Cote n° 161-1 · batch 1 · pages 1–19
· Transcription · Catégories : notes manuscrites (s.d.)
Datation de l’inventaire : s.d. — le groupe « Dossiers rassemblés par Grothendieck sur différentes thématiques » (161-1 à 162-6) est daté [après 1961-vers 1977]
Édition de démonstration
1Titre porté au crayon sur l'onglet de la chemise : « Catégories ». chemise du dossier
Foncteurs adjoints (pages 3 à 7)
3En tête, à droite : « Foncteurs adjoints [demander Schanuel] ».
Soit \[ E \underset{v}{\overset{u}{\rightleftarrows}} F, \qquad i : \mathrm{id}_E \to vu, \quad j : uv \to \mathrm{id}_F, \] un couple de foncteurs adjoints.
a) Soit \(E'\) une sous-catégorie pleine de \(E\). Notons que pour \(X, Y \in \mathrm{Ob}\,E'\), l'application \[ \mathrm{Hom}_{E'}(X,Y) \longrightarrow \mathrm{Hom}_{F}(uX, uY) \quad (\simeq \mathrm{Hom}(X, vuY)) \] sous le premier membre, le manuscrit rappelle \(\mathrm{Hom}_{E'}(X,Y) = \mathrm{Hom}_{E}(X,Y)\) se déduit de l'application \(i(Y) : Y \to vu(Y)\) au moyen de \(\mathrm{Hom}(X, i(Y))\). Donc pour que ce soit bijectif (resp. injectif) pour \(\forall X, Y \in \mathrm{Ob}\,E'\) — i.e. \(u|E'\) pl. fidèle (resp. fidèle) — il suffit que \(\forall Y \in \mathrm{Ob}\,E'\), \(i(Y) : Y \to vu(Y)\) soit un isomorphisme (resp. un mono). C'est aussi nécessaire si on sait que \(vu(E') \subset \overline{E}'\). la parenthèse qui suivait est raturée au point d'être illisible ; la ligne porte plusieurs corrections superposées On trouve donc
(1) \(u|E'\) pl. fidèle et \(vu(E') \subset \overline{E}'\) \(\iff\) \(\forall Y \in \mathrm{Ob}\,E'\), \(i(Y) : Y \xrightarrow{\ \sim\ } vu(Y)\).
donner un exemple montrant que cette condition n'est pas surabondante, avec \(E'\) réduit à un élément
b) Soit \(F'\) une sous-catégorie pleine de \(F\). Notons que pour \(P, Q \in \mathrm{Ob}\,F'\), l'application \[ \mathrm{Hom}_{F'}(P,Q) \longrightarrow \mathrm{Hom}(vP, vQ) \quad (\simeq \mathrm{Hom}(uvP, Q)) \] même rappel en dessous : \(\mathrm{Hom}_{F'}(P,Q) = \mathrm{Hom}_F(P,Q)\) se déduit des \(j(P) : uv(P) \to P\) par \(\mathrm{Hom}(j(P), Q)\). Donc pour que \(v|F'\) soit fidèle (resp. pl. fidèle), il suffit que \(\forall P \in \mathrm{Ob}\,F'\), \(j(P)\) soit un épi. (resp. un isom). Donc on a de même :
(2) \(v|F'\) pl. fidèle et \(uv(F') \subset \overline{F}'\) \(\iff\) \(\forall P \in \mathrm{Ob}\,F'\), \(j(P) : uv(P) \xrightarrow{\ \sim\ } P\).
suit une reprise de (2), encadrée d'un long trait et biffée, qui précisait « strictement pleine \(\subset E\) » et « strictement pleines »
c) L'ensemble des \(E'\) [strictement pleines] satisfaisant (1), et des \(F'\) [strictement pleines] satisfaisant (2), est en correspondance biunivoque, en posant \[ \alpha(E') = \text{image essentielle de } u|E' = \overline{u(E')}, \qquad \beta(F') = \text{image essentielle de } v|F' = \overline{v(F')}. \] « strictement pleines » est chaque fois une correction interlinéaire de la main de l'auteur
Si \(E'\) et \(F'\) sont des sous-catégories str. pleines de \(E\) resp. \(F\), les conditions suivantes sont équivalentes :
- \(E'\) satisfait (1), \(F'\) satisfait (2), et \(E'\) et \(F'\) se correspondent comme ci-dessus ;
- \(u(E') \subset F'\), \(v(F') \subset E'\), et \(u'\) et \(v'\) pl. fidèles ;
- —— et \(u'\) est une équivalence ;
- —— et \(v'\) est une équivalence ;
- —— et \(u'\) et \(v'\) pl. fid.
