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    <fileDesc>
      <titleStmt>
        <title>Fonds Grothendieck, cote n° 125, pages 1–8 — transcription</title>
        <author>Alexandre Grothendieck</author>
        <respStmt>
          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne (<date when="2026-08-30">2026-08-30</date>)</resp>
          <name xml:id="pass" type="model">Opus 5 (claude-opus-5)</name>
        </respStmt>
        <respStmt>
          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">grothendieck.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
        </respStmt>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Édition de démonstration</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-09-25">2026-09-25</date>
        <availability status="restricted">
          <p>Le fonds Alexandre Grothendieck est sous droits. Cette transcription
          est une édition de démonstration, non autorisée, produite par une
          machine et non vérifiée ; aucune image du fonds n'est reproduite. La
          source LaTeX dont ce fichier dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project.</p>
        </availability>
        <ref target="https://grothendieck.commutator.io/">https://grothendieck.commutator.io</ref>
      </publicationStmt>
      <sourceDesc>
        <msDesc>
          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Montpellier</settlement>
            <repository>Université de Montpellier</repository>
            <collection>Fonds Alexandre Grothendieck (archives mathématiques, 1949–1991)</collection>
            <idno type="cote">125</idno>
          </msIdentifier>
          <head>Dualité projective : notes manuscrites (s.d.)</head>
          <msContents>
            <summary>Pages 1 à 8 de la cote, dans la
            numérotation des archivistes (crayon, en bas à gauche de chaque
            page) ; lot 1 de vingt pages.
            Les pages absentes de la transcription ne portent pas de
            mathématiques et sont omises ; le saut dans la numérotation en est
            le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          <history><origin><origDate>[avant 1970]</origDate><note>Datation de l'inventaire de l'Université de Montpellier, reproduite telle quelle ; les crochets sont ceux des archivistes.</note></origin></history>
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://grothendieck.umontpellier.fr/125.pdf">https://grothendieck.umontpellier.fr/125.pdf</ref>
                <note>Fac-similé numérique de l'Université de Montpellier. Sa
                première page est une feuille de garde générée par
                l'université : la page <hi rend="italic">n</hi> des archivistes
                est la page <hi rend="italic">n</hi>+1 du PDF, et l'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> tient compte de ce décalage.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription mathématique du fonds, une passe de vingt pages par
        conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe-grothendieck</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\add</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> ; <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi>.</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="grothendieck-tei" version="1">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project">https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
    </encodingDesc>
    <profileDesc>
      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="2026-08-30" who="#pass">Première passe de transcription.</change>
      <change when="2026-09-25" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="1">
<div type="section">
<head>Dualité locale et dualité <del><gap reason="illegible"/></del> projective</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">titre de sa main, sur le premier feuillet, qui ne porte rien d'autre : le
feuillet est une chemise et ne reçoit donc pas de <hi rend="monospace">page</hi>. Un mot est
biffé d'un pâté d'encre entre <hi rend="italic">dualité</hi> et <hi rend="italic">projective</hi> et ne se
laisse pas lire. L'inventaire de Montpellier ne retient que
« Dualité projective » : la chemise porte donc
un titre plus long que le catalogue</note></p>
<pb n="2" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/125.pdf#page=3"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">ce feuillet n'est pas une rédaction mais une carte : six énoncés encadrés,
reliés par des équivalences verticales, chacune annotée de ce qui la justifie.
On le lit de haut en bas dans la colonne de gauche, la colonne de droite
donnant à chaque étage la réduction au cas <formula notation="TeX">F = \mathcal{O}(n)</formula>, <formula notation="TeX">n</formula> grand.
