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    <fileDesc>
      <titleStmt>
        <title>Fonds Grothendieck, cote n° 100, pages 41–52 — transcription</title>
        <author>Alexandre Grothendieck</author>
        <respStmt>
          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne (<date when="2026-09-23">2026-09-23</date>)</resp>
          <name xml:id="pass" type="model">Opus 5.5 (claude-opus-5-5)</name>
        </respStmt>
        <respStmt>
          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">grothendieck.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
        </respStmt>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Édition de démonstration</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-09-25">2026-09-25</date>
        <availability status="restricted">
          <p>Le fonds Alexandre Grothendieck est sous droits. Cette transcription
          est une édition de démonstration, non autorisée, produite par une
          machine et non vérifiée ; aucune image du fonds n'est reproduite. La
          source LaTeX dont ce fichier dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project.</p>
        </availability>
        <ref target="https://grothendieck.commutator.io/">https://grothendieck.commutator.io</ref>
      </publicationStmt>
      <sourceDesc>
        <msDesc>
          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Montpellier</settlement>
            <repository>Université de Montpellier</repository>
            <collection>Fonds Alexandre Grothendieck (archives mathématiques, 1949–1991)</collection>
            <idno type="cote">100</idno>
          </msIdentifier>
          <head>Bonne réduction des variétés abéliennes via bonne réduction de Barsotti-Tate Tp (A) (base quelconque) : notes manuscrites (s.d.), copies de tapuscrit annoté (s.d.).</head>
          <msContents>
            <summary>Pages 41 à 52 de la cote, dans la
            numérotation des archivistes (crayon, en bas à gauche de chaque
            page) ; lot 3 de vingt pages.
            Les pages absentes de la transcription ne portent pas de
            mathématiques et sont omises ; le saut dans la numérotation en est
            le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://grothendieck.umontpellier.fr/100.pdf">https://grothendieck.umontpellier.fr/100.pdf</ref>
                <note>Fac-similé numérique de l'Université de Montpellier. Sa
                première page est une feuille de garde générée par
                l'université : la page <hi rend="italic">n</hi> des archivistes
                est la page <hi rend="italic">n</hi>+1 du PDF, et l'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> tient compte de ce décalage.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription mathématique du fonds, une passe de vingt pages par
        conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe-grothendieck</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\add</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> ; <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi>.</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="grothendieck-tei" version="1">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project">https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
    </encodingDesc>
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      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="2026-09-23" who="#pass">Première passe de transcription.</change>
      <change when="2026-09-25" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="3">
<div type="section">
<head>[Descente des schémas propres et plats : remarques]</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">titre de l'éditeur, entre crochets : les feuillets 42 et 44 n'en portent
aucun. Le feuillet 42 enchaîne sur les conditions (i) à (iv) qui terminent le
lot 2 (page 40).</note></p>
<pb n="42" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/100.pdf#page=43"/><p><hi rend="italic">N.B.</hi> Si <formula notation="TeX">X_0</formula> est un schéma abélien <del>et</del> (ou seulement
<unclear>pro-abélien</unclear> ?), alors ces conditions <del>impliquent</del>
[<unclear>équivalent à celle</unclear>] que <formula notation="TeX">\hat{X}</formula> soit <unclear>algébrisable</unclear>,
et dans (i) à (iv) [<gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>] on peut supprimer la condition de
projectivité.
<note type="authorial" place="margin">?</note>
<note type="editorial" resp="#pass">« équivalent à celle » est écrit au-dessus du mot biffé ; un second
ajout interlinéaire, après « (i) à (iv) », ne se lit pas. Le « ? » est en
marge gauche, en face de la première ligne.</note></p>
<p><hi rend="bold">Remarques.</hi> Soit <formula notation="TeX">S' \to S</formula> un morphisme [<gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>]
<unclear>de descente</unclear> effectif (<formula notation="TeX">S</formula> loc. noeth.). <gap reason="illegible"/> donc un morphisme
de descente effective pour les schémas relatifs plats.
