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  <teiHeader>
    <fileDesc>
      <titleStmt>
        <title>Fonds Grothendieck, cote n° 12, pages 141–160 — transcription</title>
        <author>Alexandre Grothendieck</author>
        <respStmt>
          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne (<date when="2026-09-23">2026-09-23</date>)</resp>
          <name xml:id="pass" type="model">Opus 5.5 (claude-opus-5-5)</name>
        </respStmt>
        <respStmt>
          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">grothendieck.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
        </respStmt>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Édition de démonstration</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-09-25">2026-09-25</date>
        <availability status="restricted">
          <p>Le fonds Alexandre Grothendieck est sous droits. Cette transcription
          est une édition de démonstration, non autorisée, produite par une
          machine et non vérifiée ; aucune image du fonds n'est reproduite. La
          source LaTeX dont ce fichier dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project.</p>
        </availability>
        <ref target="https://grothendieck.commutator.io/">https://grothendieck.commutator.io</ref>
      </publicationStmt>
      <sourceDesc>
        <msDesc>
          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Montpellier</settlement>
            <repository>Université de Montpellier</repository>
            <collection>Fonds Alexandre Grothendieck (archives mathématiques, 1949–1991)</collection>
            <idno type="cote">12</idno>
          </msIdentifier>
          <head>Généralités (sous-groupes de Galois motiviques) (1964 ?) : notes manuscrites (s.d.), tapuscrit (s.d.)</head>
          <msContents>
            <summary>Pages 141 à 160 de la cote, dans la
            numérotation des archivistes (crayon, en bas à gauche de chaque
            page) ; lot 8 de vingt pages.
            Les pages absentes de la transcription ne portent pas de
            mathématiques et sont omises ; le saut dans la numérotation en est
            le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          <history><origin><origDate>1964-[vers 1971]</origDate><note>Datation de l'inventaire de l'Université de Montpellier, reproduite telle quelle ; les crochets sont ceux des archivistes.</note></origin></history>
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://grothendieck.umontpellier.fr/12.pdf">https://grothendieck.umontpellier.fr/12.pdf</ref>
                <note>Fac-similé numérique de l'Université de Montpellier. Sa
                première page est une feuille de garde générée par
                l'université : la page <hi rend="italic">n</hi> des archivistes
                est la page <hi rend="italic">n</hi>+1 du PDF, et l'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> tient compte de ce décalage.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription mathématique du fonds, une passe de vingt pages par
        conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe-grothendieck</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\add</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> ; <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi>.</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="grothendieck-tei" version="1">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project">https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
    </encodingDesc>
    <profileDesc>
      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="2026-09-23" who="#pass">Première passe de transcription.</change>
      <change when="2026-09-25" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="8">
<pb n="141" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/12.pdf#page=142"/><p><hi rend="bold">Le foncteur <formula notation="TeX">\mathcal{L}</formula> est pleinement fidèle</hi> (on se ramène
<unclear>au cas de la base</unclear> <formula notation="TeX">S = \operatorname{Spec} K</formula>).
<note type="editorial" resp="#pass">la lettre cursive nommant le foncteur, lue <formula notation="TeX">\mathcal{L}</formula>, est douteuse ;
elle désigne sans doute le foncteur introduit au lot précédent</note></p>
<p>L'image essentielle est <del><gap reason="illegible"/></del> <del>dans</del> formée des motifs
<formula notation="TeX">(M, E_{\xi}, \mu_{\xi})</formula> tels que <del>les</del> <formula notation="TeX">E_{t}</formula> <unclear>leur</unclear>
<unclear>génération</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>fournissent</unclear> <unclear>soit</unclear>
associé à un <hi rend="italic">schéma abélien</hi> sur <formula notation="TeX">S</formula>. Il faut voir aussi que <formula notation="TeX">M</formula> soit
effectif de poids 1, i.e. qu'il soit défini par un schéma abélien <formula notation="TeX">A_{K}</formula>
sur <formula notation="TeX">K</formula>. <del><gap reason="illegible"/></del> <del><gap reason="illegible"/></del>
<note type="editorial" resp="#pass">« <formula notation="TeX">A_{K}</formula> » est écrit en interligne au-dessus de « sur <formula notation="TeX">K</formula> »</note></p>
<p>La question si cette condition est suffisante revient à celle-ci : Soit <formula notation="TeX">A</formula> un
schéma abélien sur <formula notation="TeX">K</formula>, <del>de</del> tel que <formula notation="TeX">\forall \ell</formula>, <del>les</del>
<formula notation="TeX">T_{\ell}(A)</formula> soit non ramifié sur <formula notation="TeX">S_{\ell}</formula>, <unclear>dans</unclear> <formula notation="TeX">S</formula>.
<unclear>Est-ce</unclear> que si <formula notation="TeX">A</formula> a bonne réduction
<gap reason="illegible"/> (critère de <unclear>Ogg-Šafarevič</unclear>), <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">S</formula> est de
dim 1, ou si <formula notation="TeX">S</formula> de car. nulle (critère de <gap reason="illegible"/>), mais peut-être pas en
général [p.ex. <gap reason="illegible"/> <unclear>inégales</unclear> <unclear>caractéristiques</unclear>],
<unclear>pour</unclear> <formula notation="TeX">S</formula> local régulier de dim 2 d'inégales caractéristiques].
<note type="editorial" resp="#pass">l'interligne « (critère de Ogg-Šafarevič) » est d'une lecture très
douteuse : on devine « O?SS » puis « Chafarevich » ; il est rattaché par un
trait au « dim 1 » de la ligne suivante</note>
Pour faire un contre-exemple, il suffirait d'avoir un exemple d'un schéma
abélien <formula notation="TeX">A</formula> sur <formula notation="TeX">S</formula>, et d'un sous-groupe fini de <formula notation="TeX">A_{K}</formula> qui ne se prolonge pas
en un sous-groupe <hi rend="italic">fini et plat</hi> de <formula notation="TeX">A</formula>. S'il y a un tel exemple, il y en
aurait aussi avec un ordre premier …</p>
<p><hi rend="bold">Pb</hi> Avec la définition adoptée de motif lisse (en termes de celle de
isomotif lisse, comme un isomotif sur <formula notation="TeX">K</formula> « galoisien » <unclear>satisfaisant
simplement une</unclear> propriété de non-ramification pour les <formula notation="TeX">T_{\ell}</formula>) il ne semble
pas clair comment définir l'image inverse d'un motif (resp. d'un isomotif)
par <formula notation="TeX">S' \to S</formula>, par ex. les fibres <gap reason="illegible"/> sur <formula notation="TeX">S</formula>. Cette difficulté
<del><gap reason="illegible"/></del> <unclear>concerne</unclear> <gap reason="illegible"/> les isomotifs, et vaut déjà pour
ceux effectifs de poids 1.
<note type="editorial" resp="#pass">un double trait vertical de sa main, dans la marge gauche, borde tout ce
paragraphe</note></p>
<div type="section">
<head>Enveloppes pseudo-abéliennes de catégories multiplicatives
(Constructions abstraites de catégories de motifs)</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">titre inscrit de sa main en haut à droite d'un feuillet par ailleurs
vierge, la page 142, qui sert de chemise à la suite</note></p>
<pb n="143" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/12.pdf#page=144"/><p><hi rend="bold">Construction abstraite d'une théorie de motifs semi-simples.</hi></p>
<p>On part d'une catégorie <formula notation="TeX">\mathcal{V}</formula> <del><gap reason="illegible"/></del> additive<formula notation="TeX">{}^{*}</formula>, en
particulier <del><gap reason="illegible"/></del> les <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">\operatorname{Fl}(X,Y)</formula> sont
munis d'une structure de groupe abélien, les accouplements de composition
étant bilinéaires.
