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  <teiHeader>
    <fileDesc>
      <titleStmt>
        <title>Fonds Grothendieck, cote n° 10, pages 121–140 — transcription</title>
        <author>Alexandre Grothendieck</author>
        <respStmt>
          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne (<date when="2026-09-12">2026-09-12</date>)</resp>
          <name xml:id="pass" type="model">Opus 5 (claude-opus-5)</name>
        </respStmt>
        <respStmt>
          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">grothendieck.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
        </respStmt>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Édition de démonstration</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-09-25">2026-09-25</date>
        <availability status="restricted">
          <p>Le fonds Alexandre Grothendieck est sous droits. Cette transcription
          est une édition de démonstration, non autorisée, produite par une
          machine et non vérifiée ; aucune image du fonds n'est reproduite. La
          source LaTeX dont ce fichier dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project.</p>
        </availability>
        <ref target="https://grothendieck.commutator.io/">https://grothendieck.commutator.io</ref>
      </publicationStmt>
      <sourceDesc>
        <msDesc>
          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Montpellier</settlement>
            <repository>Université de Montpellier</repository>
            <collection>Fonds Alexandre Grothendieck (archives mathématiques, 1949–1991)</collection>
            <idno type="cote">10</idno>
          </msIdentifier>
          <head>Catégories tensorielles : notes manuscrites (s.d.), tapuscrits (s.d.)</head>
          <msContents>
            <summary>Pages 121 à 140 de la cote, dans la
            numérotation des archivistes (crayon, en bas à gauche de chaque
            page) ; lot 7 de vingt pages.
            Les pages absentes de la transcription ne portent pas de
            mathématiques et sont omises ; le saut dans la numérotation en est
            le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          <history><origin><origDate>[à partir de 1958]</origDate><note>Datation de l'inventaire de l'Université de Montpellier, reproduite telle quelle ; les crochets sont ceux des archivistes.</note></origin></history>
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf">https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf</ref>
                <note>Fac-similé numérique de l'Université de Montpellier. Sa
                première page est une feuille de garde générée par
                l'université : la page <hi rend="italic">n</hi> des archivistes
                est la page <hi rend="italic">n</hi>+1 du PDF, et l'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> tient compte de ce décalage.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription mathématique du fonds, une passe de vingt pages par
        conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe-grothendieck</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\add</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> ; <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi>.</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="grothendieck-tei" version="1">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project">https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
    </encodingDesc>
    <profileDesc>
      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="2026-09-12" who="#pass">Première passe de transcription.</change>
      <change when="2026-09-25" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="7">
<div type="section">
<head><formula notation="TeX">\otimes</formula>-catégories, suite (pages 121 à 136)</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Suite sans rupture du tapuscrit commencé page 117 : la phrase laissée en
suspens au bas de la page 120, « Donc si <formula notation="TeX">k</formula> est », se termine ici. Il est
corrigé de bout en bout à l'encre : ses insertions sont données entre crochets,
ses suppressions barrées, ses notes marginales en retrait. La machine n'avait
ni <formula notation="TeX">\otimes</formula> ni lettres grecques ; on ne relève pas un à un les signes encrés
de sa main.</note></p>
<pb n="121" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=122"/>
<p>corps et si on se borne aux modules de type fini sur <formula notation="TeX">k</formula>, on est dans les
conditions de 6), et on trouve le groupe algébrique <formula notation="TeX">\underline{G}_{m}</formula> sur
<formula notation="TeX">k</formula>. D'ailleurs même sans condition sur <formula notation="TeX">k</formula> et sans se borner à des modules de
type fini, on récupère <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> avec toutes ces structures par les
représentations de <formula notation="TeX">\underline{G}_{m}</formula>.</p>
<p>Gardons <formula notation="TeX">\otimes</formula>, <formula notation="TeX">\varphi</formula> (et <formula notation="TeX">1</formula>, <formula notation="TeX">u</formula>, <formula notation="TeX">v</formula>) comme dessus, mais changeons
<formula notation="TeX">\psi</formula> <del>en lui</del> en utilisant la règle de Koszul. Ce <supplied resp="#pass">nouveau</supplied> choix
de <formula notation="TeX">\psi</formula> s'impose dans certaines <supplied resp="#pass">questions</supplied>. Par exemple supposons <formula notation="TeX">k</formula> un
corps, <del>de car. nulle</del>, soit <formula notation="TeX">\underline{V}</formula> la catégorie des espaces
topologiques compacts, avec le foncteur <formula notation="TeX">\otimes</formula> donné pa<supplied resp="#pass">r le</supplied> produit
cartésien, et la donnée évidente d'associativité et de commutati<supplied resp="#pass">vité</supplied>
(pour le coup on n'a vraiment pas le choix !) ; il y a une unité, <supplied resp="#pass">à</supplied>
savoir l'espace ponctuel. Considérons le foncteur cohomologique
<formula notation="TeX">X \mapsto H^{\bullet}(X,k)</formula> sur <formula notation="TeX">\underline{V}^{\circ}</formula> ; utilisant Künneth on
trouve un isomorphisme <formula notation="TeX">c</formula> de compatibilité aux <formula notation="TeX">\otimes</formula> <supplied resp="#pass">de
<formula notation="TeX">\underline{V}^{\circ}</formula> dans <formula notation="TeX">\underline{C}</formula></supplied>. Ce dernier est compatible aux
structures a), b), c) à condition de choisir <formula notation="TeX">\psi</formula> dans <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> par la
règle de Koko.<note type="authorial" place="margin">Cf. exemple 12</note><note type="editorial" resp="#pass">« Koko » est son abréviation
plaisante pour Koszul ; elle revient aux pages 123 et 124.</note></p>
<p>A prouver que lorsqu'on prend <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> comme dessus à la Koko, il n'y a
pas de foncteur fibre sur <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> sur aucune extension <formula notation="TeX">K</formula> de <formula notation="TeX">k</formula> (même
en se bornant aux vectoriels de dimension finie)
!<note type="authorial" place="margin">???</note><note type="authorial" place="margin">déterminer tous les <gap reason="illegible"/> qui sont compatibles
<gap reason="illegible"/></note><note type="editorial" resp="#pass">Cette dernière note court en diagonale dans la marge inférieure
gauche ; son début se laisse lire, sa suite non.</note></p>
<p>8) Pour pallier à cet inconvénient, il y a lieu <del>lorsqu'on s'en va dans
une catégorie avec <formula notation="TeX">\otimes</formula> : la catégorie des</del> d'étudier systématiquement les
<formula notation="TeX">\otimes</formula>-foncteurs compatibles avec a) b) c) à valeurs dans une catégorie
<formula notation="TeX">\underline{C}</formula> <supplied resp="#pass">de modules gradués</supplied> comme ci-dessus : ce sont des
« foncteurs fibres tordus ». En particulier, si <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> est comme au
début de 6) (pas encore de <formula notation="TeX">\otimes</formula>), supposons que le foncteur <formula notation="TeX">F</formula> se
factorise (de façon donnée) par les modules gradués, i.e. qu'on ait un
foncteur compatible avec les foncteurs oublis
<formula notation="TeX">\underline{C} \to \operatorname{Gradf}(k) = \underline{D}^{\mathbb{Z}}</formula>. Cela
correspond à un homomorphisme de coalgèbres de <formula notation="TeX">A</formula> dans <formula notation="TeX">k[T,T^{-1}]</formula>, ou à la
donnée d'éléments <formula notation="TeX">\pi_{i}</formula> de <formula notation="TeX">U</formula> (les projections sur les composants
homogènes) satisfaisant les conditions habituelles</p>
<pb n="122" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=123"/>
<p><formula notation="TeX">\pi_{i}^{2} = \pi_{i}</formula>, <formula notation="TeX">\pi_{i}\pi_{j} = 0</formula> pour <formula notation="TeX">i \neq j</formula>,
<formula notation="TeX">\sum_{i} \pi_{i} = 1</formula>. La donnée d'une <formula notation="TeX">\otimes</formula>-structure sur <formula notation="TeX">\underline{C}</formula>
impliquant les données a) b), et celles-ci compatibles avec le foncteur
<formula notation="TeX">\underline{C} \to \underline{D}</formula> (pour <formula notation="TeX">c = \operatorname{id}</formula>), équivaut alors
à une structure d'algèbre associative unitaire sur <formula notation="TeX">A</formula>, compatible avec la
structure de coalgèbre, et pour laquelle <formula notation="TeX">A \to k[T,T^{-1}]</formula> est un
homomorphisme d'algèbres. Comment s'exprime le fait que <del><gap reason="illegible"/></del> sur
<formula notation="TeX">\underline{C}</formula> il y a une structure de symétrie <del>telle</del> respectée par le
foncteur <formula notation="TeX">\underline{C} \to \underline{D}</formula> (et <formula notation="TeX">c</formula> choisi plus haut) ? On peut
d'abord exprimer la structure <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">\otimes</formula></supplied> précédente par une application
diagonale de <formula notation="TeX">U</formula> satisfaisant
<formula notation="TeX" rend="display">\Delta(\pi_{i}) = \sum_{j+k=i} \pi_{j} \otimes \pi_{k} .</formula>
La condition cherchée revient à <del>dire que si <formula notation="TeX">M</formula> est un <formula notation="TeX">U</formula>-module de
degré <formula notation="TeX">i</formula>, i.e. tel que <formula notation="TeX">\pi_{i}M = M</formula>, et <formula notation="TeX">N</formula> de degré <formula notation="TeX">j</formula> i.e. 
