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    <fileDesc>
      <titleStmt>
        <title>Fonds Grothendieck, cote n° 134-2, pages 21–40 — transcription</title>
        <author>Alexandre Grothendieck</author>
        <respStmt>
          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne (<date when="2026-10-03">2026-10-03</date>)</resp>
          <name xml:id="pass" type="model">Opus 5.5 (claude-opus-5-5)</name>
        </respStmt>
        <respStmt>
          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">grothendieck.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
        </respStmt>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Édition de démonstration</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-10-03">2026-10-03</date>
        <availability status="restricted">
          <p>Le fonds Alexandre Grothendieck est sous droits. Cette transcription
          est une édition de démonstration, non autorisée, produite par une
          machine et non vérifiée ; aucune image du fonds n'est reproduite. La
          source LaTeX dont ce fichier dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project.</p>
        </availability>
        <ref target="https://grothendieck.commutator.io/">https://grothendieck.commutator.io</ref>
      </publicationStmt>
      <sourceDesc>
        <msDesc>
          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Montpellier</settlement>
            <repository>Université de Montpellier</repository>
            <collection>Fonds Alexandre Grothendieck (archives mathématiques, 1949–1991)</collection>
            <idno type="cote">134-2</idno>
          </msIdentifier>
          <head>[Chapitre I : Take off (pages 1 à 65) et table des matières provisoire] : tapuscrits annotés (19/02-22/02/1983), note manuscrite (s.d.), copies de lettre (1975, s.d.).</head>
          <msContents>
            <summary>Pages 21 à 40 de la cote, dans la
            numérotation des archivistes (crayon, en bas à gauche de chaque
            page) ; lot 2 de vingt pages.
            Les pages absentes de la transcription ne portent pas de
            mathématiques et sont omises ; le saut dans la numérotation en est
            le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          <history><origin><origDate>1975-[1983]</origDate><note>Datation de l'inventaire de l'Université de Montpellier, reproduite telle quelle ; les crochets sont ceux des archivistes.</note></origin></history>
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://grothendieck.umontpellier.fr/134-2.pdf">https://grothendieck.umontpellier.fr/134-2.pdf</ref>
                <note>Fac-similé numérique de l'Université de Montpellier. Sa
                première page est une feuille de garde générée par
                l'université : la page <hi rend="italic">n</hi> des archivistes
                est la page <hi rend="italic">n</hi>+1 du PDF, et l'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> tient compte de ce décalage.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription mathématique du fonds, une passe de vingt pages par
        conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe-grothendieck</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\supplied</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> (restitué par le transcripteur) ;
        <hi rend="monospace">\add</hi> devient <hi rend="monospace">add</hi>
        (ajout de l'auteur, en interligne ou sur un mot biffé) ;
        <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\drawing</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='drawing']</hi> (dessin de l'auteur, décrit par le
        transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi>.</p>
        <p>Restitution et ajout de l'auteur n'ont longtemps fait qu'une macro. Ils
        ont été séparés le 26 septembre 2026 par une règle vérifiable dans le
        fichier, non par une relecture : un ajout accolé au mot qu'il complète
        est une restitution (<hi rend="monospace">supplied</hi>), un ajout
        isolé est de l'auteur (<hi rend="monospace">add</hi>). Certains
        <hi rend="monospace">add</hi> sont donc encore des restitutions du
        transcripteur, que seuls les fac-similés départageront.</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="grothendieck-tei" version="2">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project">https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
      <schemaRef type="ODD" url="https://grothendieck.commutator.io/tei/grothendieck.odd"/>
    </encodingDesc>
    <profileDesc>
      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="2026-10-03" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
      <change when="2026-10-03" who="#pass">Première passe de transcription.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="2">
<div type="section">
<head>Lettre à Daniel Quillen (suite) — <hi rend="italic">Pursuing Stacks</hi></head>
<pb n="21" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/134-2.pdf#page=22"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Pp. 21 à 36 (pagination de l'auteur 7 à 22) : suite de la lettre à Daniel Quillen commencée le 19.2.1983, tapuscrit annoté de sa main ; c'est le texte de <hi rend="italic">Pursuing Stacks</hi>, §§ 4 (fin) à 13 et post-scriptum du 23.2 ; imprimé dans Maltsiniotis (éd.), À la poursuite des champs, vol. I, SMF, Documents mathématiques 20, 2022. Non transcrit. La fin du § 4 vient de la page précédente (lot 01).</note></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">p. de l'auteur 7 : fin du § 4, début du § 5.</note></p>
