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    <fileDesc>
      <titleStmt>
        <title>Fonds Grothendieck, cote n° 10, pages 101–120 — transcription</title>
        <author>Alexandre Grothendieck</author>
        <respStmt>
          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne (<date when="2026-09-12">2026-09-12</date>)</resp>
          <name xml:id="pass" type="model">Opus 5 (claude-opus-5)</name>
        </respStmt>
        <respStmt>
          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">grothendieck.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
        </respStmt>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Édition de démonstration</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-09-25">2026-09-25</date>
        <availability status="restricted">
          <p>Le fonds Alexandre Grothendieck est sous droits. Cette transcription
          est une édition de démonstration, non autorisée, produite par une
          machine et non vérifiée ; aucune image du fonds n'est reproduite. La
          source LaTeX dont ce fichier dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project.</p>
        </availability>
        <ref target="https://grothendieck.commutator.io/">https://grothendieck.commutator.io</ref>
      </publicationStmt>
      <sourceDesc>
        <msDesc>
          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Montpellier</settlement>
            <repository>Université de Montpellier</repository>
            <collection>Fonds Alexandre Grothendieck (archives mathématiques, 1949–1991)</collection>
            <idno type="cote">10</idno>
          </msIdentifier>
          <head>Catégories tensorielles : notes manuscrites (s.d.), tapuscrits (s.d.)</head>
          <msContents>
            <summary>Pages 101 à 120 de la cote, dans la
            numérotation des archivistes (crayon, en bas à gauche de chaque
            page) ; lot 6 de vingt pages.
            Les pages absentes de la transcription ne portent pas de
            mathématiques et sont omises ; le saut dans la numérotation en est
            le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          <history><origin><origDate>[à partir de 1958]</origDate><note>Datation de l'inventaire de l'Université de Montpellier, reproduite telle quelle ; les crochets sont ceux des archivistes.</note></origin></history>
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf">https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf</ref>
                <note>Fac-similé numérique de l'Université de Montpellier. Sa
                première page est une feuille de garde générée par
                l'université : la page <hi rend="italic">n</hi> des archivistes
                est la page <hi rend="italic">n</hi>+1 du PDF, et l'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> tient compte de ce décalage.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription mathématique du fonds, une passe de vingt pages par
        conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe-grothendieck</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\add</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> ; <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi>.</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="grothendieck-tei" version="1">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project">https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
    </encodingDesc>
    <profileDesc>
      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="2026-09-12" who="#pass">Première passe de transcription.</change>
      <change when="2026-09-25" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="6">
<div type="section">
<head>Quelques exemples de catégories tensorielles (pages 101 à 108)</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Tapuscrit annoncé par les deux mots « Notes Saavedra » que porte, de sa
main, la page 99. Il est corrigé de bout en bout à l'encre : ses insertions
sont données entre crochets, ses suppressions barrées, ses notes marginales en
retrait. La machine n'avait ni <formula notation="TeX">\otimes</formula> ni lettres grecques ; on ne relève
pas un à un les signes encrés de sa main.</note></p>
<pb n="101" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=102"/>
<div type="subsection">
<head>Quelques exemples de catégories tensorielles.</head>
<p>1) Soit <formula notation="TeX">M</formula> un groupe. Soit <formula notation="TeX">\underline{C}_{M}</formula> la catégorie des vectoriels de
dimension finie sur le corps <formula notation="TeX">k</formula>, munis d'une graduation de type <formula notation="TeX">M</formula>. C'est
une catégorie tensorielle sur <formula notation="TeX">k</formula>, munie d'un foncteur fibre sur <formula notation="TeX">k</formula>, le
foncteur « oubli de la graduation ». Le groupe algébrique associé est le
groupe de type multiplicatif <formula notation="TeX">D_{k}(M)</formula> (SGA 3 I 4.7.3). Par exemple si
<formula notation="TeX">M = \underline{\mathbb{Z}}^{r}</formula>, on trouve <formula notation="TeX">G = \underline{G}_{m}^{r}</formula>.</p>
<p>Application : soit <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> une catégorie tensorielle sur <formula notation="TeX">k</formula> munie
d'un foncteur fibre <formula notation="TeX">F</formula> sur <formula notation="TeX">k</formula>, donc associée à un schéma en groupes affine
<formula notation="TeX">G</formula> sur <formula notation="TeX">k</formula>. On cherche toutes les façons de mettre, pour chaque
<formula notation="TeX">M \in \operatorname{Ob} \underline{C}</formula>, une graduation de type <formula notation="TeX">M</formula> sur
<formula notation="TeX">F(V)</formula>, de façon fonctorielle en <formula notation="TeX">M</formula>, et compatible (dans un sens évident)
avec les produits tensoriels.
<note type="editorial" resp="#pass">La machine porte bien « pour chaque <formula notation="TeX">M \in \operatorname{Ob}
\underline{C}</formula> » puis « fonctorielle en <formula notation="TeX">M</formula> », là où l'objet variable est <formula notation="TeX">V</formula>
et où <formula notation="TeX">M</formula> est le groupe des degrés ; on ne corrige pas.</note>
Elles correspondent aux <formula notation="TeX">\otimes</formula>-foncteurs de <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> dans
<formula notation="TeX">\underline{C}_{M}</formula> compatibles avec les foncteurs fibres, donc aux
homomorphismes de <formula notation="TeX">D_{k}(M)</formula> dans <formula notation="TeX">G</formula>. Par exemple, si
<formula notation="TeX">M = \underline{\mathbb{Z}}^{r}</formula>, il faut prendre les homomorphismes de
<formula notation="TeX">\underline{G}_{m}^{r}</formula> dans <formula notation="TeX">G</formula>.</p>
<p>Dans la situation précédente, on peut se demander quand une graduation de type
<formula notation="TeX">M</formula> du foncteur <formula notation="TeX">F</formula> correspond à une graduation de type <formula notation="TeX">M</formula> du foncteur
identique de <formula notation="TeX">\underline{C}</formula>, i.e. pour tout <formula notation="TeX">V</formula>, la graduation de <formula notation="TeX">F(V)</formula>
provient d'une graduation de <formula notation="TeX">V</formula>. On trouve qu'il faut et il suffit pour cela
que l'homomorphisme correspondant <formula notation="TeX">D_{k}(M) \to G</formula> soit central. Par exemple,
si <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> est la catégorie des motifs sur <formula notation="TeX">k</formula>, et si on dispose d'un
foncteur fibre <formula notation="TeX">F</formula> de <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> sur <formula notation="TeX">k</formula>, alors on trouve un
homomorphisme central canonique <formula notation="TeX">i : \underline{G}_{m} \to G</formula>. D'ailleurs, la
donnée du motif de Tate (qui est de rang <formula notation="TeX">2</formula>, et de « poids » <formula notation="TeX">2</formula> pour la
graduation naturelle) correspond à la donnée d'un homomorphisme
<formula notation="TeX">j : G \to \underline{G}_{m} = Gl(1)</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">Le tapuscrit porte « de rang <formula notation="TeX">2</formula> » ; le motif de Tate est de rang <formula notation="TeX">1</formula>.
