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      <titleStmt>
        <title>Fonds Grothendieck, cote n° 142, pages 1–20 — transcription</title>
        <author>Alexandre Grothendieck</author>
        <respStmt>
          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne (<date when="2026-10-02">2026-10-02</date>)</resp>
          <name xml:id="pass" type="model">Opus 5.5 (claude-opus-5-5)</name>
        </respStmt>
        <respStmt>
          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">grothendieck.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
        </respStmt>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Édition de démonstration</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-10-03">2026-10-03</date>
        <availability status="restricted">
          <p>Le fonds Alexandre Grothendieck est sous droits. Cette transcription
          est une édition de démonstration, non autorisée, produite par une
          machine et non vérifiée ; aucune image du fonds n'est reproduite. La
          source LaTeX dont ce fichier dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project.</p>
        </availability>
        <ref target="https://grothendieck.commutator.io/">https://grothendieck.commutator.io</ref>
      </publicationStmt>
      <sourceDesc>
        <msDesc>
          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Montpellier</settlement>
            <repository>Université de Montpellier</repository>
            <collection>Fonds Alexandre Grothendieck (archives mathématiques, 1949–1991)</collection>
            <idno type="cote">142</idno>
          </msIdentifier>
          <head>Action de Galois sur Teichmüller : notes manuscrites (s.d.).</head>
          <msContents>
            <summary>Pages 1 à 20 de la cote, dans la
            numérotation des archivistes (crayon, en bas à gauche de chaque
            page) ; lot 1 de vingt pages.
            Les pages absentes de la transcription ne portent pas de
            mathématiques et sont omises ; le saut dans la numérotation en est
            le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          <history><origin><origDate>[à partir de 1978]</origDate><note>Datation de l'inventaire de l'Université de Montpellier, reproduite telle quelle ; les crochets sont ceux des archivistes.</note></origin></history>
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://grothendieck.umontpellier.fr/142.pdf">https://grothendieck.umontpellier.fr/142.pdf</ref>
                <note>Fac-similé numérique de l'Université de Montpellier. Sa
                première page est une feuille de garde générée par
                l'université : la page <hi rend="italic">n</hi> des archivistes
                est la page <hi rend="italic">n</hi>+1 du PDF, et l'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> tient compte de ce décalage.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription mathématique du fonds, une passe de vingt pages par
        conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe-grothendieck</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\supplied</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> (restitué par le transcripteur) ;
        <hi rend="monospace">\add</hi> devient <hi rend="monospace">add</hi>
        (ajout de l'auteur, en interligne ou sur un mot biffé) ;
        <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\drawing</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='drawing']</hi> (dessin de l'auteur, décrit par le
        transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi>.</p>
        <p>Restitution et ajout de l'auteur n'ont longtemps fait qu'une macro. Ils
        ont été séparés le 26 septembre 2026 par une règle vérifiable dans le
        fichier, non par une relecture : un ajout accolé au mot qu'il complète
        est une restitution (<hi rend="monospace">supplied</hi>), un ajout
        isolé est de l'auteur (<hi rend="monospace">add</hi>). Certains
        <hi rend="monospace">add</hi> sont donc encore des restitutions du
        transcripteur, que seuls les fac-similés départageront.</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="grothendieck-tei" version="2">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project">https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
      <schemaRef type="ODD" url="https://grothendieck.commutator.io/tei/grothendieck.odd"/>
    </encodingDesc>
    <profileDesc>
      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="2026-10-03" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
      <change when="2026-10-02" who="#pass">Première passe de transcription.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="1">
<div type="section">
<head>Catégories de Galois-Teichmüller d'un corps alg. clos.</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">titre de sa main, seul en haut d'un feuillet par ailleurs blanc (p. 1), qui sert de chemise aux pages suivantes ; une mention au crayon « 19 pages » figure dans l'angle</note></p>
<pb n="2" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/142.pdf#page=3"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 1 de sa main</note>
Soient <formula notation="TeX">X</formula> et <formula notation="TeX">Y</formula> deux surfaces topologiques <add>(connexes pour simplifier)</add> orientées « de type fini » (i.e. déduites de surfaces compactes en enlevant un ens. fini de points). On considère
<formula notation="TeX" rend="display">(1)\qquad \mathrm{Hom}_{\mathrm{isot}}(X,Y)=\text{ensemble des composantes connexes}</formula>
<add>par arcs</add> de l'espace des applications finies étales de <formula notation="TeX">X</formula> dans <formula notation="TeX">Y</formula> <del><unclear>respectant</unclear> l'orientation</del>. Si <formula notation="TeX">f</formula> et <formula notation="TeX">g</formula> sont deux applications finies étales de <formula notation="TeX">X</formula> dans <formula notation="TeX">Y</formula>, <add>sont isotopes i.e.</add> alors <formula notation="TeX">f</formula> et <formula notation="TeX">g</formula> définissent la <del>même application</del> <add>même</add> <unclear>flèche</unclear> de <formula notation="TeX">X</formula> dans <formula notation="TeX">Y</formula> dans la cat. isotopique, ssi nous pouvons trouver une application continue <unclear>homotopie</unclear> <del><formula notation="TeX">F</formula> de <formula notation="TeX">X\times I</formula></del>
<formula notation="TeX" rend="display">(2)\qquad F\colon X\times I\longrightarrow Y\times I,\qquad I=[0,1]</formula>
commutant aux projections sur <formula notation="TeX">I</formula>, et telle que
<formula notation="TeX" rend="display">(3)\qquad F(x,0)=(f(x),0),\qquad F(x,1)=(g(x),1)\qquad\forall x\in X .</formula>
Comme le foncteur
<formula notation="TeX" rend="display">Y'\longmapsto Y'\times I</formula>
des rev. finis étales de <formula notation="TeX">Y</formula> vers les rev. finis étales de <formula notation="TeX">Y\times I</formula> est pl. fidèle, on voit qu'il <del>existe</del> pour <formula notation="TeX">F</formula> donné, il doit exister un rev. fini étale <formula notation="TeX">Y'</formula> de <formula notation="TeX">Y</formula>, unique à isom. unique près, et un homéom.
