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      <titleStmt>
        <title>Fonds Grothendieck, cote n° 14, pages 41–60 — transcription</title>
        <author>Alexandre Grothendieck</author>
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          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne (<date when="2026-09-23">2026-09-23</date>)</resp>
          <name xml:id="pass" type="model">Opus 5.5 (claude-opus-5-5)</name>
        </respStmt>
        <respStmt>
          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">grothendieck.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
        </respStmt>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Édition de démonstration</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-09-25">2026-09-25</date>
        <availability status="restricted">
          <p>Le fonds Alexandre Grothendieck est sous droits. Cette transcription
          est une édition de démonstration, non autorisée, produite par une
          machine et non vérifiée ; aucune image du fonds n'est reproduite. La
          source LaTeX dont ce fichier dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project.</p>
        </availability>
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      </publicationStmt>
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          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Montpellier</settlement>
            <repository>Université de Montpellier</repository>
            <collection>Fonds Alexandre Grothendieck (archives mathématiques, 1949–1991)</collection>
            <idno type="cote">14</idno>
          </msIdentifier>
          <head>Théorie des cycles algébriques : conjectures de Hodge, Tate, Lefschetz, Weil : notes manuscrites (s.d.), lettre (1965).</head>
          <msContents>
            <summary>Pages 41 à 60 de la cote, dans la
            numérotation des archivistes (crayon, en bas à gauche de chaque
            page) ; lot 3 de vingt pages.
            Les pages absentes de la transcription ne portent pas de
            mathématiques et sont omises ; le saut dans la numérotation en est
            le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          <history><origin><origDate>1965-[vers 1971]</origDate><note>Datation de l'inventaire de l'Université de Montpellier, reproduite telle quelle ; les crochets sont ceux des archivistes.</note></origin></history>
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://grothendieck.umontpellier.fr/14.pdf">https://grothendieck.umontpellier.fr/14.pdf</ref>
                <note>Fac-similé numérique de l'Université de Montpellier. Sa
                première page est une feuille de garde générée par
                l'université : la page <hi rend="italic">n</hi> des archivistes
                est la page <hi rend="italic">n</hi>+1 du PDF, et l'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> tient compte de ce décalage.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription mathématique du fonds, une passe de vingt pages par
        conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe-grothendieck</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\add</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> ; <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi>.</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="grothendieck-tei" version="1">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project">https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
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      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="2026-09-23" who="#pass">Première passe de transcription.</change>
      <change when="2026-09-25" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="3">
<pb n="41" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/14.pdf#page=42"/><p><note type="editorial" resp="#pass">le feuillet commence au milieu d'une phrase, et d'un crochet, ouverts au lot précédent.</note>
au cas du produit de <hi rend="italic">deux</hi> courbes elliptiques]), et b) est trivial à partir du cas de <formula notation="TeX">C</formula>, car b) est stable par <del>produits</del> puissances cartésiennes]. Alors on a peut-être :
<formula notation="TeX" rend="display">D^{2i}(A, \mathbb{Q}_{\ell}(i)) = H^{2i}(A, \mathbb{Q}_{\ell}(i))^{\mathrm{alg}} = H^{2i}(A, \mathbb{Q}_{\ell}(i))^{U} \,]</formula>
<note type="authorial" place="margin"><formula notation="TeX">\mathbb{Q}_{\ell}</formula>-<gap reason="illegible"/> <unclear>algébriques</unclear>, surmonté d'un mot <gap reason="illegible"/> ; un trait relie la note au <formula notation="TeX">D^{2i}</formula>.</note>
<note type="editorial" resp="#pass">l'exposant du dernier membre est lu « <formula notation="TeX">U</formula> » ; le trait qui le suit est lu comme le crochet fermant.</note></p>
<p>En effet, <del>l'hypothèse</del> à priori on a les inclusions <formula notation="TeX">\subset</formula>, <formula notation="TeX">\subset</formula>, et l'hypothèse indique l'égalité des extrêmes ….</p>
<div type="section">
<head>Lettre à Serre du 27.8.65</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">titre de l'éditeur. Lettre dactylographiée de quatre feuillets (43 à 46), datée « 27.8.65 » en tête, paginée « 2. », « 3. », « 4. » à partir du second, signée « A. Grothendieck ». Son texte n'est pas reproduit mot à mot dans cette passe : on donne les énoncés des conjectures sous forme resserrée et, en note, un relevé de ce que la lettre en dit.</note></p>
<pb n="43" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/14.pdf#page=44"/><p><note type="editorial" resp="#pass">résumé de l'entrée en matière : il retourne les questions de cycles algébriques ; il manque toujours le pas décisif ; il veut énoncer à Serre les deux conjectures-clef, de façon purement géométrique, sans cohomologie.</note>
