TeX">M</formula>
<del><gap reason="illegible"/></del> (resp <formula notation="TeX">M^n</formula>) est séparé pour la topologie <formula notation="TeX">J</formula>-adique » me
semble idiote :</p>
<p>(i) elle <del>n'implique pas</del> n'est pas impliquée par l'hypothèse de
finitude relative noethérienne standart : « <formula notation="TeX">M</formula> fini sur la <formula notation="TeX">A</formula>-algèbre
noethérienne <formula notation="TeX">B</formula>, <formula notation="TeX">A</formula> noethérien, et <formula notation="TeX">JB \subset R(B)</formula> » qui elle est
naturelle.
<note type="authorial" place="margin">?</note>
<note type="editorial" resp="#pass">un point d'interrogation au crayon, en marge gauche, contre un trait
vertical qui couvre l'énoncé (i).</note></p>
<p>(ii) le seul exemple non trivial indiqué où cette hypothèse est vérifiée,
soit 19.5.6 (ii), est canulé, car <del><gap reason="illegible"/></del> dans <formula notation="TeX">(*)</formula> on ne se limite
pas à prendre des quotients par des sous-modules gradués.
<note type="authorial" place="margin">Err</note>
<note type="authorial" place="margin"><gap reason="illegible"/></note>
<note type="editorial" resp="#pass">« Err », souligné, au crayon, en marge gauche à hauteur de (ii) ;
au-dessous, deux mots au crayon écrits en oblique et soulignés d'un trait
montant, dont le premier pourrait se lire « ja » et le second n'a pas été
lu ; une parenthèse ouvrante couvre les deux dernières lignes de (ii).</note></p>
<p>[exemple : <formula notation="TeX">A = B[T]</formula>, <formula notation="TeX">M = N[T]</formula>, <formula notation="TeX">N</formula> est un <formula notation="TeX">A</formula>-module, <formula notation="TeX">T</formula> agissant par
<formula notation="TeX">1</formula>, et ce <formula notation="TeX">A</formula>-module est quotient de <formula notation="TeX">M</formula>]
<note type="authorial" place="margin">!</note>
<note type="editorial" resp="#pass">un point d'exclamation au crayon en marge gauche de l'exemple ; le
<formula notation="TeX">N</formula> de « <formula notation="TeX">N</formula> est un <formula notation="TeX">A</formula>-module » est repassé sur une autre lettre.</note></p>
<p>Je crois qu'il faut éviter d'employer des hypothèses de séparation qu'on ne
rencontre pas dans la nature, comme « idéalement séparé » etc., et se
limiter à utiliser (i) — J'avoue toutefois, avec honte, que dans le même
geste sacrilège je serais prêt à supposer tous les schémas séparés et
noethériens…</p>
<p>Sinon, pour coiffer (i) et <formula notation="TeX">(*)_{\mathrm{resp}}</formula> on pourrait prendre :</p>
<p><formula notation="TeX">\forall f : N \to P</formula>, si <formula notation="TeX">N</formula> et <formula notation="TeX">P</formula> sont finis sur <formula notation="TeX">A</formula>,
<formula notation="TeX">\operatorname{Ker}(M \otimes N \to M \otimes P)</formula> est <formula notation="TeX">J</formula>-séparé.
<note type="authorial" place="margin">!</note>
<note type="editorial" resp="#pass">un point d'exclamation au crayon et une parenthèse en marge gauche
contre l'énoncé. Le <formula notation="TeX">P</formula> y est écrit trois fois par-dessus un <formula notation="TeX">M</formula> ; dans le
noyau, ce qui précède <formula notation="TeX">M \otimes P</formula> est biffé et surchargé, et l'on retient
la lecture corrigée.</note></p>
<pb n="58" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/23.pdf#page=59"/>
<p><hi rend="bold">b) réponse à 19.5.6. (iii)</hi></p>
<p>l'implication b) <formula notation="TeX">\Rightarrow</formula> c) de 19.5.5 est vraie sans qu'on doive
faire aucune hypothèse de séparation. Pour le voir, il suffit de lire le
cas <formula notation="TeX">n = 1</formula> de la démonstration « à la Schwartz ».</p>
<p>Vu l'urgence que tu m'as signalée, et bien qu'il soit peut-être trop tard,
je joins une rédaction de la démonstration (copiée sur la primitive)</p>
<p>— Je n'ai pas encore compris 19.7.</p>
<p>— J'ai beaucoup aimé le projet EGA I § 0 jusqu'à la pg 10, où la topologie
du spectre tombe du ciel. Ne faudrait-il pas parler de topologie avant de
parler d'espace topologique ?</p>
