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    <fileDesc>
      <titleStmt>
        <title>Fonds Grothendieck, cote n° 10, pages 21–40 — transcription</title>
        <author>Alexandre Grothendieck</author>
        <respStmt>
          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne (<date when="2026-09-10">2026-09-10</date>)</resp>
          <name xml:id="pass" type="model">Fable 5.1 (claude-fable-5-1)</name>
        </respStmt>
        <respStmt>
          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">grothendieck.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
        </respStmt>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Édition de démonstration</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-09-25">2026-09-25</date>
        <availability status="restricted">
          <p>Le fonds Alexandre Grothendieck est sous droits. Cette transcription
          est une édition de démonstration, non autorisée, produite par une
          machine et non vérifiée ; aucune image du fonds n'est reproduite. La
          source LaTeX dont ce fichier dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project.</p>
        </availability>
        <ref target="https://grothendieck.commutator.io/">https://grothendieck.commutator.io</ref>
      </publicationStmt>
      <sourceDesc>
        <msDesc>
          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Montpellier</settlement>
            <repository>Université de Montpellier</repository>
            <collection>Fonds Alexandre Grothendieck (archives mathématiques, 1949–1991)</collection>
            <idno type="cote">10</idno>
          </msIdentifier>
          <head>Catégories tensorielles : notes manuscrites (s.d.), tapuscrits (s.d.)</head>
          <msContents>
            <summary>Pages 21 à 40 de la cote, dans la
            numérotation des archivistes (crayon, en bas à gauche de chaque
            page) ; lot 2 de vingt pages.
            Les pages absentes de la transcription ne portent pas de
            mathématiques et sont omises ; le saut dans la numérotation en est
            le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          <history><origin><origDate>[à partir de 1958]</origDate><note>Datation de l'inventaire de l'Université de Montpellier, reproduite telle quelle ; les crochets sont ceux des archivistes.</note></origin></history>
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf">https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf</ref>
                <note>Fac-similé numérique de l'Université de Montpellier. Sa
                première page est une feuille de garde générée par
                l'université : la page <hi rend="italic">n</hi> des archivistes
                est la page <hi rend="italic">n</hi>+1 du PDF, et l'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> tient compte de ce décalage.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription mathématique du fonds, une passe de vingt pages par
        conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe-grothendieck</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\add</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> ; <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi>.</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="grothendieck-tei" version="1">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project">https://github.com/Commutator-IO/grothendieck-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
    </encodingDesc>
    <profileDesc>
      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="2026-09-10" who="#pass">Première passe de transcription.</change>
      <change when="2026-09-25" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="2">
<div type="section">
<head>Notes anciennes, suite (pages 22 à 30)</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Suite du feuillet « Notes anciennes » du lot précédent (pages 18 et
20) : même encre noire, même papier jauni, mêmes objets — un motif <formula notation="TeX">M</formula> muni
d'une forme <formula notation="TeX">\varphi</formula> de poids <formula notation="TeX">p</formula>, <formula notation="TeX">A = \mathrm{End}(M)</formula>, l'adjoint
<formula notation="TeX">u \mapsto u^{\varphi}</formula>. Dans tout le feuillet, « tt » abrège <hi rend="italic">tout</hi>,
« élt » <hi rend="italic">élément</hi>, « ½-simple » <hi rend="italic">semi-simple</hi>, « néc. »
<hi rend="italic">nécessairement</hi>, « nb » <hi rend="italic">nombre</hi>, et « <formula notation="TeX">=</formula> » placé devant un nom
se lit <hi rend="italic">même</hi>.</note></p>
<pb n="22" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=23"/><p>Les <unclear>résultats</unclear> <unclear>pour</unclear> les l'involutions
<formula notation="TeX">u \mapsto u^{\varphi}</formula> correspondant <unclear>à une</unclear> forme symétrique
resp. alternée (suivant <unclear><formula notation="TeX">p</formula></unclear> pair ou impair). On a <gap reason="illegible"/> :
<formula notation="TeX" rend="display">(u+v)^{\varphi} = u^{\varphi} + v^{\varphi}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">(\lambda u)^{\varphi} = \lambda u^{\varphi} \quad (\lambda \in \mathbb{Q})</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">(u^{\varphi})^{\varphi} = u</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">(uv)^{\varphi} = \struck{\ill{}}\ v^{\varphi} u^{\varphi}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Le membre de droite de la dernière formule est précédé d'un facteur
biffé, non lu.</note></p>
<p>Si on remplace <formula notation="TeX">\varphi</formula> par une forme <formula notation="TeX">\psi</formula> du même type (paire resp.
impaire) on aura <unclear><formula notation="TeX">\psi = \varphi a</formula></unclear>
<formula notation="TeX" rend="display">\psi(x,y) \struck{\ill{}} = \varphi(ax, y)</formula>
et la hyp. sur <formula notation="TeX">\psi</formula> s'exprime comme on <unclear>l'a dit</unclear> par
<formula notation="TeX">a^{\varphi} = a</formula>. On aura de plus
<formula notation="TeX" rend="display">u^{\psi} = \struck{\ill{}}\ a^{-1} u^{\varphi} a \qquad (a \text{ étant inversible}).</formula>
donc l'involution de <formula notation="TeX">A = \mathrm{End}(M)</formula> est <hi rend="italic">bien déterminée mod
automorphismes intérieurs</hi> (indépendamment du choix des <formula notation="TeX">\varphi</formula>, —
<formula notation="TeX">\psi</formula>), — en fait si <formula notation="TeX">\varphi</formula> est fixé, mod aut. int. par un élément
<del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">\varphi</formula>-hermitien <del>symétrique</del> de <formula notation="TeX">A</formula>.</p>
<pb n="23" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=24"/><p>On notera cependant que la donnée d'une forme <formula notation="TeX">\varphi</formula> est plus précise
que la donnée de l'involution sur <formula notation="TeX">A = \mathrm{End}(M)</formula>, ainsi si
<formula notation="TeX">\mathrm{End}(M)</formula> est commutatif, ttes les <formula notation="TeX">\varphi</formula> donnent la même
involution ! De même, si <formula notation="TeX">\lambda \in \mathbb{Q}^{*}</formula>, <formula notation="TeX">\lambda\varphi</formula>
donne la même involution que <formula notation="TeX">\varphi</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">Un mot interlinéaire au-dessus de « forme <formula notation="TeX">\varphi</formula> », <gap reason="illegible"/>.</note></p>
<p>Considérons la forme symétrique
<formula notation="TeX" rend="display">\mathrm{Tr}\, v^{\varphi} u = \mathrm{Tr}\, u^{\varphi} v</formula>
<del>sur <formula notation="TeX">A \simeq \mathrm{End}(M) \simeq \check M \otimes M</formula>, par la forme</del>
cette forme n'est autre que <formula notation="TeX">\check\varphi \otimes \varphi</formula> où
(<unclear>déduite de <formula notation="TeX">\varphi</formula> par transposée structurale par
<formula notation="TeX">\varphi</formula></unclear>) <formula notation="TeX">\check\varphi</formula> est la forme duale de <formula notation="TeX">\varphi</formula> sur <formula notation="TeX">\check M</formula>,
<del><gap reason="illegible"/></del>
<note type="editorial" resp="#pass">Suivent deux lignes biffées et encadrées, dans lesquelles on lit
« <formula notation="TeX">\mathrm{End}(M)</formula> » et « <formula notation="TeX">\simeq M \otimes M</formula> ».</note>
définit ainsi une forme sur <formula notation="TeX">\mathrm{End}(M)</formula> : à valeurs dans
<formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>, notée <gap reason="illegible"/>.</p>
<p>Supposons que cette forme soit <del>définie</del> positive (elle est néc.
