Cote n° 144 · batch 4 · pages 61–80
· Transcription · [Suite autour de Teichmüller dont] Teichmülleries, 1981-1982 : notes manuscrites (1981-1983, s.d.), lettres (1981, s.d.).
Datation de l’inventaire : 1981-1983
Édition de démonstration
61p. 6 de l'auteur. La page reprend une phrase dont le début est sur la page précédente, hors de ce lot : la comparaison entre cartes et revêtements ramifiés de \(\mathbb{P}^1(\mathbb{C})\) est commencée avant la p. 61. C'est ainsi que ⌜la cat. des⌝ les cartes cellulaires triangulées pondérées apparaissent comme équivalentes ⌜à⌝ : celles des ⌜surjectifs⌝ revêtements ⌜ramifiés⌝ de […] \(\mathbb{P}^1(\mathbb{C})\), ramifiés au plus en les points \(0, 1, \infty\). Ces revêtements sont de façon connue […] des courbes algébriques (propres et lisses) sur \(\mathbb{C}\), et la carte ⌜donnée par \(X\)⌝ est l'image inverse de ⌜l'équateur⌝ \(\mathbb{P}^1(\mathbb{R})\), les sommets de type \(i\) ⌜formant⌝ les fibres en \(X\) au-dessus du point \(i \in \{0, 1, \infty\} \subset \mathbb{P}^1(\mathbb{C})\), les ordres réduits les pts de ramification ; les arêtes sont les composantes connexes des images inverses des segments ouverts \(]1, \infty[\), \(]\infty, 0[\), \(]0, 1[\). ⌜(subdivisions barycentriques des)⌝
Le cas des cartes ordinaires est celui où […] : \[ \rho_1^2 = 1 \;) , \] cette dernière se récupère en termes du revêtement en prenant l'image inverse du segment \([0, 1] \subset U_{0,3} \subset \mathbb{C}\), les sommets (ordinaires) sont les pts au-dessus de \(0\), tandis que les points au-dessus de \(1\) (comp. \(\infty\)) sont par définition les centres des arêtes resp. centres des faces. On trouve la carte ⌜orientée⌝ « universelle » orientable sur \(\mathbb{P}^1(\mathbb{C})\), comme le segment, \[ \text{(21)} \qquad S_0 = \{0\} \subset K_\infty = [0, 1] \] devant (21), un numéro biffé illisible.
62et la subdivision barycentrique, donnée par \[ \text{(22)} \qquad \left\{ \begin{array}{l} S_1 = \{1\}, \quad S_\infty = \{\infty\}, \quad K = \mathbb{P}^1(\mathbb{R}) = K_0 \cup K_1 \cup K_\infty \\ \text{où} \quad K_0 = [1, \infty], \quad K_1 = [\infty, 0], \quad \underbrace{K_\infty = [0, 1]}_{\text{comme avant, cf.\ (21)}} \end{array} \right. \] Une sphère, coupée par l'équateur ; sur l'équateur, les points \(0\), \(1\), \(\infty\) et les arcs \(K_0\), \(K_1\), \(K_\infty\) (ce dernier, de \(0\) à \(1\), renforcé) ; l'hémisphère supérieur marqué \(\Gamma_+\), l'inférieur \(\Gamma_-\), avec une flèche d'orientation.
pour le cas de la carte orientée triangulée pondérée universelle, avec \(K_0, K_1, K_\infty\) comme arêtes de type \(0, 1, \infty\) respectivement. Les deux faces ⌜triangles-repères⌝ dans la situation universelle orientée triangulée pondérée sont l'hémisphère nord \(\Gamma_+\) et l'hémisphère sud \(\Gamma_-\), qui apparaissent comme des « simplexes » topologiques, ayant comme sommets \(0, 1, \infty\), et comme arêtes \(K_0, K_1, K_\infty\) opposées à ceux-ci. Quant aux faces de la situation initiale (21), il y a une seule face, découpée de la sphère \(\mathbb{P}^1(\mathbb{C})\) suivant le segment \(K_\infty = [0, 1]\), avec ⌜comme bord l'⌝une arête unique \(0'\,(\tfrac12)_-\,1'\,(\tfrac12)_+\,0'\) […] ⌜parcourue⌝ une boucle fermée ayant comme seul sommet \(0' \mapsto 0\), comme « milieu » le point \(1' \mapsto 1\), les deux arcs joignant \(0'\) à \(1'\) sur le bord de la découpure étant ceux qui passent par \(\Gamma_-\) (contenant \((\tfrac12)_-\)) et \(\Gamma_+\) respectivement. Vu depuis \(\infty\), centre de l'unique face, en ici collant les deux bords de la découpure, ⌜celle-ci⌝ […] apparaît donc comme un disque de centre \(\infty\), divisé par les deux rayons \((0', \infty)\) \((\infty, 0')\) et \((\infty, 1')\), joignant \(\infty\) à \(0 \sim 0'\) et à \(1 \sim 1'\) respectivement, en les deux repères \(\Gamma_+\) et \(\Gamma_-\) de la subdivision barycentrique, \(\Gamma_+\) ayant […] comme orientation propre celle induite par \(f\), […] et \(\Gamma^-\) ayant comme orientation propre l'orientation opposée de celle induite par \(f\). Par la
Dans la marge gauche, deux figures. En haut, la sphère avec la découpure le long de \([0,1]\) : les bords \(0'\), \(1'\), \((\tfrac12)_+\), \((\tfrac12)'_-\), et des flèches parcourant le bord. En bas, le disque \(f\) vu depuis son centre \(\infty\) : diamètre horizontal pointillé de \(1'\) (à gauche) à \(0'\) (à droite), \(\Gamma^+\) au-dessus, \(\Gamma^-\) au-dessous, avec leurs flèches d'orientation ; sur le cercle, \((\tfrac12)'_+\) en haut et \((\tfrac12)'_-\) en bas, arcs marqués \(K'^{+}_{\infty}\) et \(K'^{-}_{\infty}\) ; une accolade \(f\) à gauche.
L'orientation marquée sur le bord de la découpure est celle induite par l'unique face \(f\), non l'orientation habituelle héritée de \(\mathbb{P}^1(\mathbb{C})\).
Attention, si on place \(\Gamma^+\) au-dessus dans l'« horizontale » \(0'\infty 1'\), \(0'\) doit être placé à droite et \(1'\) à gauche !