<p>— Je ne suis pas capable de rédiger une théorie naïve utilisable des
intersections, et n'ai pas d'autre remarque à faire sur le « plan des EGA »
pour le moment</p>
<p>Bien à toi</p>
<p>P. Deligne</p>
<pb n="59" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/23.pdf#page=60"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Lettre paginée 1 et 2 par Deligne (pages 59 et 60) ; elle s'interrompt
au bas de la page 60 au milieu d'une démonstration et se poursuit dans le
lot suivant.</note></p>
<p>Bruxelles 5, le 17 octobre 1966</p>
<p>Cher Grothendieck,</p>
<p>J'ai bien reçu ta lettre.</p>
<p>Je n'ai pas l'intention d'essayer de démontrer, cette année, le « théorème
de Lefschetz vache ». J'espère donc que tu trouves quelqu'un qui le fasse.</p>
<p>J'ai été malade au début du mois et, comme lecture de convalescence, je lis
EGA IV. Je ne sais pas si tu collectionnes déjà les errata et compléments
pour EGA <formula notation="TeX">0_{\mathrm{IV}}</formula> ; je t'envoie toujours ceux qui suivent.</p>
<p><hi rend="bold"><formula notation="TeX">0_{\mathrm{IV}}</formula> 19.3.12</hi>    est <hi rend="italic">canulé</hi> : il faut prendre
pour <formula notation="TeX">W_\lambda</formula> l'ensemble des homomorphismes d'<hi rend="italic">algèbre</hi>
<formula notation="TeX">B \to C_\lambda</formula> qui relèvent <formula notation="TeX">B \to C_\lambda / J_\lambda</formula>, et ce n'est pas
une variété linéaire [on n'a pas <formula notation="TeX">J_\lambda^2 = 0</formula>] — Pour faire marcher
l'argument, il faudrait savoir que pour <formula notation="TeX">A</formula> artinien, l'ensemble des parties
de <formula notation="TeX">A^I</formula> définies par <del><gap reason="illegible"/></del> des équations <formula notation="TeX">P(x_i) \in \mathfrak{b}</formula>
(<formula notation="TeX">\mathfrak{b}</formula> idéal) jouit d'une propriété de compacité. C'est faux pour
<formula notation="TeX">I</formula> infini, déjà pour <formula notation="TeX">A</formula> un corps infini [<formula notation="TeX">I = k \cup \{\infty\}</formula>, parties
<formula notation="TeX">(x_\infty - a)\, y_a = 1</formula>, les <formula notation="TeX">\cap</formula> finies sont non vides, l'<formula notation="TeX">\cap</formula> est
vide] — Je crois qu'il n'y a pas d'espoir.
<note type="authorial" place="margin">oui</note>
<note type="editorial" resp="#pass">« oui » au crayon, entouré, en marge gauche sous le numéro
<formula notation="TeX">0_{\mathrm{IV}}</formula> 19.3.12 ; « canulé » et « algèbre » sont soulignés par
Deligne.</note></p>
<p><hi rend="bold"><formula notation="TeX">0_{\mathrm{IV}}</formula> 17.3.4</hi>    Je te signale une jolie démonstration
cohomologique de ce résultat, qui fournit un résultat plus complet (lequel se
trouve dans Northcott)</p>
<p><note type="authorial" place="margin">Th. de Auslander</note>
<note type="editorial" resp="#pass">au crayon, entre parenthèses, en marge gauche devant « prop ».</note></p>
<p><hi rend="italic">prop</hi> : <formula notation="TeX">A</formula> <hi rend="italic">local noethérien</hi>, <formula notation="TeX">M</formula> de type fini sur <formula notation="TeX">A</formula>, non
nul, et de <hi rend="italic">dimension projective finie</hi>. Alors
<formula notation="TeX" rend="display">\dim\operatorname{proj}(M) = \operatorname{prof} A - \operatorname{prof} M .</formula></p>
<p>on utilise la formule suivante, valable pour un complexe parfait <formula notation="TeX">L</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">R\operatorname{Hom}(K, L) = R\operatorname{Hom}(K, A) \overset{L}{\otimes} L</formula>
avec <formula notation="TeX">K = k</formula>, <formula notation="TeX">L = M</formula>. On trouve une suite spectrale
<formula notation="TeX" rend="display">E_2^{pq} = \operatorname{Tor}_{-p}\big(\struck{\ill{}}\operatorname{Ext}^q(k, A), M\big)
  \Rightarrow \operatorname{Ext}^{p+q}(k, M) . \qquad \text{(dessin ci-contre)}</formula>
si <formula notation="TeX">d = \dim\operatorname{proj} M</formula>, <formula notation="TeX">a = \operatorname{prof} A</formula>, on trouve