non dég., donc définie positive). <del>Soit <formula notation="TeX">P</formula> le cône des</del> Alors
<formula notation="TeX">A = \mathrm{End}(M)</formula> devient une « algèbre de Riemann ».</p>
<pb n="24" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=25"/><p>Soit <formula notation="TeX">A^{+}</formula> un cône positif, <del>engendré</del> <unclear>l'adhérence</unclear> de
l'ens. des combinaisons linéaires à coefficients <formula notation="TeX">\geqslant 0</formula> des
<formula notation="TeX">u^{\varphi} u</formula> (<formula notation="TeX">u \in A</formula> ; on peut <unclear>supposer</unclear> <formula notation="TeX">u \in A^{*}</formula>,
groupe des unités de <formula notation="TeX">A</formula>). Il correspond dans <formula notation="TeX">\Phi^{s}</formula> au cône fermé
<formula notation="TeX">\Phi^{+}</formula> engendré par les <formula notation="TeX">\varphi^{u}</formula> [<formula notation="TeX">\varphi^{u}(x,y) =
\varphi(ux, uy)</formula>], i.e. le plus petit cône fermé dans <formula notation="TeX">\Phi^{s}</formula> contenant
<formula notation="TeX">\varphi</formula> et stable par les automorphismes de <formula notation="TeX">M</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">La majuscule cursive qui désigne l'espace des formes se lit tantôt
<formula notation="TeX">\Phi</formula>, tantôt comme un <formula notation="TeX">L</formula> bouclé ; on l'a uniformisée en <formula notation="TeX">\Phi</formula> dans
tout le feuillet. L'exposant <formula notation="TeX">s</formula> n'est pas défini sur ces pages
(<hi rend="italic">symétriques</hi>, vraisemblablement).</note></p>
<p><del>Tout élément de</del> De la théor. des algèbres de Riemann résulte que
tt élt <formula notation="TeX">a</formula> intérieur à <formula notation="TeX">A^{+}</formula> est une unité, donc tt élt intérieur
<unclear>à</unclear> <formula notation="TeX">\Phi^{+}</formula> est une forme non dégénérée ; <del><gap reason="illegible"/></del> De
plus, par un tel <formula notation="TeX">a</formula>, <del>l'involution</del> (correspondant <del><gap reason="illegible"/>
<formula notation="TeX">\varphi</formula> engendre une des cône</del> <formula notation="TeX">\varphi \in \Phi^{+}</formula> intérieur
<unclear>à</unclear> <formula notation="TeX">\Phi^{+}</formula>) l'involution
<formula notation="TeX" rend="display">u \mapsto u^{\psi} = a^{-1} u^{\varphi} a</formula>
<del>satisfait</del> étant déduite
<del><formula notation="TeX">u^{\psi} u = a^{-1} u^{\varphi} a u = \sum_i b_i^{-1}
(b_i^{\varphi})^{-1} u^{\varphi} b_i^{\varphi} b_i u</formula></del>
de la précédente par un automorphisme (intérieur) <gap reason="illegible"/>, elle
<del><gap reason="illegible"/></del> possède</p>
<pb n="25" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=26"/><p>les mêmes propriétés de positivité, savoir
<formula notation="TeX" rend="display">\mathrm{Tr}\, u^{\psi} u \;\bigl(= \mathrm{Tr}\, (a^{-1}ua)^{\varphi}
(a^{-1}ua)\bigr) \geqslant 0</formula>
égalité seulement si <formula notation="TeX">u = 0</formula>. Donc tt élt de l'intérieur du cône
<del>de</del> <formula notation="TeX">\Phi^{+}</formula> engendre (via automorphismes de <formula notation="TeX">M</formula>) le même cône
<formula notation="TeX">\Phi^{+}</formula>. <hi rend="italic">C'est la donnée du cône <formula notation="TeX">\Phi^{+}</formula> qui, intrinsèquement,
constitue une structure supplémentaire importante.</hi></p>
<p><note type="authorial" place="margin"><unclear>Dégager</unclear> la structure <unclear>déduite</unclear> :
<del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">A</formula> <unclear>riemannienne</unclear>, <formula notation="TeX">\Phi</formula> sur <formula notation="TeX">A</formula>
<unclear>libre</unclear>, <gap reason="illegible"/>, Trace sur <formula notation="TeX">A</formula>, <unclear>autres</unclear> ; le bon
cône de <formula notation="TeX">\Phi</formula></note>
<note type="editorial" resp="#pass">Note marginale écrite en diagonale, à gauche du texte, liste rapide
dont les mots sont pour moitié perdus.</note></p>
<p>On notera que, sous cette forme abstraite, on ne peut (parmi les cônes
possibles, correspondants aux divers choix de <formula notation="TeX">\varphi</formula>) en distinguer de
meilleurs que d'autres. Ainsi, si <formula notation="TeX">\varphi</formula> satisfait la condition de
positivité <gap reason="illegible"/>, de même <formula notation="TeX">-\varphi</formula>, qui définit le cône <formula notation="TeX">-\Phi^{+}</formula>.</p>
<p>Note aussi : <del>Pour un cône convexe fermé</del> si <formula notation="TeX">v, w \in A^{+}</formula>,
<del><gap reason="illegible"/></del> alors <formula notation="TeX">\mathrm{Tr}\, vw \geqslant 0</formula> [et en fait, <formula notation="TeX">A^{+}</formula>
est son propre polaire dans <formula notation="TeX">A^{s}</formula> pour la forme <formula notation="TeX">\mathrm{Tr}\, vw</formula>].
<note type="editorial" resp="#pass">« hermitiens » ajouté au-dessus de <formula notation="TeX">A^{s}</formula>.</note>
Or pour</p>
<pb n="26" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=27"/><p><del>Or, la forme <formula notation="TeX">\mathrm{Tr}\, vw</formula> devient la forme sur
<formula notation="TeX">\Phi \simeq (\check M \otimes \check M(p))</formula> <unclear>déduite</unclear> par
<formula notation="TeX">\check\varphi \otimes \check\varphi</formula> <gap reason="illegible"/>, ou encore,</del>
<note type="editorial" resp="#pass">Bloc encadré et barré d'une diagonale.</note>
identifiant <formula notation="TeX">A</formula> d'une part par <formula notation="TeX">\Theta_{\varphi}</formula> à
<formula notation="TeX">\Phi(M) = \check M \otimes \check M(p)</formula>, d'autre part via
<del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">u \mapsto {}^{t}u</formula> et <formula notation="TeX">\check\varphi</formula> [ou via
<formula notation="TeX">\Phi(M) \simeq \Phi(M^{*})</formula>, à l'aide de l'isom.
<formula notation="TeX">\tilde\varphi \colon M \to M^{*}</formula>] à <formula notation="TeX">\Phi(M^{*}) = M \otimes M(-p)</formula>, la
forme <formula notation="TeX">\mathrm{Tr}\, vw</formula> sur <formula notation="TeX">A \times A</formula> devient la forme évidente de
contraction sur <formula notation="TeX">\Phi(M) \times \Phi(M^{*})</formula>. Notons d'autre part que pour
tt cône <del>positif</del> <del><gap reason="illegible"/></del> « admissible » <formula notation="TeX">\Phi^{+}(M)</formula> dans
<formula notation="TeX">\Phi(M)</formula>, <unclear>correspond</unclear> un « cône admissible » <formula notation="TeX">\Phi^{+}(M^{*})</formula>
dans <formula notation="TeX">\Phi(M^{*})</formula>, en prenant les <formula notation="TeX">\check\varphi^{*}</formula>
(<formula notation="TeX">\varphi \in \Phi^{+}(M^{*})</formula>).
<note type="editorial" resp="#pass">Lecture douteuse de l'argument entre parenthèses ; on attendrait
<formula notation="TeX">\varphi \in \Phi^{+}(M)</formula>.</note>
Ceci posé, on voit que <hi rend="italic"><formula notation="TeX">\Phi^{+}(M)</formula> et <formula notation="TeX">\Phi^{+}(M^{*})</formula> sont
polaires l'un de l'autre.</hi> Conséquence :</p>
<pb n="27" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=28"/><p>Si on a deux cônes convexes <del>fermés</del> <formula notation="TeX">P</formula>, <formula notation="TeX">P^{*}</formula> dans <formula notation="TeX">\Phi(M)</formula>,
<formula notation="TeX">\Phi(M^{*})</formula>, <del>qui sont</del> tels que</p>
<list rend="itemize">
<label>a)</label><item><formula notation="TeX">P</formula>, <formula notation="TeX">P^{*}</formula> stables par automorphismes</item>
<label>b)</label><item><formula notation="TeX">(P, P^{*}) \geqslant 0</formula></item>
<label>c)</label><item>Il existe <formula notation="TeX">\varphi</formula>, <formula notation="TeX">\varphi^{*}</formula> polaires l'un de l'autre,
    « admissibles » [i.e. <del>Pour</del> <formula notation="TeX">\varphi</formula> non dég. et
    <formula notation="TeX">\mathrm{Tr}\, u^{\varphi} u \geqslant 0</formula> pour tt <formula notation="TeX">u \in A</formula>], avec
    <formula notation="TeX">\varphi \in P</formula>, <formula notation="TeX">\varphi^{*} \in P^{*}</formula></item>
</list>
<p>alors <formula notation="TeX">P</formula>, <formula notation="TeX">P^{*}</formula> sont <unclear>nécessairement</unclear> deux cônes
admissibles, (et <unclear>en particulier</unclear> chacun est <unclear>déterminé</unclear>
par l'autre, et <formula notation="TeX">\mathring{P}{}^{+}</formula> contient les <formula notation="TeX">\check\varphi</formula> pour
<formula notation="TeX">\varphi \in \mathring{P}{}^{+}</formula>).
<note type="editorial" resp="#pass">Le rond au-dessus de <formula notation="TeX">P</formula>, et plus loin de <formula notation="TeX">\Phi</formula>, n'est pas défini
sur ces pages ; dans la première occurrence, un exposant est biffé et
remplacé par <formula notation="TeX">+</formula>.</note></p>
<p><hi rend="bold">Abstraitement</hi></p>
<p>Nous avons une algèbre <formula notation="TeX">A</formula> ½-simple de type fini, munie d'une forme
<formula notation="TeX">\mathrm{tr}</formula> sur <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>, telle que <formula notation="TeX">\mathrm{tr}(uv)</formula> non dégénérée,
un <del>bimodule</del> <formula notation="TeX">\Phi</formula> (à droite) sous <formula notation="TeX">A \otimes A</formula> (<gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">\rho</formula>,
l'<unclear>isom.</unclear> <gap reason="illegible"/> de <formula notation="TeX">A</formula> écrite <formula notation="TeX">u\varphi v</formula>)
<del>transportés</del> de rang <formula notation="TeX">1</formula> sur <formula notation="TeX">A \otimes 1</formula> et sur <formula notation="TeX">1 \otimes A</formula>
<del>(isom. correspond. à <formula notation="TeX">A</formula>)</del>, le <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula>-dual <formula notation="TeX">\Phi^{*}</formula>,
<del><gap reason="illegible"/></del> muni de sa structure de module sur
<formula notation="TeX">A^{\circ} \otimes A^{\circ}</formula> <del><formula notation="TeX">A</formula> par conséquent</del>. Pour un élément
<formula notation="TeX">\varphi</formula> de <formula notation="TeX">\Phi</formula>, il <gap reason="illegible"/> de dire qu'il est <unclear>une bonne</unclear>
<gap reason="illegible"/> <del><gap reason="illegible"/></del>
<note type="editorial" resp="#pass">« sur <formula notation="TeX">\mathbb{Q}</formula> » et « (à droite) » sont ajoutés en interligne.