63p. 7 de l'auteur. théorie de la représentation conforme, ce disque holomorphe doit être isomorphe au disque standard \(\mathbb{D}\), avec un isomorphisme unique \[ g : \mathbb{D} \xrightarrow{\ \sim\ } f \qquad \begin{array}{l} 0 \longmapsto \infty \quad (\text{centre de } f) \\ 1 \longmapsto 0' \quad (\text{unique sommet de } f) \end{array} \] et tel que de plus \[ \left\{ \begin{array}{l} g(-1) = 1' \\ g(i) = (\tfrac12)'_+ \\ g(-i) = (\tfrac12)'_- \end{array} \right. \] Dans la marge, le disque unité : les points \(1\) (renforcé), \(-1\), \(i\), \(-i\) et le centre \(0\), une flèche d'orientation sur le cercle.
Comment trouver \(g\) ? On trouve ⌜voit⌝ que le disque \(\mathbb{D}\) est l'hémisphère positif de la « sphère » standard \(X_1\) ⌜\(= \mathbb{P}^1(\mathbb{C})\)⌝, qui […] a comme seul sommet \(1\), comme seule arête l'équateur \(\mathbb{P}^1(\mathbb{R})\), comme centres des ⌜deux⌝ faces \(0\) et \(\infty\) (qui forment l'axe polaire), comme milieu d'arête \(-1\). Alors ⌜\(X_1\)⌝ […] est un revêtement d'ordre \(2\) de \(X_0 = \mathbb{P}^1(\mathbb{C})\), ramifié en dehors au plus en \(\{0, 1, \infty\}\) (l'ordre du revêtement est le nb de repères ⌜directs⌝, qui est \(2\))
Dans la marge, une sphère : \(0\) au pôle nord, \(\{\infty\}\) au pôle sud, \(1\) sur l'équateur, une flèche sur l'équateur.
où […] \[ g : \quad \begin{array}{l} 1 \longmapsto 0 \\ -1 \longmapsto 1 \\ 0, \infty \longmapsto \infty \end{array} \] ce qui épuise les fibres en \(0, 1, \infty\), et montre que la ramification est \(2\) sur \(0, 1\), et pas de ramification […] ⌜p. ex.⌝ […] la situation ⌜analogue,⌝ \(g' : \mathbb{P}^1(\mathbb{C}) \to \mathbb{P}^1(\mathbb{C})\), mais où \[ g' : \quad \begin{array}{l} 0 \longmapsto 0 \\ \infty \longmapsto \infty \\ 1, -1 \longmapsto 1 \end{array} \] on a […] évidemment \(g'(z) = z^2\),
64p. 8 de l'auteur. et on a \[ g(z) = \varphi\, g'(\psi(z)) \] où \(\varphi, \psi\) sont les transformations homographiques \[ \psi : \left\{ \begin{array}{l} 1 \\ -1 \\ 0, \infty \end{array} \right. \longrightarrow \left\{ \begin{array}{l} 0 \\ \infty \\ 1, -1 \end{array} \right. \qquad \varphi : \left\{ \begin{array}{ll} 0 & 0 \\ \infty & 1 \\ 1 & \infty \end{array} \right. \] donc \[ \psi(z) = \frac{z-1}{z+1} \qquad \varphi(z) = \sigma_0(z) = \frac{z}{z-1} \] d'où \[ g(z) = \frac{\left(\frac{z-1}{z+1}\right)^2} {\left(\frac{z-1}{z+1}\right)^2 + 1} = \frac{(z-1)^2}{(z-1)^2 - (z+1)^2} = \frac{(z-1)^2}{-4z} \] le dénominateur du premier membre se lit \(+1\) ; la valeur de \(\varphi\) et le membre suivant demandent \(-1\). \[ \text{(23)} \qquad g(z) = -\frac{1}{4z}\,(z-1)^2 \] réalise l'isomorphisme conforme du disque unité \(\mathbb{D}\) sur le découpage \(f\) de \(\mathbb{P}^1(\mathbb{C})\) suivant \([0, 1]\), avec les valeurs annoncées plus haut…
un trait horizontal sépare ici deux développements.
Le groupe \(\Pi_{0,3}^\tau\) apparaît comme un groupe fondamental mixte \[ \text{(24)} \qquad \Pi_{0,3}^\tau \simeq \Pi_1(U_{0,3}, \{1, \tau\}; P_+) \] NB Ici \(\rho_i = \lambda_{i+1} \lambda_{i-1}^{-1}\) Introduisant les chemins ⌜\(\lambda_i\) (\(i \in \{0, 1, \infty\}\))⌝ de \(P_-\) à \(P_+\), formés des demi-arcs de grand cercle passant par les \(Q_i\) (⌜\(Q_i\),⌝ milieux des arcs de grand cercle joignant \(j\) à \(k\), où \(\{i, j, k\} = \{0, 1, \infty\}\)), on arrive, en tant que flèches de \(\Pi_1(U_{0,3}, \{1, \tau\})\) : \[ \tau_i = (\underbrace{\lambda_i}_{\tau P_+ = P_- \to P_+}, \underbrace{\tau}_{\{1, \tau\}}) \] (24) Dans la marge, une sphère : \(P_+\) au pôle nord ; trois demi-méridiens \(\lambda_0\), \(\lambda_1\), \(\lambda_\infty\) qui y aboutissent, passant par \(Q_0 = 2\), \(Q_1 = -1\), \(Q_\infty = \tfrac12\) ; les points \(0\), \(1\), \(\infty\) sur l'équateur ; des parties des arcs en pointillé. le \(Q_0 = 2\) de la figure se lit ainsi ; les deux annotations sous \(\lambda_i\) et \(\tau\) sont transcrites comme accolades.
