Cote n° 127 · pages 1–23 · Lecture modernisée · Descente non plate : notes manuscrites (s.d.) — lecture modernisée du dossier entier
Datation de l’inventaire : s.d. — le groupe « Descentes » (126 à 133) est daté [avant 1970]
Édition de démonstration — interprétation personnelle de l'œuvre

Résumé

Ces vingt-trois feuillets cherchent à quelle condition une famille d'objets géométriques qui « varie bien » sur une partie de l'espace continue à varier bien quand on la prolonge à tout l'espace.

Le cadre est celui d'une famille d'espaces \(X\) paramétrée par une base \(Y\), et d'un faisceau de modules \(F\) sur \(X\). Sur un ouvert \(U\) de \(X\), on s'est donné un quotient de \(F\) qui est plat sur \(Y\) : en termes imagés, ses fibres au-dessus des points de la base forment une famille sans sauts, où rien n'apparaît ni ne disparaît brusquement quand le paramètre bouge. Le problème est de prolonger ce quotient à tout \(X\) en gardant la platitude, et de façon que ce qui se passe hors de \(U\) soit entièrement commandé par ce qui se passe sur \(U\). Une analogie aide : une suite de courbes du plan qui converge ; la courbe limite est imposée, c'est l'« adhérence », et la seule question est de savoir si elle a le même degré que les autres, ou si elle a ramassé en route un morceau parasite. Il n'y a qu'un candidat ; tout est de savoir s'il convient.

L'idée de Grothendieck est de juger le candidat sur des bases très petites. On ne peut pas tester la platitude point par point, mais on peut la tester après des changements de base vers des espaces minuscules : des épaisseurs infinitésimales d'un point (les schémas artiniens) et des germes de courbes lisses (les « traits »). Le titre du dossier dit l'outil : la descente non plate. La descente ordinaire permet de redescendre une construction faite sur un revêtement fidèlement plat ; ici les morphismes le long desquels on redescend ne sont pas plats, seulement des épimorphismes, et le prix à payer est de ne redescendre que des quotients plats d'un faisceau déjà donné. Le théorème central (pages 3 et 4), sous la forme qu'un brouillon de la page 15 appelle le « vrai théorème », dit en substance : sous des hypothèses de finitude et de régularité des complétions, le prolongement existe si et seulement s'il existe après tout changement de base vers une épaisseur de point ou vers un trait. Le dossier n'en écrit pas de preuve complète. C'est le modèle de ce qu'on appelle le critère valuatif de platitude.

La deuxième partie applique ce critère à un résultat de géométrie classique, le lemme de Hironaka : si une famille de variétés normales dégénère en une fibre dont la partie réduite est encore normale, sans multiplicité aux points génériques, alors la fibre est elle-même normale et la famille est plate près d'elle. Le dossier en tire un énoncé d'ouverture (page 7, remise au net page 10), et en esquisse la preuve : on se ramène à un trait, et la platitude vient de la première partie.

Viennent ensuite des pages plus détachées : un site formé des schémas finis sur un corps, où l'on voit qu'un noyau n'est pas quasi-cohérent faute de platitude ; des « faisceaux formels » et la suite exacte qui mesure ce qu'on perd en passant à la limite projective ; enfin, sous une seconde chemise, un lemme de descente pour des foncteurs sur les schémas finis, qui fait passer la condition de faisceau des épimorphismes effectifs à tous les épimorphismes, et son application aux sous-schémas abéliens. C'est, en germe, l'outil dont la première partie a besoin.

Un feuillet dactylographié d'EGA IV, corrigé à la main, s'est glissé au milieu ; une page d'une autre main met au net le théorème central. Rien ne date ces feuilles ; l'inventaire range le groupe avant 1970. Pour aller plus loin : adhérence schématique, densité schématique universelle (EGA IV, § 11.10), critère valuatif de platitude, lemme de Hironaka, fibres formelles, épimorphismes effectifs.

Keywords — schematic closure, flatness, non-flat descent, universally schematically dense open, valuative criterion of flatness, artinian base change, formal fibres, henselization, Chevalley's lemma, Hironaka's lemma, normal morphism, universally open morphism, site of finite schemes, quasi-coherent sheaf, formal sheaf, Milnor exact sequence, derived inverse limit, effective epimorphism, rigidity of abelian schemes

1–23

Le fil du dossier, et les conventions

Les stations

Le dossier a deux chemises de sa main, pages 1 et 21, et se lit en cinq suites.

  1. Pages 1 à 6, avec les brouillons des pages 14, 15, 18 et 19. La chemise « Application de la descente non plate : platitude d'une adhérence schématique, et lemme de Hironaka », puis le § 1 : le problème 1.1, sa nature locale (1.2), la descente non plate sur une base artinienne (1.3), le théorème 1.4 et l'esquisse de sa preuve, les corollaires 1.5 à 1.7. La page 16, d'une autre main, met au net l'énoncé 1.4.
  2. Pages 7, 9, 10 et 12. Le théorème 1.8, application du lemme de Hironaka, sa démonstration esquissée, une remise au net de l'énoncé (page 10) et la suite de la preuve (page 12).
  3. Page 8. Un feuillet du tapuscrit d'EGA IV, sans rapport avec le reste.
  4. Pages 11, 13, 17 et 20. Le site des schémas finis, quasi-cohérence, faisceaux formels, suite exacte de \(\varprojlim^{1}\).
  5. Pages 21 à 23. La chemise « Foncteurs sur morphismes non ramifiés, étales … », un lemme de descente pour les foncteurs sur les schémas finis, son corollaire, et le cas des sous-schémas abéliens.

Le lien entre la première et la dernière suite est de nous, mais il est étroit : le lemme 1.3 redescend un objet le long d'un épimorphisme non plat de schémas artiniens, et le lemme de la page 22 dit exactement quand un foncteur sur les schémas finis vérifie la condition de faisceau pour tous les épimorphismes. Le dossier ne relie pas lui-même les deux.