Les deux dernières lignes de la page, dont une biffée, ne se lisent pas.</note></p>
<pb n="28" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=29"/><p><del>il lui correspond alors <formula notation="TeX">\tilde\varphi</formula> un élément canonique</del>
<del><gap reason="illegible"/></del>
<note type="editorial" resp="#pass">Deux lignes biffées ; dans la première, « unique » est biffé et
remplacé par « canonique » avant que la ligne entière ne le soit.</note>
sur <formula notation="TeX">1 \otimes A</formula> — sur <formula notation="TeX">A \otimes 1</formula>. L'utilisant pour écrire un isom. de
modules sur <formula notation="TeX">A \otimes 1</formula> : <formula notation="TeX">\Phi \simeq A</formula>, et <del>utilisant</del>
composant avec <formula notation="TeX">\mathrm{tr}</formula> sur <formula notation="TeX">A</formula> <del><gap reason="illegible"/> dont <formula notation="TeX">A \simeq A</formula></del>, on
<unclear>obtient une</unclear> forme sur <formula notation="TeX">\Phi</formula>, i.e. un élt <gap reason="illegible"/>
<formula notation="TeX">\check\varphi</formula>. Provient ? <gap reason="illegible"/> de forme pareil. On <del>peut</del>
<unclear>utiliser</unclear> une symétrie de <formula notation="TeX">\Phi</formula> qui <unclear>échange</unclear> les
deux structures de <formula notation="TeX">A</formula>-modules. L'application
<formula notation="TeX">\mathring{\Phi}{}^{*} \to \mathring{\Phi}{}^{*}</formula> commutant néc. à cette
symétrie. Pour tt élt <formula notation="TeX">\varphi</formula> de <formula notation="TeX">\mathring{\Phi}{}^{s}</formula> [fixe par
symétrie] <unclear>au moyen d'une forme</unclear> <unclear>une bijection</unclear>
<formula notation="TeX">A \to \Phi</formula>, d'où sur <formula notation="TeX">A</formula> une <del>involution</del> application
<formula notation="TeX">u \mapsto u^{\varphi}</formula> linéaire, telle que <formula notation="TeX">(u^{\varphi})^{\varphi} = u</formula>,
[dites <gap reason="illegible"/> déterminée mod <del>composition</del> composition avec aut.
int. par un élt <formula notation="TeX">a</formula> de <formula notation="TeX">A</formula> tel que <formula notation="TeX">a^{\varphi} = a</formula>, si
<formula notation="TeX">\varphi \sim \psi</formula>]. <unclear>Ceci</unclear> on fait la <gap reason="illegible"/> par
<formula notation="TeX">\check\varphi</formula>, — donner une <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">A^{\circ} = A</formula> (semi-simplicité !)
<gap reason="illegible"/> ! La structure de <unclear>donnée d'une</unclear> <gap reason="illegible"/> la structure
<formula notation="TeX">a\,u\,b^{\varphi}</formula>, et <formula notation="TeX">\varphi \sim \varphi'</formula> donnent
<formula notation="TeX">u \mapsto u^{\varphi}</formula> <gap reason="illegible"/>
<note type="editorial" resp="#pass">Page de brouillon rapide : les formules portent, la prose de liaison
est aux deux tiers perdue.</note></p>
<p><note type="authorial" place="margin"><gap reason="illegible"/> (mais non : conjugaison par !)</note>
<note type="editorial" resp="#pass">Note marginale cerclée, en haut à gauche, ouverte par un grand
signe, <formula notation="TeX">Z</formula> ou <formula notation="TeX">\Sigma</formula>, non lu.</note></p>
<p><note type="authorial" place="margin">On a ici <formula notation="TeX">(uv)^{\psi} = v^{\psi} u^{\psi}</formula> (indépendant du
choix particulier de <formula notation="TeX">\psi</formula>)</note></p>
<pb n="29" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=30"/><p>On dit que <del><formula notation="TeX">(A, \Phi)</formula></del> <del><formula notation="TeX">\Phi</formula></del> <formula notation="TeX">\varphi</formula> est
<del><gap reason="illegible"/></del> <hi rend="italic">riemannien</hi> si <formula notation="TeX">A</formula>, muni de la trace et de
l'involution <formula notation="TeX">u \mapsto u^{\varphi}</formula>, est une algèbre riemannienne, i.e.
<unclear>lorsque</unclear>
<formula notation="TeX" rend="display">\mathrm{Tr}\, u^{\varphi} u \geqslant 0 \qquad \forall u</formula>
<del><gap reason="illegible"/></del>
[<hi rend="bold">NB</hi> utilisant les identifications <formula notation="TeX">A \simeq \Phi</formula>,
<formula notation="TeX">A^{\circ} \simeq \Phi^{*}</formula> définies par <formula notation="TeX">\varphi</formula> et
<unclear><formula notation="TeX">\check\varphi^{-1}</formula></unclear>, la forme <formula notation="TeX">\mathrm{Tr}\, u^{\varphi} u</formula>
sur <formula notation="TeX">A^{\circ} \times A</formula> s'identifie à la forme canonique sur
<formula notation="TeX">\Phi \times \Phi^{*}</formula>, elle est donc <hi rend="italic">non dégénérée</hi>].</p>
<p>Tout <formula notation="TeX">\varphi</formula> riemannien définit comme plus haut un cône convexe fermé
<formula notation="TeX">\Phi^{+}(\varphi) = \Phi^{+}</formula>, savoir le plus petit cône convexe fermé
stable par <formula notation="TeX">u \otimes u</formula> (<formula notation="TeX">u \in A</formula>) contenant <formula notation="TeX">\varphi</formula>, et qui correspond
par <formula notation="TeX">\Theta_{\varphi} \colon A \simeq \Phi</formula> au cône des « éléments
positifs » de l'algèbre <del>hilb.</del> riemannienne <formula notation="TeX">A</formula>, engendré par les
éléments de la forme <formula notation="TeX">u^{\varphi} u</formula>. <unclear>De même</unclear>,
<formula notation="TeX">A^{\circ} \to \Phi^{*}</formula> transforme <gap reason="illegible"/> en <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">\Phi^{*+}</formula> défini
en termes de <unclear><formula notation="TeX">\check\varphi^{-1}</formula></unclear>. La théorie des alg.
hilbertiennes nous dit que les cônes <formula notation="TeX">\Phi^{+}</formula> et <formula notation="TeX">\Phi^{*+}</formula> sont
polaires l'un de l'autre, <del><gap reason="illegible"/></del> que leurs</p>
<pb n="30" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=31"/><p>intérieurs <unclear>correspondent</unclear> aux formes <gap reason="illegible"/> non dégénérées, ou
encore (étant toutes des riemanniennes <gap reason="illegible"/>) riemanniennes, et que pour
<del>tt</del> <formula notation="TeX">\psi</formula> de l'intérieur de <formula notation="TeX">\Phi^{+}(\varphi)</formula> le cône
<formula notation="TeX">\Phi^{+}(\psi)</formula> <unclear>est égal à</unclear> <formula notation="TeX">\Phi^{+}(\varphi)</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">Un mot interlinéaire, « pri », au-dessus de « riemanniennes » dans
la parenthèse, non résolu.</note></p>
<p>On trouve ainsi dans <formula notation="TeX">\Phi</formula> un certain nombre de cônes convexes fermés
<formula notation="TeX">P_{\alpha}</formula> deux à deux <unclear>distincts</unclear>, stables par les
<formula notation="TeX">u \otimes u</formula> (<formula notation="TeX">u \in A</formula>) et dont les intérieurs sont deux à deux
disjoints, la réunion des intérieurs étant l'ens. des formes riemanniennes
<unclear>relativement</unclear> à <formula notation="TeX">\Phi</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">« fermés » et « des intérieurs » ajoutés en interligne.</note>
S'il y a une <formula notation="TeX">\varphi</formula> riemannienne, alors <formula notation="TeX">-\varphi</formula> est riemannienne,
mais certainement pas dans le même cône (les deux cônes <gap reason="illegible"/> opposés).