<formula notation="TeX" rend="display">\operatorname{Ext}^n(k, M) = 0 \text{ si } n &lt; a - d \text{ et}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\operatorname{Ext}^{a-d}(k, M) = \operatorname{Tor}_d\big(\operatorname{Ext}^a(k, A), M\big),
  \text{ non nul}</formula>
par hypothèse (car <formula notation="TeX">\operatorname{Ext}^a(k, A)</formula> est somme de copies de <formula notation="TeX">k</formula>)</p>
<p>D'où la profondeur de <formula notation="TeX">M</formula>…
<note type="editorial" resp="#pass">le dessin « ci-contre », en bas à gauche : un axe horizontal <formula notation="TeX">p</formula>
(flèche vers la droite) et un axe vertical <formula notation="TeX">q</formula> ; une bande verticale hachurée
de largeur <formula notation="TeX">d</formula>, mesurée à gauche de l'axe des <formula notation="TeX">q</formula>, commence à la hauteur <formula notation="TeX">a</formula>
au-dessus de l'axe des <formula notation="TeX">p</formula> et monte — le support de <formula notation="TeX">E_2^{pq}</formula>, nul pour
<formula notation="TeX">q &lt; a</formula> et pour <formula notation="TeX">p &lt; -d</formula>.</note></p>
<pb n="60" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/23.pdf#page=61"/><p><note type="editorial" resp="#pass">page 2 de la lettre, paginée ainsi par Deligne.</note></p>
<p>Le même résultat, <supplied resp="#pass">en remplaçant <formula notation="TeX">\dim\operatorname{proj}</formula> par
<formula notation="TeX">\operatorname{Tor}\dim</formula></supplied>, est encore valable pour <formula notation="TeX">M</formula> de type fini sur un
anneau <del>local</del> noethérien <formula notation="TeX">B</formula>, qui soit une <formula notation="TeX">A</formula>-algèbre telle que
<formula notation="TeX">\mathfrak{m} B \subset \operatorname{radical}(B)</formula>. Il faut savoir (i) qu'on
peut encore définir la profondeur de <formula notation="TeX">M</formula> sur <formula notation="TeX">A</formula> dans ce cas (ii) que la
<formula notation="TeX">\operatorname{Tor}</formula> dimension de <formula notation="TeX">M</formula> est le plus grand entier <formula notation="TeX">d</formula> tel que
<formula notation="TeX">\operatorname{Tor}^d(k, M) \neq 0</formula>, où <formula notation="TeX">k</formula> est le corps résiduel de <formula notation="TeX">A</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">« en remplaçant dim proj par Tor dim » est ajouté par Deligne en
interligne, avec un signe d'insertion ; le <formula notation="TeX">\operatorname{Tor}^d</formula> est écrit
avec l'indice en exposant, comme ici.</note></p>
<p>C'est là une conséquence facile du résultat suivant, pour lequel je ne
connais pas de référence :</p>
<p><hi rend="italic">prop</hi> : Soit <formula notation="TeX">A</formula> un anneau <hi rend="italic">local noethérien</hi>, <formula notation="TeX">B</formula> une
<formula notation="TeX">A</formula>-algèbre locale noethérienne (<formula notation="TeX">A \to B</formula> étant local),
<hi rend="italic"><formula notation="TeX">\mathfrak{m}</formula> un idéal de <formula notation="TeX">A</formula></hi>, <del><formula notation="TeX">M</formula></del><formula notation="TeX">N</formula> un <formula notation="TeX">A</formula>-module de
<hi rend="italic">type fini</hi>, <formula notation="TeX">M</formula> un <del><formula notation="TeX">A</formula></del><formula notation="TeX">B</formula>-module de type fini. On a
<formula notation="TeX" rend="display">\varprojlim \operatorname{Tor}_p^A(N / \mathfrak{m}^k N, M)
  = \operatorname{Tor}_p^A(N, M)^{\wedge}</formula>
et plus précisément une égalité de pro-objets
<formula notation="TeX" rend="display">\underset{\longleftarrow}{\text{“lim”}}\;
  \operatorname{Tor}_p^A(N, M) \big/ \mathfrak{m}^k \operatorname{Tor}_p^A(N, M)
  \;\xrightarrow{\ \sim\ }\;
  \underset{\longleftarrow}{\text{“lim”}}\;
  \operatorname{Tor}_p^A(N / \mathfrak{m}^k N, M)</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Deligne écrit « lim » entre guillemets, la flèche sous le mot, pour
la limite projective prise comme pro-objet.</note>
<note type="editorial" resp="#pass">les lettres <formula notation="TeX">N</formula> et <formula notation="TeX">B</formula> de l'énoncé sont écrites par-dessus un <formula notation="TeX">M</formula> et