<formula notation="TeX" rend="display">(4)\qquad \alpha\colon X\times I\xrightarrow{\ \sim\ }Y'\times I</formula>
rendant commutatif le diagramme</p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}
X\times I \arrow[rr, "\alpha\,\sim"] \arrow[dr, "F"'] &amp; &amp; Y'\times I \arrow[dl, "p\times\mathrm{id}_{I}"] \\
 &amp; Y\times I &amp;
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">diagramme (5) ; en marge : « où <formula notation="TeX">p\colon Y'\to Y</formula> est la projection »</note></p>
<pb n="3" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/142.pdf#page=4"/><p>En d'autres termes, on a <formula notation="TeX">f\overset{\text{isot.}}{\sim}g</formula> ssi il existe un rev. <add>fini</add> étale (unique à isom. unique près) <formula notation="TeX">Y'</formula> de <formula notation="TeX">Y</formula>, de telle façon que l'on ait
<formula notation="TeX" rend="display">(6)\qquad f=pf_{0},\qquad g=pg_{0}\qquad (p\colon Y'\to Y\ \text{la projection}),</formula>
où
<formula notation="TeX" rend="display">(7)\qquad f_{0}\colon X\xrightarrow{\ \sim\ }Y',\qquad g_{0}\colon X\xrightarrow{\ \sim\ }Y'</formula>
sont des homéomorphismes de <formula notation="TeX">X</formula> sur <formula notation="TeX">Y'</formula> qui sont isotopes, ou ce qui revient au même, tels que l'on ait
<formula notation="TeX" rend="display">(8)\qquad g_{0}=f_{0}\circ u,</formula>
où
<formula notation="TeX" rend="display">(9)\qquad u\colon X\xrightarrow{\ \sim\ }X</formula>
est un homéom. de <formula notation="TeX">X</formula> sur lui-même isot. à l'identité. On aura donc, par (6) et (8),
<formula notation="TeX" rend="display">g=pg_{0}=p(f_{0}\circ u)=(pf_{0})u=f\circ u .</formula>
Donc on trouve</p>
<p><hi rend="bold">Proposition 1.</hi> Pour que deux <del>applications</del> <add>morphismes</add> finis étales <formula notation="TeX">f,g\colon X\to Y</formula> soient isotopes, il faut et suffit qu'ils soient conjugués sous le groupe des automorphismes de <formula notation="TeX">X</formula> isotopes à l'identité ; i.e. <formula notation="TeX">g=fu</formula>, avec <formula notation="TeX">u</formula> comme ci-dessus.
<note type="editorial" resp="#pass">les mots « de <formula notation="TeX">X</formula> isotopes : l'identité » sont répétés à la ligne suivante</note></p>
<p>Soit une <del>classe</del> d'morphismes finis <formula notation="TeX">X\to Y</formula> dans la catégorie isotopique (1), peut-on la
<note type="editorial" resp="#pass">la phrase se poursuit à la page 5 (« factoriser canoniquement »), non à la page 4</note></p>
<pb n="4" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/142.pdf#page=5"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 2 de sa main</note>
(ce qui est toujours vrai, et <del>dans</del> la <unclear>notion</unclear> d'une <unclear>sous-</unclear><unclear>groupe</unclear> de <formula notation="TeX">\gamma</formula>) on est <unclear>ramené</unclear> au cas précédent, en <hi rend="italic"><unclear>remplaçant</unclear></hi> <unclear>simplement</unclear> <formula notation="TeX">Y'</formula> par <formula notation="TeX">Y'\setminus S'</formula>, où <formula notation="TeX">S'</formula> est l'ens. fini des pts de ramification pour l'action de <formula notation="TeX">\gamma</formula>. <gap reason="illegible"/> <unclear>Si</unclear> p. ex. <formula notation="TeX">Y'=\mathbb{C}^{*}</formula>, ou <formula notation="TeX">Y'=\mathbb{U}\times\mathbb{U}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">lecture de <formula notation="TeX">\mathbb{U}\times\mathbb{U}</formula> incertaine</note>
<gap reason="illegible"/>, alors les translations, par des <unclear>points</unclear> d'ordre fini, sont isotopes à l'identité, sans être <unclear>nécessairement</unclear> égales à l'identité ! Mais <unclear>on</unclear> <unclear>a</unclear> <unclear>ceci</unclear> :</p>
<p><hi rend="bold">Proposition 2.</hi> Soit <formula notation="TeX">Y'</formula> une surface orientée de t.f. <add><unclear>connexe</unclear></add> (compacte – <unclear>un</unclear> nb fini de pts) <hi rend="italic">anabélienne</hi>, i.e. telle que pour <unclear>toute</unclear> comp. connexe <formula notation="TeX">Y'_{i}</formula> de <formula notation="TeX">Y'</formula>, on ait <formula notation="TeX">\chi_{!}(Y'_{i})&lt;0</formula> (i.e. on ait <formula notation="TeX">2g_{i}+\nu_{i}\geq 3</formula>, où <formula notation="TeX">g_{i}</formula> est le genre de <formula notation="TeX">Y'_{i}</formula> et <formula notation="TeX">\nu_{i}</formula> le nb de trous…). Alors tout automorphisme <add><formula notation="TeX">\gamma</formula></add> d'ordre fini de <formula notation="TeX">Y'_{i}</formula> qui est isotope à l'identité est l'identité.</p>
<p>Comme <formula notation="TeX">\gamma</formula> <unclear>respecte</unclear> les composantes connexes, <unclear>on</unclear> <unclear>peut</unclear> <unclear>supposer</unclear> <formula notation="TeX">Y'</formula> connexe. En fait, il suffit que <formula notation="TeX">\gamma</formula> opère trivialement sur <add>les</add> <unclear><formula notation="TeX">H_{1}</formula></unclear> <add><unclear><gap reason="illegible"/></unclear></add> (à coefficients dans <formula notation="TeX">\mathbb{Z}</formula>, ou dans <formula notation="TeX">\mathbb{Z}/n\mathbb{Z}</formula> avec <formula notation="TeX">n\geq 3</formula>) pour</p>
<pb n="5" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/142.pdf#page=6"/><p><note type="editorial" resp="#pass">suite directe de la page 3 ; la page 4 (sa p. 2) fait suite à celle-ci</note>
factoriser <hi rend="italic">canoniquement</hi> en
<formula notation="TeX" rend="display">(10)\qquad X\xrightarrow[\ \sim\ ]{\ f_{0}\ }Y'\xrightarrow{\ p\ }Y</formula>
où <formula notation="TeX">Y'</formula> est un rev. étale fini de <formula notation="TeX">Y</formula>, défini à isom. unique près, et où <formula notation="TeX">X\xrightarrow{\sim}Y'</formula> est un isom. dans la cat. isotopique — i.e. une classe d'isotopie d'homéomorphismes ? Bien sûr, si on <unclear>se</unclear> <unclear>borne</unclear> à <unclear>exiger</unclear> <unclear>l'existence</unclear> <unclear>seule</unclear>, la factorisabilité (10) de <formula notation="TeX">f</formula> est triviale — il suffit de prendre un représentant quelconque de <formula notation="TeX">f</formula>. <del>Plus</del> Pour préciser la <del>question</del> condition d'unicité, on est amené à se poser la question <del><gap reason="illegible"/></del> si pour <unclear>tout</unclear> <formula notation="TeX">Y</formula>-automorphisme <formula notation="TeX">\gamma</formula> de <formula notation="TeX">Y'</formula> <del><gap reason="illegible"/> le <gap reason="illegible"/> qui <gap reason="illegible"/> soit</del> — l'implication
<formula notation="TeX" rend="display">(11)\qquad (\gamma f_{0}\sim f_{0})\Longrightarrow\gamma=\mathrm{id}_{Y'}\ ?</formula>
(<unclear>Rappel</unclear> : isot. près !)</p>
<p>Dans cette question, on peut bien sûr supposer <formula notation="TeX">f_{0}=\mathrm{id}</formula>, donc la question est si un automorphisme <formula notation="TeX">\gamma</formula> d'ordre fini d'une surface orientée <formula notation="TeX">Y'</formula> de type fini, qui est isotope à l'identité, est l'identité. La condition supplémentaire, que <formula notation="TeX">Y'\to Y</formula> est fini étale, signifie aussi, <unclear>en</unclear> <unclear>outre</unclear>, que <formula notation="TeX">\gamma</formula> opère via une opération <hi rend="italic">libre</hi> de <formula notation="TeX">\mathbb{Z}/n\mathbb{Z}</formula> (<unclear>où</unclear> <formula notation="TeX">n</formula> <unclear>est</unclear> <unclear>l'ordre</unclear> de <formula notation="TeX">\gamma</formula>) — mais on admettant que si <formula notation="TeX">\gamma</formula> <add>(automorphisme d'ordre fini)</add> n'est pas l'identité, ses pts fixes sont isolés,</p>