Notations : <formula notation="TeX">X</formula> variété projective lisse connexe de dimension <formula notation="TeX">n</formula> sur <formula notation="TeX">k</formula> algébriquement clos, <formula notation="TeX">Y</formula> section hyperplane lisse ; <formula notation="TeX">C^{i}(X)</formula> le groupe des classes de cycles de codimension <formula notation="TeX">i</formula> modulo équivalence algébrique, tensorisé par <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula> ; <formula notation="TeX">\xi \in C^{1}(X)</formula> la classe de <formula notation="TeX">Y</formula>.</p>
<p><hi rend="bold">Conjecture A.</hi> Pour <formula notation="TeX">2i \leqslant n</formula>, le produit par <formula notation="TeX">\xi^{n-2i}</formula> induit un isomorphisme <formula notation="TeX">C^{i}(X) \xrightarrow{\ \sim\ } C^{n-i}(X)</formula>.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">résumé : il suffirait de vérifier la surjectivité, et pour <formula notation="TeX">n = 2i+1</formula> ; premier cas ouvert <formula notation="TeX">i = 1</formula>, <formula notation="TeX">n = 3</formula>. A donnerait, pour les <formula notation="TeX">C^{i}</formula>, l'analogue des théorèmes de Lefschetz comparant <formula notation="TeX">X</formula> et <formula notation="TeX">Y</formula> par image directe et inverse (<formula notation="TeX">C^{i}</formula> devenant <formula notation="TeX">H^{2i}</formula>), et impliquerait le théorème de Lefschetz cohomologique sous sa forme forte, <formula notation="TeX">\xi^{n-i} : H^{i} \xrightarrow{\sim} H^{2n-i}</formula> à coefficients <formula notation="TeX">\mathbb{Q}_{\ell}</formula>, que la lettre dit non démontré ; seul l'est le Lefschetz « faible » (dimension cohomologique d'une affine de dimension <formula notation="TeX">n</formula> majorée par <formula notation="TeX">n</formula>), soit pour <formula notation="TeX">U = X - Y</formula> : <formula notation="TeX">H^{i}(X) \to H^{i}(Y)</formula> bijectif pour <formula notation="TeX">i \leqslant n-2</formula>, injectif pour <formula notation="TeX">i = n-1</formula>, et <formula notation="TeX">H^{i}(Y) \to H^{i+2}(X)</formula> bijectif pour <formula notation="TeX">i \geqslant n</formula>, surjectif pour <formula notation="TeX">i = n-1</formula> (fin de la phrase au feuillet 44).</note></p>
<pb n="44" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/14.pdf#page=45"/><p><note type="editorial" resp="#pass">résumé : il dit savoir prouver A, sauf erreur, à partir de la forme plus faible suivante, du type Lefschetz « faible ».</note></p>
<p><hi rend="bold">Conjecture A'.</hi> Pour <formula notation="TeX">2i \geqslant n-1</formula>, l'image directe <formula notation="TeX">C^{i}(Y) \to C^{i+1}(X)</formula> est surjective ; autrement dit, à <formula notation="TeX">\tau</formula>-équivalence près, tout cycle de dimension <formula notation="TeX">j &lt; n/2</formula> sur <formula notation="TeX">X</formula> est image d'un cycle à coefficients rationnels de <formula notation="TeX">Y</formula>.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">résumé : là encore <formula notation="TeX">n = 2i+1</formula> suffirait. Pour ramener A à A', il semble falloir A' sur un corps de base non nécessairement algébriquement clos, ou bien énoncer A pour l'équivalence cohomologique, au prix du caractère purement géométrique. A impliquerait la « formule de Künneth pour les cycles », donc des théorèmes d'intégralité (coefficients de polynômes caractéristiques), à des puissances de <formula notation="TeX">p = \operatorname{car} k</formula> près en dénominateur, donc les conjectures de Weil sauf la question des valeurs absolues des valeurs propres, qui relève de B ; A lui paraît le minimum pour une définition utilisable des motifs sur un corps.</note></p>
<p><hi rend="bold">Conjecture B.</hi> Soit <formula notation="TeX">n = 2m</formula>, et <formula notation="TeX">P^{m}(X)</formula> le noyau de la multiplication par <formula notation="TeX">\xi</formula> de <formula notation="TeX">C^{m}(X)</formula> dans <formula notation="TeX">C^{m+1}(X)</formula>. La forme <formula notation="TeX">(-1)^{m}\varepsilon(xx')</formula> est définie positive sur <formula notation="TeX">P^{m}(X)</formula>.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">résumé : pour Weil, la positivité suffirait ; la forme forte donnerait en outre <formula notation="TeX">\tau</formula>-équivalence <formula notation="TeX">=</formula> équivalence numérique (l'équivalence homologique à coefficients <formula notation="TeX">\mathbb{Q}_{\ell}</formula> étant coincée entre les deux), et la finitude de la dimension des <formula notation="TeX">C^{m}(X)</formula> (phrase continuée au feuillet 45).</note></p>
<pb n="45" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/14.pdf#page=46"/><p><note type="editorial" resp="#pass">résumé : de là, les groupes de classes pour la <formula notation="TeX">\tau</formula>-équivalence seraient de type fini, <formula notation="TeX">C^{m}(X) \otimes_{\mathbb{Q}} \mathbb{Q}_{\ell} \to H^{2m}(X)(m)</formula> injectif, et le rang de <formula notation="TeX">C^{m}(X)</formula> majoré par <formula notation="TeX">b_{2m}(X)</formula>. A et B impliqueraient la semi-simplicité de la catégorie des motifs des variétés projectives lisses, et que l'anneau des correspondances algébriques de <formula notation="TeX">X</formula> (mod <formula notation="TeX">\tau</formula>, <formula notation="TeX">\otimes \mathbb{Q}</formula>) est une <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>-algèbre finie semi-simple, avec involution et trace. Généralisation de A (la variante cohomologique de A étant admise) : pour une correspondance <formula notation="TeX">H^{2i}(X) \to H^{2i+2r}(X')</formula> et l'homomorphisme <formula notation="TeX">C^{i}(X) \to C^{i+r}(X')</formula> qu'elle définit, un élément de <formula notation="TeX">C^{i+r}(X')</formula> est dans l'image de <formula notation="TeX">C^{i}(X)</formula> si et seulement si son image dans <formula notation="TeX">H^{2i+2r}</formula> est dans celle de <formula notation="TeX">H^{2i}</formula>. La semi-simplicité donnerait celle des opérations de Galois dans les conjectures de Tate ; A et B donneraient une théorie raisonnable des « jacobiennes intermédiaires », morceaux algébriques des jacobiennes de Weil liés à la cohomologie de dimension impaire, et la démonstration de B pourrait passer par elles. A et A' lui semblent préliminaires à B ; il signale une forme équivalente de A'.</note></p>
