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      <titleStmt>
        <title>Fonds Grothendieck, cote n° 15, pages 121–140 — transcription</title>
        <author>Alexandre Grothendieck</author>
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          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne (<date when="2026-09-23">2026-09-23</date>)</resp>
          <name xml:id="pass" type="model">Opus 5.5 (claude-opus-5-5)</name>
        </respStmt>
        <respStmt>
          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">grothendieck.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
        </respStmt>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Édition de démonstration</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-09-25">2026-09-25</date>
        <availability status="restricted">
          <p>Le fonds Alexandre Grothendieck est sous droits. Cette transcription
          est une édition de démonstration, non autorisée, produite par une
          machine et non vérifiée ; aucune image du fonds n'est reproduite. La
          source LaTeX dont ce fichier dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project.</p>
        </availability>
        <ref target="https://grothendieck.commutator.io/">https://grothendieck.commutator.io</ref>
      </publicationStmt>
      <sourceDesc>
        <msDesc>
          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Montpellier</settlement>
            <repository>Université de Montpellier</repository>
            <collection>Fonds Alexandre Grothendieck (archives mathématiques, 1949–1991)</collection>
            <idno type="cote">15</idno>
          </msIdentifier>
          <head>Théorie arithmétique. Théorie de Galois des motifs (1965) : notes manuscites (s.d.), tapuscrit (s.d.).</head>
          <msContents>
            <summary>Pages 121 à 140 de la cote, dans la
            numérotation des archivistes (crayon, en bas à gauche de chaque
            page) ; lot 7 de vingt pages.
            Les pages absentes de la transcription ne portent pas de
            mathématiques et sont omises ; le saut dans la numérotation en est
            le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          <history><origin><origDate>1965-[vers 1977]</origDate><note>Datation de l'inventaire de l'Université de Montpellier, reproduite telle quelle ; les crochets sont ceux des archivistes.</note></origin></history>
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://grothendieck.umontpellier.fr/15.pdf">https://grothendieck.umontpellier.fr/15.pdf</ref>
                <note>Fac-similé numérique de l'Université de Montpellier. Sa
                première page est une feuille de garde générée par
                l'université : la page <hi rend="italic">n</hi> des archivistes
                est la page <hi rend="italic">n</hi>+1 du PDF, et l'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> tient compte de ce décalage.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription mathématique du fonds, une passe de vingt pages par
        conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe-grothendieck</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\add</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> ; <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi>.</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="grothendieck-tei" version="1">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project">https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
    </encodingDesc>
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      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="2026-09-23" who="#pass">Première passe de transcription.</change>
      <change when="2026-09-25" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="7">
<pb n="122" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/15.pdf#page=123"/><p><note type="editorial" resp="#pass">la page s'ouvre au milieu d'une phrase commencée au feuillet 120
(lot 6)</note>
de <formula notation="TeX">i</formula>. <del>Question de <unclear>structure</unclear> de positivité et <gap reason="illegible"/></del>
<del><unclear>analogie</unclear> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">i</formula> <unclear>fixé</unclear></del>
<note type="editorial" resp="#pass">deux lignes biffées, la première d'un trait, la seconde d'un zigzag
encadré</note>
Donc, <unclear>grâce</unclear> : en <unclear>toutes</unclear> circonstances
<unclear>spéciales</unclear>, il y a des <gap reason="illegible"/> dans la <del><unclear>positivité</unclear></del>
structure (polarisations positives) du <formula notation="TeX">G</formula>. Les <formula notation="TeX">i</formula> <unclear>fixés</unclear> avec <formula notation="TeX">i</formula>
dans la classe ci-dessous.
<formula notation="TeX" rend="display">\mathbb{G}_{m,\mathbb{C}} \xrightarrow{\; i \;} G_{\mathbb{C}} ,
  \qquad
  \mathbb{G}_{m,\mathbb{C}} \xrightarrow{\; i' \;} G_{\mathbb{C}}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">ces deux flèches sont écrites dans la marge de gauche, en regard des
lignes qui les commentent</note>
Quid de l'arbitraire ? On constate que l'ens. [des] <formula notation="TeX">i - i'</formula>
<del>conjugués : <gap reason="illegible"/><formula notation="TeX">(\lambda)</formula>, <gap reason="illegible"/><formula notation="TeX">(\lambda)</formula></del> définit un
<unclear>s-groupe</unclear> d'indice fini de <formula notation="TeX">\mathrm{Hom}(\mathbb{G}_{m,\mathbb{C}},
G^{0}_{\mathbb{C}})</formula>, mais cela ne donne aucune indication sur l'indice,
<unclear>ou</unclear> désigner la composante des <formula notation="TeX">i_{0} - i'_{0}</formula> <gap reason="illegible"/>
<unclear>contenant</unclear> <formula notation="TeX">i</formula> fixé. Question semble sérieuse.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">le paragraphe suivant est marqué d'un double trait vertical en marge</note>
En tous cas, <gap reason="illegible"/> un <del>deux</del> <unclear>groupe</unclear> de <formula notation="TeX">\mathbb{R}</formula>-formes
<unclear>fibres</unclear> <unclear>polarisées</unclear>, définies au moyen des différents
<formula notation="TeX">i</formula>.</p>
<p>Autre structure spécifique sur le <formula notation="TeX">G</formula>, pour <unclear><formula notation="TeX">k</formula></unclear> un corps fini :
d'après la <unclear>forme</unclear> de <gap reason="illegible"/>, <formula notation="TeX">G_{\mathbb{C}} =
D_{\mathbb{C}}(M)</formula>, <formula notation="TeX">M \subset L^{*}</formula>, comme <formula notation="TeX">L</formula> est <gap reason="illegible"/>, tel que la
<unclear>conjugaison</unclear> complexe, qui commute <supplied resp="#pass">à</supplied>
<formula notation="TeX">\mathrm{Gal}(L/\mathbb{Q})</formula>, <unclear>induit</unclear> sur <formula notation="TeX">M</formula> donc <supplied resp="#pass">sur</supplied> <formula notation="TeX">G</formula> une
involution canonique, notée <formula notation="TeX">u \mapsto u'</formula>. Dans <del><gap reason="illegible"/></del> <gap reason="illegible"/>
n'est <unclear>pas</unclear> <unclear>spécialisée</unclear>, d'ailleurs <unclear>fait</unclear> sur
<gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> l'identité, ce qui suffit pratiquement, la <gap reason="illegible"/>. Sur
<formula notation="TeX">\mathrm{Hom}(\mathbb{G}_{m,\mathbb{C}}, G_{\mathbb{C}})</formula>, <formula notation="TeX">u \mapsto u'</formula>
induit la conjugaison complexe.</p>
<pb n="124" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/15.pdf#page=125"/><p>Il ne semble pas que cette involution corresponde à une involution sur le
<del>groupe</del> <formula notation="TeX">\mathcal{G}</formula> associé : <formula notation="TeX">M</formula> (en <del><gap reason="illegible"/></del>
<del><unclear>tenant</unclear></del> <gap reason="illegible"/> <unclear>de</unclear> la propriété de
<unclear>connexion</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>par</unclear> <gap reason="illegible"/> l'élément fondamental
<unclear>composante</unclear> des <formula notation="TeX">H^{2}(\mathbb{Q}, \struck{\ill{}}\,U)</formula> !, qui peut
<del><unclear>d'autres</unclear></del> <gap reason="illegible"/> d'ordre <unclear>divisé par</unclear> <formula notation="TeX">2</formula> …).
