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    <fileDesc>
      <titleStmt>
        <title>Fonds Grothendieck, cote n° 149, pages 21–40 — transcription</title>
        <author>Alexandre Grothendieck</author>
        <respStmt>
          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne (<date when="2026-10-03">2026-10-03</date>)</resp>
          <name xml:id="pass" type="model">Opus 5.5 (claude-opus-5-5)</name>
        </respStmt>
        <respStmt>
          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">grothendieck.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
        </respStmt>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Édition de démonstration</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-10-03">2026-10-03</date>
        <availability status="restricted">
          <p>Le fonds Alexandre Grothendieck est sous droits. Cette transcription
          est une édition de démonstration, non autorisée, produite par une
          machine et non vérifiée ; aucune image du fonds n'est reproduite. La
          source LaTeX dont ce fichier dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project.</p>
        </availability>
        <ref target="https://grothendieck.commutator.io/">https://grothendieck.commutator.io</ref>
      </publicationStmt>
      <sourceDesc>
        <msDesc>
          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Montpellier</settlement>
            <repository>Université de Montpellier</repository>
            <collection>Fonds Alexandre Grothendieck (archives mathématiques, 1949–1991)</collection>
            <idno type="cote">149</idno>
          </msIdentifier>
          <head>[Autour de La "Longue Marche" à travers la théorie de Galois, pages 1 à 67] : notes manuscrites (s.d.).</head>
          <msContents>
            <summary>Pages 21 à 40 de la cote, dans la
            numérotation des archivistes (crayon, en bas à gauche de chaque
            page) ; lot 2 de vingt pages.
            Les pages absentes de la transcription ne portent pas de
            mathématiques et sont omises ; le saut dans la numérotation en est
            le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          <history><origin><origDate>s.d. — le groupe « Autour de La "Longue Marche" à travers la théorie de Galois » (141 à 149) est daté [à partir de 1978]-1983</origDate><note>Datation de l'inventaire de l'Université de Montpellier, reproduite telle quelle ; les crochets sont ceux des archivistes.</note></origin></history>
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://grothendieck.umontpellier.fr/149.pdf">https://grothendieck.umontpellier.fr/149.pdf</ref>
                <note>Fac-similé numérique de l'Université de Montpellier. Sa
                première page est une feuille de garde générée par
                l'université : la page <hi rend="italic">n</hi> des archivistes
                est la page <hi rend="italic">n</hi>+1 du PDF, et l'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> tient compte de ce décalage.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription mathématique du fonds, une passe de vingt pages par
        conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe-grothendieck</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\supplied</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> (restitué par le transcripteur) ;
        <hi rend="monospace">\add</hi> devient <hi rend="monospace">add</hi>
        (ajout de l'auteur, en interligne ou sur un mot biffé) ;
        <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\drawing</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='drawing']</hi> (dessin de l'auteur, décrit par le
        transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi>.</p>
        <p>Restitution et ajout de l'auteur n'ont longtemps fait qu'une macro. Ils
        ont été séparés le 26 septembre 2026 par une règle vérifiable dans le
        fichier, non par une relecture : un ajout accolé au mot qu'il complète
        est une restitution (<hi rend="monospace">supplied</hi>), un ajout
        isolé est de l'auteur (<hi rend="monospace">add</hi>). Certains
        <hi rend="monospace">add</hi> sont donc encore des restitutions du
        transcripteur, que seuls les fac-similés départageront.</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="grothendieck-tei" version="2">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project">https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
      <schemaRef type="ODD" url="https://grothendieck.commutator.io/tei/grothendieck.odd"/>
    </encodingDesc>
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      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="2026-10-03" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
      <change when="2026-10-03" who="#pass">Première passe de transcription.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="2">
<pb n="21" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/149.pdf#page=22"/><p><note type="editorial" resp="#pass">le théorème s'appuie sur des notations (<formula notation="TeX">\Pi_K</formula>, <formula notation="TeX">\Pi_{\mathbb{Q}}</formula>, <formula notation="TeX">\mathcal{E}_{\overline{K}/K}</formula>) introduites avant ce lot ; la page précédant la page 11 de l'auteur n'y porte pas de numéro visible.</note></p>
<p><hi rend="bold">Théorème 2.</hi> Le foncteur <formula notation="TeX">K \mapsto \Pi_K/\Pi_{\mathbb{Q}}</formula> <unclear>des catégories des t.f.</unclear> de <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula> vers les groupoïdes profinis sur <formula notation="TeX">\Pi_{\mathbb{Q}}</formula> est <hi rend="italic">fidèle</hi>.</p>
<p><note type="authorial" place="margin">En fait, ce théorème n'est pas spécial à <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula> : il <unclear>s'énoncerait</unclear> sur un corps de base quelconque <unclear><formula notation="TeX">k</formula></unclear>, et <gap reason="illegible"/> <unclear>fait la diff.</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>bien que l'énoncé</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>fait sur</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>l'énoncé est</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>arith.</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>géométrique</unclear> <gap reason="illegible"/> (<unclear>bien que</unclear> <gap reason="illegible"/>) <gap reason="illegible"/> <unclear>mais</unclear> <gap reason="illegible"/>.</note>
<note type="editorial" resp="#pass">note marginale écrite en oblique dans la marge gauche, en partie à une autre encre ; seul le début se lit sûrement.</note></p>
<p>I.e. si deux hom. <formula notation="TeX">K \overset{f,g}{\rightrightarrows} K'</formula> définissent des hom. de groupoïdes <add>sur <formula notation="TeX">\Pi_{\mathbb{Q}}</formula></add> isomorphes (i.e. <formula notation="TeX">\exists</formula> isomorphisme de foncteurs <formula notation="TeX">\alpha : f^{*} \simeq g^{*}</formula>, tel que <formula notation="TeX">\forall\, \overline{\eta}' \in \operatorname{Ob} \Pi_{K'}</formula>, <unclear>le</unclear> <del><gap reason="illegible"/></del> <add><unclear>carré</unclear></add> <del>correspondant</del></p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}
p f^{*}(\overline{\eta}') \arrow[r, "p(\alpha)", "\sim"'] \arrow[d, "\wr"'] &amp; p g^{*}(\overline{\eta}') \arrow[d, "\wr"] \\
p'(\overline{\eta}') \arrow[r, "\sim"'] &amp; p'(\overline{\eta}')
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p>est commutatif) alors <formula notation="TeX">f = g</formula>.</p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}
\Pi_{K'} \arrow[dr, "p'"'] &amp; \overset{f^{*}}{\underset{g^{*}}{\rightrightarrows}} &amp; \Pi_{K} \arrow[dl, "p"] \\
&amp; \Pi_{\mathbb{Q}} &amp;
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p>L'hypothèse sur <formula notation="TeX">f, g</formula> signifie aussi, en termes d'une clôture alg. choisie <formula notation="TeX">\overline{K'}</formula> de <formula notation="TeX">K'</formula> <del>qui ne peut</del> <add>donnant via <formula notation="TeX">f, g</formula> deux clôtures alg. de <formula notation="TeX">K</formula>, <formula notation="TeX">\overline{K}</formula> et <formula notation="TeX">\widetilde{K}</formula></add>, <del>que les deux hom. d'exten<gap reason="illegible"/></del> que l'on peut trouver un isomorphisme entre celles-ci (<unclear>permettant d'identifier</unclear> <formula notation="TeX">\mathcal{E}_{\overline{K}/K}</formula> et <formula notation="TeX">\mathcal{E}_{\widetilde{K}/K}</formula>), <note type="authorial" place="margin"><unclear>i.e.</unclear> induisant <unclear>« l'identité »</unclear> sur les clôtures alg. <formula notation="TeX">\overline{K}</formula> et <formula notation="TeX">\widetilde{K}</formula> de <gap reason="illegible"/>, identifiées à celles dans <formula notation="TeX">\overline{K'}</formula></note> <del><gap reason="illegible"/></del> de telle <supplied resp="#pass">sorte</supplied> que les deux hom.