en marge droite, une sixième condition esquissée reprend (1) et (2) : « ……, et \(\forall Y \in \mathrm{Ob}\,E'\), \(i(Y)\)… ; \(\forall P \in \mathrm{Ob}\,F'\), \(j(P) : uv(P) \to\)… » — la fin rognée par le bord de la page
4d) Passons maintenant Soit \(E_0\) la sous-catégorie str. pleine de \(E\) formée des \(Y \in \mathrm{Ob}\,E\) tels que \(i(Y) : Y \xrightarrow{\ \sim\ } vu(Y)\). C'est donc la plus grande des sous-catégories pleines \(E'\) de \(E\) satisfaisant (1), et si \(E'\) est une sous-catégorie pleine de \(E\), elle satisfait (1) ssi \(E' \subset E_0\). On définit de même la sous-catégorie str. pleine \(F_0\) de \(F\) formée des \(P \in \mathrm{Ob}\,F\) tels que \(j(P) : uv(P) \xrightarrow{\ \sim\ } P\), une sous-catégorie pleine \(F'\) de \(F\) satisfaisant (2) ssi \(F' \subset F_0\). Ceci posé, on a \[ F_0 = \overline{u(E_0)}, \qquad E_0 = \overline{v(F_0)} \] (i.e. \(F_0 =\) image ess. de \(u|E_0\), \(E_0 =\) image ess. de \(v|F_0\)) et \(u\) et \(v\) induisent sur \(E_0\) et \(F_0\) des équivalences inverses l'une de l'autre.
e) Pour que l'on ait \(v(F) \subset E_0\), il faut et il suffit que pour \(\forall P \in \mathrm{Ob}\,F\), on ait \[ v(P) \xrightarrow{\ i(v(P))\ } vuv(P) \quad \text{(isomorphisme)} \] (\(v(j(P))\) sera alors l'inverse ??).
En un mot, il faut et il suffit que \(v\) se factorise en \(F \xrightarrow{v_1} E_1 \xrightarrow{\alpha} E\), avec \(\alpha\) pl. fidèle, \(v_1\) passage à cat. des fractions. [NB nécessairement \(v_1\) aura un adjoint à g., sav. \(u_1 = u|E_1\), mais pas néc. \(\alpha\)]
Dans ce cas, \(E_0\) est l'image essentielle de \(v\), et l'inclusion \(F_0 \subset F\) admet un adjoint à droite, savoir \(u_0 \circ (v \text{ astreint à } E_0)\), noté \(v'\) : la phrase est surchargée de ratures ; la lecture « \(F_0 \subset F\) … à droite » est celle qu'impose le calcul entre crochets ci-dessous. Une première rédaction du calcul, barrée de grands traits obliques, occupe le milieu de la page
[En effet, on a, pour \(Q_0 \in \mathrm{Ob}\,F_0\), \(P \in \mathrm{Ob}\,F\) : \[ \mathrm{Hom}_F(Q_0, P) \simeq \mathrm{Hom}_F(u_0 v_0 Q_0, P) \quad \text{(car } u_0 v_0 \simeq \mathrm{id}\text{)} \] \[ \simeq \mathrm{Hom}_E(v_0 Q_0, vP) = \mathrm{Hom}_{E_0}(v_0 Q_0, v'P) \simeq \mathrm{Hom}_{F_0}(u_0 v_0 Q_0, u_0 v' P) \quad \text{($u_0$ pl. fid.)} \] \[ \simeq \mathrm{Hom}_{F_0}(Q_0, u_0 v' P) \quad \text{(} u_0 v_0 \simeq \mathrm{id} \text{).]} \]
Croquis en marge gauche, redessinés :
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\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small, nodes={font=\scriptsize}]
E \arrow[r, "u"] \arrow[d] & F \arrow[d] \arrow[dl, "v'"'] \\
E_0 \arrow[r, bend left=18, "u_0"] & F_0 \arrow[l, bend left=18, "v_0"]
\end{tikzcd}
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\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small, nodes={font=\scriptsize}]
E \arrow[r, "u"] \arrow[d] \arrow[dr] & F \arrow[d] \arrow[dl] \\
E_0 & F_0
\end{tikzcd}
sur le premier croquis, \(u_0\) et \(v_0\) portent chacun une marque \(\approx\) — les équivalences quasi-inverses ; le second est griffonné, les quatre flèches descendantes s'y croisent
suit, entre crochets et presque entièrement biffé, un passage qui pose la question : si \(\alpha v_1\) a un adjoint à g., avec \(\alpha\) pl. fid. et \(v_1\) passage à cat. des fractions, « est-il vrai que \(\alpha\) admette adj. à g. ? » — le calcul qui l'accompagnait est barré
Disons donc : pour que l'on ait \(u(E) \subset F_0\), il faut et il suffit que l'on ait pour \(\forall X \in \mathrm{Ob}\,E\) : \[ uvu(X) \xrightarrow{\ j(u(X))\ } u(X) \quad \text{(isomorphisme)}, \] et alors \(F_0\) est l'image ess. de \(E\) par
5\(u\). Dans ce cas, l'inclusion \(E_0 \subset E\) admet un adjoint à gauche, savoir \(v_0 \circ (u \text{ astreint à } F_0)\), noté \(u'\) : \[ \mathrm{Hom}_E(Y, X_0) \simeq \mathrm{Hom}_E(Y, v_0 u_0 X_0) = \mathrm{Hom}_E(Y, v u_0 X_0) \simeq \mathrm{Hom}_F(uY, u_0 X_0) \] \[ = \mathrm{Hom}_{F_0}(u'Y, u_0 X_0) \simeq \mathrm{Hom}_{E_0}(v_0 u' Y, v_0 u_0 X_0) = \mathrm{Hom}_{E_0}(v_0 u' Y, X_0). \qquad \text{cqfd} \] sous les signes du calcul : « \(v_0 u_0 \simeq \mathrm{id}\) », « adjonction », « \(v_0\) pl. fid. », « \(v_0 u_0 \simeq \mathrm{id}\) » ; sous le premier membre : \(Y \in \mathrm{Ob}\,E\), \(X_0 \in \mathrm{Ob}\,E_0\)