Quel est <unclear>la</unclear> signification de l'invariant : « nb des cônes
riemanniens dans <formula notation="TeX">\Phi</formula> » (qu'on peut aussi considérer comme un invariant
pour une alg. riemannienne <unclear>ou</unclear> <formula notation="TeX">A</formula>, — <gap reason="illegible"/> sur <formula notation="TeX">\mathbb{R}</formula>
<gap reason="illegible"/>].</p>
</div>
<div type="section">
<head>Tapuscrit : « 10. Passage à la limite projective dans les préschémas en groupes et les préschémas à groupe d'opérateurs » (pages 32 à 40)</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Tapuscrit de neuf feuillets numérotés <formula notation="TeX">1</formula> à <formula notation="TeX">9</formula> en tête, de sa main,
portant les numéros 10.0 à 10.16 ; il s'interrompt au milieu d'une phrase
au bas de la page 40. Chaque feuillet est corrigé de sa main, au crayon et
à l'encre bleue : les insertions sont en <supplied resp="#pass"></supplied>, les suppressions en
<del></del>. La machine écrit « lim » avec une flèche pour la limite
inductive, un <formula notation="TeX">\mathbb{T}</formula> gras pour la topologie, <formula notation="TeX">\mathcal{O}</formula> pour le
faisceau structural et <formula notation="TeX">\kappa</formula> pour le corps résiduel ; le symbole
<formula notation="TeX">\psi</formula> des pages 38-39 est tapé.</note></p>
<pb n="32" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=33"/><p><note type="authorial" place="margin">Les <unclear>11</unclear> pages qui suivent sont le texte correspondant
aux <unclear>anciennes</unclear> pages 82 à 117)</note>
<note type="editorial" resp="#pass">Note cerclée dans la marge gauche, de sa main.</note></p>
<div type="subsection">
<head>10. Passage à la limite projective dans les préschémas en groupes et les préschémas à groupe d'opérateurs.</head>
<p>10.0. Rappelons le résultat essentiel de (EGA IV 8.8) : Etant donnée la
situation suivante : <formula notation="TeX">S_{0}</formula> un préschéma quasi-compact et quasi-séparé,
<formula notation="TeX">I</formula> un ensemble préordonné filtrant croissant, <formula notation="TeX">(\mathcal{A}_{i})_{i \in I}</formula>
un système inductif de <formula notation="TeX">\mathcal{O}_{S_{0}}</formula>-Algèbres commutatives
quasi-cohérentes, <formula notation="TeX">\mathcal{A} = \varinjlim \mathcal{A}_{i}</formula>,
<formula notation="TeX">S_{i} = \mathrm{Spec}\, \mathcal{A}_{i}</formula> pour <formula notation="TeX">i \in I</formula>, et
<formula notation="TeX">S = \mathrm{Spec}\, \mathcal{A}</formula>, alors la catégorie des <formula notation="TeX">S</formula>-préschémas de
présentation finie est déterminée à équivalence près par la donnée des
catégories des <formula notation="TeX">S_{i}</formula>-préschémas de présentation finie, des foncteurs
<formula notation="TeX">\rho_{ij} \colon X_{i} \mapsto X_{i} \times_{S_{i}} S_{j}</formula> pour
<formula notation="TeX">i \leqslant j</formula> <del>entre ces catégories</del>, et des isomorphismes de
transitivité <formula notation="TeX">\rho_{jk} \circ \rho_{ij} \xrightarrow{\sim} \rho_{ik}</formula>.
<del>Plus précisément</del> <supplied resp="#pass">Précisons.</supplied>
<note type="editorial" resp="#pass">« entre ces catégories » est cerclé et relié par un trait au mot
« foncteurs », pour être déplacé.</note></p>
<p>Etant donné <formula notation="TeX">j \in I</formula>, et un <formula notation="TeX">S_{j}</formula>-préschéma de présentation finie
<formula notation="TeX">X_{j}</formula>, nous poserons, pour tout <formula notation="TeX">i \in I</formula> tel que <formula notation="TeX">j \leqslant i</formula>,
<formula notation="TeX">X_{i} = X_{j} \times_{S_{j}} S_{i}</formula>, et <formula notation="TeX">X = X_{j} \times_{S_{j}} S</formula>.
Alors <supplied resp="#pass">(EGA IV 8.8.2)</supplied> :</p>
<list rend="itemize">
<label>i)</label><item>Etant donné <formula notation="TeX">j \in I</formula>, et deux <formula notation="TeX">S_{j}</formula>-préschémas de
    présentation finie <formula notation="TeX">X_{j}</formula> et <formula notation="TeX">Y_{j}</formula>, l'application canonique de
    <formula notation="TeX">\varinjlim_{i \geqslant j} \mathrm{Hom}_{S_{i}}(X_{i}, Y_{i})</formula> dans
    <formula notation="TeX">\mathrm{Hom}(X, Y)</formula> est bijective</item>
<label>ii)</label><item>Pour tout <formula notation="TeX">S</formula>-préschéma de présentation finie <formula notation="TeX">X</formula>, il existe
    un indice <formula notation="TeX">j \in I</formula>, <del>et</del> un <formula notation="TeX">S_{j}</formula>-préschéma de présentation
    finie <formula notation="TeX">X_{j}</formula> et un <formula notation="TeX">S</formula>-isomorphisme
    <formula notation="TeX">X \simeq X_{j} \times_{S_{j}} S</formula>.</item>
</list>
<p>On en conclut (EGA IV 8.8.3) que, chaque fois qu'on aura un diagramme <formula notation="TeX">D</formula>
portant sur un nombre fini d'objets et de flèches de la catégorie des
<formula notation="TeX">S</formula>-préschémas de présentation finie, on peut trouver un indice <formula notation="TeX">i \in I</formula>
et un diagramme <formula notation="TeX">D_{i}</formula> dans la catégorie des <formula notation="TeX">S_{i}</formula>-préschémas de
présentation finie, tels que le diagramme <formula notation="TeX">D</formula> provienne à isomorphisme
près du diagramme <formula notation="TeX">D_{i}</formula> par le changement de base <formula notation="TeX">S \to S_{i}</formula>. On peut
même trouver <formula notation="TeX">i</formula> et <formula notation="TeX">D_{i}</formula> tels que tout carré cartésien de <formula notation="TeX">D</formula> provienne
d'un carré cartésien de <formula notation="TeX">D_{i}</formula>.</p>
<p><supplied resp="#pass">10.1.</supplied> De plus, un grand nombre de propriétés <del><gap reason="illegible"/></del>
courantes pour un morphisme, stables par changement de base, possèdent la
propriété suivante ; étant donné un indice <formula notation="TeX">j \in I</formula> deux
<formula notation="TeX">S_{j}</formula>-préschémas de présentation finie <formula notation="TeX">X_{j}</formula> et <formula notation="TeX">Y_{j}</formula> et un
<formula notation="TeX">S_{j}</formula>-morphisme <formula notation="TeX">u_{j} \colon X_{j} \to Y_{j}</formula>, pour que
<formula notation="TeX">u = u_{j} \times_{S_{j}} S</formula> ait la propriété <formula notation="TeX">\mathbb{P}</formula>, il faut et il
suffit qu'il existe un indice <formula notation="TeX">i \in I</formula> tel que <formula notation="TeX">j \leqslant i</formula> et que
<formula notation="TeX">u_{i} = u_{j} \times_{S_{j}} S_{i}</formula> ait la propriété <formula notation="TeX">\mathbb{P}</formula>. Il en
est ainsi dans le cas où <formula notation="TeX">\mathbb{P}</formula> est <del>la</del> <supplied resp="#pass">l'une des</supplied>
propriété<supplied resp="#pass">s</supplied> <supplied resp="#pass">suivantes</supplied> pour un morphisme : être séparé,
surjectif, radiciel, affine, quasi-affine, fini, quasi-fini, propre,
projectif, quasi-projectif, un isomor-</p>
<pb n="33" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=34"/><p>phisme, un monomorphisme, une immersion, une immersion ouverte, une
immersion fermée, lisse, non ramifié ou étale (EGA IV 8.10.5, 11.2.6 et
17.7.6). Remarquons qu'il en est encore ainsi <del><gap reason="illegible"/></del> dans le cas
où <formula notation="TeX">\mathbb{P}</formula> est la propriété d'être couvrant pour la topologie
fidèlement plate localement de présentation finie (notée fppf) ; en effet,
étant donnés deux <formula notation="TeX">S</formula>-préschémas de présentation finie <formula notation="TeX">X</formula> et <formula notation="TeX">Y</formula>, et un
<del>morphisme</del> <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">S</formula>-morphisme</supplied> <formula notation="TeX">u \colon X \to Y</formula>, il résulte de
(Exp. IV 6.3.1 (i)) que, pour que <formula notation="TeX">u</formula> soit couvrant pour la topologie
fppf, il faut et il suffit qu'il existe un <formula notation="TeX">S</formula>-préschéma <formula notation="TeX">Z</formula> et un
<formula notation="TeX">S</formula>-morphisme <formula notation="TeX">v \colon Z \to Y</formula> fidèlement plat et de présentation finie
qui se factorise à travers <formula notation="TeX">u</formula>.</p>
<p>Le but de ce numéro est <del>d'étendre</del> <supplied resp="#pass">de donner des variantes
de</supplied> ce genre de résultats <del>à</del> <supplied resp="#pass">pour</supplied> la catégorie des
<formula notation="TeX">S</formula>-groupes de présentation finie, <del>et à</del> celle des <formula notation="TeX">S</formula>-préschémas
à groupe d'opérateurs, et <del>à</del> <supplied resp="#pass">pour</supplied> certaines propriétés pour
des monomorphismes de groupes (être invariant, central, à faisceau
quotient inversible, etc ...).</p>
<p>Les deux résultats préliminaires de ce type sont les suivants :</p>
<p><hi rend="bold">10.<del>1</del><supplied resp="#pass">2</supplied>.</hi> Dans la situation rappelée au début de
(10.0), soient <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">j \in I</formula>, <formula notation="TeX">G_{j}</formula> et <formula notation="TeX">H_{j}</formula> deux
<formula notation="TeX">S_{j}</formula>-groupes de présentation finie ; posons, pour tout <formula notation="TeX">i \in I</formula> tel
que <formula notation="TeX">j \leqslant i</formula>, <formula notation="TeX">G_{i} = G_{j} \times_{S_{j}} S_{i}</formula>,
<formula notation="TeX">G = G_{j} \times_{S_{j}} S</formula>, et définissons de même <formula notation="TeX">H_{i}</formula> et <formula notation="TeX">H</formula>. Alors
l'application canonique de
<formula notation="TeX">\varinjlim_{i \geqslant j} \mathrm{Hom}_{S_{i}\text{-gr.}}(G_{i}, H_{i})</formula>
dans <formula notation="TeX">\mathrm{Hom}_{S\text{-gr.}}(G, H)</formula> est bijective.</p>
<p><hi rend="bold">10.<del>2</del><supplied resp="#pass">3</supplied>.</hi> Dans la situation rappelée au début de
(10.0), soit <formula notation="TeX">G</formula> un <formula notation="TeX">S</formula>-groupe de présentation finie ; alors il existe un
indice <formula notation="TeX">j \in I</formula>, <del>et</del> un <formula notation="TeX">S_{j}</formula>-groupe de présentation finie
<formula notation="TeX">G_{j}</formula>, et un <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">S</formula>-isomorphisme de groupes de <formula notation="TeX">G</formula> sur
<formula notation="TeX">G_{j} \times_{S_{j}} S</formula>.</p>
<p>Les assertions (10.<del>1</del><supplied resp="#pass">2</supplied>) et (10.<del>2</del><supplied resp="#pass">3</supplied>) sont des
conséquences faciles de <del>EGA IV 8.8.2 et 8.8.3</del> <supplied resp="#pass">(10.0) et
(10.1)</supplied> compte tenu de l'interprétation de la structure de <formula notation="TeX">S</formula>-groupe
donnée en (EGA <formula notation="TeX">0_{\mathrm{III}}</formula> 8.2.5 et 8.2.6).