<pb n="22" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/134-2.pdf#page=23"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. de l'auteur 8 : § 5 (suite).</note></p>
<pb n="23" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/134-2.pdf#page=24"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. de l'auteur 9 : § 5 (suite).</note></p>
<pb n="24" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/134-2.pdf#page=25"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. de l'auteur 10 : fin du § 5, début du § 6.</note></p>
<pb n="25" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/134-2.pdf#page=26"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. de l'auteur 11 : § 6 (suite), début du § 7.</note></p>
<pb n="26" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/134-2.pdf#page=27"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. de l'auteur 12 : § 7 (suite).</note></p>
<pb n="27" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/134-2.pdf#page=28"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. de l'auteur 13 : § 7 (suite).</note></p>
<pb n="28" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/134-2.pdf#page=29"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. de l'auteur 14, datée « 21.2. » : §§ 8 et 9.</note></p>
<pb n="29" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/134-2.pdf#page=30"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. de l'auteur 15 : § 9 (suite).</note></p>
<pb n="30" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/134-2.pdf#page=31"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. de l'auteur 16 : fin du § 9, début du § 10.</note></p>
<pb n="31" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/134-2.pdf#page=32"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. de l'auteur 17 : § 10 (suite).</note></p>
<pb n="32" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/134-2.pdf#page=33"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. de l'auteur 18 : § 11.</note></p>
<pb n="33" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/134-2.pdf#page=34"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. de l'auteur 19 : § 12.</note></p>
<pb n="34" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/134-2.pdf#page=35"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. de l'auteur 20, datée « 22.2.1983 » : § 13.</note></p>
<pb n="35" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/134-2.pdf#page=36"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. de l'auteur 21 : § 13 (suite) ; une note marginale datée « 25.2 ».</note></p>
<pb n="36" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/134-2.pdf#page=37"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. de l'auteur 22 : fin du § 13, signature « Alexander », post-scriptum « PS (23.2) ».</note></p>
</div>
<div type="section">
<head>Appendice au chapitre I : trois lettres à Larry Breen</head>
<pb n="37" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/134-2.pdf#page=38"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. de l'auteur 23. Texte en anglais, tapuscrit annoté de sa main. Il appartient à la dactylographie de <hi rend="italic">Pursuing Stacks</hi> mais n'est ni la lettre à Quillen ni une section numérotée ; voir l'en-tête du fichier.</note></p>
<p>APPENDIX to Chapter I : three letters to Larry Breen</p>
<p>In this appendix, I am encluding<note type="editorial" resp="#pass">sic</note> three letters to Larry Breen, dated
5.2, 17.2 and 17-19.7. 1975. These letters are written in French, and the
first two are reproduced textually, whereas the third appears here in English
translation. I am grateful to Ronnie Brown who took the trouble last year to
make such a translation (from a hardly legible <del>handwri</del> copy of the
handwritten letter to Larry Breen) with the assistance of Larry Breen himself
and J.L. Loday. I am now using his translation rather than the original
letter, which no printer could possibly decipher !</p>
<p>Also, for the second letter I am using a typed copy made in 1975 by Larry
Breen (who presumably had difficulties too deciphering the handwriting). Thanks
are due to him for his interest and patience (with someone like me, very
unknowledgeable in standard homotopy techniques), <del><gap reason="illegible"/></del> <add>which</add>
appeared <del>from</del> <add>in</add> the letters I got from him in response and his
verbal explanations on related matters, <add>as well as <del>from</del> in</add> the
trouble he took in <del>copying</del> retyping <add>that letter</add> and sending me
copies of my own letters to him, and allowing me to reproduce them in this
volume of Pursuing Stacks. My only present contribution to this set of letters
is adding a few comments (in the notes (<add>22</add>) to (<add>31</add>)),
<add>adding subtitles (with numbers App. 1 to App. 18), and correcting some</add>
<del>and correcting some</del> inaccuracies in the English translation (due mainly
to my handwriting …). Also, I skipped the beginning of the first letter, which
does'nt seem <del>to me</del> of general relevance.