<formula notation="TeX" rend="display">f^{*}, g^{*} : \mathcal{E}_{\overline{K'}/K'} \rightrightarrows \mathcal{E}_{\overline{K}/K}</formula>
soient égaux, <del>Il <unclear>s'agit donc des</unclear> <gap reason="illegible"/></del> <unclear>Ceci s'exprime</unclear> <add><unclear>plus</unclear></add> <gap reason="illegible"/> en termes d'une clôture alg. <formula notation="TeX">\overline{\mathbb{Q}}</formula> fixée de <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>, en disant que les deux hom. <formula notation="TeX">f^{*}, g^{*} : \pi_{K'} \rightrightarrows \pi_{K}</formula> de groupes profinis extérieurs (avec opérateurs <formula notation="TeX">\Gamma_{\overline{\mathbb{Q}}/\mathbb{Q}}</formula>) sont égaux.</p>
<p><note type="authorial" place="margin">On se ramène au cas <formula notation="TeX">K = K'</formula> — c'est immédiat <unclear>en</unclear> <del><unclear>faisant le changement de base</unclear></del> <gap reason="illegible"/> <unclear>catégories</unclear> finies <unclear>sur</unclear> <formula notation="TeX">\overline{\mathbb{Q}}</formula> <gap reason="illegible"/> de <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>.</note>
<note type="editorial" resp="#pass">note marginale oblique en bas de la marge gauche ; en partie biffée.</note></p>
<pb n="22" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/149.pdf#page=23"/><p><note type="editorial" resp="#pass">pagination de l'auteur : 11.</note></p>
<p>Écrivons comme d'habitude <formula notation="TeX">K = \varinjlim A_i</formula>, donc <del><formula notation="TeX">K\otimes</formula></del> <formula notation="TeX">\eta = \operatorname{Spec}(K) = \varprojlim U_i</formula>, on a (en termes d'un pt géom. quelconque <formula notation="TeX">\overline{\eta}</formula> de <formula notation="TeX">\operatorname{Spec} K</formula> i.e. en termes d'un <formula notation="TeX">\overline{K}</formula>)
<formula notation="TeX" rend="display">\pi_K = \varprojlim_i \pi_1(\overline{U}_i, \overline{\eta}), \qquad \text{où } \overline{U}_i = U_i \otimes_{k} \overline{\mathbb{Q}}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">l'indice du produit tensoriel est un <formula notation="TeX">K</formula> ou un <formula notation="TeX">k</formula> ; on lit <formula notation="TeX">k</formula>, le corps de base, ici <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>.</note>
et il suffit de voir que <formula notation="TeX">\forall i</formula>, <formula notation="TeX">\underbrace{f \mid A_i}_{f_i} = \underbrace{g \mid A_i}_{g_i}</formula>, moyennant le fait que
<formula notation="TeX" rend="display">\pi_1(f_i^{*}) = \pi_1(g_i^{*}) : \pi_{K'} \longrightarrow \pi_1(\overline{U}_i)</formula>
(comme hom. de groupes extérieurs). Or pour <formula notation="TeX">i</formula> fixé, on a <formula notation="TeX">K' = \varinjlim A'_j</formula>, où les <formula notation="TeX">A'_j</formula> contiennent <formula notation="TeX">f_i(A_i)</formula> et <formula notation="TeX">g_i(A_i)</formula>, donc
<formula notation="TeX" rend="display">\pi_{K'} = \varprojlim_j \pi_1(\overline{V}_j, \overline{\eta}'), \qquad \text{avec } \overline{V}_j = \operatorname{Spec}(A_j) \otimes_{k} \overline{\mathbb{Q}} .</formula>
Notons (prenant les <formula notation="TeX">V_j</formula> <del><unclear>normaux</unclear></del> <add>réguliers</add>) que les hom. de transition dans le syst. projectif des <formula notation="TeX">\pi_1(\overline{V}_j, \overline{\eta}')</formula> sont surjectifs, donc <formula notation="TeX">\pi_{K'} \to \pi_1(\overline{V}_j, \overline{\eta}')</formula> est surjectif, ce qui implique que l'égalité de <formula notation="TeX">f^{*}</formula> et <formula notation="TeX">g^{*} : \pi_{K'} \rightrightarrows \pi_1(\overline{U}_i)</formula> (comme hom. extérieurs) implique celle de <formula notation="TeX">\pi_1(\overline{V}_j) \to \pi_1(\overline{U}_i)</formula>. Donc l'égalité <formula notation="TeX">f_i = g_i</formula> (d'où <formula notation="TeX">f = g</formula>) sera conséquence du résultat plus général,</p>
<pb n="23" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/149.pdf#page=24"/><p><note type="editorial" resp="#pass">la page précédente s'achève sur « sera conséquence du résultat plus général, » ; ce résultat n'est pas énoncé en tête de cette page-ci, qui s'ouvre sur un corollaire.</note></p>
<p><del>Corollaire</del> « purement géométrique » :</p>
<p><hi rend="bold">Corollaire 1.</hi> Soient <formula notation="TeX">X, Y</formula> des schémas <add>de t.f. réduits <del><gap reason="illegible"/></del></add> (sur un corps alg. clos <formula notation="TeX">k</formula>), et <formula notation="TeX">f, g : X \to Y</formula> deux morphismes, on suppose que <formula notation="TeX">\pi_1(f), \pi_1(g) : \pi_1(X) \rightrightarrows \pi_1(Y)</formula> sont égaux (en tant qu'hom. extérieurs). Alors</p>
<p>a) Si <formula notation="TeX">Y</formula> <del>est une extension d'une</del> <add>se plonge dans un <formula notation="TeX">i : Y \to G</formula> (un groupe algébrique commutatif <formula notation="TeX">G</formula>)</add> <del><gap reason="illegible"/> extension d'une</del> extension d'une VA par un tore, il existe un <formula notation="TeX">a \in Y</formula> <unclear>(unique)</unclear> tel que <formula notation="TeX">g(x) = f(x) + a</formula> <formula notation="TeX">\forall x \in X(k)</formula>, i.e. <formula notation="TeX">(i \circ g) = \tau_a \circ (i \circ f)</formula> (<formula notation="TeX">\tau_a</formula> la translation par <formula notation="TeX">a</formula>).</p>
<p><note type="authorial" place="margin">En fait, dans a) il suffit de supposer que <formula notation="TeX">H_1(f, \mathbb{Z}_\ell) = H_1(g, \mathbb{Z}_\ell)</formula> pour un <formula notation="TeX">\ell</formula> premier <unclear>à la car.</unclear></note></p>
<p>b) Si <formula notation="TeX">Y</formula> est une variété <unclear>élémentaire</unclear> d'<unclear>Artin</unclear> <gap reason="illegible"/> <del><gap reason="illegible"/></del> fibrations successives des courbes <unclear>anabéliennes</unclear>, <add>(et <formula notation="TeX">X</formula> <del><unclear>normal</unclear></del> <add>réduit</add>) et si <formula notation="TeX">f</formula> ou <formula notation="TeX">g</formula> est dominant)</add> alors <formula notation="TeX">f = g</formula>.</p>
<p><note type="authorial" place="margin"><unclear>Un cas où</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>premier</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>structure des <formula notation="TeX">\pi_1</formula></unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>l'unicité</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>irréductibilité</unclear> <gap reason="illegible"/></note>
<note type="editorial" resp="#pass">note marginale oblique dans la marge gauche, en grande partie illisible, rattachée par un trait à l'énoncé b).</note></p>
<p><hi rend="italic">Démonstration.</hi> a) L'unicité de <formula notation="TeX">a</formula> <del><gap reason="illegible"/></del> est claire — et <add>l'existence</add> <del>est</del> <unclear>revient</unclear>, (en choisissant <add>remplaçant <formula notation="TeX">Y</formula> par <formula notation="TeX">G</formula> et,</add> une « origine » <formula notation="TeX">a \in X(k)</formula>, et en se ramenant au cas <formula notation="TeX">f(a) = g(a) = 0</formula>, à prouver qu'alors <formula notation="TeX">f = g</formula>. D'ailleurs l'hyp. <formula notation="TeX">\pi_1(f) = \pi_1(g)</formula> peut être affaiblie en l'hyp. que <del><formula notation="TeX">f_1</formula> <gap reason="illegible"/></del> <add><unclear><formula notation="TeX">\ell</formula> premier à la car.</unclear></add> <formula notation="TeX">H_1(f, \mathbb{Z}_\ell) = H_1(g, \mathbb{Z}_\ell)</formula>, — i.e. il suffit</p>
<pb n="24" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/149.pdf#page=25"/><p><note type="editorial" resp="#pass">pagination de l'auteur : 12.</note></p>