<formula notation="TeX">\pi_{j}N = N</formula>, alors l'isomorphisme <formula notation="TeX">x \otimes y \mapsto (-1)^{ij} y \otimes x</formula>
de <formula notation="TeX">M \otimes_{k} N</formula> sur <formula notation="TeX">N \otimes_{k} M</formula> est compatible avec les opérations de
<formula notation="TeX">U</formula></del> est celle-ci : si nous graduons <formula notation="TeX">U</formula> par « degré des opérateurs dans des
gradués » i.e. <del><gap reason="illegible"/></del> ces quotients <formula notation="TeX">U_{\alpha}</formula> par
<formula notation="TeX">U_{\alpha}^{i} = \widehat{\sum} \pi_{i+j} U_{\alpha} \pi_{i}</formula>, alors
l'application diagonale devient <hi rend="italic">anticommutative</hi> i.e. la multiplication
de <formula notation="TeX">A</formula> <del><gap reason="illegible"/></del> est <hi rend="italic">anticommutative</hi>.<note type="authorial" place="margin">i.e. de <formula notation="TeX">U</formula></note> (Il y
aurait lieu de prouver que la graduation de <formula notation="TeX">A</formula> permet de récupérer la
<del><gap reason="illegible"/></del> graduation sur le foncteur oubli, i.e. les <formula notation="TeX">\pi_{i} \in U</formula>
i.e. <formula notation="TeX">A \to k[T,T^{-1}]</formula>, et que la graduation de <formula notation="TeX">A</formula> <del><gap reason="illegible"/></del> peut
être choisie arbitrairement, avec la seule condition, de toutes façons
nécessaire, que <formula notation="TeX">A</formula> soit anticommutative et l'homomorphisme diagonal
<del>soit</del> compatible aux
graduations).<note type="authorial" place="margin">à vérifier (<gap reason="illegible"/> pour <gap reason="illegible"/>
?)</note></p>
<p>9) Quelles que soient les structures a) <del>à</del> c) en jeu,<note type="authorial" place="margin">(b)
— l'unité — étant <gap reason="illegible"/></note> le groupe des <formula notation="TeX">\otimes</formula>-automorphismes du foncteur
<del>fibre</del> « oubli » en est indépendant, c'est le groupe des <formula notation="TeX">g \in U</formula> tels
que <formula notation="TeX">\Delta(g) = g \otimes g</formula> et d'augmentation <formula notation="TeX">1</formula>.<note type="authorial" place="margin">(et les hom. 
unitaires <formula notation="TeX">g : A \to k</formula>)</note> (NB cette dernière condition exprime la condition b)
de 3\textordmasculine). Remplaçant <formula notation="TeX">k</formula> par une algèbre quelconque, on trouve
encore un <del><gap reason="illegible"/></del> schéma en monoïdes affine sur <formula notation="TeX">k</formula>, mais qui en général
ne permettra pas de reconstituer la situation entièrement. <del>Donner
exemple</del> Il faut analyser de plus près</p>
<pb n="123" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=124"/>
<p>le foncteur compatible aux <formula notation="TeX">\otimes</formula> associatifs unitaires qu'on obtient de
<formula notation="TeX">\underline{C}</formula> dans <formula notation="TeX">\operatorname{Rep}_{k}(G)</formula>, et voir en particulier sous
quelles conditions il est une équivalence de catégories : <del>Alors</del>
Lorsqu'il en est ainsi, la situation est décrite entièrement par la donnée de
<formula notation="TeX">G</formula>, de la graduation sur <del>son</del> le foncteur oubli sur
<del><formula notation="TeX">\underline{C}</formula></del> <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">\operatorname{Rep}_{k}(G)</formula></supplied>, décrite par un
homomorphisme de monoïdes <formula notation="TeX">\underline{G}_{m} \to G</formula>, et enfin la condition que
pour deux représentations <formula notation="TeX">M, N</formula> de <formula notation="TeX">G</formula>, l'isomorphisme de Koszul
<formula notation="TeX">M \otimes N \xrightarrow{\sim} N \otimes M</formula> sur les vectoriels sous-jacents est
compatible avec l'action de <formula notation="TeX">G</formula>.<note type="authorial" place="margin">il <unclear>f. d. p.</unclear> que <formula notation="TeX">A</formula> soit
commutatif ! « géométriquement »</note><note type="authorial" place="margin">dans le cas gradué anticommutatif</note>
Bien sûr, si <formula notation="TeX">k</formula> est de car 2, ce n'est pas une restriction, et dans ce cas
d'ailleurs Koko ne change rien i.e. tous nos ennuis et distinguos
disparaissent. <del>Si</del> Il suffit en tous cas que l'homomorphisme induit
<formula notation="TeX">\mu_{2} \to G</formula> soit central ; à fortiori que <formula notation="TeX">\underline{G}_{m} \to G</formula> soit
central.<note type="authorial" place="margin">et on voit que <del>cela est</del> <gap reason="illegible"/> si <gap reason="illegible"/> implique
<formula notation="TeX">A' = A^{\circ}</formula> <gap reason="illegible"/></note> <supplied resp="#pass">Cela signifie</supplied> <del>i.e.</del> que la décomposition
d'un <formula notation="TeX">M</formula> en composants <del>homogènes</del> <supplied resp="#pass">pairs et impairs</supplied> soit invariante
sous <formula notation="TeX">G</formula> i.e. se fasse dans <formula notation="TeX">\underline{C}</formula>, resp. qu'il en soit de même pour
la décomposition en degrés <supplied resp="#pass">quelconques</supplied>. Noter que cette dernière condition
s'exprime directement en termes de <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> (muni de sa structure
<formula notation="TeX">\otimes</formula> et du foncteur <del>oubli</del> gradué
<formula notation="TeX">\underline{C} \to \operatorname{Grdf}(k)</formula>), <del>et on espère que cette
condition est suffisante (peut-être nécessaire et suffisante) pour qu'on soit
dans le cas favorable <formula notation="TeX">\underline{C} \to \operatorname{Rep}_{k}(G)</formula> soit une
équivalence.</del><note type="authorial" place="margin">si car. <formula notation="TeX">\neq 2</formula></note><note type="editorial" resp="#pass">Tout le bas de ce paragraphe, de
« et on espère » à « équivalence », est barré de plusieurs longues diagonales.</note></p>
<p>10) Ce résultat s'appliquera alors, en particulier, à la catégorie des motifs
<supplied resp="#pass">semi-simples</supplied> (car les <del><gap reason="illegible"/></del> graduations naturelles sur les
foncteurs <formula notation="TeX">H^{\bullet}</formula> qu'on arrive à y définir <del>sont</del> proviennent d'une
graduation de la catégorie des motifs, — ce qui n'est qu'une traduction du
fait que les correspondances de Künneth <supplied resp="#pass">cohomologiques</supplied> sur une variété
algébrique projective lisse sont algébriques). On respire ! Mais on fera
attention que les foncteurs <formula notation="TeX">H^{\bullet}</formula> en question ne sont pas des foncteurs
fibres proprement, mais des foncteurs fibres tordus. (On ne pourra s'empêcher de
les appeler quand-même foncteurs fibres !) Quand on travaille avec des motifs
pas nécessairement</p>
<pb n="124" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=125"/>
<p>semi-simples, on a une catégorie qui n'est plus graduée, seulement filtrée. Si
<formula notation="TeX">\underline{V}</formula> est la catégorie des schémas de type fini sur un corps fixé,
<formula notation="TeX">\underline{M}</formula> la catégorie des motifs sur ce même corps (présumée avec toutes
les données et conditions de 1\textordmasculine), on doit avoir un foncteur
compatible avec ces structures (cohomologie motivique)
<formula notation="TeX" rend="display">h : \underline{V} \longrightarrow \operatorname{Grad}(\underline{M})
   \quad \text{(structure de Koko sur } \operatorname{Grad}(\underline{M})) ,</formula>
et on désire que les foncteurs cohomologiques habituels sur <formula notation="TeX">\underline{V}</formula> se
factorisent par <formula notation="TeX">\underline{M}</formula>. <del>Ceci impose</del> <supplied resp="#pass">On voudra</supplied> que les
foncteurs <del>fibres</del> obtenus sur <formula notation="TeX">\underline{M}</formula> soient des foncteurs
fibres <del>tordus seulement</del> véritables <supplied resp="#pass">(non tordus)</supplied>, ce qui n'est pas
idiot, <supplied resp="#pass">car</supplied> on avait mis la structure de symétrie de Koko sur
<formula notation="TeX">\operatorname{Grad}(\underline{M})</formula> : on s'est débarassé ainsi une fois pour
toutes de la « torsion ».</p>
<p>On peut aussi, pour parler de vrais foncteurs fibres sur la catégorie des motifs
semi-simples, remplacer la donnée de symmétrie « géométrique » i.e. de Koko
pour le produit tensoriel dans <del><formula notation="TeX">\operatorname{Grad}(\underline{M})</formula></del>
<supplied resp="#pass">la catégorie graduée <formula notation="TeX">\underline{M}</formula></supplied>, par la même canulée par le signe
<formula notation="TeX">(-1)^{ij}</formula> quand on a des arguments de degré <formula notation="TeX">i, j</formula>.</p>
<p>11) Bien sûr, il y a lieu de chercher des théorèmes de structure intrinsèques,
en termes de gerbes, pour des catégories <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> munies des structures
de 1\textordmasculine, <supplied resp="#pass">avec <formula notation="TeX">k = \operatorname{End}(\underline{1})</formula> un
corps donné.</supplied> Il y a lieu au besoin de supposer qu'il existe une extension de
<formula notation="TeX">k</formula> sur laquelle il y ait un foncteur fibre tordu gradué (ou multigradué ? Mais
où s'arrêter ?). Le plus beau serait évidemment de trouver un théorème de
structure général, sans <hi rend="italic">supposer</hi> l'existence d'un foncteur fibre plus ou
moins tordu où que ce soit, en définissant une notion assez générale de foncteur
fibre tordu (?) et en prouvant qu'il y en a toujours sur une extension
convenable de <formula notation="TeX">k</formula>.</p>
<pb n="125" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=126"/>
<p>Voici quelques cogitations dans ce sens, lorsque <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> est muni d'un
foncteur additif exact fidèle <formula notation="TeX">k</formula>-linéaire
<formula notation="TeX">F : \underline{C} \to \operatorname{Modf}(k)</formula>, et correspon<supplied resp="#pass">dant</supplied> à ce
titre à une algèbre profinie (ass. un.) <formula notation="TeX">U</formula>, resp. une coalgèbre ass. unit. 