<note type="editorial" resp="#pass">un ajout encadré de deux lignes surmonte « un morphisme » ; on n'y lit
que le mot « morphisme ».</note></p>
<p>Soit <formula notation="TeX">X'</formula> plat et propre <del><gap reason="illegible"/></del> sur <formula notation="TeX">S'</formula>, avec donnée de descente
relativement à <formula notation="TeX">S</formula>, on <del><gap reason="illegible"/></del> se demande si la donnée de descente est
effective.</p>
<p>a) <del><unclear>Condition locale sur <formula notation="TeX">S</formula></unclear></del> <gap reason="illegible"/> on peut se réduire aux
localisés <formula notation="TeX">\mathcal{O}_{S,s}</formula> de <formula notation="TeX">S</formula>.</p>
<p>b) Moyennant une question de descente <del><gap reason="illegible"/></del> <unclear>fid.</unclear> <gap reason="illegible"/>,
<unclear>complète</unclear>, on est ramené au problème sur
<formula notation="TeX">\hat{\mathcal{O}}_{S,s}</formula>. <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> de <formula notation="TeX">X_0</formula> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>
<formula notation="TeX">\hat{\mathcal{O}}_{S,s}</formula> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> résiduel <formula notation="TeX">k</formula> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>
<unclear>descendre</unclear> <gap reason="illegible"/> les fibres <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/></p>
<p>c) <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> que les fibres de <formula notation="TeX">X'/S'</formula> soient <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>
<unclear>infinitésimaux</unclear> <gap reason="illegible"/> <del><unclear>soit lisse sur <formula notation="TeX">S'</formula></unclear></del>
<gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> un <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <unclear>complété</unclear> <gap reason="illegible"/>.
Alors <gap reason="illegible"/> un schéma formel <formula notation="TeX">\hat{X}</formula> sur <formula notation="TeX">\hat{S}</formula> qui descend <formula notation="TeX">\hat{X}'</formula>.
<note type="authorial" place="margin"><unclear>Conditions pour</unclear> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <unclear>constantes</unclear></note>
<note type="editorial" resp="#pass">la moitié inférieure du feuillet, à partir de b), est un premier jet
très rapide, surchargé de ratures et d'ajouts interlinéaires ; on n'en donne
que les fragments lisibles. La note marginale est à gauche, en face de c).</note></p>
<pb n="44" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/100.pdf#page=45"/><p>d) Si on suppose [<unclear>au lieu de la</unclear> <gap reason="illegible"/>] qu'il existe
<formula notation="TeX">S'' \to S'</formula> <del><unclear>quasi-fini</unclear></del> surjectif avec
<formula notation="TeX">\bar{X}_{S'}</formula> <del><gap reason="illegible"/></del> projectif sur <formula notation="TeX">S'</formula>, alors on démontre que
<gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> pour tout <formula notation="TeX">s \in S</formula>, <del><gap reason="illegible"/></del> tels que pour
<gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">s' \in S'_s</formula>,
<gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">\mathrm{Pic}^{0}_{X'_n/S'_n}</formula>
(<formula notation="TeX">S'_n = \mathrm{Spec}\, \mathcal{O}_{S',s'}/\mathfrak{m}_{s'}^{n+1}</formula>) <gap reason="illegible"/>
plats, et <unclear>que</unclear> les <formula notation="TeX">X'_{s'}</formula> (<formula notation="TeX">s' \in S'_s</formula>) soient sans
automorphismes infinitésimaux, il existe une extension finie étale <formula notation="TeX">T</formula> de
<formula notation="TeX">\mathrm{Spec}\, \hat{\mathcal{O}}_{S,s}</formula> telle que la donnée de descente
<del><gap reason="illegible"/></del> sur <formula notation="TeX">T'/T</formula> sur <formula notation="TeX">X'_{T'}</formula> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">X_T</formula>
sur <formula notation="TeX">T</formula> ; <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>, <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> que les
<del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">X_{T_i}</formula>, où les <formula notation="TeX">T_i</formula> sont les <unclear>comp. 
irréductibles</unclear> de <formula notation="TeX">T</formula>, <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">(T_i)</formula> <gap reason="illegible"/>
<unclear>projectivité</unclear> <gap reason="illegible"/>).
<note type="editorial" resp="#pass">l'ajout « au lieu de la … » est écrit au-dessus de la ligne, puis
entouré ; le mot biffé après <formula notation="TeX">S'' \to S'</formula> pourrait être « quasi-fini ». On
lit ensuite, écrit en bas de ligne, « (ce <formula notation="TeX">T'</formula> …) », puis « <formula notation="TeX">\mathrm{Spec}\,
\hat{\mathcal{O}}_{S,s}</formula> » avec son chapeau.</note></p>
<p><hi rend="bold"><unclear>Remarques</unclear>.</hi> Soit donc <formula notation="TeX">S' \to S</formula> un morphisme
<unclear>propre</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>effectif</unclear>, avec <formula notation="TeX">S</formula> loc. noeth.