<del>[On se <gap reason="illegible"/> pour que <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> existe
un objet nul, <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> deux objets …]</del>
<note type="editorial" resp="#pass">un passage entre crochets, encadré et biffé de plusieurs traits obliques ;
on y lit « existe un objet nul » et « deux objets »</note>
On s'intéresse, pour toute catégorie <hi rend="italic">abélienne</hi> <formula notation="TeX">\mathcal{C}</formula>, aux
foncteurs <del><gap reason="illegible"/></del> « additifs » (i.e. commutant aux sommes finies<formula notation="TeX">{}^{2}</formula>,
<unclear>ou encore</unclear> <unclear>qui commutent aux produits finis</unclear>)
<formula notation="TeX" rend="display">H \colon \mathcal{V}^{\circ} \longrightarrow \mathcal{C}</formula>
et on cherche un foncteur universel de cette nature
<formula notation="TeX" rend="display">\underline{h} \colon \mathcal{V}^{\circ} \longrightarrow
  \mathcal{M}(\mathcal{V}) = \mathcal{M}</formula>
(<formula notation="TeX">\underline{h}</formula> foncteur additif dans une catégorie abélienne <formula notation="TeX">\mathcal{M}</formula>) tel
que pour toute catégorie abélienne <formula notation="TeX">\mathcal{C}</formula>, l'application
<formula notation="TeX" rend="display">T \longmapsto T \circ \underline{h} \colon\quad
  \operatorname{Fonc\,exacts}(\mathcal{M}, \mathcal{C}) \longrightarrow
  \operatorname{Fonc\,add}(\mathcal{V}^{\circ}, \mathcal{C})</formula>
soit bijective (ce qui caractérise <formula notation="TeX">\mathcal{M}</formula> à <del>équivalence</del>
isomorphisme près), ou le cas échéant, que
<formula notation="TeX" rend="display">\operatorname{Fonc\,exacts}(\mathcal{M}, \mathcal{C}) \longrightarrow
  \operatorname{Fonc\,add}(\mathcal{V}^{\circ}, \mathcal{C})</formula>
soit une équivalence de catégories (ce qui</p>
<pb n="144" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/12.pdf#page=145"/><p>caractérise <formula notation="TeX">\mathcal{M}</formula> à équivalence près). De plus on aimerait donner des
conditions moyennant lesquelles le foncteur <formula notation="TeX">\underline{h}</formula> est
<hi rend="italic">pleinement fidèle</hi>.
<note type="editorial" resp="#pass">la « <formula notation="TeX">\circ</formula> » en exposant de <formula notation="TeX">\mathcal{V}</formula> (catégorie opposée) est une
lecture : il écrit <formula notation="TeX">\mathcal{V}^{\circ}</formula> ou <formula notation="TeX">\mathcal{V}^{*}</formula>, et l'astérisque
de « additive<formula notation="TeX">{}^{*}</formula> » renvoie peut-être à la même marque ; « <formula notation="TeX">{}^{2}</formula> »
souligné renvoie à une note qui n'est pas sur la page</note></p>
<p>On va supposer que la structure <del>pré</del>additive sur <formula notation="TeX">\mathcal{V}</formula> peut
s'enrichir en une structure <hi rend="italic"><formula notation="TeX">\mathbf{Q}</formula>-linéaire</hi>
<note type="authorial" place="margin">i.e. en une structure d'anneau <hi rend="italic"><formula notation="TeX">k</formula>-linéaire</hi>,
i.e. <unclear>on a</unclear> <formula notation="TeX">\mathbf{Q} \to \operatorname{End}\operatorname{id}_{\mathcal{V}}</formula></note>
[N.B. si <formula notation="TeX">\mathbf{Q} = \mathbf{Q}</formula>, <unclear>cet enrichissement</unclear> est
évidemment unique et déterminé de façon unique]. On suppose que
<del><gap reason="illegible"/> les <gap reason="illegible"/> des <gap reason="illegible"/></del>
<del><formula notation="TeX">\operatorname{Fl}(X,Y)</formula> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> finis sur <formula notation="TeX">k</formula>, et</del>
que pour tout <formula notation="TeX">X</formula>, <formula notation="TeX">\operatorname{Fl}(X,X)</formula> est une algèbre <hi rend="italic">semi-simple</hi>
<unclear><hi rend="italic">de dim finie</hi></unclear> sur <formula notation="TeX">k</formula>. <unclear>Nous allons</unclear> alors construire
une catégorie <formula notation="TeX">\mathcal{M}^{\#}</formula> de la façon suivante. Un objet de
<formula notation="TeX">\mathcal{M}^{\#}</formula> est un couple <formula notation="TeX">(X, \pi)</formula>, où <formula notation="TeX">X \in \operatorname{Ob}\mathcal{V}</formula>,
<formula notation="TeX">\pi \in \operatorname{Fl}(X,X)</formula>, <formula notation="TeX">\pi^{2} = \pi</formula> (<formula notation="TeX">\pi</formula> est un <hi rend="italic">projecteur</hi>
de <formula notation="TeX">X</formula>). Un homomorphisme <formula notation="TeX">(X,\pi) \to (X',\pi')</formula> est un homomorphisme
<formula notation="TeX">f \colon X \to X'</formula> tel que <formula notation="TeX">\pi' f = f \pi</formula>, <hi rend="italic">modulo</hi> les <formula notation="TeX">f</formula> tels que
<formula notation="TeX">f\pi = \pi' f = 0</formula>. La composition se fait de façon évidente. D'où une
catégorie <formula notation="TeX">\mathcal{M}^{\#}</formula>, manifestement additive, et un foncteur additif
<note type="editorial" resp="#pass">le premier <formula notation="TeX">\mathbf{Q}</formula> du crochet est écrit gras, le second en lettre
barrée ; la lettre de l'enrichissement hésite entre <formula notation="TeX">\mathbf{Q}</formula> et <formula notation="TeX">k</formula>, et la
marge dit « <formula notation="TeX">k</formula>-linéaire »</note></p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small]
  X \arrow[r, "\pi"] \arrow[d, "f"'] &amp; X \arrow[d, "f"] \\
  X' \arrow[r, "\pi'"] \arrow[d, "g"'] &amp; X' \arrow[d, "g"] \\
  X'' \arrow[r, "\pi''"] &amp; X''
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">diagramme dessiné dans la marge inférieure gauche, en face des lignes sur
la composition</note></p>
<pb n="145" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/12.pdf#page=146"/><p>évident, d'ailleurs pleinement fidèle
<formula notation="TeX" rend="display">\underline{h}^{\#} \colon \mathcal{V} \longrightarrow \mathcal{M}^{\#}</formula>
en posant <formula notation="TeX">\underline{h}^{\#}(X) = (X, \operatorname{id}_{X})</formula>. Pour toute
catégorie abélienne <formula notation="TeX">\mathcal{C}</formula>, le foncteur
<formula notation="TeX">\varphi \colon T \rightsquigarrow T \circ \underline{h}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\operatorname{Fonc\,add}(\mathcal{M}, \mathcal{C})
  \xrightarrow{\ \varphi\ } \operatorname{Fonc\,add}(\mathcal{V}, \mathcal{C})</formula>
est une <del>isomorphisme</del> <del><gap reason="illegible"/></del> équivalence. Pour le voir, on
construit un foncteur quasi-inverse
<del>1°) Pleinement fidèle. Un</del>
<note type="authorial" place="margin">il suffit que <formula notation="TeX">\mathcal{C}</formula> soit une catégorie additive où les
projecteurs sont <unclear>réalisables</unclear></note>
<formula notation="TeX" rend="display">\psi \colon \operatorname{Fonc\,add}(\mathcal{V}, \mathcal{C})
  \longrightarrow \operatorname{Fonc\,add}(\mathcal{M}, \mathcal{C})</formula>
en associant à tout foncteur <unclear>additif</unclear> <formula notation="TeX">H \colon \mathcal{V} \to
\mathcal{C}</formula> son extension canonique par
<formula notation="TeX" rend="display">\psi(H)(X,\pi) = \operatorname{Im} H(\pi)</formula>
avec la loi fonctorielle évidente. On voit aussitôt que l'on a des isom. can.
<formula notation="TeX" rend="display">\varphi\psi(H) \simeq H, \qquad \psi\varphi(T) \simeq T .</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">la marge gauche, écrite en oblique, accroche l'hypothèse « catégorie
abélienne » de la ligne ; ici <formula notation="TeX">\underline{h}</formula> et <formula notation="TeX">\operatorname{Fonc\,add}</formula> sont
écrits sans l'opposé de la page 143</note></p>
<p>Pour l'instant cette construction et propriété universelle de <formula notation="TeX">\mathcal{M}</formula>
n'utilise pas les hypothèses particulières faites sur <formula notation="TeX">\mathcal{V}</formula> ; elle
répond au Pb universel <gap reason="illegible"/> (dans <unclear>catégories additives données</unclear>)
pour tous les projecteurs <unclear>réalisables</unclear>.