<pb n="6" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/142.pdf#page=7"/><p>que <formula notation="TeX">\gamma</formula> soit l'identité. Pour le voir, on peut supposer que <formula notation="TeX">\gamma</formula> laisse invariante une structure de courbe algébrique (de type <formula notation="TeX">(g,\nu)</formula> anabélienne) sur <formula notation="TeX">X</formula>. Il suffit que l'on ait <formula notation="TeX">2g+\nu\geq 2</formula><note type="editorial" resp="#pass">lecture du signe et de la borne incertaine</note>, i.e. que <formula notation="TeX">X</formula> se plonge dans une jacobienne <unclear>généralisée</unclear>, ext. d'une VA par un tore, par <unclear>l'hypothèse</unclear> <unclear>homologique</unclear> <gap reason="illegible"/> que <formula notation="TeX">\gamma</formula> induit une <hi rend="italic">translation</hi> sur cette jacobienne, <unclear>d'ordre</unclear> fini de la jacobienne <unclear>homogène</unclear>. Il faut donc voir que <formula notation="TeX">X</formula> plongé dans sa jacobienne <unclear>n'est</unclear> <unclear>stable</unclear> par aucune <del><gap reason="illegible"/></del> translation <unclear>non</unclear> nulle, dans le cas anabélien — c'est là un fait bien connu… [Sûrement, il ne doit pas être difficile de trouver une démonstr. directe purement topologique de la proposition précédente…]</p>
<p>Notons maintenant que si <formula notation="TeX">Y</formula> est une surface <add>top.</add> anabélienne, tout revêtement étale fini l'est aussi. On trouve donc le</p>
<p><hi rend="bold">Corollaire 1.</hi> <del>Proposition 3</del> Soient <formula notation="TeX">X</formula>, <formula notation="TeX">Y</formula> <del>deux</del> comme plus haut, <add><formula notation="TeX">Y</formula> anabélienne</add>. Alors toute classe isotopique de morphismes finis étales de <formula notation="TeX">X</formula> dans <formula notation="TeX">Y</formula> est un <hi rend="italic">torseur</hi> à droite sous le groupe <formula notation="TeX">A^{\circ}_{X}</formula> des automorphismes de <formula notation="TeX">X</formula> isotopes à l'identité.</p>
<p>Compte tenu de la proposition 1, il reste</p>
<pb n="7" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/142.pdf#page=8"/><p><gap reason="illegible"/> pourvu que si <formula notation="TeX">f\colon X\to Y</formula> fait de <formula notation="TeX">X</formula> un rev. fini étale de <formula notation="TeX">Y</formula> et si <formula notation="TeX">u\in A^{\circ}_{X}</formula> est tel que <formula notation="TeX">f=f\circ u</formula>, i.e. <formula notation="TeX">u</formula> est un <formula notation="TeX">Y</formula>-morphisme, alors <formula notation="TeX">u=\mathrm{id}</formula>. Mais c'est ce qu'affirme la prop. 2.</p>
<p><hi rend="bold">Corollaire 2.</hi> Les composantes connexes de l'espace des morphismes finis étales <formula notation="TeX">X\to Y</formula> sont contractiles.</p>
<p><hi rend="bold">Corollaire 3.</hi> <del>L'ens. des <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">\mathrm{Hom}_{\mathrm{ét}}(X,Y)</formula> est</del> L'opération à droite <add><unclear>étale</unclear></add> du <del><gap reason="illegible"/></del> groupe de Teichmüller (non orienté) <formula notation="TeX">T_{X}=A_{X}/A^{\circ}_{X}</formula> sur l'ens. <formula notation="TeX">\mathrm{Hom}_{\mathrm{ét}}(X,Y)</formula> des « morphismes étales » de <formula notation="TeX">X</formula> dans <formula notation="TeX">Y</formula> <del>a des <gap reason="illegible"/></del> a des stabilisateurs finis : des sous-groupes finis de <formula notation="TeX">T_{X}</formula> ; plus précisément, le stabilisateur de <formula notation="TeX">f</formula> s'identifie au <del>groupe</del> <add>groupe</add> <del><gap reason="illegible"/></del> des <formula notation="TeX">Y</formula>-automorphismes du rev. fini étale <unclear><formula notation="TeX">Y'_{f}</formula></unclear> défini par <formula notation="TeX">f</formula>. L'ensemble des orbites de <formula notation="TeX">T_{X}</formula> opérant sur <formula notation="TeX">\mathrm{Hom}_{\mathrm{ét}}(X,Y)</formula> <del><gap reason="illegible"/></del> <add>est en</add> <add>bij.</add> <add>avec</add> <del><formula notation="TeX">R_{X}(Y)</formula></del> <formula notation="TeX">R_{X}(Y)</formula>, l'ens. des classes d'isom. de revêtements finis étales de <formula notation="TeX">Y</formula>, homéomorphes à <formula notation="TeX">X</formula>. [L'ens. des orbites de <formula notation="TeX">T^{+}_{X}</formula> est en corr. biunivoque avec l'ens. <formula notation="TeX">R_{X}(Y)\times\{\pm1\}</formula>, le signe <formula notation="TeX">+</formula> correspondant aux classes de morphismes finis étales <formula notation="TeX">X\to Y</formula>
<note type="authorial" place="margin">NB <formula notation="TeX">T_{X}</formula> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">\mathrm{Out}</formula> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">\pi_{X}</formula> <unclear>pour</unclear> <gap reason="illegible"/> s'identifie <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> !! (<gap reason="illegible"/> <unclear>profini</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>vécu</unclear>…)</note>
<note type="authorial" place="margin">NB cet ens. d'orbites est <unclear>fini</unclear></note>
<note type="editorial" resp="#pass">les deux notes marginales sont écrites en biais dans la marge gauche ; la première est en grande partie illisible</note></p>
<pb n="8" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/142.pdf#page=9"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 4 de sa main</note>
qui conservent resp. renversent l'orientation, i.e. <formula notation="TeX">\mathrm{Hom}^{+}_{\mathrm{ét}}(X,Y)</formula> et <formula notation="TeX">\mathrm{Hom}^{-}_{\mathrm{ét}}(X,Y)</formula>.]</p>
<p><del>Supposons maintenant</del></p>
<p><hi rend="bold">Scholie.</hi> Par la composition induite sur les <formula notation="TeX">\mathrm{Hom}^{+}_{\mathrm{ét}}(X,Y)</formula>, les surfaces topologiques orientées <del><gap reason="illegible"/></del> (<unclear>compactes</unclear> de t.f. et <gap reason="illegible"/>) forment une catégorie, la « catégorie topologique orientée des <gap reason="illegible"/> ». <del>La catégorie <gap reason="illegible"/> est équivalente <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">X</formula> et <formula notation="TeX">Y</formula> <gap reason="illegible"/></del> <add><gap reason="illegible"/> catégorie-groupoïde</add> des triplets <formula notation="TeX">(X,Y,f)</formula> des deux surfaces <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">X</formula>, <formula notation="TeX">Y</formula> et de <formula notation="TeX">f\in\mathrm{Hom}^{+}_{\mathrm{ét}}(X,Y)</formula> et celle des <del><gap reason="illegible"/></del> quadruplets <formula notation="TeX">(X,Y,Y',f_{0})</formula>, où <formula notation="TeX">X</formula> et <formula notation="TeX">Y</formula> sont <unclear>itou</unclear>, <formula notation="TeX">Y'</formula> un rev. étale fini de <formula notation="TeX">Y</formula>, et <formula notation="TeX">f_{0}</formula> est une donnée d'isotopie entre <gap reason="illegible"/> orientés de <formula notation="TeX">X</formula> et <formula notation="TeX">Y'</formula>, i.e. <formula notation="TeX">f_{0}\in\mathrm{Isom}^{+}_{\mathrm{ét}}(X,Y')</formula>.