<note type="editorial" resp="#pass">l'exposant de <formula notation="TeX">H</formula> est mal formé et lu <formula notation="TeX">2</formula> sans certitude ; devant <formula notation="TeX">U</formula>,
une lettre noircie. La page s'arrête ici, au premier tiers</note></p>
<pb n="127" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/15.pdf#page=128"/><p><hi rend="italic">Définition</hi>. Soit <formula notation="TeX">K/\mathbb{Q}</formula> une extension [algébrique]
<del><unclear>de degré fini</unclear></del>. On dit que <formula notation="TeX">K</formula> est tot. réel si pour tout
<formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>-homom. <formula notation="TeX">\sigma : K \to \mathbb{C}</formula>, on a <formula notation="TeX">\sigma(K) \subset
\mathbb{R}</formula>. On dit qu'un élément <formula notation="TeX">x</formula> de <formula notation="TeX">K</formula> est tot. réel [(resp. tot. 
<formula notation="TeX">&gt; 0</formula>, tot. <formula notation="TeX">\geqslant 0</formula>)] si pour tout <formula notation="TeX">\sigma</formula> comme dessus, on a
<formula notation="TeX">\sigma(x) \in \mathbb{R}</formula> (resp. <formula notation="TeX">\sigma(x) &gt; 0</formula>, resp. <formula notation="TeX">\sigma(x)
\geqslant 0</formula>). Tot<formula notation="TeX">^{t}</formula> (ou purement) imaginaire : ….</p>
<p><hi rend="italic">Scholie</hi>. Pour que <formula notation="TeX">x</formula> soit tot. réel, il faut et il suffit que
<formula notation="TeX">\mathbb{Q}(x) \subset K</formula> le soit. Pour qu'il soit tot. <formula notation="TeX">\geqslant 0</formula>, il
faut et il suffit qu'il soit nul ou tot <formula notation="TeX">&gt; 0</formula>. Les éléments tot <formula notation="TeX">\geqslant 0</formula>
<del><gap reason="illegible"/></del> [sont] les éléments <formula notation="TeX">\geqslant 0</formula> pour une relation d'ordre
sur <formula notation="TeX">K</formula>. [On <unclear>notera</unclear> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">x</formula> tot. <formula notation="TeX">\geqslant y</formula> ou <formula notation="TeX">x</formula> tot. 
<formula notation="TeX">\leqslant y</formula>]. Si <formula notation="TeX">K</formula> <del>est</del> [est] engendré par des ss-corps
<formula notation="TeX">K_{\alpha}</formula>, alors <formula notation="TeX">K</formula> est tot. réel ssi les <formula notation="TeX">K_{\alpha}</formula> le sont. Si <formula notation="TeX">K</formula>
est engendré par des <formula notation="TeX">x_{\alpha}</formula>, <formula notation="TeX">K</formula> tot. réel ssi <del><gap reason="illegible"/></del> les
<formula notation="TeX">x_{\alpha}</formula> le sont.</p>
<p>Il existe, pour <formula notation="TeX">K</formula> donné, un plus grand ss-corps totalement réel de <formula notation="TeX">K</formula>,
appelé la <hi rend="italic">clôture tot. réelle</hi> de <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula> dans <formula notation="TeX">K</formula>. Soit
<del><formula notation="TeX">K</formula></del> <formula notation="TeX">\overline{\mathbb{Q}} \subset \mathbb{C}</formula>, et <formula notation="TeX">\pi =
\mathrm{Gal}(\overline{\mathbb{Q}}/\mathbb{Q})</formula>, <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">\tau \in
\pi</formula> la conjugaison complexe
<formula notation="TeX" rend="display">\tau\lambda = \overline{\lambda} \qquad \text{pour } \lambda \in
  \overline{\mathbb{Q}}</formula>
de sorte que
<formula notation="TeX" rend="display">\tau^{2} = 1 .</formula>
Alors le ss-groupe <formula notation="TeX">\pi'</formula> de <formula notation="TeX">\pi</formula> qui <del>invariant</del> [correspond] à la
clôture tot. réelle <del><formula notation="TeX">K</formula></del> <formula notation="TeX">\mathbb{K}</formula> <del><gap reason="illegible"/></del> de
<formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula> dans <formula notation="TeX">\overline{\mathbb{Q}}</formula> est le <del><gap reason="illegible"/></del> ss-groupe
<hi rend="italic">invariant fermé</hi> engendré par <formula notation="TeX">\tau</formula>, i.e. le ss-groupe invariant
engendré par les <formula notation="TeX">{}^{\sigma}\tau = \sigma\tau\sigma^{-1}</formula> (<formula notation="TeX">\sigma \in \pi</formula>).</p>
<p><note type="authorial" place="margin">dans la marge de gauche, une tour verticale : <formula notation="TeX">A</formula>, <formula notation="TeX">L</formula>, <formula notation="TeX">K</formula>,
<formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>, reliés par des traits</note>
Considérons la plus grande extension abélienne <formula notation="TeX">A</formula> de <formula notation="TeX">\mathbb{K}</formula>, dont le
groupe de Galois est donc <formula notation="TeX">H = \pi'/(\pi', \pi')</formula>. <del>Son</del> Sur
<note type="editorial" resp="#pass">la phrase se poursuit au feuillet suivant ; le complément de « Sur »
(sans doute <formula notation="TeX">H</formula>) n'est pas écrit</note></p>
<pb n="128" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/15.pdf#page=129"/><p>le groupe <formula notation="TeX">G = \pi/\pi' = \mathrm{Gal}(\mathbb{K}/\mathbb{Q})</formula> opère
canoniquement, et il est engendré topologiquement par les
<formula notation="TeX">{}^{\sigma}\dot{\tau}</formula>, où <formula notation="TeX">\dot{\tau} \in H</formula> est l'image de <formula notation="TeX">\tau</formula>, et
<formula notation="TeX">\sigma \in G</formula>. Donc il est annulé par <formula notation="TeX">2</formula>.</p>
<p>Soit <formula notation="TeX">L</formula> une extension abélienne de <formula notation="TeX">\mathbb{K}</formula>, <del>correspondant à la
<gap reason="illegible"/></del> <del>les conditions</del> [son] groupe de Galois est donc un quotient
<formula notation="TeX">\Gamma</formula> de <formula notation="TeX">H</formula> ; <del>conditions</del> supposons <formula notation="TeX">L \neq \mathbb{K}</formula>, i.e. 