Supposons qu'on ait sur <formula notation="TeX">S'</formula> un schéma <unclear>propre et</unclear> plat <formula notation="TeX">X'/S'</formula>, un
faisceau inversible <formula notation="TeX">\underline{L}'</formula> sur <formula notation="TeX">X'</formula>, et une donnée de descente sur
<formula notation="TeX">(X', \underline{L}')</formula> rel. à <formula notation="TeX">S' \to S</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">« propre et » est ajouté au-dessus de « plat ».</note></p>
<p><del>Alors</del> Supposons de plus que pour tout <formula notation="TeX">s' \in S'</formula>,
<formula notation="TeX">(X'_{s'}, \underline{L}'_{s'})</formula> n'ait pas d'automorphisme infinitésimal
<gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> donnée de descente <unclear>considérée</unclear> <gap reason="illegible"/>.
Alors la donnée <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> est effective. Argument par modules formels…</p>
</div>
<div type="section">
<head>Modèles de Néron et groupes <formula notation="TeX">p</formula>-divisibles</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">titre dactylographié et souligné en tête du feuillet 47, premier d'un
tapuscrit de quatre feuillets (47, puis « - 2 - » à « - 4 - » sur 48 à 50),
sans signature ni date. Le texte tapé est transcrit tel quel ; les
annotations à l'encre bleue (les <formula notation="TeX">\eta</formula> que la machine ne portait pas, le
trait ondulé qui marque les groupes <formula notation="TeX">p</formula>-divisibles, rendu
<formula notation="TeX">\underset{\sim}{G}</formula>, la lettre <formula notation="TeX">\mathcal{G}</formula> et le signe <formula notation="TeX">\prod</formula>) sont
intégrées au texte, les autres signalées ; les notes au crayon sont données
en « marginal ».</note></p>
<pb n="47" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/100.pdf#page=48"/><p>Dans ce qui suit <formula notation="TeX">S</formula> est un trait de point générique <formula notation="TeX">\eta</formula> et de point fermé
<formula notation="TeX">s</formula>. Un <formula notation="TeX">S</formula>-groupe <formula notation="TeX">p</formula>-divisible <formula notation="TeX">(G_n,\ n \in \mathbb{N})</formula> sera aussi
désigné par le symbole <formula notation="TeX">\underset{\sim}{G}</formula>. On <supplied resp="#pass">dé</supplied>signe par <formula notation="TeX">p</formula> un
nombre premier fixé.
<note type="editorial" resp="#pass">la machine a tapé « séigne » ; « dé » est écrit à l'encre bleue au-dessus.</note></p>
<p><hi rend="bold">Théorème</hi> : Soient <formula notation="TeX">G</formula> un <formula notation="TeX">S</formula>-schéma en groupes, <formula notation="TeX">S</formula>-néronien, [dont
la fibre générique est extension d'une variété abélienne par un tore] et
<formula notation="TeX">\underset{\sim}{H}</formula> un <formula notation="TeX">S</formula>-groupe <formula notation="TeX">p</formula>-divisible. Alors tout morphisme
<formula notation="TeX">u_\eta : (\underset{\sim}{H})_\eta \to G_\eta</formula> se prolonge de manière unique
en un <formula notation="TeX">S</formula>-morphisme <formula notation="TeX">u : \underset{\sim}{H} \to G</formula>.