f) Conditions équivalentes :
- \(\mathrm{Im}\,v \subset E_0\) et 1') \(\mathrm{Im}\,u \subset F_0\) ;
- \(v \xrightarrow{\ \sim\ } vuv\) et 2') \(uvu \xrightarrow{\ \sim\ } u\) ;
- \(\mathrm{Im}\,v \subset E_0\) et l'inclusion \(E_0 \subset E\) admet un adjoint à g. 3) s'ouvre sur une ligne entièrement biffée : « …se factorise en un composé… » ; 3) et sa symétrique sont précédées d'un crochet au crayon — 3') \(\mathrm{Im}\,u \subset F_0\) et l'inclusion \(F_0 \subset F\) admet un adjoint à dr. ;
- \(u\) se factorise en \(E \xrightarrow{u_1} F_1 \xrightarrow{\beta} F\), avec \(\beta\) pleinement fidèle, \(u_1\) passage à catégorie des fractions, et \(\beta\) et \(u_1\) ayant des adjoints à droite la seconde ligne de 4) est barrée d'un long trait qui traverse aussi sa correction interlinéaire ; en marge gauche : « à revoir pour simplifier » — 4') \(v\) se factorise en \(F \xrightarrow{v_1} E_1 \xrightarrow{\alpha} E\), avec \(\alpha\) pl. fidèle, \(v_1\) passage à cat. des fractions, [\(v_1\) et \(\alpha\) admettent un adj. à g.].
5) De plus, la donnée d'un couple de foncteurs adjoints \((u,v)\) entre des catégories \(E\), \(F\), satisfaisant les conditions [équivalentes] 1) à 4), équivaut à : la donnée d'une sous-cat. str. pleine \(E_0\) de \(E\) telle que \(\alpha : E_0 \subset E\) admette un adjoint à g. \(\alpha'\), d'une sous-cat. str. pleine \(F_0\) de \(F\) telle que \(\beta : F_0 \subset F\) admette un adjoint à droite \(\beta'\), et d'une équivalence entre \(E_0\) et \(F_0\) \[ E_0 \underset{v_0}{\overset{u_0}{\rightleftarrows}} F_0, \] en posant \(u = \beta u_0 \alpha'\), \(v = \alpha v_0 \beta'\), les données d'adjonction étant évidentes.
6En tête : \(E \underset{v}{\overset{u}{\rightleftarrows}} F\).
a) \(E\) catégorie ponctuelle, \(v\) l'unique foncteur \(F \to E\). Il a un adjoint à g. ssi \(F\) a un objet initial, et alors \(u(P) = \emptyset_F\). Alors \(u\) est pl. fidèle.
b) \(F\) catégorie ponctuelle, \(u\) l'unique foncteur \(E \to F\). Alors l'adjoint à droite \(v\) existe ssi \(E\) a un objet final, \(v(P) = e_E\). Alors \(v\) est pl. fidèle.
En marge gauche, le dispositif : \(\alpha : E_1 \to E\) pl. fidèle, et son adjoint à gauche \(\alpha'\) :
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\begin{tikzcd}[row sep=small]
E \arrow[d, bend right=25, "\alpha'"'] \\
E_1 \arrow[u, bend right=25, "\alpha"']
\end{tikzcd}
On suppose que \(\alpha\) admet un adjoint à gauche \(\alpha'\), d'où couple \(\alpha', \alpha\) ; qui fait de sorte que \(\alpha'\) est un passage à une catégorie des fractions. Considérons alors un autre foncteur pl. fidèle \(E_1 \xrightarrow{\beta} F\), et supposons que \(u = \beta\alpha'\) :
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\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small]
E \arrow[rr, "u"] \arrow[dr, "\alpha'"'] & & F \\
& E_1 \arrow[ur, "\beta"'] &
\end{tikzcd}
ait un adjoint à gauche droite (cela exige de toutes façons, […] \(\alpha'\), qu'existe un adjoint à droite ; ici le fait que \(\alpha\) pl. fidèle équivaut à : \(\alpha'\) passage à cat. des fractions !). Est-il vrai alors que \(\beta\) ait un adjoint à droite ? On peut supposer que \(\mathrm{Ob}\,F = \mathrm{Ob}\,E_1 \cup \{a\}\) ; il est donné alors par deux foncteurs \[ \varphi : E_1 \to (\mathrm{Ens}), \qquad \psi : E_1^{\circ} \to (\mathrm{Ens}), \qquad \text{savoir} \] \[ \varphi(X) = \mathrm{Hom}(a, \beta X), \qquad \psi(X) = \mathrm{Hom}(\beta X, a), \] et un morphisme bifonctoriel \[ \varphi(X) \times \psi(Y) \longrightarrow \mathrm{Hom}(Y, X). \] devant le premier membre, un début de formule est biffé ; une parenthèse interlinéaire au-dessus de \(\mathrm{Hom}(Y,X)\) reste illisible