65Cette interprétation montre que la catégorie des cartes ⌜isotropiques⌝ triangulées pondérées (de type \(\{0, 1, \infty\}\)) est équivalente : ⌜une ss-cat. pleine de⌝ celle des ⌜\(\{1, \tau\}\)-⌝revêtements ⌜finis⌝ étales de \(U_{0,3}\), tels que ⌜savoir ceux⌝ satisfaisant à une condition supplémentaire (savoir que sur l'ensemble opposé correspondant, \(\tau_0, \tau_1, \tau_\infty\) opèrent sans pts fixes). Mais on voit aisément, […] que pour le ⌜\(\{1, \tau\}\)⌝ revêtement \(U'\) de \(U_{0,3}\), les points fixes de \(\tau_i\) correspondent aux composantes connexes de \(U'^\tau\) qui sont au-dessus de l'arc de \(U_{0,3}(\mathbb{R})\) opposé à \(P_i\) i.e. autour de centre \(Q_i\) — donc la condition signifie que […] l'on a \[ \text{(25)} \qquad U'^\tau = \emptyset \quad \text{i.e.} \quad X'^\tau = \emptyset \] où \(X'\) est le revêtement ramifié de \(\mathbb{P}^1(\mathbb{C})\) qui prolonge \(U'\). [NB […] a priori \(X'^\tau\) est une courbe analytique réelle plongée ⌜contenue⌝ dans \(X'\), qui […] ⌜donc⌝ est vide dès qu'elle se trouve dans \(U' = X' \smallsetminus \text{ramif.}\) ([…]) l'est.)] ⌜NB.⌝ (En termes de la carte pondérée initiale, \(X'\) est le revêtement de ses orientations ⌜locales⌝, \(\tau_{X'}\) est l'automorphisme défini par […] : l'orientation \(\mapsto\) l'orientation opposée…, qui en effet doit être sans points fixes).
Indépendamment de la condition restrictive (25), la donnée du \(\{1, \tau\}\) revêtement ⌜ramifié⌝ de \(\Sigma = \mathbb{P}^1(\mathbb{C})\),
66p. 9 de l'auteur. étale au-dessus de ⌜\(\Sigma^* =\)⌝ \(U_{0,3}\), revient ⌜i.e.⌝ la donnée d'un revêtement ramifié de \(\Sigma\) étale au-dessus de \(U_{0,3}\), plus une op. de \(\{1, \tau\}\) dessus compatible avec l'opération sur \(\Sigma\), revient : la donnée d'une donnée de descente de \(\mathbb{C}\) à \(\mathbb{R}\), sur un revêtement ramifié, étale au-dessus de \(U_{0,3\,\mathbb{C}}\), du ⌜\(\mathbb{C}\)-⌝schéma \(\Sigma_{\mathbb{C}}\). Donc la catégorie des revêtements mixtes ⌜est⌝ équivalente : celle des revêtements ramifiés du schéma \(U_{0,3}\) ⌜\(\Sigma_{\mathbb{R}} = \mathbb{P}^1_{\mathbb{R}}\)⌝, étales au-dessus de \[ \text{\struck{$U$}} \ U_{0,3\,\mathbb{R}} = \Sigma^*_{\mathbb{R}} = \Sigma_{\mathbb{R}} \smallsetminus \{0, 1, \infty\} . \] On trouve ainsi un foncteur pleinement fidèle \[ \text{(26)} \quad \begin{array}{c} \text{cartes triangulées pondérées \textit{finies}} \\ \text{de type } \{0, 1, \infty\} \end{array} \hookrightarrow \begin{array}{l} \text{revêtements étales \textit{finis}} \\ \text{du schéma } \mathbb{P}^1_{\mathbb{R}} \smallsetminus \{0,1,\infty\} \\ (\simeq \text{rev.\ ramifiés de } \mathbb{P}^1_{\mathbb{R}}, \\ \ \text{étales au-dessus de} \\ \ U^*_{03\,\mathbb{R}} = \mathbb{P}^1_{\mathbb{R}} \smallsetminus \{0,1,\infty\}) \end{array} \] dans (26), « finies » et « finis » sont ajoutés au-dessus de la ligne.
L'image essentielle est formée des rev. \(X'\) tels que […] \[ \text{(27)} \qquad X'(\mathbb{R}) = \emptyset \] interprétation qui en fait traduit (25) puisque \[ X'(\mathbb{R}) = \underbrace{X'(\mathbb{C})^\tau}_{\text{\struck{\ill{}} $X'$ dans (25)}} . \]
Le foncteur en sens inverse est donné en associant : à un rev. ⌜ramifié⌝ \(X'\) de \(X\), étale sur \(U_{0,3}\), la carte \(X'(\mathbb{C})\), munie de l'image inverse \(X'(\mathbb{C}) \,|\, (\mathbb{P}^1_{\mathbb{R}} = \Sigma_{\mathbb{R}})\) de l'ens. des pts réels de \(\mathbb{P}^1(\mathbb{C}) = \Sigma\),
67(B4. B\(_0\)4)cette mention biffée, en haut à gauche, est à l'encre bleue ; la lecture en est douteuse. qui définit une triangulation (orientée) avec partition par les images inverses des pts \(0, 1, \infty\) par définition (qui forment ⌜une partition de l'ens. des⌝ sommets de la triangulation, défini comme l'ensemble des pts au-dessus de \(\{0, 1, \infty\}\)), et en passant au quotient par la conjugaison complexe — ce qui donne une surface sans bord, grâce à la condition (27). Dans le cas où on ne passe pas par cette condition, l'espace quotient \[ \text{(28)} \qquad X = X'(\mathbb{C}) / \tau \] est une surface à bord compacte (et munie d'une structure conforme…), et on pourrait étendre ⌜(de façon essent. unique)⌝ la définition des cartes ⌜finies⌝ triangulées pondérées aux surfaces compactes à bord, de telle façon que (26) devienne une équivalence de catégories.
(4) On peut introduire, sur une carte (orientée ou non), des conditions de la forme \[ \text{(29)} \qquad \rho_i^{\nu_i} = 1 \qquad \text{\struck{type}} \ \text{où} \quad \nu_i \in \overline{\mathbb{N}^*}, \] qui signifie donc que
68p. 10 de l'auteur. dans la carte triangulée pondérée envisagée, les sommets de type \(i\) […] ⌜ont un⌝ ordre réduit divisant \(\nu_i\). Une telle condition peut être introduite pour un ou plusieurs indices \(i\). Dans le cas des cartes ordinaires (interprétées comme définissant une triangulation pondérée, via la subdivision barycentrique) une relation \[ \text{(30)} \qquad \rho_0^{\nu_0} = 1 \qquad (\text{resp.}\ \rho_\infty^{\nu_\infty} = 1) \] signifie que les sommets […] ont d'ordre divisant \(\nu_0\) (resp. que les faces sont d'ordre divisant \(\nu_\infty\)). Quant à la relation \[ \text{(31)} \qquad \rho_1^{\nu_1} = 1 \qquad ) \] comme […] déjà \(\rho_1^2 = 1\), ou bien \(\nu_1\) ⌜(tel […])⌝ et cette relation est automatiquement satisfaite, ou bien \(\nu_1\) est impair, et elle implique \[ \rho_1 = 1 \] ce qui signifie que la carte correspond à un revêtement de \(\mathbb{P}^1_{\mathbb{C}}\) ramifié seulement en \(0\) et \(\infty\), donc : un revêtement « cyclotomique » \(z \mapsto z^n\) (\(n \in \mathbb{N}\)), cas qu donnant lieu : la carte régulière ⌜sphérique⌝ de groupe \(\mathbb{Z}/n\mathbb{Z} \simeq \mu_n(\mathbb{C})\) ayant un seul sommet, une seule face, et \(n\) arêtes disposées circulairement (cas […] isomorphe : se démêle, visiblement) — cas qui est relativement trivial. Donc on pourra En bas à gauche, une sphère : un sommet unique au pôle nord, d'où partent plusieurs méridiens, certains en pointillé (la carte cyclotomique à un sommet, une face et \(n\) arêtes).