<formula notation="TeX">A</formula>, sur le corps <formula notation="TeX">k</formula> (cf. n\textordmasculine 6). On <del>voit que la donnée
d'</del> suppose donné<supplied resp="#pass">e</supplied> une opération <formula notation="TeX">\otimes</formula>, compatible avec <formula notation="TeX">F</formula>, i.e. 
un<del>e</del> hom. diagonal <formula notation="TeX">U \to U \mathbin{\widehat{\otimes}} U</formula> i.e. une
composition <formula notation="TeX">A \otimes_{k} A \to A</formula>. On se propose de déterminer <supplied resp="#pass">toutes</supplied>
les données de symétrie <formula notation="TeX">\psi</formula> pour <formula notation="TeX">\otimes</formula> (<hi rend="italic">pas seulement</hi> celles
compatibles avec le foncteur <formula notation="TeX">F</formula> et la donnée de symmétrie ordinaire sur
<formula notation="TeX">\operatorname{Modf}(k)</formula> !) On trouve qu'elles correspondent aux
<formula notation="TeX" rend="display">(0) \qquad \sigma \in (U \mathbin{\widehat{\otimes}} U)^{*}</formula>
<note type="authorial" place="margin">Dans le cas du n\textordmasculine 6, <hi rend="italic">gradué</hi>, on aura
<formula notation="TeX">\sigma = \pi^{+} \otimes \pi^{+} + \pi^{+} \otimes \pi^{-}
+ \pi^{-} \otimes \pi^{+} - \pi^{-} \otimes \pi^{-}</formula></note>
satisfaisant les conditions
<formula notation="TeX" rend="display">(1) \quad
\begin{cases}
\sigma'\sigma = 1 \ \text{(i.e. } \sigma \text{ et } \sigma' \text{ inverses
l'un de l'autre : on aura aussi } \sigma\sigma' = 1 , \\
\qquad \text{puisque } \sigma \text{ est supposé inversible)} \\[2pt]
\sigma(\Delta u)\sigma^{-1} = (\Delta u)' \quad \text{pour tout } u \in U
\end{cases}</formula>
<note type="authorial" place="margin">condition de symétrie « tordue » de l'application diagonale</note>
en désignant par <formula notation="TeX">x \mapsto x'</formula> l'automorphisme de symétrie de
<formula notation="TeX">U \mathbin{\widehat{\otimes}} U</formula>. NB On ne dit pas que <formula notation="TeX">\Delta U</formula> est stable
sous <formula notation="TeX">x \mapsto x'</formula>, mais on considère <formula notation="TeX">\Delta</formula> et le symétrique <formula notation="TeX">\Delta'</formula>
défini par <formula notation="TeX">\Delta'(u) = \Delta(u)'</formula>, qui définit la loi <formula notation="TeX">\otimes</formula>
<hi rend="italic">opposée</hi> de celle définie par <formula notation="TeX">\Delta</formula>, et les relations entre <formula notation="TeX">\sigma</formula> et
<formula notation="TeX">\sigma'</formula> sont symétriques et s'expriment <supplied resp="#pass">en disant</supplied> que <formula notation="TeX">\sigma</formula>
transforme <formula notation="TeX">\Delta</formula> en <formula notation="TeX">\Delta'</formula>, <formula notation="TeX">\sigma'</formula> transforme <formula notation="TeX">\Delta'</formula> en <formula notation="TeX">\Delta</formula>.</p>
<p>Lorsqu'il y a une unité bilatère pour <formula notation="TeX">\otimes</formula> et que <formula notation="TeX">F</formula> est compatible avec
celle-ci, <supplied resp="#pass">i.e. <formula notation="TeX">A</formula> admet une unité bilatère,</supplied> <del>alors</del> la
compatibilité de <formula notation="TeX">\psi</formula> à l'unité de <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> s'exprime par les relations
<formula notation="TeX" rend="display">(2) \qquad (\operatorname{id}_{U} \otimes \varepsilon_{U})(\sigma)
 = (\varepsilon_{U} \otimes \operatorname{id}_{U})(\sigma) = 1 ,
 \quad \text{i.e.} \quad
 \varepsilon \in 1 + U^{+} \mathbin{\widehat{\otimes}} U^{+} .</formula></p>
<p>Lorsqu'on a une donnée d'associativité <formula notation="TeX">\varphi</formula> pour <formula notation="TeX">\otimes</formula>, compatible avec
<formula notation="TeX">F</formula> et l'associativité ordinaire de <formula notation="TeX">\otimes</formula> sur <formula notation="TeX">\operatorname{Modf}(k)</formula>,
i.e. <formula notation="TeX">A</formula> est associative, alors la compatibilité entre <formula notation="TeX">\varphi</formula> et <formula notation="TeX">\psi</formula>
s'exprime par une relation du style
<formula notation="TeX" rend="display">(3) \qquad \struck{\ill{}} \quad
 (\operatorname{id}_{U} \mathbin{\widehat{\otimes}} \Delta)(\sigma)
 \struck{\ill{}} = \sigma^{12}\sigma^{13}</formula>
<note type="authorial" place="margin">où les <formula notation="TeX">\sigma^{ij}</formula> sont les 3 images de <formula notation="TeX">\sigma</formula> dans
<formula notation="TeX">U \otimes U \otimes U</formula> par <formula notation="TeX">x \otimes y \mapsto x \otimes y \otimes 1</formula> et les
deux autres types analogues.</note></p>
<pb n="126" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=127"/>
<p><del>où les <formula notation="TeX">\sigma_{i}</formula> (resp. <formula notation="TeX">\sigma'_{i}</formula>) sont déduits de <formula notation="TeX">\sigma</formula>
(resp. de <formula notation="TeX">\sigma'</formula>) par les trois homomorphismes
<formula notation="TeX">\delta_{i} : U \mathbin{\widehat{\otimes}}_{k} U \to
U \mathbin{\widehat{\otimes}}_{k} U \mathbin{\widehat{\otimes}}_{k} U</formula>
<del>utilisant</del> <formula notation="TeX">\Delta \otimes \operatorname{id}_{U}</formula> et symétriques.</del> (NB je
n'ai pas écrit le calcul et ne garantis pas la forme exacte de la relation de
l'hexagone).</p>
<p>Soit <formula notation="TeX">k'</formula> une algèbre (comm. ass. unitaire !) sur <formula notation="TeX">k</formula>, d'où
<formula notation="TeX">U' = (U'_{\alpha})</formula> et <formula notation="TeX">A' = \varinjlim_{\alpha} A'_{\alpha}</formula> sur <formula notation="TeX">k'</formula>, avec
leurs structures <del>d'algèbre</del> bigèbres (resp. bi-progèbre pour <formula notation="TeX">U'</formula>). On
se propose de déterminer les foncteurs
<formula notation="TeX" rend="display">G : \underline{C} \to \struck{\operatorname{Modf}}
   \operatorname{Projf}(k')</formula>
<note type="authorial" place="margin">(modules proj de t f sur <formula notation="TeX">k'</formula>)</note> <hi rend="italic">exacts et <formula notation="TeX">k</formula>-linéaires</hi>, munis
d'un isomorphisme <formula notation="TeX">c : G(X \otimes Y) \xrightarrow{\sim} G(X) \otimes_{k} G(Y)</formula>.
<del><gap reason="illegible"/></del> Tout d'abord la donnée de <formula notation="TeX">G</formula> exact à droite
<note type="authorial" place="margin"><formula notation="TeX">\underline{C} \to \operatorname{Mod}(k')</formula></note> revient à la donnée d'un
<formula notation="TeX">L = (L_{\alpha})</formula>, module <supplied resp="#pass">à droite</supplied> sur <formula notation="TeX">U</formula>, muni d'une structure de
<formula notation="TeX">k'</formula>-module <del><gap reason="illegible"/></del> commutant aux opérations de <formula notation="TeX">U</formula> (NB
<formula notation="TeX">L_{\alpha} = G(U_{\alpha})</formula>), par
<formula notation="TeX" rend="display">G(M) = L \otimes_{U} M .</formula></p>
<p>La <formula notation="TeX">k</formula>-linéarité signifie que les deux structures sur <formula notation="TeX">k</formula> de <formula notation="TeX">L</formula> coïncident,
i.e. que <formula notation="TeX">L</formula> provient d'un module (pro) sur <formula notation="TeX">U' = (U'_{\alpha})</formula> (chaque
<formula notation="TeX">L_{\alpha}</formula> est un module sur <formula notation="TeX">U'_{\alpha}</formula>). <supplied resp="#pass">On peut alors écrire
<formula notation="TeX">G(X) = L \otimes_{U'} X'</formula>, où <formula notation="TeX">X' = X \otimes_{k} k'</formula>.</supplied> <del>Le fait que
l'on s'envoie dans <formula notation="TeX">\operatorname{Projf}(k')</formula> s'exprime</del> <supplied resp="#pass">et que le foncteur
envisagé <formula notation="TeX">G</formula> est exact</supplied> s'exprime alors par le fait que les <formula notation="TeX">L_{\alpha}</formula> sont
<del>libres</del> <supplied resp="#pass">proj.</supplied> de type fini <hi rend="italic">sur <formula notation="TeX">k'</formula></hi>, et que les
<formula notation="TeX">L_{\alpha}</formula> sont <hi rend="italic">plats sur les <formula notation="TeX">U_{\alpha}</formula></hi> (nécessité triviale,
suffisance un petit argument par réduction au cas <formula notation="TeX">X</formula> simple, puis <formula notation="TeX">U</formula> un corps
égal à <formula notation="TeX">X</formula> …). Donc on trouve exactement les <hi rend="italic">modules
<formula notation="TeX">L = (L_{\alpha})</formula> sur <formula notation="TeX">U'</formula> tels que les <formula notation="TeX">L_{\alpha}</formula> soient plats sur
<formula notation="TeX">U_{\alpha}</formula> et proj de tf sur</hi> <formula notation="TeX">k'</formula>.<note type="authorial" place="margin">séparer les conditions, commencer
par exactitude <formula notation="TeX">=</formula> platitude sur les <formula notation="TeX">U_{\alpha}</formula></note> D'autre part, indépendamment
de ces conditions de platitude, la donnée d'un isomorphisme <formula notation="TeX">c</formula> revient à la
donnée d'un isomorphisme de bi-<formula notation="TeX">U'</formula>-modules <supplied resp="#pass">à droite</supplied>
<note type="authorial" place="margin">si dans <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> il y a <formula notation="TeX">1</formula> et <formula notation="TeX">^{\vee}</formula> compatibles <gap reason="illegible"/>