<formula notation="TeX">\Gamma \neq \{e\}</formula>. Conditions équivalentes :</p>
<p>(i) les <formula notation="TeX">\sigma\tau\sigma^{-1}</formula> (<formula notation="TeX">\sigma \in \pi</formula>) coïncident toutes sur <formula notation="TeX">L</formula>
(donc y coïncident avec <formula notation="TeX">\tau : \lambda \mapsto \overline{\lambda}</formula>)</p>
<p>(ii) <formula notation="TeX">L</formula> est une extension <hi rend="italic">quadratique</hi> de <formula notation="TeX">\mathbb{K}</formula> <hi rend="italic">galoisienne
sur</hi> <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>.</p>
<p>(iii) <formula notation="TeX">L</formula> est une extension <hi rend="italic">quadratique</hi> <hi rend="italic">purement imaginaire</hi> de
<formula notation="TeX">\mathbb{K}</formula>. <del><gap reason="illegible"/></del>
<note type="editorial" resp="#pass">(iii) est écrit en interligne au-dessus d'une ligne raturée en zigzag</note></p>
<p>De plus, une telle <formula notation="TeX">L</formula> <del>existe et</del> est unique, [et d'ailleurs existe :
il suffit de prendre une extension quadratique imaginaire <formula notation="TeX">E</formula> de <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>
(p. ex. <formula notation="TeX">\mathbb{Q}(\sqrt{-1})</formula>), et <formula notation="TeX">L = \mathbb{Q}(\mathbb{K}, E)</formula> (p. 
ex. <formula notation="TeX">L = \mathbb{K}(\sqrt{-1})</formula>)].
<note type="editorial" resp="#pass">le paragraphe des conditions (i) à (iii) et de l'unicité est encadré à
gauche d'un grand crochet</note></p>
<p><hi rend="italic">Dém.</hi> (i) <formula notation="TeX">\Rightarrow</formula> (ii). Comme <formula notation="TeX">\Gamma</formula> est engendré par les images
<del><gap reason="illegible"/></del> des <formula notation="TeX">{}^{\sigma}\tau</formula>, <del><gap reason="illegible"/></del> et que l'hyp. de (i)
signifie que ces images sont égales, on voit que ces images, que <formula notation="TeX">\Gamma</formula> est
engendré par l'élément <formula notation="TeX">\dot{\tau}</formula> d'ordre <formula notation="TeX">\mid 2</formula>, donc est <formula notation="TeX">\simeq
\mathbb{Z}/2\mathbb{Z}</formula> (car <formula notation="TeX">\Gamma \neq (e)</formula> par hypothèse). D'ailleurs, si
un tel <formula notation="TeX">\Gamma</formula> existe, <del><gap reason="illegible"/></del> [il est] nécessairement égal à <formula notation="TeX">H_{G}</formula>
(car <del><gap reason="illegible"/></del> <gap reason="illegible"/> est un quotient de <formula notation="TeX">H_{G}</formula>, et l'argument
précédent montre que <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">H_{G}</formula> est engendré par un élément
d'ordre <formula notation="TeX">\mid 2</formula>. <del><gap reason="illegible"/></del> <del>il existe tel et</del> Il en résulte
aussitôt que <formula notation="TeX">L</formula> est galoisien sur <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>, donc (i) <formula notation="TeX">\Rightarrow</formula> (ii).
D'autre part, (ii) <formula notation="TeX">\Rightarrow</formula> (i), car (ii) implique que <formula notation="TeX">\Gamma \simeq
\mathbb{Z}/2\mathbb{Z}</formula> [et que <formula notation="TeX">G</formula> y opère], et comme <formula notation="TeX">\Gamma</formula> est engendré
par les images des <formula notation="TeX">\sigma\tau\sigma^{-1} = {}^{\sigma}\tau</formula>, i.e. par les
<formula notation="TeX">{}^{\sigma}\dot{\tau}</formula>, on voit que <formula notation="TeX">\dot{\tau}</formula> (donc les
<formula notation="TeX">{}^{\sigma}\dot{\tau}</formula>) sont tous égaux : l'unique élément <gap reason="illegible"/>
<del><gap reason="illegible"/></del>. (i), (ii) <formula notation="TeX">\Longleftrightarrow</formula> (iii) car on remarque que <formula notation="TeX">L</formula>
est quadratique sur <formula notation="TeX">\mathbb{K}</formula>, la condition (i) sur les
<formula notation="TeX">\sigma\tau\sigma^{-1}</formula> est évidemment équivalente à (iii).</p>
<pb n="129" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/15.pdf#page=130"/><p><hi rend="italic">Corollaire</hi>. Soit <formula notation="TeX">L</formula> un <del><gap reason="illegible"/></del> sous-corps de
<formula notation="TeX">\overline{\mathbb{Q}}</formula>. Pour qu'on ait <formula notation="TeX">L \subset \mathbb{L}</formula>, il faut et il
suffit que <formula notation="TeX">L</formula> soit tot. réel, ou extension quadratique purement imaginaire
d'un corps tot. réel.</p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small]
\mathbb{K} \arrow[r, no head] \arrow[d, no head] &amp; \mathbb{K}(L) \arrow[r, no head] \arrow[d, no head] &amp; \mathbb{L} \\
K = \mathbb{K} \cap L \arrow[r, no head] \arrow[d, no head] &amp; L &amp; \\
\mathbb{Q} &amp; &amp;
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">ce schéma est dans la marge de gauche</note></p>
<p>Suffisance triviale par (iii). Nécessité : Par théorie de Galois, <formula notation="TeX">L</formula> est une
extension de degré <formula notation="TeX">1</formula> ou <formula notation="TeX">2</formula> du corps tot. réel <formula notation="TeX">K = L \cap \mathbb{K}</formula>, et il
reste à prouver que lorsque <formula notation="TeX">L</formula> en est une extension quadratique, cette
dernière est tot<formula notation="TeX">^{t}</formula> imaginaire. <del><gap reason="illegible"/></del> On a <del><gap reason="illegible"/></del> on est
ramené à prouver : <del><hi rend="italic">Lemme</hi>. Soit <formula notation="TeX">L</formula> une extension quadratique
d'un corps tot. réel <formula notation="TeX">K</formula>. Si <formula notation="TeX">L</formula></del> (quitte à remplacer <formula notation="TeX">L</formula> par un conjugué,
[qui est engendré par <formula notation="TeX">K</formula>]) <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">L</formula> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">\mathbb{K}(L)</formula> est imaginaire.