Les conventions

Ce que le dossier annonce et n'établit pas

Le lemme 1.3 n'a pas de démonstration ; celle du théorème 1.4 n'est lisible qu'en partie ; les corollaires 1.5 à 1.7 et le « Vrai théorème » de la page 15 sont énoncés sans preuve ; le théorème 1.8 n'est démontré qu'en esquisse, avec un « Lemme à dégager » jamais dégagé ; la comparaison cohomologique de la page 13 est marquée « à vérifier » ; la page 20 s'arrête sur « Dans le cas qui nous occupe, il vient : » ; le corollaire biffé de la page 23 s'arrête sur son énoncé.

1–2

I. Platitude d'une adhérence schématique

La chemise porte, soulignés, les mots « Application de la descente non plate : platitude d'une adhérence schématique, et lemme de Hironaka »2 . Ce que la page 2 ouvre est le § 1, que la page intitule « Platitude d'une adhérence schématique ».

Le problème 1.1 (page 2)

Soient \(f \colon X \to Y\) un morphisme de schémas, \(U\) un ouvert rétrocompact de \(X\)3 , \(F\) un \(\mathcal{O}_X\)-module quasi-cohérent et \(G_U\) un quotient quasi-cohérent de \(F|_U\), plat sur \(Y\).

Problème. Trouver un quotient quasi-cohérent \(G\) de \(F\) qui prolonge \(G_U\), qui soit plat sur \(Y\), et tel que le morphisme \(G \to i_*(G_U)\) soit universellement injectif relativement à \(Y\) : pour tout changement de base \(Y' \to Y\), de notations \(X' = X \times_Y Y'\), \(U' = U \times_Y Y'\), \(i' \colon U' \to X'\), le morphisme \(G_{Y'} \to i'_*(G_{U'})\) est injectif4 .

Unicité. Si le problème a une solution, c'est \[ G = \mathrm{Im}\bigl(F \to i_*(G_U)\bigr) , \] puisque \(F \to G\) est surjectif et \(G \to i_*(G_U)\) injectif. La question est donc seulement de savoir si ce candidat est plat sur \(Y\) et universellement injectif dans \(i_*(G_U)\) : c'est la platitude d'une adhérence schématique, d'où le titre.

Une remarque entre crochets donne le critère commode5 : si \(f\) est localement de présentation finie et \(G\) de présentation finie et plat sur \(Y\), la condition d'injectivité universelle équivaut à \[ \mathrm{Ass}\, G_y \subset U_y \qquad \text{pour tout } y \in Y . \] Une note de marge, barrée et en partie illisible, envisage de se ramener à \(X\) plat sur \(Y\) et à \(F\) de type fini6 .

Nature locale (lemme 1.2)

Le problème est local sur \(Y\) pour la topologie fpqc : il a une solution s'il en a une après un changement de base fidèlement plat et quasi-compact. Il en va de même de la variante où l'on demande en outre \(G\) localement de présentation finie. Plus généralement, on peut redescendre le long d'un morphisme fidèlement plat quasi-compact \(X' \to X\)7 .

2–3

La descente non plate sur une base artinienne (lemme 1.3, pages 2 et 3)

La phrase qui introduit le lemme dit ce qu'est la descente non plate : la descente « des quotients plats d'un faisceau déjà donné ».

Lemme 1.3. Supposons \(Y = \mathrm{Spec}\, A\) artinien, et soit \(Y' \to Y\) un épimorphisme de schémas tel que le problème ait une solution \(G'\) après le changement de base \(Y' \to Y\). Supposons de plus, ou bien \(Y' \to Y\) fini, ou bien \(f\) localement de présentation finie et \(G'\) de présentation finie. Alors le problème a une solution sur \(Y\) ; dans le second cas, elle est de présentation finie8 .

Le mot « épimorphisme » a ici toute sa force, et c'est ce qui rend l'énoncé non trivial : quand \(Y\) est local artinien, un morphisme \(Y' \to Y\) est un épimorphisme dès qu'il est surjectif et que \(A \to \Gamma(Y', \mathcal{O}_{Y'})\) est injectif9 . Ainsi la réunion disjointe de deux copies de \(\mathrm{Spec}\, k[\varepsilon]\), envoyées sur les deux axes de \(\mathrm{Spec}\, k[x,y]/(x,y)^2\), est un épimorphisme qui n'est pas plat.

3–4

II. Le théorème 1.4 (pages 3 et 4)

L'énoncé

Théorème 1.4. Supposons \(X\) et \(Y\) localement noethériens, \(F\) et \(G\) cohérents, et les anneaux locaux de \(X\) aux points de \(X - U\) à fibres formelles géométriquement normales10 . On fait les hypothèses suivantes.

Alors le problème a une solution, qui est un module cohérent plat sur \(Y\).

Nécessité. Si \(f\) est localement de type fini, (a) et (b) sont nécessaires à l'existence d'une solution. Pour (b), c'est immédiat : une solution reste une solution après tout changement de base, c'est le sens du mot « universellement » dans 1.1. Pour (a), la page renvoie à EGA IV, 12.1.1.513 .

La démonstration (pages 3 et 4)

La page 4 est en grande partie illisible ; voici l'ossature qui porte14 .

  1. Localisation. On se localise en un point maximal \(x\) de l'ensemble des points de \(X_y - U_y\) (\(y = f(x)\)) qui sont dans \(\mathrm{Ass}\, G_y\). On peut alors supposer \(X\) local de point fermé \(x\), et \(U = X - \{x\}\).
  2. Hensélisation. Par descente fidèlement plate (lemme 1.2), on peut supposer \(X\) local hensélien ; les hypothèses se conservent, notamment celle sur les fibres formelles, qui est stable par hensélisation.
  3. Complétion. Soit \(B = \mathcal{O}_{X,x}\). Le morphisme \(\mathrm{Spec}\, \widehat{B} \to \mathrm{Spec}\, B\) est fidèlement plat, et ses fibres sont géométriquement intègres15 . Les cycles associés \(Z'_\alpha\) de \(G' = G \otimes_B \widehat{B}\) sont donc exactement les images réciproques des cycles \(Z_\alpha\) de \(G\), et la condition (a), qui dit \(Z_\alpha \cap U \neq \emptyset\) là où il faut, passe de \((X, G, U)\) à \((X', G', U')\). La condition (b) se conserve aussi.
  4. Passage à la limite. Sur la base complète, les solutions sur les \(Y_n\) donnent, à la limite, un module quotient \(H\) de \(G\), plat sur \(Y\), et tel que \(G \to H\) soit injectif sur \(U\) ; comme \(G \to i_*(G_U)\) est injectif, \(G \to H\) est un isomorphisme, donc \(G\) est plat, et \(x \notin \mathrm{Ass}\, G_y\).