<note type="authorial" place="margin">[ ] <unclear>inutile</unclear></note>
<note type="editorial" resp="#pass">les crochets droits autour de « dont la fibre … tore » sont au
crayon, repris en marge sous la forme « [ ] » suivie d'un mot que l'on lit
« inutile » sans certitude.</note></p>
<p><hi rend="bold">Lemme 1</hi> : Supposons <formula notation="TeX">S</formula> hensélien. Soient <formula notation="TeX">G</formula> un <formula notation="TeX">S</formula>-schéma en
groupes, <formula notation="TeX">S</formula>-néronien <del>et</del>, <formula notation="TeX">M</formula> un <formula notation="TeX">S</formula>-schéma en groupes fini et plat,
<formula notation="TeX">\widetilde{M}</formula> sa partie connexe, <del><formula notation="TeX">u_K</formula></del> <formula notation="TeX">u_\eta : M_\eta \to G_\eta</formula>
un homomorphisme. Alors, pour que <formula notation="TeX">u_\eta</formula> se prolonge en un <formula notation="TeX">S</formula>-morphisme
<formula notation="TeX">u : M \to G</formula>, il faut et il suffit que <formula notation="TeX">u_\eta \mid \widetilde{M}_\eta</formula> se
prolonge en un <formula notation="TeX">S</formula>-morphisme <formula notation="TeX">\widetilde{u} : \widetilde{M} \to G</formula>.</p>
<p>La nécessité est claire. Prouvons la suffisance. Considérons le groupe produit
<formula notation="TeX">M \times_S G</formula> et le morphisme
<formula notation="TeX" rend="display">v_\eta : M_\eta \times G_\eta \longrightarrow G_\eta, \qquad
  (m, g) \longmapsto u_\eta(m) + g .</formula>
<note type="authorial" place="margin"><formula notation="TeX">G</formula> commutatif ?</note>
Il nous suffit de montrer que <formula notation="TeX">v_\eta</formula> se prolonge en un morphisme
<formula notation="TeX">v : M \times_S G \to G</formula>, car la restriction de <formula notation="TeX">v</formula> au premier facteur <formula notation="TeX">M</formula>
fournira le prolongement de <formula notation="TeX">u</formula>. Soit <formula notation="TeX">P_\eta</formula> le noyau de <formula notation="TeX">v_\eta</formula> et <formula notation="TeX">P</formula>
l'adhérence schématique de <formula notation="TeX">P_\eta</formula> dans <formula notation="TeX">M \times_S G</formula>. Le lemme 1 résulte de
la propriété néronienne de <formula notation="TeX">G</formula> et du lemme suivant :
<note type="editorial" resp="#pass">« <formula notation="TeX">G</formula> commutatif ? » est au crayon dans la marge gauche, en face de
« produit <formula notation="TeX">M \times_S G</formula> ».</note></p>
<p><hi rend="bold">Lemme 2</hi> : Le <formula notation="TeX">S</formula>-schéma en groupes <formula notation="TeX">M \times_S G/P</formula> [existe et] est
lisse sur <formula notation="TeX">S</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">« existe et » est ajouté au crayon au-dessus de la ligne précédente,
relié par un trait à la place où il s'insère.</note></p>
<p>Vu l'hypothèse faite sur <formula notation="TeX">u_\eta</formula>, le morphisme
<formula notation="TeX">\widetilde{v}_\eta = v_\eta \mid \widetilde{M}_\eta \times G_\eta</formula> se
prolonge en un <formula notation="TeX">S</formula>-morphisme
<formula notation="TeX" rend="display">\widetilde{v} : \widetilde{M} \times_S G \longrightarrow G, \qquad
  (\widetilde{m}, g) \longmapsto \widetilde{u}(\widetilde{m}) + g ,</formula>
de sorte que l'on a la suite exacte :
<formula notation="TeX" rend="display">(1) \qquad 0 \to \operatorname{Ker} \widetilde{v} \to \widetilde{M} \times_S G
  \to G \to 0 .</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">un trait de crayon en marge droite, en face de la suite (1).</note></p>
<pb n="48" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/100.pdf#page=49"/><p><note type="authorial" place="margin"><unclear>en fait il y a</unclear> <gap reason="illegible"/> : <formula notation="TeX">\widetilde{M}</formula> !</note>
<note type="editorial" resp="#pass">note au crayon en haut du feuillet, à droite de « - 2 - », reliée par un
trait à la première ligne ; lecture très incertaine.</note></p>
<p>Il en résulte que <formula notation="TeX">\operatorname{Ker}(\widetilde{v})</formula> est plat et que
<formula notation="TeX">\widetilde{M} \times_S G/\operatorname{Ker}(\widetilde{v})</formula> est lisse. Par
ailleurs, vu le choix de <formula notation="TeX">\widetilde{M}</formula>, Le groupe
<formula notation="TeX">M \times_S G / \widetilde{M} \times_S G = M/\widetilde{M}</formula> est étale, donc
<formula notation="TeX">M \times_S G/\operatorname{Ker}(\widetilde{v})</formula> est lisse, comme extension de