<note type="editorial" resp="#pass">Après « (31)), » un court passage dactylographié est biffé sous l'ajout manuscrit ; illisible.</note></p>
<p>The first two letters are an attempt to explain to Larry Breen (who has a wide
background in algebraic geometry and homological and homotopical algebra) some
of the main points of the programme I had in mind around the notions of
n-categories and n-stacks (which is what I am supposed to be pursuing now in my
present work "Pursuing Stacks"). They were written under the impetus of
<del>the</del> <add>new</add> intuition <del>which</del> (new to me at any rate) which
then had just appeared to me, namely that (non strict) n-groupoids should model
(in a suitable sense) n-truncated homotopy types.</p>
<p><note type="authorial" place="margin">signe d'alinéa</note>
The third letter, <add>written in</add> answer to a number of questions in Larry
Breen's response to the first two, is of a wider scope. A large part of the
letter outlines (very sketchyly) some main points of a duality program
(including a cohomological formulation of "geometric" local and global
classfield theory), which <del>appears</del> <add>emerged by the end of the
fifties and appears</add> here for the first time in print<del>, and going back
to the end of the fifties</del>. <del>It</del> <add>The later part of the letter</add>
gives also some hints about the need of a framework of "tame topology" suitable
for writing up a "dévissage theory" of stratified spaces, and for
<del><gap reason="illegible"/></del> <add>working</add> with étale tubular neighbourhoods, for the common
purpose of coming to grips <del>of</del> <add>with</add> a suitable notion of "fine
homotopy type" of a "tame" topological space or <add>of</add> a scheme <add>say</add>, in
terms of the <del>ordered set</del> <add>inverse system</add> of "indexed homotopy
types" corresponding to <add>all</add> equisingular stratifications.</p>
</div>
<div type="section">
<head>Première lettre à Lawrence Breen, Villecun, 5.2.1975</head>
<pb n="38" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/134-2.pdf#page=39"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. de l'auteur « 23 bis ». Copie dactylographiée, en français, annotée de sa main. Une bande retapée (date, appel « Cher Breen », coupure « …. » et les trois lignes de l'App. 1) est collée sur la copie dactylographiée d'origine ; le début de la lettre, sauté pour le volume (cf. p. 37), y transparaît sous la bande, barré de grandes croix. Ce qu'on en devine est donné ici, sous réserve ; le reste n'est pas lisible à travers le papier.</note></p>
<p><del>Villecun le 5.2.1975 — Cher Breen, Merci pour ta longue lettre, reçue il y a
déjà un moment, et <unclear>excuse</unclear> le retard pour répondre. Je dois avouer
que toute cette lettre m'a passé par dessus la tête, elle était écrite pour
quelqu'un <unclear>plus</unclear> <gap reason="illegible"/> que je ne le suis — surtout maintenant où je
ne réfléchis plus au maths que quelques jours par mois, à la sauvette.
<unclear>Ton scepticisme</unclear> concernant la <gap reason="illegible"/> exacte de ma lettre à Deligne
<unclear>était fondé</unclear>, et ton interprétation <unclear>cohomologique</unclear> <gap reason="illegible"/>
comme un Ext (X(M),T) certainement exacte. Je m'étais convaincu par voie
géométrique qu'il y avait un homomorphisme d'obstruction <unclear>Hom(M,N)
→ Ext (M,N)</unclear>, mais <gap reason="illegible"/> au cas <unclear>"universel"</unclear> <gap reason="illegible"/></del></p>
<p>Villecun 5.2.1975</p>
<p>Cher Breen</p>
<p>….</p>
<p>(App. 1) … Pour tout le reste de ta lettre, elle mériterait un lecteur plus
averti, aussi, pour qu'elle ne soit pas entièrement perdue au monde, je vais
l'envoyer à Illusie ! J'ai néanmoins constaté, avec intérêt, ton intérêt à demi
refoulé pour des 2-catégories de Picard, n-catégories et autre faune de ce
genre, et ton espoir que je te prouverai peut-être que ces animaux sont tout à