<note type="editorial" resp="#pass">Le bas de la page est recouvert d'une bande collée, sous laquelle
transparaît une première rédaction de 10.4 (une liste (i), (ii), (iii)
de propriétés d'un morphisme de préschémas en groupes) ; elle n'est pas
transcrite. La page 34 s'ouvre sur la fin de cette liste, biffée.</note></p>
<pb n="34" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=35"/><p><del>fermé de <formula notation="TeX">H</formula>),</del></p>
<p><del>(v) être un monomorphisme central (6.6),</del></p>
<p><del>vi) être un monomorphisme invariant (6.6).</del>
<note type="authorial" place="margin">soit un monomorphisme central (resp. un monomorphisme
invariant)</note>
<note type="editorial" resp="#pass">Les deux lignes (v), (vi) sont barrées de traits obliques, et la
phrase encadrée dans la marge droite, reliée par un trait au lieu de
« ait la propriété <formula notation="TeX">\mathbb{P}</formula> » biffé ci-dessous, la remplace ; le
numéro « 10.4. » est écrit dans la marge gauche.</note></p>
<p><supplied resp="#pass">10.4.</supplied> Soient <formula notation="TeX">j \in I</formula>, <formula notation="TeX">G_{j}</formula> et <formula notation="TeX">H_{j}</formula> deux <formula notation="TeX">S_{j}</formula>-groupes de
présentation finie, et <formula notation="TeX">u_{j} \colon G_{j} \to H_{j}</formula> un morphisme de
<formula notation="TeX">S_{j}</formula>-groupes. Pour que <formula notation="TeX">u = u_{j} \times_{S_{j}} S</formula> <del>ait la
propriété <formula notation="TeX">\mathbb{P}</formula></del>, il faut et il suffit qu'il existe <formula notation="TeX">i \in I</formula>,
<formula notation="TeX">i \geqslant j</formula> tel que <formula notation="TeX">u_{i} = u_{j} \times_{S_{j}} S_{i}</formula> ait la
<supplied resp="#pass">même</supplied> propriété <del><formula notation="TeX">\mathbb{P}</formula></del>.</p>
<p><del>Les assertions (i) à (iv) résultent de (EGA 8.10.5). Les
assertions (v) et (vi)</del> <supplied resp="#pass">C'est</supplied> <del>sont</del> une conséquence
immédiate de <del>EGA 8.8.2 et 8.8.3</del> <supplied resp="#pass">(10.0) et (10.1)</supplied> compte
tenu de la caractérisation donnée en (6.7) des monomorphismes de groupes
centraux et invariants.</p>
<p><supplied resp="#pass">Corollaire</supplied> <hi rend="bold">10.5.</hi> Soit <formula notation="TeX">j \in I</formula>, et soit <formula notation="TeX">G_{j}</formula> un
<formula notation="TeX">S_{j}</formula>-groupe de présentation finie. Pour que
<formula notation="TeX">G = G_{j} \times_{S_{j}} S</formula> soit abélien, il faut et il suffit qu'il
existe <formula notation="TeX">i \in I</formula>, <formula notation="TeX">i \geqslant j</formula>, tel que <formula notation="TeX">G_{i} = G_{j} \times_{S_{j}}
S_{i}</formula> soit abélien.</p>
<p>En effet, il revient au même de dire qu'un <formula notation="TeX">S</formula>-groupe est abélien, ou que,
considéré comme sous-préschéma en groupes de lui-même, il est central.</p>
<p><hi rend="bold">Proposition 10.6.</hi> — Dans la situation rappelée au début de
(10.0), soient <formula notation="TeX">j \in I</formula>, <formula notation="TeX">G_{j}</formula> un <formula notation="TeX">S_{j}</formula>-groupe de présentation finie,
<formula notation="TeX">G'_{j}</formula> un sous-préschéma en groupes de <formula notation="TeX">G_{j}</formula> plat et de présentation
finie sur <formula notation="TeX">S_{j}</formula>. Pour que
<formula notation="TeX">G_{j} \times_{S_{j}} S / G'_{j} \times_{S_{j}} S</formula> soit représentable
(pour la topologie fpqc), il faut et il suffit qu'il existe <formula notation="TeX">i \in I</formula>,
<formula notation="TeX">i \geqslant j</formula>, tel que
<formula notation="TeX">G_{j} \times_{S_{j}} S_{i} / G'_{j} \times_{S_{j}} S_{i}</formula> soit
représentable.</p>
<p>C'est une conséquence du lemme plus général suivant :</p>
<p><hi rend="bold">Lemme 10.7.</hi> — Soit <formula notation="TeX">\mathbb{T}</formula> la topologie fppf ou fpqc ;
soient <formula notation="TeX">j \in I</formula>, <formula notation="TeX">X_{j}</formula> un <formula notation="TeX">S_{j}</formula>-préschéma de</p>
<pb n="35" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=36"/><p>présentation finie, et <formula notation="TeX">R_{j}</formula> une relation d'équivalence sur <formula notation="TeX">X_{j}</formula>
définie par un <formula notation="TeX">S_{j}</formula>-monomorphisme
<formula notation="TeX">v_{j} \colon R_{j} \to X_{j} \times_{S_{j}} X_{j}</formula> tel que le morphisme
<formula notation="TeX">\mathrm{pr}_{1,j} \circ v_{j} \colon R_{j} \to X_{j}</formula> déduit de <formula notation="TeX">v_{j}</formula>
par composition avec la première projection
<formula notation="TeX">X_{j} \times_{S_{j}} X_{j} \to X_{j}</formula> soit plat et de présentation finie.
Alors, pour que le faisceau quotient
<formula notation="TeX">X_{j} \times_{S_{j}} S / R_{j} \times_{S_{j}} S</formula> pour la topologie
<formula notation="TeX">\mathbb{T}</formula> soit représentable, il faut et il suffit qu'il existe
<formula notation="TeX">i \in I</formula>, <formula notation="TeX">i \geqslant j</formula>, le faisceau quotient
<formula notation="TeX">X_{j} \times_{S_{j}} S_{i} / R_{j} \times_{S_{j}} S_{i}</formula> pour la
topologie <formula notation="TeX">\mathbb{T}</formula> soit représentable.</p>
<p>Compte tenu des énoncés de (EGA IV 8.8.2, 8.8.3, 8.10.5 et 11.2.6)
rappelés en (10.0), ce lemme est conséquence du résultat suivant :</p>
<p><hi rend="bold">Lemme 10.8.</hi> — Soit <formula notation="TeX">\mathbb{T}</formula> la topologie fppf ou fpqc ;
soient <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">X</formula> un <formula notation="TeX">S</formula>-préschéma de présentation finie (resp.
localement de présentation finie), <formula notation="TeX">R</formula> une relation d'équivalence sur <formula notation="TeX">X</formula>
définie par un monomorphisme <formula notation="TeX">v \colon R \to X \times_{S} X</formula> tel que
<formula notation="TeX">\mathrm{pr}_{1} \circ v</formula> soit plat et de présentation finie (resp. plat
et localement de présentation finie). Alors les conditions suivantes sont
équivalentes :</p>
<list rend="itemize">
<label>(i)</label><item>Le faisceau quotient <formula notation="TeX">X/R</formula> pour la topologie <formula notation="TeX">\mathbb{T}</formula> est
    représentable.</item>
<label>(ii)</label><item>il existe un <formula notation="TeX">S</formula>-préschéma de présentation finie (resp.