groupes lisses. On a évidemment <formula notation="TeX">\operatorname{Ker}(\widetilde{v}) \subset P</formula>,
de sorte que <formula notation="TeX">M \times_S G/P</formula> est <del>bien</del> lisse, comme quotient d'un
groupe lisse.</p>
<p>Démonstration du théorème. L'unicité du prolongement est claire. Comme la
propriété néronienne de <formula notation="TeX">G</formula> est conservée par passage à l'hensélisé, on peut
supposer <formula notation="TeX">S</formula> hensélien. Quitte alors à remplacer <formula notation="TeX">\underset{\sim}{H}</formula> par sa
partie connexe, on peut, compte tenu du lemme 1, supposer
<del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">\underset{\sim}{H}</formula> connexe.</p>
<p>a) Cas où <formula notation="TeX">G</formula> est semi-stable. Soit <formula notation="TeX">\underset{\sim}{G}_\eta</formula> le groupe
<formula notation="TeX">p</formula>-divisible défini par <formula notation="TeX">G_\eta</formula> et soit <formula notation="TeX">\underset{\sim}{G}'</formula> le
<formula notation="TeX">S</formula>-groupe <formula notation="TeX">p</formula>-divisible obtenu à partir du schéma en groupes <formula notation="TeX">G^{\circ}</formula>. On
sait que
<formula notation="TeX">\underset{\sim}{G}''_\eta = \underset{\sim}{G}_\eta/\underset{\sim}{G}'_\eta</formula>
est <supplied resp="#pass">un</supplied> groupe <formula notation="TeX">p</formula>-divisible <del>non ramifié</del> [étale] sur <formula notation="TeX">S</formula>,
<del>donc</del> [et] se prolonge en un <formula notation="TeX">S</formula>-groupe <formula notation="TeX">p</formula>-divisible,
<formula notation="TeX">\underset{\sim}{G}''</formula>, étale sur <formula notation="TeX">S</formula>. D'après Tate, le morphisme composé
<formula notation="TeX">v_\eta : \underset{\sim}{H}_\eta \xrightarrow{u_\eta}
\underset{\sim}{G}_\eta \to \underset{\sim}{G}''_\eta</formula> se prolonge en un
<formula notation="TeX">S</formula>-morphisme <formula notation="TeX">v : \underset{\sim}{H} \to \underset{\sim}{G}''</formula>. Comme
<formula notation="TeX">\underset{\sim}{H}</formula> est connexe et <formula notation="TeX">\underset{\sim}{G}''</formula> étale, <formula notation="TeX">v</formula> est nul.
<del>P</del> Il en résulte que <formula notation="TeX">u_\eta</formula> se factorise à travers
<formula notation="TeX">\underset{\sim}{G}'_\eta</formula>, donc toujours d'après Tate, se prolonge en un
<formula notation="TeX">S</formula>-morphisme <formula notation="TeX">u : \underset{\sim}{H} \to \underset{\sim}{G}'</formula> c.q.f.d.
<note type="authorial" place="margin">« donc » abusif</note>
<note type="editorial" resp="#pass">« On sait » est entouré au crayon et relié à la note marginale ;
« un » et « étale » sont écrits à l'encre bleue au-dessus de la ligne, « et »
à l'encre bleue en fin de ligne à la place de « donc » biffé. Le second
« Tate » est souligné deux fois.</note></p>
<p>b) Cas général. On sait qu'il existe une extension de traits <formula notation="TeX">S' \to S</formula>,
finie et plate, telle que, si <formula notation="TeX">\eta'</formula> est le point générique de <formula notation="TeX">S'</formula>, le <formula notation="TeX">S'</formula>
modèle de Néron <formula notation="TeX">\mathcal{G}'</formula> de <formula notation="TeX">G_\eta</formula>, soit semistable. D'après a), le
morphisme <formula notation="TeX">u_{\eta'} : \underset{\sim}{H}_{\eta'} \to \underset{\sim}{G}_{\eta'}</formula>
se prolonge en un <formula notation="TeX">S'</formula>-morphisme
<formula notation="TeX">u' : \underset{\sim}{H}_{S'} \to \mathcal{G}'</formula>. Rappelons que le <formula notation="TeX">S</formula>-modèle
de Néron de <formula notation="TeX">G_\eta</formula>, c'est à dire <formula notation="TeX">G</formula>, s'obtient à partir de <formula notation="TeX">\mathcal{G}'</formula>
de la façon suivante (cf. note sur les modèles de Néron prop. 2.5) :
On considère le <formula notation="TeX">S</formula>-groupe <formula notation="TeX">S</formula>-néronien
<formula notation="TeX">\mathcal{G} = \prod_{S'/S} (\mathcal{G}'/S')</formula>. Le groupe <formula notation="TeX">G_\eta</formula>
s'identifie canoniquement à un sous-groupe de <formula notation="TeX">\mathcal{G}_\eta</formula> ; soit <formula notation="TeX">G_1</formula>
l'adhérence schématique dans <formula notation="TeX">\mathcal{G}</formula> de <formula notation="TeX">G_\eta</formula>. Alors <formula notation="TeX">G</formula> est le
« lissifié » de <formula notation="TeX">G_1</formula>.
