Cote n° 102 · pages 1–13
· Lecture modernisée · Etude générale des foncteurs (Sch)° → (Ens) : tapuscrit annoté (s.d.), notes manuscrites (s.d.) — lecture modernisée du dossier entier
Datation de l’inventaire : [après 1967]
Édition de démonstration — interprétation personnelle de l'œuvre
Résumé
Une carte routière d'un pays se fait en recollant des cartes de régions : chacune est simple, et toute l'information est dans la façon dont elles se recouvrent. La géométrie algébrique de Grothendieck fabrique ses objets de la même manière. Les morceaux simples sont les spectres d'anneaux — des objets définis par un anneau commutatif — et un schéma est ce qu'on obtient en les recollant le long de parties ouvertes. Ces treize pages posent la question dans sa généralité : qu'obtient-on si l'on recolle les mêmes morceaux le long d'une autre classe de flèches que les inclusions d'ouverts ?
La réponse du tapuscrit des pages 2 à 6, prévu pour un chapitre d'EGA qui n'a jamais paru, tient en un procédé et deux exemples. On se place dans la catégorie de tous les « espaces généralisés » — les faisceaux sur un site, c'est-à-dire des foncteurs qui à chaque morceau simple associent l'ensemble de ses applications vers l'espace —, on y prolonge la classe de flèches choisie, et l'on retient les objets qui se laissent couvrir par des morceaux simples à l'aide de flèches de cette classe. Avec les immersions ouvertes on retrouve les schémas ; avec les morphismes étales — des flèches qui sont des « revêtements locaux », comme un revêtement en topologie mais sans exiger qu'il soit trivial au-dessus d'un ouvert — on trouve les espaces algébriques que Michael Artin venait d'introduire, objets plus souples que les schémas et dans lesquels certaines constructions, impossibles pour les schémas, deviennent possibles.
Le reste du dossier est manuscrit et rapide. Quatre questions pour Artin demandent quand une « donnée de descente » — la recette pour fabriquer un objet sur une base à partir d'un objet sur une base plus grande — est effective. Un plan en huit points dresse la liste des propriétés des morphismes de schémas (être une immersion, être lisse, étale, propre, séparé…) qu'il faudrait étendre aux foncteurs, avec un principe pour le faire : une propriété doit être locale, et coïncider avec la définition reçue quand le foncteur est un schéma. Une page de démonstration, dont le théorème manque, utilise le schéma de Hilbert pour rendre réduites les fibres d'une famille. Enfin un critère : un sous-foncteur qui se comporte bien vis-à-vis des limites et des épaississements infinitésimaux est une immersion ouverte.
Ce qui se dégage de la manière : ne jamais construire un objet à la main quand on peut le définir par ce qu'il représente. Le schéma, l'espace algébrique, l'immersion ouverte sont ici des propriétés de foncteurs, que l'on vérifie une à une comme on coche une liste — et la feuille de mots encadrés de la page 13 en est littéralement la liste.
Keywords — gluing, subcanonical site, local property of morphisms, algebraic space, étale morphism, small étale site, fpqc descent, effective descent datum, Artin approximation, representable morphism, valuative criterion, formally étale morphism, limit-preserving functor, Hilbert scheme, geometrically reduced fibre, open immersion criterion, Artin's representability criteria
2–13
Le fil du dossier, et les conventions
La chemise (page 1) porte le seul mot « Recollements ». Les pages 7 et 9 ne portent rien de sa main. Le reste se répartit en cinq morceaux :
- Pages 2 à 6 : tapuscrit « Pour EGA VI ». Recollement d'objets d'un site \(S\) le long d'une classe \(M\) de flèches ; prolongement \(\widetilde{M}\) de \(M\) au topos ; la catégorie \(\widetilde{S}_M\) des objets recollés, ses propriétés de stabilité ; schémas et espaces algébriques ; le topos localisé au-dessus d'un objet. Annoté à la main.
- Page 8 : « Questions pour Artin ». Effectivité de la descente pour des schémas propres sur une base hensélienne, descente fpqc des « variétés » et des petits faisceaux étales.
- Page 10 : un plan. Huit rubriques de propriétés des morphismes de foncteurs, et le principe de vérification.
- Page 11 : fragment d'une démonstration. Le théorème démontré n'est pas dans le dossier.
- Pages 12 et 13 : immersions ouvertes. Un critère, puis une feuille de mots-clés encadrés.
Le titre de l'inventaire, « Étude générale des foncteurs \((\mathrm{Sch})^{\circ} \to (\mathrm{Ens})\) », est celui de la page 10 et couvre l'ensemble : les objets recollés des pages 2 à 6 sont des foncteurs de ce type, et les pages suivantes cherchent comment parler de leurs morphismes. Le lien entre le tapuscrit et la page 8 est de cette lecture : les « variétés au sens généralisé, sans exiger que la diagonale soit une immersion » de la page 8 sont les objets que le tapuscrit obtient avec les morphismes étales.