    localement de présentation finie) <formula notation="TeX">Y</formula> et un morphisme fidèlement plat
    <formula notation="TeX">p \colon X \to Y</formula> tel que le diagramme</item>
</list>
<p><figure type="diagram"><formula notation="tikz-cd">\begin{tikzcd}
R \arrow[r, "\mathrm{pr}_{1} \circ v"] \arrow[d, "\mathrm{pr}_{2} \circ v"'] &amp; X \arrow[d, "p"] \\
X \arrow[r, "p"'] &amp; X
\end{tikzcd}</formula></figure></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Le diagramme est étiqueté (D) sur la page ; son coin inférieur
droit est tapé <formula notation="TeX">X</formula>, coquille pour <formula notation="TeX">Y</formula>, laissée telle quelle.</note>
(où <formula notation="TeX">\mathrm{pr}_{1}</formula> et <formula notation="TeX">\mathrm{pr}_{2}</formula> sont les projections
<formula notation="TeX">X \times_{S} X \rightrightarrows X</formula>) soit cartésien.</p>
<p>Notons d'abord que d'après (Exp. IV 3.3.2 et 4.4.3), pour que le faisceau
<formula notation="TeX">X/R</formula> pour la topologie <formula notation="TeX">\mathbb{T}</formula> soit représentable par <formula notation="TeX">Y</formula>, il faut
et il suffit que le diagramme (D) soit cartésien et que <formula notation="TeX">p</formula> soit couvrant
pour la topologie <formula notation="TeX">\mathbb{T}</formula>.</p>
<p>Montrons que i) entraîne ii). L'hypothèse (i) implique que le diagramme
(D) est cartésien, donc que <formula notation="TeX">\mathrm{pr}_{1} \circ v</formula> se déduit de <formula notation="TeX">p</formula> par
changement de base par <formula notation="TeX">p</formula>, et que <formula notation="TeX">p</formula> est</p>
<pb n="36" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=37"/><p>est couvrant pour la topologie fpqc. Puisque <formula notation="TeX">\mathrm{pr}_{1} \circ v</formula> est
fidèlement plat et de présentation finie, (resp. fidèlement plat et
localement de présentation finie), il en est de même de <formula notation="TeX">p</formula> (EGA IV
2.7.1), et comme <formula notation="TeX">X</formula> est de présentation finie (resp. localement de
présentation finie) sur <formula notation="TeX">S</formula>, il en est de même de <formula notation="TeX">Y</formula> (EGA IV 17.7.4).
<note type="editorial" resp="#pass">« est » est répété au passage de la page 35 à la page 36 ; tel
quel.</note></p>
<p>Montrons que ii) entraîne i). Il suffit de montrer que <formula notation="TeX">p</formula> est couvrant
pour la topologie fppf ; or <formula notation="TeX">p</formula> est fidèlement plat par hypothèse, et
localement de présentation finie, puisque <formula notation="TeX">X</formula> et <formula notation="TeX">Y</formula> sont localement de
présentation finie sur <formula notation="TeX">S</formula>.</p>
<p><hi rend="bold">10.9.</hi> — Dans la situation rappelée au début de (10.0), soient
<formula notation="TeX">j \in I</formula>, et <formula notation="TeX">G_{j}</formula> un <formula notation="TeX">S_{j}</formula>-groupe de présentation finie. Pour que
<formula notation="TeX">G^{\circ} = (G_{j} \times_{S_{j}} S)^{\circ}</formula> soit représentable, il
faut et il suffit qu'il existe <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">i \in I</formula>, <formula notation="TeX">i \geqslant j</formula>,
tel que <formula notation="TeX">(G_{i})^{\circ} = (G_{j} \times_{S_{j}} S_{i})^{\circ}</formula> soit
représentable.</p>
<p>La condition est suffisante (3.3).</p>
<p>Montrons que la condition est nécessaire. <del>Alors</del> <supplied resp="#pass">En effet,</supplied>
<formula notation="TeX">G^{\circ}</formula> est de présentation finie sur <formula notation="TeX">S</formula> et ouvert dans <formula notation="TeX">G</formula> (3.9).
D'après (10.0), il existe <formula notation="TeX">i \in I</formula>, <formula notation="TeX">i \geqslant j</formula>, et un
sous-préschéma en groupes ouvert <formula notation="TeX">G_{i}^{\circ}</formula> de <formula notation="TeX">G_{i}</formula> tel que
<formula notation="TeX">G_{i}^{\circ} \times_{S_{i}} S = G^{\circ}</formula>. Le morphisme structural
<formula notation="TeX">G^{\circ} \to S</formula> est connexe (i.e. à fibres géométriquement connexes)
(Exp. VI<formula notation="TeX">_{\mathrm{A}}</formula> 2.1.1). Alors, (EGA IV 9.3.3 et 9.7.7), quitte à
augmenter <formula notation="TeX">i</formula>, on peut supposer que le morphisme structural
<formula notation="TeX">G_{i}^{\circ} \to S</formula> est connexe, donc que l'espace sous-jacent à
<formula notation="TeX">G_{i}^{\circ}</formula> n'est autre que <formula notation="TeX">(G_{i})^{\circ}</formula> (3.10.1), donc que
<formula notation="TeX">G_{i}^{\circ}</formula> représente <formula notation="TeX">(G_{i})^{\circ}</formula>.</p>
<p><hi rend="bold">10.10.</hi> Rappelons deux cas particuliers très utiles de la
situation énoncée en (10.0).</p>
<list rend="itemize">
<label>a)</label><item>Etant donné un point <formula notation="TeX">x</formula> d'un préschéma <formula notation="TeX">X</formula>, on pose
    <formula notation="TeX">S_{0} = \mathrm{Spec}\, \mathbb{Z}</formula> et on considère la famille
    <formula notation="TeX">(S_{i})_{i \in I}</formula> filtrante décroissante des voisinages
    <del><gap reason="illegible"/></del> ouverts affines de <formula notation="TeX">x</formula> ; alors
    <formula notation="TeX">S = \mathrm{Spec}\, \mathcal{O}_{X,x}</formula>. En particulier, si <formula notation="TeX">x</formula> est le
    point générique d'un schéma intègre <formula notation="TeX">X</formula>, on trouve <formula notation="TeX">S = \kappa(x)</formula>.</item>
<label>b)</label><item>On pose <formula notation="TeX">S_{0} = \mathrm{Spec}\, \mathbb{Z}</formula>, et on considère
    la famille <formula notation="TeX">(\mathcal{A}_{i})_{i \in I}</formula> préordonnée par inclusion des
    sous-<formula notation="TeX">\mathbb{Z}</formula>-algèbres de type fini de l'anneau d'un schéma affine
    <formula notation="TeX">S</formula>.</item>
</list>
<pb n="37" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=38"/><p>Etant donné que les <formula notation="TeX">\mathcal{A}_{i}</formula> sont des anneaux <del><gap reason="illegible"/></del>
noethériens, cela permet dans de nombreux <supplied resp="#pass">cas</supplied> de passer du cas
général au cas noethérien.
<note type="editorial" resp="#pass">« général » et « noethérien » sont cerclés et reliés par une double
flèche, avec dans la marge, cerclé, « intervertir » : lire <hi rend="italic">du cas
noethérien au cas général</hi>.</note></p>
<p>Nous allons maintenant donner deux résultats concernant le cas
particulier envisagé en a).</p>
<p><hi rend="bold">Proposition 10.11.</hi> — Soient <formula notation="TeX">S</formula> un préschéma intègre de point
générique <formula notation="TeX">\eta</formula>, <formula notation="TeX">G</formula> un <formula notation="TeX">S</formula>-groupe de présentation finie, <formula notation="TeX">X</formula> un
<formula notation="TeX">S</formula>-préschéma de présentation finie, <formula notation="TeX">u</formula> et <formula notation="TeX">v</formula> deux <formula notation="TeX">S</formula>-morphismes de <formula notation="TeX">X</formula>
dans <formula notation="TeX">G</formula>, <formula notation="TeX">i \colon H \to G</formula> et <formula notation="TeX">j \colon K \to G</formula> deux monomorphismes de
présentation finie. Alors :</p>
<list rend="itemize">
<label>(i)</label><item>il existe un ouvert non vide <formula notation="TeX">S'</formula> de <formula notation="TeX">S</formula> tel que si on note
    <formula notation="TeX">G'</formula> (resp. <formula notation="TeX">H'</formula>, resp. <formula notation="TeX">X'</formula>, resp. <formula notation="TeX">u'</formula>, resp. <formula notation="TeX">v'</formula>) la restriction
    de <formula notation="TeX">G</formula> (resp. <formula notation="TeX">H</formula>, resp. <formula notation="TeX">X</formula>, resp. <formula notation="TeX">u</formula>, resp. <formula notation="TeX">v</formula>) au-dessus de
    l'ouvert <formula notation="TeX">S'</formula> de <formula notation="TeX">S</formula>, le foncteur <formula notation="TeX">\underline{\mathrm{Transp}}(u', v')</formula>
    (resp. <formula notation="TeX">\underline{\mathrm{Centr}}(u')</formula>,
    <formula notation="TeX">\underline{\mathrm{Centr}}_{G'}H'</formula>) soit représentable par un
    sous-<formula notation="TeX">S'</formula>-préschéma fermé de présentation finie <formula notation="TeX">T'_{1}</formula> (resp.
    <formula notation="TeX">C'_{1}</formula>, resp. <formula notation="TeX">C'_{2}</formula>) de <formula notation="TeX">G'</formula>.</item>
<label>(ii)</label><item>supposons que <formula notation="TeX">K_{\eta}</formula> soit fermé dans <formula notation="TeX">G_{\eta}</formula> (ce qui
    est le cas si <formula notation="TeX">K</formula> est un sous-<del><formula notation="TeX">S</formula></del>-préschéma en groupes de <formula notation="TeX">G</formula>
    (1.4.2)) ; alors il existe un ouvert non vide <formula notation="TeX">S'</formula> de <formula notation="TeX">S</formula> tel que si
    on note <formula notation="TeX">G'</formula> (resp. <formula notation="TeX">H'</formula>, resp. <formula notation="TeX">K'</formula>) la restriction de <formula notation="TeX">G</formula> (resp.