<note type="authorial" place="margin">[<gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> d'ailleurs <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">\widehat{\mathrm{Hom}}</formula> est <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>…]</note></p>
<p>Posons maintenant
<formula notation="TeX" rend="display">(12)\qquad \widehat{\mathrm{Hom}}_{\mathrm{ét}}(X,Y)=\mathrm{Hom}_{\mathrm{ét}}(X,Y)\wedge^{T_{X}}\widehat{T}_{X}</formula>
<note type="authorial" place="margin">muni de la topologie d'espace compact</note>
<note type="authorial" place="margin">compactifié profini</note>
<note type="authorial" place="margin">Pour la suite, on laisse tomber le <formula notation="TeX">+</formula> dans les notations — tous les morphismes étales <unclear>considérés</unclear> conservant l'orientation.</note>
On définit une composition
<formula notation="TeX" rend="display">(13)\qquad
  \begin{cases}
    \widehat{\mathrm{Hom}}_{\mathrm{ét}}(X,Y)\times\widehat{\mathrm{Hom}}_{\mathrm{ét}}(Y,Z)\longrightarrow\widehat{\mathrm{Hom}}_{\mathrm{ét}}(X,Z)\\
    \qquad (u,v)\longmapsto v\circ u
  \end{cases}</formula>
<unclear>continue</unclear></p>
<pb n="9" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/142.pdf#page=10"/><p>satisfaisant à la propriété d'associativité évidente, par prolongement par continuité à partir de l'associativité au niveau des <formula notation="TeX">\mathrm{Hom}</formula> <del>la construction <gap reason="illegible"/> dans <gap reason="illegible"/></del>.</p>
<p><hi rend="bold">Version axiomatique.</hi>
<note type="authorial" place="margin">Mérite d'être fait avec plus de soin !</note>
Une catégorie <formula notation="TeX">C</formula> est dite « <del>à <formula notation="TeX">\mathrm{Hom}</formula> profinis</del> : <del>les <gap reason="illegible"/></del> <add>à groupes d'automorphismes</add> profinis » si pour tout <formula notation="TeX">X\in C</formula>, <formula notation="TeX">\mathrm{Aut}\,X</formula> est muni d'une structure de groupe profini, de telle façon que pour <formula notation="TeX">u\colon X\to Y</formula> dans <formula notation="TeX">C</formula>, les stabilisateurs dans <formula notation="TeX">\mathrm{Aut}_{C}(X)\times\mathrm{Aut}_{C}(Y)</formula> <del><gap reason="illegible"/></del> des <formula notation="TeX">u\in\mathrm{Hom}_{C}(X,Y)</formula> <del>opérant par <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">\mathrm{Aut}_{C}(Y)</formula> (<formula notation="TeX">g,f</formula>) <formula notation="TeX">u\mapsto guf^{-1}</formula>, <gap reason="illegible"/></del> soient des sous-groupes fermés. <del><gap reason="illegible"/></del> On munit alors <formula notation="TeX">\mathrm{Hom}(X,Y)</formula> <unclear>comme réunion</unclear> <gap reason="illegible"/> d'orbites sous <formula notation="TeX">\mathrm{Aut}(X)\times\mathrm{Aut}(Y)</formula> <gap reason="illegible"/>, de la topologie profinie quotient <unclear>sur</unclear> les orbites, et de la topologie <add><unclear>discrète</unclear></add> <gap reason="illegible"/> sur l'ensemble des orbites, de sorte que <formula notation="TeX">\mathrm{Hom}(X,Y)</formula> devient un espace loc. compact. J'<del><gap reason="illegible"/></del> <add>veux</add> que l'application
<formula notation="TeX" rend="display">(14)\qquad
  \begin{cases}
    \mathrm{Hom}(X,Y)\times\mathrm{Hom}(Y,Z)\longrightarrow\mathrm{Hom}(X,Z)\\
    \qquad (u,v)\longmapsto vu
  \end{cases}</formula>
soit <del><gap reason="illegible"/></del> une <del><gap reason="illegible"/></del> application continue. Il suffit de le voir <add>pour <formula notation="TeX">u</formula>, <formula notation="TeX">v</formula> fixés,</add> sur le produit d'orbites, <gap reason="illegible"/> que l'application
<formula notation="TeX" rend="display">(g,f,g',f')\longmapsto (g'vf'^{-1})\circ(guf^{-1}),</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\mathrm{Aut}(Y)\times\mathrm{Aut}(X)\times\mathrm{Aut}(Z)\times\mathrm{Aut}(Y)\longrightarrow\mathrm{Hom}(X,Z)</formula></p>
<pb n="10" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/142.pdf#page=11"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 5 de sa main</note>
est continue. Il revient au même que l'application
<formula notation="TeX" rend="display">(15)\qquad \mathrm{Aut}(Y)\longrightarrow\mathrm{Hom}(X,Z),\qquad \varphi\longmapsto v\varphi u</formula>
soit continue.</p>
<p>Considérons <del>alors et</del> le stabilisateur <formula notation="TeX">G_{u}</formula> de <formula notation="TeX">u\in\mathrm{Hom}(X,Y)</formula> dans <formula notation="TeX">\mathrm{Aut}(X)\times\mathrm{Aut}(Y)</formula>,
<formula notation="TeX" rend="display">G_{u}\subset\mathrm{Aut}(X)\times\mathrm{Aut}(Y),\qquad
  G_{u}=\{\psi,\varphi \mid \varphi u\psi^{-1}=u \text{ i.e. } \varphi u=u\psi\},</formula>
c'est un sous-groupe fermé de <formula notation="TeX">\mathrm{Aut}(X)\times\mathrm{Aut}(Y)</formula>, et l'application composée
<formula notation="TeX" rend="display">G_{u}\xrightarrow{\ \mathrm{pr}_{2}\ }\mathrm{Aut}(Y)\longrightarrow\mathrm{Hom}(X,Z)</formula>
n'est autre que <formula notation="TeX">(\psi,\varphi)\mapsto v\varphi u=vu\psi</formula>, qui est donc continue, par construction de la top. de <formula notation="TeX">\mathrm{Hom}(X,Z)</formula>. Donc l'application <formula notation="TeX">\mathrm{Aut}(Y)\to\mathrm{Hom}(X,Z)</formula> est continue sur l'image <formula notation="TeX">H_{u}\subset\mathrm{Aut}(Y)</formula> <add>de <formula notation="TeX">G_{u}</formula></add> (car la top. de cette image est quotient de celle de <formula notation="TeX">G_{u}</formula>), <add>donc aussi</add> sur ses translatés <formula notation="TeX">\alpha_{i}H_{u}</formula> (<formula notation="TeX">\alpha_{i}\in\mathrm{Aut}(Y)</formula>), grâce à <add><gap reason="illegible"/></add> cette image, <gap reason="illegible"/> l'on aura <del><gap reason="illegible"/></del>
<formula notation="TeX" rend="display">v(\alpha_{i}\varphi)u=v\alpha_{i}u\psi .</formula>
<note type="authorial" place="margin">NB <formula notation="TeX">H_{u}</formula> est un sous-groupe fermé de <formula notation="TeX">\mathrm{Aut}(Y)</formula>, donc il est ouvert ssi il est d'indice fini…</note>
La continuité de (15), donc de (14), <unclear>est assurée</unclear>, si on fait l'hypothèse :</p>
<p>(16) <formula notation="TeX">(*)</formula> Pour toute flèche <formula notation="TeX">u\colon X\to Y</formula> dans <formula notation="TeX">C</formula>, l'image dans <formula notation="TeX">\mathrm{Aut}_{C}(Y)</formula> du groupe <formula notation="TeX">G_{u}</formula> des couples <gap reason="illegible"/> <add><unclear>fixant</unclear> <formula notation="TeX">u</formula></add> est un sous-groupe d'indice fini de <formula notation="TeX">\mathrm{Aut}(Y)</formula>.