<note type="authorial" place="margin">? Cas où <formula notation="TeX">G_\eta</formula> est une V.A. seulement ! OK</note>
<note type="editorial" resp="#pass">« On sait » est de nouveau entouré au crayon ; la note marginale, au
crayon et encerclée, est en face des premières lignes de b) ; « OK » est
ajouté dessous. Un petit « v » bleu surmonte « semistable ». Le
« <formula notation="TeX">\mathcal{G}'</formula> » et le « <formula notation="TeX">\prod</formula> » sont écrits à l'encre bleue dans les
blancs du tapuscrit.</note></p>
<pb n="49" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/100.pdf#page=50"/><p>Ceci étant, il résulte de la définition de <formula notation="TeX">\prod_{S'/S}</formula> et de l'existence
du prolongement <formula notation="TeX">u'</formula>, que <formula notation="TeX">u_\eta</formula> se prolonge en un <formula notation="TeX">S</formula>-morphisme
<formula notation="TeX">u_1 : \underset{\sim}{H} \to G_1</formula>. Il reste à voir que <formula notation="TeX">u_1</formula> se relève en un
<formula notation="TeX">S</formula>-morphisme <formula notation="TeX">u : \underset{\sim}{H} \to G</formula>. Comme <formula notation="TeX">\underset{\sim}{H}</formula> est
connexe, il est loisible de supposer que <formula notation="TeX">p</formula> est la caractéristique
résiduelle de <formula notation="TeX">S</formula>. Or on a le :
<note type="editorial" resp="#pass">après « <formula notation="TeX">\underset{\sim}{H} \to G</formula> », un second <formula notation="TeX">G</formula> tapé en surcharge ;
les flèches de ce feuillet sont complétées à l'encre bleue.</note></p>
<p><hi rend="italic">Lemme 3</hi> : Si <formula notation="TeX">f : G \to G_1</formula> désigne le morphisme canonique, il
existe <formula notation="TeX">n \geqslant 0</formula>, tel que l'élévation à la puissance <formula notation="TeX">p^n</formula> dans <formula notation="TeX">G_1</formula> se
factorise en :
<formula notation="TeX" rend="display">G_1 \xrightarrow{\;g\;} G \xrightarrow{\;f\;} G_1 .</formula>
(ceci a été démontré au cours du séminaire de l'an dernier).
<note type="authorial" place="margin">(qui induit isom. sur fibres gén.)</note>
<note type="editorial" resp="#pass">note au crayon au-dessus de l'énoncé, reliée par une accolade à
« morphisme canonique » ; « isom. » est une lecture probable.</note></p>
<p>On a alors le diagramme commutatif suivant, dans le quel la première colonne
est exacte :</p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}[column sep=small, row sep=small]
0 \arrow[d] &amp; &amp; \\
H_n \arrow[d] &amp; &amp; \\
\underset{\sim}{H} \arrow[dd, "p^n"'] \arrow[rr, "u_1"] &amp; &amp; G_1 \arrow[d, "g"] \arrow[dd, bend left=60, "p^n"] \\
&amp; &amp; G \arrow[d, "f"] \\
\underset{\sim}{H} \arrow[d] \arrow[urr, dashed, "u"] \arrow[rr, "u_1"'] &amp; &amp; G_1 \\
0 &amp; &amp;
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">diagramme redessiné. Les flèches verticales de la colonne de gauche sont
à l'encre bleue, la flèche <formula notation="TeX">u</formula> en pointillé ; l'arc <formula notation="TeX">p^n</formula> de <formula notation="TeX">G_1</formula> à <formula notation="TeX">G_1</formula>,
à droite, est au crayon.</note></p>
<p>Le morphisme <formula notation="TeX">g\,u_1</formula> s'annule évidemment sur <formula notation="TeX">H_n</formula> puisqu'il en est ainsi sur
la fibre générique, donc il se factorise à travers
<formula notation="TeX">\underset{\sim}{H} = \underset{\sim}{H}/H_n</formula>, d'où l'existence du relèvement
<formula notation="TeX">u</formula>.</p>
<p><hi rend="italic">Remarques</hi> : La démonstration utilise à deux reprises le théorème
de Tate, qui en toute rigueur n'est démontré que lorsque <formula notation="TeX">\eta</formula> est de
caractéristique <formula notation="TeX">0</formula>. La première fois, le groupe d'arrivée
<formula notation="TeX">\underset{\sim}{G}''</formula> est étale et dans ce cas le théorème de Tate n'est pas
très difficile. Par ailleurs, je sais maintenant prouver le théorème de Tate
dans le cas où la partie connexe, sur la fibre générique, dans le groupe
d'arrivée, est de type multiplicatif.</p>
<p><hi rend="italic">Corollaire</hi>. Soit <formula notation="TeX">G</formula> un <del><formula notation="TeX">S</formula></del> [<formula notation="TeX">\eta</formula>]-groupe
<del><formula notation="TeX">S</formula>-néronien,</del> dont la fibre générique est exten-</p>
<pb n="50" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/100.pdf#page=51"/><p>sion d'une variété abélienne par un tore. Alors, pour que <formula notation="TeX">G</formula> <del>es</del> ait
« bonne réduction » sur <formula notation="TeX">S</formula>, il faut et il suffit que le groupe
<formula notation="TeX">p</formula>-divisible <formula notation="TeX">\underset{\sim}{G}</formula> se prolonge en un <formula notation="TeX">S</formula>-groupe
<formula notation="TeX">p</formula>-divisible.