Or s'il était réel, comme <formula notation="TeX">\mathbb{K}</formula> l'est, <gap reason="illegible"/> mais, on a
<formula notation="TeX">\mathbb{K}(L) = \mathbb{L}</formula>, absurde.</p>
<p><hi rend="italic">NB</hi>. <formula notation="TeX">\mathbb{L}</formula> est la plus grande extension galoisienne de
<formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula> telle que dans son groupe de Galois <formula notation="TeX">G'</formula>, l'image de <formula notation="TeX">\tau</formula>
(conjugaison complexe) soit <hi rend="italic">centrale</hi>. Donc <formula notation="TeX">\mathbb{L}</formula> contient
l'extension <unclear>abélienne</unclear> maximale de <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>, i.e. le corps des
racines de l'unité.</p>
<pb n="130" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/15.pdf#page=131"/><p><hi rend="italic">Proposition</hi>. Soit <formula notation="TeX">Q \in \mathbb{Q}^{*}</formula>, et soit <formula notation="TeX">\lambda \in \mathbb{C}</formula>
un nombre algébrique. Conditions équivalentes :</p>
<p>(a) Pour tout conjugué <formula notation="TeX">\lambda_{\alpha}</formula> de <formula notation="TeX">\lambda</formula>, on a
<formula notation="TeX">\lambda_{\alpha}\overline{\lambda}_{\alpha} = Q</formula> i.e. <formula notation="TeX">|\lambda_{\alpha}|^{2}
= Q</formula>.</p>
<p>(b) <del><gap reason="illegible"/></del> Il existe un corps [de nbres] <hi rend="italic">totalement réel</hi> <formula notation="TeX">K</formula>,
tel que <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">K(\lambda)</formula> soit égal à <formula notation="TeX">K</formula> ou une extension
<hi rend="italic">quadratique</hi> purement imaginaire de <formula notation="TeX">K</formula>, et on a
<formula notation="TeX">\lambda\overline{\lambda} = Q</formula> i.e. <formula notation="TeX">|\lambda|^{2} = Q</formula>.</p>
<p>(b<formula notation="TeX">'</formula>) Comme (b), avec <formula notation="TeX">K = \mathbb{Q}(a)</formula> <del><gap reason="illegible"/></del>, où <formula notation="TeX">a = \lambda +
\overline{\lambda} = \lambda + \frac{Q}{\lambda}</formula>.</p>
<p>(b<formula notation="TeX">''</formula>) Il existe un nombre algébrique <del><formula notation="TeX">a</formula></del> <hi rend="italic">tot. réel</hi> <formula notation="TeX">a</formula>,
avec <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">4Q - a^{2}</formula> nul ou totalement positif, tel que <formula notation="TeX">\lambda</formula>
satisfasse une équation
<formula notation="TeX" rend="display">\lambda^{2} - a\lambda + Q = 0 .</formula></p>
<p>(c) Soit <formula notation="TeX">\mathbb{K}</formula> l'extension alg. tot. réelle maximale de <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>,
et <formula notation="TeX">\mathbb{L}</formula> l'unique extension quadratique de <formula notation="TeX">\mathbb{K}</formula> galoisienne sur
<formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>. On a <formula notation="TeX">\lambda \in \mathbb{L}</formula>, et <del><gap reason="illegible"/></del>
<formula notation="TeX">\lambda\overline{\lambda} = Q</formula> i.e. <formula notation="TeX">|\lambda|^{2} = Q</formula>.</p>
<p><hi rend="italic">Dém.</hi>
a) <formula notation="TeX">\Longrightarrow</formula> b<formula notation="TeX">''</formula>) Posons <formula notation="TeX">a = \lambda + \overline{\lambda} = \lambda +
\frac{Q}{\lambda}</formula>. Je dis que <formula notation="TeX">a</formula> <hi rend="italic">est tot. réel</hi>. En effet, les
conjugués de <formula notation="TeX">a</formula> sont les <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">a_{\alpha} = \lambda_{\alpha} +
\frac{Q}{\lambda_{\alpha}}</formula>, or par hypothèse
<formula notation="TeX">\lambda_{\alpha}\overline{\lambda}_{\alpha} = Q</formula> donc <formula notation="TeX">a_{\alpha} =
\lambda_{\alpha} + \overline{\lambda}_{\alpha} \in \mathbb{R}</formula>. D'autre part,
<formula notation="TeX">\lambda</formula> est solution de l'équation
<formula notation="TeX" rend="display">(T - \lambda)(T - \overline{\lambda}) = 0
  \quad \text{i.e.} \quad
  T^{2} - aT + Q = 0 ,</formula>
et par suite <formula notation="TeX">\lambda_{\alpha}</formula> est solution de l'équation <formula notation="TeX">T^{2} -
a_{\alpha}T + Q = 0</formula>, <del>de plus</del> l'autre solution étant
<formula notation="TeX">\frac{Q}{\lambda_{\alpha}}</formula> [qui est égale : <formula notation="TeX">\overline{\lambda}_{\alpha}</formula>]
<del><gap reason="illegible"/></del> comme <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">\lambda_{\alpha}\overline{\lambda}_{\alpha} =
Q</formula>, les deux solutions sont <formula notation="TeX">\lambda_{\alpha}</formula> et <formula notation="TeX">\overline{\lambda}_{\alpha}</formula>,
donc complexes conjuguées. Cela montre que <formula notation="TeX">a_{\alpha}^{2} - 4Q \leqslant 0</formula>,
<del>d'où</del> i.e. <formula notation="TeX">4Q - a_{\alpha}^{2} \geqslant 0</formula>, donc <formula notation="TeX">4Q - a^{2}</formula> est
tot. positif].