<note type="authorial" place="margin">NB l'hypothèse (16) dit que <unclear>dans</unclear> <formula notation="TeX">\mathrm{Hom}(X,Y)</formula>, <del>les</del> les orbites <unclear>sous</unclear> <formula notation="TeX">\mathrm{Aut}(X)</formula> sont <unclear>ouvertes</unclear> <add><unclear>dans</unclear> <gap reason="illegible"/></add> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">\mathrm{Aut}(X)\times\mathrm{Aut}(Y)</formula>, et sont <unclear>réunion finie</unclear> d'orbites <gap reason="illegible"/> telles…</note></p>
<pb n="11" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/142.pdf#page=12"/><p>Soit maintenant <formula notation="TeX">C_{0}</formula> une catégorie (<unclear>sans</unclear> données topologiques préalables sur <formula notation="TeX">C_{0}</formula>), telle que la satisfasse la condition <formula notation="TeX">(*)</formula> (condition qui ne fait pas usage des données topologiques). Je dis qu'on peut alors trouver une solution au <unclear>pb</unclear> <gap reason="illegible"/> universel <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">C_{0}</formula>, par un foncteur de <formula notation="TeX">C_{0}</formula> dans une catégorie <formula notation="TeX">C</formula> « <unclear>essentiellement</unclear> profinie »
<note type="authorial" place="margin">devrait <unclear>suffire</unclear></note>
[i.e. où les <formula notation="TeX">\mathrm{Hom}(X,Y)</formula> sont des espaces loc. compacts, les <unclear>compositions</unclear> continues pour la topologie, les <formula notation="TeX">\mathrm{Aut}_{C}(X)</formula> <unclear>munis</unclear> de la topologie induite par <formula notation="TeX">\mathrm{Hom}(X,X)\times\mathrm{Hom}(X,X)</formula> — <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">\mathrm{Aut}(X)\simeq\{(u,v)\mid uv=\mathrm{id},\ vu=\mathrm{id}\}</formula> — des groupes profinis, et les orbites des <formula notation="TeX">\mathrm{Aut}(X)\times\mathrm{Aut}(Y)</formula> dans <formula notation="TeX">\mathrm{Hom}_{C}(X,Y)</formula> sont ouvertes…], on prend <unclear>pour</unclear> <formula notation="TeX">\widehat{C}_{0}</formula> <del><gap reason="illegible"/></del> « complétion profinie » <gap reason="illegible"/> la catégorie <gap reason="illegible"/> ayant les objets de <formula notation="TeX">C_{0}</formula>, et en prenant
<formula notation="TeX" rend="display">(17)\qquad \mathrm{Hom}_{\widehat{C}_{0}}(X,Y)=\mathrm{Hom}_{C_{0}}(X,Y)\wedge^{\mathrm{Aut}(X)\times\mathrm{Aut}(Y)^{\circ}}\bigl(\widehat{\mathrm{Aut}}(X)\times\widehat{\mathrm{Aut}}(Y)\bigr)</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\simeq\ \mathrm{Hom}_{C_{0}}(X,Y)\wedge^{\mathrm{Aut}(X)}\widehat{\mathrm{Aut}}(X)</formula>
<note type="authorial" place="margin">avec la top. d'espace <unclear>compact</unclear>…</note>
<note type="editorial" resp="#pass">le signe <formula notation="TeX">\simeq</formula> est écrit verticalement, sous <formula notation="TeX">\mathrm{Hom}_{\widehat{C}_{0}}</formula>, avec un « <formula notation="TeX">\mathrm{fl}</formula> » ou « <formula notation="TeX">\mathrm{r}</formula> » peu clair au-dessus</note>
<del><gap reason="illegible"/></del>
d'après le <unclear>composé</unclear> des morphismes de <formula notation="TeX">\widehat{C}_{0}</formula> se définit ad hoc (de façon unique, d'ailleurs, en exigeant la continuité de la composition, et qu'elle prolonge celle donnée sur <formula notation="TeX">C_{0}</formula>). Par construction, <unclear>tout</unclear> <formula notation="TeX">\widehat{C}_{0}</formula>-morphisme</p>
<pb n="12" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/142.pdf#page=13"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 6 de sa main</note>
Revenons au cas de la catégorie isotopique des surfaces orientées <del>de t.f.</del> <add><unclear>anabéliennes</unclear></add>, il lui est donc associé une catégorie « complétée profinie », <del>où les <formula notation="TeX">\mathrm{Hom}</formula> <gap reason="illegible"/></del> <add>définis par</add> (12) — où les <formula notation="TeX">\widehat{\mathrm{Hom}}</formula> sont des esp. topologiques compacts totalement discontinus — en fait, ce sont des espaces loc. compacts dénombrables à l'infini, totalement discontinus, <unclear>métrisables</unclear> — toutes les qualités ! (Et pas un pt isolé, pas <unclear>souvenir</unclear>…)</p>
<p>Limitons-nous maintenant au cas de surfaces <formula notation="TeX">X</formula> qui sont munies d'une structure de courbe alg. complexe, compatible avec sa topologie. Alors les morphismes entre telles <formula notation="TeX">X</formula>, au sens de <formula notation="TeX">\widehat{\mathrm{Hom}}_{\mathrm{ét}}</formula>, et leur composition, définis ici ne utilisent en fait essentiellement que la topologie des corps des complexes <formula notation="TeX">\mathbb{C}</formula>. <unclear>Considérant</unclear> d'<gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <unclear>les courbes</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>quasi-projectives</unclear> sur <formula notation="TeX">\mathbb{C}</formula> <unclear>des</unclear> surfaces topologiques orientées (de t.f.), pouvant en dire des façons purement algébro-géométriques, indépendamment de cette topologie de <formula notation="TeX">\mathbb{C}</formula>. <unclear>Par</unclear> <gap reason="illegible"/>, <gap reason="illegible"/>). Pour la</p>
<pb n="13" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/142.pdf#page=14"/><p><formula notation="TeX" rend="display">(18)\qquad \hat{f}\colon X\longrightarrow Y</formula>