Rien sur la page ne corrige.</note>
Le fait que <formula notation="TeX">T</formula> soit de poids <formula notation="TeX">2</formula> s'exprime par la relation
<formula notation="TeX" rend="display">j\,i(\lambda) = \lambda^{2} .</formula></p>
<pb n="102" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=103"/><p>Lorsque <formula notation="TeX">k</formula> est de caractéristique nulle, on a toujours un foncteur fibre
naturel : le <hi rend="italic">foncteur de Hodge</hi>, qui à la cohomologie motivique d'une
variété (projective lisse) <formula notation="TeX">X</formula> associe le vectoriel bigradué
<formula notation="TeX">\coprod H^{q}(X, \underline{\Omega}^{p}_{X/k})</formula>. Donc pour le groupe de
Galois motivique correspondant <formula notation="TeX">G</formula>, on trouve un homomorphisme naturel
<formula notation="TeX" rend="display">\underline{G}_{m}^{2} \longrightarrow G ,</formula>
i.e. deux homomorphismes commutant l'un à l'autre
<formula notation="TeX" rend="display">i_{1}, i_{2} : \underline{G}_{m} \longrightarrow G .</formula>
Le fait que la graduation totale dans la cohomologie de Hodge corresponde au
poids des motifs s'exprime par la relation
<formula notation="TeX" rend="display">i(\lambda) = i_{1}(\lambda)\, i_{2}(\lambda) \, ;</formula>
on fera attention que <formula notation="TeX">i_{1}</formula> et <formula notation="TeX">i_{2}</formula> ne sont pas centraux (car la
bigraduation en cohomologie de Hodge ne correspond pas à une bigraduation d'un
motif !)</p>
<p>2) Prenant toujours pour <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> la catégorie des motifs sur <formula notation="TeX">k</formula>, avec
<formula notation="TeX">k</formula> de car. nulle, on a un autre foncteur fibre canonique, le <hi rend="italic">foncteur
de De Rham</hi>, qui associe à la cohomologie motivique d'une variété <formula notation="TeX">X</formula> le
vectoriel <formula notation="TeX">H^{*}(X, \underline{\Omega}^{*}_{X/k})</formula> (espace
d'hypercohomologie). Ce vectoriel n'est plus bigradué, mais seulement gradué
et filtré, la filtration étant celle associée à la suite spectrale
d'hypercohomologie, commençant avec la cohomologie de Hodge. On sait
d'ailleurs que cette suite spectrale dégénère (théorie de Hodge), donc
<formula notation="TeX">\operatorname{Gr}(H_{DR}(V)) \simeq H_{Hdg}(V)</formula>
<note type="authorial" place="margin">où on gradue le 2ème membre par <formula notation="TeX">p</formula></note>
(isomorphisme fonctoriel en le motif <formula notation="TeX">V</formula>). On peut se proposer d'analyser à
quelle structure supplémentaire, sur le groupe de Galois motivique associé au
foncteur fibre <formula notation="TeX">H_{DR}</formula>, correspond la filtration canonique de ce foncteur.</p>
<p>De façon générale, étant donné une catégorie tensorielle <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> sur
<formula notation="TeX">k</formula> munie d'un foncteur fibre <formula notation="TeX">F</formula>, on peut se proposer de déterminer les
filtra\-</p>
<pb n="103" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=104"/><p>tions sur <formula notation="TeX">F</formula> (décroissantes, <supplied resp="#pass">discrètes,</supplied> indexées par
<formula notation="TeX">\underline{\mathbb{Z}}</formula>) compatibles avec les produits tensoriels (en
utilisant la notion évidente de produit tensoriel de deux espaces vectoriels
filtrés). On notera qu'une telle donnée ne pourra plus s'exprimer par un
homomorphisme d'un certain groupe algébrique dans <formula notation="TeX">G</formula> (le groupe de Galois de
<formula notation="TeX">\underline{C}</formula> en <formula notation="TeX">F</formula>), car la catégorie des espaces vectoriels de dimension
finie sur <formula notation="TeX">k</formula>, munis d'une filtration décroissante discrète indexée par
<formula notation="TeX">\underline{\mathbb{Z}}</formula>, n'est pas une catégorie abélienne (les bimorphismes
ne sont pas des isomorphismes). Mais à une telle donnée est associé un
deuxième foncteur fibre <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">F'(V) =</formula></supplied> <formula notation="TeX">\operatorname{Gr} F(V)</formula>, à valeurs
cette fois-ci dans les vectoriels gradués (N.B. <formula notation="TeX">F</formula> joue le rôle de la
cohomologie de <del>Hodge</del> De Rham, <formula notation="TeX">F'</formula> celui de la cohomologie de Hodge,
muni de la graduation <del>totale</del> <supplied resp="#pass">par <formula notation="TeX">p</formula></supplied>). La donnée de <formula notation="TeX">F'</formula>
correspond alors à un torseur <supplied resp="#pass">(à droite)</supplied> <formula notation="TeX">P</formula> sous <formula notation="TeX">G</formula>, le groupe de
Galois correspondant <formula notation="TeX">G'</formula> étant déduit de <formula notation="TeX">G</formula> en tordant par <formula notation="TeX">P</formula>. La
graduation de <formula notation="TeX">F'</formula> correspond à un homomorphisme
<formula notation="TeX">i : \underline{G}_{m} \to G'</formula>. Considé\-rons alors sur <formula notation="TeX">F'</formula> la filtration
décroissante associée à sa graduation, et soit
<formula notation="TeX" rend="display">H'_{i_{1}} = \underline{\operatorname{Aut}}\ \underline{\operatorname{filt}}^{1}(F')
\subset \underline{\operatorname{Aut}}(F') = G'</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Le signe porté en exposant après « filt » est un trait vertical
surmontant un point ; il est lu ici comme un <formula notation="TeX">1</formula>, sans que la page le décide.
Le même signe revient à « Isom filt » deux lignes plus bas.</note>
le sous-schéma en groupes de <formula notation="TeX">G</formula> qui correspond aux <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">\otimes</formula>-</supplied>auto\-mor\-phismes
de <formula notation="TeX">F'</formula> (ou plutôt des <formula notation="TeX">F'_{k'}</formula>, <formula notation="TeX">k'</formula> une <formula notation="TeX">k</formula>-algèbre quelconque) qui
respectent sa filtration <supplied resp="#pass">(et induisant l'identité sur le gradué
associé)</supplied> ; il est canoniquement déterminé par <formula notation="TeX">i_{1}</formula>. On peut aussi regarder
le sous-schéma
<formula notation="TeX" rend="display">Q = \underline{\operatorname{Isom}}\ \underline{\operatorname{filt}}^{1}(F,F')
\subset P = \underline{\operatorname{Isom}}(F,F')</formula>
du schéma <formula notation="TeX">P</formula> des <formula notation="TeX">\otimes</formula>-isomorphismes de <formula notation="TeX">F</formula> avec <formula notation="TeX">F'</formula>, <del>formé de</del>
qui correspond aux automorphismes respectant les filtrations de <formula notation="TeX">F</formula> et <formula notation="TeX">F'</formula>
<supplied resp="#pass">(et induisant l'identité sur les gradués associés)</supplied>. C'est à priori un
pseudo-torseur à droite sous <formula notation="TeX">H'</formula>, i.e. il est vide ou un torseur à droite
sous <formula notation="TeX">H'</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">« droite » est ici frappé par-dessus « gauche », et de même à chacune de
ses occurrences jusqu'à la page 105 ; on donne le mot corrigé.</note>
Il faudrait prouver que c'est bien un torseur (i.e. que sur une extension
convenable <formula notation="TeX">k'</formula> de <formula notation="TeX">k</formula>, on peut trouver un isomorphisme de <formula notation="TeX">F_{k'}</formula> avec
<formula notation="TeX">F'_{k'}</formula> respectant les filtrations). Donc on trouve une restriction du
groupe d'opérateurs (à droite) <formula notation="TeX">G'</formula> de <formula notation="TeX">P</formula> au sous-groupe <formula notation="TeX">H'</formula>,</p>
<pb n="104" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=105"/><p>par un <formula notation="TeX">H'</formula>-torseur à droite <formula notation="TeX">Q</formula>.</p>
<p>Moyennant la vérification laissée en suspens à l'instant, on trouve alors que
la donnée d'un « foncteur fibre <hi rend="italic">filtré</hi> » <formula notation="TeX">F</formula> de <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> sur <formula notation="TeX">k</formula>
revient à la donnée</p>
<list rend="enumerate">
<label>(i)</label><item>d'un foncteur fibre <formula notation="TeX">F'</formula> <del>gradué de type
<formula notation="TeX">\underline{\mathbb{Z}}</formula></del> (d'où un groupe de Galois
<formula notation="TeX">G' = \underline{\operatorname{Aut}}(F')</formula>) ;</item>
<label>(ii)</label><item>d'une graduation de type <formula notation="TeX">\underline{\mathbb{Z}}</formula> de <formula notation="TeX">F'</formula>, i.e. un
homomorphisme