<formula notation="TeX">F</formula>, i.e. <formula notation="TeX">\Delta u</formula> unitaire et <del><gap reason="illegible"/></del> antipodisme</note>
<formula notation="TeX" rend="display">L \mathbin{\widehat{\otimes}}_{\uncertain{k'}} L \xleftarrow{\ \sim\ }
   L \mathbin{\widehat{\otimes}}_{k'} U'
   \quad \bigl( \simeq L \otimes_{(U,\Delta)}
   (U \mathbin{\widehat{\otimes}}_{k} U)
   \xrightarrow{\ \sim\ } L \otimes_{(U',\Delta')}
   (U' \mathbin{\widehat{\otimes}}_{k} U') \bigr) .</formula>
<note type="authorial" place="margin">(grâce à l'antipodisme)
<formula notation="TeX">x \otimes u \mapsto x \otimes (u \otimes 1)</formula></note></p>
<p><del>En termes</del> Utilisant les conditions de platitude, on peut définir
<formula notation="TeX">B = \operatorname{Homcont}_{k'}(L,k')</formula>, qui est limite inductive des
<formula notation="TeX">B_{\alpha}</formula> proj de tf sur <formula notation="TeX">k'</formula> (à fortiori <supplied resp="#pass">il est</supplied> plat sur <formula notation="TeX">k'</formula>), et une
coalgèbre sur <formula notation="TeX">A'</formula> (limite de coalgèbres</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Une note de sa main occupe le bas de la page : « (<formula notation="TeX">*</formula>) La loi de bim. sur
<formula notation="TeX">L \otimes_{U} U'</formula> est donnée par { 1<hi rend="sup">ère</hi> loi : déduite de
celle de <unclear><formula notation="TeX">U'</formula></unclear> ; 2<hi rend="sup">ème</hi> loi : donnée par celle du
mod. : d'abord sur <formula notation="TeX">U \otimes U'^{\circ}</formula> [<formula notation="TeX">U'^{\circ}</formula> opère à droite sur
<formula notation="TeX">U'</formula> !] via <formula notation="TeX">(\operatorname{id}_{U} \otimes g)(\Delta u)</formula> }. » Une seconde note
court en diagonale dans la marge gauche et ne se laisse pas lire.</note></p>
<pb n="127" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=128"/>
<p><formula notation="TeX">B_{\alpha}</formula> sur les <formula notation="TeX">A'_{\alpha}</formula> qui se réduisent les unes en les autres
…), <del>les <formula notation="TeX">B</formula></del> de plus chaque <formula notation="TeX">B_{\alpha}</formula> étant coplat sur
<formula notation="TeX">A_{\alpha}</formula>. La structure précédente revient à un isomorphisme de
<supplied resp="#pass">co</supplied>modules sur <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">A'</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">(*) \qquad B \otimes_{k'} B \xleftarrow{\ \sim\ } B \otimes_{k'} A' .</formula>
<del>En</del> Utilisant l'augmentation du facteur <formula notation="TeX">A'</formula>, on en conclut un
homomorphisme
<formula notation="TeX" rend="display">(**) \qquad B \otimes_{k'} B \longrightarrow B</formula>
qui sera un <hi rend="italic">homomorphisme de comodules</hi> sur <formula notation="TeX">A'</formula> (NB utiliser la
multiplication de <formula notation="TeX">A'</formula> pour définir la structure de <formula notation="TeX">A'</formula>-comodule sur le produit
tensoriel sur <formula notation="TeX">k</formula> de deux tels), i.e. on a une loi de composition sur <formula notation="TeX">B</formula>
« compatible avec la structure de <formula notation="TeX">A'</formula>-comodule ».<note type="authorial" place="margin">Sauf erreur, la
donnée de <formula notation="TeX">(*)</formula> <hi rend="italic">équivaut à celle de</hi> <formula notation="TeX">(**)</formula></note><note type="authorial" place="margin">NB Ceci
équivaut à dire que <formula notation="TeX">B \to B \otimes_{k} A'</formula> est hom. d'alg.</note><note type="authorial" place="margin">A
préciser</note></p>
<p>Si <formula notation="TeX">\Delta</formula> sur <formula notation="TeX">U</formula> est unitaire i.e. <formula notation="TeX">A</formula> est unitaire i.e. le <formula notation="TeX">\otimes</formula> sur
<formula notation="TeX">X</formula> <del><gap reason="illegible"/></del> admet une unité bilatère compatible avec <formula notation="TeX">F</formula>, alors la
compatibilité de <formula notation="TeX">c</formula> avec les unités s'exprime, sauf erreur, par la condition
que la loi de composition <formula notation="TeX">(**)</formula> est unitaire. En effet, il faut écrire que l'on
a un isomorphisme <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">L \otimes_{U} k' \xrightarrow{\sim} k'</formula>
satisfaisant certaines conditions, or cela revient à se donner une
<del>élément de</del> augmentation de <formula notation="TeX">L</formula> satisfaisant une certaine condition
(savoir <del>être compatible avec</del> <supplied resp="#pass">être unité bilatère pour</supplied> la
structure diagonale de <formula notation="TeX">L</formula>) ou encore un élément de <formula notation="TeX">B</formula> qui est une unité
bilatère.<note type="authorial" place="margin">Ceci implique aussi que <formula notation="TeX">B</formula> est <hi rend="italic">fidèlement</hi> plat
sur <formula notation="TeX">k'</formula>.</note> De même, si <formula notation="TeX">\Delta</formula> est associatif, i.e. <supplied resp="#pass">si</supplied> on a pour
<formula notation="TeX">\otimes</formula> une donnée d'associatilité <formula notation="TeX">\varphi</formula> compatible avec <formula notation="TeX">F</formula>, alors <formula notation="TeX">c</formula>
est compatible avec celle-ci sss <formula notation="TeX">B</formula> est une algèbre associative. <del>Quand
les deux conditions sont vérifiées</del> Enfin, quand <formula notation="TeX">\Delta</formula> est commutative i.e. 
<formula notation="TeX">\underline{C}</formula> avec <formula notation="TeX">\psi</formula> donnée de symétrie, …{} alors <formula notation="TeX">c</formula> est compatible
avec cette dernière, et la donnée de symétrie habituelle sur
<formula notation="TeX">\operatorname{Projf}(k')</formula> sss la loi de composition de <formula notation="TeX">B</formula> est
<del><gap reason="illegible"/></del> commutative. (Mais alors, en termes du monoïde affine <formula notation="TeX">H</formula>
défini par <formula notation="TeX">A</formula> sur <formula notation="TeX">k</formula>, on voit que les structures de <formula notation="TeX">B</formula> s'expriment en termes
de <formula notation="TeX">\operatorname{Spec} B</formula> en disant que <formula notation="TeX">H_{k'}</formula> y opère à droite, et on voit de
plus qu'après le changement</p>
<pb n="128" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=129"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Le haut du feuillet porte, tapé en interligne simple et précédé d'un
« NB » de sa main, l'alinéa suivant, inséré avant la reprise de la phrase de la
page 127.</note></p>
<p><hi rend="italic">Question</hi> Sous réserve <formula notation="TeX">B</formula> associative unitaire, si <formula notation="TeX">A</formula> est commutative,
<formula notation="TeX">B</formula> l'est-elle aussi ? (On suppose <formula notation="TeX">A</formula> associative unitaire). Question analogue
quand on a des structures graduées avec anticommutativité. Donc, la condition de
<del>symé</del>comp. aux sym. pour un <formula notation="TeX">c</formula> est-elle surabondante, en prés. des
autres compat. ?</p>
<p>de base fidèlement plat <formula notation="TeX">k' \to B</formula>, <del><gap reason="illegible"/></del> il devient trivial, donc on
a un « torseur » sous le monoïde <formula notation="TeX">H_{k'}</formula> ; alors le nouveau foncteur fibre <formula notation="TeX">G</formula>
est déduit de <formula notation="TeX">F' = F \otimes_{k} k'</formula> par torsion à l'aide de <formula notation="TeX">G</formula> …</p>
<p>Mais supposons seulement <formula notation="TeX">A</formula> algèbre associative unitaire, et <formula notation="TeX">B</formula> itou, sans
condition de commutativité. <supplied resp="#pass">On suppose <formula notation="TeX">A</formula> avec <hi rend="italic">antipodisme</hi>
(s'en passer ?).</supplied> Donnons-nous un
<formula notation="TeX">\sigma \in U \mathbin{\widehat{\otimes}}_{k} U</formula> <del><gap reason="illegible"/></del> comme
ci-dessus pour introduire une relation de commutativité <formula notation="TeX">\psi</formula>. Notons (qu'à
celà près que <formula notation="TeX">k'</formula> n'est plus supposé un corps) on trouve une catégorie
<formula notation="TeX">\underline{C}' = \underline{C} \otimes_{k} k'</formula> sur <formula notation="TeX">k'</formula>, avec <formula notation="TeX">\otimes</formula>,
définie par le « proanneau »<note type="authorial" place="margin"><gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">U'</formula>, <gap reason="illegible"/></note>
<formula notation="TeX" rend="display">V = G(U) = L \mathbin{\widehat{\otimes}}_{U} (U,\operatorname{int}) ,</formula>
où <formula notation="TeX">(U,\operatorname{int})</formula> désigne <formula notation="TeX">U</formula> muni de la structure de <formula notation="TeX">U</formula>-module
<del><gap reason="illegible"/></del> (et même d'objet « pro-anneau » (pour <formula notation="TeX">\otimes</formula>) de
<formula notation="TeX">\underline{C}</formula>) défini à l'aide de sa structure de bimodule sur
<formula notation="TeX">U^{\circ} \mathbin{\widehat{\otimes}} U</formula> <del><gap reason="illegible"/></del> par restriction des
scalaires via
<formula notation="TeX">U \xrightarrow{\Delta} U \mathbin{\widehat{\otimes}} U