<note type="authorial" place="margin">de car. rés. <formula notation="TeX">p &gt; 0</formula></note>
<note type="authorial" place="margin">explicitez ce que ça veut dire</note>
<note type="editorial" resp="#pass">la première note, au crayon et encerclée en tête du feuillet, est reliée
par un trait à « sur <formula notation="TeX">S</formula> » ; la seconde, en marge gauche, est reliée par une
accolade à « bonne réduction sur <formula notation="TeX">S</formula> ». Les guillemets autour de « bonne
réduction » sont ajoutés à la main. Le tapuscrit s'arrête ici ; le reste du
feuillet est vierge.</note></p>
</div>
<div type="section">
<head>[Homomorphismes d'un groupe <formula notation="TeX">p</formula>-divisible dans un groupe algébrique]</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">titre de l'éditeur, entre crochets : les feuillets 51 et 52 n'en portent
aucun. Encre bleue, écriture soignée.</note></p>
<pb n="51" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/100.pdf#page=52"/><p><hi rend="italic">Lemme</hi>. Soient <formula notation="TeX">K</formula> un corps, <formula notation="TeX">G</formula> un groupe algébrique sur <formula notation="TeX">K</formula>,
<formula notation="TeX">M = (M(n))</formula> un groupe <formula notation="TeX">p</formula>-divisible (<formula notation="TeX">p</formula> un nb premier
<del><unclear><formula notation="TeX">\neq</formula> car <formula notation="TeX">K</formula></unclear></del>), <formula notation="TeX">\varphi : M \to G</formula> un hom de groupes.
Alors il existe un sous-schéma en groupe <formula notation="TeX">H</formula> de <formula notation="TeX">G</formula>, extension d'une VA par un
tore, tel que <formula notation="TeX">\varphi</formula> se factorise par <formula notation="TeX">H</formula>.
<del>b) Si car. <formula notation="TeX">K =</formula></del>
[On suppose que car <formula notation="TeX">K = p</formula>, ou que <formula notation="TeX">K</formula> parfait, et que <formula notation="TeX">G</formula> ne contient pas de
ss-groupe isomorphe à <formula notation="TeX">\mathbf{G}_a</formula>.]
<note type="editorial" resp="#pass">la fin de la parenthèse sur <formula notation="TeX">p</formula> est biffée ; « Alors » est précédé d'un
trait vertical. L'hypothèse entre crochets est un ajout encadré, relié par
un trait à la fin de l'énoncé, à la place d'un « b) » biffé.</note></p>
<p><hi rend="italic">Dém</hi>. On a <formula notation="TeX">\varphi = (\varphi(n))</formula>, avec
<formula notation="TeX" rend="display">\varphi(n) : M(n) \longrightarrow G .</formula>
Soit <formula notation="TeX">Z_n = \operatorname{Centr} \varphi(n)</formula>. Les <formula notation="TeX">Z_n</formula> sont des sous-schémas
en groupe formant une suite décroissante, donc stationnaire, soit <formula notation="TeX">Z</formula> la
valeur commune. Évidemment <formula notation="TeX">\varphi</formula> se factorise par <del><formula notation="TeX">G</formula></del> <formula notation="TeX">Z</formula>, et
même par <formula notation="TeX">\operatorname{Centr}(Z)</formula>. Cela nous ramène au cas où <formula notation="TeX">G</formula> est
commutatif. Évidemment l'image composée <formula notation="TeX">M \to G \to G/G^{\circ}</formula> est nulle,
donc on peut supposer <formula notation="TeX">G</formula> connexe.</p>
<p><hi rend="italic">1er Cas</hi> <formula notation="TeX">p = \mathrm{car.}\, K</formula>. On a évidemment, pour tout
<formula notation="TeX">\nu \geqslant 0</formula>, que <formula notation="TeX">\varphi</formula> se factorise par <formula notation="TeX">p^\nu G</formula>. Or pour <formula notation="TeX">\nu</formula>
grand, on sait <del><formula notation="TeX">p^\nu G</formula></del> que <formula notation="TeX">p^\nu G</formula> est une extension d'une VA par
un tore (à dégager en lemme, valable pour tout groupe algébrique commutatif
sur un corps de car. <formula notation="TeX">p &gt; 0</formula> <del>ou</del> [ou <formula notation="TeX">K</formula> <unclear>parfait</unclear>, <formula notation="TeX">G</formula>
n'ayant pas de ss-groupe isom. à <formula notation="TeX">\mathbf{G}_a</formula>]).