se factorise en
<formula notation="TeX" rend="display">(19)\qquad X\xrightarrow[\ \sim\ ]{\ \hat{f}_{0}\ }Y'\xrightarrow{\ u\ }Y</formula>
où <formula notation="TeX">u</formula> est un <formula notation="TeX">C_{0}</formula>-morphisme, et <formula notation="TeX">\hat{f}_{0}</formula> un <formula notation="TeX">\widehat{C}_{0}</formula>-<hi rend="italic">isomorphisme</hi> (NB <formula notation="TeX">Y'</formula> est un objet <formula notation="TeX">C_{0}</formula>-isom. à <formula notation="TeX">X</formula>), et où <formula notation="TeX">u</formula> est un morphisme de <formula notation="TeX">C_{0}</formula>. Dans le cas où on <unclear>sait que</unclear>, pour toute flèche <formula notation="TeX">u\colon Y'\to Y</formula> dans <formula notation="TeX">C_{0}</formula>,
<formula notation="TeX" rend="display">\mathrm{Aut}_{Y}(Y')\longrightarrow\mathrm{Aut}(Y')\longrightarrow\mathrm{Aut}(Y')^{\wedge}</formula>
est <hi rend="italic">injectif</hi>, on voit que <formula notation="TeX">Y'</formula> est déterminé à <formula notation="TeX">Y</formula>-isomorphisme unique près <del><gap reason="illegible"/></del>. <add><unclear>Il en résulte</unclear></add> <del>plus, pour</del> <unclear>composons</unclear> deux morphismes <formula notation="TeX">\hat{f}</formula> et <formula notation="TeX">\hat{g}</formula> ainsi, <formula notation="TeX">\hat{f}=u\hat{f}_{0}</formula> et <formula notation="TeX">\hat{g}=v\hat{g}_{0}</formula>,
<formula notation="TeX" rend="display">(20)\qquad Y\xrightarrow[\ \sim\ ]{\ \hat{g}_{0}\ }Z'\xrightarrow{\ v\ }Z,</formula>
et <unclear>la mettre sous la forme</unclear> <gap reason="illegible"/>, on <unclear>applique</unclear> <formula notation="TeX">\hat{g}_{0}\colon Y\xrightarrow{\sim}Z'</formula> (un <formula notation="TeX">\widehat{C}_{0}</formula>-iso.) par <formula notation="TeX">\hat{w}</formula>
<note type="authorial" place="margin">NB La factorisation (19) <gap reason="illegible"/> <unclear>canonique</unclear> <gap reason="illegible"/> si <gap reason="illegible"/> (<formula notation="TeX">C_{0}\to\widehat{C}_{0}</formula> <gap reason="illegible"/> <unclear>sur les</unclear> <formula notation="TeX">\mathrm{Isom}</formula> <gap reason="illegible"/>…) Tout <formula notation="TeX">\hat{f}_{0}</formula> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">C_{0}</formula>-iso <gap reason="illegible"/> <unclear>limite</unclear> de <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">\mathrm{Isom}_{\widehat{C}_{0}}(X,Y)\simeq\mathrm{Isom}_{C_{0}}(X,Y)\wedge^{\mathrm{Aut}_{C_{0}}(X)}\widehat{\mathrm{Aut}}_{C_{0}}(X)</formula>, <formula notation="TeX">\mathrm{Aut}_{\widehat{C}_{0}}(X)\simeq\widehat{\mathrm{Aut}}_{C_{0}}(X)</formula> <gap reason="illegible"/></note></p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small, nodes={font=\scriptsize}]
 &amp; &amp; Y' \arrow[r, "u"] &amp; Y \arrow[dr, "w"] &amp; &amp; \\
X \arrow[r, "\hat{f}_{0}\,\sim"] &amp; Y' \arrow[r, "u"'] \arrow[ur, "\hat{\varphi}^{\prime}"] &amp; Y \arrow[ur, "\hat{\varphi}"] \arrow[rr, "\hat{g}_{0}\,\sim"] &amp; &amp; Z' \arrow[r, "v"'] &amp; Z
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">diagramme (21) ; la flèche <formula notation="TeX">Y\to Z'</formula> de la ligne du haut porte une étiquette lue <formula notation="TeX">w</formula> (il écrit peut-être <formula notation="TeX">\hat{w}</formula>)</note></p>
<p>(ce qui est possible, puisque <formula notation="TeX">\hat{H}_{u}</formula> est ouvert dans <formula notation="TeX">\widehat{\mathrm{Aut}}_{C_{0}}(Y)</formula>) avec
<formula notation="TeX" rend="display">\hat{g}_{0}=w\hat{\varphi},\qquad \hat{\varphi}\in\hat{H}_{u}\subset\widehat{\mathrm{Aut}}_{C_{0}}(Y)</formula>
et en choisissant <formula notation="TeX">\hat{\varphi}'\in\widehat{\mathrm{Aut}}(Y')</formula> tel qu'on ait <formula notation="TeX">\hat{\varphi}u=u\hat{\varphi}'</formula>, donc on aura
<formula notation="TeX" rend="display">(22)\qquad \hat{g}\hat{f}=(v\hat{g}_{0})(u\hat{f}_{0})=(vw\hat{\varphi})(u\hat{f}_{0})=\underbrace{(vwu)}_{\in\,\mathrm{Fl}\,C_{0}}\underbrace{(\hat{\varphi}'\hat{f}_{0})}_{\in\,\mathrm{Fl\,iso.}(\widehat{C}_{0})}</formula>
<note type="authorial" place="margin">NB Il faut <unclear>expliciter</unclear> <del><gap reason="illegible"/></del> <add><gap reason="illegible"/></add> <formula notation="TeX">\widehat{C}_{0}</formula> <gap reason="illegible"/> morphismes <gap reason="illegible"/> <unclear>savoir</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>relation</unclear> <gap reason="illegible"/> de telle façon que <gap reason="illegible"/> — <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">\hat{g}_{0}=w\hat{\varphi}</formula> signifie <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">(\hat{\varphi}',\hat{\varphi})\in\hat{G}_{u}</formula>, <formula notation="TeX">G_{u}\subset\mathrm{Aut}(X)\times\mathrm{Aut}(Y)</formula> <unclear>stabilisateur</unclear> de <formula notation="TeX">u</formula> <gap reason="illegible"/></note>
<note type="editorial" resp="#pass">les deux notes marginales sont écrites en biais, serrées, et pour la plupart illisibles</note></p>
<pb n="14" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/142.pdf#page=15"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 7 de sa main</note>