<note type="editorial" resp="#pass">l'incise « (dans catégories additives données) » est ajoutée en
interligne ; un long trait, qui court sous « tous les projecteurs », la relie
peut-être à la marge oblique de la page</note>
Mais les hypothèses faites sur <formula notation="TeX">\mathcal{V}</formula> vont impliquer que <formula notation="TeX">\mathcal{M}</formula>
est une catégorie <hi rend="italic">abélienne</hi> <hi rend="italic">semi-simple</hi> (i.e. tout objet est</p>
<pb n="146" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/12.pdf#page=147"/><p><unclear>provient</unclear> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <unclear>nombre</unclear> <gap reason="illegible"/> : un objet <formula notation="TeX">P</formula> de la
forme <formula notation="TeX">\underline{h}(X)</formula>, <del>dans</del> <formula notation="TeX">\operatorname{Fl}(P,P) \simeq
\operatorname{Fl}(X,X)</formula>, <del>dans <gap reason="illegible"/> de <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/></del>
<del><formula notation="TeX">\underline{h}(\alpha)</formula>, où <formula notation="TeX">\alpha \in \operatorname{Fl}(X,X)</formula>. Or
comme</del> <formula notation="TeX">\operatorname{Fl}(P,P)</formula> est un <hi rend="italic">anneau semi-simple</hi> <formula notation="TeX">U</formula>,
<del>On</del>
<del>[Pour un tel anneau, dont idéal opérant <gap reason="illegible"/>]</del>
<del>[Alors <formula notation="TeX">P</formula> est <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> objet d'une catégorie <gap reason="illegible"/> se décompose
suivant les composantes simples de <formula notation="TeX">U = \operatorname{Fl}(P,P)</formula> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>
<gap reason="illegible"/>]</del>
<note type="editorial" resp="#pass">deux passages successifs, encadrés et barrés, dont on ne lit que des
bribes ; « <formula notation="TeX">\operatorname{Fl}(P,P) \simeq \operatorname{Fl}(X,X)</formula> » est ajouté
en interligne</note></p>
<p>Or lorsque on a un anneau de ce type <unclear>opérant</unclear> sur un objet d'une
catégorie abélienne, <unclear>(<gap reason="illegible"/>)</unclear>, on <unclear>voit</unclear>
<del><gap reason="illegible"/> complexe</del>
que pour tout <formula notation="TeX">u \in U</formula>, <del>il existe des idempotents</del> <hi rend="italic">orthogonaux</hi>
<hi rend="italic">complémentaires</hi> <formula notation="TeX">\pi, \pi'</formula> de <formula notation="TeX">U</formula>,
<formula notation="TeX" rend="display">(\pi\pi' = \pi'\pi = 0,\quad \pi + \pi' = 1,\quad \pi^{2} = \pi,\quad
  \pi'^{2} = \pi')</formula>
<del>tels que</del>
et <formula notation="TeX">\varpi, \varpi'</formula> tels que <formula notation="TeX">u\pi' = 0</formula>, <formula notation="TeX">\varpi' u = 0</formula>, et <formula notation="TeX">v \in U</formula> tel
que
<formula notation="TeX">vu</formula> soit un <del>projecteur</del> <unclear>idempotent</unclear> <formula notation="TeX">\pi</formula>,
<formula notation="TeX">uv</formula> soit <formula notation="TeX">\varpi</formula>, et on a les relations
<formula notation="TeX">\pi v = v</formula>, <formula notation="TeX">u\pi = u</formula>, <formula notation="TeX">\varpi u = u</formula>, <formula notation="TeX">v\varpi = v</formula> ; de cette façon, on
gagne donc.
<note type="editorial" resp="#pass">les quatre relations sont écrites dans une bulle, plus bas sur la page,
rattachée par un trait à « et on a les relations »</note></p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small]
  P \simeq \pi P + \pi' P \arrow[r] &amp; \pi P \arrow[d, "\wr"] \\
  Q \simeq \varpi Q + \varpi' Q &amp; \varpi Q \arrow[l]
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">\left\{
\begin{array}{l}
  vu = \text{projecteur } \pi \\
  uv = \text{projecteur } \varpi
\end{array}
\right.</formula></p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small]
  P \arrow[rr, "u"] \arrow[d] &amp; &amp; Q \\
  P' \arrow[rr, "\sim"] &amp; &amp; Q' \arrow[u]
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">dans la marge gauche, un premier dessin : <formula notation="TeX">P \xrightarrow{u} Q</formula> avec une
flèche <formula notation="TeX">v</formula> en retour tracée au-dessus, et <formula notation="TeX">P \to P' \simeq Q' \to Q</formula> ; en
dessous, un second schéma plus confus où figurent <formula notation="TeX">P' + P''</formula>, <formula notation="TeX">Q' + Q''</formula> et
une flèche épaisse <formula notation="TeX">P' \to Q'</formula>, qui ne se laisse pas redessiner sûrement</note></p>
<p>Pour les conditions de chaînes, on utilise le fait que les
<formula notation="TeX">\operatorname{Fl}(X,X)</formula> sont <del>de degré</del> de dim. finie sur <formula notation="TeX">k</formula>. …</p>
<pb n="147" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/12.pdf#page=148"/><p>cette catégorie est semi-simple). Si donc <formula notation="TeX">\mathcal{C}</formula> est une catégorie
abélienne, les foncteurs additifs de <formula notation="TeX">\mathcal{M}</formula> dans <formula notation="TeX">\mathcal{C}</formula> sont
automat. exacts. Cela prouve que le « Pb universel » <unclear>(avec grain
de sel)</unclear> [en termes de catégories abéliennes (Variante 2)] est résolu par
<formula notation="TeX">\mathcal{M}</formula>.</p>
<p>Prouvons donc que <formula notation="TeX">\mathcal{M}</formula> est une catégorie <hi rend="italic">abélienne</hi>
<hi rend="italic">semi-simple</hi>. Cela équivaut à ceci :</p>
<p><del>Tout monomorphisme est <gap reason="illegible"/></del></p>
<list rend="enumerate">
<label>(i)</label><item>Tout objet <del><gap reason="illegible"/></del> satisfait condition des chaînes
  ascendante et descendante pour les sous-objets
  <del>i.e. l'ens. des <gap reason="illegible"/></del></item>
<label>(ii)</label><item>Tout monomorphisme <formula notation="TeX">u \colon P \to Q</formula> est « direct »,
  i.e. isom. à un monomorphisme <unclear>simple</unclear>
  <formula notation="TeX" rend="display">A \times B \longrightarrow B \times C, \qquad
    \operatorname{inj}_{1} \circ \operatorname{pr}_{2} .</formula></item>
</list>
<p><note type="editorial" resp="#pass">la formule <formula notation="TeX">\operatorname{inj}_{1} \circ \operatorname{pr}_{2}</formula> est écrite
seule sous la flèche ; telle quelle elle n'est pas un monomorphisme de
<formula notation="TeX">A \times B</formula>, et on attendrait l'injection du facteur commun <formula notation="TeX">B</formula></note></p>
<p>Pour vérifier (ii), <del><gap reason="illegible"/></del> considérons <formula notation="TeX">R = P \times Q</formula>,
et l'endomorphisme <del><formula notation="TeX">\operatorname{pr}_{1}</formula></del>
<formula notation="TeX">v = \operatorname{inj}_{2}\, u \operatorname{pr}_{2}</formula> de <formula notation="TeX">R</formula>. On voit
aisément que <del><gap reason="illegible"/></del> (ii) <unclear>sont vraies</unclear> pour <formula notation="TeX">u</formula>
<unclear>si et seulement si</unclear> <gap reason="illegible"/> pour <formula notation="TeX">v</formula>, donc on
<unclear>peut</unclear> supposer <formula notation="TeX">P = Q</formula>. D'autre part, soit <formula notation="TeX">S</formula> un autre objet, et
soit <formula notation="TeX">R = P + S</formula>, <formula notation="TeX">v = u \oplus \operatorname{id}_{S}</formula>, alors on constate que
la propriété <unclear>est vraie</unclear> pour <formula notation="TeX">u</formula> si elle l'est pour <formula notation="TeX">v</formula>. Cela
<gap reason="illegible"/>,
<note type="authorial" place="margin">donnons-nous <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> il est innocent de modifier
<gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/></note>
<note type="editorial" resp="#pass">la note marginale, écrite en oblique dans l'angle inférieur gauche,
accompagne un petit schéma où se lisent <formula notation="TeX">P \to Q</formula>, <formula notation="TeX">P'</formula>, <formula notation="TeX">Q + Q'</formula> et
<formula notation="TeX">P \oplus P' \to Q</formula></note></p>
<pb n="148" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/12.pdf#page=149"/><p>On suppose donné trois catégories <unclear>(additives)</unclear>
<formula notation="TeX">\mathcal{V}, \mathcal{V}', \mathcal{V}''</formula>, d'où <formula notation="TeX">\mathcal{M}, \mathcal{M}',
\mathcal{M}''</formula>, on suppose donné un foncteur biadditif
<formula notation="TeX">\mathcal{V} \times \mathcal{V}' \to \mathcal{V}''</formula>. Alors il se prolonge de
façon essent. unique en un foncteur biadditif
<formula notation="TeX">\mathcal{M} \times \mathcal{M}' \to \mathcal{M}''</formula>. En fait, on voit que la
propriété <unclear>(première)</unclear> universelle qui définit <formula notation="TeX">\mathcal{M}</formula> en
termes de <formula notation="TeX">\mathcal{V}</formula>, s'étend aux bifoncteurs, …</p>
<p>On utilisera cette construction surtout pour un bifoncteur
<formula notation="TeX">\mathcal{V} \times \mathcal{V} \to \mathcal{V}</formula> « symétrique » et
« associatif » (et « unitaire »), noté <del><formula notation="TeX">\otimes</formula></del> <formula notation="TeX">\boxtimes</formula>. Alors on
trouve un bifoncteur de même nature dans <formula notation="TeX">\mathcal{M}</formula>, noté <formula notation="TeX">\otimes</formula>. Si <formula notation="TeX">k</formula>
est de car. 0 (p.ex. <formula notation="TeX">\mathbf{Q}</formula>) on peut construire donc toutes les
opérations tensorielles <unclear>(covariantes)</unclear> dans <formula notation="TeX">\mathcal{M}</formula> [en
plusieurs arguments], par exemple on peut définir les
<formula notation="TeX">\bigotimes^{n} M</formula>, <formula notation="TeX">\bigwedge^{n} M</formula>, <del>etc</del> <formula notation="TeX">S^{n}(M)</formula> etc …
<note type="editorial" resp="#pass">le signe du bifoncteur sur <formula notation="TeX">\mathcal{V}</formula> est un <formula notation="TeX">\otimes</formula> surchargé puis
remplacé par un produit tensoriel dans un carré ; les exposants <formula notation="TeX">n</formula> sur
<formula notation="TeX">\bigotimes</formula> et <formula notation="TeX">\bigwedge</formula> sont des lectures</note></p>
<pb n="149" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/12.pdf#page=150"/><p>Considérons un foncteur additif</p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}
  \mathcal{V} \arrow[rr, "H"] \arrow[dr, "\underline{h}"'] &amp; &amp; \mathcal{C} \\
  &amp; \mathcal{M} \arrow[ur, "T"'] &amp;
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p>(<formula notation="TeX">\mathcal{C}</formula> cat. abélienne) ; comment exprimer que <formula notation="TeX">T</formula> est <hi rend="italic">fidèle</hi> ?
Comme <formula notation="TeX">T</formula> est exact, il revient au même de dire que
<del><gap reason="illegible"/></del>
<formula notation="TeX" rend="display">\left\{
\begin{array}{l}
  T \text{ fidèle} \\
  T(M) = 0 \Longrightarrow M = 0 \\
  T \text{ conservatif} \\
  T \colon \operatorname{End}(M,M) \to \operatorname{End}(T(M),T(M))
  \text{ injectif}
\end{array}
\right.</formula>
<del>Cela s'exprime aussi par la propriété</del>
Pour ceci il f. et s. que <unclear><formula notation="TeX">M</formula></unclear> soit fidèle
<note type="editorial" resp="#pass">la phrase s'arrête là, soulignée, au-dessus d'un trait qui barre toute la
largeur du feuillet ; la lettre grasse « <formula notation="TeX">M</formula> » est peut-être <formula notation="TeX">\mathcal{M}</formula> ou
<formula notation="TeX">H</formula>, et « soit fidèle » semble inachevé</note></p>
<p><hi rend="bold">Exemple</hi> <formula notation="TeX">k</formula> corps alg. clos.
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{l}
  \mathcal{V}_{0} \quad \text{catégorie des schémas projectifs lisses sur } k \\
  \quad\downarrow \\
  \mathcal{V} \quad \text{catégorie ayant mêmes objets que } \mathcal{V}_{0},
  \text{ mais}
\end{array}</formula>
les morphismes <unclear>sont</unclear>
<formula notation="TeX" rend="display">\operatorname{Fl}(X,Y) = \bigoplus_{i,j} C^{m_{j}}(X_{i} \times Y_{j})</formula>
où les <formula notation="TeX">X_{i}</formula> sont les comp. connexes de <formula notation="TeX">X</formula>, les <formula notation="TeX">Y_{j}</formula> celles de <formula notation="TeX">Y</formula>,
<formula notation="TeX">\dim Y_{j} = m_{j}</formula>, <unclear>où</unclear> <formula notation="TeX">C^{q}(Z)</formula> désigne les classes de cycles,
<unclear>à coeff. dans <formula notation="TeX">\mathbf{Q}</formula></unclear>, <unclear>modulo</unclear> <gap reason="illegible"/>
<formula notation="TeX">\mathbf{Q}_{\ell}</formula>-homologie, de codim. <formula notation="TeX">q</formula> sur <formula notation="TeX">Z</formula> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">L</formula>.
<unclear>La</unclear> composition se faisant suivant
<note type="editorial" resp="#pass">le signe de somme, d'abord tracé autrement, est surchargé en
<formula notation="TeX">\bigoplus</formula> ; « à coeff. dans <formula notation="TeX">\mathbf{Q}</formula> » est écrit en interligne, sur un
mot biffé ; la dernière ligne, au ras du bas du feuillet, porte une lettre
barrée (peut-être <formula notation="TeX">\mathbf{Z}</formula>) et « <formula notation="TeX">L</formula> », que nous ne savons pas lire</note></p>
<pb n="150" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/12.pdf#page=151"/><p>la composition connue des classes de correspondance. On a catégorie additive
(objet nul est <formula notation="TeX">\varnothing</formula>, somme est <formula notation="TeX">\amalg</formula>).
Si on admet que l'équivalence homologique = équivalence numérique, alors on
déduit <unclear>(par th. de finitude de la cohomologie)</unclear> que les
<formula notation="TeX">\operatorname{Fl}(X,Y)</formula> sont des vectoriels de dim. finie sur <formula notation="TeX">\mathbf{Q}</formula> ;
si on admet l'inégalité de Hodge, les <formula notation="TeX">\operatorname{Fl}(X,X)</formula> deviennent une
algèbre à involution du type de Castelnuovo-Weil … donc est semi-simple.
D'où une catégorie <del>de</del> <formula notation="TeX">\mathcal{M}</formula>, mais on ne considère cette
catégorie <unclear>qu'en</unclear> <formula notation="TeX">\mathcal{V}</formula> ; <unclear>il</unclear> ne <unclear>reste</unclear>
que <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> un foncteur <hi rend="italic">contravariant</hi> additif universel
<formula notation="TeX" rend="display">\mathcal{V}^{\circ} \xrightarrow{\ \underline{h}\ } \mathcal{M}</formula>
D'ailleurs, on a un foncteur évident
<formula notation="TeX" rend="display">H^{*}(\ ,\mathbf{Q}_{\ell}) \colon \mathcal{V}^{\circ} \longrightarrow
  \operatorname{Mod}_{\mathrm{t.f.}}(\mathbf{Q}_{\ell})</formula>
en associant à tout <formula notation="TeX">X \in \operatorname{Ob}\mathcal{V}</formula> le module
<formula notation="TeX">H^{*}(X, \mathbf{Q}_{\ell})</formula>. Ce foncteur est <hi rend="italic">fidèle</hi>, par définition
<unclear>même</unclear> des <unclear>Hom</unclear> dans <formula notation="TeX">\mathcal{V}</formula> (+ dualité …).
Il <unclear>définit</unclear> un foncteur exact fidèle <unclear>conserv.</unclear>
<formula notation="TeX" rend="display">T_{\ell} \colon \mathcal{M} \longrightarrow
  \operatorname{Mod}_{\mathrm{t.f.}}(\mathbf{Q}_{\ell})</formula>
appelé <hi rend="italic">foncteur de Tate</hi>.