<note type="editorial" resp="#pass">sur la page, le coefficient constant de la seconde équation porte un
indice raturé</note></p>
<p>b<formula notation="TeX">''</formula>) <formula notation="TeX">\Longrightarrow</formula> b<formula notation="TeX">'</formula>) Il est <unclear>évident</unclear> que le corps
<formula notation="TeX">\mathbb{Q}(a)</formula> est tot. réel, et <formula notation="TeX">\mathbb{Q}(\lambda) \supset \mathbb{Q}(a)</formula>,
[<formula notation="TeX">\lambda</formula> est de degré au plus deux sur <formula notation="TeX">\mathbb{Q}(a)</formula>] [car <formula notation="TeX">a = \lambda +
\frac{Q}{\lambda}</formula>]. <del><gap reason="illegible"/></del> <del>De plus</del> <del><gap reason="illegible"/></del> Comme
<formula notation="TeX">a^{2} - 4Q \leqslant 0</formula>, les solutions de l'équation <formula notation="TeX">T^{2} - aT + Q = 0</formula>
sont <formula notation="TeX">\lambda</formula> et <formula notation="TeX">\overline{\lambda}</formula> (cf. <unclear>comme plus bas</unclear>), et
on a <formula notation="TeX">\lambda\overline{\lambda} = Q</formula>, <formula notation="TeX">\lambda + \overline{\lambda} = a</formula>.</p>
<pb n="131" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/15.pdf#page=132"/><p>[Évident]
<note type="editorial" resp="#pass">« Évident » est écrit au-dessus de « Il faut prouver », qui n'est pas
biffé</note>
Il faut prouver que si <formula notation="TeX">\lambda \notin \mathbb{K}</formula> i.e. <formula notation="TeX">a^{2} - 4Q \neq 0</formula>
(cf. lemme plus bas), alors <del><formula notation="TeX">\lambda</formula> est purement</del>
<formula notation="TeX">\mathbb{Q}(\lambda)</formula> est purement imaginaire, i.e. les <formula notation="TeX">\lambda_{\alpha}</formula>
sont tous non réels. <del>Cela signifie que les</del> Comme <formula notation="TeX">\lambda_{\alpha}</formula>
est solution de l'équation <formula notation="TeX">T^{2} - a_{\alpha}T + Q = 0</formula>, cela signifie que
<formula notation="TeX">a_{\alpha}^{2} - 4Q &lt; 0</formula>, ce qui résulte du fait que <formula notation="TeX">4Q - a^{2}</formula> est tot
<formula notation="TeX">\geqslant 0</formula>.</p>
<p>b<formula notation="TeX">'</formula>) <formula notation="TeX">\Longrightarrow</formula> b) trivial, <del><gap reason="illegible"/></del></p>
<p>b) <formula notation="TeX">\Longrightarrow</formula> c) trivial, car <formula notation="TeX">\mathbb{K}(\lambda)</formula> est égal à
<formula notation="TeX">\mathbb{K}</formula> ou une ext. quadratique purement imaginaire de <formula notation="TeX">\mathbb{K}</formula>.</p>
<p>c) <formula notation="TeX">\Longrightarrow</formula> a) car si <formula notation="TeX">\lambda_{\alpha} = \sigma_{\alpha}(\lambda)</formula>,
on aura [<formula notation="TeX">\lambda_{\alpha} \in \mathbb{L}</formula>, donc] <del><gap reason="illegible"/></del>
<formula notation="TeX">\overline{\lambda}_{\alpha}</formula> est l'unique <del><gap reason="illegible"/></del> conjugué de
<formula notation="TeX">\lambda_{\alpha}</formula> sur <formula notation="TeX">\mathbb{K}</formula>, <del><gap reason="illegible"/></del> donc
<formula notation="TeX" rend="display">\lambda_{\alpha}\overline{\lambda}_{\alpha}
  = N_{\mathbb{L}/\mathbb{K}}(\lambda_{\alpha})
  = N_{\mathbb{L}/\mathbb{K}}(\lambda) = \lambda\overline{\lambda} = Q .</formula></p>
<p><del>Supposons <formula notation="TeX">Q \in \mathbb{Q}^{*+}</formula>, <formula notation="TeX">L</formula> fini sur <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>, <gap reason="illegible"/>
réel (i.e. <gap reason="illegible"/> tot. réel). <hi rend="italic">Corollaire</hi> (Soit <formula notation="TeX">L \subset
\mathbb{L}</formula>. Alors <formula notation="TeX">L</formula> est engendré par un <formula notation="TeX">\lambda</formula> tel que
<formula notation="TeX">\lambda\overline{\lambda} = Q</formula>. Si <formula notation="TeX">Q \in \mathbb{Z}</formula>, on peut supposer que
<formula notation="TeX">\lambda</formula> est entier.</del>
<note type="editorial" resp="#pass">passage encadré et biffé de grandes boucles</note></p>
<p><hi rend="italic">Remarque</hi>. Soit <formula notation="TeX">K</formula> une extension finie tot. réelle de <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>, et
<formula notation="TeX">Q \in \mathbb{Q}^{*+}</formula>, <formula notation="TeX">Q &gt; 1</formula>. Je dis qu'il existe alors une extension
quadr. purement imaginaire <formula notation="TeX">L</formula> de <formula notation="TeX">K</formula>, <del>telle que</del> et un entier <formula notation="TeX">i
\geqslant 0</formula>, <del>tels que</del> tels que <formula notation="TeX">L</formula> soit engendré [sur <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>]
par un élément <formula notation="TeX">\lambda</formula> tel que <formula notation="TeX">\lambda\overline{\lambda} = Q^{i}</formula> i.e. 
<formula notation="TeX">|\lambda|^{2} = Q^{i}</formula>. Si <formula notation="TeX">Q \in \mathbb{Z}</formula>, on peut même prendre <formula notation="TeX">\lambda</formula>
entier algébrique [on peut supposer <formula notation="TeX">a</formula> entier].</p>
<p><hi rend="italic">Dém.</hi> Soit <formula notation="TeX">a \in K</formula> tel que <del><formula notation="TeX">K</formula></del> <formula notation="TeX">K = \mathbb{Q}(a)</formula>. [Soit <formula notation="TeX">i</formula>
tel que] <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">4Q^{i} - a^{2}</formula> soit tot. <formula notation="TeX">&gt; 0</formula> (<formula notation="TeX">i</formula> assez grand
pour que <gap reason="illegible"/> ; <del><gap reason="illegible"/></del> existe, car <formula notation="TeX">Q \in \mathbb{Q}</formula>, <formula notation="TeX">Q &gt; 1</formula>).
Soit <formula notation="TeX">\lambda</formula> solution de l'équation <formula notation="TeX">\lambda^{2} - a\lambda + Q^{i} = 0</formula>.
Il satisfait à la condition voulue ; si <formula notation="TeX">Q</formula> est entier, il est entier, <formula notation="TeX">a</formula>
l'étant.</p>
<pb n="132" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/15.pdf#page=133"/><p>Notons que <formula notation="TeX">\lambda' = \lambda^{1/i}</formula> sera aussi dans <formula notation="TeX">\mathbb{L}</formula> (car
<formula notation="TeX">\lambda\overline{\lambda} = Q</formula> <del><gap reason="illegible"/></del>, et de même pour ses
conjugués …), donc on voit ainsi qu'il existe un <formula notation="TeX">\lambda'</formula> <del><gap reason="illegible"/></del>
<formula notation="TeX">\in \mathbb{L}</formula>, avec <formula notation="TeX">\lambda'\overline{\lambda}' = |\lambda'|^{2} = Q</formula>, tel
que <formula notation="TeX">\mathbb{Q}(\lambda')</formula> soit <del>p</del> (purement) imaginaire et
<hi rend="italic">contienne</hi> <formula notation="TeX">K</formula> ; de plus, si <formula notation="TeX">Q</formula> est entier, on peut prendre <formula notation="TeX">\lambda'</formula>
entier.