voir, on voit que la description (19) <add><unclear>dans</unclear> <formula notation="TeX">\widehat{C}_{0}</formula></add> d'un <formula notation="TeX">\widehat{C}_{0}</formula>-morphisme (18), <formula notation="TeX">Y'</formula> est un revêtement (topologique) étale fini, qui provient canoniquement d'un rev. étale fini algébrique, grâce à <formula notation="TeX">\hat{f}_{0}</formula>, ne <unclear>prend</unclear> <add>l'intérieur des points</add> (au « <unclear>classe</unclear> de <unclear>domaines</unclear> ») comme un « isomorphisme » <del><gap reason="illegible"/></del> <add><unclear>entre</unclear></add> des points à coefficients dans <formula notation="TeX">\mathbb{C}</formula> <gap reason="illegible"/> d'une multiplicité <unclear>modulaire</unclear> convenable, <gap reason="illegible"/>, au sens des groupoïdes fondamentaux de celle-ci. Il en résulte, <gap reason="illegible"/> la description (21), que la composition des morphismes dans <formula notation="TeX">\widehat{C}_{0}</formula> s'explicite en termes de compositions de morphismes, d'une part dans le groupoïde fondamental de la multiplicité modulaire, d'autre part pour les courbes <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>, <gap reason="illegible"/> étales finis entre courbes <gap reason="illegible"/> pour ces morphismes. La construction de la catégorie « isotopique profinie » des courbes algébriques anabéliennes ad hoc de courbes alg. <unclear>sur</unclear> <formula notation="TeX">\mathbb{C}</formula> <gap reason="illegible"/>, peut d'ailleurs se faire sur un corps alg. clos <del><gap reason="illegible"/></del> corps alg. clos <formula notation="TeX">k</formula> <add><unclear>quelconque</unclear></add> (pas besoin qu'il soit de car. 0 !), et cette catégorie dépend fonctoriellement de <formula notation="TeX">k</formula>,</p>
<pb n="15" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/142.pdf#page=16"/><p>pour les homomorphismes de corps, par des foncteurs, de « changement de base » pour <formula notation="TeX">k\to k'</formula> <del>essentiellement pl. fidèles</del> <add><unclear>des équivalences de cat.</unclear></add> [mais <del>essentiellement</del> surjectifs]. (Cela provient d'ailleurs du fait que le groupoïde fondamental de la multiplicité modulaire pertinente, ou d'une courbe alg. sur un corps alg. clos <formula notation="TeX">k</formula>, ne change pas <unclear>par extension</unclear> <formula notation="TeX">k\to k'</formula> des corps de base, <unclear>tant que</unclear> <formula notation="TeX">k'</formula> alg. clos) <del>pour <gap reason="illegible"/> il y <gap reason="illegible"/></del> <del>si <formula notation="TeX">k'\neq k</formula>, des courbes <gap reason="illegible"/></del>.
<note type="authorial" place="margin">Mais cela ne signifie pas que tous <unclear>les</unclear> courbes alg. sur <formula notation="TeX">k'</formula> soient isom. <unclear>à</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>provenant</unclear> de <formula notation="TeX">k</formula> !</note></p>
<p>En particulier, le groupe des automorphismes de <formula notation="TeX">k</formula> opère sur la catégorie précédente, que j'ai <unclear>nommée</unclear> d'ailleurs la <hi rend="italic">catégorie de Teichmüller – Galois</hi> associée à <formula notation="TeX">k</formula>. Les <del>objets</del> classes d'iso. d'objets connexes de cette catégorie sont en corr. 1-1 avec les types (g, <unclear>v</unclear>) de courbes anabéliennes ; les groupes d'automorphismes d'un objet sont essentiellement <gap reason="illegible"/> <add><unclear><gap reason="illegible"/></unclear></add> (des compactifiés profinis des groupes <gap reason="illegible"/> des <unclear>mixtes</unclear>) des groupes de Teichmüller <unclear><gap reason="illegible"/></unclear> <unclear><gap reason="illegible"/></unclear>.
<note type="editorial" resp="#pass">la fin de la page, sous « groupes de Teichmüller », est peu lisible ; un mot écrit au-dessus de la ligne, entre « essentiellement » et « des compactifiés », n'a pas été lu</note></p>
<pb n="16" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/142.pdf#page=17"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 8 de sa main</note>
Le fait d'avoir élargi le <hi rend="italic">groupoïde</hi> de Teichmüller – Poincaré en la catégorie (qui n'est plus un groupoïde !) de Teichmüller – Galois précédente, est une façon <del><gap reason="illegible"/></del> <add><unclear>naturelle</unclear></add> pour relier entre eux <unclear>des</unclear> courbes alg. relatifs à des types numériques (g, <unclear>v</unclear>) différents. Une part essentielle du <unclear>vaste</unclear> « programme à l'horizon » est la détermination de façon complète cette catégorie par voie « algébrique » (ni transcendante, ni de <unclear>géométrie</unclear> algébrique !), <hi rend="italic">avec les opérations</hi> <unclear>de</unclear> Galois – Teichmüller <hi rend="italic">dessus</hi>, tout au moins dans le cas où <formula notation="TeX">k=\overline{\mathbb{Q}}</formula>, et aussi (dans une certaine mesure) lorsqu'on prend <unclear>plus</unclear> <formula notation="TeX">k=\overline{K}</formula>, <formula notation="TeX">K</formula> corps de type fini sur <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>, et qu'on se limite aux <del><gap reason="illegible"/></del> <unclear>automorphismes</unclear> de <formula notation="TeX">\overline{K}</formula> qui sont des <formula notation="TeX">K</formula>-automorphismes… (<unclear>ou</unclear> <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>).