Le rôle exact de (b) et (c) dans l'étape 4 n'est pas lisible à la page 4. Les pages 14 et 19 permettent de le reconstituer, et nous le faisons ci-dessous.

14–15

III. Les brouillons du théorème 1.4 (pages 14, 15, 16, 18 et 19)

Deux lemmes d'algèbre locale (page 14)

La page 14 est une page de notes au crayon. Deux énoncés s'y lisent.

D'abord, pour \(A\) noethérien complet pour la topologie \(\mathfrak{J}\)-adique, \(A = \varprojlim A/\mathfrak{J}^{\alpha+1}\), et \(M \to N\) un morphisme de \(A\)-modules de type fini qui induit des isomorphismes \(M_\alpha = M/\mathfrak{J}^{\alpha+1} M \simeq N_\alpha\) pour tout \(\alpha\) : alors \(M_{\mathfrak{p}} \simeq N_{\mathfrak{p}}\) pour tout premier \(\mathfrak{p}\) ne contenant pas \(\mathfrak{J}\). C'est vrai, et même faible : \(M\) et \(N\) étant séparés et complets, \(M \to N\) est un isomorphisme16 .

Ensuite, la nécessité de (a) et un contre-exemple. La page raisonne ainsi : si \(G\) est une solution, \(x_\alpha \in \mathrm{Ass}\, G_U\) et \(T_\alpha = \overline{\{x_\alpha\}}\), un point maximal \(x'\) de \((T_\alpha)_{y'}\) est associé à \(G_{y'}\) (« EGA IV 12.2 »), donc dans \(U_{y'}\). Le contre-exemple montre ce qui arrive quand (a) manque : \(X \to Y\) birationnel dont une fibre se relève en une composante verticale, \(G = \mathcal{O}_X\) ; la fibre de \(T = X\) y est de dimension \(1\) au lieu de \(0\)17 .

Les remarques et le « Vrai théorème » (page 15)

D'où ce que la page appelle le Vrai théorème, et, en marge, l'« Énoncé final » : sous les hypothèses préliminaires de 1.4, le problème a une solution si et seulement s'il en a une après tout changement de base \(Y' \to Y\) avec \(Y'\) artinien ou un trait. Le dossier ne le démontre pas18 .

La seconde moitié de la page, barrée, commence la démonstration du corollaire 1.5 : par le vrai théorème, on se ramène au cas où la base est un trait ; si \(x \in \mathrm{Ass}\, G_U\) est au-dessus du point générique \(y'\) et \(T = \overline{\{x\}}\) rencontre la fibre spéciale, les composantes de \(T_y\) sont de dimension \(\geqslant \dim T_{y'} = d\), donc sont des composantes de \(X_y\).

16–16

La mise au net d'une autre main (page 16)

La page 16 n'est pas de la main de Grothendieck. Elle met au net l'énoncé 1.4, sous le nom de « Lemme 1.4' », avec les notations de 1.1, \(X\) et \(Y\) localement noethériens, \(G\) cohérent, \(Z\) l'espace sous-jacent à \(X - U\) et \(y \in f(Z)\). La condition sur les fibres formelles y devient une condition (d) aux points de \(Z_y\) ; la condition (a) y est la forme par densité donnée plus haut, demandée aussi pour tout \(X'\) étale sur \(X\) ; (b) et (c) sont celles que nous avons écrites. Sa conclusion est locale en \(y\) : \(G\) est plat sur \(Y\) en tout point de \(X_y\), et \(U_y\) contient \(\mathrm{Ass}\, G_y\) ; si les conditions valent en tout point de \(f(Z)\), le problème a une solution cohérente19 .

18–19

L'ouvert universellement dense, et le rôle de (b) (pages 18 et 19)

La page 18 reprend la condition de 1.1 pour un sous-schéma fermé \(Z\) de \(X\), plat sur \(Y\), et \(Z_U = Z \cap U\) : \(Z_U\) doit être universellement schématiquement dense dans \(Z\) relativement à \(Y\) ; si \(Z\) est localement de présentation finie sur \(Y\), ou si \(Y\) et \(Z\) sont noethériens, cela équivaut à \(\mathrm{Ass}\, Z_y \subset U\) pour tout \(y\), avec un renvoi à « EGA IV 11.12 ? »20 .

La page 19 donne la clef de l'étape 4 de la démonstration de 1.4. Posons \(A = \widehat{\mathcal{O}}_{Y,y}\). Pour tout \(n\), il existe une partie finie \(J\) de l'ensemble d'indices telle que \[ \mathfrak{A}_n := \mathrm{Ker}\Bigl(A \to \prod_{\alpha \in J} \mathcal{O}_{Y_\alpha, y_\alpha}\Bigr) \subset \widehat{\mathfrak{m}}_y^{\,n} , \] et l'on peut supposer les \(Y_i\) artiniens. La page n'en dit pas plus ; voici comment ces deux faits s'enchaînent21 .

C'est la remarque 1.4.2 dans un sens : (b) et (c) donnent des solutions sur tous les voisinages infinitésimaux du point \(y\), et l'étape 4 passe à la limite sur ceux-là. La page porte aussi des croquis de la réduction (les schémas \(X \leftarrow X' \leftarrow X''\) au-dessus de \(Y \leftarrow Y' \leftarrow Y''\), le premier morphisme fpqc) et six croquis de surfaces et de courbes qui ne sont pas reproduits22 .

5–6

IV. Les corollaires 1.5 à 1.7 (pages 5 et 6)

Corollaire 1.5. Supposons \(f\) localement de type fini, \(F\) et \(G\) cohérents, et (a') les fibres \((G_U)_y\) vérifiant \((S_1)\) et équidimensionnelles d'une même dimension \(d\) ; supposons \(U_y\) dense dans \(X_y\) pour tout \(y\), et les anneaux locaux \(\mathcal{O}_{X,x}\), \(x \in X - U\), à fibres formelles géométriquement normales. Alors la condition (b) de 1.4 est nécessaire et suffisante pour l'existence d'une solution.