<p>d'examiner les actions de <formula notation="TeX">\pi_1(f), \pi_1(g)</formula> sur les groupes abélianisés des <formula notation="TeX">\pi_1</formula>, et même sur leurs composantes <formula notation="TeX">\ell</formula>-adiques. <unclear>Prenant alors</unclear> la jacobienne généralisée du type « ext. d'une V.A. par un tore » <del>de</del> de <formula notation="TeX">X</formula>, on sait que</p>
<p>1°) les <del>morphismes</del> <formula notation="TeX">f : X \to G</formula> tels que <formula notation="TeX">f(a) = 0</formula> se factorisent de façon unique par
<formula notation="TeX" rend="display">X \xrightarrow{\ \mathrm{can}\ } J \xrightarrow{\ \varphi\ } G,</formula>
avec <formula notation="TeX">\varphi</formula> un hom. de groupes algébriques</p>
<p>2°) <del><formula notation="TeX">\varphi</formula> est</del> Un tel homomorphisme <unclear>est</unclear> connu quand on connaît son action sur les <formula notation="TeX">H_1(\ , \mathbb{Z}_\ell)</formula> (ce qui revient à le connaître sur les points d'ordre <formula notation="TeX">\ell^\nu</formula>, quel que soit <formula notation="TeX">\nu</formula> — or ceux-ci sont denses …)</p>
<p>3°) <formula notation="TeX">H_1(X, \mathbb{Z}_\ell) \simeq H_1(J, \mathbb{Z}_\ell)</formula></p>
<p>De ceci, <del><gap reason="illegible"/></del> on conclut (par 3°), que <formula notation="TeX">H_1(f) = H_1(g)</formula> implique (vu <formula notation="TeX">f = \varphi \circ \mathrm{can}</formula>, <formula notation="TeX">g = \psi \circ \mathrm{can}</formula>) <formula notation="TeX">H_1(\varphi) = H_1(\psi)</formula>, donc par 2°) que <formula notation="TeX">\varphi = \psi</formula>, donc <formula notation="TeX">f = g</formula>, cqfd.</p>
<p><del>b)</del> Notons que l'on ne peut conclure de l'hyp. <add>dans a)</add> que <formula notation="TeX">f = g</formula>, puisque pour <formula notation="TeX">X = Y = G</formula>, les translations <formula notation="TeX">\tau_a</formula> induisent l'identité sur <formula notation="TeX">\pi_1(G)</formula> (du moins <del><gap reason="illegible"/></del> <unclear>en car.</unclear> <formula notation="TeX">0</formula> ou si <formula notation="TeX">G</formula> est une VA), sans être l'identité.</p>
<p>b) On va pourtant prouver l'égalité,</p>
<pb n="25" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/149.pdf#page=26"/><p>sous l'hypothèse anabélienne faite, et celle de dominance. (Cette dernière n'est pas superflue, comme on voit en prenant <del><formula notation="TeX">Y = G \times Z</formula>, où <formula notation="TeX">G</formula> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">Y</formula> un groupe elliptique et <formula notation="TeX">Z</formula> un sous-groupe fini <formula notation="TeX">\neq 1</formula>, et pour <formula notation="TeX">f, g</formula></del> <add>deux applications constantes de <formula notation="TeX">X</formula> dans <formula notation="TeX">Y</formula> !</add>)</p>
<p>Tout d'abord, on vérifie qu'une variété élémentaire d'Artin se plonge <add>par un <formula notation="TeX">i : Y \to G</formula></add> <add><unclear>bien sûr</unclear></add> dans une ext. d'une V.A. par un tore — donc on aura <formula notation="TeX">(i \circ g) = \tau_u (i \circ f)</formula>. <del>Donc</del> <add>D'autre part</add>, <del>Quitte à remplacer</del> <formula notation="TeX">f, g</formula> étant dominants, il existe une partie ouverte <add>non vide</add> <formula notation="TeX">V \subset Y</formula> contenue dans <formula notation="TeX">\operatorname{Im} f</formula>, et <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">V + u \subset Y</formula>. Soit <formula notation="TeX">U \subset X</formula> un ouvert <add><unclear>dense</unclear></add> tel que <formula notation="TeX">f(U) \subset V</formula> <del><formula notation="TeX">g(U) \subset V</formula></del>, <del>donc <gap reason="illegible"/></del> quitte à remplacer <formula notation="TeX">X</formula> par <formula notation="TeX">U</formula>, on <gap reason="illegible"/> se ramène au cas où <formula notation="TeX">f</formula> <del>et <formula notation="TeX">g</formula></del> envoie <formula notation="TeX">X</formula> dans un ouvert <formula notation="TeX">V</formula> de <formula notation="TeX">Y</formula> tel que <formula notation="TeX">V + u \subset Y</formula>, où <formula notation="TeX">g \circ i = \tau_u (i \circ f)</formula>. On <del><gap reason="illegible"/></del> <add>voit</add> que <formula notation="TeX">\pi_1(f)</formula> est un composé (où <formula notation="TeX">f' : X \to U</formula> est induit par <formula notation="TeX">f</formula> et <formula notation="TeX">j : U \to Y</formula> est l'inclusion)
<formula notation="TeX" rend="display">\pi_1(X) \xrightarrow{\ \pi_1(f')\ } \pi_1(U) \xrightarrow{\ \pi_1(j)\ } \pi_1(Y)</formula>
tandis que <formula notation="TeX">\pi_1(g)</formula> est le composé
<formula notation="TeX" rend="display">\pi_1(X) \xrightarrow{\ \pi_1(f')\ } \pi_1(U) \xrightarrow{\ \pi_1(j')\ } \pi_1(Y)</formula>
où <formula notation="TeX">j' : U \to Y</formula> est induit par <formula notation="TeX">\tau_u</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">dans ces dernières lignes l'ouvert de <formula notation="TeX">Y</formula>, d'abord noté <formula notation="TeX">V</formula>, est noté <formula notation="TeX">U</formula> comme l'ouvert de <formula notation="TeX">X</formula> ; on transcrit tel quel.</note></p>
<pb n="26" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/149.pdf#page=27"/><p><note type="editorial" resp="#pass">pagination de l'auteur : 13.</note></p>
<p>L'hyp. que <formula notation="TeX">\pi_1(f)</formula> <del>et</del> <formula notation="TeX">= \pi_1(g)</formula> <hi rend="italic">signifie</hi> donc qu'il existe <formula notation="TeX">\alpha \in \pi_1(Y)</formula>, tel que
<formula notation="TeX" rend="display">\pi_1(j')(\gamma) = \operatorname{int}(\alpha)\, \pi_1(j)(\gamma)</formula>
pour tt <formula notation="TeX">\gamma \in \operatorname{Im}\bigl(\pi_1(X) \xrightarrow{\pi_1(f)} \pi_1(U)\bigr)</formula>. Or cette image est un sous-groupe <hi rend="italic">ouvert</hi> de <formula notation="TeX">\pi_1(U)</formula> (<unclear>fait</unclear> vrai pour un morphisme dominant !). <del>D'ailleurs</del> Donc on est ramené à ceci : Soit <formula notation="TeX">U</formula> ouvert <add><formula notation="TeX">\neq \emptyset</formula></add> de <formula notation="TeX">Y</formula>, <formula notation="TeX">u \in G</formula>, tels que <formula notation="TeX">\tau_u U \subset Y</formula> [et tels que (désignant par <formula notation="TeX">j, j'</formula> les <del>applications</del> <add>morphismes</add> <formula notation="TeX">y \mapsto y</formula> et <formula notation="TeX">y \mapsto y + u</formula> de <formula notation="TeX">U</formula> dans <formula notation="TeX">Y</formula>) <formula notation="TeX">\pi_1(j)</formula> et <formula notation="TeX">\pi_1(j')</formula> coïncident extérieurement sur un sous-groupe ouvert de <formula notation="TeX">\pi_1(U)</formula>] — <hi rend="italic">alors</hi> <formula notation="TeX">j = j'</formula> i.e. <formula notation="TeX">u = 0</formula>.</p>
<p><note type="authorial" place="margin">NB ceci n'est pas plus fort que le corollaire, comme on voit en prenant pour <formula notation="TeX">X</formula> le <unclear>rev. ét. fini</unclear> de <formula notation="TeX">U</formula> correspondant à un sous-groupe ouvert <unclear>donné</unclear> de <formula notation="TeX">\pi_1(U)</formula> <gap reason="illegible"/></note></p>
<p>Finalement, je n'arrive pas à le prouver par voie <hi rend="italic">géométrique</hi> — pour ceci je me rabats sur une méthode <hi rend="italic">arithmétique</hi>,