<note type="editorial" resp="#pass">« par th. de finitude de la cohomologie » est une lecture très incertaine
d'une ligne rapide ; le nom propre est écrit « Castelnuovo-Weil »</note></p>
<pb n="151" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/12.pdf#page=152"/><p>Autres foncteurs <del>canoniques</del> <unclear>remarquables</unclear> sur
<formula notation="TeX">\mathcal{M}</formula> : foncteurs de Hodge, de <del>Hodge</del> De Rham (fidèles
en car. 0), de <hi rend="italic">Betti</hi> (si <formula notation="TeX">k = \mathbf{C}</formula>). Il y a d'ailleurs des structures
supplémentaires importantes à mettre sur ces foncteurs …</p>
<p>On a un bifoncteur <formula notation="TeX">\mathcal{V} \times \mathcal{V} \to \mathcal{V}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">X, Y \rightsquigarrow X \times Y</formula>
<del><gap reason="illegible"/></del> qui est associatif et commutatif, d'où une structure
multiplicative dans <formula notation="TeX">\mathcal{M}</formula>. La formule de Künneth en cohomologie
indique que <formula notation="TeX">T_{\ell}</formula> est un foncteur qui commute <del>aux</del> à
l'opération <formula notation="TeX">\otimes</formula>, donc aux opérations tensorielles.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">trois traits horizontaux séparent ce qui précède de ce qui suit</note></p>
<p>Revenons à la situation abstraite générale. Nous supposons maintenant que
<unclear>pour tout</unclear> <formula notation="TeX">X \in \operatorname{Ob}\mathcal{V}</formula>, on se donne des
<hi rend="italic">projecteurs</hi> <formula notation="TeX">(\pi_{i} \in \operatorname{Fl}(X,X)</formula> <formula notation="TeX">(i \in \mathbf{N}))</formula>,
<unclear>presque tous nuls</unclear>,
(de somme <formula notation="TeX">1</formula>, deux à deux orthogonaux, fonctoriels en</p>
<pb n="152" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/12.pdf#page=153"/><p><formula notation="TeX">X</formula>. En d'autres termes, on suppose donnés <del>un <unclear>homomorphisme</unclear>
<unclear>d'anneaux</unclear> topologiques</del> <unclear>éléments</unclear>
<formula notation="TeX" rend="display">\pi_{i} \in \operatorname{End}\operatorname{id}_{\mathcal{V}}, \quad
  \text{avec } \pi_{i}^{2} = \pi_{i},\ \pi_{i}\pi_{j} = \pi_{j}\pi_{i} = 0
  \text{ si } i \neq j,</formula>
<del><formula notation="TeX">k[[\pi_{1}, \ldots, \pi_{n}, \ldots]] / (\pi_{i}^{2} - \pi_{i},
\pi_{i}\pi_{j}, \Sigma\pi_{i} - 1)</formula></del>
et <formula notation="TeX">\Sigma\pi_{i} = 1</formula> (somme infinie !). Alors les <formula notation="TeX">\pi_{i}</formula> s'étendent
à <formula notation="TeX">\mathcal{M}</formula>, qui devient une catégorie graduée, i.e. <unclear>produit</unclear>
« somme » de catégories <formula notation="TeX">\mathcal{M}^{i}</formula>, dont les objets sont appelés
« motifs <unclear>effectifs</unclear> de poids <formula notation="TeX">i</formula> ».
<note type="editorial" resp="#pass">« effectifs » est ajouté en interligne ; la lettre « <formula notation="TeX">\xi</formula> » qu'on devine
sous l'exposant de <formula notation="TeX">\mathcal{M}^{i}</formula> ne se lit pas sûrement</note></p>
<p><unclear>Si</unclear> on suppose de plus que <del><gap reason="illegible"/></del> pour <formula notation="TeX">X \boxtimes Y</formula>, on a
<formula notation="TeX" rend="display">\pi_{n}(X \boxtimes Y) = \sum_{i+j=n} \pi_{i}(X) \boxtimes \pi_{j}(Y) ;</formula>
ceci implique alors que <formula notation="TeX">\mathcal{M}^{i} \times \mathcal{M}^{j} \to
\mathcal{M}^{i+j}</formula> par l'accouplement <formula notation="TeX">\otimes</formula>, et fournit donc un lien
étroit entre les <formula notation="TeX">\mathcal{M}^{i}</formula>. Ainsi, le groupe <unclear>des classes</unclear> <formula notation="TeX">K</formula> de <formula notation="TeX">\mathcal{M}</formula> est un <hi rend="italic"><formula notation="TeX">\lambda</formula>-anneau gradué</hi>.
L'objet unité <formula notation="TeX">\Lambda(0)</formula> est de degré <formula notation="TeX">0</formula>.
<del>On va supposer que c'est le seul objet simple de ce degré, et que son
anneau <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> identique à <formula notation="TeX">\mathbf{Q}</formula>.</del>
<note type="editorial" resp="#pass">les deux lignes biffées se lisent en partie : « le seul objet simple »,
« de ce degré », « identique à <formula notation="TeX">\mathbf{Q}</formula> »</note></p>
<p><del><gap reason="illegible"/></del> Je suppose maintenant <unclear>fixé</unclear>, <del>dans</del>
<unclear>bien</unclear>, un objet <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">\Lambda(1)</formula> de <formula notation="TeX">\mathcal{M}</formula>
(<unclear>de degré <formula notation="TeX">p \geq 1</formula></unclear>), tel que, posant <del><gap reason="illegible"/></del>
<formula notation="TeX">M(1) = M \otimes \Lambda(1)</formula>, <del><gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/></del> le
<note type="editorial" resp="#pass">« de degré <formula notation="TeX">p \geq 1</formula> » est une insertion en interligne, reliée par un
trait à la parenthèse ouvrante devant « tel » ; la phrase continue au feuillet
suivant</note></p>
<pb n="153" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/12.pdf#page=154"/><p>foncteur <formula notation="TeX">M \rightsquigarrow M(1)</formula> <hi rend="italic">soit pleinement fidèle</hi>. On itère
<unclear>pour avoir</unclear> les <formula notation="TeX">M \rightsquigarrow M(n) = M \otimes \Lambda(n)</formula>,
<formula notation="TeX">\Lambda(n) \simeq \Lambda(1)^{\otimes n}</formula>. Notons que
<formula notation="TeX" rend="display">\operatorname{Hom}(\Lambda(n), \Lambda(n)) \simeq
  \operatorname{Hom}(\Lambda(0), \Lambda(0)) \simeq \mathbf{Q}</formula>
On introduit alors formellement aussi les <formula notation="TeX">M(n)</formula>, <formula notation="TeX">n \in \mathbf{Z}</formula>, en
considérant la catégorie <hi rend="italic">pseudo-<formula notation="TeX">\varinjlim</formula></hi> des copies de
<formula notation="TeX">\mathcal{M}</formula>, par les foncteurs <formula notation="TeX">M(1)</formula>. Ainsi tout objet de la nouvelle
catégorie <formula notation="TeX">\widetilde{\mathcal{M}}</formula> <del>« motifs <gap reason="illegible"/> »</del> s'écrit
<formula notation="TeX" rend="display">M(i) \qquad i \in \mathbf{Z},\ M \in \operatorname{Ob}\mathcal{M},</formula>
avec
<formula notation="TeX" rend="display">\operatorname{Hom}(M(i), N(j)) = \operatorname{Hom}(M(i+r), N(j+r))</formula>
où <formula notation="TeX">r</formula> est pris tel que <formula notation="TeX">i+r, j+r \geq 0</formula>, de sorte que <formula notation="TeX">M(i+r)</formula>, <formula notation="TeX">N(j+r)</formula> est
<unclear>défini</unclear> <unclear>comme</unclear> <unclear>motif</unclear>. La catégorie
<formula notation="TeX">\widetilde{\mathcal{M}}</formula> est encore graduée (de <unclear>manière</unclear> évidente),
<unclear>et</unclear> périodique de période <formula notation="TeX">p</formula> par les foncteurs
<formula notation="TeX">M \rightsquigarrow M(1)</formula>. En <unclear>dim.</unclear> <formula notation="TeX">i \geq 0</formula> (<unclear>ou
quelconque</unclear>, <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <unclear>négatif</unclear>) <unclear>la</unclear> <gap reason="illegible"/> s'écrit
comme
<formula notation="TeX" rend="display">\operatorname{Ps}\varinjlim_{k} \mathcal{M}^{i+kp}, \qquad
  \text{où } \mathcal{M}^{i+kp} \longrightarrow \mathcal{M}^{i+(k+1)p}
  \text{ est le foncteur pl.\ fid.\ } M \rightsquigarrow M(1).</formula>
<note type="authorial" place="margin"><formula notation="TeX">\Lambda(1)</formula> de <unclear>poids</unclear> <formula notation="TeX">p</formula></note>
<note type="authorial" place="margin">N.B. <unclear>Un</unclear> <unclear>sous</unclear>-motif d'un motif effectif
est effectif.</note>
<note type="editorial" resp="#pass">la note « <formula notation="TeX">\Lambda(1)</formula> de poids <formula notation="TeX">p</formula> » est dans la marge gauche, en face
de la ligne sur <formula notation="TeX">M(i+r)</formula> ; le N.B. est écrit en petit dans l'angle inférieur
droit. « <formula notation="TeX">\operatorname{Ps}\varinjlim</formula> » abrège la pseudo-limite inductive
nommée plus haut</note></p>
<pb n="154" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/12.pdf#page=155"/><p><del>Décomposition canonique</del></p>
<p><hi rend="bold">Niveau d'un motif</hi>
<note type="editorial" resp="#pass">titre souligné de sa main, sous un premier titre biffé qu'on lit
« Décomposition canonique »</note></p>
<p>a) <hi rend="italic">Motif effectif.</hi> <formula notation="TeX">M</formula> de degré <formula notation="TeX">i \geq 0</formula> est dit de niveau
<formula notation="TeX">\leq i - kp</formula> s'il est isomorphe à un <del><gap reason="illegible"/></del> motif de la forme
<formula notation="TeX">M'(k)</formula>, où <formula notation="TeX">M'</formula> est un motif effectif de degré <formula notation="TeX">i - kp</formula>.