fait indispensables pour faire des maths sérieuses dans telle ou telle
circonstance. J'ai bien <add>peur</add> que cet espoir ne soit déçu, je crois que
jusqu'à maintenant on a toujours pu s'en tirer en éludant de tels objets et
l'engrenage dans lequel ils pourraient nous entrainer. Est-ce nécessairement une
raison pour continuer à les éluder ? Les situations où on a l'impression
"d'éluder" en effet me semblent en tous cas devenir toujours plus nombreuses —
et si on s'abstenait de tirer une situation complexe et chargée de mystère au
clair, chaque fois qu'on ne serait pas <hi rend="italic">forcé</hi> de le faire pour des raisons
techniques provenant de la math déjà faite, — il y aurait sans doute beaucoup de
parties des maths aujourd'hui reputées "sérieuses" qui n'auraient jamais
<add>été</add> développées (Il n'est pas dit non plus que le monde s'en trouverait
plus mal …). Ton commentaire (que j'ai également entendu chez Deligne) que la
classification d'objets géométriques relativement merdiques se réduit finalement
à des invariants cohomologiques essentiellement "bien connus" et relativement
simples n'est pas non plus convainquant ; n'est ce pas négliger la différence
entre la <hi rend="italic">compréhension d'un objet géométrique</hi>, et la détermination de sa
"classe à isomorphisme (ou équivalence …) près" ?</p>
<pb n="39" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/134-2.pdf#page=40"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. de l'auteur 24.</note></p>
<p>Tu me demandes des exemples "convainquants" de 2-catégories de Picard. Voici
quelques <del>cas</del> <add>exemples,</add> en vrac <add>(je ne sais s'ils seront
convainquants !)</add> :</p>
<p><note type="authorial" place="margin">(22)</note>
1) Si <formula notation="TeX">L</formula> est un lien <add>(22)</add> de centre <formula notation="TeX">Z</formula> sur le topos <formula notation="TeX">X</formula>, les
<hi rend="italic">gerbes liées par <formula notation="TeX">Z</formula></hi> forment une 2-catégorie de Picard stricte,
représentée par le complexe <formula notation="TeX">R\Gamma_X(Z)</formula> tronqué en degré 2, dont les objets
de cohomologie non triviaux sont les <formula notation="TeX">H^i(X,Z)</formula>, <formula notation="TeX">0\leqslant i\leqslant 2</formula>. Les
gerbes liées par <formula notation="TeX">L</formula> forment un <hi rend="italic">pseudo-2-torseur</hi> sous la gerbe
précédente, qui est un 2-torseur (i.e. non vide) sss une certaine obstruction
dans <formula notation="TeX">H^3(X,Z)</formula> est nulle. Pour comprendre cette classe de notre point de vue,
il y a lieu de passer aux 2-champs correspondants : le 2-champ de Picard
<add>strict</add> des <formula notation="TeX">Z</formula>-gerbes <del>liés par <gap reason="illegible"/> et le 2-champ des</del> sur des
objets variables de <formula notation="TeX">X</formula>, et le 2-champ des <formula notation="TeX">L</formula>-gerbes sur des objets variables.
Ce dernier est bel et bien un 2-torseur sous le champ précédent, or la
classification de ces <del>deux</del> 2-torseurs (à 2-équivalence près) se fait
par le <formula notation="TeX">H^3(X,Z)</formula>, <del>De façon précise</del> (tout comme les <formula notation="TeX">Z</formula>-<add>1-</add>gerbes
peuvent être interpétées<note type="editorial" resp="#pass">sic</note> comme des <unclear>1-</unclear>torseurs sous la
<formula notation="TeX">Z</formula>-1-champ <add>de Picard strict</add> des <formula notation="TeX">Z</formula>-torseurs, et sont <del>par
conséquent</del> classifiées par le <formula notation="TeX">H^2(X,Z)</formula>). On voit déjà, bien sûr, poindre
ici l'oreille de la 3-catégorie de Picard stricte des 2-gerbes liées par <formula notation="TeX">Z</formula>,
ou (de façon équivalente) des 2-torseurs sous le 2-champ de Picard strict des
<formula notation="TeX">Z</formula>-1-gerbes ; cette 3-catégorie de Picard stricte étant décrite par