<del>ce qui fournit d'ailleurs <del>affaibli</del> généralisé le th. géométrique ; on notera que <gap reason="illegible"/> remplacer <formula notation="TeX">X</formula> par <gap reason="illegible"/> ouvert non vide convenable <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> par les <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> que <formula notation="TeX">X</formula> est une variété</del>
<note type="authorial" place="margin">Si : cf. plus bas !</note>
<note type="editorial" resp="#pass">le passage biffé (cadre et traits obliques) se poursuit en tête de la page suivante ; la note marginale « Si : cf. plus bas ! » est écrite contre lui.</note></p>
<pb n="27" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/149.pdf#page=28"/><p><del>élémentaire d'Artin <add>anabélienne</add> — donc sans <formula notation="TeX">\pi_1</formula> <del><gap reason="illegible"/></del> — <unclear>à</unclear> centre trivial. Ceci posé</del>
<note type="editorial" resp="#pass">fin du passage biffé commencé à la page précédente.</note></p>
<p><hi rend="bold">Corollaire 2.</hi> La conclusion <add><formula notation="TeX">f = g</formula></add> du corollaire précédent <del>b)</del>, <del>est</del> reste valable si <del>au lieu de supposer <formula notation="TeX">f</formula> ou <formula notation="TeX">g</formula> dominant</del> on suppose <add>que <formula notation="TeX">k</formula> est de car. <formula notation="TeX">0</formula>,</add> <formula notation="TeX">X</formula> <hi rend="italic">normal</hi>, et <del>satisfaite</del> dans l'une des hyp. suivantes :</p>
<p>c) l'image de <formula notation="TeX">\pi_1(f)</formula> est un sous-groupe ouvert de <formula notation="TeX">\pi_1(Y)</formula>, <formula notation="TeX">Y</formula> est une variété élémentaire d'Artin anabélienne</p>
<p>d) l'image <add>de <formula notation="TeX">\pi_1(X)</formula></add> par <formula notation="TeX">\pi_1(f)</formula> <del>de tout sous-groupe ouvert de <formula notation="TeX">\pi_1(X)</formula></del> a un centralisateur dans <formula notation="TeX">\pi_1(Y)</formula> réduit à <formula notation="TeX">(1)</formula>, <del>et <formula notation="TeX">X</formula></del> <add>et <formula notation="TeX">Y</formula></add> se plonge dans un groupe alg. extension d'une VA par un tore.</p>
<p><del>e) Le centre de <formula notation="TeX">\pi_1(X)</formula>, et les centralisateurs de l'image dans <formula notation="TeX">\pi_1(Y)</formula>, sont réduits à <formula notation="TeX">1</formula>.</del>
<note type="authorial" place="margin"><del><gap reason="illegible"/></del></note>
<note type="editorial" resp="#pass">l'alinéa e) est annulé par une série de boucles ; une note marginale encadrée, biffée, s'y rattache.</note></p>
<p>Comme les centralisateurs d'un sous-groupe ouvert de <formula notation="TeX">\pi_1(Y)</formula> (<formula notation="TeX">\pi_1(Y)</formula> étant ext. successive de groupes profinis <hi rend="italic">libres</hi> anabéliens) est réduit à <formula notation="TeX">(1)</formula>, comme on a vu<formula notation="TeX">{}^{*}</formula> plus haut, le cas c) est un cas particulier de d), <del>des variétés <formula notation="TeX">X</formula> <gap reason="illegible"/></del> <del>D'autre part</del>, <del>— mais d) se ramène à e), en remplaçant <formula notation="TeX">X</formula> par un ouvert d'Artin</del> (dans le cas d), quitte à remplacer <formula notation="TeX">X</formula> par un ouvert d'Artin (la normalité assurant que <formula notation="TeX">\pi_1(U) \to \pi_1(X)</formula> surj.))</p>
<p><note type="authorial" place="margin"><formula notation="TeX">{}^{*}</formula> il faut quand même traiter à part le cas des <formula notation="TeX">\pi_1</formula> d'une courbe complète de genre <formula notation="TeX">g \geq 2</formula>, et vérifier que son <formula notation="TeX">\pi_1</formula> est à centre trivial. <gap reason="illegible"/> <unclear>d'Artin</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>de borner</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>dans le cas des fibrations successives</unclear> <gap reason="illegible"/></note></p>
<pb n="28" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/149.pdf#page=29"/><p><del>OPS de plus que <formula notation="TeX">\pi_1(X)</formula> a un centre trivial. En car. <formula notation="TeX">p &gt; 0</formula>, <unclear>il suffira</unclear> de travailler avec les groupes fondamentaux premiers à <formula notation="TeX">p</formula> — <gap reason="illegible"/> sur les localisés en <formula notation="TeX">\ell \neq p</formula> des groupes fondamentaux.</del>
<note type="editorial" resp="#pass">ces lignes, en tête de page, sont biffées par des traits obliques et un trait horizontal ; la pagination de l'auteur, 14, est écrite au-dessous d'elles.</note></p>
<p>La situation <formula notation="TeX">X, Y, f, g</formula> provient, par extension du corps de base, d'une situation analogue sur un corps <formula notation="TeX">K</formula> <add>extension</add> (de type fini <del>de</del> de <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>). <del>Choisissons une</del> <add>Soit <formula notation="TeX">\overline{K}</formula> la</add> clôture algébrique <del><formula notation="TeX">\overline{\mathbb{Q}}</formula></del> de <formula notation="TeX">K</formula> dans <formula notation="TeX">k</formula>, <del><gap reason="illegible"/></del> et <formula notation="TeX">\overline{X}, \overline{Y}, \overline{f}, \overline{g}</formula> <del>sur</del> déduits de <add><formula notation="TeX">X, Y,</formula></add> <formula notation="TeX">f, g</formula> par extension du corps de base de <formula notation="TeX">K</formula> à <formula notation="TeX">\overline{K}</formula>. On a donc <formula notation="TeX">\pi_1(\overline{f}), \pi_1(\overline{g})</formula> satisfaisant la condition d) <unclear>et</unclear> de plus <formula notation="TeX">\pi_1(\overline{X})</formula> a centre trivial.</p>
<p>Mais nos hypothèses impliquent que les extensions <formula notation="TeX">\mathcal{E}_{X/K}</formula> <add><formula notation="TeX">= \pi_1(X)</formula></add>, <formula notation="TeX">\mathcal{E}_{Y/K}</formula> <add><formula notation="TeX">= \pi_1(Y)</formula></add> <add>de</add> <formula notation="TeX">\mathcal{E}_{\overline{K}/K}</formula> par <formula notation="TeX">\pi_1(\overline{X})</formula>, resp. <formula notation="TeX">\pi_1(\overline{Y})</formula>, ainsi que les hom. <formula notation="TeX">\pi_1(f), \pi_1(g)</formula> induits, sont reconstruits à partir <add>de <formula notation="TeX">\pi_1(\overline{X}), \pi_1(\overline{Y})</formula>, de</add> <formula notation="TeX">\pi_1(\overline{f}), \pi_1(\overline{g})</formula> et de l'action extérieure de <formula notation="TeX">\mathcal{E}_{\overline{K}/K}</formula> sur ces groupes. On va montrer maintenant le</p>
<pb n="29" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/149.pdf#page=30"/><p><hi rend="bold">Corollaire 3.</hi> Soient <del><formula notation="TeX">f, g</formula></del> <formula notation="TeX">X, Y</formula> deux schémas de type fini sur un corps <formula notation="TeX">K</formula> ext. de type fini de <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>, <add>on suppose</add> <del>tels</del> que <formula notation="TeX">Y</formula> se plonge dans un <del>VA</del> extension d'une V.A. par un tore, <formula notation="TeX">X</formula> réduit, <add><formula notation="TeX">X, Y</formula> géom. connexes.</add> <del>d'où</del> Soit <formula notation="TeX">\overline{K}</formula> une clôture algébrique de <formula notation="TeX">K</formula>, d'où des extensions « extérieures » <formula notation="TeX">\mathcal{E}_{X/K}</formula>, <formula notation="TeX">\mathcal{E}_{Y/K}</formula> <add>de <formula notation="TeX">\mathcal{E}_{\overline{K}/K}</formula></add> <formula notation="TeX">= \operatorname{Gal}(\overline{K}/K)</formula> par <formula notation="TeX">\pi_1(\overline{X}), \pi_1(\overline{Y})</formula>, et pour tt morphisme <formula notation="TeX">f : X \to Y</formula>, un morphisme <formula notation="TeX">\pi_1(f)</formula> de <formula notation="TeX">\mathcal{E}_{X/K}</formula> <del>dans</del> dans <formula notation="TeX">\mathcal{E}_{Y/K}</formula>. Soient <formula notation="TeX">f, g : X \rightrightarrows Y</formula> tels que <formula notation="TeX">\pi_1(f) = \pi_1(g)</formula> — i.e. <formula notation="TeX">\pi_1(f)</formula> et <formula notation="TeX">\pi_1(g)</formula> soient extérieurement conjugués, par un élément de <formula notation="TeX">\pi_1(Y)</formula> — alors <formula notation="TeX">f = g</formula>.</p>