<note type="editorial" resp="#pass">l'ajout final est écrit au-dessus de la ligne, en plus petit, au-dessus
d'un « ou » biffé ; le mot après <formula notation="TeX">K</formula> se lit mal.</note></p>
<p><hi rend="italic">2ème Cas</hi> <del><formula notation="TeX">p \neq</formula> car <formula notation="TeX">K</formula>, les <formula notation="TeX">M(n)</formula> sont alors
étales.</del> Alors on sait que <formula notation="TeX">G</formula> est ext. d'une VA. par un tore !</p>
<pb n="52" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/100.pdf#page=53"/><p><del>Le groupe <unclear>engendré</unclear> [<unclear>algébrique</unclear>] par les
<formula notation="TeX">\varphi(M(n))</formula> est donc défini <gap reason="illegible"/> un sous-groupe algébrique lisse de <formula notation="TeX">G</formula>.
D<gap reason="illegible"/></del>
<note type="editorial" resp="#pass">deux lignes encadrées et biffées de traits obliques en tête du
feuillet.</note></p>
<p>Supposons maintenant que <formula notation="TeX">G</formula> est un schéma en groupes Néronien sur un trait
<formula notation="TeX">S</formula> de corps des fonctions <formula notation="TeX">K</formula>, que <formula notation="TeX">M</formula> un groupe <formula notation="TeX">p</formula>-divisible, et
<formula notation="TeX">\varphi_K : M_K \to G_K</formula>. Je dis que <formula notation="TeX">\varphi_K</formula> se prolonge en
<formula notation="TeX">\varphi : M \to G</formula> (évidemment unique).</p>
<p>Clair si <formula notation="TeX">p \neq</formula> car. résiduelle.</p>
<p>Supposons donc <formula notation="TeX">p =</formula> car. <formula notation="TeX">k</formula>. Alors, ou bien car. <formula notation="TeX">K = p</formula>, ou bien car. 
<formula notation="TeX">K = 0</formula> (donc <formula notation="TeX">K</formula> parfait) ; en tout cas, <formula notation="TeX">G_K</formula> n'a pas de ss-groupe isom. à
<formula notation="TeX">\mathbf{G}_a</formula>, puisque <formula notation="TeX">G_K</formula> admet un modèle de Néron. Donc on peut
appliquer le lemme précédent, <del>Il existe</del> d'où un <formula notation="TeX">H_K \subset G_K</formula>
par lequel se factorise <formula notation="TeX">\varphi</formula>. Comme <formula notation="TeX">H_K</formula> est ext. d'une VA par un tore,
<formula notation="TeX">H_K</formula> admet un modèle de Néron <formula notation="TeX">H</formula>, et <formula notation="TeX">H_K \xrightarrow{i_K} G_K</formula> se
prolonge par <formula notation="TeX">H \xrightarrow{i}</formula> <unclear><formula notation="TeX">K</formula></unclear>. Le th. de Raynaud pour <formula notation="TeX">H</formula>
implique que <formula notation="TeX">\psi_K : M_K \to H_K</formula> se prolonge en <formula notation="TeX">\psi : M \to H</formula>. On gagne !
<note type="editorial" resp="#pass">le but de <formula notation="TeX">i</formula> est écrit comme un <formula notation="TeX">K</formula> ; on attend <formula notation="TeX">G</formula>.</note></p>
</div>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