<p><hi rend="bold">Conjecture A''.</hi> Soit <formula notation="TeX">U = X - Y</formula> l'ouvert affine (de dimension <formula notation="TeX">n</formula>). Alors <formula notation="TeX">C^{i}(U) = 0</formula> pour <formula notation="TeX">2i &gt; n</formula>.</p>
<pb n="46" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/14.pdf#page=47"/><p><note type="editorial" resp="#pass">résumé : ceci serait peut-être vrai pour toute variété affine lisse, et, pour toute variété lisse, tout cycle cohomologiquement équivalent à <formula notation="TeX">0</formula> serait <formula notation="TeX">\tau</formula>-équivalent à <formula notation="TeX">0</formula> (pour les projectives, conséquence de A et B). Ce qu'il faudrait : un procédé pour déformer un cycle de dimension pas trop grande et le pousser à l'infini ; il invite Serre à y réfléchir et dit s'y être mis le jour même. Signature. N.B. : <formula notation="TeX">H^{i}(X)</formula> désigne la cohomologie à coefficients <formula notation="TeX">\mathbb{Q}_{\ell}</formula>, éventuellement tordue par une puissance tensorielle de <formula notation="TeX">T_{\ell}(\mathbb{G}_{m}) \otimes_{\mathbb{Z}} \mathbb{Q}_{\ell}</formula>, omise des notations.</note></p>
</div>
<div type="section">
<head>Sorites sur VA, Picard, Albanese …</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">titre de sa main, seul, en haut à droite du feuillet 47, d'une autre encre que les notes qui suivent.</note></p>
<pb n="48" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/14.pdf#page=49"/><p><hi rend="italic">Résumé</hi>. On sait définir des V.A. sur <formula notation="TeX">k</formula> (alg. clos fixé), en termes de cycles algébriques sur une variété, soit via les diviseurs <supplied resp="#pass">alg. équiv. à <formula notation="TeX">0</formula></supplied> (<formula notation="TeX">B_X</formula> <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">=</formula> Picard <gap reason="illegible"/></supplied>) soit via les <formula notation="TeX">0</formula>-cycles (<formula notation="TeX">A_X</formula> <formula notation="TeX">=</formula> Albanese). On obtient <del>donc</del> <supplied resp="#pass">donc</supplied>, pour deux variétés abéliennes <formula notation="TeX">A</formula> et <formula notation="TeX">B</formula>, définies <supplied resp="#pass">chacune</supplied> en termes de <formula notation="TeX">X</formula> resp. de <formula notation="TeX">Y</formula>, de l'une ou de l'autre façon, et un cycle alg. de dim. convenable <formula notation="TeX">Z</formula> sur <formula notation="TeX">X \times Y</formula>, par <formula notation="TeX">D \mapsto Z(D)</formula>, une application <formula notation="TeX">A(k) \to B(k)</formula>, <del>et même</del> (il y a <formula notation="TeX">4 = 2 \times 2</formula> cas à distinguer). Nous montrons qu'elle est toujours associée à un hom. de V.A. <formula notation="TeX">u_Z : A \to B</formula>, <supplied resp="#pass">ne dépendant que de la classe d'équivalence <hi rend="italic">numérique</hi> de <formula notation="TeX">Z</formula>.</supplied> <del>et que</del> <supplied resp="#pass">D'ailleurs,</supplied> (si on admet des cycles à coeff. rationnels, <del>tous</del> tout hom. de V.A. <formula notation="TeX">A \to B</formula> s'obtient de cette façon. En termes de cohomologie <formula notation="TeX">\ell</formula>-adique, on peut dire que les hom. <formula notation="TeX">H^{1}(B) \to H^{1}(A)</formula> associés à des <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>-hom. de V.A. <formula notation="TeX">A \to B</formula>, sont aussi ceux associés à des <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>-cycles
<note type="editorial" resp="#pass">les ajouts interlinéaires sont rendus comme ajouts ; « Picard <gap reason="illegible"/> » (peut-être « réduit ») est écrit au-dessus de <formula notation="TeX">B_X</formula> ; la parenthèse ouverte avant « si on admet » n'est pas refermée.</note></p>
<pb n="49" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/14.pdf#page=50"/><p>algébriques sur <formula notation="TeX">X \times Y</formula>, via les identifications, du type (pour une variété <formula notation="TeX">T</formula>)
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{cases}
    H^{1}(A_T, \mathbb{Q}_{\ell}) \xrightarrow{\ \sim\ } H^{1}(T, \mathbb{Q}_{\ell}) \\
    H^{1}(B_T, \mathbb{Q}_{\ell}) \xleftarrow{\ \sim\ } H^{2n-1}(T, \mathbb{Q}_{\ell})(n-1)
  \end{cases}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">dans la seconde ligne, l'exposant « <formula notation="TeX">1</formula> » du premier <formula notation="TeX">H</formula> est écrit sur un « <formula notation="TeX">2n-1</formula> » biffé.</note></p>
<p>De plus, l'hom. correspondant entre groupes de coh. <formula notation="TeX">\ell</formula>-adiques relatifs à <formula notation="TeX">X</formula> et à <formula notation="TeX">Y</formula>, est un isom. ssi le <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>-hom. <del>correspondant</del> associé <formula notation="TeX">A \to B</formula> est une <hi rend="italic">isogénie</hi>. Cela prouve en particulier que dans ce cas, il y a une classe de corr. <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>-algébrique sur <formula notation="TeX">X \times Y</formula> définissant l'hom. inverse sur la cohomologie. Nous verrons que cette circonstance se produit en particulier si on a des classes de diviseurs amples <formula notation="TeX">\xi_1, \ldots, \xi_{n-1}</formula> sur <formula notation="TeX">X</formula> de dim. <formula notation="TeX">n</formula>, en prenant l'hom. de cup-produit par <formula notation="TeX">\xi_1 \cdots \xi_{n-1}</formula> : <formula notation="TeX">H^{1}(X, \mathbb{Q}_{\ell}) \to H^{2n-1}(X, \mathbb{Q}_{\ell})(n-1)</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">sous « <formula notation="TeX">\xi_1</formula> » du dernier produit sont écrits deux <formula notation="TeX">\xi</formula> l'un sous l'autre, peut-être pour indiquer qu'on peut prendre tous les <formula notation="TeX">\xi_i</formula> égaux.</note></p>