Les chapeaux désignent le complété formel le long de <formula notation="TeX">Y</formula></note></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">\mathbf{P}^{n} \supset X^{r} \supset Y^{m}, \qquad r &gt; m &gt; 0</formula></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">H^{p}_{Y}(X, F) = 0 \quad \text{pour } p &gt; \ill{}</formula></p>
<p><formula notation="TeX">X</formula> de dimension <formula notation="TeX">r</formula>.</p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">H^{p}(X^{r}, F) \longrightarrow H^{p}(X^{r} - Y, F) \longrightarrow
  H^{p+1}_{Y}(X^{r}, F)</formula></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">la suite exacte de cohomologie locale, qu'il marque d'une astérisque : c'est
elle qui fait passer d'un étage à l'autre de tout ce qui suit</note></p>
<p>Premier encadré :
<formula notation="TeX" rend="display">H^{p}(X^{r} - Y, F) = 0 \quad \text{pour } p \geqslant m</formula>
et, à droite, sa réduction :
<formula notation="TeX" rend="display">H^{p}(X - Y, \mathcal{O}(n)) = 0 \quad \text{pour } n \text{ grand},\ p \geqslant m .</formula></p>
<p>Deuxième encadré :
<formula notation="TeX" rend="display">H^{p}_{Y}(X^{r}, F) \longrightarrow H^{p}(X^{r}, F) \quad
  \begin{cases}
    \text{bijectif pour } p &gt; m \\
    \text{surjectif pour } p = m
  \end{cases}</formula>
et, à droite : <unclear>réduit à</unclear> bijectif pour <formula notation="TeX">F = \mathcal{O}(n)</formula>,
<formula notation="TeX">n</formula> grand.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">sous cet encadré de droite, accolé d'un trait :
« N.B. Le cas <formula notation="TeX">p = m</formula> peut être omis, car
<formula notation="TeX">H^{m}(X^{r}, \mathcal{O}(-n)) = 0</formula> pour <formula notation="TeX">n</formula> grand »</note></p>
<p>Troisième encadré, relié au deuxième par une équivalence portant, entourée, la
mention « dualité » :
<formula notation="TeX" rend="display">\mathrm{Ext}^{q}_{\mathcal{O}_{\hat{X}^{r}}}
    \!\left(\hat{X}^{r}, \hat{F}, \hat{\Omega}^{r}_{X^{r}/k}\right)
  \;\xleftarrow{\ \sim\ }\;
  \mathrm{Ext}^{q}_{\mathcal{O}_{X^{r}}}
    \!\left(X^{r}, F, \Omega^{r}_{X^{r}/k}\right)</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{cases}
    \text{bijectif pour } q &lt; r - m \\
    \text{injectif pour } q = r - m
  \end{cases}</formula></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">c'est le pivot du feuillet : l'annulation de la cohomologie de <formula notation="TeX">X - Y</formula>
en degrés <formula notation="TeX">\geqslant m</formula> et la comparaison des Ext à valeurs dans
<formula notation="TeX">\Omega^{r}</formula> le long du complété formel sont le même énoncé, lu des deux
côtés de la dualité</note></p>
<p>Quatrième encadré :
<formula notation="TeX" rend="display">H^{q}\!\left(X^{r}, \Omega(n)\right) \longrightarrow
  H^{q}\!\left(\hat{X}^{r}, \hat{\mathcal{O}}(n)\right) \quad
  \begin{cases}
    \text{bijectif pour } q &lt; r - m \\
    \text{injectif pour } q = r - m
  \end{cases}
  \quad n \text{ grand}</formula></p>
<p>Cinquième encadré :
<formula notation="TeX" rend="display">H^{q}(X^{r}, F) \longrightarrow H^{q}(\hat{X}^{r}, \hat{F}) \quad
  \begin{cases}
    \text{bij. pour } q &lt; r - m \\
    \text{inj. pour } q = r - m
  \end{cases}
  \quad \text{pour } F \text{ loc. libre}</formula></p>
<p><note type="authorial" place="margin"><formula notation="TeX">H^{p}(X^{r}, \mathcal{O}(n)) \xrightarrow{\ \sim\ }
H^{p}(\hat{X}^{r}, \hat{\mathcal{O}}(n))</formula>, et