<note type="editorial" resp="#pass">« dans <formula notation="TeX">\mathbb{L}</formula> » : la double barre de la lettre n'est pas nette sur
la page ; le sens l'impose. De même, <formula notation="TeX">\lambda\overline{\lambda} = Q</formula> est écrit
ainsi, pour <formula notation="TeX">Q^{i}</formula></note></p>
<div type="section">
<head>Groupes de Galois motiviques commutatifs</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">titre de sa main, souligné, en tête du feuillet 134 ; la rédaction se
poursuit aux feuillets 136 et 138</note></p>
<pb n="134" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/15.pdf#page=135"/><p><formula notation="TeX">k</formula> corps</p>
<p><formula notation="TeX">\mathcal{M}</formula> catégorie des (iso)motifs (½simples) sur <formula notation="TeX">k</formula></p>
<p><formula notation="TeX">G</formula> lien de <formula notation="TeX">\mathcal{M}</formula>, <del>supposé commutatif</del>.</p>
<p><formula notation="TeX">\mathcal{G}</formula> gerbe des <del><gap reason="illegible"/></del> foncteurs fibres de <formula notation="TeX">\mathcal{M}</formula></p>
<p><del><formula notation="TeX">\mathcal{G}</formula></del></p>
<p><del><formula notation="TeX">\mathcal{G}_{0}</formula></del> <formula notation="TeX">\to</formula> <formula notation="TeX">\mathcal{M}_{0} \subset \mathcal{M}</formula>,
catégorie <del>des Tate</del> [engendrée] par <formula notation="TeX">\mathbb{Q}(1)</formula> de Tate</p>
<p><formula notation="TeX">\mathcal{G}_{0}</formula>, <formula notation="TeX">G_{0} = \mathbb{G}_{m}</formula> gerbe et lien correspondants
<formula notation="TeX" rend="display">\mathcal{G} \to \mathcal{G}_{0} ,
  \qquad
  G \xrightarrow{\;\varepsilon\;} \mathbb{G}_{m}
  \qquad \text{épimorphismes}</formula>
<formula notation="TeX">\mathcal{G}_{0}</formula> est <unclear>neutralisée</unclear> i.e. munie d'une
<unclear>section</unclear>, correspondant au foncteur fibre <formula notation="TeX">\varphi</formula>
<del><formula notation="TeX">\mathbb{Q}(1) \to \mathbb{Q}</formula></del> choisi sur <formula notation="TeX">\mathcal{M}_{0}</formula> [<hi rend="italic">NB</hi>
Comme <formula notation="TeX">H^{1}(\mathbb{Q}, \mathbb{G}_{m}) = 0</formula>, deux foncteurs fibres sur
<formula notation="TeX">\mathcal{M}_{0}</formula> sont [<gap reason="illegible"/>] isomorphes].</p>
<p>Une trivialisation de <formula notation="TeX">\mathcal{G}_{0}</formula> permet de <unclear>restreindre</unclear> le
lien de <formula notation="TeX">\mathcal{G}</formula> de <formula notation="TeX">G</formula> à : <formula notation="TeX">\operatorname{Ker}\varepsilon = V</formula> : on
prend les foncteurs fibres <hi rend="italic">munis</hi> d'un isom. de leur restriction à
<formula notation="TeX">\mathcal{M}_{0}</formula> avec le foncteur fibre fixé sur <formula notation="TeX">\mathcal{M}_{0}</formula>.
<unclear>Leur</unclear> <gap reason="illegible"/> une nouvelle gerbe <formula notation="TeX">\mathcal{G}_{\varphi}</formula> de lien
<formula notation="TeX">U</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">la lettre après « Ker <formula notation="TeX">\varepsilon</formula> = » est un <formula notation="TeX">V</formula> écrit en surcharge,
d'une encre plus noire, sur un <formula notation="TeX">U</formula> ; le <formula notation="TeX">U</formula> de la fin de l'alinéa n'est pas
corrigé. Au feuillet 138, <formula notation="TeX">V \to G \xrightarrow{\varepsilon}
\mathbb{G}_{m}</formula></note>
<note type="authorial" place="margin"><unclear>vérif</unclear> Giraud ?</note></p>
<p>Soit <formula notation="TeX">\mathcal{M}'</formula> la ss-catégorie de <formula notation="TeX">\mathcal{M}</formula> formée des objets <formula notation="TeX">M</formula>
tels que les <formula notation="TeX">\otimes(M + \check{M})</formula> soient combinaisons <unclear>d'un</unclear> nb
fini d'objets simples. [<formula notation="TeX">\mathcal{G}'</formula> la gerbe associée, <formula notation="TeX">G'</formula> le lien.]
(<gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>)
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{l}
    \mathcal{G} \longrightarrow \mathcal{G}' \longrightarrow 1 \\[2pt]
    1 \longrightarrow G^{0} \longrightarrow G
      \xrightarrow{\ \text{épim.}\ } G' \longrightarrow 1
  \end{array}</formula>
Le noyau de <formula notation="TeX">G \to G'</formula> est la « composante neutre » <formula notation="TeX">G^{0}</formula>. D'autre part,
l'on sait que <formula notation="TeX">\mathcal{M}'</formula> est équivalente à une ss-catégorie [pleine de
celle] des <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>-<unclear>vectoriels</unclear> <unclear>tordus</unclear> sur <formula notation="TeX">k</formula>. Le
<unclear>choix</unclear> d'une clôture algébrique <formula notation="TeX">\bar{k}</formula> de <formula notation="TeX">k</formula> fournit un</p>
<pb n="136" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/15.pdf#page=137"/><p>foncteur fibre [<formula notation="TeX">\psi = \psi_{\bar{k}}</formula>] sur <formula notation="TeX">\mathcal{M}'</formula>, i.e. une section
de <formula notation="TeX">\mathcal{G}'</formula>, d'où une <del><gap reason="illegible"/></del> <del>restriction</del> gerbe
<formula notation="TeX">\mathcal{G}_{\psi}</formula> de lien <formula notation="TeX">G^{0}</formula>, qui <del><gap reason="illegible"/></del> <del><gap reason="illegible"/></del>
<unclear>est reliée</unclear> à la gerbe <formula notation="TeX">\mathcal{G}</formula> de lien <formula notation="TeX">G</formula> via <formula notation="TeX">G^{0} \to G</formula>.</p>
<p><hi rend="italic">NB</hi> En général, <formula notation="TeX">H^{1}(\mathbb{Q}, \Gamma) \neq 1</formula>, donc il y a ici un
choix <unclear>bis</unclear>, <gap reason="illegible"/> de trivialisation de la gerbe <formula notation="TeX">\mathcal{M}'</formula>.</p>
<p><note type="authorial" place="margin"><gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> dans <formula notation="TeX">\mathcal{M}</formula></note>
<note type="editorial" resp="#pass">note entourée, écrite en biais dans la marge de gauche</note>
Considérons enfin la <del>gerbe</del> [ss-catégorie <unclear>engendrée</unclear>
<formula notation="TeX">\mathcal{M}^{(0)}</formula> de <formula notation="TeX">\mathcal{M}</formula>] <del><gap reason="illegible"/></del> [par] <formula notation="TeX">\mathcal{M}_{0}</formula>
et <formula notation="TeX">\mathcal{M}'</formula> : c'est la catégorie <unclear>formée</unclear> des sommes directes
<formula notation="TeX" rend="display">\sum_{i \in \mathbb{Z}} V_{i}(i) , \qquad \text{où les}</formula>