Dire que \(\beta\) a un adjoint à droite signifie que le foncteur contravariant \(\psi\) est représentable. Prenant \(\varphi(X) = \emptyset\) pour tout \(X\), la donnée du morphisme bifonctoriel devient triviale. Exprimons que \(\beta\alpha'\) a un adjoint à droite, i.e. que le foncteur sur \(E\) \[ X \mapsto \mathrm{Hom}_F(\beta\alpha'(X), a) = \psi(\alpha'(X)) \] est représentable. Donc la question devient simplement : un foncteur \(\psi : E_1^{\circ} \to (\mathrm{Ens})\) tel que \(\psi \circ \alpha'\) soit rep., est-il représentable ? Identifions Identifiant les \(\psi\) aux foncteurs sur \(E^{\circ}\) qui transforment les éléments de \(\Sigma\) en bij., on trouve : soit \(\xi \in \mathrm{Ob}\,E\) tel que le foncteur qu'il représente sur \(E\), \(X \mapsto \mathrm{Hom}_E(X,\xi)\), transforme les \(u \in \Sigma\) bijections en bijections. Alors est-il vrai que \(\exists\, \xi_1 \in E_1\)
\(\Sigma\) apparaît ici sans définition : c'est la classe des flèches que \(\alpha'\) inverse, comme l'explicite la page suivante
7tel qu'on ait un isom fonctoriel en \(X\) \[ \mathrm{Hom}_E(X, \xi) \simeq \mathrm{Hom}_{E_1}(\alpha' X, \xi_1) \quad (\simeq \mathrm{Hom}_E(X, \alpha\,\xi_1)), \] en d'autres termes a-t-on \(\xi \in \mathrm{Ob}\,\overline{E}_1\) (image essentielle de \(\alpha\)) ?
Or quelle est la relation entre \(\Sigma\) et \(E_1\) ? \[ (u : X \to Y) \in \Sigma \iff \alpha'(X) \simeq \alpha'(Y) \iff \mathrm{Hom}_{E_1}(\alpha'(Y), Z_1) \simeq \mathrm{Hom}_{E_1}(\alpha'(X), Z_1) \ \ \text{pour } \forall\, Z_1 \in \mathrm{Ob}\,E_1 \] au premier membre, « un isom » est biffé et remplacé en interligne par « \(\alpha'(X) \simeq \alpha'(Y)\) », qui est la lecture donnée ici \[ \iff \mathrm{Hom}_{E_1}(Y, \alpha Z_1) \simeq \mathrm{Hom}_{E_1}(X, \alpha Z_1) \quad \text{pour } \forall\, Z_1 \in \mathrm{Ob}\,E_1. \] au second membre, le manuscrit répète l'indice \(E_1\) là où la lecture \(E\) s'impose — \(\alpha Z_1\) est un objet de \(E\)
Donc la question est si on récupère bien \(\overline{E}_1\) comme sous-catégorie str. pleine de \(E\) comme la sous-catégorie str. pleine \(\Phi(\Sigma) \subset E\) formée des \(\xi\) tels que \(\mathrm{Hom}(Y, \xi) \simeq \mathrm{Hom}(X, \xi)\) pour \(\forall\, u : X \to Y\) dans \(\Sigma\). Or c'est vrai sauf erreur…
Produit tensoriel et familles finies (pages 9 à 12)
9Soit \(A\) une \(\otimes\)-catégorie commutative. une seconde ligne, entièrement biffée, lisait : « une \(\otimes\)-catégorie AUC dont tous les objets inversibles » ; le mot « Définition » qui ouvrait le paragraphe suivant est biffé aussi
Soit \(\Phi(A)\) la catégorie des familles finies d'objets de \(A\), un morphisme de \((I, (L_i)_{i \in I})\) dans \((J, (M_j)_{j \in J})\) étant un couple \((\tau, (\varphi_i)_{i \in I})\) d'une bijection \(\tau : I \xrightarrow{\ \sim\ } J\) et d'isom. \(\varphi_i : L_i \xrightarrow{\ \sim\ } M_{\tau(i)}\). On introduit sur \(\Phi(A)\) une \(\otimes\)-structure en posant \[ (I, (L_i)_{i\in I}) \otimes (J, (M_j)_{j\in J}) = (I \sqcup J,\ (L_i;\ M_j)) \ \ldots \] une structure d'additivité associativité, provenant de l'associativité dans l'opération \(I \sqcup J\), une structure unité par la famille vide, étant aussi l'objet unité, une structure de commutativité par la commutativité de \(I \sqcup J\). (NB. pour ces définitions, la \(\otimes\)-structure de \(C\) n'a pas encore servi.)
suit une phrase encombrée de ratures : « On va trouver un \(\otimes\)-foncteur AUC \(\pi : \Phi(C) \to C\) tel que (la restriction de \(\pi\) aux… » — abandonnée au profit du corollaire ci-dessous ; en marge droite, une note griffonnée : « \(\Phi_n(C) = \) … »
On a un foncteur canonique \[ \Phi(A) \longrightarrow (\text{Ens finis, avec isom comme morphismes}) \] (foncteur transportable …) ; on désigne par \(\Phi_n(A)\) l'image inverse de la sous-catégorie des ensembles de cardinal \(n\) (\(n\) entier \(\geq 0\)). On a donc \[ \Phi(A) = \coprod_n \Phi_n(A), \qquad \Phi_0(A) = \{e\}, \quad \Phi_1(A) \simeq A. \]
1) Soit \(C\) une catégorie munie d'un produit tensoriel \(\otimes\) AUC. Considérons le foncteur « restriction à \(\Phi_1(A)\) » : \[ \underline{\mathrm{Hom}}^{\otimes \mathrm{AUC}}(\Phi(A), C) \longrightarrow \underline{\mathrm{Hom}}(A, C). \]
Proposition. C'est une équivalence de catégories.