Conventions, valables pour tout le dossier. Dans les pages 2 à 6, \(S\) désigne un site ; aux pages 8 et 12, la même lettre désigne un schéma de base, comme sur les pages, et le contexte suffit à les distinguer. \(\widetilde{S}\) est le topos des faisceaux d'ensembles sur le site \(S\) ; « fpqc » est la topologie fidèlement plate et quasi-compacte ; « lfp » abrège « localement de présentation finie ». Un foncteur \((\mathrm{Sch})^{\circ} \to (\mathrm{Ens})\) — un préfaisceau sur la catégorie des schémas, contravariant comme tout préfaisceau — est identifié au schéma qu'il représente quand il en représente un ; un morphisme de foncteurs \(f : G \to F\) est dit avoir une propriété \(P\) stable par changement de base si, pour tout schéma \(T\) et tout \(T \to F\), le morphisme \(G \times_F T \to T\) est un morphisme de schémas ayant \(P\) — c'est le principe de la page 10.
Le dossier dans son groupe. Il est classé parmi les dossiers 69 à 102, « Géométrie et topologie combinatoire », mais n'a rien de commun avec les cartes, hexagones et découpages des dossiers 81, 88 et 89, et sa datation propre, « après 1967 », le place avant la période du groupe. Il rencontre en revanche le dossier 91 : la page 4 de celui-ci vérifie, pour un théorème de représentabilité, les conditions mêmes qu'énonce la page 12 ci-dessous (faisceau fpqc, commutation aux limites inductives filtrantes d'anneaux et aux limites projectives adiques d'anneaux artiniens).
2–6
Recollements d'objets d'un site (pages 2 à 6)
Le tapuscrit est titré « Pour EGA VI »1 . Comme pour les tapuscrits d'autres dossiers, la transcription donne les énoncés et les interventions de sa main, et résume les démonstrations tapées ; la présente lecture ne peut donc rien affirmer de ces démonstrations au-delà de ce résumé.
2–2
Le site et la classe de flèches
Soit \(S\) un site dont la topologie est moins fine que la topologie canonique — un site sous-canonique, ce qu'il appelle « standard »2 . Soit \(M\) une classe de flèches de \(S\) telle que :
- a)les flèches de \(M\) sont quarrables (leurs produits fibrés avec toute flèche de \(S\) existent dans \(S\)), et \(M\) est stable par changement de base ;
- b)\(M\) contient les identités et est stable par composition ;
- c)\(M\) est locale sur le but : si \(u : X \to Y\) est une flèche de \(S\) et \((Y_j \to Y)\) une famille couvrante telle que chaque \(X \times_Y Y_j \to Y_j\) soit dans \(M\), alors \(u\) est dans \(M\) ;
- d)\(M\) est locale sur la source pour les recouvrements par \(M\) : si \((u_i : X_i \to X)\) est une famille couvrante de flèches de \(M\) et si les composés \(u u_i : X_i \to Y\) sont dans \(M\), alors \(u : X \to Y\) est dans \(M\).
La forme donnée à d) est une reformulation3 . C'est ce qu'on appelle aujourd'hui une propriété locale sur la source : elle vaut pour les morphismes étales dans la topologie étale, et c'est elle qui permettra plus loin de dire « étale » d'un morphisme d'espaces algébriques sans ambiguïté.
En marge, il envisage de s'en passer : ne pas imposer d) à \(M\), mais saturer plus tard dans le prolongement \(\widetilde{M}\), en décrétant qu'une flèche est dans \(\widetilde{M}\) si et seulement si elle devient dans \(M\) après composition avec un recouvrement par des flèches de \(M\)4 . On verra à la page 6 que cette variante est exactement ce que demande son premier exemple.
2–3
Le prolongement de \(M\) au topos
Proposition. Il existe une unique classe \(\widetilde{M}\) de flèches du topos \(\widetilde{S}\) qui satisfait aux analogues \(\tilde{a}\)) à \(\tilde{d}\)) de a) à d), et de plus :
- \(\tilde{e}\))une flèche de \(S\) est dans \(\widetilde{M}\) si et seulement si elle est dans \(M\) ;
- \(\tilde{f}\))si \(u : F \to X\) est dans \(\widetilde{M}\) avec \(X\) représentable, il existe une famille couvrante \((u_i : X_i \to F)\) de flèches de \(\widetilde{M}\) avec les \(X_i\) représentables5 .