<formula notation="TeX" rend="display">i_{1} : \underline{G}_{m} \longrightarrow G' ,</formula>
ce qui permet de définir comme ci-dessus un sous-groupe <formula notation="TeX">H'_{i_{1}}</formula> de <formula notation="TeX">G'</formula> ;</item>
<label>(iii)</label><item>d'un torseur à droite <formula notation="TeX">Q'</formula> sous <formula notation="TeX">H'_{i_{1}}</formula>.</item>
</list>
<p>A ces données, on associe simplement le foncteur fibre tordu
<formula notation="TeX" rend="display">F = F' \overset{H'_{i_{1}}}{\wedge} Q' ,</formula>
<formula notation="TeX">F</formula> étant filtré par la filtration déduite de celle de <formula notation="TeX">F'</formula>
<del><gap reason="illegible"/></del> (associée à la graduation de <formula notation="TeX">F'</formula>) en tordant par <formula notation="TeX">Q'</formula>.</p>
<p><del>N.B. Dans le cas où <formula notation="TeX">F</formula> est le foncteur de De Rham sur la catégorie
des motifs sur <formula notation="TeX">k</formula>, on prouve (moyennant le yoga général des motifs — il est
possible qu'on utilise pour ceci les conjectures de Hodge …) que le groupe
<formula notation="TeX">H'</formula> est une limite projective de groupes algébriques <del><gap reason="illegible"/></del>
unipotents <gap reason="illegible"/>. Si on se borne à une catégorie de motifs à engendrement
fini, et si <formula notation="TeX">G</formula> est connexe, on trouve aussi que <formula notation="TeX">H'</formula> est connexe, donc étant
résoluble, on trouve</del>
<note type="editorial" resp="#pass">Tout ce N.B. est barré d'une dizaine de longues diagonales ; il se lit
encore, et le paragraphe qui suit le remplace.</note></p>
<p>On constate aisément que le groupe <formula notation="TeX">H'</formula> est nécessairement une limite
projective de groupes algébriques unipotents. On en conclut aussitôt que si
<formula notation="TeX">\underline{C}</formula> est à engendrement fini (ou, plus généralement, <supplied resp="#pass">à
engendrement</supplied> dénombrable, de façon que <formula notation="TeX">G'</formula> donc aussi <formula notation="TeX">H'</formula> soit limite
projective d'une suite de groupes algébriques) alors tout torseur sous <formula notation="TeX">H'</formula>
est trivial ; cela signifie ici que tout foncteur fibre filtré est en fait
associé à un foncteur fibre gradué (en prenant la filtration correspondant à
la graduation),</p>
<pb n="105" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=106"/><p>i.e. que la filtration dudit foncteur admet un splittage compatible avec les
produits tensoriels. Mais le choix d'un tel splittage équivaut à celui d'un
point sur un certain torseur à droite <formula notation="TeX">Q = Q'</formula> sous le <supplied resp="#pass">schéma en</supplied>
groupe <supplied resp="#pass">(pro-unipotent)</supplied> <formula notation="TeX">H</formula> des automorphismes de <formula notation="TeX">F</formula> respectant la
filtration et induisant l'identité sur le gradué associé ; il n'est pas du
tout canonique !</p>
<p>3) Appelons <hi rend="italic">pré-structure de Hodge</hi> sur un espace vectoriel <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">V</formula></supplied> de
dimension finie sur <formula notation="TeX">\underline{\mathbb{Q}}</formula>, la donnée d'une bigraduation sur
<formula notation="TeX">V \otimes_{\underline{\mathbb{Q}}} \underline{C} = V_{\underline{C}}</formula>,
<formula notation="TeX" rend="display">V_{\underline{C}} = \coprod_{p,q} V^{p,q} ,</formula>
telle que a) la graduation totale correspondante soit « définie sur
<formula notation="TeX">\underline{\mathbb{Q}}</formula> » i.e. <formula notation="TeX">\coprod_{p+q=n} V^{p,q}</formula> provienne d'un
sous-espace <formula notation="TeX">V_{\underline{\mathbb{Q}}}^{n}</formula> de <formula notation="TeX">V</formula>, et b) on a
<formula notation="TeX">\overline{V^{p,q}} = V^{q,p}</formula>, où <formula notation="TeX">x \mapsto \bar{x}</formula> désigne la
conjuguaison complexe. (N.B. Généralisation à des corps plus généraux laissée
à Saavedra). Les vectoriels <formula notation="TeX">V</formula> munis d'une pré-structure de Hodge forment une
catégorie tensorielle sur <formula notation="TeX">\underline{\mathbb{Q}}</formula> dans un sens évident, muni
d'un foncteur fibre canonique, le foncteur « oubli » <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">F</formula></supplied>. On trouve donc
un groupe de Galois <formula notation="TeX">G</formula>, et plus généralement toute <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">\otimes</formula>-</supplied>sous-catégorie
<formula notation="TeX">\underline{C}</formula> de la catégorie précédente nous définit un groupe de Galois
<formula notation="TeX">G</formula>. La bigraduation sur le foncteur
<formula notation="TeX">F_{\underline{C}}(V) = V \otimes_{\underline{\mathbb{Q}}} \underline{C}</formula>
correspond, en vertu de 1) (où il convient cependant de se permettre une
extension du corps de base sur le foncteur fibre envisagé …) d'un
homomorphisme
<formula notation="TeX">\underline{G}_{m\,\underline{C}}^{2} \to G_{\underline{C}}</formula>, i.e. de deux
homomorphismes <supplied resp="#pass">qui commutent</supplied>
<formula notation="TeX" rend="display">i_{1}, i_{2} : \underline{G}_{m\,\underline{C}} \longrightarrow G_{\underline{C}} .</formula>
Les deux conditions a) et b) imposées aux structures envisagées
s'interprètent respectivement par les faits que l'homomorphisme
<formula notation="TeX" rend="display">i_{\underline{C}} = i_{1} i_{2} : \lambda \mapsto i_{1}(\lambda) i_{2}(\lambda)</formula>
est « défini sur <formula notation="TeX">\underline{\mathbb{Q}}</formula> » i.e. provient d'un homomorphisme
<formula notation="TeX" rend="display">i : \underline{G}_{m} \longrightarrow G ,</formula>
(nécessairement central, car les composantes homogènes
<formula notation="TeX">V_{\underline{\mathbb{Q}}}^{n}</formula> d'une pré-structure de Hodge sont
<del>nécessairement</del> <supplied resp="#pass">évidemment</supplied> munis d'une <supplied resp="#pass">pré-</supplied>structure de
Hodge de façon que <formula notation="TeX">V</formula> soit la somme directe des
<formula notation="TeX">V_{\underline{\mathbb{Q}}}^{n}</formula> en tant que pré-structure</p>
<pb n="106" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=107"/><p>de Hodge), et par la condition que l'on a
<formula notation="TeX" rend="display">i_{2} = \overline{i_{1}} \quad \text{i.e.} \quad
i_{2}(\lambda) = \overline{i_{1}(\bar{\lambda})} \quad \text{pour tout}\quad
\lambda \in \underline{C} .</formula></p>
<p>Si à toute variété projective lisse <formula notation="TeX">X</formula> sur <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> on associe sa
cohomologie rationelle <formula notation="TeX">H^{*}(X, \underline{\mathbb{Q}}) = V</formula>, de sorte que
<formula notation="TeX">V_{\underline{C}} = H^{*}(X, \underline{C})</formula> est isomorphe canoniquement (par
la théorie de Hodge) à
<formula notation="TeX">H_{Hdg}(X) = \coprod H^{q}(X, \underline{\Omega}^{p}_{X/\underline{C}})</formula>, on
voit qu'on trouve ainsi une pré-structure de Hodge sur
<formula notation="TeX">H^{*}(X, \underline{\mathbb{Q}})</formula>, d'où un <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">\otimes</formula>-</supplied>foncteur naturel
de la catégorie des motifs sur <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> dans la catégorie des
pré-structures de Hodge. La conjecture de Hodge standart équivaut à dire que
ce foncteur est <hi rend="italic">pleinement fidèle</hi>, i.e. que l'homomorphisme naturel
qui va du groupe de Galois de Hodge précédent <formula notation="TeX">G</formula> dans le groupe de Galois
motivique (associé au <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">\otimes</formula>-</supplied>foncteur de Betti <formula notation="TeX">H_{Bet}</formula>) est un
épimorphisme. Ou encore que pour toute catégorie <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">\underline{C}_{0}</formula></supplied> de
motifs <supplied resp="#pass">de type fini</supplied> sur <formula notation="TeX">\underline{C}</formula>, désignant par <formula notation="TeX">\underline{C}</formula>
la <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">\otimes</formula>-</supplied>catégorie de pré-structures de Hodge engendrée par les
<formula notation="TeX">H_{Bet}(M)</formula> pour <formula notation="TeX">M \in \operatorname{Ob}(\underline{C}_{0})</formula>,
l'homomorphisme de groupes algébriques <formula notation="TeX">G \to G_{0}</formula> associé au foncteur de
Betti-Hodge <formula notation="TeX">\underline{C}_{0} \to \underline{C}</formula> est un épimorphisme (i.e. 