<formula notation="TeX">H^{i}(\hat{X}^{r}, \hat{\mathcal{O}}(n)) = 0</formula> pour <formula notation="TeX">n</formula> grand, <formula notation="TeX">0 &lt; i &lt; r-m</formula></note></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">note de sa main, entourée d'un trait, au bas du feuillet</note></p>
<p><note type="authorial" place="margin">N.B. <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">H^{p}(X^{r} - Y, \Omega(n)) = 0</formula> si <formula notation="TeX">0 &lt; p &lt; r-m</formula> <gap reason="illegible"/>
<formula notation="TeX">H^{p}(X^{r}, \Omega(n)) \longrightarrow H^{p}(X^{r} - Y, \Omega(n))</formula> <gap reason="illegible"/>
<formula notation="TeX">n &lt; r-1</formula></note></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">cette note court en diagonale au bas du feuillet, sur cinq ou six lignes,
et n'est lisible que par fragments</note></p>
<p><gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">[\,m = \dim Y\,]</formula> <gap reason="illegible"/></p>
<pb n="3" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/125.pdf#page=4"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">feuillet dactylographié, en tête « – III-18 – »,
annoté à la main et souligné au feutre jaune. La prose tapée est ici resserrée
sur ses énoncés et ses formules ; les mentions manuscrites sont données en
entier. La main qui annote est ronde et posée, et ne ressemble pas à celle des
feuillets 2, 4, 5, 7 et 8 ; l'édition ne décide pas à qui elle est</note></p>
<p>Le feuillet établit qu'une base <formula notation="TeX">(d_{i} \otimes 1)_{1 \leqslant i \leqslant n}</formula>
de <formula notation="TeX">D \otimes_{C} C_{y}</formula> peut être prise formée de restrictions de sections de
<formula notation="TeX">\mathcal{O}_{X}</formula> <hi rend="italic">au-dessus de <formula notation="TeX">X</formula></hi>. Le préschéma <formula notation="TeX">f^{-1}(y)</formula> a un espace
de base formé d'un nombre fini de points <formula notation="TeX">x_{j}</formula>
(<formula notation="TeX">1 \leqslant j \leqslant m</formula> ; II, 2, 7, prop. 17) formant un sous-espace
<hi rend="italic">discret</hi> de <formula notation="TeX">f^{-1}(U)</formula> ; l'algèbre <formula notation="TeX">D \otimes_{C} C_{y}</formula>, qui est
l'anneau de ce schéma affine, est donc composée directe des sous-algèbres
<formula notation="TeX">\mathcal{O}_{x_{j}}</formula> (I, 2, 7, prop. 19 et I, 4, 1, prop. 4).</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">la prose intermédiaire, sur les <formula notation="TeX">f_{j} \in \Gamma(X, \mathcal{O}_{X}) = B</formula>
tels que <formula notation="TeX">x_{j} \in X_{f_{j}} \subset f^{-1}(U)</formula>, sur l'entier <formula notation="TeX">q</formula> pour lequel
<formula notation="TeX">d_{i} f_{j}^{q}</formula> se prolonge en une section <formula notation="TeX">b_{i} \in B</formula> (I, 1, 4, th. 2) et
sur le fait que les <formula notation="TeX">b_{i} \otimes 1</formula> forment encore une base, est ici
résumée ; une phrase du tapuscrit est biffée à la machine et une autre à la
main</note></p>
<p>Cela étant, considérons l'homomorphisme
<formula notation="TeX">\Gamma(Y, \mathcal{O}_{Y}^{n}) \to \Gamma(X, \mathcal{O}_{X}) = B</formula> faisant
correspondre <formula notation="TeX">b_{i}</formula> au <formula notation="TeX">i</formula>-ème élément de base <formula notation="TeX">(0, \ldots, 1, \ldots, 0)</formula> de
<formula notation="TeX">\Gamma(Y, \mathcal{O}_{Y}^{n})</formula> ; cet homomorphisme définit évidemment un
homomorphisme de faisceaux