Le tapuscrit démontre l'unicité en montrant que l'appartenance d'une flèche \(u : F \to G\) à \(\widetilde{M}\) est déterminée par les conditions. Par \(\tilde{c}\)), on se ramène au cas où \(G = X\) est représentable. Si la diagonale \(F \to F \times_X F\) est représentable, \(u\) est dans \(\widetilde{M}\) si et seulement s'il existe une famille couvrante \((u_i : X_i \to F)\), \(X_i \in S\), telle que les \(u u_i\) et les projections \(X_i \times_F X_j \to X_i\) soient dans \(M\) ; les \(X_i \times_F X_j\) sont représentables comme images inverses de la diagonale de \(F\) dans les \(X_i \times_X X_j\), de sorte que la condition a un sens. Le cas général est ramené au précédent6 . Le tapuscrit laisse au lecteur la vérification que la classe ainsi décrite satisfait bien à \(\tilde{a}\)) à \(\tilde{f}\)) : l'existence n'est pas démontrée dans le dossier.
3–3
Les objets recollés
Définition. Un faisceau \(F \in \widetilde{S}\) s'obtient par recollement d'objets de \(S\) à l'aide de morphismes dans \(M\) s'il existe une famille couvrante \((u_i : X_i \to F)\) avec \(X_i \in S\) et \(u_i \in \widetilde{M}\)7 . On note \(\widetilde{S}_M\) la sous-catégorie pleine de \(\widetilde{S}\) formée de ces faisceaux.
Un tel \(F\) est le quotient de \(\coprod_i X_i\) par la relation d'équivalence \(R = \coprod_{i,j} X_i \times_F X_j\), dont les deux projections sont dans \(\widetilde{M}\) : c'est la forme la plus générale d'une « carte par recollement », les \(X_i\) étant les cartes et \(R\) les changements de cartes.
4–5
Stabilité
Proposition.8
- (i)Tout objet de \(S\) est dans \(\widetilde{S}_M\).
- (ii)Si \(u : F \to G\) est dans \(\widetilde{M}\) et \(G \in \widetilde{S}_M\), alors \(F \in \widetilde{S}_M\). La réciproque vaut si \(u\) est couvrant (épimorphisme de faisceaux).
- (iii)Si \(u : F \to G\) est couvrant et si \(\mathrm{pr}_1 : F \times_G F \to F\) est dans \(\widetilde{M}\), alors \(G \in \widetilde{S}_M\) si et seulement si \(F \in \widetilde{S}_M\).
- (iv)Une somme \(\coprod F_i\) est dans \(\widetilde{S}_M\) si et seulement si tous les \(F_i\) le sont.
- (v)Si \(S\) a les produits de deux objets (resp. les produits fibrés, resp. un objet final, resp. les limites projectives finies), il en est de même de \(\widetilde{S}_M\)9 .
Pour (ii) : on couvre \(G\) par des \(Y_j \to G\) de \(\widetilde{M}\), on change de base, on couvre chaque \(F \times_G Y_j\) par \(\tilde{f}\)), et l'on compose par \(\tilde{b}\)). Le point (iii) en résulte, \(u\) étant dans \(\widetilde{M}\) par \(\tilde{c}\)) puisque son changement de base le long de lui-même, couvrant, l'est. Pour (iv), la transcription résume l'argument tapé : si \(X \to \coprod F_i\) est dans \(\widetilde{M}\), les \(X \times_F F_i\) se couvrent par \(\tilde{f}\)), et ces morceaux couvrent les \(F_i\). Le point (v) est « laissé au rédacteur », avec une mise en garde : le noyau d'un double flèche ne se comporte sans doute pas de même, car un morphisme de doublets de \(\widetilde{S}\), ou même de \(S\), qui induit des morphismes de \(\widetilde{M}\) sur les sommets n'induit pas nécessairement un morphisme de \(\widetilde{M}\) sur les noyaux.
Corollaire. \(\mathrm{Ob}\,\widetilde{S}_M\) est la plus petite classe d'objets de \(\widetilde{S}\) qui contient \(\mathrm{Ob}\,S\) et est stable par sommes et par passage au quotient par une relation d'équivalence dont la première projection est dans \(\widetilde{M}\)10 . Par suite, \(\widetilde{S}_M\) ne change pas si l'on remplace \(S\) par une sous-catégorie \(S'\) de \(\widetilde{S}\) contenue dans \(\widetilde{S}_M\), et \(M\) par \(M' = \widetilde{M} \cap \mathrm{Fl}\,S'\)11 .
Le corollaire résulte de la description d'un objet recollé comme quotient de \(\coprod X_i\) (section précédente), et de (iii) et (iv). C'est l'énoncé qui dit qu'un recollement de recollements est encore un recollement.
6–6
Schémas et espaces algébriques
Exemples. Soit \(S\) la catégorie des schémas affines, munie d'une topologie sous-canonique plus fine que la topologie de Zariski.
Immersions ouvertes. Avec pour \(M\) les immersions ouvertes, ou seulement les immersions \(\mathrm{Spec}(A_f) \to \mathrm{Spec}(A)\), la catégorie \(\widetilde{S}_M\) est équivalente à celle des schémas. Il faut pour cela utiliser la variante que propose la marge de la page 2, sans la condition d) : les immersions ouvertes ne satisfont pas à d)12 . Les morphismes de \(\widetilde{M}\) sont alors les immersions ouvertes de faisceaux.