Toute cette moitié de page est barrée d'une grande croix au crayon23 . Son idée est claire : sous (a') la condition (a) devient automatique (c'est la fin de la page 15), et il ne reste que (b).

Critère valuatif.

Corollaire 1.6. Plaçons-nous sous les hypothèses préliminaires de 1.4, y compris celle sur les fibres formelles. Supposons de plus que, pour tout \(x \in X - U\) et \(y = f(x)\), l'anneau \(\mathcal{O}_{Y,y}\) soit réduit, et que pour tout trait \(Y'\) fini sur \(\mathrm{Spec}\, \mathcal{O}_{Y,y}\) le problème ait une solution après le changement de base \(Y' \to Y\). Alors le problème a une solution24 .

Corollaire 1.7. Soient \(Y\) localement noethérien, \(F\) et \(G_U\) cohérents. On suppose :

Alors le problème posé a une solution (page 6). La page écrit « Explicitez » après b), et une troisième condition c) est barrée.

Une note de marge dit pourquoi le critère est maniable : dans la condition b), la platitude est automatique, et seule compte la question des points associés26 . C'est l'analogue, pour le problème 1.1, du critère valuatif de platitude d'EGA IV, § 11.8, cité de mémoire.

La page 6 se termine sur : « Nous allons maintenant utiliser le lemme de Hironaka. »

7–7

V. Le théorème 1.8 et le lemme de Hironaka (pages 7, 9, 10 et 12)

L'énoncé de la page 7

Théorème 1.8. Soient \(f \colon X \to Y\) localement de présentation finie, \(x \in X\) et \(y = f(x)\). On suppose :

Les conditions d) et e) équivalent à l'existence d'un voisinage ouvert \(V\) de \(x\) dans \(X_y\) tel que \(V \otimes_{k(y)} \overline{k(y)}\) soit réduit aux points génériques et que sa partie réduite soit normale.

Alors il existe un voisinage ouvert \(U\) de \(x\) tel que \(U_{\mathrm{red}} \to Y\) soit normal, c'est-à-dire plat à fibres géométriquement normales27 .

Un « Cor (2) », entièrement encadré de traits obliques, cherche des conditions équivalentes en posant \(Y_0 = Y_{\mathrm{red}}\), \(X_0 = X \times_Y Y_0\) : (i bis) \(f\) universellement ouvert et équidimensionnel, à fibres géométriquement réduites et géométriquement normales ; (ii) un ouvert \(V\) de \(X_0\), dense dans chaque fibre, sur lequel \(V \to Y_0\) est séparable, les \((X_{0,y})_{\mathrm{red}}\) géométriquement normaux ; (iiii bis) un sous-schéma \(Z_0\) de \(X_0\), localement de présentation finie sur \(Y_0\), normal, coïncidant avec \(X_0\) sur un ouvert schématiquement dense28 .

9–9

La démonstration esquissée (page 9)

La page 8 est le feuillet d'EGA IV dont il est question plus bas ; la démonstration est à la page 929 .

Reformulation. La conclusion (ii) du Cor (2) dit aussi : il existe un sous-schéma \(U_0\) de \(U\), de présentation finie sur \(Y_0\), tel que \(U_0 \to U\) soit surjectif et \(U_0 \to Y\) normal — ce qui force \(U_0\) réduit, donc \(U_0 = U_{\mathrm{red}}\) — et un ouvert \(V\) de \(U_0\), schématiquement dense relativement à \(Y\), tel que \(V \to X\) soit une immersion ouverte. Sous cette forme, les techniques de passage à la limite d'EGA IV ramènent au cas où \(Y\) est le spectre d'un anneau local essentiellement de type fini sur \(\mathbb{Z}\)30 .

Réduction à la fibre. Par constructibilité, passage à la limite et le lemme de Hironaka, on se ramène à des hypothèses sur la fibre (EGA IV 16.1 est cité pour la dimension). La condition c) donne que \(f\) est universellement ouvert et équidimensionnel au voisinage de \(x\). On peut supposer \(X\) réduit, et il s'agit de prouver que \(X \to Y\) est normal.

L'ouvert séparable. Soit \(V\) l'ensemble des points où \(f\) est plat à fibres géométriquement réduites (« séparable »). Il est ouvert (EGA IV, § 12), il contient les points de \(X_y\) où \(X_y\) est géométriquement réduit (EGA IV 15.2.3, qui sert ici parce que \(Y\) est réduit et \(f\) universellement ouvert), et il est donc dense dans chaque fibre par d) et e). Le reste, au bas de la page, est encadré et barré, sauf deux mots : « (par morceaux !) … c'est le cas de Hironaka, OK »31 .

10–10

La remise au net (page 10)

La page 10 récrit l'énoncé pour \(f\) de type fini et \(Y\) noethérien : \(\mathcal{O}_{Y,y}\) et \(\mathcal{O}_{X,x}\) réduits, \(f\) universellement ouvert (« EGA IV 14, 15 »), les composantes irréductibles des fibres de même dimension \(d\) au voisinage de \(x\), \(X_y\) réduit aux générisations maximales de \(x\), \((X_y)_{\mathrm{red}}\) géométriquement normal sur \(k(y)\) ; alors \(x\) a un voisinage ouvert \(U\) tel que \(U \to Y\) soit plat à fibres géométriquement normales32 .

La démonstration est donnée lorsque \(\mathcal{O}_{Y,y}\) est excellent — il suffit, précise la page, qu'il soit à fibres formelles géométriquement normales, ce qui est l'hypothèse du § 1. a) Les hypothèses restent vraies au voisinage de \(x\) (renvoi « EGA IV 9 », avec un croquis de changement de base \(Y' \to Y\)). Puis : l'ensemble \(V\) des points où \(X/Y\) est plat à fibres séparables est ouvert (EGA IV, § 12), contient les points de \(X_y\) où \(X_y\) est réduit (EGA IV 15.2.3), donc est dense dans \(X_y\), et l'on conclut par équidimensionnalité qu'il est dense dans chaque fibre près de \(x\).