<formula notation="TeX">V_{i}</formula> sont <formula notation="TeX">\in \mathcal{M}'</formula> et les <formula notation="TeX">V_{i} \in \mathcal{M}'</formula> sont tous nuls
sauf un nb fini [<hi rend="italic">NB</hi>
<formula notation="TeX" rend="display">\Bigl(\sum V_{i}(i)\Bigr) \otimes \Bigl(\sum W_{j}(j)\Bigr)
  = \sum_{h} \Bigl(\sum_{i+j=h} V_{i} \otimes W_{j}\Bigr)(h) ,
  \qquad
  \Bigl(\sum V_{i}(i)\Bigr)^{\vee} = \sum \check{V}_{i}(-i) \,\Bigr]</formula>
On trouve un foncteur fibre
<formula notation="TeX" rend="display">\sum_{i \in \mathbb{Z}} V_{i}(i) \longmapsto \sum V_{i}(\bar{k}) ,</formula>
d'où <formula notation="TeX">\mathcal{G}^{(0)}</formula>, <formula notation="TeX">G^{(0)} \simeq G' \times \mathbb{G}_{m}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">sous <formula notation="TeX">G^{(0)}</formula>, un mot court, <gap reason="illegible"/>. Dans la marge de gauche :</note></p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small]
\mathcal{M}_{0} \arrow[r, no head] &amp; \mathcal{M}^{(0)} \\
 &amp; \mathcal{M}' \arrow[u]
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{l}
    \mathcal{G} \longrightarrow \mathcal{G}^{(0)} \\[2pt]
    1 \longrightarrow U \longrightarrow G \longrightarrow G^{(0)} =
      \mathbb{G}_{m} \times G' \longrightarrow 1
  \end{array}</formula>
On trouve une <del>neutralisation</del> [gerbe] <formula notation="TeX">\mathcal{G}_{\chi}</formula> sous <formula notation="TeX">U</formula>,
reliée à la gerbe <formula notation="TeX">\mathcal{G}</formula> sous <formula notation="TeX">G</formula> <del><gap reason="illegible"/></del> et <formula notation="TeX">U
\hookrightarrow G</formula>.</p>
<pb n="138" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/15.pdf#page=139"/><p><note type="editorial" resp="#pass">feuillet déchiré, écrit perpendiculairement à la cote ; on le lit ici
tourné d'un quart de tour</note></p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}
\mathcal{G}_{\varphi} \arrow[r] &amp; \mathcal{G} \\
\mathcal{G}_{\chi} \arrow[u] \arrow[r] &amp; \mathcal{G}_{\psi} \arrow[u]
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}
 &amp; G' &amp; \\
V \arrow[r] &amp; G \arrow[u] \arrow[r, "\varepsilon"] &amp; \mathbb{G}_{m} \\
U \arrow[u] \arrow[r] &amp; G^{0} \arrow[u] &amp;
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p>Soit <formula notation="TeX">k'</formula> une extension algébrique de <formula notation="TeX">k</formula>, d'où un foncteur
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{l}
    \mathcal{M} \longrightarrow \mathcal{M}' \quad \text{catégorie des motifs
      sur } k' \text{ engendrée par les } M \otimes_{k} k',\ M \in \mathcal{M}
      . \\[2pt]
    \mathcal{M}^{(0)} \longrightarrow \mathcal{M}'^{(0)}
  \end{array}</formula>
d'où
<formula notation="TeX" rend="display">\mathcal{G}' \longrightarrow \mathcal{G}</formula></p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}
G' \arrow[r, hook] \arrow[d] &amp; G \arrow[d] \\
\Gamma' \arrow[r, no head] &amp; \Gamma
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">sous <formula notation="TeX">\Gamma'</formula> et <formula notation="TeX">\Gamma</formula>, reliés par un signe d'égalité vertical :
<formula notation="TeX">G'/G'^{0}</formula> et <formula notation="TeX">G/G^{0}</formula>. Ici les accents désignent les objets relatifs à
<formula notation="TeX">k'</formula>, non plus ceux de <formula notation="TeX">\mathcal{M}'</formula> des feuillets 134-136</note></p>
<p>L'homom. <formula notation="TeX">G' \hookrightarrow G</formula> <del>définit</del> est un <unclear>monom.</unclear> 
<gap reason="illegible"/>, définit un isom. sur les comp. neutres.</p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}
\mathcal{G}'_{\varphi'} \arrow[r, no head] &amp; \mathcal{G}' \\
\mathcal{G}'_{\chi'} \arrow[u] \arrow[r] &amp; \mathcal{G}'_{\psi'} \arrow[u]
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}
\mathcal{G}_{\varphi} \arrow[r, no head] &amp; \mathcal{G} \\
\mathcal{G}_{\chi} \arrow[u] \arrow[r, no head] &amp; \mathcal{G}_{\psi} \arrow[u]
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">sur la page, une grosse flèche horizontale va du premier carré au
second</note></p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}
V' \arrow[r] &amp; G' \\
U' \arrow[u] \arrow[r] &amp; G'^{0} \arrow[u]
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}
V \arrow[r, no head] &amp; G \\
U \arrow[u] \arrow[r, no head] &amp; G^{0} \arrow[u]
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">de même, une grosse flèche horizontale va du premier carré au second</note></p>
<p>En particulier, on trouve
<formula notation="TeX" rend="display">\mathcal{G}'_{\chi'} \longrightarrow \mathcal{G}_{\chi} ,
  \qquad
  \mathcal{G}'_{\psi'} \longrightarrow \mathcal{G}_{\psi} ,</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">U' \xrightarrow{\;\sim\;} U ,
  \qquad
  G'^{0} \simeq G^{0} .</formula></p>
</div>
<div type="section">
<head>Motifs essentiellement abéliens et théorie du corps de classes</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">titre de sa main sur une couverture orange (feuillet 139), qui ne
porte rien d'autre</note></p>
<pb n="140" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/15.pdf#page=141"/><p><note type="authorial" place="margin">§1 (entouré)</note>
<formula notation="TeX">K</formula> extension finie de <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">T_{K} = \prod_{K/\mathbb{Q}} \mathbb{G}_{m} ,
  \qquad
  N_{K/\mathbb{Q}} : T_{K} \to T_{\mathbb{Q}} = \mathbb{G}_{m} ,
  \qquad
  V_{K} \, (\subset T_{K}) = \operatorname{Ker} N_{K/\mathbb{Q}} ;</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">devant <formula notation="TeX">V_{K}</formula>, un mot noirci</note>
<formula notation="TeX" rend="display">1 \longrightarrow V_{K} \longrightarrow T_{K} \longrightarrow \mathbb{G}_{m}
  \longrightarrow 1</formula>
<hi rend="italic">NB</hi> Si <formula notation="TeX">E_{K}</formula> unités, alors <formula notation="TeX">E_{K} \cap V_{K}(\mathbb{Q})</formula> est d'indice
<formula notation="TeX">1</formula> ou <formula notation="TeX">2</formula> dans <formula notation="TeX">E_{K}</formula>, et contient <formula notation="TeX">E_{1,K}</formula> [unités <unclear>complètes</unclear>
y compris à l'<formula notation="TeX">\infty</formula>]</p>
<p><hi rend="italic">Proposition</hi>. Soit <formula notation="TeX">V'_{K}</formula> [<formula notation="TeX">= V_{K}/R</formula>] un groupe quotient de <formula notation="TeX">V_{K}</formula>.