Morphismes étales. Avec une topologie plus fine que la topologie étale (et sous-canonique, par exemple fppf ou fpqc) et pour \(M\) les morphismes étales, qui satisfont à d), on trouve les espaces algébriques d'Artin, obtenus « en recollant des spectres d'anneaux par des morphismes étales »13 . Par le corollaire, on obtient le même résultat en partant des schémas au lieu des schémas affines. Les flèches de \(\widetilde{M}\) s'appellent alors morphismes étales d'espaces algébriques, la topologie étant la topologie étale14 .
Proposition. Supposons que \(M\) satisfasse la condition, qu'il appelle « draconienne » : si \(u : X \to Y\) et \(v : Y \to Z\) sont des flèches de \(S\) avec \(v \in M\) et \(vu \in M\), alors \(u \in M\). Pour \(X \in S\), soit \(S(X,M)\) la sous-catégorie pleine de \(S_{/X}\) formée des \(X' \to X\) dans \(M\) — toutes ses flèches sont alors dans \(M\) —, munie de la topologie induite. Alors la sous-catégorie pleine de \(\widetilde{S}_{/X}\) formée des \(F \to X\) qui sont dans \(\widetilde{M}\) est un topos, équivalent, par restriction à \(S(X,M)\), au topos \(S(X,M)^{\sim}\). Un tel \(F\) est d'ailleurs dans \(\widetilde{S}_M\), par (ii) de la page 415 .
La condition draconienne est satisfaite par les immersions ouvertes et par les morphismes étales. Dans le second cas, \(S(X,M)\) est le petit site étale de \(X\), et la proposition dit que les faisceaux sur le petit site étale sont exactement les espaces algébriques étales sur \(X\) : c'est un énoncé connu aujourd'hui sous cette forme. Le dossier n'en contient pas de démonstration16 .
8–8
Questions pour Artin (page 8)
La page est une liste de questions, sans réponses17 . Dans les trois premières, \(S\) est le spectre d'un anneau local noethérien hensélien18 et \(s\) son point fermé.
- 1º)Soit \(S' \to S\) surjectif, et sans doute plat, avec \(S'\) noethérien, et \(X'\) un \(S'\)-schéma propre muni d'une donnée de descente relativement à \(S' \to S\)19 . Si la donnée de descente induite sur la fibre \(X'_s\) est effective, l'est-elle sur \(X'\) ? Et dans le cas \(S' = \widehat{S}\), le complété ?
- 2º)Peut-on faire la descente fpqc des « variétés », ou des faisceaux relativement de présentation finie20 , par exemple de parties d'un complété d'un anneau local ? Autrement dit, pour un faisceau fpqc lfp, la propriété d'être une variété est-elle locale pour la topologie fpqc sur \(S\) ?
- 3º)Si \(X\) est une variété propre sur \(S\) dont la fibre fermée \(X_s\) est représentable, \(X\) est-il représentable ? Si la réponse à 2º) était affirmative, les questions 1º) et 3º) seraient équivalentes.
- 4º)Descente fpqc des petits faisceaux étales — question liée à la caractérisation des foncteurs \((\mathrm{Sch})^{\circ}_{/S} \to (\mathrm{Ens})\) qui proviennent de petits faisceaux étales sur \(S\). Une réponse affirmative à 2º), pour des variétés au sens généralisé où l'on n'exige pas que la diagonale soit une immersion, en entraînerait une à 4º).
En marge, deux groupes de questions : chercher des exemples de \(X\) propre sur \(S\) local complet avec \(X_s\) représentable et \(X\) non représentable ; et une remarque, en partie illisible, liant le problème à la commutation aux limites projectives adiques d'anneaux artiniens21 — la condition même qui reparaît à la page 12.
Lecture. Les « variétés » sont ici des foncteurs du type que construit le tapuscrit : la précision « sans exiger que la diagonale soit une immersion » est ce qui sépare les espaces algébriques des schémas, dont la diagonale est toujours une immersion. La question 4º) rejoint alors la proposition de la page 6 : un petit faisceau étale sur \(S\) est un espace algébrique étale sur \(S\), de sorte que sa descente est un cas particulier de 2º). Le contexte de 1º) et 3º) est que la descente fpqc des schémas, même propres, n'est pas toujours effective22 ; on sait aujourd'hui que les faisceaux étales, eux, se descendent le long des morphismes fidèlement plats et quasi-compacts23 .
10–10
Un plan pour l'étude des foncteurs (page 10)
La page ne porte pas de titre ; c'est un plan numéroté, où une flèche ramène la rubrique 7 entre 5 et 6. On le donne dans l'ordre que la flèche indique24 , en nommant à côté ce que chaque rubrique est devenue.