<pb n="50" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/14.pdf#page=51"/><p><note type="editorial" resp="#pass">le feuillet est divisé par deux traits en quatre cases numérotées I à IV, chacune portant un carré et une flèche entre variétés abéliennes ; les remarques qui suivent sont écrites sous le tableau.</note></p>
<p>I.</p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}
  H^{1}(Y) \arrow[r] &amp; H^{1}(X) \\
  H^{1}(A_Y) \arrow[u, "\varphi_Y"] \arrow[r] &amp; H^{1}(A_X) \arrow[u, "\varphi_X"'] \\
  A_Y &amp; A_X \arrow[l]
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p>II.</p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}
  H^{2m-1}(Y)(m-1) \arrow[r] \arrow[d, "\psi_Y"'] &amp; H^{2n-1}(X) \arrow[d, "\varphi_X"] \\
  H^{1}(B_Y) \arrow[r] &amp; H^{1}(B_X) \\
  B_Y &amp; B_X \arrow[l]
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p><note type="authorial" place="margin">Cas transposés l'un de l'autre</note>
<note type="editorial" resp="#pass">la note marginale, à droite des cases I et II, les réunit ; la flèche verticale de droite de la case II est marquée d'une lettre lue <formula notation="TeX">\varphi_X</formula> (peut-être <formula notation="TeX">\psi_X</formula>), et le <formula notation="TeX">(n-1)</formula> attendu après <formula notation="TeX">H^{2n-1}(X)</formula> n'est pas écrit.</note></p>
<p>III.</p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}
  H^{2m-1}(Y)(m-1) \arrow[r] \arrow[d, "\psi_Y"'] &amp; H^{1}(X) \\
  H^{1}(B_Y) \arrow[r] &amp; H^{1}(A_X) \arrow[u, "\varphi_X"'] \\
  B_Y &amp; A_X \arrow[l]
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p>Cas auto-transposé</p>
<p>IV.</p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}
  H^{1}(Y) \arrow[r] &amp; H^{2n-1}(X)(n-1) \arrow[d, "\psi_X"] \\
  H^{1}(A_Y) \arrow[u, "\varphi_Y"] \arrow[r] &amp; H^{1}(B_X) \\
  A_Y &amp; B_X \arrow[l]
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p>Cas auto-transposé</p>
<p><hi rend="italic">Cas I</hi>. Pour passer des hom. de VA à des cycles sur <formula notation="TeX">X \times Y</formula>, il faut inverser <formula notation="TeX">\varphi_Y</formula></p>
<p><hi rend="italic">Cas II</hi>. <del>Cas pareil</del> — <formula notation="TeX">\varphi_X</formula>
<note type="authorial" place="margin">il faut des dénominateurs ?</note>
<note type="editorial" resp="#pass">l'accolade de la marge droite réunit <formula notation="TeX">\varphi_Y</formula> (cas I) et <formula notation="TeX">\varphi_X</formula> (cas II) ; le tiret du cas II est écrit sous « inverser ».</note></p>
<p><hi rend="italic">Cas III</hi>. On passe tjs <del><gap reason="illegible"/></del> d'un hom. de VA à un cycle : c'est aussi le théorème classique …</p>
<p><hi rend="italic">Cas IV</hi>. Pour passer des hom. de VA à des cycles sur <formula notation="TeX">X \times Y</formula>, il faut inverser <formula notation="TeX">\varphi_Y</formula> et <formula notation="TeX">\psi_X</formula>, ce qui introduit des dénominateurs.</p>
<p>Pour inverser <formula notation="TeX">\psi_X</formula>, on utilise « th. de Lefschetz ».
Pour inverser <formula notation="TeX">\varphi_X</formula>, on utilise le « th. de Lefschetz » et le cas particulier des VA <unclear>qu'on traite</unclear>.</p>
</div>
<div type="section">
<head>1. Un lemme de théorie des intersections</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">titre de sa main, souligné, en tête du feuillet 51.</note></p>
<pb n="51" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/14.pdf#page=52"/><p><hi rend="italic">Th. 1.1.</hi> Soient <formula notation="TeX">X</formula>, <formula notation="TeX">Y</formula> <del>projectives</del> lisses <supplied resp="#pass">connexes,</supplied> sur <formula notation="TeX">k</formula> alg. clos, de dim. <formula notation="TeX">n</formula> et <formula notation="TeX">m</formula>, <formula notation="TeX">Z</formula> un cycle de dimension <formula notation="TeX">m</formula>, codim. <formula notation="TeX">n</formula>, sur <formula notation="TeX">X \times Y</formula>. <formula notation="TeX">A_X</formula>, <formula notation="TeX">A_Y</formula> les variétés d'Albanese <unclear>homogènes</unclear> de <formula notation="TeX">X</formula>, <formula notation="TeX">Y</formula>. Alors il existe un homomorphisme de VA. unique
<formula notation="TeX" rend="display">u_Z : A_Y \longrightarrow A_X</formula>
ayant la propriété suivante : pour tout <formula notation="TeX">0</formula>-cycle <formula notation="TeX">\mathfrak{A}</formula> sur <formula notation="TeX">Y</formula>, <supplied resp="#pass">de degré <formula notation="TeX">0</formula>,</supplied> tel que <formula notation="TeX">Z(\mathfrak{A})</formula> soit défini (i.e. dans un <formula notation="TeX">0</formula>-cycle sur <formula notation="TeX">X</formula>), on a
<formula notation="TeX" rend="display">S_X(Z(\mathfrak{A})) = u(S_Y(\mathfrak{A})) .</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">le <formula notation="TeX">0</formula>-cycle est noté d'une lettre gothique, rendue ici <formula notation="TeX">\mathfrak{A}</formula> dans tout le lot. Au-dessus de « <formula notation="TeX">0</formula>-cycle », un « de d » inachevé, repris par l'ajout « de degré <formula notation="TeX">0</formula> ».</note>
De plus, <formula notation="TeX">u_Z</formula> ne dépend que de la classe d'équiv. <hi rend="italic">numérique</hi> de <formula notation="TeX">Z</formula>.</p>
<p><hi rend="italic">Corollaire 1.2.</hi> Si <del><formula notation="TeX">Z</formula> et <formula notation="TeX">\mathfrak{A}</formula> est alg. équivalent à zéro</del> <formula notation="TeX">S_Y(\mathfrak{A}) = 0</formula> et si <formula notation="TeX">Z(\mathfrak{A})</formula> est défini, <supplied resp="#pass">alors</supplied> <formula notation="TeX">S_X(Z(\mathfrak{A})) = \uncertain{0}</formula> <del>alg. équivalent à <formula notation="TeX">0</formula></del>.