\xrightarrow{g \otimes \operatorname{id}_{U}}
U^{\circ} \mathbin{\widehat{\otimes}} U</formula> : Tordant par <formula notation="TeX">L</formula> et utilisant le fait
que l'on a une compatibilité avec <formula notation="TeX">\otimes</formula>, on trouve un pro-anneau <formula notation="TeX">V</formula> sur
<formula notation="TeX">k'</formula>, et ce dernier hérite de <formula notation="TeX">U</formula> une application diagonale …</p>
<p>Ceci dit, si on a une donnée
<formula notation="TeX">\sigma \in U \mathbin{\widehat{\otimes}} U</formula> satisfaisant les conditions
<supplied resp="#pass">plus haut</supplied>, (1) peut-on définir en termes de <formula notation="TeX">\sigma</formula> (ou existe-t-il tout
au moins) un élément <formula notation="TeX">\tau \in V \mathbin{\widehat{\otimes}}_{k} V</formula> satisfaisant
les relations analogues à (1), de telle façon que <formula notation="TeX">(G,c)</formula> soit compatible aux
isomorphismes de symétrie <formula notation="TeX">\psi</formula> dans <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> défini par <formula notation="TeX">\sigma</formula>,
<formula notation="TeX">\psi'</formula> dans <formula notation="TeX">\underline{C}'</formula> défini par <formula notation="TeX">\tau</formula> ??? La seule chance de
<del>les montrer</del> construire un <formula notation="TeX">\tau</formula> canoniquement semble de prouver que
<formula notation="TeX">\tau</formula> est « invariant » lorsqu'on fait opérer <formula notation="TeX">U</formula> sur
<formula notation="TeX">U \mathbin{\widehat{\otimes}}_{k} U = (U,\operatorname{int})
\mathbin{\widehat{\otimes}} (U,\operatorname{int})</formula> grâce à son <del><gap reason="illegible"/></del>
action dite plus haut sur les deux facteurs, ce qui s'exprime par la relation
<formula notation="TeX">U^{+}\!\cdot\tau = 0</formula>.<note type="authorial" place="margin">Vérifier dans le cas gradué ce qui en est !</note> —
Si ceci marchait (ce qui améliorerait le résultat souhaité en NB au haut de la
page), cela montrerait que dans l'étude des foncteurs fibres, il y a lieu de
laisser tomber les questions de compatibilité aux symétries, celles-ci se
récupérant toujours après coup.<note type="authorial" place="margin">Mais, cf. exemples n\textordmasculine
11</note></p>
<p>Il resterait alors la question d'une description <hi rend="italic">intrinsèque</hi> d'une
catégorie <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> comme dans le n\textordmasculine 1, <supplied resp="#pass">avec <formula notation="TeX">X</formula></supplied>
indépendamment de la donnée d'un <formula notation="TeX">F</formula> préli-</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Une note de sa main, en trois alinéas a), b), c), court en diagonale sur
toute la marge gauche. Seuls les débuts se laissent lire : « a) donner une
<gap reason="illegible"/> intrinsèque : <formula notation="TeX">\underline{C} \otimes_{k} k'</formula>, indépendante <gap reason="illegible"/> de <formula notation="TeX">F</formula>
(NB <formula notation="TeX">k</formula>, <formula notation="TeX">k'</formula> <gap reason="illegible"/> une catégorie abélienne <unclear>additive</unclear>) » ;
« b) Montrer <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">\otimes</formula> <gap reason="illegible"/> » ;
« c) <formula notation="TeX">G : \underline{C} \to \operatorname{Mod}(k')</formula> <gap reason="illegible"/> ».</note></p>
<pb n="129" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=130"/>
<p>minaire, — sous réserve tout au plus qu'il existe un tel <formula notation="TeX">F</formula> sur une extension
convenable de <formula notation="TeX">k</formula> (chose peut-être toujours vraie).</p>
<div type="subsection">
<head>12. Exemples instructifs.</head>
<p>Soit <formula notation="TeX">G</formula> un monoïde fini. Contrairement au yoga galoisien général, au lieu de
prendre <formula notation="TeX">A = k(G)</formula> (anneau des fonctions sur l'ensemble sous-jacent à <formula notation="TeX">G</formula>)
prenons <formula notation="TeX">U = k(G)</formula>, avec l'application diagonale déduite de
<formula notation="TeX">G \times G \to G</formula> (la composition). (On a la bialgèbre « duale » <supplied resp="#pass">au sens
Cartier</supplied> de celle qu'on considère d'habitude). Donc la catégorie
<formula notation="TeX">\underline{C}</formula> définie par <formula notation="TeX">G</formula> peut être considérée comme la catégorie des
familles <formula notation="TeX">(X_{g})_{g \in G}</formula> de vectoriels indexés par <formula notation="TeX">G</formula>, le produit
<supplied resp="#pass">tens.</supplied> <del>l'application diagonale</del> de deux tels <formula notation="TeX">X</formula> et <formula notation="TeX">Y</formula> étant <formula notation="TeX">Z</formula>
défini par
<formula notation="TeX" rend="display">Z_{g} = \sum_{g'g''=g} X_{g'} \otimes Y_{g''} .</formula>
L'unité est la « famille de Dirac » définie par <formula notation="TeX">X_{g} = 0</formula> si <formula notation="TeX">g \neq e</formula>,
<formula notation="TeX">X_{e} = k</formula>. On a une catégorie avec <formula notation="TeX">\otimes</formula>, <formula notation="TeX">\varphi</formula>, <formula notation="TeX">1</formula>, et de plus un
<formula notation="TeX">\psi</formula> si <formula notation="TeX">G</formula> est commutatif, un <formula notation="TeX">^{\vee}</formula> si <formula notation="TeX">G</formula> est <supplied resp="#pass">un groupe</supplied>. Un <formula notation="TeX">L</formula>
avec une application diagonale <formula notation="TeX">L \to L \otimes_{k} L</formula> compatible avec
<formula notation="TeX">U \to U \mathbin{\widehat{\otimes}}_{k} U</formula> et donnant un isomorphisme par
extensions des anneaux de base, peut s'interpréter comme une famille
<formula notation="TeX">(M_{g})_{g \in G}</formula>, avec des isomorphismes donnés
<formula notation="TeX" rend="display">(*) \qquad M_{gg'} \simeq M_{g} \otimes M_{g'} .</formula>
<note type="authorial" place="margin">Ceci implique que le rang des <formula notation="TeX">M_{g}</formula> est 0 ou 1</note>
C'est compatible avec <formula notation="TeX">1</formula> si on a un isomorphisme <formula notation="TeX">M_{e} \simeq k</formula>
<supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">(**)</formula></supplied>, qui rende les isomorphismes <formula notation="TeX">(*)</formula> triviaux quand
<del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">g</formula> ou <formula notation="TeX">g'</formula> est <formula notation="TeX">= 1</formula>. C'est associatif si et seulement si les
isomorphismes <formula notation="TeX">(*)</formula> satisfont la <del>condition</del> conditions
d'associativité évidente. De même, <formula notation="TeX">G</formula> étant commutatif, pour la commutativité.
— Le foncteur <formula notation="TeX">F'</formula> est toujours exact, car <formula notation="TeX">M</formula> est plat sur <formula notation="TeX">U</formula>.</p>
<p>a) Exemple d'un <formula notation="TeX">\otimes</formula>-foncteur exact, compatible avec <formula notation="TeX">\varphi</formula>, <formula notation="TeX">\psi</formula>,
<formula notation="TeX">1</formula>, <hi rend="italic">mais non fidèle</hi> (donc pas loc. isom. au <formula notation="TeX">\otimes</formula>-foncteur
donné). Ce n'est possible dans notre exemple que si <formula notation="TeX">G</formula> n'est pas un groupe
(<del>sinon <formula notation="TeX">M</formula></del> car <formula notation="TeX">M_{g}</formula> est de rang 1 pour <formula notation="TeX">g</formula> inversible). Mais prenons
<formula notation="TeX">G = (e,p)</formula>, avec <formula notation="TeX">p^{2} = p</formula>, prenons <formula notation="TeX">M_{e} = k</formula>, <formula notation="TeX">M_{p} = 0</formula>. On n'a plus le
choix pour les isomorphismes <formula notation="TeX">(*)</formula>, qui satisfont toutes les compatibilités
(avec <formula notation="TeX">1</formula> par construction, <formula notation="TeX">\varphi</formula>, <formula notation="TeX">\psi</formula>).</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Au bas de la page, de sa main : « <hi rend="italic">Question</hi> Un <formula notation="TeX">\otimes</formula>-foncteur
compatible avec tout entre <formula notation="TeX">\otimes</formula>-catégories satisfaisant à tous les axiomes
(y compris rigidité) est-il néc. fidèle et exact ?? »</note></p>
<pb n="130" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=131"/>
<p>b) Exemple d'un <formula notation="TeX">\otimes</formula> foncteur exact fidèle, compatible avec
<del><formula notation="TeX">\varphi</formula></del> <formula notation="TeX">1</formula>, <formula notation="TeX">\varphi</formula>, <formula notation="TeX">^{\vee}</formula> (mais pas <del>avec <formula notation="TeX">\psi</formula></del> !),
et qui n'est pas localement isomorphe au foncteur fibre donné. — On prend pour
<formula notation="TeX">G</formula> un groupe. On note alors que la donnée d'un système de <formula notation="TeX">M_{g}</formula> et
d'isomorphismes <formula notation="TeX">(*)</formula> <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">(**)</formula>, satisfaisant les diverses
compatibilités, est équivalente à la donnée d'une extension de <formula notation="TeX">G</formula> par <formula notation="TeX">k^{*}</formula>.