<p>En fait, il suffit <del><gap reason="illegible"/></del> que les hom. <add>donc d'extensions tout court !)</add> d'<hi rend="italic">extérieures</hi> (extérieures, par <formula notation="TeX">\pi_1(\overline{X})_{\mathrm{ab}}</formula> et par <formula notation="TeX">\pi_1(\overline{Y})_{\mathrm{ab}}</formula> soient égaux, pour pouvoir conclure <formula notation="TeX">f = g</formula>. (C'est à dire, une fois que, par des hypothèses <add>géométriques</add> <hi rend="italic">anabéliennes</hi>, des hypothèses purement géométriques sur les actions de <formula notation="TeX">\pi_1(\overline{f}), \pi_1(\overline{g})</formula> sont par de
<note type="authorial" place="margin"><unclear>i.e.</unclear> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">H_1(\overline{X}, \mathbb{Z}_\ell)</formula> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">H_1(f, \mathbb{Z}_\ell)</formula></note></p>
<pb n="30" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/149.pdf#page=31"/><p><note type="editorial" resp="#pass">pagination de l'auteur : 15.</note></p>
<p>ramenées à des hypothèses diverses <add>de nature</add> arithmético-géométrique, on peut laisser tomber les aspects anabéliens, pour jouer <unclear>à fond</unclear> sur les aspects abéliens — mais dans un contexte arithmétique. Au lieu d'avoir <add>et d'utiliser</add> <del><gap reason="illegible"/></del>, comme dans le cor. 1, a), l'hypothèse que <formula notation="TeX">H_1(\overline{f}) = H_1(\overline{g}) ; H_1(\overline{X}) \to H_1(\overline{Y})</formula>, on a une hypothèse plus fine, sur l'égalité de deux homomorphismes d'<hi rend="italic">extensions</hi> de <formula notation="TeX">\mathcal{E}_{\overline{K}/K}</formula> par <formula notation="TeX">H_1(\overline{X}, \widehat{\mathbb{Z}}_\ell)</formula> resp. <formula notation="TeX">H_1(\overline{Y}, \widehat{\mathbb{Z}}_\ell)</formula> <formula notation="TeX">\forall \ell \in \mathbb{P}</formula>.)
<note type="editorial" resp="#pass">les coefficients sont écrits <formula notation="TeX">\mathbb{Z}</formula> coiffé d'un chapeau, avec un indice qui paraît être <formula notation="TeX">\ell</formula>.</note></p>
<p>Démonstration du corollaire 3.</p>
<p>Il suffit de voir que <formula notation="TeX">f(x) = g(x)</formula> pour tt <formula notation="TeX">x \in X(K)</formula> (car, quitte à faire une extension finie <del><gap reason="illegible"/></del> du corps de base, cela <del>reste</del> vrai pour <formula notation="TeX">x \in X(\overline{K})</formula>). <del>puis <gap reason="illegible"/> extension des corps</del></p>
<p>Or un point définit une classe de <del>d'autre part</del> <add>conjugaison de</add> scindages de <formula notation="TeX">\mathcal{E}_{X/K}</formula> sur <formula notation="TeX">\mathcal{E}_{\overline{K}/K}</formula>, et a fortiori de l'extension « abélianisée » associée — l'hypothèse implique que <formula notation="TeX">f(x)</formula> et <formula notation="TeX">g(x)</formula> définissent la même classe de</p>
<pb n="31" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/149.pdf#page=32"/><p>conjugaison de scindages. Donc il suffit maintenant de prouver le</p>
<p><hi rend="bold">Théorème 3.</hi> Soit <formula notation="TeX">X</formula> un schéma de type fini sur un corps <formula notation="TeX">K</formula>, extension de type fini de <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>, on suppose que <formula notation="TeX">X</formula> est <del>connexe lisse</del> <add>géom. connexe, et</add> se plonge dans une extension d'une VA par un tore (<unclear>p. ex.</unclear> <formula notation="TeX">X</formula> est une variété élémentaire d'Artin, à fibres <unclear>types</unclear> <add><unclear>génériques</unclear></add> distinctes de la droite projective et de la droite affine). Considérons <add>une</add> <del>l'application</del> clôture alg. <formula notation="TeX">\overline{K}/K</formula>, et l'extension extérieure <add>correspondante</add> <formula notation="TeX">\mathcal{E}_{X/K}</formula> <add>de</add> <formula notation="TeX">\mathcal{E}_{\overline{K}/K} = \operatorname{Gal}(\overline{K}/K)</formula> par <formula notation="TeX">\pi_1(\overline{X})</formula> (<formula notation="TeX">\overline{X} = X \otimes_K \overline{K}</formula>), et l'extension <formula notation="TeX">\widetilde{\mathcal{E}}_{X/K}</formula> de <formula notation="TeX">\mathcal{E}_{\overline{K}/K}</formula> par <formula notation="TeX">\pi_1(\overline{X})_{\mathrm{ab}}</formula> <unclear>déduite</unclear>. Considérons les applications canoniques</p>
<quote><p>(*) <formula notation="TeX">X(K) \longrightarrow</formula> classes de <add><formula notation="TeX">\pi(\overline{X})</formula>-</add>conjugaison de scindages de <formula notation="TeX">\mathcal{E}_{X/K}</formula> sur <formula notation="TeX">\mathcal{E}_{\overline{K}/K}</formula></p>
<p>(**) <formula notation="TeX">X(K) \longrightarrow</formula> classes de conjugaison de scindages de l'ext. <formula notation="TeX">\widetilde{\mathcal{E}}_{X/K}</formula> de <formula notation="TeX">\mathcal{E}_{\overline{K}/K}</formula> par <formula notation="TeX">H_1(\overline{X})</formula>.</p></quote>
<p><note type="editorial" resp="#pass">entre les deux lignes, une flèche pointillée verticale descend de la première vers la seconde.</note></p>
<p><note type="authorial" place="margin">il suffirait <formula notation="TeX">K</formula> de type fini sur son corps premier, pas néc. de car. <formula notation="TeX">0</formula> — mais sous cette forme <unclear>est</unclear> pas très utilisable en car. <formula notation="TeX">p &gt; 0</formula>, cf. <gap reason="illegible"/></note></p>
<pb n="32" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/149.pdf#page=33"/><p><note type="editorial" resp="#pass">pagination de l'auteur : 16.</note></p>
<p>Ces applications sont <hi rend="italic">injectives</hi>.</p>
<p><hi rend="italic">Démonstration.</hi> Il suffit de le prouver pour la seconde application, et on est ramené au cas où <formula notation="TeX">X</formula> est <add>lui-même</add> un groupe alg. <add><formula notation="TeX">G</formula></add>, ext. d'une VA par un tore. Alors l'application est un hom. de groupes
<formula notation="TeX" rend="display">(16) \qquad \underset{H^0(K, G)}{G(K)} \longrightarrow H^1(K, H_1(\overline{G}))</formula>
obtenu ainsi. On considère pour tt entier <formula notation="TeX">n</formula> la suite exacte kummérienne
<formula notation="TeX" rend="display">0 \to {}_nG \to G \xrightarrow{\ n\,\mathrm{id}_G\ } G \to 1</formula>
d'où suite exacte de cohomologie, qui donne
<formula notation="TeX" rend="display">0 \to H^0(K, G)_n \to H^1(K, {}_nG) \to {}_nH^1(K, G) \to 0</formula>
et passant à la limite, on trouve
<formula notation="TeX" rend="display">0 \to \varprojlim_n H^0(K, G)_n \to \varprojlim_n H^1(K, {}_nG) \to \varprojlim_n {}_nH^1(K, G)</formula>
Le composé de (16) avec l'hom. <del>canonique</del>
<formula notation="TeX" rend="display">H^1(K, H_1(\overline{G})) \to \varprojlim_n H^1(K, {}_nG)</formula>
compte tenu de
<formula notation="TeX" rend="display">H_1(\overline{G}) = \varprojlim_n {}_nG</formula>
montre que l'homomorphisme induit par
<formula notation="TeX" rend="display">H^0(K) \longrightarrow \varprojlim H^0(K, G)_n \hookrightarrow \varprojlim H^1(K, {}_nG)</formula></p>