<note type="editorial" resp="#pass">le « <formula notation="TeX">0</formula> » après le signe égal est écrit sur le début de la fin biffée ; lecture incertaine.</note></p>
<p><hi rend="italic">Démonstration</hi>. <hi rend="italic">Unicité</hi>. Elle est à peu près claire, car il existe un ouvert non vide <formula notation="TeX">U</formula> de <formula notation="TeX">Y</formula> tel que <formula notation="TeX">y \in U(k) \leadsto Z(y)</formula> est défini, <del>D'autre part,</del> donc <formula notation="TeX">Z(\mathfrak{A})</formula> est défini pour tout <formula notation="TeX">0</formula>-cycle sur <formula notation="TeX">Y</formula> de support <formula notation="TeX">\subset U</formula>. D'autre part, <formula notation="TeX">A_Y(k)</formula> est égal à l'ensemble des <formula notation="TeX">S(\mathfrak{A})</formula>, où <formula notation="TeX">\mathfrak{A}</formula> est un <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">0</formula>-cycle de degré <formula notation="TeX">0</formula> sur <formula notation="TeX">Y</formula>, de support <formula notation="TeX">\subset U</formula>, donc <formula notation="TeX">u(k) : A_Y(k) \to A_X(k)</formula> est bien déterminé.</p>
<pb n="52" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/14.pdf#page=53"/><p>Pour l'<hi rend="italic">existence</hi>, considérons l'homomorphisme canonique
<formula notation="TeX" rend="display">\varphi_X : X \longrightarrow A^{1}_{X} = X'</formula>
et le cycle
<formula notation="TeX" rend="display">Z' = (\varphi_X \times \mathrm{id}_Y)_{*}(Z) \in \mathrm{Cyc}_{m}(X' \times Y)</formula>
Introduisons également
<formula notation="TeX" rend="display">B = B_X = \underline{\mathrm{Pic}}^{00}_{A^{1}_{X}/k} \simeq \underline{\mathrm{Pic}}^{0}_{A_X/k}</formula>
(isomorphe canoniquement à <formula notation="TeX">\underline{\mathrm{Pic}}^{00}_{X/k}</formula> par l'hom. <formula notation="TeX">\underline{\mathrm{Pic}}^{0}_{A^{1}_{X}/k} \to \underline{\mathrm{Pic}}^{0}_{X/k}</formula> transposé de <formula notation="TeX">\varphi_X</formula>). Considérons le cycle <formula notation="TeX">Z'' = B \times Z'</formula> sur <formula notation="TeX">B \times X' \times Y</formula>, et l'élément canonique <formula notation="TeX">\Theta</formula> de <formula notation="TeX">\mathrm{Pic}(B \times X')</formula>, dont l'image inverse <del>dans</del> <supplied resp="#pass">sur</supplied> <formula notation="TeX">B \times X' \times Y</formula> sera notée <formula notation="TeX">\Theta'</formula>. Soit <del><formula notation="TeX">\Theta'</formula></del> <formula notation="TeX">\theta'</formula> la classe de diviseurs, mod équivalence numérique, définie par <formula notation="TeX">\Theta'</formula>, et soit de <del>même</del> <formula notation="TeX">\mathfrak{z}''</formula> la classe d'équivalence numérique de <formula notation="TeX">Z''</formula> (qui ne dépend, bien entendu, que de la classe d'équiv. numérique de <formula notation="TeX">Z</formula>). Soit
<formula notation="TeX" rend="display">\pi : B \times X' \times Y \longrightarrow B \times Y</formula>
la projection, et formons
<formula notation="TeX" rend="display">c = \pi_{*}(\mathfrak{z}'' . \theta)</formula>
qui est une classe d'équiv. <hi rend="italic">numérique</hi> de diviseurs sur <formula notation="TeX">B \times Y</formula>, donc définit une classe
<note type="authorial" place="margin">une référence</note>
<note type="editorial" resp="#pass">les exposants de <formula notation="TeX">\underline{\mathrm{Pic}}</formula> sont transcrits tels qu'ils se lisent : deux petits ronds au premier (le second surchargé) et au troisième, un seul aux deux autres. Dans la formule de <formula notation="TeX">c</formula>, le <formula notation="TeX">\theta</formula> est écrit sans accent. La note marginale, entourée, est en face de « donc définit », souligné d'un trait ondulé.</note></p>
<pb n="53" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/14.pdf#page=54"/><p>de correspondance divisorielle canonique
<formula notation="TeX" rend="display">c' \in \mathrm{Cl}(B, \struck{A} Y) .</formula>
<del>Nous supposons</del> Cette classe définit un homomorphisme <del><formula notation="TeX">Y \to \underline{\mathrm{Pic}}^{0}_{B/k}</formula>, d'où un homomorphisme</del> <formula notation="TeX">A_Y \to \underline{\mathrm{Pic}}^{0}_{B/k}</formula>, or par Cartier (bidualité) on a <supplied resp="#pass">un isom. can.</supplied> <formula notation="TeX">\underline{\mathrm{Pic}}^{0}_{B/k} \simeq A_X</formula>, donc <formula notation="TeX">c'</formula> définit un <del><gap reason="illegible"/></del> homomorphisme de VA
<formula notation="TeX" rend="display">u_Z : A_Y \longrightarrow A_X ,</formula>
ne dépendant que de la classe d'équivalence numérique <formula notation="TeX">\mathfrak{z}</formula> de <formula notation="TeX">Z</formula>. Donc le th. 1 résultera de l'énoncé plus précis :</p>