Le foncteur <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">F'</formula></supplied> est isomorphe au foncteur <formula notation="TeX">F</formula> sss cette extension
splitte. L'ensemble des classes d'isomorphie de foncteurs fibres définis sur <formula notation="TeX">k</formula>
est ainsi en correspondance 1–1 avec <formula notation="TeX">H^{2}(G,k^{*})</formula>. Or Même si <formula notation="TeX">G</formula> est
commutatif (par exemple le produit de deux groupes cycliques isomorphes d'ordre
premier à <del><gap reason="illegible"/></del> car.<formula notation="TeX">k</formula>) et <formula notation="TeX">k</formula> algébriquement clos, le <formula notation="TeX">H^{2}</formula> peut
être non nul ; <del><gap reason="illegible"/></del> d'ailleurs un élément non nul de <formula notation="TeX">H^{2}</formula> ne se
tue dans aucune extension de <formula notation="TeX">k</formula> (si <formula notation="TeX">k</formula> alg. clos), d'après le principe de
l'extension finie.</p>
<p>Si cependant <formula notation="TeX">G</formula> est commutatif, et si on se borne aux <formula notation="TeX">F'</formula> compatibles avec
<formula notation="TeX">\psi</formula> également, on trouve les extensions commutatives de <formula notation="TeX">G</formula> par <formula notation="TeX">k^{*}</formula> ; si
<formula notation="TeX">k</formula> est algébriquement clos, donc <formula notation="TeX">k^{*}</formula> divisible, alors toute telle extension
splitte, donc <formula notation="TeX">F'</formula> est alors isomorphe à <formula notation="TeX">F</formula> (en conformité avec la théorie
galoisienne relative au cas où l'application diagonale de <formula notation="TeX">U</formula> est commutative
…).</p>
<p>Ainsi, il peut y avoir des foncteurs fibres compatibles avec <formula notation="TeX">\psi</formula> donné, et
d'autres qui ne le sont pas et qui par suite ne sont pas loc. isom. au
premier. Cela montre donc qu'on ne peut négliger la <del>condition de</del> la
contrainte de commutativité comme on aurait aimé pouvoir le faire. De plus, cela
suggère qu'en l'absence de contrainte de commutativité, la classification des
foncteurs fibres se fait par des groupes du type de cohomologie de Brauer.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Dans la marge gauche, en diagonale : « étudier les contraintes <gap reason="illegible"/>
associées <gap reason="illegible"/> mod 2 », puis, encadré, « Exemple de foncteurs fibres
<unclear>gradués</unclear> mod 2 non loc. isom. aux <gap reason="illegible"/> ?? ».</note></p>
<pb n="131" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=132"/>
<p>Dans cet exemple, on voit tout de suite qu'il y a sur <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> une
contrainte de commutativité compatible avec les autres données sss <formula notation="TeX">U</formula> est
commutatif c'est à dire <formula notation="TeX">G</formula> est commutatif, et que lesdites contraintes
correspondent <supplied resp="#pass">alors</supplied> aux fonctions <formula notation="TeX">G \times G \to k^{*}</formula> qui sont
bilinéaires et antisymétriques. Dans le cas où le <formula notation="TeX">H^{2}(G,k^{*})</formula> est nul (par
exemple <formula notation="TeX">G</formula> cyclique <supplied resp="#pass">géométriquement</supplied> <del>et <formula notation="TeX">k</formula> algébriquement clos</del>)
on voit donc que pour tout choix non nul de <formula notation="TeX">\sigma</formula>, on a une contrainte de
commutativité pour laquelle il n'y a aucun foncteur fibre compatible avec ladite
contrainte (et les autres) sur aucune extension de <formula notation="TeX">k</formula>. On peut songer à s'en
tirer en trouvant au moins des foncteurs fibres gradués compatibles à toutes les
contraintes, mais on voit déjà que c'est impossible si <formula notation="TeX">k</formula> de car. deux (où il
n'y a pas de différence entre l'existence de l'un et l'autre type de foncteur
fibre, gradué ou non) ; et sans doute l'analyse doit montrer que l'on a un même
résultat négatif en toute caractéristique. Noter cependant dans ces exemples on
pouvait au moins, en modifiant la contrainte de commutativité donnée, en trouver
une qui admette un foncteur fibre compatible à ladite contrainte. Il y aurait
donc lieu de donner un exemple d'une <formula notation="TeX">\otimes</formula>-catégorie définissable par une
bialgèbre, admettant une contrainte de commutativité (compatible au reste) mais
aucune contrainte de commutativité pour laquelle on puisse trouver un foncteur
fibre (gradué au besoin) sur aucune extension du corps donné.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">De sa main, au bas de la page : « Avec les notations du
n\textordmasculine 11, il faudra donc <formula notation="TeX">\Delta_{U}</formula> [i.e. <formula notation="TeX">A</formula>] commutatif, et
<formula notation="TeX">U</formula> non commutatif (sinon l'existence de <formula notation="TeX">\sigma</formula> impliquerait la commutativité
de <formula notation="TeX">\Delta</formula>) ]. »</note></p>
<pb n="132" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=133"/>
<p>c) Soit <formula notation="TeX">X</formula> un schéma <del>complet</del> <supplied resp="#pass">propre</supplied> sur un corps <formula notation="TeX">k</formula>, supposons
<formula notation="TeX">H^{0}(X,\underline{O}_{X}) = k</formula>. La catégorie des faisceaux cohérents sur <formula notation="TeX">X</formula>
est une catégorie avec <formula notation="TeX">\otimes</formula>, <formula notation="TeX">\varphi</formula>, <formula notation="TeX">\psi</formula>, <formula notation="TeX">1</formula>,
<formula notation="TeX">\underline{\operatorname{Hom}}</formula> internes, mais l'homomorphisme
<formula notation="TeX">\check{X} \otimes Y \to \underline{\operatorname{Hom}}(X,Y)</formula>
<hi rend="italic">n'est pas un isomorphisme</hi>.<note type="authorial" place="margin"><formula notation="TeX">\operatorname{Hom}(X,Y)</formula> de
dim. finie sur <formula notation="TeX">k</formula></note><note type="authorial" place="margin">(axiome de rigidité)</note> C'est pour cela qu'il n'y a
pas lieu de s'attendre à une vraie théorie de Galois de <formula notation="TeX">\underline{C}</formula>. Il y a
des foncteurs fibres associés aux divers points de <formula notation="TeX">X</formula> (pas nécessairement
fermés), à <formula notation="TeX">x</formula> correspond un foncteur fibre défini sur <formula notation="TeX">k(x)</formula> ; sans doute il
n'y en a pas d'autres à isomorphisme près (à vérifier). Ils ont toutes les
compatibilités, mais <hi rend="italic">ils ne sont pas exacts</hi>, <del><gap reason="illegible"/></del>
<hi rend="italic">ni fidèles</hi>. Pour rémédier au défaut d'exactitude, sans que
<formula notation="TeX">\underline{C}</formula> cesse d'être abélienne (sinon on prendrait les Modules loc. 
libres seulement !), on peut se fixer un ouvert <formula notation="TeX">U \subset X</formula> et définir
<formula notation="TeX">\underline{C}</formula> en prenant des Faisceaux cohérents qui, sur <formula notation="TeX">U</formula>, sont munis d'une
stratification relativement à <formula notation="TeX">k</formula> : tout point <formula notation="TeX">x \in U</formula> fournit un foncteur
fibre exact. Cependant, si <formula notation="TeX">U \neq X</formula>, ce foncteur ne sera pas fidèle. Bien sûr,
si <formula notation="TeX">U = X</formula>, l'axiome de rigidité est satisfait, et on sait qu'on a une théorie
de Galois. Il doit résulter de cette dernière que <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> n'a pas de
foncteur fibre (compatible avec toutes les données) sur une extension de <formula notation="TeX">k</formula>
(car autrement l'axiome de rigidité serait satisfait).</p>
<p><hi rend="italic">A prouver</hi> : Soit <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> une catégorie
<supplied resp="#pass">abélienne</supplied> avec <formula notation="TeX">\otimes</formula> biadditif, <formula notation="TeX">\varphi</formula>, <formula notation="TeX">\psi</formula>, <formula notation="TeX">1</formula>, <formula notation="TeX">^{\vee}</formula> et
rigidité, <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">k = \operatorname{End}(\underline{1})</formula></supplied>. Alors
a) <formula notation="TeX">\operatorname{End}(\underline{1})</formula> est un anneau absolument plat, donc un
composé fini de <del>groupes</del> corps s'il est noethérien. b) Les
<formula notation="TeX">\operatorname{Hom}(X,Y)</formula> sont des modules de présentation finie sur <formula notation="TeX">k</formula>
<note type="authorial" place="margin">i.e. cohérents</note> (NB les modules de présentation finie sur <formula notation="TeX">k</formula> forment
une catégorie abélienne, en fait <formula notation="TeX">k</formula> est un anneau « cohérent »).
c) <del>Toute sous-catégorie de <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> stable par tout et à
engendrement fini</del> <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> est limite inductive de sous-catégories (en
général pas pleines) stables par tout, y compris noyaux, conoyaux, <formula notation="TeX">^{\vee}</formula>,
<formula notation="TeX">\otimes</formula>, et correspondants à des anneaux <formula notation="TeX">k_{i}</formula> qui sont des
<del>sommes</del> composés de corps. d) Le cas d'un composé de corps se ramène à
celui d'un corps.</p>
<pb n="133" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=134"/>
<p>13) <hi rend="italic">Variante utile du tapis de n\textordmasculine 6.</hi><note type="editorial" resp="#pass">Le chiffre tapé
est 12 ; il est corrigé en 13 de sa main.</note> Soit <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> une catégorie,
et <del><gap reason="illegible"/></del>
<formula notation="TeX" rend="display">F : \underline{C} \longrightarrow \operatorname{Modf}(k)</formula>
un foncteur, où <formula notation="TeX">k</formula> est un corps. On ne suppose pas <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> additive, ni
<formula notation="TeX">F</formula> fidèle. On définit alors l'anneau profini
<formula notation="TeX">U = \operatorname{End}_{k}(F)</formula>, la coalgèbre duale <formula notation="TeX">A</formula>, et on trouve une
factorisation canonique de <formula notation="TeX">F</formula> à travers
<formula notation="TeX">\operatorname{Modf}(U/k) = \operatorname{Comodf}(A/k)</formula>. Supposons donné dans
<formula notation="TeX">\underline{C}</formula> un bifoncteur <formula notation="TeX">\otimes</formula>, <del>alors</del> <supplied resp="#pass">et</supplied> un isomorphisme
de bifoncteurs <formula notation="TeX">F(X \otimes Y) \simeq F(X) \otimes F(Y)</formula>, alors on trouve une
application diagonale sur <formula notation="TeX">U</formula> i.e. une loi de composition <del><gap reason="illegible"/></del> sur
<formula notation="TeX">A</formula> : en effet, on constate que l'anneau des endomorphismes du bifoncteur du
premier membre est <formula notation="TeX">U \mathbin{\widehat{\otimes}}_{k} U</formula>, et <formula notation="TeX">U</formula> s'envoie dedans
grâce à l'isomorphisme donné <formula notation="TeX">F(X \otimes Y) \simeq F(X) \otimes F(Y)</formula>. Si on se
donne pour <formula notation="TeX">\otimes</formula> des données d'unité, d'associativité ou de commutativité,
la compatibilité de ces données avec <formula notation="TeX">c</formula> s'exprime alors comme il est dit dans
n\textordmasculine 6,<note type="authorial" place="margin">en termes de <formula notation="TeX">\Delta</formula></note> et il y a lieu de donner
des variantes graduées (si possible plus générales et astucieuses qu'au
n\textordmasculine 8). En fait, les résultats spécifiques au
n\textordmasculine 6 seraient plutôt, dans le cas d'un foncteur fidèle (et
additif <del><gap reason="illegible"/></del> exact de catégories abéliennes ? à voir de quoi
exactement on a besoin), des réciproques aux constructions précédentes, i.e. 