<pb n="33" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/149.pdf#page=34"/><p>dont le noyau <add>est <formula notation="TeX">\bigcap_n nH^0(K, G)</formula>, donc</add> est formé des éléments de <formula notation="TeX">G(K)</formula> <hi rend="italic">infiniment divisibles</hi> dans <formula notation="TeX">G</formula>. Or ici <formula notation="TeX">K</formula> étant un <del>groupe</del> corps <add>absolument</add> de type fini, le th. de Mordell-Weil nous assure que <formula notation="TeX">G(K)</formula> est un <del>groupe</del> <add><formula notation="TeX">\mathbb{Z}</formula>-module de</add> type fini — donc <formula notation="TeX">G(K) \to \varprojlim G(K)_n</formula> est injectif. Donc <formula notation="TeX">G(K) \to \varprojlim H^1(K, {}_nG)</formula> est injectif, et a fortiori l'hom (16), cqfd.</p>
<p><hi rend="italic">Remarque.</hi> Il ne suffisait pas dans cet argument de prendre, pour un <formula notation="TeX">\ell</formula>, l'extension de <formula notation="TeX">\mathcal{E}_{\overline{K}/K}</formula> par <formula notation="TeX">H_1(X, \mathbb{Z}_\ell)</formula> — il faut utiliser tous les <formula notation="TeX">\ell</formula> — sinon, <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">p</formula>, alors la translation par un point d'ordre <formula notation="TeX">p</formula> donne un contre-exemple. <del><gap reason="illegible"/></del> Le résultat revient à ceci : Pour tt <formula notation="TeX">x \in G(K)</formula>, on regarde le torseur sur <formula notation="TeX">T_\infty(G) = \varprojlim {}_nG</formula>, image <unclear>sur</unclear> <formula notation="TeX">K</formula>, de groupe</p>
<pb n="34" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/149.pdf#page=35"/><p><note type="editorial" resp="#pass">pagination de l'auteur : 17.</note></p>
<p>inverse de <formula notation="TeX">x</formula> dans le « rev. universel abélien » <formula notation="TeX">\widetilde{G}</formula> de <formula notation="TeX">G</formula>, construit comme <formula notation="TeX">\varprojlim</formula> des revêtements <formula notation="TeX">G(n) \simeq G</formula> de <formula notation="TeX">G</formula>, donnés par <formula notation="TeX">n\,\mathrm{id}</formula>. L'énoncé dit que si ce torseur est trivial — i.e. si <formula notation="TeX">\forall n</formula>, <formula notation="TeX">x</formula> <unclear>se remonte</unclear> — alors <formula notation="TeX">x = 0</formula>. C'est vrai en car. <formula notation="TeX">p &gt; 0</formula> également — mais dans ce cas les <formula notation="TeX">{}_nG</formula> ne sont pas étales. Si on suppose <gap reason="illegible"/> <unclear>qu'on remplace</unclear> les <formula notation="TeX">{}_pG</formula> par leurs <unclear>quotients</unclear> <gap reason="illegible"/> pour leurs parties radicielles — on travaille dans la cat. des « quasi-variétés » où on <add><unclear>inverse</unclear></add> les <del><gap reason="illegible"/></del> <add><unclear>morphismes</unclear></add> finis radiciels surjectifs, <del>identifie</del> <del><gap reason="illegible"/> il</del> <gap reason="illegible"/> <unclear>avec la partie première</unclear> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">H_1(\overline{G})</formula>, <unclear>qui dit</unclear> l'existence <add>des relèvements</add> <gap reason="illegible"/> radiciels <formula notation="TeX">/K</formula> implique déjà <formula notation="TeX">x = 0</formula>. (<gap reason="illegible"/> <add>Bien sûr <formula notation="TeX">x</formula> est de <formula notation="TeX">p</formula>-torsion,</add> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">px = 0</formula> ….) Mais <unclear>ramené au cas d'une VA</unclear>, <gap reason="illegible"/> la validité sous cette forme du th. 3 en car. <formula notation="TeX">p &gt; 0</formula> <unclear>me</unclear> fait une belle jambe — en car. <formula notation="TeX">p &gt; 0</formula> <gap reason="illegible"/>, pour être à l'aise, il faudrait pouvoir le prouver pour les contextes des groupes fondamentaux « premiers à <formula notation="TeX">p</formula> ». Or déjà dans le cas d'une courbe elliptique <formula notation="TeX">Y</formula> <add>« contextes »</add> <gap reason="illegible"/> <unclear>(en se bornant aux <gap reason="illegible"/> des pts)</unclear> <del><gap reason="illegible"/></del> <unclear>l'injectivité de</unclear> <formula notation="TeX">(**)</formula> est <hi rend="italic">fausse</hi>. Il</p>
<p><note type="authorial" place="margin">O.K. <gap reason="illegible"/> <unclear>remplaçant</unclear> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">K</formula> <gap reason="illegible"/> <unclear>radiciels</unclear> <gap reason="illegible"/></note>
<note type="editorial" resp="#pass">deux notes marginales obliques, l'une biffée en tête de la marge gauche, l'autre commençant par « O.K. » vers le bas, sont pour l'essentiel illisibles.</note></p>
<pb n="35" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/149.pdf#page=36"/><p>est cependant possible que l'injectivité de <formula notation="TeX">(*)</formula> reste valable sans hyp. de caractéristique — à examiner de plus près…</p>
<p>Revenant aux conditions du cor. 1, b), en car. <formula notation="TeX">p &gt; 0</formula>, et travaillant avec les groupes fondamentaux premiers à <formula notation="TeX">p</formula>, on trouve que le <formula notation="TeX">u</formula> dans 1°) est un point <add>de <formula notation="TeX">G(K)</formula></add> d'ordre une puissance de <formula notation="TeX">p</formula>. Si <formula notation="TeX">G</formula> est un tore <gap reason="illegible"/> pour celui que les « fibres » dans la variété élémentaire <formula notation="TeX">Y</formula> soient de genre <formula notation="TeX">0</formula>) on en conclut encore que <formula notation="TeX">u = 0</formula>, i.e. <formula notation="TeX">f = g</formula>. Dans le cas général, la démonstration arithmétique prouve <add>(au moins)</add> ceci : si <formula notation="TeX">x \in X</formula>, <add>d'où</add> <formula notation="TeX">f(x) = P</formula>, <formula notation="TeX">g(x) = Q</formula>, <unclear>on voit</unclear> que <formula notation="TeX">Q - P</formula> est un élément de <formula notation="TeX">p</formula>-torsion de la jacobienne génér. <formula notation="TeX">G_Y</formula> de <formula notation="TeX">Y</formula>, <add>de degré premier à <formula notation="TeX">p</formula>,</add> <gap reason="illegible"/> pour tt rev. <add>étale</add> galoisien fini <formula notation="TeX">Y'</formula> de <formula notation="TeX">X</formula>, <unclear>et</unclear> il existe pour un <formula notation="TeX">P'</formula> au-dessus de <formula notation="TeX">P</formula>, <unclear>il existe</unclear> <formula notation="TeX">Q'</formula> au-dessus de <formula notation="TeX">Q</formula> tel que <formula notation="TeX">Q' - P'</formula> soit un élément de <formula notation="TeX">p</formula>-torsion de <formula notation="TeX">G_{Y'}</formula>, <del><gap reason="illegible"/></del> <add><gap reason="illegible"/> divisible par les</add> <del>comme <gap reason="illegible"/> relèvements les isogénies <formula notation="TeX">n_G</formula> (<formula notation="TeX">n</formula> premier à <formula notation="TeX">G</formula>), il existe un <formula notation="TeX">Q_n \in G</formula> tel que <formula notation="TeX">n \cdot Q_n = Q</formula>, et que <formula notation="TeX">Q_n</formula></del> Il se pourrait qu'on puisse en déduire <formula notation="TeX">P = Q</formula>.</p>
<p><note type="authorial" place="margin">Certainement le th. 2 reste vrai sur un corps de base de car. <formula notation="TeX">p &gt; 0</formula>, en travaillant avec les groupes fondamentaux premiers à <formula notation="TeX">p</formula> — car <unclear>dans</unclear> la réduction à un énoncé géométrique <gap reason="illegible"/> la suite <unclear>génér.</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>peut supposer</unclear> que <formula notation="TeX">Y</formula> est un <hi rend="italic">produit</hi> de courbes de genre zéro. Dans ce cas d'ailleurs, on est ramené au cas où <formula notation="TeX">Y</formula> est une telle courbe ….</note></p>