<p><hi rend="italic">Corollaire 1.3.</hi> L'homomorphisme <formula notation="TeX">u_Z : A_Y \to A_X</formula> qu'on vient de construire satisfait à la condition envisagée dans le th. 1.1., <del>car</del></p>
<p>Cela résultera du</p>
<p><hi rend="italic">Lemme 1.4.</hi> Soit <formula notation="TeX">\mathfrak{A}</formula> un diviseur de degré <formula notation="TeX">0</formula> sur <formula notation="TeX">Y</formula> tel que <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">Z(\mathfrak{A})</formula> soit défini. Alors l'élément <formula notation="TeX">\Theta(S_X(Z(\mathfrak{A})))</formula> de <formula notation="TeX">\mathrm{Pic}^{0}(A_X)</formula> est égal à <formula notation="TeX">c'(\mathfrak{A})</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">« diviseur » est sur la page, là où l'on attend le <formula notation="TeX">0</formula>-cycle de degré <formula notation="TeX">0</formula> du th. 1.1 ; l'énoncé est marqué d'un trait vertical dans la marge gauche.</note></p>
<pb n="54" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/14.pdf#page=55"/><p><del>E</del> Cela prouvera bien 1.3., car pour prouver
<formula notation="TeX" rend="display">S_X({}^{t}Z(\mathfrak{A})) = u_Z(S_Y(\mathfrak{A}))</formula>
<supplied resp="#pass">sur <formula notation="TeX">A_X(k)</formula></supplied>, il suffit de prouver (grâce à la bidualité <unclear>grossière</unclear> i.e. ensembliste <del><formula notation="TeX">A_X</formula></del> déduite de <formula notation="TeX">A_X \xrightarrow{\sim} A_X^{**} = B^{*}</formula>, <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">A_X(k) \to \mathrm{Pic}^{0}(B)</formula>) que
<formula notation="TeX" rend="display">\Theta(S_X({}^{t}Z(\mathfrak{A}))) = \Theta(u_Z(S_Y(\mathfrak{A})))</formula>
<supplied resp="#pass">dans <formula notation="TeX">\mathrm{Pic}^{0}(B)</formula></supplied> <del><gap reason="illegible"/></del>. Cela résultera de 1.4. et de l'équation
<del><formula notation="TeX">\Theta(u_Z(b)) = c'(b)</formula> dans <formula notation="TeX">\mathrm{Pic}^{0}(B_X)</formula>, pour tout <formula notation="TeX">b \in A_Y(k)</formula></del>
<formula notation="TeX" rend="display">c'(\mathfrak{A}) = \Theta(u_Z(S_Y(\mathfrak{A}))) \qquad \text{dans } \mathrm{Pic}^{0}(B)</formula>
qui résulte de la définition de <formula notation="TeX">u_Z</formula> en termes de <formula notation="TeX">c'</formula>, cf. préliminaires.
<note type="editorial" resp="#pass">l'exposant <formula notation="TeX">{}^{t}</formula> devant <formula notation="TeX">Z</formula> est ajouté après coup, par-dessus un premier trait, dans les deux formules du haut.</note></p>
<p>D'autre part, 1.4. sera une conséquence immédiate du</p>
<p><hi rend="italic">Lemme 1.5.</hi> Soit <formula notation="TeX">\mathfrak{A}</formula> comme dans 1.4. Alors il existe un diviseur <formula notation="TeX">D</formula> dans la classe d'équivalence linéaire de <formula notation="TeX">\Theta</formula>, tel que, <del><gap reason="illegible"/></del> posant <formula notation="TeX">C = \pi_{*}(Z'' . (D \times Y)) \in \mathrm{Cyc}^{1}(B \times Y)</formula>, <del><gap reason="illegible"/></del> on ait
<formula notation="TeX" rend="display">D(\varphi_{X*}({}^{t}Z(\mathfrak{A}))) = C(\mathfrak{A}) \qquad \text{dans } \mathrm{Cyc}^{1}(B)</formula>
(<supplied resp="#pass">et que</supplied> les deux membres de cette égalité soient définis !).</p>
<pb n="55" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/14.pdf#page=56"/><p>La démonstration de 1.5. est de la théorie d'intersections standard, que nous nous dispensons ici d'expliciter.</p>
<p>Suivant du point de vue cohomologie <formula notation="TeX">\ell</formula>-adique la construction qu'on vient de faire, on vérifie sans difficulté :</p>
<p><hi rend="italic">Théorème 1.6.</hi> Avec les notations du th. 1.1. considérons <formula notation="TeX">\gamma^{n}(Z) \in H^{2n}(X \times Y)(n)</formula>, et l'homomorphisme correspondant
<formula notation="TeX" rend="display">a(\gamma^{n}(Z)) : H^{1}(X) \longrightarrow H^{1}(Y)</formula>
<del>Considérons d'autre</del> Considérons d'autre part <del>Alors on a</del> les homomorphismes canoniques (isom. mod <del>torsion</del> <unclear>gr.</unclear> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>)
<formula notation="TeX">\varphi_X^{*} : H^{1}(A_X) \to H^{1}(X)</formula>, <formula notation="TeX">\varphi_Y^{*} : H^{1}(A_Y) \to H^{1}(Y)</formula>. On a commutativité dans le diagramme d'homomorphismes</p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}
  H^{1}(X) \arrow[r, "a(\gamma^{n}(Z))"] &amp; H^{1}(Y) \\
  H^{1}(A_X) \arrow[u, "\varphi_X^{*}"] \arrow[r, "u_Z^{(1)}"] &amp; H^{1}(A_Y) \arrow[u, "\varphi_Y^{*}"']
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p>(Les cohomologies sont les cohomologies à coefficients <formula notation="TeX">\mathbb{Z}_{\ell}</formula>). <del>Ce diagramme est commutatif</del>.