<formula notation="TeX" rend="display">u : A^{n} \longrightarrow B .</formula></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">cette formule est encadrée à la main sur le feuillet</note></p>
<p>Les faisceaux <formula notation="TeX">A^{n}</formula> et <formula notation="TeX">B</formula> sont quasi-cohérents sur <formula notation="TeX">Y</formula> (II, 1, 2, prop. 5),
donc cohérents, et il en est donc de même du noyau et du conoyau de <formula notation="TeX">u</formula>.</p>
<p><note type="authorial" place="margin">puisque <formula notation="TeX">Y</formula> est noethérien et <formula notation="TeX">B</formula> de type fini par hypothèse</note></p>
<p>Or, par construction, si <supplied resp="#pass">s est</supplied> une section de <formula notation="TeX">\mathrm{Ker}\,u</formula> ou de
<formula notation="TeX">\mathrm{Coker}\,u</formula> au-dessus d'un voisinage de <formula notation="TeX">y</formula>, le germe de <formula notation="TeX">s</formula> au point
<formula notation="TeX">y</formula> est nul, donc <formula notation="TeX">s</formula> est nulle dans un voisinage <supplied resp="#pass">de</supplied> <formula notation="TeX">y</formula> ; on en conclut
qu'il existe un voisinage ouvert <formula notation="TeX">V</formula> de <formula notation="TeX">y</formula> tel que la restriction <formula notation="TeX">u|V</formula> soit un
<hi rend="italic">isomorphisme</hi> <formula notation="TeX">A^{n}|V \to B|V</formula>.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass"><supplied resp="#pass">s est</supplied> est une correction manuscrite portée au-dessus de la ligne,
le tapuscrit ayant écrit « si une section »</note></p>
<p>Cela étant, en vertu du th. 2, il suffit de prouver que pour tout <gap reason="illegible"/></p>
<p><note type="authorial" place="margin"><gap reason="illegible"/></note></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">une seconde note manuscrite, de deux mots, court obliquement dans la marge
gauche à mi-feuillet ; elle est au crayon, très pâle, et ne se laisse pas lire.
Une croix au crayon marque en outre le haut de la marge</note></p>
<pb n="4" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/125.pdf#page=5"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">demi-feuillet : le bas en est arraché. C'est le dictionnaire de la
dualité, écrit sans un mot de prose</note></p>
<p><del><formula notation="TeX">X \subset</formula></del> <formula notation="TeX">\mathbf{P}^{r} \supset X \supset Y</formula></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">H^{p}_{Y}(X, F) \simeq H^{p}_{Y}(P, F) = \varinjlim\;
  \mathrm{Ext}^{p}\!\left(P; \mathcal{O}_{Y_{n}}, F\right)</formula></p>
<p>son dual est
<formula notation="TeX" rend="display">\left[\,H^{p}(X - Y, F) = \varinjlim\;
  \mathrm{Ext}^{p}\!\left(P; J^{n}, F\right)\,\right]</formula></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">\varprojlim\; \mathrm{Ext}^{r-p}\!\left(P; F,
  \mathcal{O}_{Y_{n}} \otimes \Omega^{r}_{P/k}\right)
  \;\xrightarrow{\ \sim\ }\;
  \mathrm{Ext}^{r-p}\!\left(\hat{Y}, \hat{F}, \hat{\Omega}^{r}_{P^{r}}\right)</formula></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">H^{p}_{Y}(X, F) \to H^{p}(X, F) \to H^{p}(X - Y, F) \to H^{p+1}_{Y}(X, F)</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\mathrm{Ext}^{r-p}_{\mathcal{O}_{P}}\!\left(\hat{Y}, \hat{F}, \hat{\Omega}^{r}\right)
  \leftarrow \mathrm{Ext}^{r-p}\!\left(P, F, \Omega^{r}\right)
  \leftarrow \varprojlim\; \mathrm{Ext}^{r-p}\!\left(P, F, J^{n}\Omega\right)