    <formula notation="TeX">H</formula>, resp. <formula notation="TeX">K</formula>) au-dessus de l'ouvert <formula notation="TeX">S'</formula> de <formula notation="TeX">S</formula>, le foncteur
    <formula notation="TeX">\underline{\mathrm{Transp}}_{G'}(H', K')</formula> (resp.
    <formula notation="TeX">\underline{\mathrm{Norm}}_{G'}K'</formula>) soit représentable par un
    sous-<formula notation="TeX">S'</formula>-préschéma fermé de présentation finie <formula notation="TeX">T'_{2}</formula> (resp. <formula notation="TeX">N'</formula>)
    de <formula notation="TeX">G'</formula>.</item>
<label>(iii)</label><item>supposons que <formula notation="TeX">H_{\eta}</formula> et <formula notation="TeX">K_{\eta}</formula> soient fermés dans
    <formula notation="TeX">G_{\eta}</formula> (ce qui est le cas si <formula notation="TeX">H</formula> et <formula notation="TeX">K</formula> sont des sous-préschémas
    en groupes de <formula notation="TeX">G</formula> (1.4.2)) ; alors il existe <supplied resp="#pass">un ouvert</supplied> non vide
    <formula notation="TeX">S'</formula> de <formula notation="TeX">S</formula> tel que si on note <formula notation="TeX">G'</formula> (resp. <formula notation="TeX">H'</formula>, resp. <formula notation="TeX">K'</formula>) la
    restriction de <formula notation="TeX">G</formula> (resp. <formula notation="TeX">H</formula>, resp. <formula notation="TeX">K</formula>) au-dessus de l'ouvert <formula notation="TeX">S'</formula>
    de <formula notation="TeX">S</formula>, le foncteur <formula notation="TeX">\underline{\mathrm{Transpstr}}_{G'}(H', K')</formula> soit
    représentable par un sous-<formula notation="TeX">S'</formula>-préschéma fermé de présentation finie
    de <formula notation="TeX">G'</formula>.</item>
</list>
<p>Puisque <formula notation="TeX">G_{\eta}</formula>, <formula notation="TeX">X_{\eta}</formula>, <formula notation="TeX">H_{\eta}</formula>, <formula notation="TeX">K_{\eta}</formula> sont plats sur le
corps <formula notation="TeX">\kappa(\eta)</formula>, et que</p>
<pb n="38" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=39"/><p><formula notation="TeX">G_{\eta}</formula> est séparé sur <formula notation="TeX">\kappa(\eta)</formula> (Exp. VI<formula notation="TeX">_{\mathrm{A}}</formula> 0.2),
d'après (10.2, 10.10 a), EGA IV 8.8.2 et 8.10.5), il existe un ouvert
<supplied resp="#pass">affine</supplied> <formula notation="TeX">S'</formula> de <formula notation="TeX">S</formula> tel que <formula notation="TeX">G'</formula> soit un <formula notation="TeX">S'</formula>-groupe de <del>type</del>
<supplied resp="#pass">présentation</supplied> fini<supplied resp="#pass">e</supplied>, plat et séparé sur <formula notation="TeX">S'</formula>, et que <formula notation="TeX">X'</formula>, <formula notation="TeX">H'</formula>
et <formula notation="TeX">K'</formula> soient plats et de présentation finie sur <formula notation="TeX">S'</formula>. Si on suppose
<formula notation="TeX">H_{\eta}</formula> (resp. <formula notation="TeX">K_{\eta}</formula>) fermé dans <formula notation="TeX">G_{\eta}</formula>, on peut choisir <formula notation="TeX">S'</formula>
de sorte que <formula notation="TeX">H'</formula> (resp. <formula notation="TeX">K'</formula>) soit fermé dans <formula notation="TeX">G'</formula>. D'après (EGA IV
11.3.15), quitte à remplacer <formula notation="TeX">S'</formula> par un ouvert affine de <formula notation="TeX">S'</formula>, on peut
supposer que <formula notation="TeX">G'</formula>, <formula notation="TeX">H'</formula>, <formula notation="TeX">K'</formula> et <formula notation="TeX">X'</formula> sont essentiellement libres sur <formula notation="TeX">S'</formula>
(au sens de Exp. VIII (6.1)). Il résulte alors de (Exp. VIII 5.5 b) et
e)<formula notation="TeX">^{(*)}</formula>) que, sous les hypothèses de l'énoncé, les foncteurs considérés
sont représentables par des sous-préschémas fermés (donc de présentation
finie sur <formula notation="TeX">S'</formula>) de <formula notation="TeX">G'</formula>.
<note type="authorial" place="margin">(*) Voir note page 51</note>
<note type="editorial" resp="#pass">Appel de note et renvoi ajoutés de sa main, le renvoi au bas de la
page, suivi d'un chiffre cerclé, <unclear>40</unclear>. Les « Exp. » de cette
page sont biffés d'un trait à chaque occurrence (« Exp. » → « VI<formula notation="TeX">_A</formula> »,
« VIII ») ; on les a conservés.</note></p>
<p><hi rend="bold">Proposition 10.12.</hi> — Soient <formula notation="TeX">S</formula> un préschéma intègre, <formula notation="TeX">G</formula> un
<del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">S</formula>-groupe de présentation finie, <formula notation="TeX">A</formula> et <formula notation="TeX">B</formula> deux
sous-préschémas en groupes de présentation finie de <formula notation="TeX">G</formula>, à fibre
générique lisse, tels que <del><gap reason="illegible"/></del> <supplied resp="#pass"><formula notation="TeX">A</formula> soit à fibre générique
connexe</supplied> (resp. <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">A</formula> et <formula notation="TeX">B</formula> soient invariants dans <formula notation="TeX">G</formula>).
Alors il existe un ouvert non vide <formula notation="TeX">S'</formula> de <formula notation="TeX">S</formula> et un sous-préschéma en
groupes <supplied resp="#pass">fermé, <formula notation="TeX">D'</formula></supplied> de présentation finie, à fibres lisses
<del>et fermé <formula notation="TeX">D'</formula></del> de <formula notation="TeX">G' = G|S'</formula>, tel que <formula notation="TeX">D'</formula> soit <del><gap reason="illegible"/></del> à
fibres connexes (resp. soit invariant dans <formula notation="TeX">G'</formula>), et que <formula notation="TeX">D'</formula> représente
le faisceau associé, pour la topologie fppf ou fpqc, au préfaisceau en
groupes des commutateurs de <formula notation="TeX">A</formula> et <formula notation="TeX">B</formula> dans <formula notation="TeX">G</formula>. En particulier, pour tout
<formula notation="TeX">s \in S'</formula>, on a <formula notation="TeX">D'_{s} = (A_{s}, B_{s})</formula> avec les notations de (7.2
(vii)).</p>
<p>Soit <formula notation="TeX">\eta</formula> le point générique de <formula notation="TeX">S</formula> ; posons
<formula notation="TeX">D'_{\eta} = (A_{\eta}, B_{\eta})</formula>. D'après (7.8) (resp. 7.3 v)),
<formula notation="TeX">D'_{\eta}</formula> est connexe (resp. invariant dans <formula notation="TeX">G_{\eta}</formula>). D'après (10.1
et 10.10 a)), il existe un ouvert non vide <formula notation="TeX">S'</formula> de <formula notation="TeX">S</formula> et un
sous-<formula notation="TeX">S'</formula>-préschéma en groupes <formula notation="TeX">D'</formula> de présentation finie et fermé dans
<formula notation="TeX">G'</formula>, à fibres séparables (EGA IV 9.7.7 et 9.3.3), ayant <formula notation="TeX">D'_{\eta}</formula> pour
fibre au point <formula notation="TeX">\eta</formula>, et tel que <formula notation="TeX">D'</formula> soit à fibres connexes (i.e.