12–12

La fin de la preuve (page 12)

b) On suppose les hypothèses satisfaites en tout point de \(X\). Soit \(U\) l'ouvert où \(f\) est séparable : il est dense dans chaque fibre, et il reste à prouver que \(X = U\) et que \(X\) est plat sur \(Y\), autrement dit que \(X\) est l'adhérence schématique de \(U\) et qu'elle est plate.

Normalité des fibres. On se ramène à prouver \(X_y\) séparable sur \(k(y)\). Soit \(y'\) une générisation maximale de \(y\), et un trait \(Y' \to Y\) reliant \(y'\) à \(y\). Après ce changement de base, la fibre spéciale de l'adhérence schématique de la fibre générique est réduite ; le lemme de Hironaka s'applique, elle est normale, donc \(X_y\) aussi33 .

Platitude. c) Pour prouver la platitude de \(X/Y\), on applique le « critère valuatif de platitude d'une adhérence schématique », c'est-à-dire les corollaires 1.6 et 1.7 avec \(F = \mathcal{O}_X\) et \(G_U = \mathcal{O}_U\) : c'est là que la première partie du dossier sert. Le reste du feuillet est blanc.

8–8

VI. Un feuillet d'EGA IV (page 8)

La page 8 est une page dactylographiée du tapuscrit d'EGA IV, § 21 : la fin d'une démonstration, puis le n° 21.10, « Factorialité des anneaux locaux réguliers », et le début de la preuve du théorème 21.10.1 (un anneau local régulier est factoriel). Le texte est publié et n'est pas restitué ici. Sa main y ajoute, en marge, « Créditer Kaplansky de la démonstration ici », et au-dessus du théorème « (Auslander-Buchsbaum) » ; il corrige un renvoi (« (5.11.6) » devient « I 9.4.5 »), biffe une proposition et numérote une résolution (21.10.1.1). Le feuillet n'est pas un brouillon de ce dossier ; sa présence est compatible avec la datation du groupe, mais ne date rien34 .

11–11

VII. Le site des schémas finis et les faisceaux formels (pages 11, 13, 17 et 20)

Quasi-cohérence sur les schémas finis (page 11)

Soient \(k\) un corps algébriquement clos, \(S = X = \mathrm{Spec}\, k\). La page fixe trois classes : \(S_0\), les schémas étales de type fini sur \(X\) ; \(\mathfrak{S}\), les schémas de type fini sur \(S\) ; \(\mathfrak{M}\), les immersions ouvertes35 .

La catégorie \(\mathcal{C}\) est celle des schémas finis sur \(k\), avec la topologie de Zariski. Un schéma fini est réunion disjointe de spectres d'anneaux locaux artiniens, et ses recouvrements de Zariski sont ses décompositions en parties ouvertes et fermées ; un faisceau sur \(\mathcal{C}\) est donc un foncteur \(\Lambda \mapsto F(\Lambda)\) sur les \(k\)-algèbres finies qui transforme produits finis en produits36 . Les faisceaux quasi-cohérents sur \(\mathrm{Spec}\, \Lambda\) sont les \(\Lambda' \mapsto M \otimes_\Lambda \Lambda'\), pour \(M\) un \(\Lambda\)-module ; ceux de présentation finie correspondent aux \(M\) de type fini.

Mais le noyau d'un morphisme de faisceaux quasi-cohérents n'est pas quasi-cohérent. Pour \(u \colon \mathcal{O}_\Lambda^{\,n} \to \mathcal{O}_\Lambda\) défini par \(u_1, \ldots, u_n \in \Lambda\), le faisceau \(\Lambda' \mapsto \mathrm{Ker}\bigl(u_{\Lambda'} \colon \Lambda'^{\,n} \to \Lambda'\bigr)\) n'est pas en général \(\Lambda' \mapsto (\mathrm{Ker}\, u) \otimes_\Lambda \Lambda'\) : « manque de platitude ». Exemple, de nous : \(\Lambda = k[\varepsilon]\), \(n = 1\), \(u = \varepsilon\) ; \(\mathrm{Ker}\, u = \varepsilon \Lambda\), mais pour \(\Lambda' = k\) le noyau de \(u_k = 0\) est \(k\) tout entier, alors que \((\varepsilon\Lambda) \otimes_\Lambda k \to k\) est nul.

Le bas de la page porte des croquis au crayon qui reprennent les pages 3 et 4 (« \(U \cap T_y\) dense dans \(T_y\) »), sans rapport avec ce qui précède.

13–13

Faisceaux formels (pages 13 et 17)

Soit \(\mathcal{O}\) le faisceau d'anneaux standard sur \(\mathcal{C}\) et \(F\) un \(\mathcal{O}\)-module quasi-cohérent. Alors \(F\) induit sur chaque \(\mathcal{M}_{/T}\) un faisceau quasi-cohérent, de façon cartésienne en l'objet variable \(T_0 \to T\)37 . On obtient ainsi un « faisceau formel » sur le complété formel \(\widehat{Z}\) d'un schéma \(Z\) le long de \(X\), pour \(\delta \colon X \to Z\), et l'on annonce \[ H^*(\mathcal{C}_{/\delta}, F) \simeq H^*(\widehat{Z}, F|_{\widehat{Z}}) , \] le second membre étant calculé dans la catégorie des systèmes projectifs adiques sur \(\widehat{Z}\). La page marque la formule « à vérifier » ; le dossier ne la vérifie pas.

17–17

Les groupes explicités (page 17)

La page 17 explicite ces groupes. Si \(\delta\) est dans \(\mathcal{N}\), c'est-à-dire \(Z \in \mathrm{Ob}\, \mathfrak{S}\), la catégorie \(\mathcal{C}_{/\delta}\) des carrés cartésiens au-dessus de \(X \to Z\) est équivalente à \(\mathcal{M}_{/Z}\) munie de la topologie induite, et l'on trouve, pour les voisinages infinitésimaux \(X^{(i)}_n\) supposés dans \(\mathfrak{S}\), la suite exacte \[ 0 \to {\varprojlim_n}^{1} H^{q-1}(X^{(i)}_n, F) \to H^q(X^{(i)}, F) \to \varprojlim_n H^q(X^{(i)}_n, F) \to 0 \] (les groupes de droite étant pris pour la topologie de \(\mathcal{M}\) sur \(\mathcal{C}\))38 .