Dém. ….
Corollaire. Soit \(C\) une \(\otimes\)-catégorie AUC. Il y a, à isom unique près, un et un seul \(\otimes\)-foncteur AUC \[ \pi : \Phi(C) \longrightarrow C, \qquad \pi = (\pi_n), \]
10muni d'un isom. rendant commutatif le diagramme qui suivait — \(\Phi_1(C) \rightrightarrows C\), comparant \(\pi_1\) au foncteur canonique — est recouvert de gribouillis
Définition. Si \((I, (L_i)_{i\in I})\) est une famille finie d'objets de \(C\), \(\pi((L_i))\) est appelé le produit \(\otimes\) de la famille dans \(C\).
Il y a une vérification : si on se donne une cat. et une opération \(\otimes\), alors la donnée d'une structure AUC sur celle-ci est équivalente à la donnée d'un foncteur \(\pi : \Phi(C) \to C\), et d'un isom. \(\pi(X \otimes Y) \simeq \pi(X) \otimes \pi(Y)\), en associant à la structure d'associativité qui sur \(\Phi_1(C)\) soit « l'identité », et qui rende commutatif de plus le diagramme
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\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small]
\Phi_2(C) \arrow[r, "\pi\vert\Phi_2"] & C \\
C \times C \arrow[u] \arrow[ur, "\otimes"'] &
\end{tikzcd}
NB Dans \(\Phi(C)\) lui-même : si \((\xi_j)_{j\in J}\) est une famille finie d'objets de \(\Phi(C)\), \(\xi_j = (I_j, (L_{ji})_{i \in I_j})\), alors \(\pi((\xi_j)_{j\in J})\) est \[ \Bigl(\coprod_{j\in J} I_j,\ (L_{ji})_{j\in J,\ i\in I_j}\Bigr) \] (avec abus de notation).
Revenons : la \(\otimes\)-cat \(C\) AUC. Soit \(I\) un ensemble à deux éléments, \((L_i)_{i\in I}\) une famille d'objets de \(C\) indexée par \(I\). Il y a deux ordres totaux sur \(I\), et si les deux éléments de \(I\) sont notés \(a\), \(b\), ces deux façons de regarder le produit, suivant l'ordre total choisi, sont \(L_a \otimes L_b\) et \(L_b \otimes L_a\) ; on passe de l'une à l'autre par l'isom de symétrie. Cela offre deux données si \(L_a = L_b = L\) la fin de la phrase, raturée, évoque \(\varepsilon(L)\) et l'automorphisme d'ordre 2 de \(L \otimes L\) ; elle se poursuit à la page 12 — la page 11 porte une construction intercalée
11Construction. Soit \(\Phi^{c}(C)\) la catégorie formée des familles couples \((\xi, \gamma)\), où \(\xi \in \mathrm{Ob}\,\Phi(C)\), \(\xi = (I, (L_i)_{i\in I})\) (les \(L_i \in \mathrm{Ob}\,C\)), et où \(\gamma\) est formé :
- d'un ensemble \(\gamma'\) (qui peut être vide) de parties de \(I\), qui sont chacune de cardinal 2 et deux à deux disjointes ;
- pour \(\forall\, J \in \gamma'\), d'un hom de \[ \pi(\xi|J) \longrightarrow \mathbf{1}_C \] (où \(\pi(\xi|J) = L_{j'} \otimes L_{j''}\) si \(J = \{j', j''\}\)) [qui soit un accouplement parfait, i.e. une dualité].
en marge gauche, en oblique, une définition en partie illisible : « \(U^{\gamma'} = \bigcup\)… »
Les homs (quitte à des isoms) de \(\Phi^c(C)\) clairs. On trouve des foncteurs \[ \mathrm{inc},\ \mathrm{res} : \Phi^{c}(C) \longrightarrow \Phi(C) \] (oubli des indices contractés). \(\Phi^{c}(C)\) est aussi une \(\otimes\)-catégorie ass. comm. unitaire ; et res est un \(\otimes\)-foncteur AUC. Ceci dit, on trouve un hom canonique \[ \Pi \circ \mathrm{inc} \xrightarrow{\ c\ } \Pi \circ \mathrm{res} \] (contraction) de \(\otimes\)-foncteurs AUC de \(\Phi^{c}(C)\) dans \(C\).