un <formula notation="TeX">A</formula> : la correction est de Deligne.</note></p>
<p>Si <formula notation="TeX">B</formula> était plat sur <formula notation="TeX">A</formula>, on prendrait une résolution de <formula notation="TeX">M</formula> sur <formula notation="TeX">B</formula>, et il
suffirait d'appliquer Artin-Rees, qui exprime que « le pro-objet complétion »
est foncteur exact. On peut par ailleurs remplacer <formula notation="TeX">B</formula> par une algèbre dont
il soit quotient. On peut aussi compléter <formula notation="TeX">B</formula>. L'assertion résulte alors du
lemme suivant, qui coiffe <formula notation="TeX">0_{\mathrm{IV}}</formula> 19.7.1.3 et <formula notation="TeX">0_{\mathrm{III}}</formula>
10.3.1
<note type="editorial" resp="#pass">les deux numéros sont portés par Deligne en marge gauche, l'un sous
l'autre, joints par « et », à hauteur de « prop » ; ils sont rapportés ici
à la fin de la phrase qu'ils complètent.</note></p>
<p><note type="authorial" place="margin">dans réédition du Chap I ?</note>
<note type="editorial" resp="#pass">au crayon, entouré, en oblique dans la marge gauche à hauteur des
conditions (i)–(iii).</note></p>
<p><hi rend="italic">prop</hi> : Soit <formula notation="TeX">A \to B</formula> un homomorphisme local d'<hi rend="italic">anneaux locaux
noethériens</hi>, avec <hi rend="italic"><formula notation="TeX">B</formula> complet</hi>. <formula notation="TeX">B</formula> est quotient d'un anneau <formula notation="TeX">C</formula>, tel
que</p>
<p>(i) <formula notation="TeX">C</formula> est local, <formula notation="TeX">A \to C</formula> et et <formula notation="TeX">C \to B</formula> sont locaux</p>
<p>(ii) <hi rend="italic"><formula notation="TeX">C</formula> est plat sur <formula notation="TeX">A</formula></hi></p>
<p>(iii) Si <formula notation="TeX">k</formula> est le corps résiduel de <formula notation="TeX">A</formula>, <formula notation="TeX">C_0 = C \otimes_A k</formula>,
<formula notation="TeX">B_0 = B \otimes_A k</formula>, <hi rend="italic"><formula notation="TeX">C_0</formula> est un anneau <supplied resp="#pass">régulier</supplied></hi>
<del>de séries formelles sur une extension de <formula notation="TeX">k</formula></del>, et l'application
graduée associée à <formula notation="TeX">C_0 \to B_0</formula> : <formula notation="TeX">\operatorname{gr} C_0 \to \operatorname{gr} B_0</formula>
est bijective en degré <formula notation="TeX">0</formula> et <formula notation="TeX">1</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">« régulier » est écrit par Deligne au-dessus du passage biffé, dont
la lecture « de séries formelles sur une extension de <formula notation="TeX">k</formula> » est celle des
mots encore visibles sous la rature. « et et » est ainsi dans (i).</note></p>
<p><hi rend="italic">Démonstration</hi> : Soit <formula notation="TeX">\mathfrak{m}</formula> (<formula notation="TeX">\mathfrak{n}</formula>) l'idéal maximal
de <formula notation="TeX">A</formula> (<formula notation="TeX">B</formula>), <formula notation="TeX">K</formula> le corps résiduel de <formula notation="TeX">B</formula>. Soit <formula notation="TeX">t_i</formula> une base d'un
supplémentaire de l'image de <formula notation="TeX">\mathfrak{m}/\mathfrak{m}^2 \otimes_k K \to
\mathfrak{n}/\mathfrak{n}^2</formula>. Si on relève les <formula notation="TeX">t_i</formula> dans <formula notation="TeX">B</formula>, on définit une
flèche <formula notation="TeX">A[[T_i]] \to B</formula>. Soit <formula notation="TeX">A' = A[[T_i]]</formula>, <formula notation="TeX">\mathfrak{m}'</formula> son idéal
maximal. <formula notation="TeX">A'</formula> est plat sur <formula notation="TeX">A</formula>, et on a <del><gap reason="illegible"/></del>
<formula notation="TeX" rend="display">\mathfrak{m}' / (\mathfrak{m}'^2 + \mathfrak{m} A')
  \;\xrightarrow{\ \sim\ }\;
  \mathfrak{n} / (\mathfrak{n}^2 + \mathfrak{m} B) .</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">la lettre s'interrompt ici, au bas du feuillet ; la suite est dans le
lot suivant (page 61 et au-delà).</note></p>
</div>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