<note type="editorial" resp="#pass">l'exposant de <formula notation="TeX">\gamma</formula> peut aussi se lire <formula notation="TeX">m</formula> ; on a gardé <formula notation="TeX">n</formula>, qui répond à <formula notation="TeX">H^{2n}(X \times Y)(n)</formula> et à la codimension de <formula notation="TeX">Z</formula>.</note></p>
<pb n="56" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/14.pdf#page=57"/><p><del>Passant</del> Prenant pour <formula notation="TeX">X</formula>, <formula notation="TeX">Y</formula> des VA, on trouve :</p>
<p><hi rend="italic">Corollaire 1.7.</hi> <del>Soit</del> Soient <formula notation="TeX">X</formula>, <formula notation="TeX">Y</formula> deux V.A. de dim. <formula notation="TeX">n</formula>, <formula notation="TeX">m</formula>. Pour qu'un homomorphisme <formula notation="TeX">\psi : H^{1}(X) \to H^{1}(Y)</formula> soit définissable par un cycle algébrique <formula notation="TeX">Z</formula> de <del>dim</del> codim. <formula notation="TeX">n</formula> sur <formula notation="TeX">X \times Y</formula>, il faut et il suffit qu'il soit définissable par un homomorphisme de V.A. <formula notation="TeX">u : Y \to X</formula> comme <formula notation="TeX">\psi = u^{(1)}</formula>. De plus, <formula notation="TeX">Z</formula> étant fixé, <del><formula notation="TeX">u</formula></del> <formula notation="TeX">u</formula> est uniquement déterminé, et indépendant du nombre premier <formula notation="TeX">\ell</formula> choisi pour les coefficients dans la cohomologie.</p>
<p><hi rend="italic">Remarques 1.8.</hi> Généralisation <supplied resp="#pass">de 1.1.</supplied> aux schémas projectifs lisses, à fibres géom. connexes, sur une base quelconque <formula notation="TeX">S</formula><del><gap reason="illegible"/></del>, en partant d'un <formula notation="TeX">n</formula>-cocycle (au sens du gradué associé au <formula notation="TeX">K</formula>) <formula notation="TeX">Z \in \mathrm{CK}^{n}(X \times_S Y)</formula> : on obtient, si <formula notation="TeX">A_Y</formula> et <formula notation="TeX">A_X</formula> existent, (plus <unclear>généralement</unclear>, si <formula notation="TeX">A_Y</formula> existe</p>
<pb n="57" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/14.pdf#page=58"/><p>et si on se donne un hom. de <formula notation="TeX">X</formula> dans un <del>principal homog.</del> schéma <unclear>parabélien</unclear> sous un schéma abélien <formula notation="TeX">A</formula>) un hom. <formula notation="TeX">A_Y \to A</formula>, via un élément de <formula notation="TeX">\mathrm{CK}^{1}(A_Y, A^{*})</formula>. (<supplied resp="#pass">Sur les</supplied> fibres <del>par fibres</del> <supplied resp="#pass">géom.</supplied>, c'est donné par la construction déjà explicitée).
<note type="editorial" resp="#pass">« plus généralement » (feuillet 56) est lu sur une abréviation ; la parenthèse qu'il ouvre se ferme après « <formula notation="TeX">A</formula> ».</note></p>
</div>
<div type="section">
<head>2. Application : l'algébricité de certains homomorphismes de VA ou d'espaces de cohomologie <formula notation="TeX">\ell</formula>-adique</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">titre de sa main, souligné, au milieu du feuillet 57.</note></p>
<p><del>Soit <formula notation="TeX">X</formula> projective lisse connexe sur <formula notation="TeX">k</formula> alg. clos, et soit <formula notation="TeX">\mathfrak{z}_1 \in Z_1^{(\mathrm{num})}(X)</formula>, défini par <formula notation="TeX">Z_1 \in \mathrm{Cyc}_1(X)</formula>.</del></p>
<p><hi rend="italic">Prop. 2.1.</hi> Soient <formula notation="TeX">X</formula>, <formula notation="TeX">Y</formula> projectives lisses connexes sur <formula notation="TeX">k</formula>, de dim. <formula notation="TeX">n</formula> resp. <formula notation="TeX">m</formula>, et <del>a</del> <formula notation="TeX">Z_1 \in \mathrm{Cyc}_1(X \times Y)</formula>. Alors il existe un homomorphisme unique
<formula notation="TeX" rend="display">u : B_X \longrightarrow A_Y , \qquad B_X = \underline{\mathrm{Pic}}^{00}_{X/k} ,</formula>
satisfaisant la condition suivante : pour tout diviseur <formula notation="TeX">D</formula> sur <formula notation="TeX">X</formula>, algébriquement équiv. à <formula notation="TeX">0</formula>, tel que <formula notation="TeX">{}^{t}Z(D) = \mathrm{pr}_{2*}((D \times Y) . Z)</formula> soit défini, on ait <formula notation="TeX">u(\mathrm{cl}(D)) = S_Y({}^{t}Z(D))</formula>. Cet homomorphisme
<note type="authorial" place="margin">échanger le rôle de <formula notation="TeX">X</formula> et <formula notation="TeX">Y</formula> ?</note>
<note type="editorial" resp="#pass">l'égalité <formula notation="TeX">B_X = \underline{\mathrm{Pic}}^{00}_{X/k}</formula> est écrite sous <formula notation="TeX">B_X</formula>, reliée par un signe <formula notation="TeX">=</formula> vertical. Dans la formule de <formula notation="TeX">{}^{t}Z(D)</formula> quelques caractères sont biffés ; l'énoncé écrit <formula notation="TeX">Z</formula> où l'hypothèse nomme <formula notation="TeX">Z_1</formula>.</note></p>
<pb n="58" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/14.pdf#page=59"/><p>est également caractérisé par la condition que le diagramme suivant soit commutatif</p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}
  H^{1}(A_Y) \arrow[r, "u^{(1)}"] \arrow[d, "\varphi_Y^{(1)}"'] &amp; H^{1}(B_X) \\
  H^{1}(Y) \arrow[r, "a(\gamma^{n+m-1}(\mathfrak{z}))"'] &amp; H^{2n-1}(X)(n-1) \arrow[u, "\psi_X"']
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">à côté de la flèche verticale de gauche, il écrit « isom mod torsion ». L'exposant de <formula notation="TeX">\gamma</formula> est surchargé.</note></p>
<p>(où la cohomologie est à coefficients dans <formula notation="TeX">\mathbb{Z}_{\ell}</formula>, <formula notation="TeX">\ell</formula> premier à la caractéristique). Enfin, <formula notation="TeX">u</formula> ne dépend que de la classe d'équivalence <hi rend="italic">numérique</hi> <formula notation="TeX">\mathfrak{z}</formula> de <formula notation="TeX">Z</formula>.</p>