<pb n="36" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/149.pdf#page=37"/><p><note type="editorial" resp="#pass">pagination de l'auteur : 18.</note></p>
<p><hi rend="italic">Complément.</hi> Retour sur une démonstration <hi rend="italic">géométrique</hi> du th. 2, cor. 1 b). OPS que <formula notation="TeX">G</formula> est la jacobienne généralisée de <formula notation="TeX">Y</formula>, et il suffit de montrer le</p>
<p><hi rend="italic">Lemme.</hi> Soit <formula notation="TeX">Y</formula> une variété élémentaire d'Artin anabélienne (sur <formula notation="TeX">k</formula> alg. clos), <formula notation="TeX">Y \hookrightarrow J^1_Y</formula> son plongement dans sa jacobienne généralisée, <formula notation="TeX">u \in J^0_Y(k)</formula> et <formula notation="TeX">U</formula> un ouvert non vide de <formula notation="TeX">Y</formula>, tels que <formula notation="TeX">U + u \subset Y</formula>. Alors <formula notation="TeX">u = 1</formula>, <add>en d'autres termes : l'application <formula notation="TeX">x \mapsto x + u</formula> de <formula notation="TeX">U</formula> dans <formula notation="TeX">Y</formula> est l'identité.</add>
<note type="editorial" resp="#pass">l'énoncé du lemme est marqué d'un double trait dans la marge.</note></p>
<p>Par dévissage, on est ramené au cas où <formula notation="TeX">Y</formula> est une courbe. Supposons-la d'abord complète, de sorte que <formula notation="TeX">U + u \subset Y</formula> implique <formula notation="TeX">Y + u \subset Y</formula> — alors le résultat est bien connu : <unclear>c'est</unclear> <gap reason="illegible"/> p. ex. de la formule des pts fixes, qui implique que <add>si <gap reason="illegible"/> n'est l'identité,</add> <formula notation="TeX">\tau_u \mid Y</formula>, a <formula notation="TeX">2 - 2g</formula> pts fixes, ce qui (comme <formula notation="TeX">g \geq 2</formula> en vertu de l'hypothèse anabélienne) est absurde <add>au moins si <formula notation="TeX">g \neq 1</formula>,</add>.</p>
<p><note type="authorial" place="margin">Si <formula notation="TeX">g \geq 2</formula>, parfait : remplaçant <formula notation="TeX">Y</formula> par <formula notation="TeX">\hat{Y}</formula>. OPS <formula notation="TeX">Y</formula> complète. Si <formula notation="TeX">g = 1</formula> ou <formula notation="TeX">0</formula>, cf. arguments cohomologiques plus bas</note></p>
<p>Cela <del>signifie</del> <add>implique</add> donc, dans le cas général, que l'image de <formula notation="TeX">u</formula> dans la partie abélienne de <formula notation="TeX">J^0_Y(k)</formula> est nulle. <del>[[Or d'après la structure connue de <formula notation="TeX">J^0_Y</formula> comme extension de <formula notation="TeX">J^0_{\hat{Y}}</formula> par un tore <formula notation="TeX">\mathbb{G}_m^I/\mathbb{G}_m</formula> (où <formula notation="TeX">I = \hat{Y} \setminus Y</formula>), <formula notation="TeX">u</formula> s'identifie à un élément de <formula notation="TeX">(\mathbb{G}_m^I/\mathbb{G}_m)(k)</formula>, donc est défini par <formula notation="TeX">(\lambda_i)_{i \in I}</formula>, les <formula notation="TeX">\lambda_i \in k^{*}</formula>, qui servent à construire un fibré inversible</del>
<note type="authorial" place="margin">on <unclear>peut</unclear> voir ici :</note>
<note type="editorial" resp="#pass">le passage ouvert par « [[ » est barré d'un trait oblique ; le biffage se poursuit page suivante.</note></p>
<pb n="37" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/149.pdf#page=38"/><p><del>sur la courbe « pincée » <formula notation="TeX">Y' = \hat{Y}/I</formula> (déduite de <formula notation="TeX">\hat{Y}</formula> en contractant <formula notation="TeX">I</formula> en un pt) en identifiant les fibres <add>réduites en les <formula notation="TeX">y_i \in I</formula></add> du faisceau trivial sur <formula notation="TeX">\hat{Y}</formula>, <del><gap reason="illegible"/></del> à <formula notation="TeX">k</formula> par les <formula notation="TeX">\lambda_i</formula> — entre elles. Alors <formula notation="TeX">u + x</formula> (pour <formula notation="TeX">x \in Y</formula>) est représenté par le faisceau <formula notation="TeX">\mathcal{O}_{\hat{Y}}[x]</formula> (associé au diviseur <formula notation="TeX">x</formula>), <add>de <formula notation="TeX">J^1_{\hat{Y}}</formula></add> <unclear>muni</unclear> de ces mêmes identifications.]</del>
<note type="editorial" resp="#pass">fin du passage biffé (trait oblique) ouvert page précédente ; il est encadré d'un trait vertical et fermé par « ] ».</note></p>
<p>Pour que <formula notation="TeX">x + u</formula> <del><gap reason="illegible"/></del> soit de la forme <formula notation="TeX">y</formula> (<formula notation="TeX">y \in Y</formula>) il faut donc que <formula notation="TeX">u + x</formula> et <formula notation="TeX">y</formula> aient même image dans <formula notation="TeX">J^1_{\hat{Y}}</formula> <add>et comme l'image de <formula notation="TeX">u</formula> dans <formula notation="TeX">J^0_{\hat{Y}}</formula> est nulle</add>, ce que <del>(pour un genre <formula notation="TeX">g \geq 1</formula>)</del> (pour un <formula notation="TeX">g \geq 1</formula>) implique déjà <formula notation="TeX">x = y</formula>, donc <formula notation="TeX">u = 0</formula>. Si <formula notation="TeX">g = 0</formula>, <add><gap reason="illegible"/></add> donc <formula notation="TeX">\nu = \operatorname{card} I \geq 3</formula> en vertu de l'hyp. anabélienne, on <del>remplace</del> prend une partie <formula notation="TeX">J</formula> de <formula notation="TeX">I</formula> à deux éléments, et on remplace <formula notation="TeX">\hat{Y}</formula> par <unclear><formula notation="TeX">\hat{Y}_J</formula></unclear>] pour conclure encore à <formula notation="TeX">x = y</formula> donc <formula notation="TeX">u = 0</formula>.</p>
<p><note type="authorial" place="margin">Conclusion : on saurait <gap reason="illegible"/> que l'image de <formula notation="TeX">u</formula> dans <formula notation="TeX">J^0_{\hat{Y}}</formula> est nulle !</note></p>
<p>[En fait, on a prouvé que si <formula notation="TeX">u \in \operatorname{Ker}(J^0_Y \to J^0_{\hat{Y}})</formula>, alors <formula notation="TeX">(Y + u) \cap Y = \emptyset</formula> — et par ailleurs, s'il existe un ouvert non vide <formula notation="TeX">U</formula> de <formula notation="TeX">Y</formula> tel que <formula notation="TeX">U + u \subset Y</formula>, alors <formula notation="TeX">u</formula> est dans le Ker précédent <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">\neq 1</formula>). Mais ces arguments ne marchent que pour <formula notation="TeX">g \neq 1</formula>.] Il vaut mieux, dans le cas général, présenter les choses sous forme cohomologique.</p>
<p><note type="authorial" place="margin"><formula notation="TeX">g \geq 2</formula> ?</note></p>
<p>Considérons les deux <del>applications</del> <add>morphismes</add> <formula notation="TeX">U \rightrightarrows Y</formula>, inclusion</p>
<pb n="38" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/149.pdf#page=39"/><p><note type="editorial" resp="#pass">pagination de l'auteur : 19.</note></p>
<p>et <formula notation="TeX">j : U \to Y</formula> induit par <formula notation="TeX">\tau_u</formula>, je dis que <formula notation="TeX">H_1(i) = H_1(j)</formula>, ou ce qui revient au même, puisque <formula notation="TeX">Y \xrightarrow{\alpha} J^1_Y</formula> induit un iso. <formula notation="TeX">H_1(\alpha) : H_1(Y) \to H_1(J^1_Y)</formula>, que <formula notation="TeX">H_1(\alpha) H_1(i) = H_1(\alpha) H_1(j)</formula>, ou encore <formula notation="TeX">H_1(\alpha i) = H_1(\alpha j)</formula>. Or on a <formula notation="TeX">\alpha j = \tau_u (\alpha i)</formula> donc <del>il suffit de</del>
