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    <fileDesc>
      <titleStmt>
        <title>Fonds Grothendieck, cote n° 134-1, pages 1–6 — transcription</title>
        <author>Alexandre Grothendieck</author>
        <respStmt>
          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne (<date when="2026-08-23">2026-08-23</date>)</resp>
          <name xml:id="pass" type="model">Opus 5 (claude-opus-5)</name>
        </respStmt>
        <respStmt>
          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">grothendieck.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
        </respStmt>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Édition de démonstration</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-09-25">2026-09-25</date>
        <availability status="restricted">
          <p>Le fonds Alexandre Grothendieck est sous droits. Cette transcription
          est une édition de démonstration, non autorisée, produite par une
          machine et non vérifiée ; aucune image du fonds n'est reproduite. La
          source LaTeX dont ce fichier dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project.</p>
        </availability>
        <ref target="https://grothendieck.commutator.io/">https://grothendieck.commutator.io</ref>
      </publicationStmt>
      <sourceDesc>
        <msDesc>
          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Montpellier</settlement>
            <repository>Université de Montpellier</repository>
            <collection>Fonds Alexandre Grothendieck (archives mathématiques, 1949–1991)</collection>
            <idno type="cote">134-1</idno>
          </msIdentifier>
          <head>Lettres Breen 75,76 [correspondance avec Larry Breen, Pierre Deligne et Daniel Quillen] : lettres et copies de lettre (1974-1976, 1984)</head>
          <msContents>
            <summary>Pages 1 à 6 de la cote, dans la
            numérotation des archivistes (crayon, en bas à gauche de chaque
            page) ; lot 1 de vingt pages.
            Les pages absentes de la transcription ne portent pas de
            mathématiques et sont omises ; le saut dans la numérotation en est
            le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          <history><origin><origDate>1974-1984</origDate><note>Datation de l'inventaire de l'Université de Montpellier, reproduite telle quelle ; les crochets sont ceux des archivistes.</note></origin></history>
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://grothendieck.umontpellier.fr/134-1.pdf">https://grothendieck.umontpellier.fr/134-1.pdf</ref>
                <note>Fac-similé numérique de l'Université de Montpellier. Sa
                première page est une feuille de garde générée par
                l'université : la page <hi rend="italic">n</hi> des archivistes
                est la page <hi rend="italic">n</hi>+1 du PDF, et l'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> tient compte de ce décalage.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription mathématique du fonds, une passe de vingt pages par
        conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe-grothendieck</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\add</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> ; <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi>.</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="grothendieck-tei" version="1">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project">https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
    </encodingDesc>
    <profileDesc>
      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="2026-08-23" who="#pass">Première passe de transcription.</change>
      <change when="2026-09-25" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="1">
<div type="section">
<head>A. Grothendieck à P. Deligne, de Lodève (pages 3 à 6)</head>
<pb n="3" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/134-1.pdf#page=4"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Les feuillets portent 60 à 64 au crayon de l'archiviste : c'est la
numérotation de la cote 134 prise entière, dont 134-1 est la première partie.
Les numéros employés ici, 1 à 6, sont ceux que compte l'inventaire pour cette
partie.</note></p>
<p><note type="authorial" place="margin">Cher Breen, j'imagine que tu sais ce que le maître demande, mais
n'ai pu néanmoins lui répondre. Qu'en penses-tu. Bien à toi, P. Deligne</note></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Cette note court verticalement dans la marge de gauche, d'une autre
main que celle de la lettre, et elle est signée. Le dossier est donc
l'exemplaire de Breen, que Deligne lui a fait suivre.</note></p>
<p>Lodève le 27.<unclear>8.74</unclear><note type="editorial" resp="#pass">Le trait qui court sur « 8.74 » est la
barre du 7 de « 74 », épaissie par la photocopie, et non une rature :
l'exemplaire de cette lettre que conserve le dossier 103 (page 8) montre ces
chiffres nets et sans surcharge.</note></p>
<p>Cher Deligne,</p>
<p>Étant peut-être empêché <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> faute d'<unclear>assurer</unclear> un cours de
1er cycle au 1er trimestre, je vais
peut-être <gap reason="illegible"/> faire un petit séminaire d'algèbre, et envisage de le faire
sur les fourbis de Mme Sinh, éventuellement transposés dans le contexte des
« champs ». À ce propos, je tombe sur le truc suivant, qui pour l'instant
<unclear>reste</unclear> heuristique. Si <formula notation="TeX">M</formula>, <formula notation="TeX">N</formula> sont deux faisceaux abéliens sur