20–20

La suite de Milnor (page 20)

La page 20 démontre cette suite dans un cadre général. Soient \(S_0 \subset S_1 \subset \cdots\) et \(S_\infty\) leur limite, \(F\) un faisceau, et \(C^{\cdot}(F)\) une résolution injective de \(F\) ; ses restrictions sont des résolutions injectives des \(F_{S_i}\), et \[ \Gamma\bigl(S_\infty, C^{\cdot}(F)\bigr) = \varprojlim_i \Gamma\bigl(S_i, C^{\cdot}(F)\bigr) , \] le système projectif étant strict, c'est-à-dire à flèches de transition surjectives. Il en résulte que \(H^n(S_\infty, F) \to \varprojlim H^n(S_i, F)\) est surjectif, et bijectif si le système des \(H^{n-1}(S_i, F)\) vérifie la condition de Mittag-Leffler. En général, on a une suite spectrale \(E_2^{pq} = {\varprojlim_i}^{(p)} H^q(S_i, F) \Rightarrow H^{p+q}(S_\infty, F)\), et comme \({\varprojlim}^{(p)} = 0\) pour \(p \geqslant 2\), des suites exactes \[ 0 \to {\varprojlim_i}^{1} H^{n-1}(S_i, F) \to H^n(S_\infty, F) \to \varprojlim_i H^n(S_i, F) \to 0 . \] C'est la suite exacte de Milnor39 . La page s'arrête sur « Dans le cas qui nous occupe, il vient : ».

21–22

VIII. Foncteurs sur les schémas finis (pages 21 à 23)

La chemise de la page 21 porte « Foncteurs sur morphismes non ramifiés, étales … »40 .

Le lemme (page 22)

Lemme. Soient \(S\) un préschéma localement noethérien, \(\mathcal{C}\) la catégorie des préschémas finis sur \(S\), et \(F\) un foncteur contravariant de \(\mathcal{C}\) dans les ensembles. On suppose :

Alors la suite \(F(Y) \to F(X) \rightrightarrows F(X \times_Y X)\) est exacte pour tout épimorphisme \(X \to Y\) de \(\mathcal{C}\)41 .

Démonstration. Elle repose sur le fait, que la page utilise sans le démontrer, que tout épimorphisme de \(\mathcal{C}\) est composé d'un nombre fini d'épimorphismes effectifs42 . Par (ii), chaque facteur induit une injection, donc \(F(Y) \to F(X)\) est injectif pour tout épimorphisme. On raisonne par récurrence sur le nombre \(n\) de facteurs ; pour \(n = 1\), c'est (ii). Si \(n > 1\), on écrit \[ X \xrightarrow{\ u'\ } X' \xrightarrow{\ u''\ } Y , \] \(u'\) composé de \(n - 1\) épimorphismes effectifs, \(u''\) effectif. Soit \(\xi \in F(X)\) dont les deux images dans \(F(X \times_Y X)\) sont égales. A fortiori ses deux images dans \(F(X \times_{X'} X)\) le sont, et par récurrence \(\xi\) provient d'un \(\xi' \in F(X')\). Il reste à voir que les deux images de \(\xi'\) dans \(F(X' \times_Y X')\) coïncident ; comme elles s'envoient sur les deux images de \(\xi\), il suffit que \[ F(X' \times_Y X') \to F(X \times_Y X) \] soit injectif. La page s'arrête là43 . C'est le corollaire de la page 23 qui fournit ce qui manque : \(X \times_Y X \to X' \times_Y X'\) est surjectif, comme produit de deux morphismes surjectifs, et son argument n'utilise que l'injectivité déjà acquise, si bien qu'il n'y a pas de cercle44 .

23–23

Le corollaire et les sous-schémas abéliens (page 23)

Corollaire. Sous (i) et (ii), si \(u \colon X \to Y\) est surjectif, alors \(F(Y) \to F(X)\) est injectif. En effet, par (i) et le carré \[ \begin{array}{ccc} F(Y) & \longrightarrow & F(X) \\ \downarrow & & \downarrow \\ F(Y_{\mathrm{red}}) & \longrightarrow & F(X_{\mathrm{red}}) \end{array} \] on se ramène à \(X\) et \(Y\) réduits ; alors \(u\) est un épimorphisme de \(\mathcal{C}\), et l'on a déjà vu que \(F(Y) \to F(X)\) est injectif45 .

Proposition (cas particulier). Soient \(S\) localement noethérien, \(A\) un schéma abélien sur \(S\), et pour \(S'\) fini sur \(S\), \(F(S')\) l'ensemble des sous-schémas abéliens de \(A' = A \times_S S'\). Si \(S' \to S\) est un épimorphisme, la suite \[ F(S) \to F(S') \rightrightarrows F(S'') , \qquad S'' = S' \times_S S' , \] est exacte46 . La condition (i) du lemme résulte de la rigidité : un sous-schéma abélien est déterminé par sa réduction ; la condition (ii) résulte de la théorie de la descente.

La page commence un « Corollaire » (d'abord « Proposition »), dont la parenthèse porte un nom biffé et un autre, illisibles, et annonce un « Énoncé analogue pour les … abéliens ». L'énoncé s'arrête là, et le dossier avec lui.