surjectif sur les points à valeurs complexes, disons).</p>
<p>On appelle <del><gap reason="illegible"/></del> <hi rend="italic">polarisation</hi> d'une pré-structure de Hodge de
poids <formula notation="TeX">n</formula> la donnée d'un accouplement de préstructures de Hodge
<formula notation="TeX" rend="display">\varphi : V \times V \longrightarrow \underline{\mathbb{Q}}(n) ,</formula>
où <formula notation="TeX">\underline{\mathbb{Q}}(n)</formula> est l'espace vectoriel trivial
<formula notation="TeX">\underline{\mathbb{Q}}</formula> sur <formula notation="TeX">\underline{\mathbb{Q}}</formula>, avec
<formula notation="TeX">\underline{\mathbb{Q}}_{\underline{C}} = \underline{C}</formula> muni du bidegré
<formula notation="TeX">(n,n)</formula>), ayant la propriété que la forme hermitienne correspondante sur
<formula notation="TeX">V_{\underline{C}}</formula>,
<formula notation="TeX" rend="display">\psi(x,y) = \varphi(x, \bar{y})\, (-i)^{p-q}
\quad \text{pour $x$ de bidegré } (p, n-p)</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Le bidegré est tapé <formula notation="TeX">(p,q)</formula> ; le <formula notation="TeX">n</formula> est écrit à l'encre par-dessus le
<formula notation="TeX">q</formula>.</note>
soit définie positive. Une <hi rend="italic">structure de Hodge</hi> est une préstructure de
Hodge admettant une polarisation. Les structures de Hodge forment une
sous-<formula notation="TeX">\otimes</formula>-catégorie de la catégorie des pré-structures de Hodge. La
théorie de Hodge nous assure que le foncteur de Betti-Hodge sur la catégorie
des</p>
<pb n="107" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=108"/><p>motifs sur <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> prend ses valeurs en fait dans la catégorie des
structures de Hodge (une polarisation d'une <unclear>varéiét</unclear><note type="editorial" resp="#pass">sic</note>
projective lisse <formula notation="TeX">V</formula> définit canoniquement une polarisation de la structure de
Hodge associée sur la cohomologie de Betti-Hodge). N.B. On n'a aucune idée
sur ce que pourrait être l'image essentielle du foncteur précédent, par
exemple s'il y a lieu d'espérer qu'on trouve toutes les structures de Hodge
(donc une équivalence de catégories : motifs sur <formula notation="TeX">\underline{C} \to</formula>
structures de Hodge) ; cela semble peu probable, mais on n'a aucune indication
sérieuse dans un sens ou l'autre.</p>
<p>La catégorie des pré-structures de Hodge est semi-simple. Si <formula notation="TeX">G</formula> est le groupe
de Galois d'une <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">\otimes</formula>-</supplied>catégorie <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">\underline{C}</formula></supplied> de
pré-structures de Hodge, à engendrement fini si on veut (pour simplifier),
alors on peut expliciter en termes du groupe de Galois associé et de sa
structure <formula notation="TeX">i_{1}</formula> ci-dessus la condition pour que les objets de
<formula notation="TeX">\underline{C}</formula> soient en fait des structures de Hodge. Ceci est un exercice
plaisant et délectable, qui devrait figurer dans un travail systématique sur
les <formula notation="TeX">\otimes</formula>-catégories, dans le chapitre des exemples. On trouve des
restrictions très sérieuses sur le groupe <formula notation="TeX">G</formula> muni de <formula notation="TeX">i_{1}</formula> (en plus du fait
que <formula notation="TeX">G</formula> soit réductif).</p>
<p>4) Je laisse le soin à Saavedra de déterminer quelle structure supplémentaire
on obtient sur la structure de Hodge « complexe » associée à une variété
projective <supplied resp="#pass">lisse</supplied> complexe <formula notation="TeX">X</formula>, lorsqu'on se donne cette dernière comme
déduite d'une variété projective réelle <formula notation="TeX">X_{\underline{R}} = X_{0}</formula>. On trouve
une notion de « structure de Hodge réelle », donnant naissance à une
<formula notation="TeX">\otimes</formula>-catégorie correspondante. Dans le groupe de Galois motivique de
celui-ci, en plus de la structure <formula notation="TeX">i_{1}</formula>, on trouve un élément <formula notation="TeX">f_{\infty}</formula>
de <formula notation="TeX">G(\underline{\mathbb{Q}})</formula>, <del>de degré</del> d'ordre <formula notation="TeX">2</formula> (jouant le rôle
d'un « élément de Frobenius à l'infini »), qui correspond à l'automorphisme du
foncteur de Betti
<formula notation="TeX">X_{0} \longmapsto H^{*}(X_{0}(\underline{C}), \underline{\mathbb{Q}})</formula> déduit
de l'homéomorphisme <formula notation="TeX">x \mapsto \bar{x}</formula> de <formula notation="TeX">X_{0}(\underline{C})</formula>. Il faut
expliciter les relations entre cet élément et <formula notation="TeX">i_{1}</formula>, <formula notation="TeX">i_{2}</formula> !</p>
<pb n="108" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=109"/><p>5) : Soit <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> une <formula notation="TeX">\otimes</formula>-catégorie tensorielle,
<del><gap reason="illegible"/></del> munie d'un foncteur fibre sur <formula notation="TeX">k</formula> <supplied resp="#pass">de caractéristique
nulle.</supplied> A prouver que, pour que le groupe de Galois <formula notation="TeX">G</formula> correspondant soit
profini, il faut et il suffit que pour tout objet <formula notation="TeX">M</formula> de <formula notation="TeX">\underline{C}</formula>, la
<formula notation="TeX">\otimes</formula>-catégorie engendrée soit semi-simple et n'ait qu'un nombre fini
d'objects simples non isomorphes. Si <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> est quelconque, la
sous-catégorie pleine <formula notation="TeX">\underline{C}_{0}</formula> de <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> qui correspond au
pro-groupe quotient de <formula notation="TeX">G</formula> formé des <formula notation="TeX">G_{i}^{\circ}</formula> (où
<formula notation="TeX">G = \varprojlim G_{i}</formula>, et <formula notation="TeX">G_{i}^{\circ}</formula> est la composante neutre de
<formula notation="TeX">G_{i}</formula>) est formée exactement des objets <formula notation="TeX">M</formula> ayant la propriété précédente.</p>
<p>Il serait intéressant de trouver des énoncés correspondants en caractéristique
quelconque.</p>
<p>6) La notion de polarisation d'un motif sur un corps (elle-même déduite de
celle de polarisation d'une variété algébrique) donne une structure
supplémentaire remarquable dans la catégorie des motifs : si <formula notation="TeX">M</formula> est un motif
de poids <formula notation="TeX">n</formula>, on sait parmi les formes symétriques (<formula notation="TeX">n</formula> pair) resp. alternées
(<formula notation="TeX">n</formula> impair) <formula notation="TeX">M \otimes M \to T(n)</formula> (où <formula notation="TeX">T</formula> est le motif de Tate) distinguer
celles qui sont « définies positives » ou encore des « polarisations ». Cette
notion se reflête par exemple par des structures supplémentaires sur les
groupes de Galois motiviques. Il y a lieu de faire une étude axiomatique
abstraite d'une telle notion de polarisation sur une <formula notation="TeX">\otimes</formula>-catégorie
générale au dessus d'un sous-corps du corps des réels. On pourra en rediscuter
à l'occasion.</p>
</div>
</div>
<div type="section">
<head>Catégories de modules sur un schéma en groupes affine, de sa main (pages 110 à 112)</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Trois feuillets entièrement de sa main, écrits vite. Les formules
passent ; la prose qui les relie ne passe pas toujours, et ce qu'elle ne
donne pas est marqué plutôt que comblé.</note></p>
<pb n="110" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=111"/><p><del><formula notation="TeX">G</formula> schéma en <gap reason="illegible"/> sur le corps <formula notation="TeX">k</formula></del> <supplied resp="#pass">un gr. <gap reason="illegible"/>, qcq,
quasi-sép. et plat sur une base</supplied>
<note type="editorial" resp="#pass">La première ligne est reprise en interligne : la restriction au corps
<formula notation="TeX">k</formula> est barrée et remplacée par des hypothèses relatives sur une base. Le
premier mot de l'insertion ne se laisse pas lire.</note></p>
<p>Tout vectoriel <formula notation="TeX">V</formula> sur <formula notation="TeX">k</formula> où <formula notation="TeX">G</formula> opère est <gap reason="illegible"/> des sous-vectoriels
<formula notation="TeX">V_{i}</formula> de dim. finie sur <formula notation="TeX">k</formula> <gap reason="illegible"/>.</p>
<p><formula notation="TeX">G</formula> schéma en groupes sur <formula notation="TeX">S</formula>. <gap reason="illegible"/> conditions :</p>
<list rend="enumerate">
<label>a)</label><item><formula notation="TeX">G</formula> affine ;</item>
<label>b)</label><item><formula notation="TeX">G</formula> <unclear>qu.-cpt. quasi-sép.</unclear> sur <formula notation="TeX">S</formula> et plat sur <formula notation="TeX">S</formula>.</item>
</list>
<p><note type="authorial" place="margin">N.B. Il suffit que <formula notation="TeX">A(G)</formula> soit <gap reason="illegible"/> pour « loc » <gap reason="illegible"/></note>
<note type="editorial" resp="#pass">Cette note, cerclée dans la marge gauche, ne se lit que par bribes ; on
ne complète pas.</note></p>
<p>Soit <formula notation="TeX">\underline{C}_{qc}(G)</formula> la catégorie des <formula notation="TeX">S</formula>-modules qu. coh. où <formula notation="TeX">G</formula>
opère, <formula notation="TeX">\underline{C}_{f}(G)</formula> la sous-catégorie pleine formée des
<formula notation="TeX">\underline{E}</formula> qui sont de t.f. Alors
<formula notation="TeX" rend="display">\underline{C}(G) \overset{\approx}{\longrightarrow} \operatorname{Ind} \underline{C}_{f}(G)</formula>
cf. SGAD VI<formula notation="TeX">_{B}</formula> 11.2.</p>
<p>Soit alors <formula notation="TeX">f : T \to S</formula> un morphisme affine. <supplied resp="#pass">Nous poserons</supplied>