<p><hi rend="italic">Démonstration</hi>. Considérons l'homomorphisme composé <formula notation="TeX">\psi_X \, a(\gamma(\mathfrak{z})) \, \varphi_X^{(1)}</formula>. Il provient d'une classe de <del>équivalence</del> correspondance algébrique (indépendante de <formula notation="TeX">\ell</formula>), car les trois facteurs sont de ce type. En vertu de 1.7. il <unclear>est</unclear> de la forme <formula notation="TeX">u^{(1)}</formula>, où <formula notation="TeX">u : B_X \to A_Y</formula> est un hom. de V.A. Il reste à prouver la formule
<formula notation="TeX" rend="display">u(\mathrm{cl}(D)) = S_Y({}^{t}Z(D))</formula>
lorsque <formula notation="TeX">{}^{t}Z(D)</formula> est défini (le fait que cette formule caractérise <formula notation="TeX">u</formula> est immédiat, car pour tout <formula notation="TeX">\xi \in \mathrm{Pic}^{0}(X)</formula>, il y a un représentant <formula notation="TeX">D</formula> tel que <formula notation="TeX">{}^{t}Z(D)</formula> soit défini). On va
<note type="editorial" resp="#pass">« <formula notation="TeX">\varphi_X^{(1)}</formula> » est bien écrit avec l'indice <formula notation="TeX">X</formula>, là où le diagramme appelle <formula notation="TeX">\varphi_Y^{(1)}</formula>. L'exposant de <formula notation="TeX">\mathrm{Pic}</formula> est surchargé, lu <formula notation="TeX">0</formula>.</note></p>
<pb n="59" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/14.pdf#page=60"/><p>d'abord construire un <formula notation="TeX">u : B_X \to A_Y</formula> ayant cette dernière vertu, indépendamment de considérations cohomologiques. <del>Soit <formula notation="TeX">D</formula> un diviseur sur <formula notation="TeX">X \times B_X</formula></del> Notons d'abord qu'il suffit de faire le calcul avec les classes d'équivalence linéaire <formula notation="TeX">\mathfrak{z}</formula>, <formula notation="TeX">d</formula> des cycles (ou même l'équivalence d'Albanese) — puisque si <formula notation="TeX">\mathfrak{A} \in \mathrm{Cyc}_0(Y)</formula> est lin. équiv. à <formula notation="TeX">0</formula>, <formula notation="TeX">S_Y(\mathfrak{A})</formula> est nul. Donc on n'a pas besoin de se préoccuper de la question <del>que les produits</del> <supplied resp="#pass">de l'existence</supplied> des <gap reason="illegible"/>, et se borner à regarder <formula notation="TeX">d \mapsto S_Y(\mathfrak{z}(d))</formula>. Or le calcul des intersections prouve que, si <formula notation="TeX">\pi : Y \times X \times B_X \to Y \times B_X</formula> est la projection canonique, <supplied resp="#pass">et <formula notation="TeX">\Theta \in A^{1}(X \times B_X)</formula> l'élément canonique,</supplied> on a <del>identiquement pour</del>
<formula notation="TeX" rend="display">\mathfrak{z}(\Theta(b)) \simeq C(b)</formula>
où <formula notation="TeX">C \in Z^{m}(Y \times B_X)</formula> est donné par
<formula notation="TeX" rend="display">C = \pi_{*}\bigl((1_Y \times \Theta) . (\mathfrak{z} \times 1_{B_X})\bigr)</formula>
D'ailleurs, <formula notation="TeX">\mathfrak{z}(\Theta(0)) = 0</formula>, donc <formula notation="TeX">\mathfrak{z}(\Theta(b)) = \mathfrak{z}(\Theta((b) - (0)))</formula>. On applique donc 1.1. à <formula notation="TeX">C</formula> sur <formula notation="TeX">Y \times B_X</formula>, pour obtenir <formula notation="TeX">u : A_{B_X} = B_X \to A_Y</formula>, satisfaisant
<formula notation="TeX" rend="display">S_Y\bigl(C((b) - (0))\bigr) = u(b) \qquad \text{i.e.} \qquad S_Y(\mathfrak{z}(\Theta(b))) = u(b) .</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">la phrase « D'ailleurs … » est faite de fragments interlinéaires, entre la formule de <formula notation="TeX">C</formula> et « On applique » ; devant la formule finale, un début biffé « <del><formula notation="TeX">u\,\mathfrak{z}(\Theta(b))</formula></del> ». Le mot illisible avant « et se borner » se termine en « -nions » ou « -ions ».</note></p>
<pb n="60" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/14.pdf#page=61"/><p>le fait que cet <formula notation="TeX">u</formula> donne ce qu'il faut du point de vue cohomologique se déduit par exemple de 1.6. en suivant la construction précédente du point de vue cohomologique. Bien entendu, <formula notation="TeX">u</formula> dépend linéairement de <formula notation="TeX">\mathfrak{z}</formula>, et si <formula notation="TeX">\mathfrak{z}</formula> est num. équiv. à <formula notation="TeX">0</formula>, il en est de même de <formula notation="TeX">C</formula>, donc de <formula notation="TeX">u</formula> en vertu de 1.1.</p>
<p><hi rend="italic">Variante de la démonstration</hi>. On cherche <formula notation="TeX">B_X \to A_Y \simeq B_Y^{*}</formula>, i.e. une classe de corr. div. sur <formula notation="TeX">B_X \times B_Y</formula>. On la construit en termes de <formula notation="TeX">\Theta_X \in A^{1}(X \times B_X)</formula>, <formula notation="TeX">\Theta_Y \in A^{1}(Y \times B_Y)</formula>, <formula notation="TeX">Z \in A^{n+m-1}(X \times Y)</formula>, <del>par le procédé <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> considérant</del> <del><gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">X \times B_X \times Y \times B_Y</formula> et</del> en formant la classe
<formula notation="TeX" rend="display">\Theta_Y \circ Z \circ {}^{t}\Theta_X \quad \text{sur } B_X \times B_Y ,</formula>
de correspondances …</p>
<p><del><hi rend="italic">Corollaire 2.2.</hi> Tout homomorphisme <formula notation="TeX">B_X \to A_Y</formula> est défini par un <formula notation="TeX">Z_1 \in \mathrm{Cyc}_1(X \times Y)</formula>.</del>
<note type="editorial" resp="#pass">le corollaire est barré de six traits obliques ; au-dessus de la ligne biffée « … <formula notation="TeX">X \times B_X \times Y \times B_Y</formula> … », il récrit « <formula notation="TeX">\Theta_X</formula> ». Le feuillet s'arrête là.</note></p>
</div>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