<note type="authorial" place="margin">« algébrique » <unclear>allant</unclear> plus loin <gap reason="illegible"/> <unclear>signifiant</unclear> ici : par des <unclear>techniques</unclear> <gap reason="illegible"/> topologiques des surfaces et des groupes profinis… <hi rend="italic"><unclear>combinatoire</unclear></hi> (<unclear>conditions</unclear>) et de <gap reason="illegible"/> de théorie des <gap reason="illegible"/> des <formula notation="TeX">\mathrm{Aut}\,k</formula></note>
<note type="editorial" resp="#pass">la note marginale, écrite en biais dans la marge gauche, est très serrée ; sa lecture est en grande partie conjecturale</note></p>
<pb n="17" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/142.pdf#page=18"/><p>Dans tout ceci, il reste cependant un type important de <del>homo</del>morphismes, entre surfaces <add>top.</add> / <unclear>complexes</unclear> <gap reason="illegible"/> entre <unclear>relatives</unclear> <unclear>aux</unclear> courbes, qui n'a pas été pris en ligne de compte — savoir les morphismes d'inclusion <unclear>ouverte</unclear>
<formula notation="TeX" rend="display">(23)\qquad X=Y\setminus T\hookrightarrow Y</formula>
correspondants : une opération de <hi rend="italic">bouchage de trous</hi>. Mais on est conséquent, pour élargir la catégorie en conséquence, pour <unclear>pouvoir</unclear> comprendre les <unclear>en</unclear> l'opération <unclear>ensemble</unclear> <gap reason="illegible"/> les morphismes étales finis, et d'inclusion ouverte (<unclear>type</unclear> « bouchage de trous ») à <unclear>envisager</unclear> des morphismes <formula notation="TeX">X\to Y</formula> qui <unclear>s'insèrent</unclear> <unclear>dans</unclear> un diagramme commutatif
<formula notation="TeX" rend="display">(24)\qquad
  \begin{array}{ccc}
    X &amp; \hookrightarrow &amp; \hat{X}\\
    \downarrow &amp; &amp; \downarrow\\
    Y &amp; \hookrightarrow &amp; \hat{Y}
  \end{array}</formula>
avec <formula notation="TeX">\hat{X}\to\hat{Y}</formula> fini ramifié, <formula notation="TeX">X\to Y</formula> <unclear>lui-même</unclear> étale. Posant <formula notation="TeX">S=\hat{X}\setminus X</formula>, <formula notation="TeX">T=\hat{Y}\setminus T</formula><note type="editorial" resp="#pass">sic : sans doute <formula notation="TeX">T=\hat{Y}\setminus Y</formula></note>, on sait que
<formula notation="TeX" rend="display">(25)\qquad S\supset\hat{X}\,|\,T</formula>
<note type="editorial" resp="#pass"><formula notation="TeX">\hat{X}\,|\,T</formula> désigne vraisemblablement l'image inverse de <formula notation="TeX">T</formula> dans <formula notation="TeX">\hat{X}</formula></note>
les <unclear>conditions</unclear> techniques <unclear>provenant</unclear> du fait que l'on est obligé d'admettre que <formula notation="TeX">\hat{X}/\hat{Y}</formula> puisse avoir des <unclear>points</unclear> de ramification affectant non seulement <unclear>une</unclear> <unclear>partie</unclear> des pts de <formula notation="TeX">S</formula> <unclear>qui</unclear> <unclear>sont</unclear> <unclear>les</unclear> pts de <formula notation="TeX">\hat{X}\,|\,T</formula>, mais aussi un des pts de <formula notation="TeX">S</formula> qui ne sont <hi rend="italic">pas</hi> dans <formula notation="TeX">\hat{X}\,|\,T</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">les deux dernières lignes de la page sont serrées et écrites l'une sur l'autre ; leur lecture est incertaine</note></p>
<pb n="18" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/142.pdf#page=19"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 9 de sa main</note>
La notion d'isotopie raisonnable pour des tels morphismes (dans le contexte topologique), se trouve être équivalente : le <unclear>groupe</unclear> <unclear>dans</unclear> le groupe <formula notation="TeX">\mathrm{Aut}^{\circ}(X)\times\mathrm{Aut}^{\circ}(Y)</formula> (où <formula notation="TeX">\mathrm{Aut}^{\circ}(X)</formula> est interprété comme <formula notation="TeX">\mathrm{Aut}(\hat{X},S)</formula>, et <formula notation="TeX">\mathrm{Aut}(Y)</formula> comme <formula notation="TeX">\mathrm{Aut}(\hat{Y},T)</formula>). L'ennui, c'est qu'il n'y a plus de factorisation <hi rend="italic">canonique</hi> d'un tel <unclear>morphisme</unclear> d'isotopie <add><unclear>possibles</unclear></add> <unclear>des</unclear> morphismes <formula notation="TeX">X\to Y</formula> (dont les éléments (<formula notation="TeX">\subset</formula> transforment <formula notation="TeX">S_{1}=S\setminus S_{0}</formula>, où <formula notation="TeX">S_{0}=\hat{X}\,|\,T</formula>) en des parties <unclear>variables</unclear> de <formula notation="TeX">Y=\hat{Y}\setminus T</formula>) en une <del><unclear>suivie</unclear></del> <add><unclear>classe</unclear> d'isotopie d'inclusions</add> isomorphisme isotopique <del><unclear>suivi</unclear></del> <add>ou plutôt</add> type « bouchage de trous » ; suivie d'un morphisme <formula notation="TeX">Y'\to Y</formula>, où <formula notation="TeX">Y'</formula> est un morphisme fini <unclear>topologiquement</unclear> <unclear>maintenant</unclear> <unclear>non</unclear> <unclear>ramifié</unclear> <unclear>en dehors</unclear> des <unclear>pts</unclear> de ramification, <unclear>en dessous</unclear> des points de <formula notation="TeX">Y</formula> qui <hi rend="italic">ne sont pas</hi> déterminés par la classe seule). Pour cette raison, je ne vois plus comment <unclear>interpréter</unclear> une telle classe, ou <unclear>son</unclear> image dans un <del>« <gap reason="illegible"/> profini »</del> « complété profini » convenable, en termes de géométrie alg. « abstraite » sur <formula notation="TeX">\mathbb{C}</formula>,
<note type="editorial" resp="#pass">page très corrigée par des insertions interlinéaires ; l'ordre de lecture de la phrase centrale est conjectural</note></p>
<pb n="19" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/142.pdf#page=20"/><p>lorsque <formula notation="TeX">X</formula> et <formula notation="TeX">Y</formula> sont des courbes <hi rend="italic">algébriques</hi> anabéliennes sur <formula notation="TeX">\mathbb{C}</formula>.</p>
<p>Pourtant, il <del>doit être</del> <add>est</add> possible (tout au moins, sur un corps alg. <add>clos</add> quelconque), de définir un foncteur qui va du <hi rend="italic">groupoïde</hi> de Teichmüller des courbes de type (g, v), <unclear>disons</unclear>, <unclear>muni</unclear> d'un <unclear>ensemble</unclear> <formula notation="TeX">I</formula> de cardinal <formula notation="TeX">\nu'\leq\nu</formula> de <unclear>pts</unclear> <unclear>marqués</unclear> <del>dans</del> <formula notation="TeX">\to</formula> <unclear>indexés</unclear> par <formula notation="TeX">I</formula>, vers le <hi rend="italic">groupoïde</hi> de Teichmüller des courbes de type <formula notation="TeX">(g,\nu-\nu')</formula>, par « bouchage des trous en <formula notation="TeX">I</formula> », <del><gap reason="illegible"/></del> <del>dit</del>, si on <unclear>veut</unclear> <unclear>une</unclear> propriété de transitivité évidente, pour des bouchages de trous successifs. Mais je vois <unclear>malaisément</unclear> <unclear>comment</unclear> <unclear>concilier</unclear> l'inclusion dans une notion commune de « morphisme d'inclusion », qui pourrait se composer avec les morphismes étales <gap reason="illegible"/> dès <unclear>présent</unclear> déjà dans la <hi rend="italic">catégorie</hi> (pas groupoïde !) de Galois – Teichmüller. À moins d'y
<note type="editorial" resp="#pass">la phrase se poursuit à la page 20, où s'achève ce développement</note></p>
<pb n="20" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/142.pdf#page=21"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 10 de sa main</note>
aller comme une source et des définitions une catégorie plus grosse que la cat. de Galois – Teichmüller <unclear>citée</unclear> : une de flèches plus <unclear>gros</unclear>) par générateurs et relations convenables. Mais alors il devient problématique, quand le corps de base est le corps <formula notation="TeX">\mathbb{C}</formula> des complexes, d'interpréter cette catégorie de Galois – Teichmüller comme une « complétée profinie » de la catégorie isotopique envisagée plus haut.
<note type="editorial" resp="#pass">le développement s'arrête ici, au milieu de la page ; le reste du feuillet est blanc</note></p>
</div>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