Notes

  1. À la page 2, « univ. injectif rel/\(S\) » et « de prés. finie sur \(S\) » ; à la page 15, les changements de base \(S' \to S\). Rien ne distingue là \(S\) de \(Y\). ↩
  2. Page 1, feuillet de garde ; le mot lu « lemme » est repassé ou surchargé. ↩
  3. « rétrocompact » est ajouté au crayon, encerclé, et sa lecture est peu sûre. L'hypothèse est nécessaire : elle rend \(i \colon U \to X\) quasi-compact, donc \(i_*\) conserve la quasi-cohérence, et c'est ce qui fait de \(G\) ci-dessous un module quasi-cohérent. ↩
  4. La page écrit « univ. injectif rel/\(S\) » et, au-dessus, « [\(G \to i_*(G_U)\) » ; la formulation par changement de base est la nôtre. Dans le vocabulaire d'EGA IV, § 11.10, elle dit que \(U\) est universellement \(G\)-schématiquement dense relativement à \(Y\). ↩
  5. La page écrit « Il faux et suffit » (deux mots au crayon, peu sûrs) : nous lisons « il faut et il suffit ». L'énoncé exact que nous donnons est celui d'EGA IV, 11.10.9–11.10.10, cité de mémoire ; la page n'y renvoie pas. ↩
  6. Note écrite en long dans la marge gauche, barrée de traits obliques, au début illisible. ↩
  7. La marge renvoie à SGA 1, VIII (descente fidèlement plate). Justification, de nous : la formation de \(i_*\) et celle d'une image commutent au changement de base plat (c'est encore la rétrocompacité de \(U\) qui sert) ; la platitude sur \(Y\) et l'injectivité descendent par fidèle platitude, et les changements de base \(Y'' \to Y\) préservent la fidèle platitude de \(X' \to X\). ↩
  8. L'énoncé est coupé au bas de la page 2 (« Suppo… ») et repris en haut de la page 3. L'alternative des hypothèses vient d'une note au crayon de la page 2 (« Il faut supposer ici \(Y' \to Y\) fini … ou alors de prés. finie ») et du début de la page 3. Le lemme n'est pas démontré dans le dossier. ↩
  9. Vérification de nous : deux morphismes \(Y \rightrightarrows Z\) qui coïncident sur \(Y'\) coïncident sur le point de \(Y\), donc tombent dans un même ouvert affine de \(Z\), et sont alors déterminés par des homomorphismes d'anneaux à valeurs dans \(A\), que l'injectivité sépare. ↩
  10. Le mot qui suit « géom. » est illisible à la page 3 ; la page 4 (« à fibres formelles géom. normales ») et le corollaire 1.5 le donnent. « en tout pt de \(X - U\) » est une note encadrée de la marge. « Lemme » est biffé sous « Théorème », et « Néc. Suff. » est ajouté au crayon. ↩
  11. La page énonce (a) en termes de points : pour tout \(x \in X_y - U_y\) qui spécialise \(x'\), il existe un point \(x_1 \in U_y\) qui spécialise \(x'\) et généralise \(x\). Les deux formes sont équivalentes (de nous) : dans un espace noethérien, un point est dans l'adhérence d'un ouvert de \(T_y\) si et seulement s'il spécialise un point de cet ouvert. La forme par densité est celle des pages 11, 14 et 16. Les ajouts en interligne qui précisent les quantificateurs sont serrés et en partie superposés. ↩
  12. La fin de (b) et le début de (c) sont très surchargés à la page 3, qui semble écrire « \(f\) loc. de t. finie » et « les \(Y_i \to Y'\) finis ». L'alternative que nous donnons est celle de la mise au net de la page 16 et du lemme 1.3, auquel (c) sert à se ramener. ↩
  13. Le renvoi « IV 12.1.1.5 » est net ; la phrase qui le suit est en grande partie illisible. Nous n'avons pas vérifié ce que dit ce numéro. Le raisonnement esquissé à la page 14 est le suivant : si \(G\) est plat sur \(Y\), un point maximal de \(T_y\) est associé à \(G_y\) (renvoi « EGA IV 12.2 »), donc dans \(U_y\) si \(G\) est une solution. ↩
  14. La reconstruction des liaisons est de nous ; les étapes et les formules sont celles des pages 3 et 4, et la page 19 reprend la réduction par la descente fpqc, l'hensélisé et le complété. ↩
  15. C'est ici que sert l'hypothèse sur les fibres formelles : pour un anneau local hensélien à fibres formelles géométriquement normales, les fibres formelles sont géométriquement intègres (EGA IV, § 18.9, cité de mémoire). La page dit « fibres (géom.) intègres », « (géom.) » ajouté. ↩
  16. La conclusion de la page est la version localisée ; la remarque qu'on a l'isomorphisme global est de nous. Une parenthèse peu lisible sous la conclusion mentionne \(\widehat{M}_{\mathfrak{p}}\). ↩
  17. Avec un croquis : une courbe \(X\) au-dessus d'une droite \(Y\). La première ligne du contre-exemple, « (l'ouvert i-fini est \(\simeq\)) », est une lecture peu sûre. ↩
  18. Une note encerclée, reliée à « trait », porte « inutile si les \(\mathcal{O}_{Y,y}\) réduits ». Il n'est pas clair qu'elle porte sur les traits plutôt que sur les bases artiniennes : le corollaire 1.6, qui suppose justement les \(\mathcal{O}_{Y,y}\) réduits, ne garde que les traits. Nous ne tranchons pas. ↩
  19. Nous ne donnons de cette page que ce que la note de la transcription en dit. Aucune intervention de Grothendieck n'y est sûre. ↩
  20. Le mot lu « univoque » devant « condition » est peu sûr. Le point d'interrogation après le renvoi est de la page. L'équivalence est celle que nous avons citée pour 1.1. ↩
  21. L'enchaînement est de nous. Il n'utilise que des énoncés du dossier : la page 19, le lemme 1.3, la condition (c). ↩
  22. Sur la page, une double flèche entre \(Y'\) et \(Y''\) et une triple entre \(Y''\) et \(Y'''\) : c'est le début du complexe de descente. ↩