69[…] Cette page porte un renvoi (deux traits obliques) vers un ajout encadré. que dans le cas des cartes ordinaires, les relations considérées sont du type (30), l'exclusion de (31). [On considère que \(\rho_i^\infty = 1\) par définition, de sorte que ⌜l'on⌝ les cartes […]] l'on peut considérer un système de conditions (29), où pour tout \(i \in \{0, 1, \infty\}\), on a \[ \text{(34)} \qquad \nu_i \in \overline{\mathbb{N}^*} = \mathbb{N}^* \cup \{+\infty\} . \] le numéro se lit (34) ; il fait double emploi avec le (34) de la p. 70. Les cartes (finies) pondérées triangulées correspondantes sont déterminées par l'action du groupe quotient \[ \text{(32)} \qquad \Pi_{0,3} / \langle \rho_0^{\nu_0}, \rho_1^{\nu_1}, \rho_\infty^{\nu_\infty} \rangle \qquad (\text{cas orienté}) \] ou par le quotient \[ \text{(32 bis)} \qquad \Pi_{0,3}^\tau / \langle \rho_0^{\nu_0}, \rho_1^{\nu_1}, \rho_\infty^{\nu_\infty} \rangle \qquad (\text{cas non orienté}) \] qui s'identifie : une extension de \(\{1, \tau\}\) par (32). Ce dernier groupe s'interprète comme un groupe fondamental « avec singularités » \[ \text{(33)} \qquad \Pi_{0,3} / \langle (\rho_i^{\nu_i}) \rangle \simeq \Pi_1(\mathbb{P}^1(\mathbb{C}), \nu_*; P_+) \] \[ \nu_* = (\nu_0 R_0 + \nu_1 R_1 + \nu_\infty R_\infty) \qquad \text{singularités sur } \mathbb{P}^1_{\mathbb{C}} \] ou encore comme un groupe fondamental de la multiplicité (topologique, analytique ou schématique, au choix — mais dans ce dernier cas il s'agit du complété profini…)
70p. 11 de l'auteur. \[ \text{(34)} \qquad \mathcal{X}(\mathbb{P}^1_{\mathbb{C}}, \nu_*) = \text{\struck{catégorie}}\ \text{topos des \struck{espaces} \add{surfaces} topologiques} \]
(2 […]) (non nécess. séparées) ramifiées sur \(\mathbb{P}^1_{\mathbb{C}}\), avec indices de ramification, aux ⌜en⌝ les points au-dessus d'un \(R_i\) (\(i \in S\) = supp. \(\nu_*\)), divisant \(\nu(R_i) = \nu_i\)
NB ce topos est une multiplicité topologique, loc. surface topologique, elle est canoniquement orientée.
i.e. on a un isom. canonique \[ \text{(35)} \qquad \Pi_{03} / \langle (\rho_i^{\nu_i}) \rangle \simeq \Pi_1(\mathbb{P}^1(\mathbb{C}), \nu_*; P_+) \overset{\text{déf}}{=} \Pi_1(\mathcal{X}(\mathbb{P}^1(\mathbb{C}), \nu_*), P_+) , \] et de même \[ \begin{aligned} \text{(36)} \qquad \Pi_{0,3}^\tau / \langle (\rho_i^{\nu_i}) \rangle &\simeq \Pi_1(\mathbb{P}^1(\mathbb{C}), \{1, \tau\}, \nu_*; P_+) \\ &\overset{\text{déf}}{=} \Pi_1(\mathcal{X}(\mathbb{P}^1(\mathbb{C}), \nu_*, \{1, \tau\}), P_+) \end{aligned} \] où \[ \text{(37)} \qquad \mathcal{X}(\mathbb{P}^1(\mathbb{C}), \nu_*, \{1, \tau\}) = (\mathcal{X}(\mathbb{P}^1(\mathbb{C}), \nu_*), \{1, \tau\}) \] topos mixte défini par le topos (34) avec l'opération naturelle de \(\{1, \tau\}\) dessus. NB c'est encore une multiplicité topologique, localement une surface, mais elle n'est multiplicité n'est pas orientable…
Passant aux complétés profinis, on trouve \[ \begin{aligned} \text{(38)} \qquad \widehat{\Pi}_{0,3} / \langle (\rho_i^{\nu_i}) \rangle &\simeq \Pi_1(\underbrace{\mathbb{P}^1_{\mathbb{C}}}_{\text{schéma}}, \nu_*; P_+) \\ &\simeq \Pi_1(\mathbb{P}^1_{\overline{\mathbb{Q}}}, \nu_*; P_+) \end{aligned} \] \[ \begin{aligned} \text{(39)} \qquad \widehat{\Pi}_{0,3}^\tau / \langle (\rho_i^{\nu_i}) \rangle &\simeq \Pi_1(\underbrace{\mathbb{P}^1_{\mathbb{R}}}_{\text{schéma}}, \nu_*; P_+) \\ &\simeq \Pi_1(\mathbb{P}^1_{\overline{\mathbb{Q}} \cap \mathbb{R}}, \nu_*; P_+) \end{aligned} \] (et […] l'interprétation ⌜(38)⌝ montre qu'il y a une
71opération extérieure de \(\mathrm{Gal}(\overline{\mathbb{Q}}/\mathbb{Q})\) sur le premier membre de (38), et en particulier sur \(\widehat{\Pi}_{0,3}\) lui-même…).