<formula notation="TeX">R\Gamma_X(Z)</formula> tronqué en dimension 3, ayant comme invariants de cohomologie
non triviaux les <formula notation="TeX">H^i(X,Z)</formula> <formula notation="TeX">(0\leqslant i\leqslant 3)</formula>. Quant au 3-champ de
Picard correspondant, il est décrit par une résolution injective de <formula notation="TeX">Z</formula>
tronquée en degré 3, alors que le 2-champ de Picard précédent se décrivait en
tronquant en degré 2.</p>
<p>2. Si <formula notation="TeX">M</formula> et <formula notation="TeX">N</formula> sont deux faisceaux abéliens sur <formula notation="TeX">X</formula>, les <hi rend="italic">champs de
Picard</hi> (NB : 1-champs !) <hi rend="italic">d'invariants</hi> <formula notation="TeX">M</formula> <hi rend="italic">et</hi> <formula notation="TeX">N</formula> forment
eux-même une <add>2-</add>catégorie de Picard stricte, représentée sans doute par le
complexe <formula notation="TeX">\mathrm{RHom}(X(M),N)</formula> <add>(23)</add> tronqué en <del>dimension</del> degré
2, dont les invariants de chomologie<note type="editorial" resp="#pass">sic</note> non triviaux sont donc "le drôle
de <formula notation="TeX">\mathrm{Ext}^2</formula>" de ma lettre à Deligne, et les Honnètes
<formula notation="TeX">\mathrm{Ext}^i(M,N)</formula> <formula notation="TeX">(0\leqslant i\leqslant 1)</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">l'exposant de ce premier <formula notation="TeX">\mathrm{Ext}</formula> ressemble à un 1 ; l'encadrement <formula notation="TeX">0\leqslant i\leqslant 1</formula> demande <formula notation="TeX">i</formula>.</note>
Les champs de Picard stricts forment une sous-2-catégorie de Picard pleine,
représentée par <formula notation="TeX">\mathrm{RHom}(M,N)</formula> tronqué en degré 2, d'invariants les
<formula notation="TeX">\mathrm{Ext}^i(M;N)</formula> <formula notation="TeX">(0\leqslant i\leqslant 2)</formula>. Bien sûr, <formula notation="TeX">\mathrm{Ext}^2</formula>
donne les <add>0-</add>objets à équivalence près, <formula notation="TeX">\mathrm{Ext}^1</formula> les
automorphismes à isomorphisme près de l'objet nul, <formula notation="TeX">\mathrm{Ext}^0</formula> les
automorphismes de l'automorphisme identique dudit … Je n'ai pas réfléchi à une
bonne interprétation géométrique de la <formula notation="TeX">n</formula>-catégorie de Picard associée à
<formula notation="TeX">\mathrm{RHom}(M,N)</formula> tronqué en degré <formula notation="TeX">n</formula>, et encore moins bien sûr pour
<formula notation="TeX">\mathrm{RHom}(X(M),N)</formula>, mais sans doute il faut regarder dans la direction des
<formula notation="TeX">n</formula>-champs de Picard.</p>
<p>3. Soit <formula notation="TeX">G</formula> un Groupe sur <formula notation="TeX">X</formula>, opérant sur un faisceau abélien <formula notation="TeX">N</formula>. Les
<hi rend="italic">champs en (Gr)-catégories sur <formula notation="TeX">X</formula> liés par</hi> <formula notation="TeX">(G,N)</formula> forment une
2-catégorie de Picard,</p>
<pb n="40" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/134-2.pdf#page=41"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. de l'auteur 25.</note></p>
<p>dont les invariants sont <formula notation="TeX">H^3(B_G \bmod X,N)</formula>, <formula notation="TeX">H^2(B_G \bmod X,N)</formula>, et
<formula notation="TeX">Z^1(G,N)</formula> (groupe des 1-cocyles de <formula notation="TeX">G</formula> à coéfficients dans <formula notation="TeX">N</formula>) — je te laisse
le soin de deviner quel est le complexe tronqué qui le décrit ! J'ai écrit il y
a quelques mois à Deligne à ce sujet, et l'ai prié de t'envoyer une copie de
<del><gap reason="illegible"/></del> la lettre.</p>
<p>4) Soit <formula notation="TeX">X</formula> un topos localement annelé, on peut considérer les <hi rend="italic">Algèbres
d'Azumaya sur</hi> <formula notation="TeX">X</formula> (i.e. les Algèbres localement isomorphes à une alg. de
matrices d'ordre <formula notation="TeX">n</formula>, <formula notation="TeX">n\geqslant 1</formula>) comme les objets d'une 2-catégorie de