- 1.Morphismes représentables et \(P\)-représentables (représentables par des morphismes de schémas ayant la propriété \(P\)) ; l'abus de langage qui dit « immersion ouverte, lisse, étale » d'un morphisme de foncteurs représentable par de tels morphismes ; le critère de représentabilité par recollement de morceaux, avec un renvoi à SGA 3, exposé XI, 3.525 .
- 2.Faisceaux et morphismes quasi-compacts, quasi-séparés ; morphismes lfp et de présentation finie26 . Pour un foncteur, être lfp revient à commuter aux limites inductives filtrantes d'anneaux — c'est la caractérisation qu'utilise la page 12.
- 3.Morphismes formellement lisses, formellement nets, formellement étales, et variantes infinitésimales ; les critères standard.
- 4.Critères pour qu'un morphisme soit un monomorphisme, un bimorphisme (à la fois mono et épi), une immersion, une immersion ouverte.
- 5.Conditions de séparation : diagonale représentable par des immersions, par des immersions quasi-compactes, par des immersions de présentation finie ; diagonale représentable par des immersions fermées ; relations avec les critères valuatifs.
- 7.Foncteurs sur une catégorie de schémas au-dessus d'une base, et « espaces induits »27 . Morphismes surjectifs, morphismes radiciels — ceux dont la diagonale est surjective, caractérisation exacte pour les morphismes de schémas. Une immersion ouverte surjective est un isomorphisme.
- 6.Conditions de propreté.
- 8.Conditions de connexité.
Principe des vérifications. Pour définir une propriété \(P\) des morphismes de faisceaux sur \((\mathrm{Sch})\), deux exigences : a) \(P\) doit être locale ; b) si \(f : F \to G\) est représentable, \(P\) doit coïncider avec la définition déjà admise pour les morphismes de schémas, c'est-à-dire : pour tout schéma \(X\) et tout \(X \to G\), le morphisme de schémas \(X \times_G F \to X\) a la propriété \(P\). C'est la règle qu'on suit aujourd'hui pour étendre aux espaces algébriques et aux champs les propriétés des morphismes de schémas. Elle n'est cohérente que pour des propriétés stables par changement de base et locales sur le but pour la topologie choisie28 .
11–11
Fragment d'une démonstration (page 11)
La page reprend au milieu d'une phrase ; le théorème démontré et le début de la démonstration ne sont pas dans le dossier29 . Ce qu'on en lit suffit à reconnaître une technique : rendre réduites les fibres d'une famille, après une extension radicielle, à l'aide du schéma de Hilbert. On y suppose, sans que la page le dise, \(X \to Y\) assez régulier pour que le schéma de Hilbert \(\underline{\mathrm{Hilb}}_{X/Y}\) existe (par exemple projectif et de présentation finie)30 .
Première étape. Pour un point \(y\) de \(Y\), il existe une extension radicielle finie \(k'\) de \(k(y)\) telle que \(((X_y)_{k'})_{\mathrm{red}}\) soit géométriquement réduit sur \(k'\) (« séparable »31 ) ; quitte à faire ce changement de base et à remplacer \(X\) par \(X_{\mathrm{red}}\), on se ramène au cas où \((X_y)_{\mathrm{red}}\) est géométriquement réduit, les hypothèses du théorème étant conservées.
Deuxième étape. Une deuxième assertion du théorème se déduit d'une troisième par réduction au cas noethérien. Pour celle-ci, on suppose \(Y\) réduit. Soit \(M = \underline{\mathrm{Hilb}}_{X/Y}\), et \(\varphi\) la section ensembliste de \(M\) au-dessus de \(Y\) qui envoie \(y\) sur le point de la fibre \(M_y\) défini par le sous-schéma fermé \((X_y)_{\mathrm{red}} \subset X_y\). Soit \(Y'\) le sous-ensemble \(\varphi(Y)\) de \(M\). La page affirme, en l'admettant, que \(Y'\) est fermé dans \(M\) et que \(Y' \to Y\) est fini ; muni de sa structure réduite, \(Y'\) est alors un \(Y\)-schéma, et l'inclusion \(Y' \to M\) correspond à un sous-schéma fermé \(Z\) de \(X' = X \times_Y Y'\), plat et de présentation finie sur \(Y'\)32 , dont la fibre en \(y'\) au-dessus de \(y\) est \((X_y)_{\mathrm{red}} \otimes_{k(y)} k(y')\). Ces fibres sont réduites — c'est pour cela que la première étape rendait \((X_y)_{\mathrm{red}}\) géométriquement réduit. Un morphisme plat, à fibres réduites, sur une base réduite a une source réduite (EGA IV, dans le cas localement noethérien, cité de mémoire) ; donc \(Z\) est réduit, et comme il a même ensemble sous-jacent que \(X'\), il est égal à \(X'_{\mathrm{red}}\).