<formula notation="TeX">\mathcal{B} = f_{*}(\mathcal{O}_{T})</formula>, <del><gap reason="illegible"/></del> défini par
<del><formula notation="TeX">A</formula>-modules</del> définir la catégorie des <formula notation="TeX">G_{T}</formula>-<del><formula notation="TeX">E</formula>-</del>Modules
quasi-cohérents en termes de <formula notation="TeX">\underline{C}(G)</formula> et <formula notation="TeX">\mathcal{B}</formula>.</p>
<p>Or la donnée d'un <formula notation="TeX">\mathcal{O}_{T}</formula>-module <formula notation="TeX">\underline{F}</formula> qu. coh. revient
à la donnée d'un <formula notation="TeX">\underline{E}</formula> (qu. coh. sur <formula notation="TeX">S</formula>,
<formula notation="TeX">\bigl(= f_{*}(\underline{F})\bigr)</formula>) sur lequel <formula notation="TeX">\mathcal{B}</formula> opère. On
constate de plus (avec hyp. sur <formula notation="TeX">G</formula>) que la donnée d'une opération</p>
<pb n="111" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=112"/><p>de <formula notation="TeX">G_{T}</formula> sur <formula notation="TeX">\underline{F}</formula> équivaut à la donnée d'une opération de <formula notation="TeX">G</formula> sur
<formula notation="TeX">\underline{E}</formula> <supplied resp="#pass">commutant à <formula notation="TeX">\mathcal{B}</formula></supplied>, car
<formula notation="TeX">G_{T} \to \underline{\operatorname{Aut}}(\underline{F})</formula> équivaut à
<formula notation="TeX" rend="display">G \longrightarrow \prod_{T/S} \underline{\operatorname{Aut}}(\underline{F}) ,
\quad \text{or}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\prod_{T/S} \underline{\operatorname{Aut}}(\underline{F}) \simeq
\underline{\operatorname{Aut}}_{\mathcal{B}}\Bigl(\prod_{T/S} \underline{F}\Bigr)
= \underline{\operatorname{Aut}}_{\mathcal{B}}(\underline{E}) .</formula></p>
<p>Donc, la catégorie <formula notation="TeX">\underline{C}(G_{T})</formula> équivaut à la catégorie des objets
de <formula notation="TeX">\underline{C}(G)</formula> munis d'une opération de <formula notation="TeX">\mathcal{B}</formula>, ce qui, si <formula notation="TeX">S</formula>
est affine d'anneau <formula notation="TeX">A</formula>, donc <formula notation="TeX">\mathcal{B}</formula> défini par <formula notation="TeX">A</formula>-algèbre <formula notation="TeX">B</formula>,
équivaut à la <del>catég.</del> donnée d'un objet de <formula notation="TeX">\underline{C}(G)</formula> à anneau
<formula notation="TeX">B</formula> d'endomorphismes. Lorsque <formula notation="TeX">G</formula> satisfait l'une des conditions a) ou b)
(p. ex. <formula notation="TeX">G</formula> <gap reason="illegible"/> sur un corps <formula notation="TeX">k</formula>), la catégorie <formula notation="TeX">\underline{C}(G_{T})</formula>
est définie en termes de <formula notation="TeX">\underline{C}_{f}(G)</formula>. De même, si <formula notation="TeX">\varphi_{G}</formula>
désigne le foncteur oubli de <formula notation="TeX">\underline{C}_{f}(G)</formula> <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">\varphi_{G}^{f}</formula></supplied>
dans <gap reason="illegible"/>,
<formula notation="TeX">\bigl(\underline{C}(G_{T}), \varphi_{G_{T}}\bigr)</formula> est déterminé en termes de
<formula notation="TeX">\bigl(\underline{C}_{f}(G), \varphi_{G}^{f}\bigr)</formula>. Et il en est de même de
<formula notation="TeX">\bigl(\underline{C}_{f}(G_{T}), \varphi_{G_{T}}\bigr)</formula>, sous-catégorie pleine
de <formula notation="TeX">\underline{C}(G_{T})</formula> formée des <formula notation="TeX">E</formula> tels que <formula notation="TeX">\varphi_{G_{T}}(E)</formula>
<unclear>de d.f.</unclear><note type="editorial" resp="#pass">ainsi écrit ; la page 110 porte « t.f. » au même
emploi</note> sur <formula notation="TeX">\mathcal{B}</formula>.</p>
<pb n="112" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=113"/><p><note type="authorial" place="margin"><unclear>loc. lis.</unclear></note></p>
<p>Soit <formula notation="TeX">G</formula> un schéma <hi rend="italic">affine</hi> sur un anneau <formula notation="TeX">A</formula>. Dans quelle mesure <formula notation="TeX">G</formula> se
récupère-t-il par la connaissance de
<formula notation="TeX">\bigl(\underline{C}_{f}(G), \varphi_{G}^{f}\bigr)</formula>, i.e. 
<formula notation="TeX">\underline{C}_{f}(G)</formula> est regardé comme une <formula notation="TeX">\otimes</formula>-catégorie
<supplied resp="#pass">par <formula notation="TeX">\otimes</formula> <gap reason="illegible"/></supplied>, et <formula notation="TeX">\varphi_{G}^{f}</formula> comme un
<formula notation="TeX">\otimes</formula>-foncteur.</p>
<p>Il faudrait récupérer <formula notation="TeX">G(B)</formula> pour les <formula notation="TeX">A</formula>-algèbres <formula notation="TeX">B</formula>. Or <gap reason="illegible"/>, il
suffirait de récupérer <formula notation="TeX">G(A)</formula>. On a un hom. canonique
<formula notation="TeX" rend="display">G(A) \longrightarrow \operatorname{Aut}_{\otimes}(\varphi_{G}^{f})</formula>
<del><gap reason="illegible"/></del></p>
<p>On prouve que c'est injectif : regardons les effets de <formula notation="TeX">g \in G(A)</formula> sur
l'<unclear>algèbre</unclear> <supplied resp="#pass">affine <formula notation="TeX">E</formula></supplied> de <formula notation="TeX">G</formula> !</p>
<p>On prouve sans doute aussi que c'est surjectif, en regardant comme l'effet
d'un <formula notation="TeX">\otimes</formula>-<gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> de <formula notation="TeX">\varphi_{G}^{f}</formula> sur <formula notation="TeX">E</formula>,
<del><gap reason="illegible"/></del> <note type="authorial" place="margin">à détailler</note></p>
<p><del><gap reason="illegible"/></del></p>
<p><hi rend="italic">Question</hi> : À quelle condition une <formula notation="TeX">\otimes</formula>-catégorie
<supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">A</formula>-linéaire</supplied> munie d'un <formula notation="TeX">\otimes</formula>-foncteur
<formula notation="TeX">\varphi^{f} : \underline{C}_{f} \to \operatorname{Mod}_{f}(A)</formula> provient-elle
d'un schéma en groupes affine sur <formula notation="TeX">A</formula> ???</p>
<p>Il faudrait supposer que <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> est un <formula notation="TeX">\mathcal{A}b</formula>-topos, et que
<formula notation="TeX">\varphi</formula> commute aux <formula notation="TeX">\varinjlim</formula>.</p>
</div>
<div type="section">
<head>Plan du traité (page 114)</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Feuillet tapé, complété de sa main : l'appendice du chapitre 1 et les
deux derniers alinéas sont à l'encre.</note></p>
<pb n="114" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=115"/>
<list rend="itemize">
<item>Chapitre 1. Généralités sur les opérations <formula notation="TeX">\otimes</formula> sur une catégorie.
  <supplied resp="#pass">Appendice : Rappels sur les coalgèbres, comodules, bigèbres …</supplied></item>
<item>Chapitre 2. Relations entre <formula notation="TeX">\otimes</formula>-catégories <del>et</del> avec
  foncteur fibre, et coalgèbres resp. hyperalgèbres : <del>Groupe</del> Dualité
  de Tannaka. (structures mixtes, connexions …)</item>
<item>Chapitre 3. Exemples nombreux et divers. Dictionnaire détaillé.</item>
<item>Chapitre 4. Filtrations sur un foncteur fibre.</item>
<item>Chapitre 5. Théorème de structure des <formula notation="TeX">\otimes</formula>-catégories en termes de
  gerbes.</item>
<item>Chapitre 6. Polarisation d'une <formula notation="TeX">\otimes</formula>-catégorie. Groupes de Hodge.</item>
<item>Chapitre 7. <formula notation="TeX">\otimes</formula>-Catégories à lien réductif. Classification sur
  <formula notation="TeX">\underline{R}</formula>.</item>
<item>Chapitre 8. Structures de Hodge, groupes de Mumford-Tate et espaces
  modulaires correspondants.</item>
<item>Chapitre 9. Questions d'effectivité (?)</item>
</list>
<p><note type="authorial" place="margin">Éventuellement un chapitre de structure sur le « cas non commutatif »</note></p>
<p><note type="authorial" place="margin">Un autre, une variante pour catégories triangulées ?</note></p>
<p><note type="authorial" place="margin">Chapitre sur catégories de Picard, (plus gén. gpoïdes avec loi
<formula notation="TeX">\otimes</formula>) catégories de Picard enveloppantes. Cas des catégories ayant deux
lois <formula notation="TeX">\oplus</formula> et <formula notation="TeX">\otimes</formula> —-</note></p>
</div>
<div type="section">
<head>Table des matières du chapitre 1 (pages 115 à 116)</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Table tapée, annotée partout : les numéros de paragraphes sont
renumérotés à l'encre — le Par. 3 devient 4, le Par. 4 devient 5, et ainsi
de suite — deux subdivisions sont ajoutées de sa main, une est barrée. On
donne la numérotation corrigée.</note></p>
<pb n="115" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=116"/>
<div type="subsection">
<head>Chapitre 1. Généralités sur les <formula notation="TeX">\otimes</formula>-catégories.</head>
<p><note type="authorial" place="margin"><del><gap reason="illegible"/></del> — 1) produit tens. de modules ; 2) catégorie
avec produits <unclear>cart.</unclear> ; 3) Torseurs sous un faisceau abélien ;
4) familles de modules <gap reason="illegible"/> indexées par <gap reason="illegible"/> ; 5) espace des
<unclear>lacets</unclear> d'un <gap reason="illegible"/> <supplied resp="#pass">topologique</supplied></note></p>
<p>Par. 0 : Lois <formula notation="TeX">\otimes</formula> sur une catégorie : exemples divers …</p>
<p>Par. 1 <del>I. Les données</del> Contraintes pour une loi <formula notation="TeX">\otimes</formula>.</p>
<list rend="itemize">
<item>1.1. Associativité.</item>
<item>1.2. Commutativité.</item>
<item>1.3. Unités.</item>
<item>1.4. <formula notation="TeX">\underline{\operatorname{Hom}}(X,Y)</formula>,
  <formula notation="TeX">\underline{\operatorname{Moh}}(Y,X)</formula>, <del><gap reason="illegible"/></del>.