comment déduire d'une application diagonale sur <formula notation="TeX">U</formula> un foncteur <formula notation="TeX">\otimes</formula> sur
<formula notation="TeX">\underline{C}</formula>, dont les propriétés vont réfléter celles de cette dernière.</p>
<p><hi rend="italic">Exemple intéressant</hi> : les opérations cohomologiques sur
<formula notation="TeX">\underline{F}_{p}</formula>. Il mérite quelques explications : sauf le morceau engendré
par les <formula notation="TeX">\pi_{i}</formula> <del><gap reason="illegible"/></del> les degrés dans <formula notation="TeX">U</formula> sont <formula notation="TeX">&gt; 0</formula>, et
<formula notation="TeX">\widetilde{U}</formula><note type="authorial" place="margin"><formula notation="TeX">= k + U^{+}</formula></note> est le complété canonique d'un anneau
gradué à application diagonale anticommutative, donc <formula notation="TeX">\widetilde{A}</formula> est un
anneau analogue. Dire comment on récupère <formula notation="TeX">U, A</formula> à partir de <formula notation="TeX">\widetilde{U}</formula>,
<formula notation="TeX">\widetilde{A}</formula>.</p>
<pb n="134" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=135"/>
</div>
<div type="subsection">
<head>Théorème de <gap reason="illegible"/> (rapporté par Husemöller).</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Le tapuscrit laisse le nom en blanc — une suite de tirets — et ne le
complète pas.</note></p>
<p>Soit <formula notation="TeX">A</formula> une bialgèbre sur le corps <formula notation="TeX">k</formula>, <formula notation="TeX">A</formula> associative et unitaire pour ses
deux structures, « cocomplète » pour sa filtration canonique de comodule (duale
de la filtration par les puissances de l'idéal d'augmentation du dual ; de façon
précise, écrivant <formula notation="TeX">\otimes^{n} A = \otimes^{n} A^{+} +</formula> fourbis, d'où via la
m.ème itérée du morphisme diagonal, une application
<formula notation="TeX">A \to \otimes^{n} I^{+}</formula>, dont le noyau est
<formula notation="TeX">\operatorname{Filt}_{m}(A)</formula>).<note type="authorial" place="margin">intersection avec <formula notation="TeX">A^{+}</formula></note> (NB
l'hypothèse cocomplète est satisfaite pour une coalgèbre à degrés <formula notation="TeX">\geq 0</formula>
<supplied resp="#pass">avec unité</supplied> réduite à <formula notation="TeX">k</formula> en degré <formula notation="TeX">0</formula>, associative et unitaire, —
parait-il !). Soit <formula notation="TeX">M</formula> un <formula notation="TeX">A</formula>-module, muni d'un homomorphisme diagonal unitaire
<supplied resp="#pass">sur <formula notation="TeX">k</formula></supplied> (peut-être pas associatif), <formula notation="TeX">M \to M \otimes_{k} M</formula>, qui soit
<formula notation="TeX">A</formula>-linéaire.<note type="authorial" place="margin">(pour la structure de <formula notation="TeX">A</formula>-module sur <formula notation="TeX">M \otimes M</formula>
provenant de <formula notation="TeX">A \to A \otimes A</formula> ; il revient au même de dire que
<del><formula notation="TeX">A \otimes M \to M</formula> comp. avec application diagonale</del>)</note> Supposons de
plus donné une « unité » i.e. un homomorphisme <formula notation="TeX">k \to M</formula> qui soit un
homomorphisme de coalgèbres unitaires, i.e. l'image <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">e_{M}</formula></supplied> de <formula notation="TeX">1</formula>
satisfait <formula notation="TeX">\varepsilon_{M}(e_{M}) = 1</formula>,
<formula notation="TeX">\Delta_{M}(e_{M}) = e_{M} \otimes e_{M}</formula>. Supposons également <formula notation="TeX">M</formula> cocomplète,
et que l'application <formula notation="TeX">u \mapsto u.e</formula> de <formula notation="TeX">A</formula> dans <formula notation="TeX">M</formula> soit injective. Alors <formula notation="TeX">M</formula>
est un <formula notation="TeX">A</formula>-module libre ; de façon plus précise, posant
<formula notation="TeX">\overline{M} = M \otimes_{A} k</formula>, il existe un isomorphisme (non canonique
…) de <formula notation="TeX">A</formula>-modules <formula notation="TeX">M \xrightarrow{\sim} A \otimes_{k} \overline{M}</formula>,
<supplied resp="#pass">tel que le diagramme</supplied><note type="authorial" place="margin">ayant une base dont fait partie <formula notation="TeX">e_{1}</formula></note></p>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}
M \arrow[dr] &amp; A \otimes_{k} \overline{M} \arrow[l, "\approx"'] \arrow[d] \\
 &amp; \overline{M}
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p><supplied resp="#pass">commute, et que …</supplied><note type="editorial" resp="#pass">Sa phrase s'arrête là ; le diagramme et les
mots qui l'encadrent sont de sa main.</note></p>
<p><hi rend="italic">Exemple 1.</hi> Supposons l'application diagonale de <formula notation="TeX">A</formula> commutative. Alors
<formula notation="TeX">A</formula> peut être considéré comme l'hyperalgèbre d'un groupe formel connexe
<supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">G</formula></supplied> sur <formula notation="TeX">k</formula>. Si <formula notation="TeX">\Delta_{M}</formula> est associatif et commutatif, <formula notation="TeX">M</formula> aussi est
formé des distributions à l'origine d'une variété formelle connexe <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">V</formula></supplied> sur
<formula notation="TeX">k</formula>, et le fait que <formula notation="TeX">A</formula> opère sur <formula notation="TeX">M</formula> de façon que l'application diagonale soit
<formula notation="TeX">A</formula>-linéaire signifie que <formula notation="TeX">G</formula> opère sur <formula notation="TeX">V</formula>. On voit donc que si
<formula notation="TeX">u \mapsto u.e</formula> <supplied resp="#pass">de <formula notation="TeX">A</formula> dans <formula notation="TeX">M</formula></supplied> est injectif, i.e. si <formula notation="TeX">g \mapsto g.a</formula>
(<formula notation="TeX">a</formula> le « centre » de <formula notation="TeX">V</formula>) de <formula notation="TeX">G</formula> dans <formula notation="TeX">V</formula> est un monomorphisme, alors <formula notation="TeX">M</formula> est
libre sur <formula notation="TeX">A</formula>. En fait, on trouvera que <formula notation="TeX">G</formula> opère librement sur <formula notation="TeX">V</formula> i.e.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Dans la marge gauche, deux notes de sa main : « <gap reason="illegible"/> qu'il y a un
antipodisme ? » et, encadrée, « faut-il mettre dans les hyp. que
<formula notation="TeX">A \otimes M \to M</formula> est-il aussi associatif ! ».</note></p>
<pb n="135" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=136"/>
<p>que <formula notation="TeX">G \times V \to V \times V</formula> est un monomorphisme (c'est le lemme de
Nakayama), et on sait bien alors (SGA 3 VII<formula notation="TeX">_{B}</formula> …) que <del><gap reason="illegible"/></del>
l'on a un joli quotient <formula notation="TeX">W = V/G</formula>, avec <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">V \to W</formula> plat et en
fait la projection structurale d'un <formula notation="TeX">G_{W}</formula>-torseur. Bien sûr la coalgèbre
<formula notation="TeX">\overline{M}</formula> n'est autre que celle qui définit le quotient <formula notation="TeX">W</formula> précédent. En
général, il n'est pas question de prouver que <formula notation="TeX">V \simeq W \times G</formula> comme
variété formelle à opérateurs (i.e. que le torseur précédent est trivial),
i.e. de trouver une <del><gap reason="illegible"/></del> section de <formula notation="TeX">V</formula> sur <formula notation="TeX">W</formula>, i.e. un relèvement
de comodules <formula notation="TeX">\overline{M} \to M</formula> ; on peut seulement dire que tout relèvement
en tant que <formula notation="TeX">k</formula>-vectoriels définira un isomorphisme
<formula notation="TeX">A \otimes_{k} \overline{M} \simeq M</formula> de <formula notation="TeX">A</formula>-modules. Cependant, si <formula notation="TeX">G</formula> est
formellement lisse i.e. le dual de <formula notation="TeX">A</formula> une algèbre de séries formelles
(éventuellement à un nb infini de générateurs), alors on aura splittage parfait ;
ce sera la cas en particulier en car. nulle.</p>
<p><hi rend="italic">Exemple 2.</hi> Supposons <formula notation="TeX">A</formula> commutative pour sa loi d'algèbre. Donc <formula notation="TeX">A</formula> est
l'algèbre affine d'un schéma en monoïdes <supplied resp="#pass">affine</supplied> <formula notation="TeX">G</formula>. L'hypothèse sur la
filtration cocomplète est assez étrange ici, elle s'énonce en disant que pour
toute <formula notation="TeX">f \in A</formula> (fonction sur <formula notation="TeX">G</formula>) <del><gap reason="illegible"/></del>, il existe un entier <formula notation="TeX">n</formula>
<supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">\geq 1</formula></supplied> tel que la fonction en <formula notation="TeX">n</formula> variables <formula notation="TeX">f(g_{1}g_{2}\dots g_{n})</formula>
soit <del>identiquement nulle</del> <supplied resp="#pass">somme de fonctions</supplied> à <formula notation="TeX">n-1</formula> parmi les
variables. Si <formula notation="TeX">G</formula> est de type fini sur <formula notation="TeX">k</formula> <supplied resp="#pass">de car. <formula notation="TeX">p &gt; 0</formula></supplied>, je pense que
<del>cela doit entraîner que l'unité de <formula notation="TeX">G</formula> est point isolé, donc, comme <formula notation="TeX">G</formula>
est un groupe, que <formula notation="TeX">G</formula> est fini sur <formula notation="TeX">k</formula>.</del> <del><gap reason="illegible"/></del> Si <formula notation="TeX">G</formula> est commutatif
(i.e. <formula notation="TeX">\Delta_{A}</formula> commutatif), alors le dual de Cartier de <formula notation="TeX">A</formula> doit être
purement infinitésimal, i.e. <formula notation="TeX">G</formula> doit être unipotent (et réciproquement). On
peut conjecturer que <del><gap reason="illegible"/></del> la condition en question, pour <formula notation="TeX">G</formula> de type
fini <del>pas néc. comm.</del>, équivaut à <formula notation="TeX">G</formula> fini unipotent, donc si on ne
suppose plus non plus <formula notation="TeX">G</formula> de type fini, que <formula notation="TeX">G</formula> est <del>profini et</del>
prounipotent.<note type="authorial" place="margin">(car car. <formula notation="TeX">k &gt; 0</formula> !</note><note type="authorial" place="margin">unipotent</note></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Le dernier tiers de la page, depuis « cela doit entraîner » jusqu'à
« Si <formula notation="TeX">G</formula> est commutatif », est barré de plusieurs longues diagonales.</note></p>
<pb n="136" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=137"/>
<p><hi rend="italic">Corollaire</hi> Supposons que l'homomorphisme
<formula notation="TeX">M \to M \otimes_{k} M</formula> induise un homomorphisme