Le résultat est que, sur \(Y'\), la réduction de \(X'\) est plate à fibres géométriquement réduites. C'est un énoncé du type « aplatissement de la réduction après un changement de base fini radiciel » ; le dossier ne dit pas dans quel théorème il s'insère.
12–13
Un critère d'immersion ouverte (pages 12 et 13)
Soit \(S\) un schéma localement noethérien et
LaTeX source
\begin{tikzcd}
G \arrow[r, "u"] & F \arrow[d] \\
& S
\end{tikzcd}
un morphisme de foncteurs \((\mathrm{Sch})^{\circ}_{/S} \to (\mathrm{Ens})\). Supposons :
- (i)\(F\) et \(G\) sont des faisceaux pour la topologie fpqc, commutent aux limites inductives filtrantes d'anneaux et aux limites projectives adiques d'anneaux artiniens ;
- (ii)\(u\) est un monomorphisme, et formellement étale33 .
Alors \(u\) est une immersion ouverte : pour tout schéma \(T\) et tout \(T \to F\), le sous-foncteur \(G_T = G \times_F T\) de \(T\) est représentable par un ouvert de \(T\).
La page énonce le critère sans démonstration. On peut le justifier ainsi34 . Par la commutation aux limites inductives filtrantes, on se ramène à \(T\) de type fini sur \(S\), donc localement noethérien. Soit \(t \in T\) dont le point \(\mathrm{Spec}\,k(t) \to T\) se factorise par \(G_T\). Comme \(u\) est formellement étale, ce point se relève de façon unique aux \(\mathrm{Spec}\,\mathcal{O}_{T,t}/\mathfrak{m}^n\), qui sont artiniens ; par la commutation aux limites adiques, il se relève à \(\mathrm{Spec}\,\widehat{\mathcal{O}}_{T,t}\) ; comme \(G\) est un faisceau fpqc et \(u\) un monomorphisme, il descend à \(\mathrm{Spec}\,\mathcal{O}_{T,t}\), et, \(G\) étant lfp, à un voisinage ouvert de \(t\). La réunion \(U\) des ouverts de \(T\) qui se factorisent par \(G_T\) est donc un ouvert contenant tous ces points, et contenu dans \(G_T\) puisque \(G_T\) est un faisceau ; inversement, tout \(T' \to G_T\) envoie les points de \(T'\) dans \(U\) (encore par descente fpqc le long des extensions de corps), donc se factorise par l'ouvert \(U\). D'où \(G_T = U\).
Les deux énoncés qui suivent, séparés par des traits : une immersion ouverte surjective de foncteurs est un isomorphisme (il suffit de le voir après changement de base à un schéma, où c'est clair) ; et, annoncée seulement, la caractérisation des morphismes étales de foncteurs.
Les conditions (i) sont celles qu'Artin a mises à la base de ses critères de représentabilité — foncteur « limité » et effectivité des déformations formelles35 . La marge de la page 8 les annonçait déjà.
La feuille de mots-clés. La page 13 dresse, en cadres non reliés, la carte des notions à traiter36 : l'immersion ouverte \(X \to Y\) ; les morphismes formellement lisses, non ramifiés, étales, et leurs versions relatives ; les monomorphismes (« Mon ») et les immersions, fermées et ouvertes ; puis les rubriques séparé, propre, connexe du plan de la page 10. Le carré de changement de base
LaTeX source
\begin{tikzcd}
G \arrow[r] & F \\
G_T \arrow[r] \arrow[u] & F_T \arrow[u]
\end{tikzcd}
rappelle le principe de vérification de la page 10, et une famille \(F_i \to F\) d'immersions ouvertes le recollement des pages 2 à 6. Enfin un groupe de trois cadres réunis par une accolade et marqué « (A) » — « faisceaux », « loc. de prés. finie », « adiques » — est la liste des hypothèses (i) de la page 12.