  \leftarrow</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\mathrm{Ext}^{r}</formula></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">les deux dernières lignes sont écrites l'une sous l'autre, terme à terme :
la seconde est le dual de la première, et le feuillet s'arrête sur
<formula notation="TeX">\mathrm{Ext}^{r}</formula> seul, là où la déchirure commence</note></p>
<pb n="5" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/125.pdf#page=6"/>
<p>Premier encadré, deux suites exactes écrites l'une sous l'autre, appariées
terme à terme :</p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small, nodes={font=\scriptsize}]
  \mathrm{Ext}^{i}(X, F, G) \arrow[r] \arrow[d, no head, "\times" description]
  &amp; \mathrm{Ext}^{i}(X', F', G') \arrow[r] \arrow[d, no head, "\times" description]
  &amp; \mathrm{Ext}^{i+1}(X, F, G) \arrow[d, no head, "\times" description] \\
  \mathrm{Ext}^{r-i}_{a}(X, G, F)
  &amp; \mathrm{Ext}^{r-i}(X', G', F') \arrow[l]
  &amp; \mathrm{Ext}^{r-1-i}(X, G, F) \arrow[l]
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">les traits verticaux ne sont pas des flèches : ce sont les croix par
lesquelles il note l'accouplement de dualité entre les deux lignes. L'indice
<formula notation="TeX">a</formula> des <formula notation="TeX">\mathrm{Ext}</formula> de la seconde ligne est une petite lettre que le feuillet
ne définit nulle part ; elle est reproduite telle quelle</note></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">\mathrm{Ext}^{i}_{Y}(X; F, G) = \varinjlim\; \mathrm{Ext}^{i}(X, F_{n}, G)</formula>
dual à
<formula notation="TeX" rend="display">\varprojlim\; \mathrm{Ext}^{r-i}_{a}(X, G, F_{n}) \simeq
  \mathrm{Ext}^{r-i}(\hat{X}, \hat{G}, \hat{F})</formula></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">\mathrm{Ext}^{i}_{Y'}(X'; F', G') = \varinjlim\; \mathrm{Ext}^{i}(X'; F'_{n}, G')</formula>
dual à
<formula notation="TeX" rend="display">\varprojlim\; \mathrm{Ext}^{r-1-i}(X', G', F'_{n})</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\mathrm{Ext}^{r-1-i}(\hat{X}', \hat{G}', \hat{F}') \;?</formula></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">le point d'interrogation est de sa main et porte sur l'identification
elle-même : le passage à <formula notation="TeX">X'</formula> est ce dont il n'est pas sûr</note></p>
<p>Second encadré, de nouveau apparié :</p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small, nodes={font=\scriptsize}]
  \mathrm{Ext}^{i}_{a}(X, F, G) \arrow[r]
  &amp; \mathrm{Ext}^{i}_{Y}(X; F, G) \arrow[r] \arrow[d, no head, "\otimes" description]
  &amp; \mathrm{Ext}^{i}_{Y'}(X'; F', G') \arrow[d, no head, "\otimes" description] \\
  \mathrm{Ext}^{r-i}(\hat{X}, \hat{G}, \hat{F})
  &amp; \mathrm{Ext}^{r-i}_{a}(\hat{X}, \hat{G}, \hat{F}) \arrow[l]
  &amp; \mathrm{Ext}^{r-1-i}(\hat{X}', \hat{G}', \hat{F}') \arrow[l]
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">\mathrm{Ext}^{r-i}(\hat{X}, \hat{G}, \hat{F}) \simeq \mathrm{Ext}^{r-i}(X; G, F)</formula></p>
<p><del><formula notation="TeX">\mathrm{Ext}^{r-i}(X; G, F)</formula></del></p>
<p><note type="authorial" place="margin">plus général</note></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">deux régions de cet encadré sont entourées au trait, sans que le feuillet
dise ce que l'entourage retient</note></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">\mathrm{Ext}^{i}_{Y}(X; F, G) \longrightarrow \mathrm{Ext}^{i}_{Z}(X; F, G)
  \longrightarrow \mathrm{Ext}^{i}_{Z-Y}(X; F, G)</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\mathrm{Ext}^{r-1-i}_{a}\!\left(X_{/Y}; G_{/Y}, F_{/Y}\right) \longleftarrow