géométriquement connexes (Exp. VI<formula notation="TeX">_{\mathrm{A}}</formula> 2.1.1)) (resp. soit
invariant dans <formula notation="TeX">G'</formula>) (EGA IV 9.7.7 et 9.3.3 (resp. (10.4)). De plus, nous
avons vu, au cours de la démonstration de (7.8), qu'il existe un entier
<formula notation="TeX">n</formula> tel que
<formula notation="TeX">\psi_{\eta}^{n}\bigl((A_{\eta} \times_{\kappa(\eta)} B_{\eta})^{n}\bigr)
= D'</formula>, où
<formula notation="TeX">\psi_{\eta} \colon A_{\eta} \times_{\kappa(\eta)} B_{\eta} \to G_{\eta}</formula></p>
<pb n="39" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=40"/><p>est défini comme en (7.2 (vii)). Nous pouvons définir, par les mêmes
formules qu'en (7.2 (vii) et 7.1 (ii)), les morphismes
<formula notation="TeX">\psi' \colon A' \times_{S'} B' \to G'</formula> et
<formula notation="TeX">\psi'^{n} \colon (A' \times_{S'} B')^{n} \to G'</formula>, on a bien
<formula notation="TeX">\psi'^{n}(\kappa(\eta)) = \psi_{\eta}^{n}</formula>. Par conséquent (EGA IV 8.8.3
et 8.10.5 <supplied resp="#pass">et 17.2.6</supplied>), on peut choisir <formula notation="TeX">S'</formula> tel que le morphisme
<formula notation="TeX">\psi'^{n}</formula> <supplied resp="#pass">soit plat et</supplied> se factorise à travers <formula notation="TeX">D'</formula>, et que le
morphisme <formula notation="TeX">(A' \times_{S'} B')^{n} \to D'</formula> déduit de <formula notation="TeX">\psi'^{n}</formula> soit
surjectif. Alors (7.5) le morphisme <formula notation="TeX">(A' \times_{S'} B')^{n+1} \to D'</formula>
déduit de <formula notation="TeX">\psi'^{n+1}</formula> est couvrant pour la topologie fppf (et a fortiori
pour la topologie fpqc). Donc <formula notation="TeX">D'</formula> représente le faisceau associé, pour la
topologie fppf ou fpqc, au préfaisceau des commutateurs de <formula notation="TeX">A</formula> et <formula notation="TeX">B</formula> dans
<formula notation="TeX">G</formula>. De plus, pour tout <formula notation="TeX">s \in S'</formula>, le morphisme
<formula notation="TeX">(A_{s} \times_{\kappa(s)} B_{s})^{n} \to D'_{s}</formula> déduit de
<formula notation="TeX">\psi_{s}^{n}</formula> est surjectif ; donc (7.6), <formula notation="TeX">(A_{s}, B_{s})</formula> représente le
faisceau des commutateurs de <formula notation="TeX">A_{s}</formula> et <formula notation="TeX">B_{s}</formula> dans <formula notation="TeX">G_{s}</formula> (pour la
topologie fppf ou fpqc), d'où <formula notation="TeX">D'_{s} = (A_{s}, B_{s})</formula>.</p>
<p><hi rend="bold">Corollaire 10.13.</hi> — Soient <formula notation="TeX">S</formula> un préschéma intègre de point
générique <formula notation="TeX">\eta</formula>, <formula notation="TeX">G</formula> un <formula notation="TeX">S</formula>-groupe de présentation finie, <formula notation="TeX">D</formula> un
sous-<formula notation="TeX">S</formula>-préschéma en groupes de présentation finie de <formula notation="TeX">G</formula> à fibres
lisses et invariant dans <formula notation="TeX">G</formula>. Supposons qu'on ait
<formula notation="TeX">(D_{\eta}, D_{\eta}) = D_{\eta}</formula> (resp. <formula notation="TeX">(G_{\eta}, D_{\eta}) = D_{\eta}</formula>).
Il existe alors un ouvert non vide <formula notation="TeX">S'</formula> de <formula notation="TeX">S</formula> tel que pour tout
<formula notation="TeX">s \in S'</formula>, on ait <formula notation="TeX">(D_{s}, D_{s}) = D_{s}</formula> (resp.
<formula notation="TeX">(G_{s}, D_{s}) = D_{s}</formula>).</p>
<p>Cela résulte immédiatement de (10.12) et de (EGA IV 8.8.2.5).</p>
<p>Les énoncés (10.<del>1</del><supplied resp="#pass">2</supplied>) et (10.<del>2</del><supplied resp="#pass">3</supplied>) concernant la
catégorie des <formula notation="TeX">S</formula>-groupes de présentation finie s'étendent à la catégorie
des couples formés d'un <formula notation="TeX">S</formula>-groupe de présentation finie et d'un
<del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">S</formula>-préschéma de présentation finie à groupe d'opérateurs
<formula notation="TeX">G</formula>. De façon précise :</p>
<p><hi rend="bold">10.14.</hi> (i) Dans la situation rappelée au début de (10.0), soient
<formula notation="TeX">j \in I</formula>, <formula notation="TeX">G_{j}</formula> et <formula notation="TeX">G'_{j}</formula> deux <formula notation="TeX">S_{j}</formula>-groupes de présentation finie,
<formula notation="TeX">H_{j}</formula> (resp. <formula notation="TeX">H'_{j}</formula>) un <formula notation="TeX">S_{j}</formula>-préschéma de présentation</p>
<pb n="40" facs="https://grothendieck.umontpellier.fr/10.pdf#page=41"/><p>finie à groupe d'opérateurs <formula notation="TeX">G_{j}</formula> (resp. <formula notation="TeX">G'_{j}</formula>). Posons, pour
<formula notation="TeX">i \in I</formula>, <formula notation="TeX">i \geqslant j</formula>, <formula notation="TeX">G_{i} = G_{j} \times_{S_{j}} S_{i}</formula> et
<formula notation="TeX">G = G_{j} \times_{S_{j}} S</formula>, et définissons de même <formula notation="TeX">G'_{i}</formula>, <formula notation="TeX">G'</formula>,
<formula notation="TeX">H_{i}</formula>, <formula notation="TeX">H</formula>, <formula notation="TeX">H'_{i}</formula>, et <formula notation="TeX">H'</formula>. Notons
<formula notation="TeX">\mathrm{Dihom}_{S\text{-gr.}}((G, H), (G', H'))</formula> l'ensemble des
di-morphismes de <formula notation="TeX">S</formula>-groupes et de <formula notation="TeX">S</formula>-préschémas à groupe d'opérateurs
du couple <formula notation="TeX">(G, H)</formula> dans le couple <formula notation="TeX">(G', H')</formula>. Alors l'application
canonique de
<formula notation="TeX">\varinjlim_{i \geqslant j} \mathrm{Dihom}_{S_{i}\text{-gr.}}((G_{i}, H_{i}),
(G'_{i}, H'_{i}))</formula> dans <formula notation="TeX">\mathrm{Dihom}_{S\text{-gr.}}((G, H), (G', H'))</formula>
est bijective.</p>
<p>(ii) Dans la situation rappelée au début de (10.0), soient <formula notation="TeX">G</formula> un
<formula notation="TeX">S</formula>-groupe <del><gap reason="illegible"/></del> de présentation finie et <formula notation="TeX">H</formula> un <formula notation="TeX">S</formula>-préschéma
de présentation finie à groupe d'opérateurs <formula notation="TeX">G</formula> ; il existe alors un
indice <formula notation="TeX">j \in J</formula>, un <formula notation="TeX">S_{j}</formula>-groupe de présentation finie <formula notation="TeX">G_{j}</formula>, un
<formula notation="TeX">S_{j}</formula>-préschéma de présentation finie <formula notation="TeX">H_{j}</formula> à groupe d'opérateurs
<formula notation="TeX">G_{j}</formula> et un di-isomorphisme de <formula notation="TeX">S</formula>-groupes et de <formula notation="TeX">S</formula>-préschémas à
groupes d'opérateurs de <formula notation="TeX">(G_{j} \times_{S_{j}} S, H_{j} \times_{S_{j}} S)</formula>
sur <formula notation="TeX">(G, H)</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">« <formula notation="TeX">j \in J</formula> » est tapé ainsi, pour <formula notation="TeX">j \in I</formula> ; tel quel.</note></p>
<p><del>Proposition</del> <supplied resp="#pass">Définition</supplied> <hi rend="bold">10.15.</hi> — Etant donné un
<formula notation="TeX">S</formula>-foncteur en groupes <formula notation="TeX">G</formula> et un <formula notation="TeX">S</formula>-foncteur <formula notation="TeX">H</formula> à groupe d'opérateurs
<formula notation="TeX">G</formula>, on dit que <formula notation="TeX">H</formula> est un <hi rend="italic"><formula notation="TeX">S</formula>-foncteur en espaces homogènes sous
<formula notation="TeX">G</formula> pour la topologie <formula notation="TeX">\mathbb{T}</formula></hi>, si le morphisme canonique
<formula notation="TeX">G \times_{S} H \to H \times_{S} H</formula> (défini par
<formula notation="TeX">(g, h) \mapsto (g.h, h)</formula> pour <formula notation="TeX">g \in G(T)</formula>, <formula notation="TeX">h \in H(T)</formula>) est un
épimorphisme de faisceaux pour la topologie <formula notation="TeX">\mathbb{T}</formula>.</p>
<p>Si <formula notation="TeX">G</formula> est un <formula notation="TeX">S</formula>-groupe et si <formula notation="TeX">H</formula> est un <formula notation="TeX">S</formula>-préschéma à
<del><gap reason="illegible"/></del> groupe d'opérateurs <formula notation="TeX">G</formula>, dire que <formula notation="TeX">H</formula> est un
<formula notation="TeX">S</formula>-préschéma en espaces homogènes sous <formula notation="TeX">G</formula> pour la topologie
<formula notation="TeX">\mathbb{T}</formula> revient donc à dire que le morphisme canonique
<formula notation="TeX">G \times_{S} H \to H \times_{S} H</formula> défini comme précédemment est couvrant
pour la topologie <formula notation="TeX">\mathbb{T}</formula> (Exp. IV 4.4.3).</p>
<p>De même, dire qu'un <formula notation="TeX">S</formula>-préschéma <formula notation="TeX">H</formula> à groupe d'opérateurs un <formula notation="TeX">S</formula>-groupe
<formula notation="TeX">G</formula> est un fibré principal homogène sous <formula notation="TeX">G</formula> pour la topologie
<formula notation="TeX">\mathbb{T}</formula> (Exp. IV 5.1.5) revient à dire (Exp. IV 5.6 (ii)) que le
morphisme canonique <formula notation="TeX">G \times_{S} H \to H \times_{S} H</formula> est un
isomorphisme et que le morphisme structural <formula notation="TeX">H \to S</formula> est couvrant pour
la topologie <formula notation="TeX">\mathbb{T}</formula>.</p>
<p><hi rend="bold">10.16.</hi> — Dans la situation rappelée au début de (10.0), soient
<formula notation="TeX">j \in I</formula>, <formula notation="TeX">G_{j}</formula> un <formula notation="TeX">S_{j}</formula>-grou-
<note type="editorial" resp="#pass">Le feuillet s'arrête ici, au milieu du mot ; la suite est dans le
lot suivant.</note></p>
</div>
</div>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