Notes
- Le plan des Éléments de géométrie algébrique annoncé en 1960 prévoyait, sauf erreur de mémoire, un chapitre VI consacré à la descente et aux méthodes générales de construction des schémas ; il n'a jamais paru. Le rattachement du tapuscrit à ce chapitre est la page ; le contenu prévu du chapitre est cité de mémoire. ↩
- La précision « standard (i.e. à topologie moins fine que la canonique) » est une insertion interlinéaire. Elle garantit que les foncteurs représentables sont des faisceaux, de sorte que le plongement de Yoneda identifie \(S\) à une sous-catégorie pleine de \(\widetilde{S}\) ; tout ce qui suit en dépend. ↩
- La condition d) est entièrement réécrite à la main sur la page 2. La version tapée demandait que les \(X_i \to Y\) soient dans \(M\) pour des « \(Y\)-morphismes » \(u_i\) ; la version retenue demande les \(u u_i\) dans \(M\) et les projections \(X_i \times_X X_j \to X_i\) dans \(M\), cette dernière clause étant introduite par « i.e. par a) et c) ». Nous lisons la parenthèse ainsi : les projections \(X_i \times_X X_j \to X_i\) sont les changements de base de \(u_j\) le long de la famille couvrante \((u_i)\), de sorte que, par a) et c), demander qu'elles soient dans \(M\) revient à demander \(u_j \in M\). Le « \(S\) » qui suit « morphismes dans » est surchargé d'un trait et a pu être changé. ↩
- Note écrite de biais dans la marge gauche de la page 2, reliée à d) par une accolade, en regard aussi du début de la proposition suivante, dont elle propose de reformuler la condition \(\tilde{e}\)). ↩
- Le « \(S\) » de « \(X \in S\) » est surchargé à la main et se lit mal. À la fin de \(\tilde{f}\)), quelques mots tapés sont biffés, où l'on devine « \(uu_i\) … \(\widetilde{M}\) ». Les étiquettes \(\tilde{a}\) à \(\tilde{f}\) sont remarquées d'un tilde à la main, sur les pages 2 et 3. ↩
- D'après le résumé de la transcription, le cas 2º) observe que \(Z_{ij} = X_i \times_F X_j\) est un sous-faisceau du faisceau représentable \(X_i \times_X X_j\), image inverse de la diagonale. Un sous-faisceau d'un faisceau représentable n'est pas représentable en général ; la réduction demande donc que l'on sache déjà, par récurrence, que \(Z_{ij} \to X_i\) est dans \(\widetilde{M}\), ce qui, par \(\tilde{f}\)), le couvre par des objets de \(S\). Dans le cas étale, c'est le point où la théorie des espaces algébriques « s'amorce » : la représentabilité de la diagonale se démontre après coup au lieu d'être supposée. Faute du texte tapé, nous ne pouvons dire comment le tapuscrit règle ce point. ↩
- Les mots « par recollement d'objets de \(S\) à l'aide de morphismes dans \(M\) » sont soulignés à la main. ↩
- Une première rédaction, « Proposition 1) », commencée au bas de la page 3 et poursuivie par deux lignes au haut de la page 5 (verso de la page 4), est biffée ; elle portait sur une famille couvrante \(F_i \to F\) à projections dans \(\widetilde{M}\), et la conclusion « il faut et il suffit que pour tout \(i\) … » s'interrompt. La version retenue est celle de la page 4. ↩
- Le numéro (iv) surcharge un « (iii) » tapé ; « \(\mathrm{pr}_1\) » dans (iii) est ajouté à la main ; (v) est retapé en interligne sur une première rédaction biffée (« Soit \(I\) une catégorie finie, telle que … »). ↩
- Le tapuscrit porte « le plus petit sous-ensemble de \(\mathrm{Ob}\,S\) », sans tilde ; le sens veut \(\widetilde{S}\). « sommes et par » est ajouté à la main. ↩
- L'énoncé s'entend avec \(S'\) munie de la topologie induite par celle de \(\widetilde{S}\), les objets recollés étant pris dans le même topos \(\widetilde{S}\). Pour les prendre dans le topos des faisceaux sur \(S'\), il faut que celui-ci s'identifie à \(\widetilde{S}\) — c'est le cas, par le lemme de comparaison de SGA 4, dès que \(S'\) contient \(S\), ce qui est la situation de l'exemple suivant (schémas affines dans schémas). Précision ajoutée par cette lecture. ↩
- La page dit « \(M\) l'ensemble des immersions ouvertes (ou, en l'absence de d), les immersions de la forme \(\mathrm{Spec}(A_f) \to \mathrm{Spec}(A)\)) », ce qui suggère que les immersions ouvertes satisfont à d). Elles ne le font pas : si \(Y\) est affine et \(X = Y \sqcup Y\), les deux inclusions \(Y \to X\) forment une famille couvrante d'immersions ouvertes dont les composés avec \(u : X \to Y\) sont l'identité, et \(u\) n'est pas une immersion ouverte. Avec d) imposé et la description de \(\widetilde{M}\) de la page 2, la flèche \(u\) serait même dans \(\widetilde{M}\), contredisant \(\tilde{e}\)). La remarque est de cette lecture ; la conclusion « on retrouve les schémas » reste juste, puisqu'elle ne dépend que de la définition de \(\widetilde{S}_M\) : un faisceau recouvert par des sous-foncteurs ouverts affines est un schéma. ↩