Les conditions suivantes sont équivalentes :</p>
<p>(i) L'image de <formula notation="TeX">E_{1}</formula> dans <formula notation="TeX">V'_{K}(\mathbb{Q})</formula> est finie, i.e. <formula notation="TeX">R \cap E</formula> est
d'indice fini dans <formula notation="TeX">E</formula>.</p>
<p>(ii) Il existe un « module » <formula notation="TeX">\mathfrak{m}</formula> de <formula notation="TeX">K</formula> tel que <formula notation="TeX">T_{K} \to
T_{\mathfrak{m}} = T/\overline{E}_{\mathfrak{m}}</formula> est nul sur <formula notation="TeX">R</formula>, i.e. <formula notation="TeX">T' =
T/R</formula> est majoré par le quotient <formula notation="TeX">T_{\mathfrak{m}}</formula> de <formula notation="TeX">T</formula>.</p>
<p>(iii) <formula notation="TeX">(V'_{K})_{\mathbb{R}}</formula> est un tore compact.</p>
<p>(iv) Si <formula notation="TeX">L</formula> <del><gap reason="illegible"/></del> est le plus grand sous-corps Weilien de <formula notation="TeX">K</formula>, et
<formula notation="TeX">L_{0} = L \cap \mathbb{R} \subset L</formula> (d'indice <formula notation="TeX">1</formula> ou <formula notation="TeX">2</formula> dans <formula notation="TeX">L</formula>)
<del>le plus grand sous-corps tot. réel de <formula notation="TeX">K</formula></del>, <del>Alors l'hom. 
<gap reason="illegible"/> (qui applique <formula notation="TeX">V_{K}</formula> dans <formula notation="TeX">V_{L}</formula>)</del> <formula notation="TeX">R</formula> <del>est dans</del> [contient]
le noyau de l'<del>épi</del>morphisme <del><formula notation="TeX">T</formula></del>
<formula notation="TeX" rend="display">V_{K} \xrightarrow{\;N_{K/L}\;} V_{L}
  \xrightarrow{\;\mathrm{can}\;} V_{L}/\operatorname{Im} V_{L_{0}} ,</formula>
où <formula notation="TeX">V_{L_{0}} \to V_{L}</formula> est induit par l'inclusion <formula notation="TeX">T_{L_{0}} \hookrightarrow
T_{L}</formula> ; i.e. <formula notation="TeX">V'_{K}</formula> « est » un quotient de <formula notation="TeX">V_{L}/\operatorname{Im}
V_{L_{0}}</formula>.</p>
<p><hi rend="italic">Dém.</hi> (i) signifie qu'il existe <formula notation="TeX">F \subset E_{1}</formula> [ss-gpe] d'indice fini
dans <formula notation="TeX">E_{1}</formula> telle que <formula notation="TeX">V'</formula> soit majoré par <formula notation="TeX">V/\overline{F}</formula> (<formula notation="TeX">\overline{F}</formula>,
adhérence zariskienne de <formula notation="TeX">F</formula>) i.e. <formula notation="TeX">T'</formula> majoré par <formula notation="TeX">V/\overline{F}</formula> ; comme
les <formula notation="TeX">E_{\mathfrak{m}}</formula> sont d'indice fini dans <formula notation="TeX">E_{1}</formula>, on voit que (ii)
<formula notation="TeX">\Rightarrow</formula> (i), et (i) <formula notation="TeX">\Rightarrow</formula> (ii) car tout sous-groupe
<del><gap reason="illegible"/></del> d'indice fini de <formula notation="TeX">E_{1}</formula> (ou de <formula notation="TeX">E</formula>, c'est kif) contient un
groupe <formula notation="TeX">E_{\mathfrak{m}}</formula> (Chevalley).</p>
<p>(i) <formula notation="TeX">\Longrightarrow</formula> (iii) Car soit <formula notation="TeX">F = R \cap E</formula>, de sorte que <formula notation="TeX">V'</formula> est
majoré par <formula notation="TeX">V/\overline{F}</formula>, donc <formula notation="TeX">V'_{\mathbb{R}}</formula> majoré par
<formula notation="TeX">V_{\mathbb{R}}/\overline{F}</formula> [où maintenant <formula notation="TeX">\overline{F}</formula> désigne
l'adhérence zariskienne dans <formula notation="TeX">V_{\mathbb{R}}</formula>), et <formula notation="TeX">V'(\mathbb{R}) =
V(\mathbb{R})/\overline{F}(\mathbb{R})</formula>]. Or on sait que
<formula notation="TeX" rend="display">V_{\mathbb{R}} \subset (\mathbb{R}^{*r_{1}} \times \mathbb{C}^{*r_{2}})</formula>
<gap reason="illegible"/> [<unclear>formé des</unclear> systèmes <formula notation="TeX">(\lambda_{i})(\mu_{j})</formula> tels que
<formula notation="TeX">\prod \lambda_{i} \prod |\mu_{j}|^{2} = 1</formula>], et <formula notation="TeX">E_{1}</formula> (donc <formula notation="TeX">F</formula>) est un
<note type="editorial" resp="#pass">en interligne, au-dessus de la parenthèse :
<formula notation="TeX">\simeq \mathbb{R}^{*(r_{1}+r_{2})} \times
(\mathbb{Z}/2\mathbb{Z})^{r_{1}} \times \mathbb{U}^{r_{2}}</formula>, suivi d'un
passage biffé, « i.e. <formula notation="TeX">(\lambda_{i})(\varepsilon_{j}), (u_{j})</formula> tels que
<formula notation="TeX">\prod \lambda_{i} = 1</formula> » ; l'exposant de la parenthèse, et un signe après l'astérisque de
<formula notation="TeX">\mathbb{R}^{*}</formula>, sont <gap reason="illegible"/>. La phrase
se poursuit au-delà du feuillet</note></p>
</div>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