  <note type="editorial" resp="#pass">« Moh » est bien ce que porte la machine, et le mot revient plusieurs
  fois : c'est le Hom interne pris de l'autre côté.</note></item>
<item>1.5. <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">\check{X}</formula>, <del><formula notation="TeX">\check{X}^{-1}</formula></del> <formula notation="TeX">X^{-1}</formula>.</supplied></item>
<item>1.6. <supplied resp="#pass">Cas des exemples du Par. 0</supplied></item>
</list>
<p>Par. 2 Compatibilités entre contraintes.
<note type="authorial" place="margin">Toutes les compatibilités entre contraintes sont satisfaites, quand
elles ont un sens, dans les exemples du par. 0</note></p>
<list rend="itemize">
<item>1.1. Associativité et commutativité.</item>
<item>1.2. Commutativité et unité.</item>
<item>1.3. Associativité et unité.</item>
<item>1.4. <formula notation="TeX">\underline{\operatorname{Hom}}</formula>,
  <formula notation="TeX">\underline{\operatorname{Moh}}</formula> et associativité : formules de Cartan.</item>
<item>1.5. <formula notation="TeX">\underline{\operatorname{Hom}}</formula> et commutativité (on a alors
  <formula notation="TeX">\underline{\operatorname{Hom}}(X,Y) \simeq
  \underline{\operatorname{Moh}}(Y,X)</formula>) … <note type="authorial" place="margin">non !</note></item>
<item>1.6. <del><formula notation="TeX">\underline{\operatorname{Hom}}</formula> et unité</del> : définition de
  <formula notation="TeX">\check{X}</formula> (pour loi commutative seulement ?). <note type="authorial" place="margin">Lois <formula notation="TeX">\otimes</formula>
  rigides.</note></item>
<item>1.7. Formalisme des traces (cas d'isomorphie
  <formula notation="TeX">\check{X} \otimes Y \simeq \underline{\operatorname{Hom}}(X,Y)</formula>),
  <note type="authorial" place="margin">rang d'un objet.</note></item>
</list>
<p>Par. 3 Formes normales de multifoncteurs composés. <del><gap reason="illegible"/></del></p>
<p>Par. 4 <formula notation="TeX">\otimes</formula>-foncteurs.</p>
<list rend="itemize">
<item>4.1. Théorie sans contraintes : définition des <formula notation="TeX">\otimes</formula>-foncteurs,
  composition, morphismes de <formula notation="TeX">\otimes</formula>-foncteurs.</item>
<item>4.2. Compatibilité <del>d'un</del> <formula notation="TeX">\otimes</formula>-foncteur avec des
  contraintes : associativité et commutativité.</item>
<item>4.3. Compatibilité avec des contraintes : unité.</item>
<item>4.4. Compatibilité avec des contraintes :
  <formula notation="TeX">\underline{\operatorname{Hom}}</formula>, <formula notation="TeX">\underline{\operatorname{Moh}}</formula>,
  <formula notation="TeX">\check{X}</formula>, <formula notation="TeX">X^{-1}</formula>.</item>
<item>4.5. <supplied resp="#pass">Objets quasi-inversibles, et <del><gap reason="illegible"/></del> calcul des
  fractions …</supplied></item>
</list>
<p>Par. 5 Exemples typiques ; <del>les</del> <formula notation="TeX">\otimes</formula>-catégories <supplied resp="#pass">définies par
des bigèbres.</supplied></p>
<list rend="itemize">
<item>5.0. <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">\otimes</formula>-Catégories : catégories additives, avec <formula notation="TeX">\otimes</formula>
  biadditif, ass. comm. unit. <del><gap reason="illegible"/></del> (pas néc. 
  <formula notation="TeX">\underline{\operatorname{Hom}}</formula>).</supplied></item>
<item>5.1. Modules sur une bigèbre.</item>
<item>5.2. Comodules sur une bigèbre.</item>
<item>5.3. Dualité entre les deux notions : première manière (imparfaite).</item>
<item>5.4. Dualité entre les deux notions : seconde manière, formelle (via
  <del><gap reason="illegible"/></del> notions d'algèbre dans une <formula notation="TeX">\otimes</formula>-catégorie).</item>
<item>5.5. <supplied resp="#pass">Modules mixtes (co <formula notation="TeX">+</formula> ordinaire) sur une bigèbre</supplied></item>
</list>
<pb n="116" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=117"/>
<list rend="itemize">
<item>5.6. Variantes avec bi-proalgèbres.</item>
<item>5.7. Variantes graduées.</item>
</list>
<p>Par. 6. Bigèbres d'endomorphismes des <formula notation="TeX">\otimes</formula>-foncteurs. Schémas en groupes
d'automorphismes de <formula notation="TeX">\otimes</formula>-foncteurs.</p>
<p><gap reason="illegible"/> …</p>
<p>Par. 7. Structure des catégories de Picard <supplied resp="#pass">(?)</supplied> (Viendrait mieux avant
par. 4). <note type="authorial" place="margin">N'est pas nécessairement le <unclear>lieu</unclear> ici</note></p>
<p><note type="authorial" place="margin">Par. <del><gap reason="illegible"/></del> Plus gén., <del>catégories</del> monoïdes avec
<formula notation="TeX">\otimes</formula> associatif <unclear>top. an.</unclear> et unitaire (pas néc. comm. 