Picard, où la catégorie <formula notation="TeX">\underline{\mathrm{Hom}}(A,B)</formula>, pour <formula notation="TeX">A</formula> et <formula notation="TeX">B</formula> des
Algèbres d'Azumaya, est la catégorie des "trivialisations" de <formula notation="TeX">A^{\circ}\otimes
B</formula>, i.e. des couples <formula notation="TeX">(E,\varphi)</formula>, <formula notation="TeX">E</formula> un Module localement libre et
<formula notation="TeX">\varphi</formula> un isomorphisme <formula notation="TeX">\underline{\mathrm{End}}(E)\simeq A^{\circ}\otimes
B</formula>. Il faut travailler un peu pour définir les accouplements
<formula notation="TeX">\underline{\mathrm{Hom}}(A,B)\times\underline{\mathrm{Hom}}(B,C)\to
\underline{\mathrm{Hom}}(A,C)</formula> ; l'opération <formula notation="TeX">\otimes</formula> dans la 2-catégorie de
Picard à construire est bien sûr le produit tensoriel d'Algèbres, et
l'opération "puissance <formula notation="TeX">-1</formula>" est le passage à l'algèbre opposée. On vérifie
<del>, passant aux champs correspondants, qu'en</del> qu'en associant à toute
Algèbre d'Azumaya la 1-gerbe de ses trivialisations, on trouve un
2-<formula notation="TeX">\otimes</formula>-foncteur de la 2-catégorie de Picard (dite "de Brauer") dans celle
des 1-gerbes liées par <formula notation="TeX">\underline{G}_m</formula>, qui est 2-fidèle. Les invariants de
la première sont donc les groupes <formula notation="TeX">H^2(X,\underline{G}_m)_{\mathrm{Br}}</formula>,
<formula notation="TeX">H^1(X,\underline{G}_m)</formula> et <formula notation="TeX">H^0(X,\underline{G}_m)</formula>, où dans le premier terme
l'indice Br désigne le sous-groupe du <formula notation="TeX">H^2</formula> formé des classes de cohomologie
provenant d'Algèbres d'Azumaya. On aurait envie de parler du 2-champ de Picard
des Algèbres d'Azumaya sur des objets variables de <formula notation="TeX">X</formula>, mais c'est bien une
2-catégorie de Picard fibrée sur <formula notation="TeX">X</formula>, mais pas tout à fait un 2-champ (whatever
that means), sans doute — la condition de 2-recollement (whatever that means)
ne doit pas être satisfaite — sinon il n'y aurait pas d'indice Br au <formula notation="TeX">H^2</formula> …</p>
<p><note type="authorial" place="margin">espace</note>
(<add>App. 2</add>) La considération des <formula notation="TeX">n</formula>-catégories de Picard <add>strictes</add>
(qui s'imposent à nous pas à pas dans un contexte essentiellement
"commutatif") me semblent la clef du passage de l'algèbre homologique ordinaire
("commutative"), en termes de complexes, à une algèbre homologique non
commutative, du fait qu'elles donnent une interprétation géométrique correcte
des "complexes tronqués à l'ordre <formula notation="TeX">n</formula>" <add>(en tant qu'objets de catégories
dérivées)</add>, donc, essentiellement (par passage à la limite sur <formula notation="TeX">n</formula>) des
complexes tout courts. L'idée naive qui se présente est alors que les
"complexes non commutatifs" (qui seraient les objets-fantômes d'une algèbre
homologique non commutative) sont peut-être ce qui reste des <formula notation="TeX">n</formula>-catégories de
Picard (strictes) quand on oublie leur caractère additif, i.e. leur structure
de Picard — c'est à dire qu'on ne retient que la <formula notation="TeX">n</formula>-catégorie !
<add>(Quand on se place sur un topos <formula notation="TeX">X</formula>, on s'intéresse donc aux <formula notation="TeX">n</formula>-champs
sur <formula notation="TeX">X</formula> …)</add> A vrai dire, cette idée est venue d'abord d'une autre direction,
quand il s'est agi en géométrie algébrique de démontrer des <del>formules</del>
<add>théorèmes</add> de Lefschetz</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">La phrase et la lettre se poursuivent à la page suivante (lot 03).</note></p>
</div>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