- Les espaces algébriques sont introduits par M. Artin à la fin des années 1960 et exposés par D. Knutson (Algebraic spaces, 1971), avec une condition de quasi-compacité sur la diagonale ; la définition sans condition de séparation est celle qu'on trouve aujourd'hui par exemple dans le Stacks Project. Le tapuscrit n'impose aucune condition de séparation, et c'est la seconde qu'il faut entendre. Références citées de mémoire. La page nomme Artin et met l'expression entre guillemets. ↩
- Cette dernière phrase est ajoutée à la main, à l'encre bleue, à la suite de la ligne tapée. ↩
- La remarque entre crochets « d'où résulte \(F \in \mathrm{Ob}\,\widetilde{S}_M\) ! » est de sa main, à l'encre bleue. Une première rédaction de la conclusion, rayée et encadrée, énonçait que le composé \((\widetilde{S}_M)_{/X} \to \widetilde{S}_{/X} \simeq (S_{/X})^{\sim} \to S(X,M)^{\sim}\) est une équivalence ; elle était fausse telle quelle, puisque \((\widetilde{S}_M)_{/X}\) contient des \(F \to X\) qui ne sont pas dans \(\widetilde{M}\), et la correction restreint justement aux flèches de \(\widetilde{M}\). Le dernier terme y était tapé « \(S(M,X)\) ». ↩
- Aucune démonstration ne suit l'énoncé sur la page 6, qui est la dernière du tapuscrit. ↩
- Le titre, souligné, est de sa main. Le dossier ne contient aucune réponse d'Artin. ↩
- « hens. » est doublement souligné ; « strictement » et « noeth. » sont biffés devant. La transcription laisse incertaine la lecture « plat » pour l'hypothèse sur \(S' \to S\), précédée d'un mot biffé illisible. ↩
- « propre » remplace « loc. de t.f. », biffé. ↩
- L'insertion se lit « ou relation loc. de prés. finie » ; « relativement » est une autre lecture. ↩
- Notes écrites de biais dans la marge gauche, en regard de 2º), puis de 3º) et 4º) ; plusieurs mots en sont incertains ou illisibles, en particulier « le comm. », « adiques artiniennes », « propres » et « repr. ». « 4º » est entouré et relié à la marge. ↩
- Un exemple célèbre est celui de Hironaka : une variété propre munie d'une action libre d'un groupe d'ordre \(2\) dont le quotient n'est pas un schéma, ce qui donne une donnée de descente étale non effective. Le passage d'une base complète à une base hensélienne, demandé à la fin de 1º), est la question à laquelle répond le théorème d'approximation d'Artin (1969). Références citées de mémoire ; la page ne cite ni l'un ni l'autre. ↩
- SGA 4, exposé VIII, cité de mémoire et non vérifié. ↩
- La page garde l'ordre 1, 2, 3, 4, 5, 7, 6, 8 ; la flèche de la marge le corrige. La frontière entre 5 et 7 est incertaine : la ligne est surchargée, et « Morphismes », d'une encre plus sombre, est écrit par-dessus. ↩
- La page écrit « SGAD XI 3.5 ». SGAD est le séminaire Demazure–Grothendieck, SGA 3 ; nous n'avons pas vérifié le contenu du numéro cité. ↩
- Les crochets de la rubrique 2 signalent, d'après la marge, de « petits compléments » (lecture incertaine ; « conditions » est possible). ↩
- « induits » est une lecture incertaine, et le mot qui suit « foncteurs » est biffé et illisible, de même que la base de \((\mathrm{Sch})_{/\cdot}\). ↩
- Condition que la page laisse implicite et que cette lecture ajoute : sans elle, b) ne définirait pas une propriété des morphismes de faisceaux indépendante de la présentation. ↩
- La page est parmi les plus difficiles du dossier : de nombreux mots y sont illisibles, des insertions interlinéaires et des biffures se chevauchent au milieu, et l'ordre des mots rendus n'y est pas assuré. Un bloc encadré, où se lisent « \(Y\) intègre », « extension radicielle finie \(Y'\) de \(Y\) » et « normalisant », est biffé. Ce qui suit reconstitue le mécanisme ; les liaisons logiques sont de cette lecture. ↩
- Hypothèse ajoutée. ↩
- Lecture incertaine, ainsi que « \(k(y)\) ». ↩
- La page écrit « sur \(Y\) » ; le sens demande \(Y'\). ↩
- La page dit « infinitésimalement étale ». Pour un monomorphisme, la condition de non-ramification est automatique, et il s'agit du relèvement le long des épaississements nilpotents. Une troisième hypothèse, « \(u\) … épimorphisme », est biffée ; « Si » est biffé et remplacé par « Supposons ». ↩
- Cette démonstration est de cette lecture. ↩
- Nom moderne ; la page ne cite pas Artin ici. Les conditions sont aussi celles que vérifie la page 4 du dossier 91 pour un théorème de représentabilité « par morphismes non nécessairement séparés ». ↩
- Les cadres ne portent pas de flèches entre eux, sauf une accolade ; la transcription les donne dans l'ordre de lecture. « formellement » surcharge un « affine » biffé ; « immersion ouverte » est biffé dans la liste des immersions et repris à côté ; « relatif » est une lecture incertaine. ↩