12donc il n'y a pas d'isom canonique entre \(L \otimes L\) et le produit de la famille constante sur \(I\) de valeur \(L\) : il faut, pour choisir un tel isom, choisir un ordre total sur \(I\). C'est que, si \(I\) est de cardinal \(\geq 2\), il y a a priori […] possibles entre \(\pi((L_i)_{i\in I})\) et \(L^{\otimes 2}\). l'exposant se lit « 2 » là où l'on attendrait « \(n\) » ; le milieu de la phrase est raturé
Mais si \(L\) est inversible, la symétrie de \(L \otimes L\) s'identifie à un élément \(\varepsilon(L)\) du groupe \(\mathrm{Aut}(\mathbf{1}_C)\), d'ordre 2, et le passage d'un isom. de \(\Pi L\) avec \(L^{\otimes n}\) à un autre, via une permutation \(\sigma\) de \([1, n]\), se fait par \(\varepsilon(L)^{\mathrm{sign}(\sigma)}\). Il n'y a aucune ambiguïté pour le choix dans le seul cas des catégories de Picard [tout objet inversible, les \(\varepsilon(L) = 1\)].
Inverse d'un élément \(L\) inversible : c'est un \(L'\) muni d'un isom \[ L \otimes L' \simeq \mathbf{1}, \] d'où aussi, en appliquant la symétrie, un autre isom \[ L' \otimes L \simeq \mathbf{1}, \] donc les relations entre \(L\) et \(L'\) sont symétriques ; on convient de dire que \((L, L')\) (sans ordre fixé) est un couple d'inverses si on se donne un isom \[ \Pi(L, L') \simeq \mathbf{1}. \] en marge gauche, une note en oblique, en partie illisible
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\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small]
L \otimes L' \arrow[r, "\varphi_{L,L'}"] \arrow[d, "s_{L,L'}"'] & \mathbf{1} \\
L' \otimes L \arrow[ur, "\varphi_{L',L}"'] &
\end{tikzcd}
\[ \varphi_{L,L'} \otimes \mathrm{id}_L \simeq \mathrm{id}_L \otimes \psi_{L',L} \ :\ L \otimes L' \otimes L \xrightarrow{\ \sim\ } L, \qquad \psi_{L',L} : L' \otimes L \simeq \mathbf{1}. \]
Relations entre \(\varphi_{L',L}\) et \(\psi_{L',L}\) ?
Comme \[ \varphi_{L,L'} \otimes \mathrm{id}_L\ :\ L \otimes L' \otimes L \to L, \] \[ \mathrm{id}_L \otimes \varphi_{L',L} = \mathrm{id}_L \otimes (\varphi_{L,L'} \circ s_{L',L}) \ :\ L \otimes L' \otimes L \to L. \]
Pour \(q : M \to \mathbf{1}\) :
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\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small]
L \otimes M \arrow[r, "s_{L,M}"] \arrow[d, "L \otimes q"'] &
M \otimes L \arrow[d, "q \otimes L"] \\
L \otimes \mathbf{1} \arrow[r, "s_{L,\mathbf{1}}"'] & \mathbf{1} \otimes L
\end{tikzcd}
sous le carré, les deux coins inférieurs sont reliés à \(L\) par des isoms ; à droite, trois colonnes de symboles \(L\ L'\ L\) esquissent, à la manière de ficelles, les deux contractions de \(L \otimes L' \otimes L\) et la permutation qui les échange, au facteur \(\varepsilon\) près
Théories et constructions (page 13)
13page numérotée « 2 » de la main de l'auteur — la page 1 n'est pas dans la chemise ; la page entière est barrée d'un long trait oblique
On a donc \[ \underline{\mathrm{Hom}}(I; T, T') \longrightarrow \underline{\mathrm{Hom}}(T, T') \] \[ \Big\downarrow \qquad \Big\downarrow \] \[ \Bigl[\ \underline{\mathrm{Hom}}_0(I; T, T') \longrightarrow \underline{\mathrm{Hom}}_0(T, T')\ \Bigr] \quad (\text{resp. } \varprojlim) \] à droite du crochet, une précision en petit, rognée par la marge : « où \(T\), \(T'\) sont dé… »
Les théories à lims forment une 2-catégorie, soit \(\mathcal{T}\) (resp. \(\mathcal{T}_0\)), et quand \(I\) est fixé, via les \(I\)-morphismes de théories, une 2-catégorie \(\mathcal{T}^{(I)}\) (resp. \(\mathcal{T}_0^{(I)}\)), et un diagramme de foncteurs de 2-catégories
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\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small]
\mathcal{T} \arrow[r] \arrow[d] & \mathcal{T}^{(I)} \arrow[d] \\
\mathcal{T}_0 \arrow[r] & \mathcal{T}_0^{(I)}
\end{tikzcd}
la ligne qui suivait — « Enfin, si on considère les théories qui sont définies par… », avec l'interligne « (resp. constructions infinies) » — est biffée
Constructions pour une cat théorie \(T\) : c'est par définition un hom dans la théorie \(\dot{\imath}\) correspondant à un ens. de base sans structure, donc \(\dot{\imath}_C = C\) ; donc c'est un. foncteur de la cat. 2-fibrée sur (Cat lim finies) (resp. (Cat lim)) : \[ T \longrightarrow \dot{\imath}. \]
Ces constructions forment donc une catégorie \(\Gamma^{T} = \underline{\mathrm{Hom}}(T, \dot{\imath})\) (resp. \(\Gamma_0^{T} = \underline{\mathrm{Hom}}_0(T, \dot{\imath})\)), qui a des lims finies (resp. des lims) et qui est munie de \[ \Gamma^{T} \times T \longrightarrow \dot{\imath} \qquad (\text{resp. } \Gamma_0^{T} \times T \to \dot{\imath}_0). \]
\(C \in\) (Cat lim finies) (resp. \(\in\) Cat lim) et, pour \(\forall\, \xi \in T(C)\), le foncteur \[ u \mapsto u(\xi), \qquad \Gamma^{T} \longrightarrow C \quad (\text{resp. } \Gamma_0^{T} \to C), \] commutant aux lims précédentes (resp. quelc.).