…).</note></p>
</div>
</div>
<div type="section">
<head><formula notation="TeX">\otimes</formula>-catégories (pages 117 à 120)</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Quatrième tapuscrit du lot, corrigé de sa main. La machine écrit <formula notation="TeX">\phi</formula>
par un o barré et <formula notation="TeX">\psi</formula> par un y barré ; on donne les lettres grecques.</note></p>
<pb n="117" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=118"/>
<div type="subsection">
<head><formula notation="TeX">\otimes</formula>-catégories.</head>
<p>1) <hi rend="italic">Définition</hi>. Catégorie <del><gap reason="illegible"/></del> additive, avec bifoncteur
<formula notation="TeX" rend="display">(X,Y) \mapsto X \otimes Y</formula>
<del>et</del> un <del>objet</del> isomorphisme de bifoncteurs
<formula notation="TeX" rend="display">\varphi(X,Y,Z) : (X \otimes Y) \otimes Z \overset{\sim}{\longrightarrow}
X \otimes (Y \otimes Z)</formula>
et un isomorphisme de commutativité
<formula notation="TeX" rend="display">\psi(X,Y) : X \otimes Y \overset{\sim}{\longrightarrow} Y \otimes X</formula>
satisfaisant des axiomes</p>
<list rend="enumerate">
<label>a)</label><item>Axiome du pentagone pour <formula notation="TeX">\varphi</formula> <del>(ne dépend pas de la
structure additive)</del></item>
<label>b)</label><item><formula notation="TeX">\psi(X,Y)\,\psi(Y,X) = \operatorname{id}_{Y \otimes X}</formula> ;</item>
<label>c)</label><item>compatibilité entre <formula notation="TeX">\varphi</formula> et <formula notation="TeX">\psi</formula> : <supplied resp="#pass">axiome de
l'hexagone</supplied></item>
<label>d)</label><item>existence d'un élément <formula notation="TeX">\underline{1}_{\underline{C}} = \underline{1}</formula>,
avec des isomorphismes fonctoriels
<supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">v(X) =</formula></supplied>
<formula notation="TeX" rend="display">u(X) : \underline{1} \otimes X \simeq X \qquad \text{d'où} \quad
\psi(X,\underline{1})\,u(X) : X \otimes \underline{1} \simeq X ,</formula>
<del>(donc par b) on aura aussi <formula notation="TeX">u(X) = v(X)\,\psi(\underline{1},X)</formula>)</del>
avec la condition que pour <formula notation="TeX">X = \underline{1}</formula>, on trouve le même
isomorphisme
<formula notation="TeX" rend="display">u(\underline{1}) = v(\underline{1}) : \underline{1} \otimes \underline{1}
\simeq \underline{1}</formula>
ce qui s'exprime aussi par la condition que
<formula notation="TeX">\psi(\underline{1},\underline{1}) = \operatorname{id}_{\underline{1}}</formula> ;
<note type="authorial" place="margin">(de plus on veut) compatibilité de <formula notation="TeX">(\underline{1},u,v)</formula> avec
<formula notation="TeX">\varphi</formula>, quand <formula notation="TeX">X, Y</formula> <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">2</formula> <gap reason="illegible"/> i.e. <formula notation="TeX">2 = 1</formula>, avec <formula notation="TeX">\psi</formula> <gap reason="illegible"/>
<formula notation="TeX">X</formula> — <formula notation="TeX">Y</formula> est <formula notation="TeX">= \underline{1}</formula>.</note></item>
<label>e)</label><item>le foncteur <formula notation="TeX">\otimes</formula> est biadditif.</item>
</list>
<p><note type="authorial" place="margin">Envisager aussi la structure éventuelle
<formula notation="TeX">\underline{\operatorname{Hom}}(X,Y)</formula>, relation avec <formula notation="TeX">\check{X} \otimes Y</formula></note></p>
<p>N.B. a) <del>et d) sont</del> <supplied resp="#pass">est</supplied> indépendants de la donnée de <formula notation="TeX">\psi</formula>,
b) est indépendant de la donné de <formula notation="TeX">\varphi</formula>, a) b) c) d) sont indépendant du
fait que <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> est additive.</p>
<p>Soit <formula notation="TeX">\underline{1}', u',</formula><supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">v'</formula></supplied> comme <formula notation="TeX">\underline{1}, u, v</formula>, on
<del>va définir canoniquement un</del> <supplied resp="#pass">voit qu'il existe un unique</supplied>
isomorphisme <formula notation="TeX">w : \underline{1} \simeq \underline{1}'</formula>, compatible en un sens
évident avec <formula notation="TeX">u, v</formula> et <formula notation="TeX">u', v'</formula>. On choisit le composé
<formula notation="TeX" rend="display">\underline{1} \xrightarrow{\ v'(\underline{1})\ } \underline{1} \otimes
\underline{1}' \xrightarrow{\ u(\underline{1}')\ } \underline{1}'</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Les deux étiquettes sont ajoutées à la main au-dessus des flèches ; la
fin de la ligne est barrée d'une dizaine de traits.</note>
A vérifier les compatibilités annoncées (ne dépend pas de la donnée de
<formula notation="TeX">\varphi</formula>, <supplied resp="#pass">ni <formula notation="TeX">\psi</formula>,</supplied> mais de <formula notation="TeX">u, v</formula> satisfaisant la compatibilité
<formula notation="TeX">u(\underline{1}) = v(\underline{1})</formula> et <formula notation="TeX">u', v'</formula> kif-kif). C'est pourquoi il
n'y <supplied resp="#pass">a</supplied> pas lieu de poser <formula notation="TeX">\underline{1}, u, v</formula> comme donnée, mais comme
axiome d'existence.</p>
<pb n="118" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=119"/><p>2) <formula notation="TeX">\otimes</formula>-Foncteur <formula notation="TeX">F : \underline{C} \to \underline{C}'</formula> (avec
<formula notation="TeX">\underline{C}, \underline{C}'</formula> des trucs-catégories).
<note type="editorial" resp="#pass">« trucs-catégories » est bien ce que porte la machine ; le mot tient
lieu de « <formula notation="TeX">\otimes</formula>-catégories ».</note></p>
<p>Les données sont un foncteur <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">F</formula>, plus <del>un</del>
isomorphismes de bifoncteurs
<formula notation="TeX" rend="display">c(X,Y) : F(X \otimes Y) \overset{\sim}{\longrightarrow} F(X) \otimes F(Y)</formula>
<del><gap reason="illegible"/></del> satisfaisant les conditions :</p>
<list rend="enumerate">
<label>a)</label><item>Compatibilité <supplied resp="#pass">de <formula notation="TeX">c</formula></supplied> avec la donnée de <formula notation="TeX">\varphi</formula>, <formula notation="TeX">\varphi'</formula></item>
<label>b)</label><item><p>Compatibilité <supplied resp="#pass">de <formula notation="TeX">c</formula></supplied> avec la donnée de <formula notation="TeX">\psi</formula>, <formula notation="TeX">\psi'</formula></p>
<p>Existe isom. <del>foncto.</del> <formula notation="TeX">i : F(\underline{1}) \simeq \underline{1}'</formula>
compatible avec <formula notation="TeX">c</formula> et <formula notation="TeX">u'</formula></p></item>
<label>c)</label><item><del>Compatibilité de <formula notation="TeX">i</formula> avec <gap reason="illegible"/></del> avec les isomorphismes
<formula notation="TeX">u</formula> (ou ce qui revient au même, avec <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">c</formula> et</supplied> <formula notation="TeX">v, v'</formula>).</item>
</list>
<p>N.B. Cet <formula notation="TeX">i</formula> sera alors uniquement déterminé.</p>
<list rend="enumerate">
<label>d)</label><item><formula notation="TeX">F</formula> est additif.</item>
</list>
<p>3) Homomorphisme d'un <formula notation="TeX">\otimes</formula>-foncteur <formula notation="TeX">F</formula> dans un autre <formula notation="TeX">G</formula> : c'est un
homomorphisme de foncteurs <formula notation="TeX">f : F \to G</formula> satisfaisant la condition</p>
<list rend="enumerate">
<label>a)</label><item>compatibilité avec <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">c_{F}</formula>, <formula notation="TeX">c_{G}</formula>
  <note type="authorial" place="margin"><del><gap reason="illegible"/></del></note> <note type="authorial" place="margin">sans doute pas une</note></item>
<label>b)</label><item><del>b) — (i)</del> compatibilité avec <formula notation="TeX">i_{F}</formula>, <formula notation="TeX">i_{G}</formula>
  (<supplied resp="#pass">ça</supplied> c'est <del>peut-être</del> conséquence formelle de a) — à
  regarder), <supplied resp="#pass">cf. plus bas)</supplied></item>
</list>
<p>4) <hi rend="italic">Remarques</hi>. A dissocier <supplied resp="#pass">ce qui précède</supplied> en plusieurs aspects de
la donnée d'un bifoncteur <formula notation="TeX">\otimes</formula> :</p>
<list rend="enumerate">
<label>a)</label><item>Donnée d'associativité, soumise à l'axiome du pentagone. Un foncteur
« compatible avec <formula notation="TeX">\otimes</formula> <supplied resp="#pass">associatif</supplied> » de <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> dans
<formula notation="TeX">\underline{C}'</formula> est un foncteur <formula notation="TeX">+</formula> un <formula notation="TeX">c</formula>, compatible avec la donnée de
<formula notation="TeX">\varphi</formula>.</item>
<label>b)</label><item>Donnée d'unité bilatère <formula notation="TeX">\underline{1}, u, v</formula> (unique à isomorphisme
unique près). Un foncteur « compatible avec <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">\otimes</formula> à</supplied> unité bilatère »
est un <formula notation="TeX">F</formula> muni de <formula notation="TeX">c</formula>, tel qu'il existe <formula notation="TeX">i</formula> compatible avec <formula notation="TeX">c, u, v</formula> et
<formula notation="TeX">c', u', v'</formula> (lequel <formula notation="TeX">i</formula> sera alors unique).
<note type="authorial" place="margin">N.B. Le monoïde des endom. de <formula notation="TeX">\underline{1}</formula> est alors
commutatif.</note></item>
<label>c)</label><item>Donnée de commutativité <formula notation="TeX">\psi</formula>, satisfaisant la condition de
réflexivité. Un foncteur</item>
</list>
<pb n="119" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=120"/><p>« compatible avec <formula notation="TeX">\otimes</formula> commutatif » est un foncteur et un <formula notation="TeX">c</formula>, compatible
avec la donnée des <formula notation="TeX">\psi</formula>.</p>
<p>Quand on a une loi <formula notation="TeX">\otimes</formula> avec donnée a) et b), il y a lieu de postuler une
compatibilité entre les deux (dans le cadre de l'axiomatique 1), est-ce une
conséquence des autres axiomes ? je <del>crains</del> <supplied resp="#pass">pense</supplied> que non, et
qu'il faille le rajouter). Quand on a une loi <formula notation="TeX">\otimes</formula> avec donnée a) et
<unclear>c</unclear>), il y a lieu de postuler une compatibilité entre les deux. De
même pour une loi <formula notation="TeX">\otimes</formula> avec b) et c). Quand on a à la fois a) b) c), le
paquet <del><gap reason="illegible"/></del> de toutes les conditions de compatibilité sont celles
énoncées plus haut <supplied resp="#pass">dans 1°</supplied> a) à d). De même, un Foncteur
« compatible avec <formula notation="TeX">\otimes</formula> associatif à unité bilatère » est un foncteur <formula notation="TeX">F</formula>,
<formula notation="TeX">+</formula> un <formula notation="TeX">c</formula>, compatible séparément avec associativité et unité bilatèrité, et
de même pour tout autre paquet de données supplémentaires parmi a), b), c).