Les motifs effectifs, de degré <formula notation="TeX">i \geq 0</formula> fixé, de niveau <formula notation="TeX">\leq i - kp</formula>, forment
une sous-catégorie <hi rend="italic">épaisse</hi> de <formula notation="TeX">\mathcal{M}^{i}</formula>, donc tout objet <formula notation="TeX">M</formula> de
<formula notation="TeX">\mathcal{M}^{i}</formula> se décompose canoniquement en une somme d'un
<unclear>sous-objet</unclear> maximal <unclear>(<gap reason="illegible"/>)</unclear>
<formula notation="TeX">M'</formula> de niveau <formula notation="TeX">\leq i - kp</formula>, et d'un <unclear>autre</unclear> <unclear>sous-objet</unclear>
<gap reason="illegible"/>.
<note type="editorial" resp="#pass">« <formula notation="TeX">M</formula> » est écrit en exposant après « tout objet » ; « maximal » est
ajouté en interligne au-dessus de « objet », et une insertion reliée à la
dernière parenthèse, peut-être « autre sous-objet », ne se lit pas
sûrement</note></p>
<p>Ainsi,
<formula notation="TeX" rend="display">\mathcal{M}^{i} \simeq \mathcal{P}^{i} \times \mathcal{P}^{i-p}(1) \times
  \mathcal{P}^{i-2p}(2) \times \cdots ,</formula>
où <formula notation="TeX">\mathcal{P}^{j}</formula> désigne la catégorie des motifs effectifs de degré <formula notation="TeX">j</formula>
<del><gap reason="illegible"/></del> dont aucun sous-motif <formula notation="TeX">\neq 0</formula> n'est de niveau <formula notation="TeX">\leq j - p</formula>.
<note type="authorial" place="margin">projections <formula notation="TeX">K_{i,k}</formula></note>
<note type="authorial" place="margin">motifs <unclear>primitifs</unclear> de niveau <formula notation="TeX">j</formula></note>
<note type="editorial" resp="#pass">les deux notes sont dans la marge gauche ; la seconde, écrite en oblique,
est soulignée ; la lettre ronde nommant ces catégories est lue
<formula notation="TeX">\mathcal{P}</formula> (pour « primitifs » ?), lecture incertaine. La note
« projections <formula notation="TeX">K_{i,k}</formula> » se rapporte à la décomposition en produit</note></p>
<p>Cela donne donc une décomposition de <formula notation="TeX">\mathcal{M}^{*} = \mathcal{M}</formula> en termes
des <formula notation="TeX">\mathcal{P}^{i}</formula> (pour les structures multiplicative et additive). La
structure <unclear>multiplicative</unclear> <unclear>se</unclear> <unclear>traduit</unclear> <gap reason="illegible"/>
<unclear>par</unclear> les foncteurs
<formula notation="TeX" rend="display">\mathcal{Q}^{i,j,k} \colon \mathcal{P}^{i} \times \mathcal{P}^{j}
  \longrightarrow \mathcal{P}^{i+j-kp}
  \qquad
  \mathcal{Q}^{i,j,k}(M,N) = K_{i,k}(M \otimes N)(k) .</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">la lettre du foncteur, ronde et surchargée, est lue <formula notation="TeX">\mathcal{Q}</formula> sans
certitude ; dans la formule de droite, un premier essai biffé précède
« <formula notation="TeX">K_{i,k}(M \otimes N)(k)</formula> »</note></p>
<p>b) <hi rend="italic">Niveau d'un motif quelconque</hi> (pas nécessairement effectif). On le
définit en se ramenant au cas précédent …</p>
<pb n="155" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/12.pdf#page=156"/><p><hi rend="bold">Duals et <unclear>Homs</unclear> de motifs</hi></p>
<p>On supposera que (<unclear><formula notation="TeX">p = 2</formula> et que</unclear>) pour tout motif effectif <formula notation="TeX">M</formula>, de
degré <formula notation="TeX">i \geq 0</formula>, <formula notation="TeX">\underline{\operatorname{Hom}}(M, \Lambda(-i))</formula> existe
(i.e. <unclear>est</unclear> <unclear>un</unclear> motif eff.),
<note type="editorial" resp="#pass">« <formula notation="TeX">p = 2</formula> et que » est ajouté en interligne au-dessus de « pour tout » ;
l'insertion « est un motif eff. » court au-dessus de la fin de la ligne
suivante et se rattache à la parenthèse « (i.e. »</note>
où <formula notation="TeX">\underline{\operatorname{Hom}}(M,N)</formula> est défini axiomatiquement par
<formula notation="TeX" rend="display">\operatorname{Hom}(P, \underline{\operatorname{Hom}}(M,N)) \simeq
  \operatorname{Hom}(P \otimes M, N)</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">le <formula notation="TeX">\operatorname{Hom}</formula> interne s'écrit d'une majuscule cursive grasse,
distincte du <formula notation="TeX">\operatorname{Hom}</formula> ordinaire à droite ; nous le rendons
<formula notation="TeX">\underline{\operatorname{Hom}}</formula></note>
On constate que si <formula notation="TeX">M</formula>, <formula notation="TeX">N</formula> sont des motifs effectifs, de degrés <formula notation="TeX">i</formula>, <formula notation="TeX">j</formula>,
tels que <formula notation="TeX">\underline{\operatorname{Hom}}(M,N)</formula> existe, alors
<formula notation="TeX">\underline{\operatorname{Hom}}(M,N)</formula> est de degré <formula notation="TeX">j - i</formula>. Ici, posant
<formula notation="TeX" rend="display">M^{*} = \underline{\operatorname{Hom}}(M, \Lambda(-i)) \qquad
  \deg M = i</formula>
on trouve que <formula notation="TeX">\deg M^{*} = \deg M</formula>. On trouve d'ailleurs que si
<formula notation="TeX">\underline{\operatorname{Hom}}(M,N)</formula> existe dans <formula notation="TeX">\mathcal{M}</formula>, il existe
aussi dans <formula notation="TeX">\widehat{\mathcal{M}}</formula> et est le même.