  23. Nous rapportons donc l'énoncé sans l'asserter. La page ajoute qu'il suffit que \(\mathcal{O}_{Y,f(x)}\) ait des fibres formelles géométriquement normales : c'est une instance de la permanence des propriétés des fibres formelles par passage aux algèbres de type fini (EGA IV, § 7.4, cité de mémoire, sans vérification des hypothèses exactes). Une note de marge, encerclée et barrée, lit « S-M \(G = X\) ? ». ↩
  24. Deux notes au crayon dans la marge : « 1.5 ? …, mais sans hypothèse du type de 1.4 a) », et « Fait double emploi avec 1.7, sauf qu'on a fait d'hyp. « de type fini » ». ↩
  25. La parenthèse est en partie illisible (« cf. … de type fini sur \(\mathrm{Spec}\, \mathbb{Z}\) »). L'exemple est exact : un anneau essentiellement de type fini sur \(\mathbb{Z}\) est excellent, ses fibres formelles sont géométriquement régulières, a fortiori normales. ↩
  26. « NB Dans cette condition b) l'hypothèse de platitude devient triviale, seule la question des \(\mathrm{Ass}\, G'_{y'}\) … est sérieuse ». C'est exact (de nous) : sur un trait, plat veut dire sans torsion ; or \(G \subset i_*(G_U)\), et \(i_*(G_U)\) est sans torsion puisque \(G_U\) l'est. ↩
  27. La conclusion de la page 7 est barrée et lue en partie seulement ; « normal » y est d'abord biffé. Nous donnons la conclusion de la remise au net de la page 10, qui dit « normal », i.e. « plat à fibres géom. normales ». Une note de marge propose de remplacer b) par « \(f\) universellement ouvert au voisinage de \(x\) », une autre remarque que, si \(X\) et \(Y\) sont localement noethériens, on doit pouvoir se passer de la présentation finie moyennant des hypothèses d'excellence. ↩
  28. La numérotation (i), (i bis), (ii), (iii), (iiii bis) est celle de la page ; (iii) et une partie de (iiii bis) sont illisibles. Ce corollaire est rapporté, non asserté. ↩
  29. La page 9 porte « 7 » dans sa numérotation, surchargeant un « 8 » : le feuillet dactylographié a été glissé là. ↩
  30. La lettre notée \(U\) est une capitale surchargée, entre \(U\) et \(V\). ↩
  31. Deux lignes y sont écrites tête-bêche et ne sont pas lues. En marge : « Lemme à dégager », souligné deux fois ; « On peut procéder par récurrence sur \(\dim Y\) », barré ; et, au crayon, « Le critère valuatif nous ramène au cas où \(Y\) est le spectre d'un anneau de val. discrète ». ↩
  32. La page écrit « voisinage ouvert \(U\) de \(X\) » pour « de \(x\) ». ↩
  33. Les indices \(y'_0\) de la page sont peu sûrs, et la phrase « donc \(\overline{(\ )}\) (adh. sch.) \(= X'_{y'_0}\) » est écrite serrée. Le lemme de Hironaka n'est pas énoncé dans le dossier ; sous sa forme usuelle (EGA IV 5.12.8, cité de mémoire), il dit qu'un schéma plat sur un trait, à fibre générique normale, dont la fibre spéciale est réduite à ses points génériques et de partie réduite normale, a une fibre spéciale normale. ↩
  34. Le numéro de page dactylographié, IV-1131, est complété à la main et lu avec doute. ↩
  35. La glose de \(S_0\), lue « revêtements locaux », est peu sûre ; les lettres \(\mathfrak{S}\), \(\mathfrak{M}\) sont des capitales de forme gothique. ↩
  36. La justification est de nous. La page ajoute, peu lisiblement, « & connexes » : si l'on se borne aux schémas finis connexes, la condition de faisceau disparaît. ↩
  37. Note de marge : « à vérifier ». Les petits \(X\) surmontant les flèches sont peu sûrs, et une grande partie du second paragraphe de la page 13 est illisible. ↩
  38. L'exposant du premier terme se lit \(q\) sur la page, dans une formule encadrée et surchargée ; c'est \(q - 1\) qui est juste, et c'est ce qu'écrit la page 20. ↩
  39. L'annulation de \({\varprojlim}^{(p)}\) pour \(p \geqslant 2\) suppose le système indexé par \(\mathbb{N}\), ou par un ensemble dénombrable ; la page ne le dit pas, mais ses indices sont des entiers. La page écrit \(C^{\cdot}(F)_{S_\infty}\) et \(C^{\cdot}(F)_{S_i}\) pour les restrictions ; le nom de Milnor n'y figure pas. ↩
  40. Encre brune, en haut à droite d'un feuillet par ailleurs blanc. Un mot est biffé après « Morphismes » ; la note de marge de la page 22, « Avec morphismes non ramifiés », appuie les lectures « non » et « ramifiés ». ↩
  41. La condition (i) primitive est biffée ; la condition actuelle est ajoutée en interligne, « injectif » à l'encre brune. « Exacte » s'entend au sens des ensembles : \(F(Y)\) s'identifie à l'égalisateur des deux flèches. ↩
  42. Le dossier 128 du même groupe étudie, pages 12 à 18, des extensions finies \(A \subset A'\) d'anneaux locaux et l'exactitude de \(A \to A' \rightrightarrows A' \otimes_A A'\) ; le rapprochement est de nous, et nous ne savons pas si ce fait est vrai en toute généralité. ↩
  43. La dernière ligne, serrée au bas du feuillet, s'arrête sur « lui-même conséquence … ceci ». La page écrit d'abord \(X'_1\), puis \(X'\). Le diagramme de la marge, que nous ne reproduisons pas, montre \(F(Y) \to F(X') \to F(X)\) au-dessus de \(F(X' \times_Y X') \to F(X \times_Y X) \to F(X \times_{X'} X)\). ↩
  44. Cet enchaînement est de nous. ↩
  45. Pourquoi \(u\) est alors un épimorphisme (de nous) : \(Y\) étant réduit et \(u\) surjectif, \(\mathcal{O}_Y \to u_*\mathcal{O}_X\) est injectif ; comme les objets de \(\mathcal{C}\) sont affines sur \(S\), deux morphismes de \(Y\) vers un objet de \(\mathcal{C}\) qui coïncident sur \(X\) coïncident. Le carré est en marge, à l'encre brune. ↩
  46. « abélien » et « abéliens » sont des lectures peu sûres. La page écrit « pour tout \(S'\) sur \(S\) » ; le lemme ne s'applique qu'à \(S'\) fini sur \(S\), et nous l'ajoutons. Elle écrit aussi « \(0 \to F(S) \to \cdots\) », que nous lisons comme l'injectivité de \(F(S) \to F(S')\). ↩