Prolongement aux préfaisceaux et exactitude (page 15)
15Question. \(C\) petite catégorie. \(\varphi : C \to \mathrm{Ens}\) foncteur exact à droite [\(C\) stable par lim finies]. Alors \(\overline{\varphi} : \widehat{C}^{\circ} \to \mathrm{Ens}\), qui prolonge \(\varphi\) et commute aux petites lims (donné aussi par \(\overline{\varphi}(\psi) = \mathrm{Hom}(\psi, \varphi)\), \(\psi \in \mathrm{Ob}\,\underline{\mathrm{Hom}}(C, \mathrm{Ens})\)), est-il exact à droite, i.e. \(\psi \mapsto \mathrm{Hom}(\psi, \varphi)\) transforme-t-il lims projectives finies en lims inductives ?
En marge gauche : \(\overline{C} = \widehat{C}^{\circ} = \underline{\mathrm{Hom}}(C, \mathrm{Ens})^{\circ}\), et le triangle
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\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small]
\overline{C} \arrow[dr, "\overline{\varphi}"] & \\
C \arrow[u] \arrow[r, "\varphi"'] & \mathrm{Ens}
\end{tikzcd}
NB Par l'hyp. sur \(\varphi\), c'est le cas pour les lims finies qui proviennent de \(C\). [NB l'inclusion \(C \to \overline{C}\) commute aux lims — finies ou non —.]
une ligne biffée introduisait le cas « \(C\) additive abélienne » ; elle s'interrompt sur « pour \(\varphi = \) », et l'application \(\psi \mapsto \mathrm{Hom}(\psi, \varphi)\), « est-il exact à g. », \(\underline{\mathrm{Hom}}(C, \mathrm{Ens}) \to (\mathrm{Ens})\) — passage raturé, lecture d'ensemble incertaine
\(\mathrm{Hom}(\psi \times \psi_0, \varphi)\) Il faudrait que \(\varphi\) transforme mono en [en] épi, i.e. que \(\varphi\) soit « injectif » :
LaTeX source
\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small]
\psi \arrow[r] \arrow[dr] & \psi' \arrow[d, "\exists"] \\
& \varphi
\end{tikzcd}
Cela indique (prenons \(\psi = \varphi\), \(\psi' = \varphi \sqcup \rho\)) que pour \(\forall\, \rho : C \to \mathrm{Ens}\), on a \(\underline{\mathrm{Hom}}(\rho, \varphi) \neq \emptyset\).
En marge gauche, le triangle correspondant :
LaTeX source
\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small]
\varphi \arrow[r] \arrow[dr] & \varphi \sqcup \psi \arrow[d, "\exists"] \\
& \varphi
\end{tikzcd}
C'est vrai si Mais c'est toujours faux sauf si \(C\) vide : car si on prend pour \(\rho\) un foncteur constant de valeur \(x\) non vide, on a \(\mathrm{Hom}(\rho, \varphi) = \emptyset\), car \[ \mathrm{Hom}_{\mathrm{Ens}}(\rho(c), \varphi(c)) = \mathrm{Hom}_{\mathrm{Ens}}(x, \emptyset) = \emptyset\ ! \] la lecture des arguments des deux membres est incertaine — le manuscrit porte quelque chose comme \(\rho(\psi_c)\), \(\varphi(\psi_c)\)
Question. Soient \(C\) petite catégorie avec lims finies, \(E\) catégorie avec lims finies et petites lims inductives, \(\varphi : C \to E\) un foncteur exact à gauche, \(\overline{\varphi} : \widehat{C} \to E\) son prolongement canonique (commutant aux petites lims inductives). Sous quelles conditions d'exactitude sur \(E\) peut-on dire que \(\overline{\varphi}\) est aussi exact à g ? [NB si \(E = (\mathrm{Ens})^{\circ}\), ça n'ira jamais, je crois !]
On sait que c'est OK si \(E\) est un topos. Réciproque ?
Supposons que \(\varphi\) soit strictement générateur, Alors il faut que alors \(E \to \widehat{C}\) [est] pl. fidèle et \(\overline{\varphi} : \widehat{C} \to E\) en est un adjoint à g. Il suffit que \(E\) soit un topos. Donc si \(\overline{\varphi}\) est exact à g, \(E\) est un topos.