Les cas les plus intéressants sont les deux suivants :
I) \(\nu_0 = \nu_1 = \nu_\infty = +\infty\) : on retrouve \(\Pi_{0,3}\) et \(\Pi_{0,3}^\tau\), classifiant les cartes triangulées pondérées (resp. orientées).
II) \(\nu_0 = \nu_\infty = +\infty\), \(\nu_1 = 2\) : on retrouve les groupes \[ \Pi_{0,3}^\tau / \langle \rho_1^2 \rangle \quad \text{et} \quad \Pi_{0,3} / \langle \rho_1^2 \rangle , \] classifiant les cartes ordinaires.
III) \(\nu_0 = \infty\), \(\nu_1 = 2\), \(\nu_\infty = 3\), donnant les groupes \[ \Pi_{0,3}^\tau / \langle \rho_1^2, \rho_\infty^3 \rangle \quad \text{et} \quad \Pi_{0,3} / \langle \rho_1^2, \rho_\infty^3 \rangle , \] classifiant les cartes ordinaires triangulaires (pas pondérées !), i.e. dont toutes les faces sont des triangles ⌜i.e. sont des triangles⌝ — dans le cas non orienté, et les ⌜les⌝ […] orientées. On trouve des isomorphismes (via (35), (36)) \[ \underbrace{\Pi_{0,3}^\tau / \langle \rho_1^2, \rho_\infty^3 \rangle} _{\text{groupes cartographiques}} \xleftarrow{\ \sim\ } \underbrace{\Pi_1(U_{0,3}, \mathfrak{S}_3 \times \{1, \tau\}; P_+)} _{\Pi_{0,3}^{\mathbb{D}_3, \tau}} \] \[ \underset{\text{triangulés, non or.\ resp.\ orientés}} {\Pi_{0,3} / \langle \rho_1^2, \rho_\infty^3 \rangle} \xleftrightarrow{\ \sim\ } \overbrace{\Pi_1(U_{0,3}, \mathfrak{S}_3; P_+)}^{\Pi_{0,3}^{\mathbb{D}_3}} \] les deux membres de gauche sont réunis par une accolade, sous laquelle « groupes cartographiques triangulés, non or. resp. orientés » ; le second membre de gauche est rattaché par un trait double à \(\{\rho_1, \rho_\infty \mid \rho_1^2 = \rho_\infty^3 = 1\}\), écrit dans la marge. Ces isomorphismes ne voilent pas une diversité d'opérations […] […] […] […] \(\Pi_1(X, G; P)\) groupe fondamental « orbifold » […] des […] triangulaires […] […] […] (40) note marginale écrite en diagonale, en partie illisible ; elle renvoie semble-t-il à un (40) à venir.
72p. 12 de l'auteur. dont le deuxième est donné par \[ \text{(41)} \qquad \boxed{\rho \longmapsto \rho_\infty^{-1}, \quad \sigma_\infty \longmapsto \rho_1} , \quad \underset{\sigma_\infty \rho}{\varepsilon_0} \longmapsto \rho_0 \] sous \(\rho_\infty^{-1}\), une flèche et l'annotation « attention : l'exposant ! » ; sous \(\varepsilon_0\), un signe \(=\) vertical renvoyant à \(\sigma_\infty\rho\). et le premier par \[ \text{(42)} \qquad \boxed{\tau_\infty \longmapsto \tau_\infty}, \quad \underset{\rho(\tau_\infty)}{\tau_0} \longmapsto \overbrace{\underbrace{\rho_\infty^{-1} \tau_\infty \rho_\infty} _{(\rho_\infty^{-1}\rho_1\rho_\infty^{-1}\rho_1)\tau_\infty}} ^{\tau_0\tau_1\tau_\infty\tau_1\tau_0} , \] \[ \underset{\rho^2(\tau_\infty)}{\tau_1} \longmapsto \overbrace{\rho_\infty^{-2} \tau_\infty \rho_\infty^{2}} ^{\tau_1\tau_0\tau_\infty\tau_0\tau_1} = \rho_\infty \tau_\infty \rho_\infty^{-1} \quad (\text{car } \rho_\infty^3 = 1 \text{ dans } \Pi_{03}^\tau / \langle \cdots \rangle) \] au-dessus de la dernière accolade, entre parenthèses : \(= (\rho_\infty\rho_1\rho_\infty\rho_1)\tau_\infty\). NB on utilise \(\rho_1^2 = \rho_\infty^3 = 1\) et \(\tau_\infty(\rho_\infty) = \rho_0\rho_1 = \rho_1^{-1}\rho_\infty^{-1}\rho_1 = \rho_1\rho_\infty\rho_1\) où \[ \rho, \sigma_i, \varepsilon_i \ (i \in \{0, 1, \infty\}) \quad \text{dans} \quad \Pi_1(U_{0,3}, \mathfrak{S}_3; P_+) = \Pi_{03}^{\mathbb{D}_3} \] sont définis de façon standard (on y reviendra dans un cas plus général un peu plus bas), et \[ \tau_i \ (i \in \{0, 1, \infty\}) \in \underbrace{\Pi_1(U_{0,3}, \{1, \tau\}, P_+)}_{\Pi_{0,3}^\tau} \subset \underbrace{\Pi_1(U_{0,3}, \mathfrak{S}_3 \times \{1, \tau\}; P_+)} _{\Pi_{0,3}^{\mathbb{D}_3, \tau}} \] sont définis dans (24) (cf. […] aussi les générateurs de \(\Pi_{0,3}^\tau \simeq \mathfrak{S}\mathfrak{l}_2\) qui figurent dans (2)). Je vais revenir sur ces isomorphismes (40) dans un contexte un peu plus général, ci-dessous.
Enfin, dans le développement précédent, remplaçant \(U_{0,3}\) et l'action de \(\mathfrak{S}_3\) resp. \(\mathfrak{S}_3 \times \{1, \tau\}\) dessus, par celle de le demi-plan de Poincaré \(\Sigma^+\) et l'action de \(\mathrm{Sl}(2, \mathbb{Z})/\pm 1\) ⌜Gl⌝ resp. \(\mathrm{Gl}(2, \mathbb{Z})/\pm 1\) dessus (par l'action homographique resp. homographique et « antihomographique »), on trouve aussi des isomorphismes remarquables \[ \begin{aligned} \text{(43)} \qquad \mathrm{Gl}(2, \mathbb{Z})/\pm 1 &\xrightarrow{\ \sim\ } \Pi_{0,3}^{\mathbb{D}_3, \tau} \quad (\xleftarrow{\ \sim\ } \Pi_{0,3}^\tau / \langle \rho_1^2, \rho_\infty^3 \rangle) \\ \text{(44)} \qquad \mathrm{Sl}(2, \mathbb{Z})/\pm 1 &\xrightarrow{\ \sim\ } \Pi_{0,3}^{\mathbb{D}_3} \quad (\xrightarrow{\ \sim\ } \Pi_{0,3} / \langle \rho_1^2, \rho_\infty^3 \rangle) \end{aligned} \] le numéro (40) renvoie aux isomorphismes de la p. 71, qui n'y portent pas de numéro lisible ; le (2) renvoie à une page antérieure à ce lot. La dernière flèche de (44) va vers la droite sur la page, celle de (43) vers la gauche.