<formula notation="TeX">M \otimes_{(A,\Delta_{A})} (A \otimes_{k} A) \to M \otimes_{k} M</formula>
<del>donc par réduction</del> qui soit un <hi rend="italic">isomorphisme</hi>. Alors
l'homomorphisme <formula notation="TeX">u \mapsto u.e</formula> de <formula notation="TeX">A</formula> dans <formula notation="TeX">M</formula> est un isomorphisme pour toutes
les structures.</p>
<p>Il suffit de prouver que le rang de <formula notation="TeX">M</formula> sur <formula notation="TeX">A</formula> est <formula notation="TeX">1</formula>. Or ce rang de
<formula notation="TeX">M \otimes_{k} M</formula> sur <formula notation="TeX">A \otimes_{k} A</formula> est <formula notation="TeX">n^{2}</formula>, et on aura <formula notation="TeX">n = n^{2}</formula>,
i.e. <formula notation="TeX">n(n-1) = 0</formula> d'où, comme <formula notation="TeX">n \neq 0</formula>, <formula notation="TeX">n = 1</formula>. Ceci ne marche que si on
sait que le rang est fini. Mais on peut dire aussi que l'application diagonale
pour <formula notation="TeX">\overline{M}</formula>, déduite de celle de <formula notation="TeX">M</formula> par passage au quotient (NB
<formula notation="TeX">\overline{M} \otimes \overline{M} = (M \otimes_{k} M) \otimes_{(A \otimes_{k}
A)} k</formula>) est <hi rend="italic">surjective</hi>, donc bijective puisqu'elle est unitaire,
donc tout élément de <formula notation="TeX">\overline{M} \otimes \overline{M}</formula> est de la forme
<formula notation="TeX">\overline{e} \otimes x</formula>, ce qui n'est possible que si <formula notation="TeX">\overline{e}</formula> engendre
<formula notation="TeX">\overline{M}</formula>.</p>
<p>Ceci montre que la conjecture de locale trivialité soulevée dans mes notes sur
les <formula notation="TeX">\otimes</formula>-catégories marche si la bialgèbre <formula notation="TeX">A</formula> envisagée est finie sur <formula notation="TeX">k</formula>,
<supplied resp="#pass">et sa duale est cocomplète,</supplied> <hi rend="italic">pourvu que</hi> l'algèbre <formula notation="TeX">B</formula> admette
un homomorphisme d'algèbres dans <formula notation="TeX">k</formula> (ou une extension de <formula notation="TeX">k</formula>), i.e. pourvu que
<formula notation="TeX">B</formula> ne soit pas identique à son idéal des commutateurs.</p>
</div>
</div>
<div type="section">
<head>Motifs à coefficients dans un corps de nombres, de sa main (pages 138 à 139)</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Deux feuillets entièrement de sa main, d'une autre encre et d'un autre
papier que le tapuscrit qui précède. Le titre est le sien, en tête de la page
138.</note></p>
<pb n="138" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=139"/>
<div type="subsection">
<head>Motifs à coefficients dans un corps de nbs.</head>
<p>Soit d'abord <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> une <formula notation="TeX">\otimes</formula>-catégorie sur un corps <formula notation="TeX">K</formula>. Si <formula notation="TeX">K'</formula>
est une extension <supplied resp="#pass">finie</supplied> de <formula notation="TeX">K</formula>, on désignera par <formula notation="TeX">\underline{C}^{K'}</formula> la
catégorie des objets de <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> sur lesquels <formula notation="TeX">K'</formula> opère
<unclear>linéairement</unclear>, i.e. des <formula notation="TeX">X \in \operatorname{Ob} \underline{C}</formula>
munis d'un homomorphisme de <formula notation="TeX">K</formula>-algèbres <formula notation="TeX">K' \to \operatorname{End}(X)</formula>. C'est
encore une <formula notation="TeX">\otimes</formula>-catégorie, en définissant <formula notation="TeX">X \otimes_{K'} Y</formula> comme le
quotient de <formula notation="TeX">X \otimes_{K} Y</formula> par les
<formula notation="TeX">\lambda \otimes \operatorname{id}_{Y} - \operatorname{id}_{X} \otimes \lambda</formula>
(<formula notation="TeX">\lambda \in K'</formula>), et <formula notation="TeX">\underline{\operatorname{Hom}}_{K'}(X,Y)</formula> comme le noyau
de <formula notation="TeX">\underline{\operatorname{Hom}}_{K}(X,Y)</formula> sous
<formula notation="TeX">\underline{\operatorname{Hom}}(\lambda_{X},\operatorname{id}_{Y})
- \underline{\operatorname{Hom}}(\operatorname{id}_{X},\lambda_{Y})</formula>.</p>
<p>Quand <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> est défini par un schéma en groupes affine <formula notation="TeX">G</formula> sur <formula notation="TeX">K</formula>
<supplied resp="#pass">muni un foncteur fibre <formula notation="TeX">F</formula> sur <formula notation="TeX">\underline{C}</formula>, <gap reason="illegible"/></supplied>, alors
<formula notation="TeX">\underline{C}^{K'}</formula> est défini par le <del>groupe</del> <del><gap reason="illegible"/></del>
<formula notation="TeX">G_{K'} = G \otimes_{K} K'</formula>,<note type="authorial" place="margin">sur <formula notation="TeX">\underline{C}^{K'}</formula></note> qui a un
foncteur fibre <formula notation="TeX">F_{K'}</formula> déduit trivialement de <formula notation="TeX">F</formula>.</p>
<p>On a un <formula notation="TeX">\otimes</formula>-foncteur naturel
<formula notation="TeX">\underline{C} \to \underline{C}^{K'}</formula>, notant <formula notation="TeX">X \mapsto X \otimes_{K} K'</formula>, et
dont le composé avec le foncteur « oubli » est bien
<formula notation="TeX">X \otimes_{K} \widetilde{K'}</formula>, où <formula notation="TeX">\widetilde{K'}</formula> est <del><gap reason="illegible"/></del>
l'espace vectoriel <hi rend="italic">sous-jacent</hi> à <formula notation="TeX">K'</formula> sur <formula notation="TeX">K</formula>, — puisque
<gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> défini par le <gap reason="illegible"/>
<formula notation="TeX">\operatorname{Vect}</formula> <supplied resp="#pass">de dim. finie</supplied> sur <formula notation="TeX">K \to \underline{C}</formula> ]. <gap reason="illegible"/>
est un <formula notation="TeX">\otimes</formula>-foncteur évident <gap reason="illegible"/></p>
<p>Supposons <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> la catégorie des motifs <supplied resp="#pass">(sur)</supplied>
<unclear>semi-simples</unclear> (<gap reason="illegible"/>) sur un corps <formula notation="TeX">k</formula>, donc
<formula notation="TeX">K = \mathbb{Q}</formula>, <formula notation="TeX">K'</formula> un corps de nbs. Soit <formula notation="TeX">E</formula> un motif à coefficients dans
<formula notation="TeX">K'</formula>, donc <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">K' \to \operatorname{End}_{\mathbb{Q}}(E_{0})</formula>, <formula notation="TeX">E_{0}</formula> le
<formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>-motif <gap reason="illegible"/>, avec <note type="authorial" place="margin">un motif dans <formula notation="TeX">\underline{C}^{K'}</formula></note>
<gap reason="illegible"/>. Alors <formula notation="TeX">\widetilde{E}</formula> <supplied resp="#pass">est</supplied> défini par <formula notation="TeX">\widetilde{E}</formula> dans
<formula notation="TeX">\underline{C}</formula>, avec l'hom<supplied resp="#pass">omorphisme</supplied></p>
<pb n="139" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=140"/>
<p>donné par
<formula notation="TeX" rend="display">K' \xrightarrow{\ \varphi\ } \operatorname{End}_{\mathbb{Q}}(E_{0})
   \xrightarrow{\ \ill{}\ }
   \operatorname{End}_{\mathbb{Q}}(\check{E}_{0}) .</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">La flèche de droite porte au-dessus d'elle une glose interlinéaire de
trois ou quatre lettres qui ne se laisse pas lire.</note>
Donnons-nous une polarisation sur <formula notation="TeX">E_{0}</formula> (ou <gap reason="illegible"/> <del><gap reason="illegible"/></del> : <formula notation="TeX">E</formula>).
Alors on trouve un isom. <formula notation="TeX">\check{E}_{0} \simeq E_{0}(\rho)</formula> (<formula notation="TeX">E_{0}</formula> de poids
<formula notation="TeX">\rho</formula>), donc
<del><formula notation="TeX">K' \to \operatorname{End}_{\mathbb{Q}}(\check{E}_{0})</formula></del>
<formula notation="TeX" rend="display">\operatorname{End}_{\mathbb{Q}}(\check{E}_{0})
   \simeq \operatorname{End}(E_{0}(\rho)) \simeq \operatorname{End}(E_{0}) ,</formula>
et <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> une <hi rend="italic">involution</hi> <supplied resp="#pass"><gap reason="illegible"/></supplied> sur
<formula notation="TeX">\operatorname{End}(\check{E}_{0})</formula>. Le motif dual <formula notation="TeX">(E_{\varphi})^{\vee}</formula> de
<formula notation="TeX">E_{\varphi}</formula> (défini par <formula notation="TeX">\varphi</formula>) est défini par l'hom. 
<formula notation="TeX">\lambda \mapsto \varphi(\lambda)' \uncertain{=} \varphi'(\bar{\lambda})</formula>,
<gap reason="illegible"/>
<formula notation="TeX" rend="display">\boxed{\ (E_{\varphi})^{\vee} = (E_{\varphi'})(\rho) \ }</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">L'égalité est encadrée sur le feuillet.</note></p>
<p>Ce n'est pas en général un isom. 
<formula notation="TeX">(E_{\varphi})^{\vee} \simeq E_{\varphi}(\rho)</formula> !</p>
<p>Prenons l'exemple des <formula notation="TeX">K'</formula>-motifs de niveau zéro, poids <formula notation="TeX">0</formula>. La catégorie est
équivalente à la catégorie des <del><gap reason="illegible"/></del> vectoriels de dim. finie sur
<formula notation="TeX">K'</formula>, <del><gap reason="illegible"/></del> <gap reason="illegible"/> à opération <supplied resp="#pass">continue</supplied> de
<formula notation="TeX">\pi = \operatorname{Gal}(\bar{k}/k)</formula>. Le dual correspond à l'opération
contragrédiente de <formula notation="TeX">\pi</formula>. Les <formula notation="TeX">K'</formula>-motifs de rang <formula notation="TeX">1</formula> <supplied resp="#pass">à isom. près</supplied>
correspondent aux représentations <supplied resp="#pass">continues</supplied> <del>de</del>
<formula notation="TeX">\pi \xrightarrow{\ \chi\ } K'^{*}</formula>, et on a
<formula notation="TeX" rend="display">(L_{\chi})^{\vee} = L_{\check{\chi}} , \quad \text{où} \quad
   \check{\chi}(g) = \chi(g^{-1}) .</formula>
Donc on a. <formula notation="TeX">L_{\chi}^{\vee} \simeq L_{\chi}</formula> sss <formula notation="TeX">\chi = \check{\chi}</formula> i.e. 
<formula notation="TeX">\chi</formula> à valeurs dans <formula notation="TeX">\pm 1</formula> !</p>
</div>
</div>
<div type="section">
<head>Structures supplémentaires sur des vectoriels, et algèbres de Hopf (page 140)</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Chemise de papier brun, donnée ici sans numéro de page : elle porte, de sa
main, le titre du faisceau qui commence après ce lot. Une première ligne,
au-dessus, est raturée jusqu'à l'illisible ; elle commençait par « Fasc… ».</note></p>
<p><del><gap reason="illegible"/></del></p>
<p>Structures supplémentaires sur des vectoriels, et algèbres de Hopf
<unclear>top.</unclear></p>
<p>Anneaux des représentations de certains groupes algébriques.</p>
</div>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