Prolongement le long d'une sous-catégorie génératrice (pages 17 et 19)
17En tête, le dispositif : \(C \subset E\), « sous-catégorie pleine [strictement génératrice] » de « catégorie [avec petites limites inductives] » ; \(F\) « catégorie avec petites limites inductives ». \[ \underline{\mathrm{Hom}}(C, F) \underset{\beta}{\overset{\alpha}{\rightleftarrows}} \underline{\mathrm{Hom}}(E, F) \] \[ \alpha(\varphi)(X) = \varinjlim_{Y \in C/X} \varphi(Y), \qquad \beta(\psi)(Y) = \psi(Y), \quad \text{i.e. } \beta(\psi) = \psi | C = \psi \circ i. \] \[ \beta\alpha(\varphi)(Y) = \alpha(\varphi)(Y) = \varinjlim_{Z \in C/Y} \varphi(Z) = \varphi(Y), \quad \text{i.e. } \beta\alpha(\varphi) \simeq \varphi, \quad \beta\alpha \simeq \mathrm{id}_{\underline{\mathrm{Hom}}(C,F)}. \] \[ \alpha\beta(\psi)(X) = \varinjlim_{Y \in C/X} \beta\psi(Y) = \varinjlim_{Y \in C/X} \psi(Y) \longrightarrow \psi(X), \quad \text{i.e. } \alpha\beta \to \mathrm{id}_{\underline{\mathrm{Hom}}(E,F)}. \] \[ \mathrm{Hom}(\alpha\varphi, \psi) \simeq \mathrm{Hom}(\varphi, \beta\psi). \]
En fait, \(\alpha = i^{F}_{!}\). Donc \(i\) étant pl. fidèle, \(i_{!}\) l'est.
Supposons maintenant que [\(E\) soit aussi stable par petites lims], \(C\) strictement génératrice, et voyons à quelle condition \(\alpha(\varphi)\) commute à icelles. Comme \(\beta\alpha(\varphi) = \alpha(\varphi)|C = \varphi\), il est évidemment nécessaire que l'on ait :
(*) Pour \(\forall\) système inductif \((Y_i)\) dans \(C\) dont la limite inductive dans \(E\) est soit \(Y \in \mathrm{Ob}\,C\) [a fortiori sa lim dans \(C\) est \(Y\)], on a \[ \varphi(Y) \xleftarrow{\ \sim\ } \varinjlim \varphi(Y_i). \]
Soit \(\underline{\mathrm{Hom}}'(C, F)\) la sous-catégorie pleine de \(\underline{\mathrm{Hom}}(C, F)\) formée des \(\varphi\) satisfaisant (*), et \(\underline{\mathrm{Hom}}'(E, F)\) la sous-catégorie pleine de \(\underline{\mathrm{Hom}}(E, F)\) formée des \(\psi\)
19commutant aux petites lims. Donc \(\beta\) induit \[ \beta' : \underline{\mathrm{Hom}}'(E, F) \longrightarrow \underline{\mathrm{Hom}}'(C, F). \] On a, pour \(\psi\) dans \(\underline{\mathrm{Hom}}'\), \[ \alpha\beta(\psi)(X) = \varinjlim_{Y \in C/X} \psi(Y) \xrightarrow{\ \sim\ } \psi(X) \quad \text{car } X = \varinjlim_{Y \in C/X} Y,\ C \] étant str. gén. Donc on trouve que \[ \beta' : \underline{\mathrm{Hom}}'(E, F) \longrightarrow \underline{\mathrm{Hom}}'(C, F) \] est pleinement fidèle. (c'est une équivalence ssi ess. surj.) Il s'agit de voir si \(\alpha\) envoie bien \(\underline{\mathrm{Hom}}'(C, F)\) dans \(\underline{\mathrm{Hom}}'(E, F)\). Or soit \((Y_i)\) un syst. inductif dans \(E\), ayant dans \(E\) une limite inductive \(Y\), et pour chaque \(i\) un système inductif \((Y_{ij})\) dans \(C\), filtré sur \(I\), tel que les syst. inductifs (\(i\) fixé) des \(Y_{ij}\) aient pour limites les \(Y_i\) et que le système inductif correspondant soit \((Y_i)\). On a donc \[ \varinjlim_i \alpha\varphi(Y_i) = \varinjlim_i \bigl(\varinjlim_j \varphi(Y_{ij})\bigr) = \varinjlim_{ij} \varphi(Y_{ij}), \] le premier terme est surchargé ; la fin de la ligne, griffonnée puis rognée par la marge, comparait ce terme à \(\varphi(Y)\). Les deux lignes qui introduisent le système double \((Y_{ij})\) sont elles-mêmes très raturées et la comparaison est l'hom dont il s'agit de prouver que c'est un isom. Donc on est ramené à prouver ceci :
Lemme. Si \(\varphi \in \underline{\mathrm{Hom}}'(C, F)\), alors pour tout \(\forall\) système inductif \((Y_i)\) dans \(C\) ayant une limite inductive \(Y\) dans \(E\), on a \[ \varinjlim \varphi(Y_i) \xrightarrow{\ \sim\ } \beta\varphi(Y). \] le manuscrit porte bien \(\beta\varphi(Y)\) ; on attendrait \(\alpha\varphi(Y)\), seul défini pour \(Y \in E\)
Il faut donc comparer les limites pour \(\varphi\) des [deux] systèmes inductifs \((Y_i)\) et \(C/Y \to C\). Évidemment on a : \(I \to C/Y\), cela est-il cofinal ? C'est vrai en tout cas si pour \(\forall\) diagramme fini dans \(C\), la lim dans \(E\) existe et est dans \(C\). un point d'interrogation isolé en marge gauche face à ces deux dernières lignes