<note type="editorial" resp="#pass">la lettre porte ici un accent circonflexe, <formula notation="TeX">\widehat{\mathcal{M}}</formula>, et non
le tilde de la catégorie <formula notation="TeX">\widetilde{\mathcal{M}}</formula> de la page 153 ; nous
gardons ce qui est écrit</note></p>
<p>On voit que pour tout <formula notation="TeX">M</formula> de degré <formula notation="TeX">i</formula> et tout <formula notation="TeX">N</formula>,
<formula notation="TeX">\underline{\operatorname{Hom}}(M, N(-i))</formula> existe, car on a
<formula notation="TeX" rend="display">\underline{\operatorname{Hom}}(M, N(-i)) \simeq M^{*} \otimes N</formula>
(vérification facile). <del>D'où</del> Cela prouve que pour tout <formula notation="TeX">N</formula> (<unclear>non</unclear>
<unclear>nécess.</unclear> <unclear>effectif</unclear>)</p>
<pb n="156" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/12.pdf#page=157"/><p><formula notation="TeX">\underline{\operatorname{Hom}}(M, N(j))</formula> existe pour <formula notation="TeX">j</formula> grand, dans la
catégorie des motifs effectifs. Enfin, <formula notation="TeX">\underline{\operatorname{Hom}}(M,N)</formula>
existe dans la catégorie de tous les motifs, comme on voit en prenant
<formula notation="TeX">\underline{\operatorname{Hom}}(M, N(j))(-j)</formula>. On arrive ainsi à construire
<formula notation="TeX">\underline{\operatorname{Hom}}(M,N)</formula> pour <formula notation="TeX">M, N \in
\operatorname{Ob}\widehat{\mathcal{M}}</formula> quelconques, avec les règles de calcul
évidentes. On définit aussi
<formula notation="TeX">\check{M} = \underline{\operatorname{Hom}}(M, \Lambda(0))</formula>, et on trouve
<formula notation="TeX">\underline{\operatorname{Hom}}(M,N) \simeq \check{M} \otimes N</formula>. Mais on fera
attention que si <formula notation="TeX">M</formula> est effectif, <formula notation="TeX">\check{M}</formula> ne l'est pas si
<formula notation="TeX">\deg M \neq 0</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">le dernier signe, « <formula notation="TeX">\deg M = 0</formula> » ou « <formula notation="TeX">\neq 0</formula> », n'est pas net ; le
sens exige <formula notation="TeX">\neq</formula></note></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">B(M,N) \simeq \operatorname{Hom}(M \otimes N, \Lambda(-i)) \simeq
  \operatorname{Hom}(M, N^{*}) \simeq \operatorname{Hom}(N, M^{*})</formula>
« formes bilinéaires », avec <formula notation="TeX">M</formula>, <formula notation="TeX">N</formula> de degré <formula notation="TeX">i</formula>.
Si <formula notation="TeX">M = N</formula>, on a la notion de forme alternée, forme symétrique.
<hi rend="bold">N.B.</hi> Forme non dégénérée en <formula notation="TeX">M</formula>, i.e. <formula notation="TeX">M \to N^{*}</formula> <unclear>mono.</unclear>
<formula notation="TeX">\Longleftrightarrow</formula> <formula notation="TeX">N \to M^{*}</formula> est <del>surjectif</del> <unclear>épi.</unclear>
On définit de même forme non dégénérée en <formula notation="TeX">N</formula>.
<note type="authorial" place="margin">?</note>
Si <formula notation="TeX">M = N</formula>, les deux notions sont équivalentes <unclear>car</unclear> <del><gap reason="illegible"/></del>
<unclear>pour</unclear> <unclear>un</unclear> <unclear>homom.</unclear> <formula notation="TeX">M \to M^{*}</formula>,
<unclear>dire</unclear> <unclear>que</unclear> c'est <unclear>mono.</unclear> <unclear>ou</unclear>
<unclear>épi.</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>revient</unclear> <unclear>au</unclear> <unclear>même</unclear> <gap reason="illegible"/>
<unclear>(<gap reason="illegible"/>)</unclear>.
<note type="editorial" resp="#pass">un grand point d'interrogation, dans la marge gauche, porte sur ces deux
dernières lignes, qui sont d'une écriture très rapide ; la lettre <formula notation="TeX">B</formula> de la
forme bilinéaire est un B cursif ouvert</note></p>
<pb n="157" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/12.pdf#page=158"/><p><hi rend="bold">Involutions.</hi> Supposons <formula notation="TeX">\alpha \in B(M,M)</formula> <del>forme
<unclear>fondamentale</unclear></del> forme non dégénérée, symétrique ou <del><gap reason="illegible"/></del>
alternée, d'où <del>Alors pour <gap reason="illegible"/></del> un <unclear>isom.</unclear>
<formula notation="TeX">\widetilde{\alpha} \colon M \xrightarrow{\sim} M^{*}</formula>. Soit de même
<formula notation="TeX">\beta \in B(N,N)</formula> d'où <formula notation="TeX">\widetilde{\beta} \colon N \to N^{*}</formula>
(<formula notation="TeX">M</formula>, <formula notation="TeX">N</formula> de deg. <formula notation="TeX">i</formula>). Soit <formula notation="TeX">u \colon M \to N</formula>, on définit alors
<formula notation="TeX">u' \colon N \to M</formula> par <unclear>commutativité</unclear> du diagramme ci-contre.</p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}
  M \arrow[r, leftrightarrow, "u^{\sharp}"] \arrow[d, "\widetilde{\alpha}"'] &amp; N \arrow[d, "\widetilde{\beta}"] \\
  M^{*} &amp; N^{*} \arrow[l, "{}^{t}u^{*}"']
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">la flèche du haut porte une pointe à chaque bout, avec une seule
étiquette qu'on lit <formula notation="TeX">u^{\sharp}</formula> (pour les deux sens <formula notation="TeX">u</formula> et <formula notation="TeX">u'</formula> ?) ; sous la
flèche du bas, un trait mène au mot « transposée », lecture douteuse ; la
définition de <formula notation="TeX">u'</formula> ne distingue pas ici <formula notation="TeX">u'</formula> de <formula notation="TeX">u^{\sharp}</formula></note></p>
<p>On a les relations habituelles
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{aligned}
  (u \pm v)' &amp;= u' \pm v' \\
  (uv)' &amp;= v'u' \\
  1' &amp;= 1 \\
  (u')' &amp;= u
\end{aligned}</formula>
si <formula notation="TeX">\alpha</formula> et <formula notation="TeX">\beta</formula> sont tous deux <del><unclear>symétriques</unclear></del> ou
tous deux alternés.
<note type="editorial" resp="#pass">la condition sur <formula notation="TeX">\alpha</formula>, <formula notation="TeX">\beta</formula> est écrite à droite de la dernière
relation, en deux lignes serrées ; le mot biffé, « symétriques » peut-être,
est remplacé en dessous par « ou tous deux alternés »</note></p>
<p>En particulier sur <formula notation="TeX">\operatorname{End}(M)</formula> <unclear>on</unclear> a une structure
d'algèbre involutive sur <formula notation="TeX">\mathbf{Q}</formula>. <del><gap reason="illegible"/></del>
Si <formula notation="TeX">\alpha</formula> est remplacé par <formula notation="TeX">\alpha_{1}</formula>, <formula notation="TeX">\beta</formula> par <formula notation="TeX">\beta_{1}</formula>, avec
<formula notation="TeX" rend="display">\widetilde{\alpha}_{1} = \widetilde{\alpha} \circ A, \qquad
  \widetilde{\beta}_{1} = \widetilde{\beta} \circ B \qquad
  (A \in \operatorname{End}(M),\ B \in \operatorname{End}(N))</formula>
<unclear>alors</unclear> la nouvelle « adjonction » <unclear>sera</unclear>
<formula notation="TeX" rend="display">u'' = \widetilde{\alpha}_{1}^{-1} \circ u^{*} \circ \widetilde{\beta}_{1}
  = A^{-1}\widetilde{\alpha}^{-1} u^{*} \widetilde{\beta} B \quad \text{i.e.}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">u'' = A^{-1} u' B</formula>
En particulier, si <formula notation="TeX">M = N</formula>, on a <unclear>pour</unclear> <formula notation="TeX">A</formula> <unclear>une</unclear>
<unclear>nouvelle</unclear> involution définie <unclear>modulo</unclear>
<del><unclear>automorphismes</unclear> intérieurs</del> <unclear>modification de
nature <gap reason="illegible"/></unclear> : <formula notation="TeX">u \mapsto A^{-1} u' A</formula>, où <formula notation="TeX">A</formula> est un <unclear>élément</unclear>
autoadjoint (?).
<note type="editorial" resp="#pass">dans la première formule, un premier symbole biffé précède
<formula notation="TeX">\widetilde{\alpha}_{1}</formula> ; le transposé y est écrit <formula notation="TeX">u^{*}</formula> et non
<formula notation="TeX">{}^{t}u^{*}</formula> comme sur le diagramme. La fin de page, après « modulo », est
surchargée : « automorphismes intérieurs » est biffé et remplacé en
interligne par deux ou trois mots peu lisibles</note></p>
<pb n="158" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/12.pdf#page=159"/><p><hi rend="bold">Formes définies positives sur les motifs</hi>
<note type="editorial" resp="#pass">titre souligné de sa main, en tête du feuillet, d'une encre plus noire</note></p>
<p><unclear>Lui</unclear> indiquer déjà que les <formula notation="TeX">\operatorname{End}(h^{i}(X))</formula> sont des
<hi rend="italic">algèbres de Riemann</hi>, et par suite semi-simples, (ce qui permet de
construire la catégorie des motifs comme catégorie <hi rend="italic">abélienne</hi>).
<hi rend="italic">De plus</hi>, cette catégorie des motifs <formula notation="TeX">\mathcal{M}</formula>, et sa complétion
<formula notation="TeX">\overline{\mathcal{M}}</formula>, acquièrent d'importantes structures
<unclear>supplémentaires</unclear>.