73permettant d'interpréter les éléments remarquables \(\rho, \sigma_i, \tau_i, \tilde{\sigma}_i, \struck{\ill{}}, \varepsilon_i, h_i\) de \(\Pi_{03}^{\mathbb{D}_3, \tau}\), comme des éléments de \(\mathrm{Gl}(2, \mathbb{Z})/\pm 1\) — que les eux aussi remontent de façon canonique en des éléments de \(\mathrm{Gl}(2, \mathbb{Z})\), donnant lieu : une formulaire des plus sympathiques, que j'ai développé et utilisé intensivement dans mes notes de l'an dernier (1981). Si on veut généraliser ceci dans le […] sens que les iso. (40), au cas des groupes […] \(\Pi_{0n}\) ⌜et variantes⌝ associés aux polygones réguliers ([…] \(n \geq 3\)) il me semble qu'il faudra trouver une interprétation des groupes analogues : \(\mathrm{Sl}(2, \mathbb{Z})/\pm 1\) resp. \(\mathrm{Gl}(2, \mathbb{Z})/\pm 1\), comme sous-groupes discrets ⌜remarquables⌝ des groupes \(\mathrm{Gl}(2, \mathbb{R})\)…
(5) Dans l'interprétation « cartographique », laissons — plutôt (40) s'explicitant comme deux équivalences de catégories, entre la cat. isotopique des cartes « triangulées » ⌜\(X\)⌝ (i.e. toutes […] les faces sont d'ordre divisant trois, i.e. sont des triangles), éventuelles ⌜et celle des⌝ orientées cartes triangulées pondérées ⌜\(X'\)⌝ munies d'une
74p. 13 de l'auteur. opération de \(\mathfrak{S}_3\) sur la carte pondérée sous-jacent, « échangeant les pondérations », suivant l'action de \(\mathfrak{S}_3\) sur l'ensemble pondérant \(\{0, 1, \infty\}\) — équivalence tant dans la théorie orientée, que dans la théorie non orientée. On peut expliciter cette équivalence, ⌜dans le cas orienté pour fixer les idées,⌝ en disant que dans un sens : \(X'\) on fait correspondre \(X = X'/\mathfrak{S}_3\), avec la « triangulation » déduite de la triangulation (pondérée) de \(X'\) en passant au quotient par \(\mathfrak{S}_3\) — on trouve ⌜trouve une⌝ […] qui aux centres […] une ramification, […] plus, aux centres des faces (avec ramification divis. à 3), des centres d'arêtes (ramification divis. à 2), et aux sommets […] de la triangulation pondérée […] ordinaire, […] et dans les […] on considère la subdivision barycentrique, […] […] des […] de celle-ci, on obtient de l'un des sommets des triangles de l'orientation servi des […] : rejoindre […] ramification […] des carte […] […] […] orientables : la multiplicité est orientée […] […] triangulaire […] […] […] note marginale écrite en diagonale dans la marge gauche, en grande partie illisible. […] principal d'ordre du groupe \(\mathfrak{S}_3\), défini […] par la « couleur » sur chaque […] défini entièrement par son voisin de la des pieces (qui en composent, comme un voisin des ⌜aux⌝ principe de la face qui le contient, par donné une pondération de ladite face…), et par le passage d'un drapeau ⌜aux⌝ drapeaux adjacents⌜\(\tau_0(r), \tau_1(r), \tau_\infty(r)\)⌝ (on trouve ainsi un […] \(\tau_0, \tau_1, \tau_\infty\) revêtement ramifié principal ⌜\(X'\)⌝ de \(X\), de groupe \(\mathfrak{S}_3\), dont lequel l'image inverse de la triangulation de départ
75est naturellement pondérée, c'est \(X'\). Si la ⌜« triangulaire »⌝ structure triangulaire \(X\) est orientée (par des moyens d'orientés plus) dans la variante non […] \(X'\) n'est ramifiée — plus que les sommets de façon générale […] […] il y a ramification en un sommet ⌜de \(X\)⌝ (ssi celui-ci est d'ordre impair. Comme toutes les ordres des sommets sont pairs, ⌜les⌝ on plus du fait que toutes les faces sont des triangles et qu'il y a pas d'arêtes ⌜multiples⌝ ⌜conditions⌝ plus (toutes) nécessaires pour que la structure ⌜de carte⌝ triangulaire sur \(X\) soit pondérable), dans le revêtement \(X'\) de \(X\) est non ramifié. Les orientations, correspondant 1–1 aux pondérations de la structure triangulaire sur \(X\), s'y trouvent.
On peut […] décrire encore un peu plus la situation, dans le cas orienté que nous intéressons ici, en disant qu'une condition nécessaire de pondérabilité est l'existence d'un « coloriage » en deux « couleurs » \(+\) et \(-\), des faces par deux, des faces adjacentes ayant des couleurs différentes. Les coloriages correspondent aux sections du fibré ⌜\(X'/\mathfrak{S}_3^{+}\)⌝ associé au fibré de groupe \(\mathfrak{S}_3\), par \(\mathfrak{S}_3 \xrightarrow{\ \mathrm{sg}\ } \pm 1\), dont un tordu[…] la phrase se poursuit sur la page suivante.