<formula notation="TeX" rend="display">H_1(\alpha j) = H_1(\tau_u)\, H_1(\alpha i)</formula>
et on sait que <formula notation="TeX">H_1(\tau_u) = \mathrm{id}</formula>, OK. Cela étant, soit <formula notation="TeX">I = \hat{Y} \setminus Y</formula>, <formula notation="TeX">J = \hat{Y} \setminus U</formula>, de telle façon que <formula notation="TeX">J \supset I</formula>, et soit <formula notation="TeX">f : \hat{Y} \simeq \hat{Y}</formula> déduit de <formula notation="TeX">j : U \hookrightarrow Y</formula> en passant aux complétés, donc <del>on a</del> <formula notation="TeX">f(U) = \hat{Y} - f(J) \subset Y = \hat{Y} - I</formula>, <unclear>implique</unclear> que <formula notation="TeX">f(J) \supset I</formula> i.e. <formula notation="TeX">J \supset f^{-1}(I)</formula>. On voit que le <unclear>noyau</unclear> de <formula notation="TeX">H_1(U) \to H_1(Y)</formula>, <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> en <formula notation="TeX">J \setminus I</formula>, <gap reason="illegible"/> <add><gap reason="illegible"/></add> <formula notation="TeX">L_j</formula> avec <formula notation="TeX">j \in J \setminus I</formula>, et pour le noyau analogue de <formula notation="TeX">H_1(U) \to H_1(Y)</formula> induit par <formula notation="TeX">j</formula> est le <gap reason="illegible"/> des <formula notation="TeX">L_j</formula> avec <formula notation="TeX">j \in J \setminus f(I)</formula>, d'ailleurs les <formula notation="TeX">L_j</formula> (<formula notation="TeX">j \in J</formula>) dans <formula notation="TeX">H_1(U)</formula> sont <formula notation="TeX">\simeq \widehat{\mathbb{Z}}</formula> (resp. <formula notation="TeX">\widehat{\mathbb{Z}}'</formula> en car. <formula notation="TeX">p &gt; 0</formula> …) et le sous-<formula notation="TeX">\widehat{\mathbb{Z}}</formula>-module engendré est
<formula notation="TeX" rend="display">\widehat{\mathbb{Z}}^J / \widehat{\mathbb{Z}} \ (\text{diagonale})</formula>
, donc <del>si <formula notation="TeX">\operatorname{card} J \geq 3</formula>,</del> les sous-modules engendrés par deux parties <add><formula notation="TeX">I, I'</formula></add> de <formula notation="TeX">J</formula> distinctes de <formula notation="TeX">J</formula>, ne peuvent être égaux que si <formula notation="TeX">I = I'</formula>, ou <formula notation="TeX">I</formula> et <formula notation="TeX">I'</formula> de cardinal <formula notation="TeX">\mu - 1</formula> (où <formula notation="TeX">\mu = \operatorname{card} J</formula>). Mais ici, quitte à rapetisser <formula notation="TeX">U</formula>, on peut supposer</p>
<pb n="39" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/149.pdf#page=40"/><p>que <formula notation="TeX">\operatorname{card} I &lt; \operatorname{card} J - 1</formula> i.e. <formula notation="TeX">\operatorname{card}(J \setminus I) = \operatorname{card}(Y \setminus U) &gt; 1</formula>. <del>On est donc dans l'un des cas suivants</del></p>
<p><del>a) <formula notation="TeX">f^{-1}(I) = I</formula> i.e. <formula notation="TeX">I</formula> stable par <formula notation="TeX">f</formula>.</del></p>
<p><del>b)</del> Donc on voit que l'on doit avoir <formula notation="TeX">f^{-1}(I) = I</formula> i.e. <formula notation="TeX">I</formula> stable par <formula notation="TeX">f</formula>, ce qui montre que <formula notation="TeX">\tau_u</formula> induit en fait un <hi rend="italic">automorphisme</hi> de <formula notation="TeX">Y</formula>. <add>Remplaçant</add> <del><gap reason="illegible"/></del></p>
<p><del><formula notation="TeX">Y</formula> est une courbe elliptique</del> dans ces arguments <formula notation="TeX">Y = \hat{Y} \setminus I</formula> par <formula notation="TeX">Y' = Y \cup i = \hat{Y} \setminus I'</formula> (<formula notation="TeX">I' = I - \{i\}</formula>), on voit de même que <formula notation="TeX">f</formula> induit un automorphisme de <formula notation="TeX">Y'</formula> (cet argument <add><unclear>montre</unclear></add> que <formula notation="TeX">Y'</formula> s'envoie dans <unclear>sa</unclear> jacobienne généralisée <unclear>ce qui</unclear> <gap reason="illegible"/> anabélienne sur <formula notation="TeX">Y</formula>) <del><gap reason="illegible"/> le cas où <formula notation="TeX">Y</formula> est de type <formula notation="TeX">(0, \nu)</formula></del> <add><unclear>exclu par l'hyp. anabélienne</unclear></add> <del><gap reason="illegible"/></del> donc <formula notation="TeX">f</formula> induit l'identité sur <formula notation="TeX">I</formula>. Si le genre est <formula notation="TeX">0</formula>, on en conclut (puisque <formula notation="TeX">\nu \geq 3</formula>) que <formula notation="TeX">f</formula> est l'identité ; <del>Reste le</del> Dans le cas du genre <formula notation="TeX">1</formula>, on en conclut maintenant que l'image de <formula notation="TeX">u</formula> dans <formula notation="TeX">J^0_{\hat{Y}}</formula> est égale à <formula notation="TeX">1</formula>, et on termine comme précédemment.</p>
<p>Ouf !</p>
<pb n="40" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/149.pdf#page=41"/><p><note type="editorial" resp="#pass">pagination de l'auteur : 20.</note></p>
<p><hi rend="bold">2. La question de pleine fidélité.</hi></p>
<p>Soient <formula notation="TeX">K, K'</formula> deux extensions de type fini de <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula> — est-il vrai que tout <formula notation="TeX">\Pi_{\mathbb{Q}}</formula>-homomorphisme <unclear><formula notation="TeX">\Pi_{K'} \to \Pi_{K}</formula></unclear> provient d'un homomorphisme de corps <formula notation="TeX">K' \to K</formula> ?
<note type="editorial" resp="#pass">les indices de <formula notation="TeX">\Pi_{K'} \to \Pi_K</formula> se lisent mal ; plus bas la question porte sur les hom. de <formula notation="TeX">\pi_{K'}</formula> dans <formula notation="TeX">\pi_K</formula> induits par un hom. <formula notation="TeX">K \hookrightarrow K'</formula>.</note>
On est ramené aussitôt au cas où — une clôture algébrique <formula notation="TeX">\overline{\mathbb{Q}}</formula> de <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula> étant choisie, d'où un <formula notation="TeX">\Gamma_{\overline{\mathbb{Q}}/\mathbb{Q}}</formula> — <formula notation="TeX">K</formula> et <formula notation="TeX">K'</formula> ont des sous-corps <formula notation="TeX">k, k'</formula> (clôture alg. de <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula> dans <formula notation="TeX">K</formula> resp. <formula notation="TeX">K'</formula>) isomorphes, avec des <del>iso</del> <add>plongements</add> <formula notation="TeX">k, k' \to \overline{\mathbb{Q}}</formula> de même image, <del>donc</del> <unclear>de sorte</unclear> que <formula notation="TeX">\mathcal{E}_K</formula> et <formula notation="TeX">\mathcal{E}_{K'}</formula> peuvent être considérées comme des extensions d'un même groupe <formula notation="TeX">\Gamma = \Gamma_{\overline{\mathbb{Q}}/k}</formula> par <formula notation="TeX">\pi_K</formula> resp. <formula notation="TeX">\pi_{K'}</formula>. La question est alors si <hi rend="italic">tout</hi> hom. de <formula notation="TeX">\pi_{K'}</formula> dans <formula notation="TeX">\pi_K</formula>, qui commute à l'action de <formula notation="TeX">\Gamma</formula>, est induit par un hom. <formula notation="TeX">K \hookrightarrow K'</formula>. Pour construire un tel hom., il faudrait donc avoir une idée comment reconstruire <formula notation="TeX">K, K'</formula> à partir des extensions <formula notation="TeX">\mathcal{E}_K, \mathcal{E}_{K'}</formula>, — ou encore à partir
<note type="editorial" resp="#pass">la phrase se poursuit au-delà de ce lot.</note></p>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