Enfin, la notion d'homomorphisme de <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">\otimes</formula>-foncteurs ne
dépend pas des structures supplémentaires a) <del>b)</del> ou c)
<supplied resp="#pass">(mais bien de b))</supplied> qu'on peut envisager, s'exprimant exclusivement à
l'aide de la donnée de c) <del>(sous réserve de vérification indiquée dans
3°)</del>. — Quant à la <del><gap reason="illegible"/></del> <supplied resp="#pass">biadditiv<gap reason="illegible"/></supplied>
condition d'additivité sur les catégories et de biadditivité sur <formula notation="TeX">\otimes</formula>, il
n'y a lieu de l'introduire qu'en dernier lieu.</p>
<p><note type="authorial" place="margin">Attention si l'associativité ne doit pas rappliquer ici aussi</note></p>
<p>5) N.B. Si on a <formula notation="TeX">\otimes</formula> avec unité bilatère, alors pour deux endomorphismes
<formula notation="TeX">u, v</formula> de <formula notation="TeX">\underline{1}</formula>, on a <formula notation="TeX">u \otimes v = uv = vu</formula>. Donc sous la
condition de commutativité c), <formula notation="TeX">\operatorname{End}(\underline{1})</formula> est un
monoïde commutatif. <del><gap reason="illegible"/></del> Sans condition de comm. ce monoide opère
à gauche et à droite sur tout objet de <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> ; les deux opérations
coïncident moyennant commutativité. Si <del>la structure</del>
<supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">\underline{C}</formula></supplied> est additive, <formula notation="TeX">\operatorname{End}(\underline{1})</formula> est un
anneau, qui opère à gauche et à droite sur chaque objet de <formula notation="TeX">\underline{C}</formula>.
Dans le cas commutatif, <formula notation="TeX">\operatorname{End}(\underline{1}) = k</formula> est donc un
anneau commutatif et la catégorie <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> est <formula notation="TeX">k</formula>-linéaire de façon
naturelle, <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">\otimes</formula> est <formula notation="TeX">k</formula>-bilinéaire.</supplied></p>
<pb n="120" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=121"/><p>6) Supposons maintenant que <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> soit une catégorie
<del>additive</del> <supplied resp="#pass">abélienne</supplied> <formula notation="TeX">k</formula>-linéaire (<formula notation="TeX">k</formula> un corps) munie d'un
foncteur fidèle exact <formula notation="TeX">F : \underline{C} \to \operatorname{Modf}(k)</formula>, de sorte
que <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> s'identifie à la catégorie des représentations
<del><gap reason="illegible"/></del> <supplied resp="#pass">(continues)</supplied> finies d'une algèbre profinie <formula notation="TeX">U</formula> sur <formula notation="TeX">k</formula>
<supplied resp="#pass">(associative, unitaire)</supplied>, ou des comodules sur le dual
<supplied resp="#pass">topologique</supplied> <formula notation="TeX">A</formula> de <formula notation="TeX">k</formula>, qui est une coalgèbre (associative, unitaire).
Alors la donnée d'un foncteur <formula notation="TeX">\otimes</formula> <supplied resp="#pass">bilinéaire</supplied> compatible avec <formula notation="TeX">F</formula>
(i.e. pour lequel <del><gap reason="illegible"/></del> on a <hi rend="italic">égalité</hi>
<formula notation="TeX">F(X \otimes Y) = F(X) \otimes F(Y)</formula>) <hi rend="italic">équivaut</hi> à la donnée d'un
morphisme diagonal <formula notation="TeX">U \to U \mathbin{\widehat{\otimes}_{k}} U</formula>, ou encore
d'une loi de multiplication sur <formula notation="TeX">A</formula>.</p>
<p><note type="authorial" place="margin">généraliser au moins partiellement au cas d'un <formula notation="TeX">k</formula> qui n'est pas un
corps</note>
<note type="editorial" resp="#pass">Cette phrase est tapée dans la marge gauche, en regard des lignes qui
précèdent.</note></p>
<p>Une donnée supplémentaire (au sens de 4)) a) <del>b)</del> ou c)
<hi rend="italic">compatible</hi> avec <formula notation="TeX">F</formula>, <formula notation="TeX">c = \operatorname{id}</formula> est alors uniquement
déterminée, si elle existe.
<del>pour b) c'est une <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">e : U \to k</formula> (morph. d'alg.) i.e. 
<formula notation="TeX">\varepsilon \in A</formula> <gap reason="illegible"/></del>
Elle existe sss <formula notation="TeX">A</formula> est associative, resp. unitaire, resp. commutative.
<note type="editorial" resp="#pass">« sss » est la graphie de la machine pour « si et seulement si » ; elle
revient plusieurs fois dans ce lot.</note>
Quand ces conditions sont satisfaites simultanément, on a donc un schéma en
<del>groupes</del> <supplied resp="#pass">monoïdes</supplied> affine sur <formula notation="TeX">k</formula>, qui permet de réconstituer la
situation. — Si on a de même <formula notation="TeX">\underline{C}', F'</formula> sur le même <formula notation="TeX">k</formula>,
<del><gap reason="illegible"/></del> alors les foncteurs <formula notation="TeX">G : \underline{C} \to \underline{C}'</formula>
compatibles avec <formula notation="TeX">F, F'</formula> correspondent exactement aux hom. de <formula notation="TeX">k</formula>-algèbre top
<formula notation="TeX">U' \to U</formula>, ou de <formula notation="TeX">k</formula>-coalgèbres <formula notation="TeX">A \to A'</formula>. Si <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> et
<formula notation="TeX">\underline{C}'</formula> sont munis de structures bilinéaires <formula notation="TeX">\otimes</formula>, alors le
foncteur <formula notation="TeX">G</formula> est un <formula notation="TeX">\otimes</formula>-foncteur avec un isomorphisme <formula notation="TeX">c</formula> transformé par
<formula notation="TeX">F'</formula> en <formula notation="TeX">\operatorname{id}</formula> (ce qui suffit à <del>le</del> caractériser
<supplied resp="#pass">alors</supplied>) sss <formula notation="TeX">U' \to U</formula> est compatible avec les diagonales i.e. 
<formula notation="TeX">A \to A'</formula> est compatible avec les multiplications. Les éventuelles structures
supplémentaires a), <del>b)</del> ou c) sont respectées automatiquement,
<note type="authorial" place="margin">pour b) il faut supposer compatible avec augment. de <formula notation="TeX">U</formula> resp. 
avec unité de <formula notation="TeX">A</formula>, <formula notation="TeX">A'</formula></note>
<note type="authorial" place="margin">Dire que les endom. de <formula notation="TeX">F</formula> compatibles avec
<formula notation="TeX">c = \operatorname{id}</formula> sont les <formula notation="TeX">g \in U</formula> tels que
<formula notation="TeX">\Delta(g) = g \otimes g</formula> ; si on veut respecter la donnée de l'unité de
<formula notation="TeX">(\underline{C}, \otimes)</formula>, il faut <gap reason="illegible"/> la cond. <formula notation="TeX">\varepsilon(g) = 1</formula>,
i.e. <gap reason="illegible"/> les morphismes <formula notation="TeX">A \to k</formula></note>
<note type="authorial" place="margin">relations entre loi <formula notation="TeX">\check{X}</formula> et antipo<supplied resp="#pass">de</supplied> données par <formula notation="TeX">U</formula>
resp. <formula notation="TeX">A</formula></note></p>
<p>7) <hi rend="italic">Un exemple</hi>. On prend pour <formula notation="TeX">\underline{C}</formula> la catégorie des modules
gradués sur un anneau commutatif <formula notation="TeX">k</formula>, avec le produit tensoriel gradué
ordinaire et pour unité le module <formula notation="TeX">k_{s}</formula> gradué par le degré zéro, données de
<formula notation="TeX">u</formula> et <formula notation="TeX">v</formula> comme d'habitude, ainsi que <formula notation="TeX">\varphi</formula> (associativité) et <formula notation="TeX">\psi</formula>
(commutativité). Tous les axiomes du n° 1 sont vérifiés, et le
foncteur oubli (avec <formula notation="TeX">c = \operatorname{id}</formula>) est un <formula notation="TeX">\otimes</formula>-foncteur
respectant toutes les données a) b) c). Donc si <formula notation="TeX">k</formula> est
<note type="editorial" resp="#pass">La phrase s'arrête là : le feuillet est le dernier du lot.</note></p>
</div>
</div>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