  \mathrm{Ext}^{r-1-i}_{a}\!\left(X_{/Z}; G_{/Z}, F_{/Z}\right) \longleftarrow</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">X_{/Y} \longrightarrow X_{/Z}</formula></p>
<pb n="6" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/125.pdf#page=7"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">second feuillet dactylographié, en tête « – III-5 – »,
annoté et souligné au feutre comme le précédent. Ce qu'il prouve — que la
cohomologie du complémentaire de <formula notation="TeX">V(f)</formula> se calcule par le complexe de Koszul de
la famille <formula notation="TeX">f</formula> — est exactement la machine dont les feuillets manuscrits se
servent, ce qui est la raison pour laquelle ces deux feuillets sont transcrits et
non passés</note></p>
<p><formula notation="TeX">C^{p}(\mathfrak{U}, F)</formula> étant le groupe des <formula notation="TeX">p</formula>-cochaînes <hi rend="italic">alternées</hi> de
Čech, relativement au recouvrement <formula notation="TeX">\mathfrak{U}</formula> et à coefficients dans <formula notation="TeX">F</formula>,
il résulte de ce qui précède que l'on peut écrire
<formula notation="TeX" rend="display">(11) \qquad C^{p}(\mathfrak{U}, F) = \varinjlim_{n}\; C^{p}_{n}(M) .</formula>
Or, avec les notations du n<hi rend="sup">o</hi> 1, <formula notation="TeX">C^{p}_{n}(M)</formula> s'identifie à
<formula notation="TeX">K^{p+1}(f, M)</formula>, et l'application <formula notation="TeX">\varphi_{mn}</formula> s'identifie à l'application
<formula notation="TeX">\varphi^{n-m}</formula> définie au n<hi rend="sup">o</hi> 1. On a donc, pour tout
<formula notation="TeX">p \geqslant 0</formula>, un isomorphisme canonique fonctoriel en <formula notation="TeX">M</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">(12) \qquad C^{p}(\mathfrak{U}, F) \;\xrightarrow{\ \sim\ }\;
  C^{p+1}\!\left((f), M\right) .</formula>
La formule (3) du n<hi rend="sup">o</hi> 1 montre en outre que ces isomorphismes
sont compatibles avec les opérateurs cobord. Il en résulte :</p>
<p><hi rend="bold">Proposition 2.</hi> Si <formula notation="TeX">X</formula> est <supplied resp="#pass">un préschéma</supplied> noethérien, ou
<del><gap reason="illegible"/></del> un schéma dont l'espace de base est quasi-compact, il existe
pour tout <formula notation="TeX">p \geqslant 1</formula> un isomorphisme canonique fonctoriel en <formula notation="TeX">F</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">(13) \qquad H^{p}(\mathfrak{U}, F) \;\xrightarrow{\ \sim\ }\;
  H^{p+1}\!\left((f), M\right) .</formula>
On a en outre une suite exacte fonctorielle en <formula notation="TeX">F</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">(14) \qquad 0 \to H^{0}\!\left((f), M\right) \to M \to
  H^{0}(\mathfrak{U}, F) \to H^{1}\!\left((f), M\right) \to 0 .</formula></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass"><supplied resp="#pass">un préschéma</supplied> est une addition manuscrite au-dessus de la ligne ;
elle corrige « si <formula notation="TeX">X</formula> est noethérien » en
« si <formula notation="TeX">X</formula> est un préschéma noethérien », et un
membre de phrase tapé est biffé à la machine juste après</note></p>
<p>Les relations (13) sont en effet évidentes d'après ce qui précède. D'autre part,
<del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">M = C^{0}((f), M)</formula> et <formula notation="TeX">C^{0}(\mathfrak{U}, F) = C^{1}((f), M)</formula>,
donc <formula notation="TeX">H^{0}(\mathfrak{U}, F)</formula> s'identifie au sous-groupe des <formula notation="TeX">1</formula>-cocycles de