<note type="editorial" resp="#pass">« ½ simples » est son abréviation de « semi-simples » ; le premier mot,
lu « Lui », suggère une note à l'usage d'un correspondant, sans que la page
le nomme ; la complétion est ici surlignée, <formula notation="TeX">\overline{\mathcal{M}}</formula>, et non
chapeautée comme aux pages 155-156</note></p>
<p>Discutons d'abord le degré d'indétermination possible du système
<formula notation="TeX">\varphi_{X}</formula>. Pour ceci, notons que <del><gap reason="illegible"/></del> <unclear>si</unclear> on
<unclear>remplace</unclear> les <formula notation="TeX">(\varphi_{i})</formula> par <formula notation="TeX">(\varepsilon_{i}\varphi_{i})</formula>
(<formula notation="TeX">\varepsilon_{i}</formula> <hi rend="italic">signes</hi> <unclear>dépendant</unclear> de <formula notation="TeX">i</formula>). Les<formula notation="TeX">{}^{*}</formula>
axiomes <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> : (i) et (iii) <unclear>restent</unclear> vérifiés, mais (ii) seulement si on a
<formula notation="TeX">\varepsilon_{i}\varepsilon_{j} = \varepsilon_{i+j}</formula>, donc si <formula notation="TeX">\varepsilon_{i}</formula>
<unclear>dépend</unclear> <unclear>de</unclear> <formula notation="TeX">i</formula> sous <del>la forme <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">(\ldots)</formula></del>
<formula notation="TeX">+1</formula> pour tout <formula notation="TeX">i</formula>, ou <formula notation="TeX">\varepsilon^{i}</formula> <unclear>–</unclear> il est
<unclear>nécessaire</unclear> <unclear>de</unclear> <unclear>demander</unclear> <unclear>ce</unclear>
<unclear>qu'il</unclear> <unclear>doit</unclear> <unclear>être</unclear> <unclear>en</unclear> degré <formula notation="TeX">1</formula>.
On imposera, dans le cas de la géom., qu'il corresponde aux formes
<unclear>de</unclear> polarisation sur les V.A.
<note type="editorial" resp="#pass">les axiomes (i), (ii), (iii) du système <formula notation="TeX">\varphi_{X}</formula> sont ceux que
pose la page 160 (voir plus loin) : le feuillet 160 précède logiquement
celui-ci ; l'astérisque de « Les<formula notation="TeX">{}^{*}</formula> »
n'a pas d'appel visible. Le raisonnement lisible : les changements de signe
<formula notation="TeX">\varphi_{i} \mapsto \varepsilon_{i}\varphi_{i}</formula> respectant (ii) sont ceux où
<formula notation="TeX">\varepsilon_{i}\varepsilon_{j} = \varepsilon_{i+j}</formula>, i.e. <formula notation="TeX">\varepsilon_{i} = 1</formula>
pour tout <formula notation="TeX">i</formula> ou <formula notation="TeX">\varepsilon_{i} = \varepsilon^{i}</formula>, et il reste à fixer le
signe en degré <formula notation="TeX">1</formula> par les polarisations des variétés abéliennes. La fin de la
page est d'une écriture très rapide, et l'enchaînement proposé ici n'est pas
sûr</note></p>
<pb n="160" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/12.pdf#page=161"/><p>Supposons que pour tout <formula notation="TeX">X \in \mathcal{V}</formula> (on écrit <unclear>que</unclear>
<formula notation="TeX">\underline{h}(X) = (\underline{h}^{i}(X))</formula>) <del>soit <unclear>donné</unclear>
<gap reason="illegible"/></del> un ensemble <formula notation="TeX">\Phi_{X}</formula> de formes fondamentales <formula notation="TeX">\{\varphi\}</formula>,
i.e. que <formula notation="TeX">\varphi = (\varphi_{i})</formula>,
<formula notation="TeX">\varphi_{i} \in \operatorname{Hom}(\underline{h}^{i}(X) \otimes
\underline{h}^{i}(X), \Lambda(-i))</formula>, de façon que les conditions suivantes
soient vérifiées :
<note type="editorial" resp="#pass">la parenthèse « on écrit que <formula notation="TeX">\underline{h}(X) = (\underline{h}^{i}(X))</formula> »
est une insertion, reliée par un trait à « <formula notation="TeX">X \in \mathcal{V}</formula> » ; la lettre
de l'ensemble de formes, un <formula notation="TeX">\mathcal{L}</formula> ou un <formula notation="TeX">\Phi</formula> cursif, est lue
<formula notation="TeX">\Phi</formula></note></p>
<list rend="enumerate">
<label>(i)</label><item>Si <formula notation="TeX">\varphi \in \Phi_{X}</formula>, <formula notation="TeX">\psi \in \Phi_{Y}</formula>, alors
  <formula notation="TeX">\varphi \oplus \psi \in \Phi_{X \amalg Y}</formula>.</item>
<label>(ii)</label><item>Si <formula notation="TeX">\varphi \in \Phi_{X}</formula>, <formula notation="TeX">\psi \in \Phi_{Y}</formula>,
  <del>et <formula notation="TeX">u \colon X \to Y</formula>, d'où <formula notation="TeX">\underline{h}(u) \colon
  \underline{h}^{i}(Y) \to \underline{h}^{i}(X)</formula>, <unclear>considérons</unclear></del>
  alors <formula notation="TeX">\varphi \otimes \psi \in \Phi_{X \boxtimes Y}</formula>.</item>
<label>(iii)</label><item>Sur <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">h^{0}(X)</formula> <unclear>(<unclear>extension</unclear>
  de <formula notation="TeX">\mathbf{Q}</formula>)</unclear> <del><gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">\varphi(1)</formula> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">X = e</formula>, donc</del>
  <del><formula notation="TeX">\underline{h}^{0}(e) \simeq \underline{h}^{0}(e) \simeq \mathbf{Q}</formula>,
  alors</del> <unclear>fini</unclear> sur <formula notation="TeX">\mathbf{Q}</formula>, les <formula notation="TeX">\varphi \in \Phi_{X}</formula> sont
  des formes <hi rend="italic">définies positives</hi> [cela suffit <del><gap reason="illegible"/></del> <unclear>pour</unclear>
  <formula notation="TeX">X = e</formula>] <unclear>le</unclear> <unclear>supposer</unclear> pour <gap reason="illegible"/> <unclear>sans</unclear>
  <unclear>doute</unclear> <unclear>dans</unclear> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/></item>
<label>(iii)</label><item>Si <formula notation="TeX">\varphi \in \Phi_{X}</formula>, <formula notation="TeX">\psi \in \Phi_{Y}</formula>,
  <formula notation="TeX">u \colon X \to Y</formula>, d'où <formula notation="TeX">u^{(i)} \colon h^{i}(Y) \to h^{i}(Y)</formula>, prenant
  <formula notation="TeX">s_{u}^{(i)} \colon h^{i}(Y) \to h^{i}(X)</formula> [<unclear>relatif</unclear> à
  <formula notation="TeX">\varphi</formula>, <formula notation="TeX">\psi</formula>], on a
  <formula notation="TeX" rend="display">\boxed{\operatorname{Tr}\bigl(s_{u}^{(i)} u^{(i)}\bigr) \geq 0,
    \ \text{égalité ssi } u^{(i)} = 0}</formula></item>
</list>
<p><note type="editorial" resp="#pass">la condition (iii) est écrite deux fois : une première, dont le numéro
porte un signe qu'on ne sait lire (« (iii)° » ?), sur la positivité en degré
<formula notation="TeX">0</formula>, plusieurs fois surchargée ; puis un « (iii) » biffé, et un nouveau (iii),
la positivité de la trace, que la dernière formule encadre. Telle qu'écrite,
<formula notation="TeX">u^{(i)}</formula> va de <formula notation="TeX">h^{i}(Y)</formula> dans <formula notation="TeX">h^{i}(Y)</formula> ; on attendrait
<formula notation="TeX">h^{i}(Y) \to h^{i}(X)</formula> pour <formula notation="TeX">\underline{h}(u)</formula> et <formula notation="TeX">s_{u}^{(i)}</formula> en sens
inverse — nous gardons la page. <formula notation="TeX">s_{u}^{(i)}</formula> est sans doute l'adjoint de
<formula notation="TeX">u^{(i)}</formula> relativement à <formula notation="TeX">\varphi</formula>, <formula notation="TeX">\psi</formula>, au sens de la page 157</note></p>
</div>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