un topos <formula notation="TeX">X</formula>, et si</p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">\tau_{\leq 2} \, R\underline{\mathrm{Hom}}(M, N) = E(M, N)</formula></p>
<p>est le complexe ayant les invariants</p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">\begin{cases}
\underline{H}^i = \underline{\mathrm{Ext}}^i(M, N) &amp; \text{pour } 0 \leq i \leq 2 \\
\underline{H}^i = 0 &amp; \text{si } i \notin [0, 2]
\end{cases}</formula></p>
<p>il doit y avoir un triangle distingué canonique</p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}
&amp; \underline{\mathrm{Hom}}(M, {}_2 N)[-2] \arrow[dl] &amp; \\
E(M, N) \arrow[rr] &amp; &amp; E'(M, N) \arrow[ul]
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">(T)</formula></p>
<pb n="4" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/134-1.pdf#page=5"/><p>donc <formula notation="TeX">E'(M,N)</formula> est un complexe dont les invariants <formula notation="TeX">\underline{H}^i</formula> sont ceux
de <formula notation="TeX">E(M,N)</formula> en degré <formula notation="TeX">i+2</formula>, et qui en degré 2 donne lieu à une suite exacte</p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">(*) \qquad 0 \longrightarrow \underline{\mathrm{Ext}}^2(M, N)
   \longrightarrow \underbrace{\underline{H}^2(E'(M,N))}_{P(M,N)}
   \xrightarrow{\ \sigma\ } \underline{\mathrm{Hom}}(M, {}_2 N)
   \longrightarrow 0</formula></p>
<p>Heuristiquement, <formula notation="TeX">E'(M,N)</formula> est le complexe qui exprime le « 2-champ de Picard
"strict" » formé des 1-champs de Picard (pas nécessairement stricts)
« épinglés » par <formula notation="TeX">M</formula>, <formula notation="TeX">N</formula>, sur des objets variables de <formula notation="TeX">X</formula>, en admettant que
la théorie pour les 1-champs de Picard stricts s'étend aux 2-champs de Picard
stricts (ce qui pour moi ne fait guère de doute) ; de même <formula notation="TeX">E(M,N)</formula> correspond
aux champs de Picard stricts épinglés par <formula notation="TeX">M</formula>, <formula notation="TeX">N</formula>.</p>
<p>La suite exacte <formula notation="TeX">(*)</formula> se construit en tout cas canoniquement « à la main », où
le terme médian est le faisceau des <unclear>données</unclear> à « équivalence »
près des</p>
<pb n="5" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/134-1.pdf#page=6"/><p><del>catégories</del> champs de Picard épinglés par <formula notation="TeX">M</formula>, <formula notation="TeX">N</formula>, <formula notation="TeX">\sigma</formula> étant
l'invariant qui s'obtient en associant à toute section
<formula notation="TeX">L</formula><note type="editorial" resp="#pass">« s'obtient en » et « <formula notation="TeX">L</formula> » sont écrits en interligne, un crochet
devant « associant » marquant la place du premier ; le trait sous « s'obtient
en » passe sous les lettres et ne les biffe pas.</note> d'un champ de Picard, la symétrie de <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">L \otimes L</formula>,
interprétée comme section de <formula notation="TeX">{}_2 N</formula>. Je sais prouver (sauf erreur) que tout
hom. <formula notation="TeX">M \to {}_2 N</formula> provient d'un champ de Picard convenable (épinglé par
<formula notation="TeX">M</formula>, <formula notation="TeX">N</formula>) (a priori l'obstruction est dans <formula notation="TeX">\mathrm{Ext}^3(X; M, N)</formula>, mais un
argument « universel » prouve qu'elle est nulle). Cela prouve que l'extension
<formula notation="TeX">(*)</formula> est bien proche d'être splittée : <del><gap reason="illegible"/></del> toute section du troisième
faisceau, sur un objet quelconque de <formula notation="TeX">X</formula>, se relève — en d'autres
<del><gap reason="illegible"/></del> termes l'extension a une section « ensembliste ». Bien sûr,
il y a mieux en fait : toute section sur un <formula notation="TeX">U \in \mathrm{Ob}\, X</formula>
« provient » d'un élément de <formula notation="TeX">\mathbb{H}^2(U, E'(M,N))</formula> (hypercohomologie,
<unclear>i.e.</unclear> <formula notation="TeX">\mathbb{H}^2</formula>).</p>
<pb n="6" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/134-1.pdf#page=7"/><p><gap reason="illegible"/> soit <formula notation="TeX">A</formula> un anneau sur <formula notation="TeX">X</formula>, soient <formula notation="TeX">M</formula>, <formula notation="TeX">N</formula> respectivement les
faisceaux <formula notation="TeX">K^0</formula> et <formula notation="TeX">K^1</formula> associés au champ additif des <formula notation="TeX">A</formula>-Modules projectifs
<gap reason="illegible"/> (p. ex.). Alors le raisonnement de Mme Sinh nous fournit un champ de
Picard épinglé par <formula notation="TeX">M</formula>, <formula notation="TeX">N</formula>, d'où une section canonique du terme médian
<formula notation="TeX">P(M,N)</formula> de <formula notation="TeX">(*)</formula>.</p>
<p><hi rend="italic">NB</hi> Tout ce qui précède a les fonctorialités évidentes en <formula notation="TeX">M</formula>, <formula notation="TeX">N</formula>,
<formula notation="TeX">X</formula> …</p>
<p><hi rend="italic">Question</hi> : Le triangle exact <unclear><formula notation="TeX">(T)</formula></unclear> et la suite exacte
<formula notation="TeX">(*)</formula> sont-ils connus par les compétents (Quillen, Breen, Illusie…) ?
Connaissent-ils des variantes « supérieures » ? (Un principe
« géométrique » pour les obtenir pourrait être via des <formula notation="TeX">n</formula>-champs de Picard
non néc. stricts…)</p>
</div>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