<formula notation="TeX">C^{1}((f), M)</formula> ; la suite exacte (3) n'est autre alors que
<supplied resp="#pass">celle qui résulte de</supplied> la définition des groupes de cohomologie
<formula notation="TeX">H^{0}((f), M)</formula> et <formula notation="TeX">H^{1}((f), M)</formula>.</p>
<p><hi rend="bold">Corollaire.</hi> Supposons qu'il existe des
<formula notation="TeX">g_{i} \in \Gamma(\mathfrak{U}, \mathcal{O}_{X})</formula> tels que
<formula notation="TeX">\sum_{i=1}^{n} g_{i} f_{i} = 1</formula> <supplied resp="#pass">au-dessus de <formula notation="TeX">\mathfrak{U}</formula></supplied>. Alors, pour
tout faisceau quasi-cohérent <formula notation="TeX">G</formula> sur <formula notation="TeX">\mathfrak{U}</formula>, on a
<formula notation="TeX">H^{i}(\mathfrak{U}, G) = 0</formula> pour <formula notation="TeX">i &gt; 0</formula> ; si en outre <formula notation="TeX">X = \mathfrak{U}</formula>,
l'homomorphisme canonique <formula notation="TeX">M \to H^{0}(\mathfrak{U}, F)</formula> est bijectif.
<supplied resp="#pass">(les <formula notation="TeX">X_{f_{i}} = \mathfrak{U}_{i}</formula> étant par hypothèse quasi-compacts)</supplied></p>
<p>On peut en effet supposer <formula notation="TeX">X = \mathfrak{U}</formula>, et alors <formula notation="TeX">H^{i}((f), M) = 0</formula> pour
tout <formula notation="TeX">i \geqslant 0</formula> (n<hi rend="sup">o</hi> 1, cor. de la prop. 1) ; l'assertion
découle alors aussitôt de (13) et (14). On observera que <supplied resp="#pass">puisque</supplied>
<formula notation="TeX">H^{0}(\mathfrak{U}, F) = H^{0}(\mathfrak{U}, F)</formula>, on redémontre ainsi le <gap reason="illegible"/></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">les additions <supplied resp="#pass">au-dessus de <formula notation="TeX">\mathfrak{U}</formula></supplied>, <supplied resp="#pass">celle qui résulte de</supplied>,
<supplied resp="#pass">(pacts)</supplied> — abrégeant <hi rend="italic">quasi-compacts</hi> — et <supplied resp="#pass">puisque</supplied> sont toutes
manuscrites, portées au-dessus de la ligne ou en marge</note></p>
<pb n="7" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/125.pdf#page=8"/>
<p><del><formula notation="TeX">\mathrm{Ext}^{r-i}\!\left(\hat{P}, \Omega^{r}_{X_{P}}(-n)\right)</formula></del></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">H^{r-i}\!\left(\hat{P}, \Omega^{r}_{P}(-n)\right)</formula></p>
<p><del><formula notation="TeX">H^{p}(\hat{P},</formula></del>    <del><formula notation="TeX">H^{p}(\hat{P},</formula></del></p>
<p>Encadré :
<formula notation="TeX" rend="display">H^{i}\!\left(\hat{P}, \Omega^{r}_{P}(-n)\right) = 0 \quad \text{si } 0 &lt; i &lt; r-m</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">H^{r}\!\left(P, \Omega^{r}(-n)\right) \;\xrightarrow{\ \sim\ }\;
  H^{r}\!\left(\hat{P}, \hat{\Omega}^{r}(-n)\right)</formula>
pour <formula notation="TeX">n</formula> grand, <gap reason="illegible"/> et <gap reason="illegible"/> (en somme) les <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> remplaçant
<formula notation="TeX">\Omega^{r}_{P}</formula> par <formula notation="TeX">\mathcal{O}_{P}</formula> <gap reason="illegible"/></p>
<p><note type="authorial" place="margin"><formula notation="TeX">\Longleftrightarrow</formula> <formula notation="TeX">P - X</formula> est de dim. coh. <formula notation="TeX">r-m</formula>
[ et <gap reason="illegible"/> pour <gap reason="illegible"/> grand ]</note></p>
<p>Les schémas formels s'introduisent en <unclear>géométrie</unclear>.