76p. 14 de l'auteur. au groupe alterné de \(\mathfrak{S}_3\) : \(\mathfrak{S}_3^{+} \simeq \mathbb{Z}/3\mathbb{Z}\). Quand toutes les conditions précédentes sont satisfaites, y compris la donnée d'un ⌜tel⌝ coloriage des […], on trouve un revêtement principal, canonique \(X'^{+} \subset X\) […] de \(X\), de \(X\) \[ \text{(*)} \qquad X'^{+} \subset X' \] de groupe \(\mathbb{Z}/3\mathbb{Z}\) — dont la classe d'isomorphie est un élément \[ \text{(43)} \qquad \mathrm{cl}(X) \in H^1(X, \mathbb{Z}/3\mathbb{Z}) \] qu'on peut considérer comme l'obstruction : l'existence d'une pondération, pour la carte triangulaire \(X\) : la nullité est nécessaire et suffisante pour cette existence. De plus, les pondérations pour lesquelles les faces \(+\) sont les faces directes (pour l'orientation donnée) sont en corr. 1–1 avec les sections du fibré torseur principal précédent de groupe \(\mathbb{Z}/3\mathbb{Z}\). ce numéro (43) fait double emploi avec le (43) de la p. 72. Le reste de la page est blanc, barré d'un trait oblique.
77p. 15 de l'auteur. (6) Soit \[ \text{(44)} \qquad P = (S, A, R \subset S \times A) \] un polygone combinatoire fini d'ordre \(n \geq 3\), \[ \text{(45)} \qquad \mathbb{D}_P = \mathbb{D} \] le groupe de ses automorphismes, \(\mathbb{D}_P^{+} = \mathbb{D}^{+}\) le sous-groupe d'indice 2 des automorphismes conservant l'orientation, ou rotations, \[ \text{(46)} \qquad 1 \longrightarrow \mathbb{D}^{+} \longrightarrow \mathbb{D} \longrightarrow \{\pm 1\} \longrightarrow 1 . \] le numéro (46) se lit (45) sur la page, qui porte ainsi deux (45). On identifie l'ensemble \(\underline{\omega}_P = \underline{\omega}\) des orientations de \(P\) : l'ens. des deux générateurs privilégiés de \(\mathbb{D}^{+}\), conservant l'orientation \[ \text{(47)} \qquad \underset{\{\omega, \omega'\}}{\underline{\omega}} \subset \mathbb{D}^{+} \] de sorte que pour \(\omega \in \underline{\omega}\), et pour tout \(s \in S\), \(a \in A\), \(\omega(s)\) est un sommet adjacent : \(s\), \(\omega a\) une arête adjacente : \(a\). Il existe un plongement, unique : isom. unique […] près, de \(P\) dans la sphère complexe \(\Sigma = \Sigma_P\), de telle façon que les opérations de \(\mathbb{D}\) se prolongent en antiautomorphismes […] complexes de \(\Sigma_P\) : \[ \text{(48)} \qquad S = S_P \hookrightarrow \Sigma = \Sigma_P \] — l'unicité est déjà garantie en exigeant le prolongement des opérations de \(\mathbb{D}^{+}\), qui implique celle des opérations de \(\mathbb{D}\) tout entier. Alors le polygone \(P\) est réalisé canoniquement par des points de \(\Sigma\) et des arcs de ⌜grand⌝ cercle de \(\Sigma\), […] derniers ⌜tous⌝ placés sur un même (grand) cercle, NB Cela revient : la donnée d'un […] corps […] des groupes […] […] […] d'un […] […] […] orienté […] […] […] […] […] — La démonstration se fait en […] […] […] puis […] \(\mathbb{C}^{*}\) […] \(0, \infty\) […] \(\mathbb{P}^1_{\mathbb{C}}\) […] automorphismes […] […] […] \(\Sigma^{0} = \mathbb{P}^1_{\mathbb{C}}\) […] \(\mathbb{D}_P^{+}\) […] […] […] (48) […] […] \(\mathbb{D}_P^{+}\) […] points […] \(R_{\infty}\) […] […] \(P_\omega \mapsto \infty\) ? […] […] la longue note marginale, écrite en diagonale le long de la marge gauche et descendant jusqu'au bas de la page, est en très grande partie illisible ; on n'en donne que les fragments sûrs. En bas à gauche, une sphère au crayon : l'équateur tracé en ellipse, avec des points marqués dessus (le polygone \(P\) plongé sur un grand cercle).
78dont ils forment une subdivision cellulaire — ce cercle définit une structure réelle canonique sur la droite projective complexe \(\Sigma\), ⌜il est donc (cf. dimensions constantes près)⌝ […] de \(\Sigma_{\mathbb{R}}\), notée \(\Sigma(\mathbb{R})\). […] \(\Sigma_{\mathbb{R}}\) De plus, il y a une métrique riemannienne homogène unique sur \(\Sigma\) invariante par \(\mathbb{D}\) (c'est pour elle que \(\Sigma(\mathbb{R})\) est un grand cercle). \(\Sigma_{\mathbb{R}}(\mathbb{R})\) partage \(\Sigma\) en deux hémisphères, […] en correspondance bijective canonique avec \(\underline{\omega}\) par la correspondance de Stokes \[ \text{(49)} \qquad \pi_0(\Sigma \smallsetminus \Sigma_{\mathbb{R}}) \simeq \underline{\omega} . \] On a \[ \Sigma^{\mathbb{D}} = \Sigma^{\mathbb{D}^+} = \Sigma^{\underline{\omega}} = \Sigma^{\{\omega\}} \subset \Sigma \smallsetminus \Sigma_{\mathbb{R}} \qquad (\omega \in \underline{\omega}) \] et \(\operatorname{card} \Sigma^{\mathbb{D}} = 2\), de façon précise, chacun des hémisphères ouverts contient un pt et un seul de \(\Sigma^{\mathbb{D}}\), d'où \[ \text{(50)} \qquad \Sigma^{\mathbb{D}} \simeq \underline{\omega} , \] on désigne par \(P_\omega\) le point de \(\Sigma^{\mathbb{D}}\) qui correspond : \(\omega \in \underline{\omega}\). Il est caractérisé par le fait que l'opération de \(\omega\) dans l'espace tangent : \(\Sigma\) en \(P_\omega\) est une rotation d'angle \(+2\pi/n\) (alors qu'en \(P_{\omega'}\) elle est d'angle \(-2\pi/n\)). Pour \(s \in S\), on désigne par \(R_s\) le point correspondant de \(\Sigma_{\mathbb{R}}\), pour \(a \in A\) on désigne par \(Q_a\) le centre de l'arête \(a\).