<unclear>Je les groupe</unclear> de la façon suivante :</p>
<list rend="enumerate">
<label>1)</label><item>Techniquement, pour énoncer et prouver des th. généraux comme les
    deux th. fondamentaux des morphismes propres.</item>
<label>3)</label><item>En <unclear>théorie formelle</unclear> des Modules, <gap reason="illegible"/>
    <del><gap reason="illegible"/></del> une notion de familles <gap reason="illegible"/></item>
<label>2)</label><item>En théorie des Lefschetz – <unclear>Grauert</unclear>, <gap reason="illegible"/>
    <supplied resp="#pass">le plus <unclear>couramment</unclear></supplied> <gap reason="illegible"/> <hi rend="italic">relations</hi> entre une
    variété (projective, ou locale) et son complété formel le long d'une
    « section hyperplane ».</item>
<label>4)</label><item>En formalisme de dualité, les énoncés où les groupes de cohomologie
    <formula notation="TeX">H^{p}_{Y}(X, F)</formula> s'expriment par des <formula notation="TeX">\mathrm{Ext}</formula> ou <formula notation="TeX">H^{p}</formula> sur
    <formula notation="TeX">\hat{X}</formula> (complété formel le long de <formula notation="TeX">Y</formula>).</item>
</list>
<p><note type="editorial" resp="#pass">l'ordre est celui du feuillet, et il n'est pas croissant : l'item 3 est
écrit avant l'item 2, une flèche partant de la marge gauche le rappelle vers le
haut, et le <hi rend="italic">2</hi> de l'item 2 est entouré. Le nom qui suit
<hi rend="italic">Lefschetz</hi> est écrit d'une main rapide ; les lettres sont compatibles
avec <hi rend="italic">Grauert</hi>, que la matière rendrait naturel, mais le feuillet ne le
prouve pas</note></p>
<pb n="8" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/125.pdf#page=9"/>
<list rend="enumerate">
<label>5)</label><item>Théorie des groupes formels, où <unclear>les</unclear> th. <gap reason="illegible"/> la
    <gap reason="illegible"/> sont <gap reason="illegible"/> des schémas formels …</item>
</list>
<p>De plus, notons</p>
<list rend="enumerate">
<label>6)</label><item>Dans la théorie des types de <hi rend="italic">Greenberg</hi> – <hi rend="italic">Néron</hi>
    s'introduisent des schémas relatifs sur des <gap reason="illegible"/> anneaux, qui ne sont pas
    nécessairement <gap reason="illegible"/> des précédents …</item>
</list>
<p><note type="editorial" resp="#pass"><hi rend="italic">Greenberg</hi> et <hi rend="italic">Néron</hi> sont soulignés de sa main. Le feuillet
s'arrête là : les deux tiers inférieurs en sont blancs, et le programme des six
items n'a pas de suite dans le dossier</note></p>
</div>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