79p. 16 de l'auteur. En haut à gauche, une sphère : \(P_\omega\) au pôle nord, \(P_{\omega'}\) au pôle sud ; sur l'équateur, alternativement des points \(R_s\), \(R_{\omega s}\), \(R_{\omega' s}\) (gros points) et des centres d'arêtes \(Q_a\), \(Q_{\omega a}\), \(Q_{\omega' a}\) (croix) ; des demi-méridiens en pointillé \(\lambda_a\), \(\lambda_{\omega a}\), \(\lambda_{\omega' a}\) joignant \(P_{\omega'}\) à \(P_\omega\) en passant par les \(Q\) ; une flèche \(\tau_\omega\) autour de l'équateur. Sous la figure : « \((s, a) = r\) d'orientation \(\omega\) ».
Je m'intéresse aux groupoïdes fondamentaux \[ \Pi_1(\underbrace{\Sigma_P \smallsetminus S_P}_{\Sigma_P^{*} \text{ ou } \Sigma^{*}}) , \] et je vais écrire d'abord le groupe fondamental en un \(P_\omega\), correspondant en donnée de \(\omega \in \underline{\omega}\), qu'on note \[ \text{(51)} \qquad \underset{\text{ou } \Pi_P \text{ ou } \Pi}{\Pi_{P,\omega}} = \Pi_1(\Sigma_P^{*}, P_\omega) . \] On considère aussi l'opération antiholomorphe unique qui fixe les pts de \(\Sigma_{\mathbb{R}}\), et qui échange \(P_\omega\) et \(P_{\omega'}\), c'est la conjugaison complexe pour la structure réelle canonique de \(\Sigma\), on la note \(\tau\).
Ainsi, le groupe \[ \text{(52)} \qquad \mathbb{D}_P \times \{1, \tau\} \qquad \text{d'ordre } 4n \] le numéro se lit (52) ou (51) ; le suivant est (53). opère sur \(\Sigma\), en respectant la « carte cyclotomique » sur \(\Sigma\), le sous-groupe qui conserve l'orientation étant \(\mathbb{D}_P\), alors qu'il induit l'identité sur \(S\) (ou sur \(P\)) est \(\{1, \tau\}\). On va aussi regarder les groupoïdes fondamentaux mixtes de \(\Sigma^{*}\), pour l'action sur \(\Sigma^{*}\) de \(\{1, \tau\}\), de \(\mathbb{D}_P\), ou de \(\mathbb{D}_P \times \{1, \tau\}\). ⌜Les⌝ Les groupes fondamentaux ⌜posons⌝ \[ \text{(53)} \qquad \left\{ \begin{aligned} \Pi_{P,\omega}^{\tau} &= \Pi_1(\Sigma^{*}, \{1, \tau\}; P_\omega) \\ \Pi_{P,\omega}^{\mathbb{D}} &= \Pi_1(\Sigma^{*}, \mathbb{D}; P_\omega) \\ \Pi_{P,\omega}^{\mathbb{D},\tau} &= \Pi_1(\Sigma^{*}, \mathbb{D} \times \{1, \tau\}; P_\omega) \end{aligned} \right. \] dans la deuxième ligne, l'exposant porte une marque surchargée, peut-être \(\mathbb{D}^{*}\). qu'on écrira aussi \(\Pi^\tau, \Pi^{\mathbb{D}}, \Pi^{\mathbb{D},\tau}\) quand \(P\) est sous-entendu. On a donc des une des groupes d'extensions de
80groupes fondamentaux (54) :
LaTeX source
\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small]
& \Pi \arrow[dl, hook] \arrow[dr, hook] & \\
\Pi^{\mathbb{D}} \arrow[dr, hook] & & \Pi^{\tau} \arrow[dl, hook] \\
& \Pi^{\mathbb{D},\tau} &
\end{tikzcd}
dans le losange (54), la flèche de \(\Pi\) vers \(\Pi^{\tau}\) porte le crochet d'inclusion du côté de \(\Pi\) mais sa pointe n'est pas visible ; on la transcrit comme les trois autres.
Pour exprimer commodément des générateurs remarquables de ces groupes, on introduit des chemins ⌜[…]⌝ ⌜les⌝ […] indexés par \(a \in A\), i.e. les arêtes du polygone) \[ \text{(55)} \qquad \lambda_a : P_{\omega'} \longrightarrow P_\omega \quad \text{arc de demi-grand cercle passant par } Q_a \] Dans la marge gauche, une sphère : \(P_\omega\) en haut, \(P_{\omega'}\) en bas, deux demi-méridiens en pointillé \(\lambda\) passant par \(Q_{\omega' a}\) et \(Q_a\) sur l'équateur, avec \(R_s\) entre eux.
Pour tout \(s \in S\), soit \[ \left\{ \begin{array}{l} a(s, \omega) \text{ ou } a(s) \in A \text{ tel que } (s, a) \text{ soit un repère} \\ \text{d'orientation } \omega, \text{ i.e.\ } s = \mathrm{or}_\omega(a) \end{array} \right. \] après « i.e. », une première formule est biffée et illisible ; \(s = \mathrm{or}_\omega(a)\) est ajouté au-dessus. on pose \[ \text{(56)} \qquad \rho_s = \lambda_a \lambda_{\omega' a}^{-1} , \qquad \text{où } a = a(s, \omega) ,\ \omega' = \omega^{-1} \] \[ \text{donc} \quad \omega'(a) = a(\omega'(s), \omega) , \] \[ \underset{\Pi_P = \Pi_1(\Sigma_P^{*}, P_\omega)}{\cap} \] le signe \(\cap\) (« appartient ») est placé sous \(\rho_s\), avec en dessous \(\Pi_P = \Pi_1(\Sigma_P^{*}, P_\omega)\). On trouve alors, pour tout \(s \in S\) \[ \text{(57)} \qquad \rho_{\omega^{n-1}s}\, \rho_{\omega^{n-2}s} \cdots \rho_{\omega s}\, \rho_s = 1 . \] Toutes ces ⌜\(n\)⌝ relations sont équivalentes entre elles. Si on choisit un sommet origine \(s_0\) — ce qui, une fois choisi \(\omega\), fait un repère de \(r = (s_0, a(s_0, \omega))\) de \(P\), donc aussi un repère de la carte cyclotomique associée), on pose aussi \[ \text{(58)} \qquad \rho_i = \rho_{\omega^i s_0} \qquad (i \in \mathbb{Z}/n\mathbb{Z}) \] — les indices sont entiers le plus souvent \(0, 1, \ldots, n-1\) — de sorte que (57), prenant la forme… la phrase se poursuit au-delà de ce lot, à la page 81.